L’univers de Mutafukaz est riche, très riche même, et j’en suis vraiment un gros fan. Il y a un ton, un style, une marque de fabrique Mutafukaz. Ecrire un one shot parallèle, qui à la fois s’intègre dans cet univers sans le trahir mais qui doit aussi se démarquer pour ne pas avoir l’air de le copier est un défi vraiment pas évident à relever. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour moi c’est raté.
Graphiquement j’ai détesté. Ca commence par la couverture. C’est quoi ce gribouillis ? A l’intérieur on est à des années lumières du style génial de Run. On a là un trait simple, parfois enfantin et brouillon, et parfois des cases chargées de grosse taches ou de gros traits noirs qui viennent m’arracher les pupilles. En partant de ce constat il allait vraiment falloir raconter quelque chose de béton pour me séduire.
Hélas ce n’est pas le cas du tout. C’est une espèce de plongée psychédélique dans le cerveau d’Angelino qui revit son passé de sa naissance à son abandon sur fond de traque permanente par les aliens. Narration pas géniale, trame principale décousue entrecoupée par-ci par-là de planches où je n’ai pas compris ce que l’auteur à voulu représenter…
On a aussi droit à un interminable passage entre Lino et Luna qui jouent à "je t’aime mais je vais quand même te flinguer". Le dernier tiers de l’album est long combat ennuyeux au possible et sans aucun intérêt.
Bref de la déception en barre. Comme dit en introduction, j’adore la série principale, je pourrais aisément investir dans des produits dérivés funs tels que tee shirts ou affiches, mais là je vois aucun intérêt à ce spin off. Mutafukaz n’a pas besoin de ça. Sans moi.
Que de thèmes abordés dans ce premier tome, que de clichés juxtaposés…
Imaginez un descendant de tribu indienne pourri par le fric et vendant son âme pour un casino, rappelant sa fille (elle très empreinte des traditions avec un rien de surnaturel), ex FBI, pour la sécurité. Juxtaposez un franchouillard scientifique qui découvre un corps tendant à prouver qu’il y avait des eurasiens avant les indiens en Amérique. Secouez le tout en mêlant le financement du parti républicain, l’église évangélique, sur fond de racisme profond, d’agents du FBI manipulant des simplets avec en trame de fond un grand complot contre le président américain démocrate noir, voui vous avez saisi ?
C’est n’importe quoi ! Le scénario est une succession de banalités juxtaposées maladroitement ce qui rend le tout ridicule et bancal. Le dessin très confus et aux couleurs délavées n’aide pas à faire passer le message.
On peut toujours se dire que c’est un premier tome et qu’il faut présenter l’ensemble de la trame… Mais non vraiment gagner en simplicité pour approfondir des personnages tous aussi superficiels et lisses les uns que les autres et apurer certaines planches surchargées aurait été un minimum pour rendre l’album lisible.
Passez votre chemin…
"Basilisk - Kouga Ninpou-chou" est basé sur un des livres de Futaro Yamada. Ce nouvelliste historique est semble-t-il particulièrement connu pour sa série de contes "Ninpou-chou" sur les ninjas dont la publication a commencé 1958 ("Ninpou Chuushingura", "Kunoichi Ninpou-chou" et "Makai Tenshou").
Adaptée en dessin animé en 2005 et porté à l'écran en 2007 dans le film Shinobi que j'ai eu le plaisir de voir, cette histoire m'avait bien plu à la base et ce manga n'étant pas encore avisé sur BDThèque, je me suis lancée dans sa lecture.
Malheureusement, ce fut une déception dès le premier tome !
Je n'aime pas du tout le style graphique qui a été utilisé, mélange de fonds à base de photos retouchées et de personnages modélisés par ordinateur. De plus, ces ninjas, certes dotés de pouvoirs surnaturels, sont pour la plupart hideux et d'apparence cauchemardesque, les autres ayant simplement un oeil inexpressif au possible (même Oboro d'Iga, dont le super pouvoir et de "pétrifier" du regard). Esthétiquement parlant, je pense que même l'animé doit être plus regardable. Les images de la galerie sont de loin les plus réussies de la série et illustrent assez mal mon propos.
