Découverte à l’époque dans Lanfeust Mag, il y a rien à sauver dans cette série.
C’est brouillon niveau scénario, le dessin se veut énergique mais est franchement moche, les couleurs sont hideuses.
Pas étonnant que la série ait été abandonnée au tome 2.
Œuvre de jeunesse des auteurs à éviter, ces derniers ont fait bien mieux depuis.
Oups!! Voilà une ancienne série des années 50 qui fâche !
Ce qui fâche encore plus c'est qu'une maison d'édition en 1985 le propose comme pilier d'une collection "Aventure et mystère".
A mon goût, voici un triste exemple de "la BD d'aventure décompléxée des années 50". En fait par décompléxée, je lis raciste et colonialiste.
Quand j'ouvre mon exemplaire du "Cimetière des Eléphants", j'ai l'impression de lire une copie de strip américains des années 40. A la fois dans le graphisme et le manichéisme c'est très daté de cette période.
Mais c'est presqu'un détail. Voyons ce que nous propose les auteurs. En page 4, Double Gin, un héros gentil, nomme un marin Congolais "moricxxd" !
Quant à notre Chevalier Blanc, défenseur de la belle orpheline américaine qui va s'approprier et piller la richesse locale, il se permet d'insulter le chef de la tribu de "gros plein de soupe" p45.
Voler un costume traditionnel pour ridiculiser une danse coutumière ne pose pas de gros problèmes de conscience à notre beau gosse.
Le must de l'image colonialiste étant de dépouiller le chef de ses attributs de pouvoir et de le chasser nu sous les quolibets.
J'ai choisi quelques exemples mais les scènes de cette nature fourmillent.
J'ai du mal à avaler ce type d'ouvrage.
Je n'ai vraiment pas réussi à rentrer dedans et à apprécier:
- humour assez lourd et gros
- plusieurs petites histoires assez décousues s'entremêlent et on ne s'attache vraiment à personne
- un passage à la fin avec les animaux est complètement hors sujet
- pas vraiment de conclusion finale. On ne comprend pas vraiment le but de l'histoire ou s'il y a un message quelconque.
Une déception pour moi, par rapport à la description sur la 4ème de couverture qui m'avait attirée.
Oupelààààà... Non mais faut arrêter le massacre nom de Zeus !
Fan de la mythologie grecque et de l'Odyssée (mon fils s'appelle Ulysse), j'étais curieux de découvrir cette adaptation. On peut dire que je suis tombé de haut... Déjà, résumer ces deux blocs de marbre blanc que sont l'Iliade et l'Odyssée en 192 pages, j'avoue j'étais un peu sceptique. Ce qui s'est vérifié très rapidement.
Ça sabre à tour de bras et du coup les raccourcis et les ellipses peinent à nous faire comprendre qui est qui dans cette foultitude de personnages que comportent ces œuvres. Alors, oui, on a les graaaandes lignes. Mais leur champ de bataille c'est de la rigolade à côté de ce massacre !
Pour ce qui est du dessin, rien de bon non plus. Le trait est grossier, les décors simplistes, et bon sang, fermez moi ces bouches !!! Ce tic de faire ouvrir la bouche en grand aux personnages dès qu'ils ont quelque chose à dire ou ressentent quelque chose, c'est juste fatigant.
Voilà voilà voilà... tout ça pour dire que cette adaptation ne traversera pas les âges et que je vous conseille de vous replonger dans les originaux plutôt que dans ces très pâles copies.
Cette série sur Boba a été intégrée dans la collection « côté obscur » chez Delcourt.
On a ici un format plus classe et appréciable, pour ceux qui aiment le dessin (et les couleurs) proposé, malheureusement ce n’est absolument pas mon cas.
Impossible d’apprécier ma lecture et l’histoire ne relève pas le niveau.
Boba Fett reste un personnage iconique de l’univers mais ce n’est pas grâce à cette œuvre ni à sa récente version télévisuelle.
Ambiance cyberpunk japonisante, société du futur corrompue et combats de robots, pourquoi pas ? Ça peut être ma came. Mais là, non, ça n'a pas marché du tout.
