Si certains albums des années 60, 70 ne sont pas trop mauvais (ils ont quand même pris un sacré coup de vieux). La série a depuis longtemps sombré dans des stéréotypes, que ce soit au point de vue du dessin ou du scénario.
L'adjectif qui m'est venu à l'idée en refermant cet album était tout simple : "pathétique". Dans une acceptation péjorative du terme. Car franchement, c'est vraiment le pire roman graphique que j'ai jamais lu. On suit les déambulations d'un paumé japonais à Paris et Londres. Le gars se balade, fait l'intéressant, est recueilli par tout un tas de gens, mais il ne lui arrive rien. Franchement rien. Le vide absolu. Et quand le dessin s'y met, c'est vraiment pas beau. Le trait de la mangaka Yamada Naito n'a vraiment rien pour lui. Certes, c'est un style très particulier. Mais il est... laid. Les personnages changent d'allure d'une case à l'autre, on les confond avec le gars d'à côté...
Affreux affreux affreux !
Suite à la lecture très laborieuse de cet... de ce... de cette BD (?), je me suis un peu renseigné sur son scénariste, Appel Guery. Et voilà ce que ça donne : unitaryscienceinstitute.com... Merde alors ! Cette BD, publiée en 1982 par Glénat, puis rééditée chez Aedena en 1987, est ni plus ni moins le manifeste illustré d'une... secte à mi-chemin entre scientologie et raëliens ! (NB : après recherche, cette "secte" à laquelle appartenait Appel Guery s'appelait le groupe ISOZEN, secte soucoupiste adepte d'hypnose collective et autres délires du genre)
Dans les faits, cette BD oscille entre le Nanar absolu, la Bouse illisible et le discours sectaire dangereux et peut-être même criminel de nos jours.
Le dessin est ahurissant tant il est kitsch. Couleurs flashy et pastels, dessins typés SF des années 70, personnages figés et ratés, scènes improbables de ridicule. Quand on feuillète cet album, c'est avec les yeux écarquillés en se disant qu'il faut absolument lire un tel Nanar pour rigoler un bon coup.
L'ennui, c'est que derrière, oui c'est ridicule, mais c'est aussi illisible. Je vous cite un dialogue tel qu'on va en avoir durant des pages entières :
Porte interdimensionnelle Terre 3 est cadrée par les circuits du cerveau internel des Surveyors 12. L'analyseur synthétique va pénétrer la zone spatio-temporelle de Terre 3 en l'an 7300 temps galactique où l'hyper-cerveau cosmique en matière psychonique indestructible résultant de l'évolution humaine totale au cours des milliers d'années précédentes réalise une conscience cosmique synthétisant les connaissances acquises durant les expériences du cycle de la vie humaine et qui est le seul capable, à ce stade, d'entrer en résonnance avec nos schèmes de conscience internelle.
Ouf... Et ça, c'est quoi ? C'est une bulle sur 2 sur chaque planche du début à la fin de l'album. Incompréhensible, et seulement hilarant quand on en lit une par-ci par-là mais pas quand on essaie un tant soit peu de suivre le... processus narratif symbiotique de cet histoire conscientifique et intra-luminiquement visuelle. Argh ! Je suis contaminé !
Bon, bref, pour le moment, ce dessin kitschissime, cette histoire de SF qui aurait été ridicule même en 1850 (temps galactique) et ces dialogues incongrus ont tout pour faire un bon nanar qu'on lit en se fendant la gueule. Et ce fut chose faite pour moi à pas mal de moments.