La narration elle même est un peu laborieuse, les affrontements s'enchaînent sans justification ni transition et il est de plus très difficile de différencier un clan de l'autre et de savoir qui est contre qui. Connaître d'avance l'issue de cette histoire ne me dérange pas en soi, j'aurais pu prendre plaisir à la redécouvrir si le support avait été à la hauteur. Stoppée net dans mon élan dès le premier tome, je garde le deuxième sous le coude pour éventuellement occuper une soirée déprime, et encore… en tous les cas je suis bien contente de les avoir trouvés d'occasion !
Je n'ai pas pu finir cet album, il m'a trop ennuyé, j'ai abandonné vers les trois quarts et je n'ai fait que feuilleter la fin. J'avais déjà failli lâcher l'affaire bien plus tôt, quand le personnage engueule son auteur et que cette dernière lui demande si elle veut qu'on en reste là : j'aurais bien répondu oui pour ma part. Mais j'ai insisté pour voir si, après une introduction laborieuse, je ne passais pas à côté de quelque chose de fort ou d'intéressant par la suite. Ce ne fut pas le cas.
Ca commençait mal parce que je n'aime pas du tout le graphisme. Le trait du dessin fait beaucoup trop amateur et je n'aime pas les couleurs remplissant le vide de l'arrière-plan. Je trouve laid ce patouillage d'acryliques, mélange d'encres et autres jeux de textures apparemment sans maîtrise.
Le premier chapitre me donne l'impression que l'auteur parle de tout ce qui lui passe par la tête. Comme son personnage par la suite, je vois mal le lien entre les lettres de sa grand-mère, ses rêves puis son discours sur le fait d'être juive et son angoisse vis-à-vis d'une Shoah qu'elle n'a pas vécue.
Par la suite, le récit tourne à la psychanalyse pure et simple : c'est un long monologue, l'auteur se parlant à elle-même par le biais de son personnage puis du personnage sensée la représenter. Un dialogue qui m'a paru totalement artificiel relatant sans queue ni tête ses angoisses, ses névroses, ses pensées, agrémentées de tentatives de métaphores poétiques et de sujets sérieux.
Mais franchement... ça m'a gonflé ! A aucun moment, je ne me suis senti ni proche ni intéressé par le discours de l'auteur. Je ne paie pas pour la psychanalyse d'un autre.
Après toutes les bonnes critiques lues sur BDT sur cette série, j'étais plutôt enthousiaste à en faire l'acquisition, après il existe de très bonnes choses pour les enfants comme Toto l'ornithorynque ou Les Sept Ours Nains, également concernant ce dernier un chouette format à l'italienne.
Cependant le charme n'a pas pris du tout pour Gen Gys Khan à mon grand désarroi ! :(
L'histoire est bien trop succincte pour être appréciée à sa juste valeur, certes c'est court, très court même mais ça n'avance pas d'un pouce et c'est inintéressant au possible ! On sent de surcroit le découpage très éclaté pour mieux vendre en plusieurs tomes comme cela s'est déjà vu pour Polly et les Pirates.
Ok on fait du bouquin pour les gosses mais faut pas non plus prendre tout le monde pour des vaches à lait ! Disposant de surcroit de peu de paroles, inutile de préciser qu'en 3 minutes montre en main on aura fait le tour bien trop rapidement mais bon soit le prix n'étant pas encore trop élevé, je veux bien en faire l'impasse, après tout une oeuvre aussi courte soit elle n'a d'intérêt que si elle charme, enjoue son lecteur mais rien de tout ça ici.
Je me suis arrêté aux deux premiers tomes par manque total de motivation. Et pourtant la réalisation est belle, les images sont souvent magnifiques et on ressent un réel talent d'illustration par des couleurs superbes et en phase avec le petit format...
Oui mais c'est tellement creux que cela ne justifie en rien son acquisition et j'ai eu du mal à finir ma lecture, un comble lorsque l'on voit l'épaisseur des bouquins !
Reste que cela plait aux enfants visiblement mais pas à la mienne qui n'a craqué que sur le petit cheval sauvage du début.
Le second tome est carrément effrayant et à proscrire avant le dodo sous peine de cauchemars garantis ! (euh je parle pour les enfants, pas pour moi ! :) )
Je suis certes un peu sévère mais c'est à la hauteur de ma déception et donc ne tenez peut-être pas compte de mon avis mais si j'ai une dernière chose à vous conseiller c'est de les feuilleter avant de les acheter les yeux fermés, ça vous évitera peut être une immense désillusion !
