Quelle déception!
Je ne connais pas la série animée, j'ai abordé cette lecture de façon brute et neutre.
Tout d'abord, si je n'avais pas eu les neuf tomes sous la main, je ne me serai jamais infligé cette lecture, j'aurai acheté le premier... et l'aurai revendu aussitôt.
Je me suis donc littéralement fait violence à cause du caractère quasiment culte de ce manga.
Le côté psychologique de l’œuvre, j'y suis passé à côté, je n'ai vu qu'un vague enchaînement de ridicules séquences hautement dramatiques, de trop nombreux rebondissements se noyant dans les pistes multiples d'un scénario pompeusement complexe, seule la relation entretenue par le jeune héros (dont j'ai oublié le nom...) et son père, a légèrement éveillé mon intérêt. Et cela devait être vers le sixième tome.
Profondeur? Aspect métaphysique? Je n'ai vu qu'une histoire de robots géants échangeant torgnoles et tirs de laser, pilotés par des ados souffrant tous d'un mal-être largement exagéré.
Pour couronner le tout, j'ai trouvé les séquences d'actions confuses, le choix des angles n'est pas des plus idéal pour la lisibilité.
Et vu la piètre qualité des mangas édités par Glénat, cela n'arrange rien, dans le cas d'Evangelion: Reliure qu'il faut presque casser, papier minable, impression non soigné... les albums ont un aspect "cheap" inexcusable, même pas par leurs bas prix.
Pour moi c'est une oeuvre indigeste et roublarde qui se pare de jolis effets de style pour masquer son cruel manque d'intérêt.
Bref, le dixième tome peut se faire attendre, ce sera sans moi.
La banlieue parisienne et le 93 plus précisément, j'y vis et j'y travaille, alors je sais un peu comment on y parle.
Ceux qui en parlent mais n'y vont jamais restent persuadés que "ziva" y est une expression en vogue. Quand vous entendez un "ziva" dans la bouche de quelqu'un qui veut caricaturer les jeunes de banlieue, vous savez instantanément qu'il n'a jamais vu un jeune de banlieue ailleurs que dans un sketch de Lagaf, parce que par chez moi, ça fait bien 15 ans que "ziva" c'est ringard.
Alors forcément, quand je lis un "ziva" dès la première planche d'une BD qui prétend mettre en scène deux encasquettés du 93, je suis déjà à peu près sûr que je vais pas aimer la suite. Quand on veut faire du bon pastiche, de la bonne parodie, on se documente un minimum sur ce qu'on veut caricaturer. Black (avec ses grosses lèvres roses façons "Y a bon Banania", mais surtout ne croyez pas que c'est raciste) et Mortamère (obsédé par ses Stan Smith qui aujourd'hui sont plutôt un accessoire vintage branché pour bobos qui veulent s'encanailler qu'une chaussure prisée par les jouvenceaux prolétaires de Seine-St-Denis) parlent plutôt comme le Renaud façon p'tit loubard parisien des années 70-80 ; en pensant qu'il réussit là une caricature rigolote de la banlieue d'aujourd'hui, Pixel Vengeur a l'air aussi intelligent que Dupont et Dupond lorsqu'ils se déguisent en costume folklorique pour passer inaperçus dans les contrées qu'ils visitent.
Si au moins les dialogues étaient drôles, je pourrais leur pardonner d'être en total décalage avec la réalité qu'ils prétendent singer. Hélas, pas une seule fois les "Teuma la cheutron de cet entchoulé de relou, sa mère la loose intergalactique" des deux abrutis ne m'ont arraché un sourire. Dialogues pas drôles, situations pas drôles... Chacune des histoires de l'album se limite grosso modo à "Blake et Mortamère arrivent dans le décor d'une BD plus connue qu'eux, parce que quand on n'a pas de talent et d'imagination, puiser chez ceux qui en ont sous prétexte de leur rendre hommage est une méthode qui a fait ses preuves. Ils disent des ziva et des tamère puis flinguent tout le monde et s'en vont". Ah oui, c'est vrai que c'est super drôle, c'est un subtil hommage à la banlieue et aux grands de la bande dessinée. Ce n'est pas DU TOUT de la récupération opportuniste.