Mais à énormément d'autres moments, j'étais tout simplement effaré par le contenu de cette histoire, par les messages qu'elle fait passer sans aucun détour. Les hommes sont issus de souche extra-terrestre, certains privilégiés ont été illuminés par les puissances extra-terrestres qui dominent l'univers, ils doivent mener les hommes vers le salut et pour cela, leurs disciples doivent abandonner tout bien matériel pour développer uniquement leur esprit à la recherche du bonheur spirituel, ils doivent rejoindre la communauté du gourou Yogan, et s'ils veulent en sortir c'est qu'ils ont été pervertis par le Mal Innommable, et à la fin la Terre doit périr dans un grand cataclysme dont seuls les plus proches disciples de Yogan seront sauvés par les extra-terrestres pour rejoindre un Nirvana où ils pourront refaire le monde à leur image. Je résume mais je vous épargne au passage tous les messages insidieux, les affirmations plus que douteuses, les déclarations qui seraient sans doute passibles de prison pour incitation à entrer dans une secte destinée à glorifier un gourou unique.
Si seulement les auteurs faisaient ça au second degré, mais non, le scénariste est le gourou de cette "science unitaire" ("Pour la jonction entre la conscience énergie de l'intra-univers et de l'extra-univers") et le dessinateur écrit dans la post-face de la BD à quel point il a été convaincu par la doctrine de son scénariste.
Franchement incroyable que cette BD aie pu être publiée... et rééditée...
J'en reste comme deux ronds de flan...
Mort de rire, le gars qui pond les résumés chez Soleil est un petit génie. Le résumé présent dans l'onglet histoire raconte TOUT l'album, je veux dire : la dernière phrase de celui-ci correspond exactement à la dernière case de l'album. Un bon gros spoiler, donc... mais comment lui en vouloir? Cette révélation est la seule chose intéressante qui se déroule dans cet album... le reste est insipide, ennuyeux, ce qui, pour un album lu en 10 minutes, est assez fort. Le dessin, à l'exception de la couverture, est plutôt joli... mais ça ne suffit pas, cette histoire de secte tueuse et de gamins étranges avec des codes barres dans les yeux peine à décoller et à intéresser...
Oulala ! Une vraie catastrophe scénaristique. Ce que j'ai lu de pire dans le genre science-fictionnesque, pour lequel je suis pourtant bon public.
Il faut croire que je suis totalement imperméable au talent de Bajram, parce que je faisais déjà partie de ceux qui n'ont pas accroché (mais alors vraiment pas) à son chef d'oeuvre UW1. Je ne peux pas l'expliquer, mais ses scénarios me laissent un sentiment d'inutile complexité. Non pas que je n'aime pas la complexité en BD, puisque je suis fan d'Andreas, mais là je trouve qu'elle ne sert à rien et tend même vers le ridicule avec la palme au grand méchant méchant et à ses explications à la mord-moi-le-noeud (pour ne pas dire à la c...).
Bref, vraiment pas aimé est donc un (doux) euphémisme pour qualifier ce que je ressens devant ce qui m'apparaît comme un parfait ratage.
L’idée de ce scénario est amusante : Un homme trouve dans une rue une boite contenant des pilules. Lorsque ce dernier en avale une, il devient immédiatement célèbre pendant une durée indéfinie !
J’aime la première moitié de l’album, celle où notre héros a des démêlés avec son entourage direct. Cette séquence est une satire assez réussie de notre société avec les thèmes de l’argent facile et l’apparition de gens plus attirés par la célébrité de notre héros que par sa personnalité.
La deuxième moitié de « Célebrity » m’est apparue nettement moins convaincante avec l’apparition d’un personnage ridicule et d’un changement de régime politique brutal dans notre pays. Cette séquence m’a semblé trop loufoque, trop surréaliste, trop décalée par rapport à la première partie pour que j’en apprécie particulièrement l’humour. Je n’ai pas du tout aimé ce passage au point de ressortir de cette lecture avec une très grosse déception.
Le dénouement final (très court) est intéressant mais il ne me suffit pas à apprécier globalement cette BD.
Dommage !