Rarement une BD m’aura autant barbé. Le nom de Philippe Druillet ressort souvent dans les conversations entre bdphiles, et ce dessinateur semble être considéré comme un des meilleurs, j’ai donc voulu tester une de ses œuvres…
Alors certes, le dessin est magnifique, à condition toutefois d’apprécier le genre mystico-apocalyptique. Il est détaillé à souhait, superbement mis en couleur (même si ces dernières ont un peu vieilli), et le découpage des planches est majestueux et souvent original et ambitieux.
Mais alors jamais une histoire ne m’aura autant gonflé. C’est verbeux, obscure, décousu, et surtout écrit avec une police de caractère gothique à la limite du déchiffrable. J’ai laissé tomber après à peine un tiers de l’ouvrage, sous peine de me chopper une crise de nerf. Je n’ai tout simplement rien compris aux monologues pompeux qui tentent bien que mal de nous raconter l’histoire de « la chute du tout dernier empire sur la Terre » (je cite le résumé là hein)
Les fans de dessin typé « fantasy des années 70 » (métal hurlant et compagnie) apprécieront peut-être les illustrations. Mais les bras m’en tombent quand je lis qu’un autre posteur trouve le scenario « en béton »… peut-être fait-il référence à son hermétisme ? :)
Vraiment très décevant !
Un scénario qui est un copier/coller du Seigneur des Anneaux, on a très peu d'action, l'impression d'avoir acheté une BD d'introduction, que les auteurs ont voulu te faire payer 13 euros de plus ta série.
Je n'ai pas du tout aimé le dessin, avec des nez que j'ai détesté. Ca peut paraître peu de choses, mais ça m'a tout gâché.
Bref, une série bien peu inventive, avec un scénario très pauvre, qui n'est pas servie du tout par son dessin... Du soleil dans tout ce que je n'aime pas...
Achat plus que déconseillé...
Bastien Vivès, en l'espace de trois albums, est présenté comme une sorte de surdoué de la BD franco-belge, une sorte de nouveau Larcenet, l'arrogance en moins. Pour ma part je ne le jugerai pas sur ce point, n'ayant lu aucun de ces trois albums. Par contre, je suis sûr qu'il n'est pas vraiment fait pour les one shot d'humour sentimental. Enfin, ni lui ni son compère Alexis de Raphelis...
Je me suis assez vite ennuyé à cette lecture. Peut-être, et je pense que c'est la véritable raison, parce que je n'aime pas étaler ma vie privée, même auprès d'un ami, fût-il Juju... Grosso modo nous avons deux couples qui se posent des questions sur leur histoire sentimentale, et qui s'en ouvrent, le temps d'un week-end, auprès de leurs meilleurs amis respectifs. Lesquels meilleurs amis sont bien sûr très différents. Ainsi Juju est-il une sorte de vantard qui n'"aime" Féfé que parce qu'elle ouvre rapidement les cuisses ; Mimi, lui, est un grand angoissé qui vit avec une blonde de couleur de cheveux et de cerveau.
C'est très caricatural, et ça m'énerve au plus haut point.
A la suite d’une vibrante interprétation du générique de « Candy » par mes soins et lors d’une éthylique soirée karaoké (vous connaissez ? Mais si : Au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s’amuse, on pleure on rit, il y a des méchants et des gentils), les plus cruels de mes amis m’ont offert la série dont il est ici question.
Plus jamais je ne boirai dans un karaoké …
« C’était nous » est un shojo digne des plus mauvais romans de la bibliothèque rose (bien que j’avoue ne pas les avoir tous lus, loin de là). Le scénario est un remplissage sans scrupules de pages insipides au fil desquelles un couple d’ados se lie, se sépare, se relie, se dispute, se réconcilie, avec une héroïne qui voudrait bien mais qui n’ose pas, mais qui voudrait bien, mais qui ne se sent pas prête, mais qui … et un galant tellement gentil et drôle mais qui cache un lourd secret, et beau, et intelligent, mais aussi bête comme un garçon (hi, hi, hi !) et sensible, mais si distant (bouh, ouh, ouh !) et irresponsable, mais c’est pour cacher un lourd secret (je l’ai déjà dit ? C’est pas grave …). Ajoutez à cela le bon copain, secrètement amoureux de la Nana, mais qui ne veut pas trahir son meilleur ami, mais qui est quand même bien tenté, mais qui se dit que ça ne se fait pas, mais qui voudrait bien quand même, mais son sens moral le lui interdit, mais bon ! Si l’occasion se présente, peut-être que…, mais non ! Cela ne se fait pas (vous comprenez mieux ce que je voulais dire à propos du remplissage ?)
