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Couverture de la série Les Simpson
Les Simpson

Il faut dire que je n'ai jamais regardé un seul épisode des Simpson à la TV. Evidemment je connais de réputation. J'essaie un album et cela correspond à ce que j'attendais : du très bof commercial pseudo critique. Déjà le public visé de 8 à 12 ans (pour les albums) passe probablement à côté de bon nombres de références, d'allusions et de thèmes sociétaux. C'est tellement deuxième degré que la critique consumériste tombe probablement à plat pour un public qui plébiscite les marques et l'avoir. A l'origine cette série est faite pour les adultes. Une famille américaine moyenne ? Est ce que cela existe dans un pays 17 fois comme la France, avec une telle diversité d'origines, de climats, de cultures et de religions et peut être bientôt de langues ? Je n'aime ni les dessins ni les couleurs ni les dialogues. Pour conclure je souris toujours de ceux qui critiquent de façon si virulente un système alors qu'ils colonisent les rayons des Kroger ou Walmart locaux et des hyper en Europe, ainsi que les heures de plus grande écoute TV avec les profits qui en découlent. Quand je vois une pub avec une grosse voiture au milieu des champs en fleurs, j'explique à mes enfants qu'il faut toujours communiquer sur le contraire de qui on est réellement. Les Simpson me font cet effet, un exutoire qui permet de ne pas faire les efforts adéquats pour se changer en profondeur. Les Simpson existent depuis 1989 et il n'y a plus d'eau dans certains coin de Californie, la proportion de personnes en surpoids ne cesse de croître, il y a toujours plus d'énergie utilisée, les hyper distribuent des sacs plastiques par tonnes et l'industrie d'armement se porte au mieux.

16/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Rona
Rona

Je suis très circonspect à la lecture des quelques albums que je possède. Voila une série très bien notée, et dont les exemplaires existants coûtent une petite fortune sur le marché d'occasion. Dois je lire les aventures de Rona au second ou au premier degré? J'ai choisi le premier degré et là, ça coince. Graphiquement nous avons un mélange de ligne claire pour les deux héros Rona et Ninnoc au milieu de personnages masculins caricaturés. Cela donne une impression d'innocence perdue au milieu de la fange. Rona est un ersatz de Tintin en moins dynamique, moins futé ,moins entreprenant. Je le trouve passif et sans relief et il ne sert que de faire valoir à la plastique de Ninnoc. Ninnoc, ethnologue intello, possède un look de poupée gonflable et a le chic pour passer son temps en chemisettes mouillées avec rien dessous comme elle le dit souvent. En BD adulte cela pourrait être top. Ici c'est racoleur à l'extrême. Quant aux mâles qui les entourent, sorte de capitaine Haddock avinés au vin blanc, leur seul but est de demander à Ninnoc de retirer sa chemisette et de coller la petite. A la longue c'est lassant voire angoissant. ( ou alors c'est pour faire comprendre ce que vivent les femmes au quotidien? Mais j'y crois pas) Les intrigues sont quasi nulles et les dialogues affligeants genre Guignols ( certains sont un peu amusants). Le rythme est lent et Ninnoc sauve la situation en maillot de bain dans les trois dernières pages. Les paysages et ambiances sont assez à mon goût, ainsi que les couleurs très 80's. Mais ce que je déteste le plus c'est cette manie de se moquer des pays étrangers. Les noms géographiques sont tournés au grotesque. Le Macho-Fichu me renvoie immanquablement au magnifique Machu Picchu péruvien qui est une merveille d'architecture et d'histoire. C'est traité de "pays de dingues" p6 T3. Le postier Noir est présenté comme un paresseux de première (t1 p3). Les autochtones sont presque tous présentés comme corrompus, ivrognes et stupides. En lecture au deuxième degré je croyais que les auteurs étaient dans l'autodérision pour se moquer de tous les gros défauts de la BD.

07/01/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série L'Enfer Blanc
L'Enfer Blanc

J'ai lu cette BD dans la foulée de Police Antarctic des mêmes auteurs. Certains les classent dans la même série mais hormis un décor Antarctique vaguement similaire, leurs personnages et intrigues n'ont rien à voir. Mais on y retrouve par contre les mêmes défauts de scénario et de narration, en pire sans doute ici. Toute l'histoire est centrée sur une prison coupée du monde où les gardes sont aussi pourris que les prisonniers et où tous les protagonistes semblent dotés gratuitement d'un nom de philosophe. La situation s'y dégrade de plus en plus, avec une montée rapide de la violence, tandis que le monde extérieur a soudain décidé sans raison apparente de leur couper les vivres. Un conflit se met alors en place entre les différentes parties en présence, prisonniers, gardes, médecin et autres tueurs mercenaires, avec aussi au milieu de tous ces mâles la jolie fille du médecin dont on se demande bien ce qu'elle fiche ici. Une fois de plus, j'apprécie le dessin de Fernando Rubio même si je le trouve un peu moins bon et moins bien mis en page que dans Police Antarctic. Mais là encore, c'est un bon dessin mis au service d'un scénario complètement nul. Il se scinde ici en chapitres d'une dizaine de pages chacun mais forme bien une histoire complète. Sauf que celle-ci est complètement décousue, bourrée de personnages stéréotypes aux motivations changeantes, de scènes clichés, de dialogues débiles qui ne tiennent pas la route, pour former une intrigue confuse au possible qui ressemble plus à une suite de saynètes d'action sans queue ni tête qu'à un scénario crédible. J'aurais peut-être pu mettre une note un peu plus élevée grâce au dessin, mais quand la lecture devient pénible du fait de la nullité de l'histoire et de sa narration, c'est qu'on est vraiment face à une mauvaise BD.