Je m’attendais au pire avec cet album et finalement j’ai été très agréablement surpris. Le scénario tout d’abord, on s’y croirait ! Tout respire le vécu de la part des auteurs, on angoisse comme quelqu’un d’avachi devant son poste à découvrir les exploits de passer entre des serpents agressifs ou des araignées venimeuses. On stresse à l’idée de plonger dans le vide de la cour soutenu par un élastique. On est en sueur à l’idée de ne pas répondre correctement aux réponses du père Fourras. A la fin tout est bien qui finit bien une fois de plus nos héros ramèneront le graal rempli de boyard après un très agréable moment que nous aurons passé en leur compagnie.
Le dessin ? A l’image de cette superbe couverture nous sommes dans la plus pure tradition de la ligne claire, le dessin est superbement maîtrisé et fait jeu égal avec les maîtres du genre. On pense immédiatement aux plus grand titres du genre tels les Star’Ac, Koh Lantha and co et une nouvelle fois les éditions jungle nous gratifient de leur plus belle chartre graphique.
Je remercie encore Casterman de m’avoir une nouvelle fois diverti grâce à son nouveau label Jungle. Je vous conseille de découvrir le superbe site réalisé pour l’occasion : http://www.b-oyar-d.com
Vous devez penser que je suis fou ? en découvrant les sorties de la semaine j’ai eu envie de vous écrire une petite chronique sur ce superbe objet qui n’arrivera malheureusement jamais jusqu’à ma bibliothèque.
Que dire de plus que ce qui est déjà dit ??? C'est un échec total !
La promo : Cargo a essayé d'intervenir sur tous les forums et a fait l'unanimité contre cette technique.
Le dessin : problèmes de perspectives, de proportions, de qualité du trait, personnages déformés, visages non reconnaissables d'une case à l'autre, changement de styles d’une planches à l’autre, etc …
Le style : cases au format 16/9eme, dessin réaliste « relâché », crayonnés encore apparents, bref c’est hybride et indéfinissable
La couleur : munissez-vous de vos lunettes de soleil pour ne pas être éblouis … et n’oubliez pas votre crème solaire pour éviter les coups de pinceaux ;)
Le scénario : à cheval entre le réalisme et l’humour, le découpage est mal fait et l’histoire bancale.
En conclusion, heureusement que Glénat a eu la décence de ne pas nous proposer le deuxième tome.
Après le Père Fouras et Jean-Marie Bigard, voilà que Mimie Mathy entre dans le grand monde de la bande dessinée grâce à l'éditeur Jungle. Aidée par deux tâcherons de la BD, elle signe un album destiné à un public jeune pas trop exigeant. Mais alors vraiment, pas exigeant du tout, hein. L'histoire est simplette, dégoulinante de bons sentiments, pleine de clichés et sans aucun souci de vraisemblance ; les dialogues sont bébêtes et les tentatives d'humour tombent à plat ; le dessin n'est pas foncièrement affreux mais visiblement torché à la va-vite (décors vides, le personnage de Joséphine change de taille d'une case sur l'autre). C'est du produit dérivé à deux balles, idiot et insipide mais globalement inoffensif, et je suppose que ce n'est ni mieux ni pire que toutes les autres BD du même acabit, de Léa Parker à Caméra café en passant par la BD des L5 et celle de la Star Academy.
Bref, ni à lire ni à brûler, juste à éviter.
Dès la première vision du dessin, j'ai été révulsé. Certes, Kailhenn est un vétéran de la presse et l'édition jeunesse. Mais un bon illustrateur fait-il pour autant un bon dessinateur de BD ? Il semblerait que non. Son dessin est figé, on dirait des placages, des collages. Les couleurs, toutes en aplats et sans inventivité, n'aident pas à une bonne impression. Quant à l'histoire, l'anachronie ambiante aurait pu donner un récit sympa. Complètement raté, ça ne ressemble strictement à rien. Les personnages n'ont aucun charisme, on se force pour finir l'album.