Au niveau du dessin, nous avons droit aux personnages féminins en jupette et aux yeux démesurés, aux décors rachitiques (surtout dans les premiers épisodes, car il faut avouer que les derniers sont un peu plus riches à ce niveau), à une mise en page qui permet de remplir une planche avec un minimum de moyens, à des effets de style stéréotypés et à des expressions de visage trop accentuées.
Cependant, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Candy, une série télévisée qui m’avait suffisamment marqué pour que je me souvienne de son générique 25 ans plus tard.
Je dirai donc que je n’ai vraiment pas aimé MAIS que j’ai passé l’âge de ces lectures … et que les couvertures des tomes sont loin d’être vilaines.
Subjectivement 1/5, mais objectivement, la série devrait plaire aux adolescentes pré pubères (les 10-13 ans pourraient bien adorer).
Après avoir été déçu par Le Réflexe de survie et Anticyclone, j’ai malgré tout persévéré sur ma lancée…
C’est pas encore ça ; sujet qui ne m’intéresse pas, des personnages complètement irréels et une intrigue complètement loufoque pour un truc qui se veut ancré dans notre époque. Le fait que je ne sois pas passionné par ce sport abrutissant et ennuyeux qu’est le football ne m’a vraiment pas aidé à rentrer dans cette histoire où l’on suit des fanatiques qui ne vivent que pour regarder des écervelés jouer à la baballe.
Le message qu’il fait passer par le biais de ces joueurs bizarrement humains (avec tout le fric qu’ils gagnent, j’ai du mal à croire en leurs réactions) ne m’a, une fois de plus, pas vraiment parlé.
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Mutafukaz - Métamuta
L’univers de Mutafukaz est riche, très riche même, et j’en suis vraiment un gros fan. Il y a un ton, un style, une marque de fabrique Mutafukaz. Ecrire un one shot parallèle, qui à la fois s’intègre dans cet univers sans le trahir mais qui doit aussi se démarquer pour ne pas avoir l’air de le copier est un défi vraiment pas évident à relever. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que pour moi c’est raté. Graphiquement j’ai détesté. Ca commence par la couverture. C’est quoi ce gribouillis ? A l’intérieur on est à des années lumières du style génial de Run. On a là un trait simple, parfois enfantin et brouillon, et parfois des cases chargées de grosse taches ou de gros traits noirs qui viennent m’arracher les pupilles. En partant de ce constat il allait vraiment falloir raconter quelque chose de béton pour me séduire. Hélas ce n’est pas le cas du tout. C’est une espèce de plongée psychédélique dans le cerveau d’Angelino qui revit son passé de sa naissance à son abandon sur fond de traque permanente par les aliens. Narration pas géniale, trame principale décousue entrecoupée par-ci par-là de planches où je n’ai pas compris ce que l’auteur à voulu représenter… On a aussi droit à un interminable passage entre Lino et Luna qui jouent à "je t’aime mais je vais quand même te flinguer". Le dernier tiers de l’album est long combat ennuyeux au possible et sans aucun intérêt. Bref de la déception en barre. Comme dit en introduction, j’adore la série principale, je pourrais aisément investir dans des produits dérivés funs tels que tee shirts ou affiches, mais là je vois aucun intérêt à ce spin off. Mutafukaz n’a pas besoin de ça. Sans moi.
