Répugnant. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit.
Scatologie, prostitution, viol, détournement de mineures, attouchements dans les transports en commun, tout y passe.
Et le pire, pour chacune des ces horreurs, l'auteur cherche à justifier et excuser leurs auteurs... Révoltant.
Tout est malheureusement dans le titre : "anormal".
Hormis cette collection de débauche, il n'y a rien. Pas de scénario. Pas d'histoire. Une vague histoire d'amour, qui n'en est pas une, sert de prétexte ou plutôt de fils conducteur à ces pratiques.
Quant aux graphismes : du moyen, voire très moyen.
Les japonais sont friands d'"humour petites culottes". Mais ici, s'il y a des petites culottes, il n'y pas l'humour qui va avec.
Bref : fuyez.
Eh oui, encore une daube de Cauvin. C’est pas la première ! Entre L'Agent 212, Cédric (et j’en passe), cette série n’échappe pas à la nullité de ses scénarii. Je ne comprends pas qu’un auteur qui, selon moi, n’a pas fait une seule bonne bd, puisse quand même être autant connu. Bon, j’arrête là, comme le dit si bien la consigne, on n’est pas là pour casser de l’auteur.
Je ne vais pas m’éterniser sur le cas de cette série : les gags sont mauvais, aucun ne me fait rire. Un nombre de tomes démesuré pour une bd aussi nulle. Les dessins ne remontent pas le niveau, c’est du pur gribouillis.
Pfouh… une catastrophe quoi…
Alors là, un seul mot me vient à l'esprit pour qualifier cette bd: inutile.
C'est un ramassis de lieux communs assorti de morale à deux balles sur le thème "tous des pourris ces riches et ces politiques", le tout desservi par des dessins si mauvais que j'en suis à me demander si je ne pourrais pas me lancer dans la bd avec mes talents artistiques de peintre en bâtiment bricoleur du dimanche.
En voulant volontairement s'éloigner de ses précieux carnets, Joann Sfar a voulu commettre son Rahan. Le dessin et les couleurs sont certes superbes mais la mayonnaise ne prend pas.
Cette approche pseudo philosophique reste, à mon avis, au niveau de la niaiserie et j'avoue m'être ennuyé à la lecture de ce premier opus.
Seules les dernières pages, sous forme de carnet, un genre où excelle notre ami Sfar (car je suis un inconditionnel de cet auteur, ne vous méprenez pas) m'ont captivé.
Longtemps je me suis demandé vers quel public s'adressait cette bd, tant je n'en n'ai guère saisi le sens: adulte ou enfant? .
Le mythe du bon sauvage revisité à la sauce Sfar est bel et bien raté. Pourtant, tout prédisposait à un enthousiasme général : un format original chez "Dargaud", une couverture réussie, une campagne de presse rondement menée ( avec la une de "bodoï" et de "DBD").Mais, non rien à faire, je n'ai pas aimé.
Alors Monsieur Sfar, si vous voulez continuer à mettre en scène votre sympathique famille, livrez nous vos carnets ("Caravan" est LE livre par excellence que j'adore) au lieu de vous compromettre dans un scénario qui amuse et plait sans doute à Chabat, Coppens, Klapish et Pennac ( voir le quatrième de couverture) mais qui , moi en tant qu'admirateur de votre oeuvre, ne m'a pas convaincu du tout.
Album parfaitement dispensable.
Après le nanaresque Exit, le nom d'Alain Mounier se retrouve à nouveau associé à un chef-d'oeuvre, "Mourir au Paradis". Une BD "dans l'air du temps" comme le fait remarquer Nijal, puisqu'elle exploite un thème en vogue, "Et si on disait encore un peu de mal de ces gros cons de Ricains ?", toujours porteur de ce côté de l'Atlantique.