A oublier illico.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Ric Hochet
Si certains albums des années 60, 70 ne sont pas trop mauvais (ils ont quand même pris un sacré coup de vieux). La série a depuis longtemps sombré dans des stéréotypes, que ce soit au point de vue du dessin ou du scénario.
Corduroy
L'adjectif qui m'est venu à l'idée en refermant cet album était tout simple : "pathétique". Dans une acceptation péjorative du terme. Car franchement, c'est vraiment le pire roman graphique que j'ai jamais lu. On suit les déambulations d'un paumé japonais à Paris et Londres. Le gars se balade, fait l'intéressant, est recueilli par tout un tas de gens, mais il ne lui arrive rien. Franchement rien. Le vide absolu. Et quand le dessin s'y met, c'est vraiment pas beau. Le trait de la mangaka Yamada Naito n'a vraiment rien pour lui. Certes, c'est un style très particulier. Mais il est... laid. Les personnages changent d'allure d'une case à l'autre, on les confond avec le gars d'à côté... Affreux affreux affreux !
Voyage Intemporel
Suite à la lecture très laborieuse de cet... de ce... de cette BD (?), je me suis un peu renseigné sur son scénariste, Appel Guery. Et voilà ce que ça donne : unitaryscienceinstitute.com... Merde alors ! Cette BD, publiée en 1982 par Glénat, puis rééditée chez Aedena en 1987, est ni plus ni moins le manifeste illustré d'une... secte à mi-chemin entre scientologie et raëliens ! (NB : après recherche, cette "secte" à laquelle appartenait Appel Guery s'appelait le groupe ISOZEN, secte soucoupiste adepte d'hypnose collective et autres délires du genre) Dans les faits, cette BD oscille entre le Nanar absolu, la Bouse illisible et le discours sectaire dangereux et peut-être même criminel de nos jours. Le dessin est ahurissant tant il est kitsch. Couleurs flashy et pastels, dessins typés SF des années 70, personnages figés et ratés, scènes improbables de ridicule. Quand on feuillète cet album, c'est avec les yeux écarquillés en se disant qu'il faut absolument lire un tel Nanar pour rigoler un bon coup. L'ennui, c'est que derrière, oui c'est ridicule, mais c'est aussi illisible. Je vous cite un dialogue tel qu'on va en avoir durant des pages entières : Porte interdimensionnelle Terre 3 est cadrée par les circuits du cerveau internel des Surveyors 12. L'analyseur synthétique va pénétrer la zone spatio-temporelle de Terre 3 en l'an 7300 temps galactique où l'hyper-cerveau cosmique en matière psychonique indestructible résultant de l'évolution humaine totale au cours des milliers d'années précédentes réalise une conscience cosmique synthétisant les connaissances acquises durant les expériences du cycle de la vie humaine et qui est le seul capable, à ce stade, d'entrer en résonnance avec nos schèmes de conscience internelle. Ouf... Et ça, c'est quoi ? C'est une bulle sur 2 sur chaque planche du début à la fin de l'album. Incompréhensible, et seulement hilarant quand on en lit une par-ci par-là mais pas quand on essaie un tant soit peu de suivre le... processus narratif symbiotique de cet histoire conscientifique et intra-luminiquement visuelle. Argh ! Je suis contaminé ! Bon, bref, pour le moment, ce dessin kitschissime, cette histoire de SF qui aurait été ridicule même en 1850 (temps galactique) et ces dialogues incongrus ont tout pour faire un bon nanar qu'on lit en se fendant la gueule. Et ce fut chose faite pour moi à pas mal de moments. Mais à énormément d'autres moments, j'étais tout simplement effaré par le contenu de cette histoire, par les messages qu'elle fait passer sans aucun détour. Les hommes sont issus de souche extra-terrestre, certains privilégiés ont été illuminés par les puissances extra-terrestres qui dominent l'univers, ils doivent mener les hommes vers le salut et pour cela, leurs disciples doivent abandonner tout bien matériel pour développer uniquement leur esprit à la recherche du bonheur spirituel, ils doivent rejoindre la communauté du gourou Yogan, et s'ils veulent en sortir c'est qu'ils ont été pervertis par le Mal Innommable, et à la fin la Terre doit périr dans un grand cataclysme dont seuls les plus proches disciples de Yogan seront sauvés par les extra-terrestres pour rejoindre un Nirvana où ils pourront refaire le monde à leur image. Je résume mais je vous épargne au passage tous les messages insidieux, les affirmations plus que douteuses, les déclarations qui seraient sans doute passibles de prison pour incitation à entrer dans une secte destinée à glorifier un gourou unique. Si seulement les auteurs faisaient ça au second degré, mais non, le scénariste est le gourou de cette "science unitaire" ("Pour la jonction entre la conscience énergie de l'intra-univers et de l'extra-univers") et le dessinateur écrit dans la post-face de la BD à quel point il a été convaincu par la doctrine de son scénariste. Franchement incroyable que cette BD aie pu être publiée... et rééditée... J'en reste comme deux ronds de flan...