L'Ancêtre (Le Dernier des Mohegans)
Que de thèmes abordés dans ce premier tome, que de clichés juxtaposés… Imaginez un descendant de tribu indienne pourri par le fric et vendant son âme pour un casino, rappelant sa fille (elle très empreinte des traditions avec un rien de surnaturel), ex FBI, pour la sécurité. Juxtaposez un franchouillard scientifique qui découvre un corps tendant à prouver qu’il y avait des eurasiens avant les indiens en Amérique. Secouez le tout en mêlant le financement du parti républicain, l’église évangélique, sur fond de racisme profond, d’agents du FBI manipulant des simplets avec en trame de fond un grand complot contre le président américain démocrate noir, voui vous avez saisi ? C’est n’importe quoi ! Le scénario est une succession de banalités juxtaposées maladroitement ce qui rend le tout ridicule et bancal. Le dessin très confus et aux couleurs délavées n’aide pas à faire passer le message. On peut toujours se dire que c’est un premier tome et qu’il faut présenter l’ensemble de la trame… Mais non vraiment gagner en simplicité pour approfondir des personnages tous aussi superficiels et lisses les uns que les autres et apurer certaines planches surchargées aurait été un minimum pour rendre l’album lisible. Passez votre chemin…
Basilisk
"Basilisk - Kouga Ninpou-chou" est basé sur un des livres de Futaro Yamada. Ce nouvelliste historique est semble-t-il particulièrement connu pour sa série de contes "Ninpou-chou" sur les ninjas dont la publication a commencé 1958 ("Ninpou Chuushingura", "Kunoichi Ninpou-chou" et "Makai Tenshou"). Adaptée en dessin animé en 2005 et porté à l'écran en 2007 dans le film Shinobi que j'ai eu le plaisir de voir, cette histoire m'avait bien plu à la base et ce manga n'étant pas encore avisé sur BDThèque, je me suis lancée dans sa lecture. Malheureusement, ce fut une déception dès le premier tome ! Je n'aime pas du tout le style graphique qui a été utilisé, mélange de fonds à base de photos retouchées et de personnages modélisés par ordinateur. De plus, ces ninjas, certes dotés de pouvoirs surnaturels, sont pour la plupart hideux et d'apparence cauchemardesque, les autres ayant simplement un oeil inexpressif au possible (même Oboro d'Iga, dont le super pouvoir et de "pétrifier" du regard). Esthétiquement parlant, je pense que même l'animé doit être plus regardable. Les images de la galerie sont de loin les plus réussies de la série et illustrent assez mal mon propos. La narration elle même est un peu laborieuse, les affrontements s'enchaînent sans justification ni transition et il est de plus très difficile de différencier un clan de l'autre et de savoir qui est contre qui. Connaître d'avance l'issue de cette histoire ne me dérange pas en soi, j'aurais pu prendre plaisir à la redécouvrir si le support avait été à la hauteur. Stoppée net dans mon élan dès le premier tome, je garde le deuxième sous le coude pour éventuellement occuper une soirée déprime, et encore… en tous les cas je suis bien contente de les avoir trouvés d'occasion !
Le Carnet de rêves
Je n'ai pas pu finir cet album, il m'a trop ennuyé, j'ai abandonné vers les trois quarts et je n'ai fait que feuilleter la fin. J'avais déjà failli lâcher l'affaire bien plus tôt, quand le personnage engueule son auteur et que cette dernière lui demande si elle veut qu'on en reste là : j'aurais bien répondu oui pour ma part. Mais j'ai insisté pour voir si, après une introduction laborieuse, je ne passais pas à côté de quelque chose de fort ou d'intéressant par la suite. Ce ne fut pas le cas. Ca commençait mal parce que je n'aime pas du tout le graphisme. Le trait du dessin fait beaucoup trop amateur et je n'aime pas les couleurs remplissant le vide de l'arrière-plan. Je trouve laid ce patouillage d'acryliques, mélange d'encres et autres jeux de textures apparemment sans maîtrise. Le premier chapitre me donne l'impression que l'auteur parle de tout ce qui lui passe par la tête. Comme son personnage par la suite, je vois mal le lien entre les lettres de sa grand-mère, ses rêves puis son discours sur le fait d'être juive et son angoisse vis-à-vis d'une Shoah qu'elle n'a pas vécue. Par la suite, le récit tourne à la psychanalyse pure et simple : c'est un long monologue, l'auteur se parlant à elle-même par le biais de son personnage puis du personnage sensée la représenter. Un dialogue qui m'a paru totalement artificiel relatant sans queue ni tête ses angoisses, ses névroses, ses pensées, agrémentées de tentatives de métaphores poétiques et de sujets sérieux. Mais franchement... ça m'a gonflé ! A aucun moment, je ne me suis senti ni proche ni intéressé par le discours de l'auteur. Je ne paie pas pour la psychanalyse d'un autre.