Pour brosser son portrait sans concession des zétazunis, Christin s'est 'ach'ment bien documenté : il a lu un article dans la revue Urbanisme et, si ça se trouve, il a même vu un reportage dans Envoyé Spécial, voire 52 sur la une. C'est dire si c'est du solide. Grâce à lui, j'ai découvert que la population des Etats-Unis se divisait en diverses catégories, listées ici :
-les possesseurs d'armes à feu, forcément néo-nazis
-les ploucs en stetson, forcément obtus et milliardaires
-les vieux salauds enrichis dans le commerce des armes, forcément mariés à d'anciennes starlettes siliconnées
-les obèses dégoûtants, forcément lents d'esprit et comiques
-les croyants, forcément prosélytes et sans scrupules
-les gros Noirs, forcément agents de sécurité
Ces catégories forment un ensemble qu'on peut appeler "les gros cons racistes", et ils oppriment les catégories suivantes :
-les Françaises, également appelés "femmes à poil"
-les New Yorkais, également appelés "intellectuels juifs"
-les riches immigrés sympas, également appelés "Asiatiques" et "Arabes non-musulmans"
-les pauvres immigrés laborieux, également appelés "Pancho"
-les enfants, également appelés "innocentes victimes"
Evidemment, tout ça n'est pas du tout bourré de gros clichés à deux balles, mais alors, pas du tout. Du tout. L'Amérique d'aujourd'hui, c'est ça, Coco ! Des gros cons, moi j'te l'dis !
Bref, fort d'une superbe galerie de personnages absolument pas caricaturaux, ce bel album nous raconte une intrigue absolument pas poussive, super lente à se mettre en place et cousue de fil blanc. Le but étant, je suppose, de démontrer que ces communautés barricadées qui vivent en circuit fermé, boooooouuuuuh, c'est maaaaaal, sauf qu'au bout du compte, puisque dans la vision de l'auteur elles sont à 90% peuplées de gros cons dangereux, on se dit que c'est une bonne chose qu'ils aient décidé de se réunir et de se couper du monde, et que ces prisons 5 étoiles pour imbéciles, c'est pas si mal dans le fond, au moins pendant qu'ils s'y emmerdent, le reste du monde est à nous.
Le dessin moyen/médiocre et sans personnalité ne sauvera pas de la note minimum cet album idiot et ennuyeux.
Quel navet!
C'est franchement moche. L'histoire... y'en a pas! Les scènes de culs sont soporifiques. Et le pseudo bondage avec les monstres à tentacules, c'était peut-être original dans les années 70 mais là c'est franchement ringard.
Si on prend tout ça au second degré, j'imagine qu'on doit pouvoir trouver ça drôle... mais moi même pas.
Cette BD et tout sauf excitante! Un comble pour du Hentaï! Certaines scènes de pseudo-viol sont même plutôt dégoûtantes.
Bref il n'y a vraiment rien pour sauver cette "oeuvre" sans queue ni tête (si je puis dire). Pas étonnant qu'elle ait été abandonnée.
Puisqu'on a affaire au spin-off d'un space opéra, osons parler de navet sidéral... (pardon). Vous l'aurez peut être compris, mais je n'ai vraiment pas apprécié K...
Pourtant, Kookaburra, j'avais tout pris jusqu'ici. Fan de la série mère, j'avais trouvé le concept de Kookaburra Universe sympa, d'autant plus que la qualité des albums était au rendez-vous. Mais là, ce qui m'a pris quand j'ai vu la couverture, c'est le doute. Le doute comme quoi finalement, tout ce qui commence par K n'est peut être pas l'avant présage d'une lecture fort agréable.
Le dessin, comme dit Chelmi, est moderne. Et en ce qui me concerne, il est même 'achement trop moderne. Des couleurs qui déchirent sa race peut être, mais qui déchirent surtout la rétine. Rarement j'ai vu une colorisation avec des tons aussi criards. Quant au dessin proprement dit, je comprends qu'on puisse le trouver intéressant, mais personnellement, je n'aime pas. Trop cartoon, sans doute.
Enfin, pour ce qui est du scénario... Quel scénario ?
Que dire de plus? Toute la philosophie Soleil est concentrée dans ce"machin"(à noter que je suis pas anti-S., certains albums sont très bien) : pompage éhonté et opportuniste de l'univers HF et de Tolkien, fait sans aucun talent. Les dessins sont raides, froids et carrément moches à regarder. Les personnages clairement mal construits. Le scénario(?) est complètement frelaté. J'ai d'autant moins de sympathie pour ceci que ça ne fait qu'écorner encore un peu plus l'Heroic Fantasy, et il faut bien dire que Soleil se pose comme le fossoyeur du genre. Merci.
Quand on lit ce tome 1, on comprend pourquoi la série n'est pas achevée. Logique, elle n'a rien pour elle.
Niveau dessin, c'est basique moyen moins. Ni beau, ni réussi.