Bref, qu'ajouter de plus ? Entre ça et la BD de Bigard, mon coeur balance pour désigner la plus mauvaise BD que j'aie lu cette année. Comme diraient Black et le suprême Mortamère, "Ziva, cette Débé comment qu'elle teufouè de la cheutron, c'est la taleto zeulou ! Je vais tôtplu chouraver des zonblous !" Et comme on dirait en vraie banlieue, "Vazi, tavu, jmenbalékouy, kraari, sulkorandlamek, ssdeupute".
J'ai été attiré par cette série parce que je trouvais le dessin joli et l'héroïne très mignonne.
Alors effectivement, le trait du dessin est bon et les filles et surtout l'héroïne sont jolies. Mais par contre, ce style de dessin me semble nettement plus adapté à des croquis noir et blanc. Il y a trop d'encrages à mes yeux, trop de petites tâches d'encre noire assombrissant toutes les couleurs. L'auteur joue un peu là-dessus pour donner une ambiance sombre à son récit mais j'aurais préféré des couleurs un peu plus épurées.
Cependant, c'est surtout à l'histoire que je n'ai pas accroché. Je m'attendais à des chroniques du quotidien de Catherine, quelque chose de peut-être un peu romantique, peut-être un peu mélancolique au vu des couvertures, mais rien d'aussi noir et glauque que le contenu des tomes 1 et 2. Prostitution, drogue, traumatisme de jeunesse, jeunes adultes paumés, ce n'est pas gai du tout. Et surtout, le tout est ponctué d'un large fatalisme et allourdi par la narration "journal intime où j'étale mon spleen et je m'auto-psychanalyse" de Catherine elle-même. Je n'ai pas accroché au premier tome mais le dessin et le scénario un peu linéaire suffisait à me tenir intéressé. Par contre, j'ai complètement décroché au tome 2 qui n'a pas de scénario vraiment linéaire et ressemble plus aux pérégrinations des pensées sinistres de Catherine, une accentuation du fatalisme et un comportement auto-destructeur qui franchement me broute. Je n'ai pas réussi à terminer cet album et je n'ai aucune envie de m'y remettre.
Vraiment pas mon genre de série.
Pas glop… Cette couverture, je lui aurais décerné sans peine la palme de la plus belle couverture de l’année…Mais bon, une couverture, ça perd beaucoup de son charme quand l’intérieur de l’album vous botte moins… Cette histoire de suicides collectifs quasi surnaturels dans le quartier des grandes institutions françaises, je n’y ai pas du tout accroché. Le dessin est beau, mais froid, froideur renforcée par des effets de distanciation permanente entre le texte et l’image… La narration est parfois confuse, souvent soporifique… Tout ce que se passe tombe comme un cheveu dans la soupe, à l’image de cette résolution complètement insatisfaisante. Les personnages sont froids et distants, on éprouve difficilement quelque chose à leur égard. Non seulement, ils ne parlent que de manière relativement impersonnelle, mais les inventions graphiques de Sera (effets de flou et de vitesse, taches colorées) nous empêchent de donner à chaque personnage une véritable identité visuelle, un véritable visage. Et puis le gros problème, c’est que je n’ai pas saisi où les auteurs voulaient en venir, ce qu’ils voulaient dire … Pourtant, il doit y avoir quelque chose là derrière, un propos allégorique ou même politique… mais chez moi en tout cas, c’est resté assez fumeux et obscur…
Qu'est ce que c'est plat!
On tire si peu de substance de la lecture de ce comic que je ne sais même pas quoi en dire.
Alors faisons simple:
Graphiquement c'est très tape à l'oeil mais très basique, sans personnalité, sans force, sans originalité.
Au niveau du scénario... Quel scénario? Circulez il n'y a pas cela ici.
Au niveau des personnages on a des nymphettes à gros seins, qui massacrent leurs fringues improbables pour créer un effet racoleur, un racolage mais non assumé, pas moyen d'entrevoir le moindre téton.