Genz Gys Khan
Après toutes les bonnes critiques lues sur BDT sur cette série, j'étais plutôt enthousiaste à en faire l'acquisition, après il existe de très bonnes choses pour les enfants comme Toto l'ornithorynque ou Les Sept Ours Nains, également concernant ce dernier un chouette format à l'italienne. Cependant le charme n'a pas pris du tout pour Gen Gys Khan à mon grand désarroi ! :( L'histoire est bien trop succincte pour être appréciée à sa juste valeur, certes c'est court, très court même mais ça n'avance pas d'un pouce et c'est inintéressant au possible ! On sent de surcroit le découpage très éclaté pour mieux vendre en plusieurs tomes comme cela s'est déjà vu pour Polly et les Pirates. Ok on fait du bouquin pour les gosses mais faut pas non plus prendre tout le monde pour des vaches à lait ! Disposant de surcroit de peu de paroles, inutile de préciser qu'en 3 minutes montre en main on aura fait le tour bien trop rapidement mais bon soit le prix n'étant pas encore trop élevé, je veux bien en faire l'impasse, après tout une oeuvre aussi courte soit elle n'a d'intérêt que si elle charme, enjoue son lecteur mais rien de tout ça ici. Je me suis arrêté aux deux premiers tomes par manque total de motivation. Et pourtant la réalisation est belle, les images sont souvent magnifiques et on ressent un réel talent d'illustration par des couleurs superbes et en phase avec le petit format... Oui mais c'est tellement creux que cela ne justifie en rien son acquisition et j'ai eu du mal à finir ma lecture, un comble lorsque l'on voit l'épaisseur des bouquins ! Reste que cela plait aux enfants visiblement mais pas à la mienne qui n'a craqué que sur le petit cheval sauvage du début. Le second tome est carrément effrayant et à proscrire avant le dodo sous peine de cauchemars garantis ! (euh je parle pour les enfants, pas pour moi ! :) ) Je suis certes un peu sévère mais c'est à la hauteur de ma déception et donc ne tenez peut-être pas compte de mon avis mais si j'ai une dernière chose à vous conseiller c'est de les feuilleter avant de les acheter les yeux fermés, ça vous évitera peut être une immense désillusion !
Yragael / Urm le Fou
Rarement une BD m’aura autant barbé. Le nom de Philippe Druillet ressort souvent dans les conversations entre bdphiles, et ce dessinateur semble être considéré comme un des meilleurs, j’ai donc voulu tester une de ses œuvres… Alors certes, le dessin est magnifique, à condition toutefois d’apprécier le genre mystico-apocalyptique. Il est détaillé à souhait, superbement mis en couleur (même si ces dernières ont un peu vieilli), et le découpage des planches est majestueux et souvent original et ambitieux. Mais alors jamais une histoire ne m’aura autant gonflé. C’est verbeux, obscure, décousu, et surtout écrit avec une police de caractère gothique à la limite du déchiffrable. J’ai laissé tomber après à peine un tiers de l’ouvrage, sous peine de me chopper une crise de nerf. Je n’ai tout simplement rien compris aux monologues pompeux qui tentent bien que mal de nous raconter l’histoire de « la chute du tout dernier empire sur la Terre » (je cite le résumé là hein) Les fans de dessin typé « fantasy des années 70 » (métal hurlant et compagnie) apprécieront peut-être les illustrations. Mais les bras m’en tombent quand je lis qu’un autre posteur trouve le scenario « en béton »… peut-être fait-il référence à son hermétisme ? :)
Yuna
Vraiment très décevant ! Un scénario qui est un copier/coller du Seigneur des Anneaux, on a très peu d'action, l'impression d'avoir acheté une BD d'introduction, que les auteurs ont voulu te faire payer 13 euros de plus ta série. Je n'ai pas du tout aimé le dessin, avec des nez que j'ai détesté. Ca peut paraître peu de choses, mais ça m'a tout gâché. Bref, une série bien peu inventive, avec un scénario très pauvre, qui n'est pas servie du tout par son dessin... Du soleil dans tout ce que je n'aime pas... Achat plus que déconseillé...