Bar code
Mort de rire, le gars qui pond les résumés chez Soleil est un petit génie. Le résumé présent dans l'onglet histoire raconte TOUT l'album, je veux dire : la dernière phrase de celui-ci correspond exactement à la dernière case de l'album. Un bon gros spoiler, donc... mais comment lui en vouloir? Cette révélation est la seule chose intéressante qui se déroule dans cet album... le reste est insipide, ennuyeux, ce qui, pour un album lu en 10 minutes, est assez fort. Le dessin, à l'exception de la couverture, est plutôt joli... mais ça ne suffit pas, cette histoire de secte tueuse et de gamins étranges avec des codes barres dans les yeux peine à décoller et à intéresser...
les Mémoires Mortes
Oulala ! Une vraie catastrophe scénaristique. Ce que j'ai lu de pire dans le genre science-fictionnesque, pour lequel je suis pourtant bon public. Il faut croire que je suis totalement imperméable au talent de Bajram, parce que je faisais déjà partie de ceux qui n'ont pas accroché (mais alors vraiment pas) à son chef d'oeuvre UW1. Je ne peux pas l'expliquer, mais ses scénarios me laissent un sentiment d'inutile complexité. Non pas que je n'aime pas la complexité en BD, puisque je suis fan d'Andreas, mais là je trouve qu'elle ne sert à rien et tend même vers le ridicule avec la palme au grand méchant méchant et à ses explications à la mord-moi-le-noeud (pour ne pas dire à la c...). Bref, vraiment pas aimé est donc un (doux) euphémisme pour qualifier ce que je ressens devant ce qui m'apparaît comme un parfait ratage.
Célébritiz
L’idée de ce scénario est amusante : Un homme trouve dans une rue une boite contenant des pilules. Lorsque ce dernier en avale une, il devient immédiatement célèbre pendant une durée indéfinie ! J’aime la première moitié de l’album, celle où notre héros a des démêlés avec son entourage direct. Cette séquence est une satire assez réussie de notre société avec les thèmes de l’argent facile et l’apparition de gens plus attirés par la célébrité de notre héros que par sa personnalité. La deuxième moitié de « Célebrity » m’est apparue nettement moins convaincante avec l’apparition d’un personnage ridicule et d’un changement de régime politique brutal dans notre pays. Cette séquence m’a semblé trop loufoque, trop surréaliste, trop décalée par rapport à la première partie pour que j’en apprécie particulièrement l’humour. Je n’ai pas du tout aimé ce passage au point de ressortir de cette lecture avec une très grosse déception. Le dénouement final (très court) est intéressant mais il ne me suffit pas à apprécier globalement cette BD. Dommage !