06/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Borgia
Borgia

Voilà une famille qui a beaucoup fait parler d'elle. A tel point que 500 ans plus tard deux cadors de la BD s'essayent à une pseudo fresque historique. Le plus drôle dans cette histoire est que Jodorowsky et Manara s'appuient sur la légende noire de la famille Borgia construite par l'Eglise Catholique pour détruire l'image et la puissance de la famille des le XVIème siècle. On pourrait presque attribuer le qualificatif de " ringard" au point de vue des auteurs. La modernité historique serait plutôt à la réhabilitation d'un nombre important de membres de la famille et surtout de Lucrèce. Encore une "fausse piste" historique bien entretenue par de nombreux auteurs comme Victor Hugo. Même si Jodorowsky s'appuie sur de nombreuses archives historiques il prend de nombreuses libertés et pratique des anachronismes. Par exemple lors de son élection en 1492 Vanozza n'est plus la maîtresse de Borgia, elle a plus de cinquante ans et ne peut plus donc être ce mannequin promis à un vieux cardinal impuissant de 95 balais. Lors de son mariage avec Sforza, Lucrèce a 13 ans. Donc probablement loin de la représentation de Manara. Le mariage orgiaque décrit ici est probablement celui de 1501 quand Lucrèce avait 21 ans ( son troisième mariage) C'est souvent le cas avec les BD pseudo-historiques dès que l'on gratte, cela s'effondre. Mais comme on se contente de ce qui est servi sur un plateau cela fonctionne souvent. Quant aux dessins, sorti des nymphettes clonées de Manara, je ne trouve pas grand chose à mon goût. Un Rome pastellisé sans mystère ni relief, des costumes aux couleurs criardes, une succession des scènes orgiaques ou de massacres qui visent plus l'anecdotique voyeurisme que l'Histoire. A l'époque de la découverte de l'Amérique, du questionnement sur l'esclavage, du début de la Réforme la vision proposée est vraiment minimaliste

05/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Hilda
Hilda

J'ai lu les deux premiers tomes – enfin j'avoue n'avoir que feuilleté le deuxième, tant « l'intrigue » m’est rapidement apparu sans intérêt. C’est un gros délire foutraque et sans réel ligne rouge, si ce n’est la violence gratuite (torture surtout) sous toutes ses formes, l’histoire se déroulant à diverses périodes (l’héroïne changeant d’époque au gré de réincarnations). En fait, passés ces quelques détails scénaristiques, on comprend rapidement que ce ne sera qu’un empilement de scènes de cul bestiales et improbables, avec des monstres parfois, et des bonhommes au sexe franchement hors normes souvent. Du n’importe quoi donc, qui gâche pourtant un dessin franchement bon, mais qui n’est ici au service de rien d’intéressant. Note réelle 1,5 (pour le dessin).

30/12/2021 (modifier)
Par Rick
Note: 1/5
Couverture de la série L'Incal - Kill Tête de Chien
L'Incal - Kill Tête de Chien

J’ai grandi dans l’univers de l’incal , des meta-barons, des technopères. Ces histoires avaient toutes en commun un chaos s’organisant, un florilège d’hyperboles et de métaphores métaphysiques. Je n’ai pu résister à l’achat de cet opus qui me promettait de retourner à nouveau dans cette cité-puits qui m’a tant marqué, cette fois-ci en suivant un personnage secondaire. Les dessins sont magnifiques et la technique excellente quoique très comics. Mais quelle déception!!! C’est bien la première fois que je ne réussis pas à finir une bande dessinée d’une traite, et je trouve cela profondément perturbant. L’environnement visuel de l’incal est vraiment là, c’est certain, mais l’enchaînement du scénario et des actions est si vide de sens que j’ai eu parfois l’impression d’avoir devant les yeux une collection de cartes Panini sur le thème de l’incal. Le rythme est frénétique, cacophonique, les personnages principaux n’ont aucune substance ni développement, les scénarios sur la perte de mémoire n’excusent pas une telle déconstruction. Ensuite, On reconnaît facilement des éléments scénaristiques et des techniques de storytelling présents dans de nombreux blockbusters qui sont simplement accumulés sans grand intérêt. Pour finir, la présence de commentaires humoristiques s’adressant directement au lecteur ne vient que rajouter une couche de mauvais goût. C’est dommage ç’aurait pu être très bien si les auteurs avaient su se mettre plus de contraintes, le fond scénaristique n’étant pas forcément mauvais, l’éxecution est cependant négligée Je déteste noter, encore moins dire que quelquechose est mal faite, mais je ne peux ici m’empêcher de vous prévenir que cet opus est très peu satisfaisant.