Juju Mimi Féfé Chacha
Bastien Vivès, en l'espace de trois albums, est présenté comme une sorte de surdoué de la BD franco-belge, une sorte de nouveau Larcenet, l'arrogance en moins. Pour ma part je ne le jugerai pas sur ce point, n'ayant lu aucun de ces trois albums. Par contre, je suis sûr qu'il n'est pas vraiment fait pour les one shot d'humour sentimental. Enfin, ni lui ni son compère Alexis de Raphelis... Je me suis assez vite ennuyé à cette lecture. Peut-être, et je pense que c'est la véritable raison, parce que je n'aime pas étaler ma vie privée, même auprès d'un ami, fût-il Juju... Grosso modo nous avons deux couples qui se posent des questions sur leur histoire sentimentale, et qui s'en ouvrent, le temps d'un week-end, auprès de leurs meilleurs amis respectifs. Lesquels meilleurs amis sont bien sûr très différents. Ainsi Juju est-il une sorte de vantard qui n'"aime" Féfé que parce qu'elle ouvre rapidement les cuisses ; Mimi, lui, est un grand angoissé qui vit avec une blonde de couleur de cheveux et de cerveau. C'est très caricatural, et ça m'énerve au plus haut point.
C'était nous
A la suite d’une vibrante interprétation du générique de « Candy » par mes soins et lors d’une éthylique soirée karaoké (vous connaissez ? Mais si : Au pays de Candy, comme dans tous les pays, on s’amuse, on pleure on rit, il y a des méchants et des gentils), les plus cruels de mes amis m’ont offert la série dont il est ici question. Plus jamais je ne boirai dans un karaoké … « C’était nous » est un shojo digne des plus mauvais romans de la bibliothèque rose (bien que j’avoue ne pas les avoir tous lus, loin de là). Le scénario est un remplissage sans scrupules de pages insipides au fil desquelles un couple d’ados se lie, se sépare, se relie, se dispute, se réconcilie, avec une héroïne qui voudrait bien mais qui n’ose pas, mais qui voudrait bien, mais qui ne se sent pas prête, mais qui … et un galant tellement gentil et drôle mais qui cache un lourd secret, et beau, et intelligent, mais aussi bête comme un garçon (hi, hi, hi !) et sensible, mais si distant (bouh, ouh, ouh !) et irresponsable, mais c’est pour cacher un lourd secret (je l’ai déjà dit ? C’est pas grave …). Ajoutez à cela le bon copain, secrètement amoureux de la Nana, mais qui ne veut pas trahir son meilleur ami, mais qui est quand même bien tenté, mais qui se dit que ça ne se fait pas, mais qui voudrait bien quand même, mais son sens moral le lui interdit, mais bon ! Si l’occasion se présente, peut-être que…, mais non ! Cela ne se fait pas (vous comprenez mieux ce que je voulais dire à propos du remplissage ?) Au niveau du dessin, nous avons droit aux personnages féminins en jupette et aux yeux démesurés, aux décors rachitiques (surtout dans les premiers épisodes, car il faut avouer que les derniers sont un peu plus riches à ce niveau), à une mise en page qui permet de remplir une planche avec un minimum de moyens, à des effets de style stéréotypés et à des expressions de visage trop accentuées. Cependant, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec Candy, une série télévisée qui m’avait suffisamment marqué pour que je me souvienne de son générique 25 ans plus tard. Je dirai donc que je n’ai vraiment pas aimé MAIS que j’ai passé l’âge de ces lectures … et que les couvertures des tomes sont loin d’être vilaines. Subjectivement 1/5, mais objectivement, la série devrait plaire aux adolescentes pré pubères (les 10-13 ans pourraient bien adorer).
Ceux qui t'aiment
Après avoir été déçu par Le Réflexe de survie et Anticyclone, j’ai malgré tout persévéré sur ma lancée… C’est pas encore ça ; sujet qui ne m’intéresse pas, des personnages complètement irréels et une intrigue complètement loufoque pour un truc qui se veut ancré dans notre époque. Le fait que je ne sois pas passionné par ce sport abrutissant et ennuyeux qu’est le football ne m’a vraiment pas aidé à rentrer dans cette histoire où l’on suit des fanatiques qui ne vivent que pour regarder des écervelés jouer à la baballe. Le message qu’il fait passer par le biais de ces joueurs bizarrement humains (avec tout le fric qu’ils gagnent, j’ai du mal à croire en leurs réactions) ne m’a, une fois de plus, pas vraiment parlé.