Un bel écrin pour quelques pages de vide. Je ne peux pas dire que c'est mauvais, c'est tellement vide. C'est une histoire qui se raconterait en une planche vendue au prix d'un petit album.
Physiquement, l'album est joli et de belle qualité. Couverture solide, album broché, papier de qualité.
Mais y a rien dedans, quoi...
Une image par planche. Chaque image utilise la symbolique de la vie courante : symboles des toilettes, des restaurants, no smoking, etc., pour raconter une histoire très simple et surtout qui se résume en une petite phrase.
Ca se lit en 30 secondes, ça ne fait pas rire, pas sourire, on est loin de crier au génie ou à l'originalité.
C'est pas particulièrement mauvais, c'est juste que c'est du vide vendu à un prix qui n'a rien à voir avec le contenu.
Bon, avant de parler de l’humour assez douteux de cette BD, j’aimerais quand même attirer votre attention sur son plus gros problème : ces strips étaient à l’origine publiés sur un blog quotidiennement, et collaient donc à l’actualité du jour. Ils font souvent référence à un événement télévisé bien particulier, un discours de Bush, un attentat en Afghanistan, … et du coup en lisant ça hors contexte, 3 ans après, on se sent un peu à côté de la plaque, et beaucoup de strips sont incompréhensibles.
Comme en plus c’est pas toujours drôle (c’est le moins qu’on puisse dire), et très grossier (j’ai lu ça en VO, et il doit y avoir en moyenne 2 fuck, 3 shit et 5 bastard par phylactère), je me demande bien pourquoi Denoël a décidé de publier ce désastre en France.
Je pourrais au moins le dire maintenant : je l'ai lue et c'est... vraiment nul !
Bigard est réputé pour ses gags gras et ses gros mots faciles : eh bien, je trouve cette BD largement plus grasse et vulgaire encore que ses sketchs. Au milieu de gags totalement plats malgré la quantité de sperme, cul, bite, couille, etc., on trouve des reprises de blagues vulgaires connues, des private jokes minables destinées aux fans de Bigard, et des gags totalement scatos. Niveau humour, c'est nul, totalement nul. Je n'ai souri qu'une seule fois de tout l'album (la cage aux chauve-souris). En outre, l'aspect macho et ultra-mysogine en est presque nauséeux.
Le dessin aussi est plus que médiocre. C'est bien simple, c'est bien sûr Bigard qu'on voit sur chaque case mais le dessinateur ne sait tellement pas le dessiner qu'il le représente quasiment en permanence avec le même 3/4 figé. En outre, j'ai bien l'impression que certaines cases, où les décors sont étonnamment plus réussis que sur la plupart des planches, sont carrément pompées sur des cases d'autres BDs (je pense notamment à la page 20 où la "femme" de Bigard se met à sonner l'alarme dans la rue : ça ne vous rappelle pas l'image de fin du gag de Gaston Lagaffe quand son réveil géant sonne au milieu de la nuit ? Je pense également entre autres au poivrot de la page 40 qui me rappelle grandement le M. Dupilon de Spirou...).
Bref, c'est nul.
Mon dieu !
Ayant décidé d'alterner les styles, je suis tombé récemment sur cette triste b.d…
Je pensai en l’ouvrant pouvoir au minimum rigoler un bon coup sur le dos des bon pères de famille catho à défaut de pouvoir me faire plaisir sur l’esthétique. Que nenni ! Je n’ai même pas souri une seule fois… Au mieux, je pense que cela doit se rapprocher du film « les choristes » avec une petite touche de nostalgie. C’est décevant. Mais probablement aussi car je m’attendais à de l’humour.
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD.
Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante.
Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence.
Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.
Ben, moi qui suis loin d'être un fan des mangas en général, j'ai vraiment pas aimé celui-là...
Je n'accroche pas du tout au scénario, je le trouve mou, sans grands changements. Les dessins ne rattrapent pas le niveau : c'est pas terrible (Ayamine ne sait pas dessiner des seins, ou quoi ?).
Moi qui voulais me lancer dans le manga, je suis vachement déçu, tiens...
L'histoire est confuse, très confuse. Pour tout vous dire j'ai du lire ces deux albums 5 fois chacun, et je n'ai jamais réussi à saisir l'essentiel du scénario.
Qu'est-ce que le Mangou ?
Qui sont les hommes en noirs dans le deuxième tome ?
Bref, un défaut imputable au scénariste. Dommage parce que le dessin est vraiment chouette et super précis, dans un style "ligne clair" parfaitement maîtrisé, les filles sont superbes et les décors aussi. Mais, bon une Bd juste pour contempler le dessin, c'est pas mon kif.
Une histoire de cavale après un meurtre accidentel, cela n'est pas très original. Et Baudoin, alors jeune auteur, illustre cette idée avec sa tendance à l'autobiographie. Mais encore une fois, cela ne rime à rien, et son histoire tourne à la mauvaise vinaigrette assez vite. Pourtant l'album avait commencé de façon étrange, sous forme de journal intime de l'un des protagonistes, puis cela bascule dans le "buddy-movie" de bas étage, difficile à suivre (Baudoin n'a jamais fait dans le linéaire) et plutôt moche, puisqu'il cherchait encore son style. A noter que l'album se raccroche à La Peau du lézard par l'un de ses personnages secondaires.