Niveau scénario, c'est la surprise (mais pas la bonne). Mitton qui nous a pondu un scénario sans sexe (au moins au début), mais pas prenant, et difficile à cerner sur ce premier tome. Il reprend la vieille légende de Gilgamesh pour la retravailler façon SF, et il retravaille tellement qu'on a du mal à voir le lien avec l'ancienne légende, et que je ne vois pas l'intérêt d'être allé repêcher Gilgamesh plutôt qu'un quidam de son invention.
Le tome 1 est trop tôt pour juger une série, mais pas l'album. Et celui-ci est à éviter.
Un phénomène ? Cette série l’est certainement. Avec cinq éditions du tome 1 en un an à peine, le succès est là. Mais est-ce dû aux qualités intrinsèques de la bd ou plutôt à la série MP3 diffusée sur le net et considérée comme culte par beaucoup ? Comme je peux le voir, le jugement de cette bd a du mal à s’affranchir de la série MP3 et c’est compréhensible. Certains ont apprécié l’adaptation, d’autres pas. N’ayant pas (encore) écouté cette série événement, c’est avec l’esprit vierge de tout préjugé que j’aborde la lecture de cette "première saison" du donjon.
Premier (mauvais) point : le graphisme est moche et présente un côté très amateur (dans le sens péjoratif du terme). Les personnages sont ramassés et bouffis avec une propension à bigler grave. Deuxième (mauvais) point : la dessinatrice fait preuve de beaucoup de paresse en usant et abusant de la fonction "copier-coller" où j’ai pu relever une même case reprise jusqu’à 6 fois sur 4 pages consécutives ! Troisième (mauvais) point : je trouve les dialogues inutilement vulgaires (on ne compte plus les "merde" qui sortent de leurs bouches). Quatrième (mauvais) point : n’ayant pas eu la version MP3 en tête pendant la lecture, j’ai trouvé les gags plats et peu marrant.
Bref, cette série profite d’un effet mode et s’adresse, à mon avis, avant tout aux auditeurs de la version MP3.
A noter que "Survivaure", une autre série MP3 à succès, va être adaptée par Marion Poinsot.
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Let's be anormal
Répugnant. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Scatologie, prostitution, viol, détournement de mineures, attouchements dans les transports en commun, tout y passe. Et le pire, pour chacune des ces horreurs, l'auteur cherche à justifier et excuser leurs auteurs... Révoltant. Tout est malheureusement dans le titre : "anormal". Hormis cette collection de débauche, il n'y a rien. Pas de scénario. Pas d'histoire. Une vague histoire d'amour, qui n'en est pas une, sert de prétexte ou plutôt de fils conducteur à ces pratiques. Quant aux graphismes : du moyen, voire très moyen. Les japonais sont friands d'"humour petites culottes". Mais ici, s'il y a des petites culottes, il n'y pas l'humour qui va avec. Bref : fuyez.
Les Femmes en blanc
Eh oui, encore une daube de Cauvin. C’est pas la première ! Entre L'Agent 212, Cédric (et j’en passe), cette série n’échappe pas à la nullité de ses scénarii. Je ne comprends pas qu’un auteur qui, selon moi, n’a pas fait une seule bonne bd, puisse quand même être autant connu. Bon, j’arrête là, comme le dit si bien la consigne, on n’est pas là pour casser de l’auteur. Je ne vais pas m’éterniser sur le cas de cette série : les gags sont mauvais, aucun ne me fait rire. Un nombre de tomes démesuré pour une bd aussi nulle. Les dessins ne remontent pas le niveau, c’est du pur gribouillis. Pfouh… une catastrophe quoi…
Les couleurs de l'infamie
Alors là, un seul mot me vient à l'esprit pour qualifier cette bd: inutile. C'est un ramassis de lieux communs assorti de morale à deux balles sur le thème "tous des pourris ces riches et ces politiques", le tout desservi par des dessins si mauvais que j'en suis à me demander si je ne pourrais pas me lancer dans la bd avec mes talents artistiques de peintre en bâtiment bricoleur du dimanche.