Pour commencer, le graphisme est repoussant. Le trait lui-même est laid, sans maitrise, avec des visages souvent très moches. Alors pour cacher la misère, les dessinateurs noient toutes les planches sous une couche épaisse de colorisation informatique, d'onomatopées, de modélisations 3D, d'effets de lumière et de flous. Le résultat est non seulement hideux mais en plus à la moindre scène d'action, il est tout simplement illisible.
Quant à l'histoire, elle est plombée par une narration beaucoup trop verbeuse et trop présente. Même les dialogues sont à rallonge. On sent que l'auteur avait très envie de raconter son histoire et qu'il s'épanche en textes à rallonge qu'on lit sans plus regarder les images de toute façon trop moches. Et rapidement vient l'ennui, le rejet même pour ma part, car l'intrigue ne m'a absolument pas intéressé, pas plus que les personnages et l'ambiance du récit.
J'ai lâché l'affaire avant la moitié de l'album et j'ai survoler le reste pour voir si ça semblait s'arranger mais ça restait toujours aussi verbeux dans les scènes molles et incompréhensible et laid dans les scènes d'action. Il n'y a pas de suite donc j'aurai pas besoin de me forcer à la lire.
De la série cet album est peut être bien le pire, hâte de le ramener à la bibliothèque.
Une histoire de flibusterie qui ne renouvelle pas le genre. Une histoire "bateau" où les héros sont inintéressants et le scénario trop invraisemblable.
Des personnages quelconques et stéréotypés.
La présence en filigrane de Long John Silver et du Capitaine Flint n'apporte rien au récit
Une lecture au forceps.
Un dessin grossier tout aussi fade et une colorisation du même tonneau.
Dispensable.
Je partage l'essentiel des avis, sauf sur un point, mais je vais y venir.
J'ai lu uniquement le tome 2, qui nous place un duo de conservateurs face à un escroc potentiel, et deux meurtres censés permettre à l'escroquerie de suivre son cours.
Déjà le premier problème tient effectivement dans le scénario, incroyablement faible. L'intrigue nous est résolue dans les deux dernières pages, et les "indices" ont de quoi laisser pantois. Dans toute bonne enquête, on fait progressivement "monter la sauce" en saupoudrant les pages d'indices, ici rien de tel, on passe directement de l'un à l'autre.
Beaucoup d'invraisemblances ou de raccourcis, par exemple, une cache (très ingénieuse, je le reconnais) est trouvée en un regard (on se demande comment??), la fameuse escroquerie ayant entraîné deux meurtres est tout aussi fantasmagorique : sans rien dévoiler, un neveu d'une famille juive assassinée à Auschwitz tente de faire croire qu'une toile ayant appartenu à son oncle s'est retrouvée dans un musée français. Problème, il n'a aucune véritable preuve, et la toile qu'on retrouve bel et bien n'a aucune traçabilité... Sachant comment les musées français se font tirer l'oreille pour rendre une œuvre spoliée quand toute la chaîne de provenance est établie, on reste rêveur devant la fragilité extrême de leur plan, meurtre ou pas.
Ah oui, un "gag" fréquent consiste en ce que le commissaire est incapable de retenir le nom de son interlocuteur (alors qu'on lui a dit 3 ou 4 fois), et lui trouve un nouveau nom à chaque phrase....C'est ni drôle, ni original (il y avait le même genre de gags dans Gil et Jo en 1972, et cette BD se destinait aux enfants de 4 à 7 ans...) ni crédible (un policier qui se trompe toujours dans les noms ne fera pas carrière...).
Enfin sur le dessin : je ne suis pas d'accord, sans être mauvais, celui-ci est franchement impersonnel et froid au possible, chaque personnage ayant plus ou moins la même expression continuelle sur le visage (à croire qu'ils sont rarement surpris ou heureux..)
Au bout de 3 saisons, soit 21 albums, quelle déception cette collection, beaucoup de passable et peu de réussite. Pourtant le concept était accrocheur et promettait sur le champ des possibles, mais trop peu d’auteurs tirent leur épingle du jeu sur ce travail de commande.