Autour des Danger Girls (WAAAA le nom qui tue!) des personnages clichés qui ressemblent à de mauvais clins d'oeils...
J'arrête le massacre, en conclusion je dirais que c'est consternant, même au second degré cela ne fait même pas sourire. À éviter.
Mmmmmmhhh... C’est du tout bon ça ! Même et SURTOUT si on s'intéresse à la science-fiction, cet album est vraiment à déconseiller. Histoire improbable. Et ce "travail" à l'ordinateur... une merveille du genre, je ne vous dis que ça. Il faudrait quand même comprendre une bonne fois pour toute que, pour faire du traitement informatique, savoir dessiner n'est pas superflu, ça reste la base de tout.
La différence entre les bd numériques et "traditionnelles" est souvent (pas toujours) comparable à la différence entre une boîte en conserve de fruits et des fruits frais. Ah, ce bon goût de fer-blanc... Ici j'ai carrément attrapé un rhume tellement les couleurs sont froides ! C'est bien simple, ouvrez l'album et la température de votre maison baisse de 10°.
Surtout que dans ce cas de bd, c'est le genre "la couleur camoufle les défauts du dessin".
Autant dire que pour lire l'histoire, c'est mal parti... Hislaire ne semble pas très en forme, et ses personnages sont plutôt antipathiques et "abracadabrantesques", sortis d'un sous-2001 Odyssée de l'espace.
Une mauvaise surprise, d'autant que les albums de la collection carrée se distinguent justement par leur qualité graphique et des histoires originales.
Je me demande d'ailleurs si ça ne fait pas concurrence à L'Affaire du siècle... Non, c'est trop cruel, ça !
Ah, XIII et ses complots, ses contre complots, ses renversements de situations renversants...
Au début, ça part plutôt pas mal (il faut préciser par honnêteté intellectuelle, que JVH ne s'est pas gêné pour copier/coller le roman de Ludlum), mais franchement, ce petit jeu de cache-cache d'identité me lasse assez vite. Je me dois de préciser que pour moi, les dés étaient pipés d'avance: depuis mon enfance, je n'ai jamais aimé le dessin de Vance. Certes, ses ambiances et ses illustrations sont remarquables de technique. Las, ses décors me rappellent invariablement les seventies, à croire qu'il est resté dedans.
Mais le pire, ce sont les personnages, H/F, semblables à des Big Jim à la tête interchangeable, et aussi expressifs qu'un boeuf musqué en décomposition depuis trois semaines. Même en faisant des efforts, je ne m'y fais pas, toutes mes excuses.
Jean-Marie Bigard ne cesse de le répéter, remplir le Stade de France ou vendre des millions de DVD lui rapporte tout juste de quoi payer ses employés et engraisser les méchants requins du fisc. Malgré le dénuement le plus total dans lequel il vit, il n'hésite pas à montrer son coeur à tous les passants avec son opération "Des bouchons en plastique dans ton cul" qui permet de payer des rustines pour les roues des fauteuils pour handicapés, mais comme cette année il voudrait que les enfants qu'il a fait à son épouse avec ses grosses couilles aient des cadeaux sous leur beau sapin grand comme sa pine (excusez-moi pour tout ça, hein, j'essaie de me mettre au niveau de Bigard), il a eu l'idée, pour se faire un peu d'argent de poche(-kangourou de slip, bien sûr), de sortir ce chouette produit dérivé que sont "Les Aventures de Bigard", une bande dessinée dont la finesse ne manquera pas de ravir ses nombreux fans.
