Célébritiz
Et si une pilule vous aidait à être célèbre ?
Auteurs nordiques Lewis Trondheim Poisson Pilote
Michel Canard achète une veste aux Puces, trouve des pilules dans une poche et en avale une. Résultat : ça sent la cacahouète (ou la framboise) et surtout, il devient immédiatement hypra célèbre. Le problème, c'est la durée d'action des pilules : dix secondes, trois heures, etc. Quand il est Mickael Kanard (célèbre), stars et producteurs lui cavalent après et il se fait déchiqueter par ses fans. Quand il redevient Michel Canard (pas célèbre), les videurs des boîtes people le fichent à la poubelle. Tout ça sans oublier son nouveau copain très encombrant - un acteur russe en colère, qui complique encore la situation en zigouillant les gens célèbres.
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| Date de parution | 19 Janvier 2006 |
| Statut histoire | One shot 1 tome paru |
Les avis
Un homme assez minable découvre une boîte de pilules qui lui permettent de devenir instantanément célèbre pendant un certain temps. À partir de ce principe, Lewis Trondheim construit une sorte de satire du star-system et de la fascination pour la célébrité fabriquée. Malheureusement, je n'ai absolument pas accroché à cet album. L'idée de base pouvait donner lieu à une petite fable acide sur la société du spectacle, mais l'histoire part rapidement dans un grand n'importe quoi qui donne l'impression d'un récit improvisé au fil des pages. Les situations s'enchaînent sans véritable logique ni montée en puissance, et l'ensemble finit par tourner à vide sans jamais réussir à produire ni véritable satire ni même un gag qui fasse mouche. Je me suis foncièrement ennuyé. La lecture est d'autant plus pénible que la narration au présent, que Trondheim semble avoir empruntée à Sfar, m'a horripilé sur la durée. Quant au dessin, je l'ai tout simplement trouvé hideux : un style brouillon et déglingué qui rend les planches visuellement fatigantes et n'aide vraiment pas à apprécier le récit. Au final, je me suis forcé à aller jusqu'au bout de l'album sans jamais décrocher un sourire. C'est la première fois qu'un scénario de Trondheim me déçoit autant.
Bon, là, je crois être plutôt sympa dans ma notation, car c'est vraiment à l'arrache que je mets cette deuxième étoile à un album que je n'ai pas aimé. Les deux étoiles sont pour l'embryon d'idée à la base de l'album, et pour le début, qui peut se laisser lire. Mais sur la durée, c'est vraiment du n'importe quoi ! Je ne rejette pas en bloc et a priori le foutraque, mais à condition qu'il y ait du poétique, de l'humour, un je ne sais quoi qui puisse le transcender. Ici, j'avoue franchement que le n'importe quoi n'est enrobé par rien qui puisse me le faire passer. Y compris ce personnage limite psychopathe et acteurophobe, vraiment lourdingue à force. Trondheim ne devrait pas faire éditer tous ses fonds de tiroir ! Il a du talent, mais là, ça ne passe pas. Enfin, cerise pourrie sur ce mauvais gâteau, je n'ai pas aimé le dessin, lui aussi brouillon, semblant bâclé. Bref, pas une grande réussite de mon point de vue !
Avec les notes très basses que cet album avait, je m'attendais à un truc horrible, mais finalement je trouve que c'est pas le pire titre de Trondheim. Certes, le dessin n'est pas impressionnant, mais je me suis vite habitué à ce style et si les personnages ne sont pas très beaux, mais je le trouve dynamique. Le scénario est pas mal et certaines situations sont rigolotes. Le problème s'est que ce n'est pas hilarant et vers la fin je trouvais que c'était un peu répétitif et j'en avais un peu marre de voir les gens prendre le héros pour une célébrité chaque fois qu'il prend une pilule.
Lecteur : on se fout de toi ! C'est vrai que les albums de Trondheim sont attendus avec impatience par une certaine frange du lectorat, tant on connaît le talent du " Papa " de Lapinot et Mister O pour nous emmener -bons lecteurs- sur les pentes délicieuses de l'absurde existentiel. La "chose" que j'ai essayé de lire aborde la célébrité, ses joies, ses peines... Ben, sincèrement, j'accroche pas ! Le pire y côtoie le moins bon, c'est vous dire !... Au "dessin" -mais est-ce encore cela "dessiner", j'ai découvert un certain Ville Ranta, un Finlandais "nouvelle vague" qui a été encensé à Angoulême. Désolé mais, la virtuosité d'un dessinateur ne se mesure pas à la propreté de ses créations ; mais cet espèce de bouillon graphiquement indigeste qu'il livre ici n'en fera jamais -et je le crois- un ambassadeur d'un certain renouveau graphique. 48 pages de je ne sais pas trop quoi. Un album qui se trouve dans un vieux carton que je triais. Et il va y rester. J'ai dit. Coup de gueule ! (rare de ma part).
Comme pour prouver sa théorie exposée dans Désoeuvré, selon laquelle un auteur de BD ne fait plus que des trucs moyens et dispensables une fois qu'il a dépassé un certain âge, Trondheim signe avec "Célébritiz" un album pas foncièrement mauvais mais qui ne restera certainement pas comme un des temps forts de sa carrière. Fidèle à lui-même, l'auteur joue à la fois la carte de la satire sociale, avec ce monde où n'importe quel imbécile sans talent peut devenir célèbre, et de l'humour débile gratuit, notamment avec le personnage du gros russe demeuré qui flingue tout le monde. Il y a des passages franchement moyens, Trondheim n'a pas un discours franchement novateur sur la "starisation" des anonymes et le culte de la célébrité (notez que cette BD se prend suffisamment peu au sérieux pour qu'on n'ait pas l'impression qu'il ait effectivement cherché à faire passer un message profond et original sur quoi que ce soit), le dessin n'est pas terrible, mais dans l'ensemble, c'est un titre assez marrant, avec lequel on passe un bon moment.
L’idée de ce scénario est amusante : Un homme trouve dans une rue une boite contenant des pilules. Lorsque ce dernier en avale une, il devient immédiatement célèbre pendant une durée indéfinie ! J’aime la première moitié de l’album, celle où notre héros a des démêlés avec son entourage direct. Cette séquence est une satire assez réussie de notre société avec les thèmes de l’argent facile et l’apparition de gens plus attirés par la célébrité de notre héros que par sa personnalité. La deuxième moitié de « Célebrity » m’est apparue nettement moins convaincante avec l’apparition d’un personnage ridicule et d’un changement de régime politique brutal dans notre pays. Cette séquence m’a semblé trop loufoque, trop surréaliste, trop décalée par rapport à la première partie pour que j’en apprécie particulièrement l’humour. Je n’ai pas du tout aimé ce passage au point de ressortir de cette lecture avec une très grosse déception. Le dénouement final (très court) est intéressant mais il ne me suffit pas à apprécier globalement cette BD. Dommage !
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