7 Naufragés - album de mi parcours de la collection, ne fera hélas pas remonter la moyenne.
Un début d’intrigue prometteur, lorgnant vers Lost, mais le scénario se prend assez vite les pieds dans le tapis.
Les personnages sont sans saveurs, tout comme le dessin - techniquement bon mais vraiment pas ma came, trop kawaii à mon goût.
Le tout est assez indigeste.
Bref je trouve pas grand chose à sauver à la fin de ma lecture.
A éviter
Je suis un grand fan du travail de Bruno Duhamel mais je suis perplexe quant à cet album.
En tant qu'adulte, je le trouve très bon, avec ses dessins ronds et agréables. Ses couleurs chaudes et chatoyantes invitent à la douceur.
Les gags sont vraiment drôles (je n'aime pas Le Village) si on prend de la distance et qu'on les reçoit au second degré.
La présence des animaux et le tour du monde sont dépaysants et originaux.
Mais désolé cela reste un regard et un esprit de jeune adulte transposé sur un enfant.
C'est là où le bât blesse pour moi. Le deuxième degré chez un enfant (comme en politique) est affaire dangereuse ! On croirait que Duhamel a listé les accidents domestiques les plus dangereux pour en faire les bêtises de Bibi.
Grille-pain électrique et doudou (électrocution et incendie), Javel (empoisonnement), bêtes sauvages (morsures et infections), riz pour bébé ou draps (étouffement), oups !!
Je rappelle que les dessins animés des Super héros volants proposaient une annonce pour avertir les enfants de ne pas vouloir imiter ce type d'action. Cela après un nombre d'accidents significatifs et parfois mortels !!
A mon sens, toute l'oeuvre de Duhamel, j'en ai lu beaucoup, montre qu'il n'est PAS un auteur pour jeunes enfants. Ses grands talents sont autres.
Si l'on cible les jeunes enfants, ont-ils le discernement nécessaire pour ne pas imiter ? Je n'en suis pas sûr à 100%.
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Coeur de royaume
Découverte à l’époque dans Lanfeust Mag, il y a rien à sauver dans cette série. C’est brouillon niveau scénario, le dessin se veut énergique mais est franchement moche, les couleurs sont hideuses. Pas étonnant que la série ait été abandonnée au tome 2. Œuvre de jeunesse des auteurs à éviter, ces derniers ont fait bien mieux depuis.
Tiger Joe
Oups!! Voilà une ancienne série des années 50 qui fâche ! Ce qui fâche encore plus c'est qu'une maison d'édition en 1985 le propose comme pilier d'une collection "Aventure et mystère". A mon goût, voici un triste exemple de "la BD d'aventure décompléxée des années 50". En fait par décompléxée, je lis raciste et colonialiste. Quand j'ouvre mon exemplaire du "Cimetière des Eléphants", j'ai l'impression de lire une copie de strip américains des années 40. A la fois dans le graphisme et le manichéisme c'est très daté de cette période. Mais c'est presqu'un détail. Voyons ce que nous propose les auteurs. En page 4, Double Gin, un héros gentil, nomme un marin Congolais "moricxxd" ! Quant à notre Chevalier Blanc, défenseur de la belle orpheline américaine qui va s'approprier et piller la richesse locale, il se permet d'insulter le chef de la tribu de "gros plein de soupe" p45. Voler un costume traditionnel pour ridiculiser une danse coutumière ne pose pas de gros problèmes de conscience à notre beau gosse. Le must de l'image colonialiste étant de dépouiller le chef de ses attributs de pouvoir et de le chasser nu sous les quolibets. J'ai choisi quelques exemples mais les scènes de cette nature fourmillent. J'ai du mal à avaler ce type d'ouvrage.
Les Aveugles
Je n'ai vraiment pas réussi à rentrer dedans et à apprécier: - humour assez lourd et gros - plusieurs petites histoires assez décousues s'entremêlent et on ne s'attache vraiment à personne - un passage à la fin avec les animaux est complètement hors sujet - pas vraiment de conclusion finale. On ne comprend pas vraiment le but de l'histoire ou s'il y a un message quelconque. Une déception pour moi, par rapport à la description sur la 4ème de couverture qui m'avait attirée.