Tous les ingrédients qui ont fait le succès populaire de ce comique populiste sont là : du gros gag qui tâche, du gros mot parce que les gros mots-c'est-grossier-mais-c'est-pas-vulgaire, et puis les intellos c'est des cons, et puis les garagistes c'est des escrocs, etc. Les petites histoires de l'album sont soit adaptées de ses sketchs (le fameux "Avant fallait écarter le maillot pour voir les fesses, avec le string faut écarter les fesses pour voir le maillot" par exemple), soit adaptées d'histoires drôles bien connues (et souvent déjà adaptées précédemment par Vuillemin dans "Les Sales Blagues", comme "T'es sympa mais quand tu te branles, fais-le avec TA bite"). Les répliques volent haut, parmi les meilleures je citerai "J'ai les doigts qui sentent un peu le cul parce que je me torche sans papier" ou "Quand on m'encule j'aime bien qu'on me caresse les tétons" ; c'est frais, c'est classe, c'est merveilleux. Les plus fins observateurs ne manqueront pas de remarquer, dans des rôles secondaires, une brochette d'animateurs-vedettes de TF1 : Laurence Boccolini, Nicolas Sarkozy ou encore Bataille et Fontaine. Avec un casting pareil, avouez que ça ne peut donner qu'un chef-d'oeuvre.
Non, bon, écoutez, sérieusement... Si vous aimez Bigard, je suppose que vous serez contents de retrouver dans cet album son humour si caractéristique... Pour ma part, j'ai pas réussi à prendre tout ça au 2ème, 3ème ou 112ème degré, j'ai trouvé ça gras, bas-du-front, beauf, macho ; ça affiche cette espèce de connerie crasse dont Bigard est fier sous prétexte qu'elle représenterait, selon lui, le "bon sens populaire des braves gens" (bien que la toute première histoire de l'album tendrait à trahir son mépris pour son propre public de braves gens), par opposition à la prétention des méchants bourgeois intellos qui se branlent le cerveau (d'ailleurs s'il lisait ce texte je suppose qu'il répondrait que si je n'aime pas sa BD c'est parce que je ne suis qu'un gros con d'intello qui se branle le cerveau, bien sûr). J'ai lu l'album en entier par curiosité, j'ai pas ri ou souri une seule fois, j'ai juste trouvé ça navrant... Je dois pas être le public ciblé par Jean-Marie de toutes façons.
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Neon Genesis Evangelion
Quelle déception! Je ne connais pas la série animée, j'ai abordé cette lecture de façon brute et neutre. Tout d'abord, si je n'avais pas eu les neuf tomes sous la main, je ne me serai jamais infligé cette lecture, j'aurai acheté le premier... et l'aurai revendu aussitôt. Je me suis donc littéralement fait violence à cause du caractère quasiment culte de ce manga. Le côté psychologique de l’œuvre, j'y suis passé à côté, je n'ai vu qu'un vague enchaînement de ridicules séquences hautement dramatiques, de trop nombreux rebondissements se noyant dans les pistes multiples d'un scénario pompeusement complexe, seule la relation entretenue par le jeune héros (dont j'ai oublié le nom...) et son père, a légèrement éveillé mon intérêt. Et cela devait être vers le sixième tome. Profondeur? Aspect métaphysique? Je n'ai vu qu'une histoire de robots géants échangeant torgnoles et tirs de laser, pilotés par des ados souffrant tous d'un mal-être largement exagéré. Pour couronner le tout, j'ai trouvé les séquences d'actions confuses, le choix des angles n'est pas des plus idéal pour la lisibilité. Et vu la piètre qualité des mangas édités par Glénat, cela n'arrange rien, dans le cas d'Evangelion: Reliure qu'il faut presque casser, papier minable, impression non soigné... les albums ont un aspect "cheap" inexcusable, même pas par leurs bas prix. Pour moi c'est une oeuvre indigeste et roublarde qui se pare de jolis effets de style pour masquer son cruel manque d'intérêt. Bref, le dixième tome peut se faire attendre, ce sera sans moi.