21/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Masque de fer
Le Masque de fer

Surtout si vous croisez cette série dans une brocante ne perdez pas votre argent ni votre temps. Je n'ai qu'un mot: pitoyable! Le Grand Siècle assassiné par des auteurs à la pauvre imagination. L'impression que j'ai c'est que les auteurs ont pris une encyclopédie sur le XVIIème siècle, y ont puisé les personnages célèbres, des anecdotes politiques plus ou moins vérifiées, du vocabulaire de cette époque et un décor stylé Le Bossu de Jean Marais. Je mélange et cela fait un brouet infame. C'est verbeux et prétentieux. Il n'y a aucune logique dans les dessins sauf à une galerie de portraits sans intérêt. Quant au "héros" qui verse une soupière sur la tête de son père ( brulure au 3eme degré) ou qui insulte un noble , vous pensez qu'il puisse partir en chantant sans châtiment? Le texte est à niveau:" " autant en emporte le vent" (entre guillemets dans le texte) Hé ce serait un joli titre..." (p14 T1) MDR quand on a la prétention de côtoyer Molière, Pascal ou Corneille pas seulement pitoyable mais grotesque aussi.

15/12/2021 (modifier)
Couverture de la série Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)
Boulouloum et Guiliguili (Les Jungles Perdues)

Je suis fan de Cauvin et je possède un certain nombre de ses séries. Je découvre Boulouloum , sorte de mini-Tarzan personnage des années 20/30 il faut le rappeler. Dans ce que j'ai lu nous voilà dans une Afrique bien blanche où l'Européen était la norme du bien et du mal. Je trouve le dynamisme des dessins plutôt bon mais les décors très moyens. On a même droit à des représentations de temples ou statues qui ressemblent plus à l'art du Pacifique que de l'Afrique. Je ne comprends pas que pour des jeunes qui sont en apprentissage de la langue française, on introduise des "fiousils" " mooûûvement" pour faire si British. Mais le meilleur est ce petit héros macho et sexiste qui se permet de dire " Bravo Pin-up! Dans le fond, pour une fille, tu es moins débile que tu en a l'air" (Rapt p36 Dupuis 1984). Déjà que le nom Pin-up pour la jeune fille est vraiment inapproprié, ce type de texte est tout simplement inacceptable pour moi.

13/12/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 1/5
Couverture de la série Le Transperceneige
Le Transperceneige

J’ai découvert « Transperceneige » pendant le 1er confinement à travers la série diffusée sur Netflix. Au bout de deux épisodes, j’ai lâché prise tellement j’ai trouvé ça nul. Les derniers humains de l’humanité se retrouvent dans un train constitué de mille et un wagons qui déboule à toute vitesse dans un décors de glace. Où va le train ? Pourquoi il ne s’arrête jamais ? Qui sont ces survivants ? Que s’est-il passé pour que notre civilisation soit réduite à cette locomotive ? trop de questions sans réponses. Je suis passé à une autre série. J’avais donc énormément d’appréhension quand j’ai emprunté l’intégrale à la médiathèque de mon bled. Très rapidement cet univers glacé m’a de nouveau ennuyé. La longue remontée du train par Adeline et par Proloff est vraiment sans intérêt. Dans le sillage de ce duo, un peu de violence, un peu de mystique avec Sainte Loco et surtout beaucoup d’inaction. Je me suis fait suer. D’ailleurs j’ai stoppé la lecture à la fin du tome 1, révulsé par le graphisme hideux du tome 2. Cette arche de Noé mécanique n’est vraiment pas ma came. Le côté noir et blanc ne me convient pas. Le trait est grossier. Et les immensités désertiques sont bâclées. Une série post apocalyptique à oublier.

13/12/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Sur la piste
Sur la piste

J’ai acheté « Sur la piste » suite à sa nomination à Angoulême… surtout que les thèmes existentiels cités dans le résumé de l’éditeur me bottent… et bien, j’aurais mieux fait de m’abstenir (voire de me casser une jambe ou deux). Je n’ai tout simplement pas compris où l’auteur voulait en venir. La narration et les dialogues sont loufoques et abscons au possible, et j’ai dû me forcer à terminer l’album (je ne lisais presque plus les textes sur le dernier quart). J’aime beaucoup les illustrations d’Henry McCausland (voir exemples sur son site), mais le rendu graphique dans cette première BD est pour le moins insipide, la faute au manque de couleur et au trait délavé. Certaines double-pages fourmillant de détails sont toutefois vraiment réussies dans leur construction, et m’ont presque fait mettre 2/5. Voilà, je ressors rarement d’une lecture avec une telle impression d’avoir gâché mon temps et mon argent. Ça m’apprendra à donner une quelconque importance à ces nominations !

06/12/2021 (modifier)