Homère - L'Iliade et l'Odyssée
Oupelààààà... Non mais faut arrêter le massacre nom de Zeus ! Fan de la mythologie grecque et de l'Odyssée (mon fils s'appelle Ulysse), j'étais curieux de découvrir cette adaptation. On peut dire que je suis tombé de haut... Déjà, résumer ces deux blocs de marbre blanc que sont l'Iliade et l'Odyssée en 192 pages, j'avoue j'étais un peu sceptique. Ce qui s'est vérifié très rapidement. Ça sabre à tour de bras et du coup les raccourcis et les ellipses peinent à nous faire comprendre qui est qui dans cette foultitude de personnages que comportent ces œuvres. Alors, oui, on a les graaaandes lignes. Mais leur champ de bataille c'est de la rigolade à côté de ce massacre ! Pour ce qui est du dessin, rien de bon non plus. Le trait est grossier, les décors simplistes, et bon sang, fermez moi ces bouches !!! Ce tic de faire ouvrir la bouche en grand aux personnages dès qu'ils ont quelque chose à dire ou ressentent quelque chose, c'est juste fatigant. Voilà voilà voilà... tout ça pour dire que cette adaptation ne traversera pas les âges et que je vous conseille de vous replonger dans les originaux plutôt que dans ces très pâles copies.
Star Wars - Boba Fett
Cette série sur Boba a été intégrée dans la collection « côté obscur » chez Delcourt. On a ici un format plus classe et appréciable, pour ceux qui aiment le dessin (et les couleurs) proposé, malheureusement ce n’est absolument pas mon cas. Impossible d’apprécier ma lecture et l’histoire ne relève pas le niveau. Boba Fett reste un personnage iconique de l’univers mais ce n’est pas grâce à cette œuvre ni à sa récente version télévisuelle.
Golgoth Aqua Tek
Ambiance cyberpunk japonisante, société du futur corrompue et combats de robots, pourquoi pas ? Ça peut être ma came. Mais là, non, ça n'a pas marché du tout. Pour commencer, le graphisme est repoussant. Le trait lui-même est laid, sans maitrise, avec des visages souvent très moches. Alors pour cacher la misère, les dessinateurs noient toutes les planches sous une couche épaisse de colorisation informatique, d'onomatopées, de modélisations 3D, d'effets de lumière et de flous. Le résultat est non seulement hideux mais en plus à la moindre scène d'action, il est tout simplement illisible. Quant à l'histoire, elle est plombée par une narration beaucoup trop verbeuse et trop présente. Même les dialogues sont à rallonge. On sent que l'auteur avait très envie de raconter son histoire et qu'il s'épanche en textes à rallonge qu'on lit sans plus regarder les images de toute façon trop moches. Et rapidement vient l'ennui, le rejet même pour ma part, car l'intrigue ne m'a absolument pas intéressé, pas plus que les personnages et l'ambiance du récit. J'ai lâché l'affaire avant la moitié de l'album et j'ai survoler le reste pour voir si ça semblait s'arranger mais ça restait toujours aussi verbeux dans les scènes molles et incompréhensible et laid dans les scènes d'action. Il n'y a pas de suite donc j'aurai pas besoin de me forcer à la lire.
Sept pirates
De la série cet album est peut être bien le pire, hâte de le ramener à la bibliothèque. Une histoire de flibusterie qui ne renouvelle pas le genre. Une histoire "bateau" où les héros sont inintéressants et le scénario trop invraisemblable. Des personnages quelconques et stéréotypés. La présence en filigrane de Long John Silver et du Capitaine Flint n'apporte rien au récit Une lecture au forceps. Un dessin grossier tout aussi fade et une colorisation du même tonneau. Dispensable.