Qu’est ce qui a bien pu pousser Art Spiegelman à sortir de son silence, tant d’années après Maus ? Le bonhomme préfère peut-être décrire et analyser les pires évènements de notre histoire, que de se pencher sur des faits plus terre-à-terre ? Ou s’agit-il d’opportunisme malsain ? D’auto thérapie pour évacuer le traumatisme ? De vrai retour d’inspiration et d’envie de faire de la BD ?
Non je pose la question, parce que quand même, cet album n’a de toute évidence pas grand chose à raconter : une analyse un peu simpliste d’un problème bien compliqué, l’inquiétude pour sa petite fille allant à l’école juste à coté de « Ground Zero », le tout saupoudré d’un soupçon de propagande anti-bush primaire bien dans le vent.
« Je veux dire, c'est pas que j'aime mon nez... Mais je ne veux pas qu'on vienne y écraser un bon dieu d'avion dessus ! ». C’est vrai que des remarques de ce genre font bien avancer le problème, bravo le niveau hein.
Désolé de faire mon aigri, mais j’attendais quand même quelque chose de plus profond, de plus documenté, me donnant un début de réponse ou de réflexion sur l’énormité qu’était l’effondrement des twin towers.
Ajoutons à ça un format improbable, un prix prohibitif, et un dessin vraiment moyen rendant la lecture pénible, et « A l'ombre des tours mortes » rejoint le club très privé des BD m’ayant ennuyé de la 1ere à la dernière page.
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Un bel écrin pour quelques pages de vide. Je ne peux pas dire que c'est mauvais, c'est tellement vide. C'est une histoire qui se raconterait en une planche vendue au prix d'un petit album. Physiquement, l'album est joli et de belle qualité. Couverture solide, album broché, papier de qualité. Mais y a rien dedans, quoi... Une image par planche. Chaque image utilise la symbolique de la vie courante : symboles des toilettes, des restaurants, no smoking, etc., pour raconter une histoire très simple et surtout qui se résume en une petite phrase. Ca se lit en 30 secondes, ça ne fait pas rire, pas sourire, on est loin de crier au génie ou à l'originalité. C'est pas particulièrement mauvais, c'est juste que c'est du vide vendu à un prix qui n'a rien à voir avec le contenu.
Putain, c'est la guerre !
Bon, avant de parler de l’humour assez douteux de cette BD, j’aimerais quand même attirer votre attention sur son plus gros problème : ces strips étaient à l’origine publiés sur un blog quotidiennement, et collaient donc à l’actualité du jour. Ils font souvent référence à un événement télévisé bien particulier, un discours de Bush, un attentat en Afghanistan, … et du coup en lisant ça hors contexte, 3 ans après, on se sent un peu à côté de la plaque, et beaucoup de strips sont incompréhensibles. Comme en plus c’est pas toujours drôle (c’est le moins qu’on puisse dire), et très grossier (j’ai lu ça en VO, et il doit y avoir en moyenne 2 fuck, 3 shit et 5 bastard par phylactère), je me demande bien pourquoi Denoël a décidé de publier ce désastre en France.
Les Aventures de Bigard
Je pourrais au moins le dire maintenant : je l'ai lue et c'est... vraiment nul ! Bigard est réputé pour ses gags gras et ses gros mots faciles : eh bien, je trouve cette BD largement plus grasse et vulgaire encore que ses sketchs. Au milieu de gags totalement plats malgré la quantité de sperme, cul, bite, couille, etc., on trouve des reprises de blagues vulgaires connues, des private jokes minables destinées aux fans de Bigard, et des gags totalement scatos. Niveau humour, c'est nul, totalement nul. Je n'ai souri qu'une seule fois de tout l'album (la cage aux chauve-souris). En outre, l'aspect macho et ultra-mysogine en est presque nauséeux. Le dessin aussi est plus que médiocre. C'est bien simple, c'est bien sûr Bigard qu'on voit sur chaque case mais le dessinateur ne sait tellement pas le dessiner qu'il le représente quasiment en permanence avec le même 3/4 figé. En outre, j'ai bien l'impression que certaines cases, où les décors sont étonnamment plus réussis que sur la plupart des planches, sont carrément pompées sur des cases d'autres BDs (je pense notamment à la page 20 où la "femme" de Bigard se met à sonner l'alarme dans la rue : ça ne vous rappelle pas l'image de fin du gag de Gaston Lagaffe quand son réveil géant sonne au milieu de la nuit ? Je pense également entre autres au poivrot de la page 40 qui me rappelle grandement le M. Dupilon de Spirou...). Bref, c'est nul.
Super catho
Mon dieu ! Ayant décidé d'alterner les styles, je suis tombé récemment sur cette triste b.d… Je pensai en l’ouvrant pouvoir au minimum rigoler un bon coup sur le dos des bon pères de famille catho à défaut de pouvoir me faire plaisir sur l’esthétique. Que nenni ! Je n’ai même pas souri une seule fois… Au mieux, je pense que cela doit se rapprocher du film « les choristes » avec une petite touche de nostalgie. C’est décevant. Mais probablement aussi car je m’attendais à de l’humour.