Black & Mortamère
La banlieue parisienne et le 93 plus précisément, j'y vis et j'y travaille, alors je sais un peu comment on y parle. Ceux qui en parlent mais n'y vont jamais restent persuadés que "ziva" y est une expression en vogue. Quand vous entendez un "ziva" dans la bouche de quelqu'un qui veut caricaturer les jeunes de banlieue, vous savez instantanément qu'il n'a jamais vu un jeune de banlieue ailleurs que dans un sketch de Lagaf, parce que par chez moi, ça fait bien 15 ans que "ziva" c'est ringard. Alors forcément, quand je lis un "ziva" dès la première planche d'une BD qui prétend mettre en scène deux encasquettés du 93, je suis déjà à peu près sûr que je vais pas aimer la suite. Quand on veut faire du bon pastiche, de la bonne parodie, on se documente un minimum sur ce qu'on veut caricaturer. Black (avec ses grosses lèvres roses façons "Y a bon Banania", mais surtout ne croyez pas que c'est raciste) et Mortamère (obsédé par ses Stan Smith qui aujourd'hui sont plutôt un accessoire vintage branché pour bobos qui veulent s'encanailler qu'une chaussure prisée par les jouvenceaux prolétaires de Seine-St-Denis) parlent plutôt comme le Renaud façon p'tit loubard parisien des années 70-80 ; en pensant qu'il réussit là une caricature rigolote de la banlieue d'aujourd'hui, Pixel Vengeur a l'air aussi intelligent que Dupont et Dupond lorsqu'ils se déguisent en costume folklorique pour passer inaperçus dans les contrées qu'ils visitent. Si au moins les dialogues étaient drôles, je pourrais leur pardonner d'être en total décalage avec la réalité qu'ils prétendent singer. Hélas, pas une seule fois les "Teuma la cheutron de cet entchoulé de relou, sa mère la loose intergalactique" des deux abrutis ne m'ont arraché un sourire. Dialogues pas drôles, situations pas drôles... Chacune des histoires de l'album se limite grosso modo à "Blake et Mortamère arrivent dans le décor d'une BD plus connue qu'eux, parce que quand on n'a pas de talent et d'imagination, puiser chez ceux qui en ont sous prétexte de leur rendre hommage est une méthode qui a fait ses preuves. Ils disent des ziva et des tamère puis flinguent tout le monde et s'en vont". Ah oui, c'est vrai que c'est super drôle, c'est un subtil hommage à la banlieue et aux grands de la bande dessinée. Ce n'est pas DU TOUT de la récupération opportuniste. Bref, qu'ajouter de plus ? Entre ça et la BD de Bigard, mon coeur balance pour désigner la plus mauvaise BD que j'aie lu cette année. Comme diraient Black et le suprême Mortamère, "Ziva, cette Débé comment qu'elle teufouè de la cheutron, c'est la taleto zeulou ! Je vais tôtplu chouraver des zonblous !" Et comme on dirait en vraie banlieue, "Vazi, tavu, jmenbalékouy, kraari, sulkorandlamek, ssdeupute".
Les cercles d'Akamoth
Lue en prépublication dans "Pavillon Rouge", dessin banal, polar fantastique inintéréssant, dialogues et situation clichetoneux... ennuyeux !
Le Style Catherine
J'ai été attiré par cette série parce que je trouvais le dessin joli et l'héroïne très mignonne. Alors effectivement, le trait du dessin est bon et les filles et surtout l'héroïne sont jolies. Mais par contre, ce style de dessin me semble nettement plus adapté à des croquis noir et blanc. Il y a trop d'encrages à mes yeux, trop de petites tâches d'encre noire assombrissant toutes les couleurs. L'auteur joue un peu là-dessus pour donner une ambiance sombre à son récit mais j'aurais préféré des couleurs un peu plus épurées. Cependant, c'est surtout à l'histoire que je n'ai pas accroché. Je m'attendais à des chroniques du quotidien de Catherine, quelque chose de peut-être un peu romantique, peut-être un peu mélancolique au vu des couvertures, mais rien d'aussi noir et glauque que le contenu des tomes 1 et 2. Prostitution, drogue, traumatisme de jeunesse, jeunes adultes paumés, ce n'est pas gai du tout. Et surtout, le tout est ponctué d'un large fatalisme et allourdi par la narration "journal intime où j'étale mon spleen et je m'auto-psychanalyse" de Catherine elle-même. Je n'ai pas accroché au premier tome mais le dessin et le scénario un peu linéaire suffisait à me tenir intéressé. Par contre, j'ai complètement décroché au tome 2 qui n'a pas de scénario vraiment linéaire et ressemble plus aux pérégrinations des pensées sinistres de Catherine, une accentuation du fatalisme et un comportement auto-destructeur qui franchement me broute. Je n'ai pas réussi à terminer cet album et je n'ai aucune envie de m'y remettre. Vraiment pas mon genre de série.