Seraphin Cantarel
Je partage l'essentiel des avis, sauf sur un point, mais je vais y venir. J'ai lu uniquement le tome 2, qui nous place un duo de conservateurs face à un escroc potentiel, et deux meurtres censés permettre à l'escroquerie de suivre son cours. Déjà le premier problème tient effectivement dans le scénario, incroyablement faible. L'intrigue nous est résolue dans les deux dernières pages, et les "indices" ont de quoi laisser pantois. Dans toute bonne enquête, on fait progressivement "monter la sauce" en saupoudrant les pages d'indices, ici rien de tel, on passe directement de l'un à l'autre. Beaucoup d'invraisemblances ou de raccourcis, par exemple, une cache (très ingénieuse, je le reconnais) est trouvée en un regard (on se demande comment??), la fameuse escroquerie ayant entraîné deux meurtres est tout aussi fantasmagorique : sans rien dévoiler, un neveu d'une famille juive assassinée à Auschwitz tente de faire croire qu'une toile ayant appartenu à son oncle s'est retrouvée dans un musée français. Problème, il n'a aucune véritable preuve, et la toile qu'on retrouve bel et bien n'a aucune traçabilité... Sachant comment les musées français se font tirer l'oreille pour rendre une œuvre spoliée quand toute la chaîne de provenance est établie, on reste rêveur devant la fragilité extrême de leur plan, meurtre ou pas. Ah oui, un "gag" fréquent consiste en ce que le commissaire est incapable de retenir le nom de son interlocuteur (alors qu'on lui a dit 3 ou 4 fois), et lui trouve un nouveau nom à chaque phrase....C'est ni drôle, ni original (il y avait le même genre de gags dans Gil et Jo en 1972, et cette BD se destinait aux enfants de 4 à 7 ans...) ni crédible (un policier qui se trompe toujours dans les noms ne fera pas carrière...). Enfin sur le dessin : je ne suis pas d'accord, sans être mauvais, celui-ci est franchement impersonnel et froid au possible, chaque personnage ayant plus ou moins la même expression continuelle sur le visage (à croire qu'ils sont rarement surpris ou heureux..)
Sept naufragés
Au bout de 3 saisons, soit 21 albums, quelle déception cette collection, beaucoup de passable et peu de réussite. Pourtant le concept était accrocheur et promettait sur le champ des possibles, mais trop peu d’auteurs tirent leur épingle du jeu sur ce travail de commande. 7 Naufragés - album de mi parcours de la collection, ne fera hélas pas remonter la moyenne. Un début d’intrigue prometteur, lorgnant vers Lost, mais le scénario se prend assez vite les pieds dans le tapis. Les personnages sont sans saveurs, tout comme le dessin - techniquement bon mais vraiment pas ma came, trop kawaii à mon goût. Le tout est assez indigeste. Bref je trouve pas grand chose à sauver à la fin de ma lecture. A éviter
Je suis pas petite !!!
Je suis un grand fan du travail de Bruno Duhamel mais je suis perplexe quant à cet album. En tant qu'adulte, je le trouve très bon, avec ses dessins ronds et agréables. Ses couleurs chaudes et chatoyantes invitent à la douceur. Les gags sont vraiment drôles (je n'aime pas Le Village) si on prend de la distance et qu'on les reçoit au second degré. La présence des animaux et le tour du monde sont dépaysants et originaux. Mais désolé cela reste un regard et un esprit de jeune adulte transposé sur un enfant. C'est là où le bât blesse pour moi. Le deuxième degré chez un enfant (comme en politique) est affaire dangereuse ! On croirait que Duhamel a listé les accidents domestiques les plus dangereux pour en faire les bêtises de Bibi. Grille-pain électrique et doudou (électrocution et incendie), Javel (empoisonnement), bêtes sauvages (morsures et infections), riz pour bébé ou draps (étouffement), oups !! Je rappelle que les dessins animés des Super héros volants proposaient une annonce pour avertir les enfants de ne pas vouloir imiter ce type d'action. Cela après un nombre d'accidents significatifs et parfois mortels !! A mon sens, toute l'oeuvre de Duhamel, j'en ai lu beaucoup, montre qu'il n'est PAS un auteur pour jeunes enfants. Ses grands talents sont autres. Si l'on cible les jeunes enfants, ont-ils le discernement nécessaire pour ne pas imiter ? Je n'en suis pas sûr à 100%.