Manu
Quand j'étais gosse, j'adorais Manu, je le trouvais plus marrant et plus accessible que Lucien, mais maintenant c'est l'inverse. Sa bouille m'énerve, les gags tombent souvent à l'eau parce que trop prévisibles, le trait est classique et sans profondeur, bref du très médiocre. Ca fait toujours du mal de noter 1/5 une bédé que vous avez adoré plus jeune (surtout quand vous avez tous les tomes), mais là je ne vois pas mieux. Même le dernier tome, où les histoires sont plus longues, n'est pas meilleur.
Eloïms
La décence m'empêche de dire ici les mots exacts de ce que je pense du niveau de cette BD. Ca commence avec le dessin que je trouve tout simplement mauvais. A mes yeux, c'est le dessin d'un adolescent qui a très mal assimilé ses nombreuses références mangas : Les Chevaliers du Zodiaque, Ken le survivant, Akira et compagnie. C'est un dessin amateur, affreusement colorisé à l'informatique, avec des angles bizarres et ratés en permanence pour donner un genre mais surtout pour rendre la narration d'une confusion impressionnante. Le scénario est d'un classique complet, le genre de scénario de très mauvais shonen avec un gamin qui a hérité de son père mystérieux des pouvoirs de combats qui apparaissent quand il est énervé ou en danger de mort, des dialogues indigents, des situations d'une platitude totale, un scénario prévisible en permanence. Oeuvre de jeunesse, c'est le moins qu'on puisse dire de cette très mauvaise BD. Je m'étonne qu'un éditeur aie pu la publier telle quelle même si c'était pour couler ensuite.
Get Backers
Ben, moi qui suis loin d'être un fan des mangas en général, j'ai vraiment pas aimé celui-là... Je n'accroche pas du tout au scénario, je le trouve mou, sans grands changements. Les dessins ne rattrapent pas le niveau : c'est pas terrible (Ayamine ne sait pas dessiner des seins, ou quoi ?). Moi qui voulais me lancer dans le manga, je suis vachement déçu, tiens...
Les Compagnons du Rêve
L'histoire est confuse, très confuse. Pour tout vous dire j'ai du lire ces deux albums 5 fois chacun, et je n'ai jamais réussi à saisir l'essentiel du scénario. Qu'est-ce que le Mangou ? Qui sont les hommes en noirs dans le deuxième tome ? Bref, un défaut imputable au scénariste. Dommage parce que le dessin est vraiment chouette et super précis, dans un style "ligne clair" parfaitement maîtrisé, les filles sont superbes et les décors aussi. Mais, bon une Bd juste pour contempler le dessin, c'est pas mon kif.
Un Rubis sur les lèvres
Une histoire de cavale après un meurtre accidentel, cela n'est pas très original. Et Baudoin, alors jeune auteur, illustre cette idée avec sa tendance à l'autobiographie. Mais encore une fois, cela ne rime à rien, et son histoire tourne à la mauvaise vinaigrette assez vite. Pourtant l'album avait commencé de façon étrange, sous forme de journal intime de l'un des protagonistes, puis cela bascule dans le "buddy-movie" de bas étage, difficile à suivre (Baudoin n'a jamais fait dans le linéaire) et plutôt moche, puisqu'il cherchait encore son style. A noter que l'album se raccroche à La Peau du lézard par l'un de ses personnages secondaires.
À l'ombre des tours mortes
Qu’est ce qui a bien pu pousser Art Spiegelman à sortir de son silence, tant d’années après Maus ? Le bonhomme préfère peut-être décrire et analyser les pires évènements de notre histoire, que de se pencher sur des faits plus terre-à-terre ? Ou s’agit-il d’opportunisme malsain ? D’auto thérapie pour évacuer le traumatisme ? De vrai retour d’inspiration et d’envie de faire de la BD ? Non je pose la question, parce que quand même, cet album n’a de toute évidence pas grand chose à raconter : une analyse un peu simpliste d’un problème bien compliqué, l’inquiétude pour sa petite fille allant à l’école juste à coté de « Ground Zero », le tout saupoudré d’un soupçon de propagande anti-bush primaire bien dans le vent. « Je veux dire, c'est pas que j'aime mon nez... Mais je ne veux pas qu'on vienne y écraser un bon dieu d'avion dessus ! ». C’est vrai que des remarques de ce genre font bien avancer le problème, bravo le niveau hein. Désolé de faire mon aigri, mais j’attendais quand même quelque chose de plus profond, de plus documenté, me donnant un début de réponse ou de réflexion sur l’énormité qu’était l’effondrement des twin towers. Ajoutons à ça un format improbable, un prix prohibitif, et un dessin vraiment moyen rendant la lecture pénible, et « A l'ombre des tours mortes » rejoint le club très privé des BD m’ayant ennuyé de la 1ere à la dernière page.