Secteur 7
Pas glop… Cette couverture, je lui aurais décerné sans peine la palme de la plus belle couverture de l’année…Mais bon, une couverture, ça perd beaucoup de son charme quand l’intérieur de l’album vous botte moins… Cette histoire de suicides collectifs quasi surnaturels dans le quartier des grandes institutions françaises, je n’y ai pas du tout accroché. Le dessin est beau, mais froid, froideur renforcée par des effets de distanciation permanente entre le texte et l’image… La narration est parfois confuse, souvent soporifique… Tout ce que se passe tombe comme un cheveu dans la soupe, à l’image de cette résolution complètement insatisfaisante. Les personnages sont froids et distants, on éprouve difficilement quelque chose à leur égard. Non seulement, ils ne parlent que de manière relativement impersonnelle, mais les inventions graphiques de Sera (effets de flou et de vitesse, taches colorées) nous empêchent de donner à chaque personnage une véritable identité visuelle, un véritable visage. Et puis le gros problème, c’est que je n’ai pas saisi où les auteurs voulaient en venir, ce qu’ils voulaient dire … Pourtant, il doit y avoir quelque chose là derrière, un propos allégorique ou même politique… mais chez moi en tout cas, c’est resté assez fumeux et obscur…
Danger Girl - Opération Hammer
Qu'est ce que c'est plat! On tire si peu de substance de la lecture de ce comic que je ne sais même pas quoi en dire. Alors faisons simple: Graphiquement c'est très tape à l'oeil mais très basique, sans personnalité, sans force, sans originalité. Au niveau du scénario... Quel scénario? Circulez il n'y a pas cela ici. Au niveau des personnages on a des nymphettes à gros seins, qui massacrent leurs fringues improbables pour créer un effet racoleur, un racolage mais non assumé, pas moyen d'entrevoir le moindre téton. Autour des Danger Girls (WAAAA le nom qui tue!) des personnages clichés qui ressemblent à de mauvais clins d'oeils... J'arrête le massacre, en conclusion je dirais que c'est consternant, même au second degré cela ne fait même pas sourire. À éviter.
L'Impondérable
Mmmmmmhhh... C’est du tout bon ça ! Même et SURTOUT si on s'intéresse à la science-fiction, cet album est vraiment à déconseiller. Histoire improbable. Et ce "travail" à l'ordinateur... une merveille du genre, je ne vous dis que ça. Il faudrait quand même comprendre une bonne fois pour toute que, pour faire du traitement informatique, savoir dessiner n'est pas superflu, ça reste la base de tout.
3 Vierges
La différence entre les bd numériques et "traditionnelles" est souvent (pas toujours) comparable à la différence entre une boîte en conserve de fruits et des fruits frais. Ah, ce bon goût de fer-blanc... Ici j'ai carrément attrapé un rhume tellement les couleurs sont froides ! C'est bien simple, ouvrez l'album et la température de votre maison baisse de 10°. Surtout que dans ce cas de bd, c'est le genre "la couleur camoufle les défauts du dessin". Autant dire que pour lire l'histoire, c'est mal parti... Hislaire ne semble pas très en forme, et ses personnages sont plutôt antipathiques et "abracadabrantesques", sortis d'un sous-2001 Odyssée de l'espace. Une mauvaise surprise, d'autant que les albums de la collection carrée se distinguent justement par leur qualité graphique et des histoires originales. Je me demande d'ailleurs si ça ne fait pas concurrence à L'Affaire du siècle... Non, c'est trop cruel, ça !