La Vallée des Merveilles
En voulant volontairement s'éloigner de ses précieux carnets, Joann Sfar a voulu commettre son Rahan. Le dessin et les couleurs sont certes superbes mais la mayonnaise ne prend pas. Cette approche pseudo philosophique reste, à mon avis, au niveau de la niaiserie et j'avoue m'être ennuyé à la lecture de ce premier opus. Seules les dernières pages, sous forme de carnet, un genre où excelle notre ami Sfar (car je suis un inconditionnel de cet auteur, ne vous méprenez pas) m'ont captivé. Longtemps je me suis demandé vers quel public s'adressait cette bd, tant je n'en n'ai guère saisi le sens: adulte ou enfant? . Le mythe du bon sauvage revisité à la sauce Sfar est bel et bien raté. Pourtant, tout prédisposait à un enthousiasme général : un format original chez "Dargaud", une couverture réussie, une campagne de presse rondement menée ( avec la une de "bodoï" et de "DBD").Mais, non rien à faire, je n'ai pas aimé. Alors Monsieur Sfar, si vous voulez continuer à mettre en scène votre sympathique famille, livrez nous vos carnets ("Caravan" est LE livre par excellence que j'adore) au lieu de vous compromettre dans un scénario qui amuse et plait sans doute à Chabat, Coppens, Klapish et Pennac ( voir le quatrième de couverture) mais qui , moi en tant qu'admirateur de votre oeuvre, ne m'a pas convaincu du tout. Album parfaitement dispensable.
Mourir au paradis
Après le nanaresque Exit, le nom d'Alain Mounier se retrouve à nouveau associé à un chef-d'oeuvre, "Mourir au Paradis". Une BD "dans l'air du temps" comme le fait remarquer Nijal, puisqu'elle exploite un thème en vogue, "Et si on disait encore un peu de mal de ces gros cons de Ricains ?", toujours porteur de ce côté de l'Atlantique. Pour brosser son portrait sans concession des zétazunis, Christin s'est 'ach'ment bien documenté : il a lu un article dans la revue Urbanisme et, si ça se trouve, il a même vu un reportage dans Envoyé Spécial, voire 52 sur la une. C'est dire si c'est du solide. Grâce à lui, j'ai découvert que la population des Etats-Unis se divisait en diverses catégories, listées ici : -les possesseurs d'armes à feu, forcément néo-nazis -les ploucs en stetson, forcément obtus et milliardaires -les vieux salauds enrichis dans le commerce des armes, forcément mariés à d'anciennes starlettes siliconnées -les obèses dégoûtants, forcément lents d'esprit et comiques -les croyants, forcément prosélytes et sans scrupules -les gros Noirs, forcément agents de sécurité Ces catégories forment un ensemble qu'on peut appeler "les gros cons racistes", et ils oppriment les catégories suivantes : -les Françaises, également appelés "femmes à poil" -les New Yorkais, également appelés "intellectuels juifs" -les riches immigrés sympas, également appelés "Asiatiques" et "Arabes non-musulmans" -les pauvres immigrés laborieux, également appelés "Pancho" -les enfants, également appelés "innocentes victimes" Evidemment, tout ça n'est pas du tout bourré de gros clichés à deux balles, mais alors, pas du tout. Du tout. L'Amérique d'aujourd'hui, c'est ça, Coco ! Des gros cons, moi j'te l'dis ! Bref, fort d'une superbe galerie de personnages absolument pas caricaturaux, ce bel album nous raconte une intrigue absolument pas poussive, super lente à se mettre en place et cousue de fil blanc. Le but étant, je suppose, de démontrer que ces communautés barricadées qui vivent en circuit fermé, boooooouuuuuh, c'est maaaaaal, sauf qu'au bout du compte, puisque dans la vision de l'auteur elles sont à 90% peuplées de gros cons dangereux, on se dit que c'est une bonne chose qu'ils aient décidé de se réunir et de se couper du monde, et que ces prisons 5 étoiles pour imbéciles, c'est pas si mal dans le fond, au moins pendant qu'ils s'y emmerdent, le reste du monde est à nous. Le dessin moyen/médiocre et sans personnalité ne sauvera pas de la note minimum cet album idiot et ennuyeux.
Original La Blue Girl
Quel navet! C'est franchement moche. L'histoire... y'en a pas! Les scènes de culs sont soporifiques. Et le pseudo bondage avec les monstres à tentacules, c'était peut-être original dans les années 70 mais là c'est franchement ringard. Si on prend tout ça au second degré, j'imagine qu'on doit pouvoir trouver ça drôle... mais moi même pas. Cette BD et tout sauf excitante! Un comble pour du Hentaï! Certaines scènes de pseudo-viol sont même plutôt dégoûtantes. Bref il n'y a vraiment rien pour sauver cette "oeuvre" sans queue ni tête (si je puis dire). Pas étonnant qu'elle ait été abandonnée.