Les Aventuriers de Fort Boyard
Je m’attendais au pire avec cet album et finalement j’ai été très agréablement surpris. Le scénario tout d’abord, on s’y croirait ! Tout respire le vécu de la part des auteurs, on angoisse comme quelqu’un d’avachi devant son poste à découvrir les exploits de passer entre des serpents agressifs ou des araignées venimeuses. On stresse à l’idée de plonger dans le vide de la cour soutenu par un élastique. On est en sueur à l’idée de ne pas répondre correctement aux réponses du père Fourras. A la fin tout est bien qui finit bien une fois de plus nos héros ramèneront le graal rempli de boyard après un très agréable moment que nous aurons passé en leur compagnie. Le dessin ? A l’image de cette superbe couverture nous sommes dans la plus pure tradition de la ligne claire, le dessin est superbement maîtrisé et fait jeu égal avec les maîtres du genre. On pense immédiatement aux plus grand titres du genre tels les Star’Ac, Koh Lantha and co et une nouvelle fois les éditions jungle nous gratifient de leur plus belle chartre graphique. Je remercie encore Casterman de m’avoir une nouvelle fois diverti grâce à son nouveau label Jungle. Je vous conseille de découvrir le superbe site réalisé pour l’occasion : http://www.b-oyar-d.com Vous devez penser que je suis fou ? en découvrant les sorties de la semaine j’ai eu envie de vous écrire une petite chronique sur ce superbe objet qui n’arrivera malheureusement jamais jusqu’à ma bibliothèque.
L'Affaire du siècle
Que dire de plus que ce qui est déjà dit ??? C'est un échec total ! La promo : Cargo a essayé d'intervenir sur tous les forums et a fait l'unanimité contre cette technique. Le dessin : problèmes de perspectives, de proportions, de qualité du trait, personnages déformés, visages non reconnaissables d'une case à l'autre, changement de styles d’une planches à l’autre, etc … Le style : cases au format 16/9eme, dessin réaliste « relâché », crayonnés encore apparents, bref c’est hybride et indéfinissable La couleur : munissez-vous de vos lunettes de soleil pour ne pas être éblouis … et n’oubliez pas votre crème solaire pour éviter les coups de pinceaux ;) Le scénario : à cheval entre le réalisme et l’humour, le découpage est mal fait et l’histoire bancale. En conclusion, heureusement que Glénat a eu la décence de ne pas nous proposer le deuxième tome.
Joséphine ange gardien
Après le Père Fouras et Jean-Marie Bigard, voilà que Mimie Mathy entre dans le grand monde de la bande dessinée grâce à l'éditeur Jungle. Aidée par deux tâcherons de la BD, elle signe un album destiné à un public jeune pas trop exigeant. Mais alors vraiment, pas exigeant du tout, hein. L'histoire est simplette, dégoulinante de bons sentiments, pleine de clichés et sans aucun souci de vraisemblance ; les dialogues sont bébêtes et les tentatives d'humour tombent à plat ; le dessin n'est pas foncièrement affreux mais visiblement torché à la va-vite (décors vides, le personnage de Joséphine change de taille d'une case sur l'autre). C'est du produit dérivé à deux balles, idiot et insipide mais globalement inoffensif, et je suppose que ce n'est ni mieux ni pire que toutes les autres BD du même acabit, de Léa Parker à Caméra café en passant par la BD des L5 et celle de la Star Academy. Bref, ni à lire ni à brûler, juste à éviter.
Folalié
Dès la première vision du dessin, j'ai été révulsé. Certes, Kailhenn est un vétéran de la presse et l'édition jeunesse. Mais un bon illustrateur fait-il pour autant un bon dessinateur de BD ? Il semblerait que non. Son dessin est figé, on dirait des placages, des collages. Les couleurs, toutes en aplats et sans inventivité, n'aident pas à une bonne impression. Quant à l'histoire, l'anachronie ambiante aurait pu donner un récit sympa. Complètement raté, ça ne ressemble strictement à rien. Les personnages n'ont aucun charisme, on se force pour finir l'album. A oublier illico.