XIII
Ah, XIII et ses complots, ses contre complots, ses renversements de situations renversants... Au début, ça part plutôt pas mal (il faut préciser par honnêteté intellectuelle, que JVH ne s'est pas gêné pour copier/coller le roman de Ludlum), mais franchement, ce petit jeu de cache-cache d'identité me lasse assez vite. Je me dois de préciser que pour moi, les dés étaient pipés d'avance: depuis mon enfance, je n'ai jamais aimé le dessin de Vance. Certes, ses ambiances et ses illustrations sont remarquables de technique. Las, ses décors me rappellent invariablement les seventies, à croire qu'il est resté dedans. Mais le pire, ce sont les personnages, H/F, semblables à des Big Jim à la tête interchangeable, et aussi expressifs qu'un boeuf musqué en décomposition depuis trois semaines. Même en faisant des efforts, je ne m'y fais pas, toutes mes excuses.
Les Aventures de Bigard
Jean-Marie Bigard ne cesse de le répéter, remplir le Stade de France ou vendre des millions de DVD lui rapporte tout juste de quoi payer ses employés et engraisser les méchants requins du fisc. Malgré le dénuement le plus total dans lequel il vit, il n'hésite pas à montrer son coeur à tous les passants avec son opération "Des bouchons en plastique dans ton cul" qui permet de payer des rustines pour les roues des fauteuils pour handicapés, mais comme cette année il voudrait que les enfants qu'il a fait à son épouse avec ses grosses couilles aient des cadeaux sous leur beau sapin grand comme sa pine (excusez-moi pour tout ça, hein, j'essaie de me mettre au niveau de Bigard), il a eu l'idée, pour se faire un peu d'argent de poche(-kangourou de slip, bien sûr), de sortir ce chouette produit dérivé que sont "Les Aventures de Bigard", une bande dessinée dont la finesse ne manquera pas de ravir ses nombreux fans. Tous les ingrédients qui ont fait le succès populaire de ce comique populiste sont là : du gros gag qui tâche, du gros mot parce que les gros mots-c'est-grossier-mais-c'est-pas-vulgaire, et puis les intellos c'est des cons, et puis les garagistes c'est des escrocs, etc. Les petites histoires de l'album sont soit adaptées de ses sketchs (le fameux "Avant fallait écarter le maillot pour voir les fesses, avec le string faut écarter les fesses pour voir le maillot" par exemple), soit adaptées d'histoires drôles bien connues (et souvent déjà adaptées précédemment par Vuillemin dans "Les Sales Blagues", comme "T'es sympa mais quand tu te branles, fais-le avec TA bite"). Les répliques volent haut, parmi les meilleures je citerai "J'ai les doigts qui sentent un peu le cul parce que je me torche sans papier" ou "Quand on m'encule j'aime bien qu'on me caresse les tétons" ; c'est frais, c'est classe, c'est merveilleux. Les plus fins observateurs ne manqueront pas de remarquer, dans des rôles secondaires, une brochette d'animateurs-vedettes de TF1 : Laurence Boccolini, Nicolas Sarkozy ou encore Bataille et Fontaine. Avec un casting pareil, avouez que ça ne peut donner qu'un chef-d'oeuvre. Non, bon, écoutez, sérieusement... Si vous aimez Bigard, je suppose que vous serez contents de retrouver dans cet album son humour si caractéristique... Pour ma part, j'ai pas réussi à prendre tout ça au 2ème, 3ème ou 112ème degré, j'ai trouvé ça gras, bas-du-front, beauf, macho ; ça affiche cette espèce de connerie crasse dont Bigard est fier sous prétexte qu'elle représenterait, selon lui, le "bon sens populaire des braves gens" (bien que la toute première histoire de l'album tendrait à trahir son mépris pour son propre public de braves gens), par opposition à la prétention des méchants bourgeois intellos qui se branlent le cerveau (d'ailleurs s'il lisait ce texte je suppose qu'il répondrait que si je n'aime pas sa BD c'est parce que je ne suis qu'un gros con d'intello qui se branle le cerveau, bien sûr). J'ai lu l'album en entier par curiosité, j'ai pas ri ou souri une seule fois, j'ai juste trouvé ça navrant... Je dois pas être le public ciblé par Jean-Marie de toutes façons.