Kookaburra K
Puisqu'on a affaire au spin-off d'un space opéra, osons parler de navet sidéral... (pardon). Vous l'aurez peut être compris, mais je n'ai vraiment pas apprécié K... Pourtant, Kookaburra, j'avais tout pris jusqu'ici. Fan de la série mère, j'avais trouvé le concept de Kookaburra Universe sympa, d'autant plus que la qualité des albums était au rendez-vous. Mais là, ce qui m'a pris quand j'ai vu la couverture, c'est le doute. Le doute comme quoi finalement, tout ce qui commence par K n'est peut être pas l'avant présage d'une lecture fort agréable. Le dessin, comme dit Chelmi, est moderne. Et en ce qui me concerne, il est même 'achement trop moderne. Des couleurs qui déchirent sa race peut être, mais qui déchirent surtout la rétine. Rarement j'ai vu une colorisation avec des tons aussi criards. Quant au dessin proprement dit, je comprends qu'on puisse le trouver intéressant, mais personnellement, je n'aime pas. Trop cartoon, sans doute. Enfin, pour ce qui est du scénario... Quel scénario ?
Le Seigneur d'Ombre
Que dire de plus? Toute la philosophie Soleil est concentrée dans ce"machin"(à noter que je suis pas anti-S., certains albums sont très bien) : pompage éhonté et opportuniste de l'univers HF et de Tolkien, fait sans aucun talent. Les dessins sont raides, froids et carrément moches à regarder. Les personnages clairement mal construits. Le scénario(?) est complètement frelaté. J'ai d'autant moins de sympathie pour ceci que ça ne fait qu'écorner encore un peu plus l'Heroic Fantasy, et il faut bien dire que Soleil se pose comme le fossoyeur du genre. Merci.
Gilgamesh (Soleil)
Quand on lit ce tome 1, on comprend pourquoi la série n'est pas achevée. Logique, elle n'a rien pour elle. Niveau dessin, c'est basique moyen moins. Ni beau, ni réussi. Niveau scénario, c'est la surprise (mais pas la bonne). Mitton qui nous a pondu un scénario sans sexe (au moins au début), mais pas prenant, et difficile à cerner sur ce premier tome. Il reprend la vieille légende de Gilgamesh pour la retravailler façon SF, et il retravaille tellement qu'on a du mal à voir le lien avec l'ancienne légende, et que je ne vois pas l'intérêt d'être allé repêcher Gilgamesh plutôt qu'un quidam de son invention. Le tome 1 est trop tôt pour juger une série, mais pas l'album. Et celui-ci est à éviter.
Le Donjon de Naheulbeuk
Un phénomène ? Cette série l’est certainement. Avec cinq éditions du tome 1 en un an à peine, le succès est là. Mais est-ce dû aux qualités intrinsèques de la bd ou plutôt à la série MP3 diffusée sur le net et considérée comme culte par beaucoup ? Comme je peux le voir, le jugement de cette bd a du mal à s’affranchir de la série MP3 et c’est compréhensible. Certains ont apprécié l’adaptation, d’autres pas. N’ayant pas (encore) écouté cette série événement, c’est avec l’esprit vierge de tout préjugé que j’aborde la lecture de cette "première saison" du donjon. Premier (mauvais) point : le graphisme est moche et présente un côté très amateur (dans le sens péjoratif du terme). Les personnages sont ramassés et bouffis avec une propension à bigler grave. Deuxième (mauvais) point : la dessinatrice fait preuve de beaucoup de paresse en usant et abusant de la fonction "copier-coller" où j’ai pu relever une même case reprise jusqu’à 6 fois sur 4 pages consécutives ! Troisième (mauvais) point : je trouve les dialogues inutilement vulgaires (on ne compte plus les "merde" qui sortent de leurs bouches). Quatrième (mauvais) point : n’ayant pas eu la version MP3 en tête pendant la lecture, j’ai trouvé les gags plats et peu marrant. Bref, cette série profite d’un effet mode et s’adresse, à mon avis, avant tout aux auditeurs de la version MP3. A noter que "Survivaure", une autre série MP3 à succès, va être adaptée par Marion Poinsot.