« Rohan au Louvre » ? C’est à mon avis l’album de trop de la collection « Musée du Louvre ».
Pourtant, l’idée de concevoir cet album est plutôt bonne : celle de faire concevoir une aventure ayant pour cadre le musée du Louvre à un mangaka, ça ne s’était jamais fait jusqu’à maintenant.
Mais, après lecture, il faut reconnaître une chose : ce récit aurait pu se passer dans un château fort ou dans des ruines perdues en pleine forêt amazonienne, on n’aurait pas vu la différence ! Pourquoi diable avoir donné l’aval à ce scénario ridicule !
Tiens, en parlant d’histoire, voilà ce que nous propose Hirohiko Araki : un jeune mangaka, par l’intermédiaire d’une femme qu’il a connue dans son pays, se met en tête de retrouver un tableau maudit qui se terre dans les entrailles du musée du Louvre… Après l’avoir découvert, d’étranges évènements se mettent à se produire.
Vous trouvez ce scénario original vous ? A mon avis, on dirait une histoire rédigée pour de la fantasy ou du médiéval fantastique ! A quoi sert sa situation au musée du Louvre ? A rien ! A part remplir sûrement une des obligations éditoriales qui impose comme décor le célèbre musée français. Le lecteur n’y apprendra rien du Louvre, ah si, il y a juste une case qui nous explique comment sont appelées les ailes du bâtiment, point barre !
Quant à l’histoire, son intérêt est nul ! A un moment donné du manga (l’album se présente et se lit de droite à gauche comme une bd japonaise), le récit se met à partir dans du délire fantastique digne des phénomènes à la Akira ! (Bon, j’en rajoute un peu trop mais c’est exactement l’effet que ça m’a fait !) J’ai horreur de ça ! De plus, les explications sur ces évènements qui concluent ce manga me sont apparues ridiculement tirées par les cheveux !
Si ce scénario ne m’a aucunement convaincu, qu'en est-il pour le dessin ? Pareil, je n’ai pas du tout aimé ! Le graphisme semble rester en état de crayonnés, d’habitude, ça ne me gène pas du tout sauf que ça se voit bien que l’auteur a un style très académique : Le visage de ses personnages est construit comme s’il n’avait suivi point par point les recommandations d’un professeur de l’école des beaux-arts, c’est à dire en décomposant chaque visage selon les mensurations standards d’un être humain. Le résultat donne un coup de patte qui manque cruellement de spontanéité et de souplesse !
Au niveau de la mise en couleurs, à mon avis, ce n’est pas non plus génial ! Certes, on voit bien que l’auteur a fait des recherches d’ambiances mais pourquoi avoir utilisé des tons et des aplats vraiment pas agréables à contempler ?!
En conclusion, « Rohan au Louvre » est pour moi une des pires réalisations publiées par les éditions Futuropolis jusqu’à ce jour : scénario ridicule, dessin très académique, il n’y a rien à sauver dans ce manga !
Bon, ben je n’ai pas du tout été emballé par cette histoire. Ce gros livre n’a suscité aucune réflexion dans mon chef, son caractère absurde m’a rapidement saoulé, ses nombreux lieux communs m’ont assommé, sa narration a fini de m’endormir.
Je ne sais plus combien de jours il m’a fallu pour arriver à bout de l’objet. Tout ce que je sais, c’est que j’en avais oublié les trois quart au moment de tourner la dernière page.
Seule éclaircie dans la grisaille : le dessin de Jicé, qui m’avait charmé au point d’acheter cet album au culot (une mauvaise idée, en soi). Un style caricatural très expressif rehaussé par une colorisation minimaliste (on reste dans des teintes grises). C’est malheureusement insuffisant pour que je m’attache à l’album.
Sans intérêt. J’aurais pu mettre bof pour le dessin mais cette histoire m’a tellement gonflé que ce serait exagéré.
L’une des causes de la création de ce site a été entre autres de prévenir le lecteur lambda qu’il pouvait faire de mauvaises rencontres dans le choix de ses bandes dessinées car comme partout ailleurs il y a du bon et du moins bon. Dans le cas présent, je souhaite prévenir le lecteur que c’est l’une des pires bandes dessinées qu’il m’ait été donné de lire. Si vous commencez par celle-ci, à la condition bien entendu d’être doté de plus de deux neurones, vous pouvez être à tout jamais dégouté de la bd. Or, en tant que passionné, on souhaite toujours faire découvrir la bd sous son meilleur angle.
Là, nous côtoyons ce qui peut se faire de pire non seulement sur le plan scénaristique mais également graphiquement parlant. C’est si mauvais que l’éditeur devrait présenter publiquement ses excuses ainsi que rembourser deux fois les malheureux acheteurs. Mais comment peut-on en toute bonne conscience laisser publier ça ? C’est une insulte suprême ! Il y a tant d’artistes de talent à la recherche d’une maison d’édition pour publier leur œuvre. C’est injuste d’avoir misé sur ce mauvais paquet.
J’aurais pu excuser si seulement cette bd ne se prenait pas au sérieux mais ce n’est pas le cas. Au début, on se dit qu’on va laisser passer telle scène qui nous semble tellement stéréotypée. Mais bon, ce n’est qu’accumulation. Un Monsieur je-sais-tout est convoqué par un Ministre pour se pencher sur des évènements digne de la fin du monde mais bon, il ne sait pas s’il peut se déplacer en fonction de ses rendez-vous. Il serait à baffer instantanément. Cependant, cela se donne des airs sérieux et la suite ne sera qu’un amalgame d’incohérences, d’invraisemblances et pourquoi pas le dire de conneries diverses. Mes mots ne sont pas assez durs pour dire ce que j’exprime.
Le graphique ? Il change toutes les deux-trois pages dans le second tome pour des raisons totalement obscures. On se demande même si ce n’est pas fait exprès : or, ce n’est malheureusement pas le cas ! Le trait est tellement grossier et bâclé. On touche véritablement le fond de ce qui se fait de plus mauvais. La fin est d’ailleurs digne d’une mauvaise série Z.
Je demande pardon d’avoir exprimé en toute sincérité mon avis mais bon, c’est quelque fois salutaire. Je mets au défit un lecteur expérimenté de trouver pire ! Tiens, je viens de lire après coup, un avis plus bas d'un habitué du site et il ressent la même colère légitime : pourtant, on ne s'est pas passé le mot. Comme quoi ...
Bof … Je m’attendais vraiment à autre chose quand j’ai acheté cet album au pif (encombré pour la circonstance) dans une solderie.
En tous les cas, je ne m’attendais absolument pas à tomber sur une histoire de super-héros, un genre que je n’affectionne vraiment pas. Le début, en effet, laisse croire à une histoire policière très sombre et teintée de fantastique.
Ca, ça me tentait.
Mais ensuite, on bascule dans les histoires de super-héros aux supers pouvoirs avec des super-héros qui veulent bien qu’on sache qu’ils sont des super-héros, d’autres qui préfèrent rester anonymes (tout en agissant comme des super-héros) et la même chose chez les super méchants, avec un super gentil super tueur qui a des trous de mémoire et qui se met au service d’un autre super mais pas trop gentil, ce dernier enquête sur les comportements de super méchants (pas gentils du tout), le tout dans un esprit de complot et de secrets d’état.
… Franchement pas ma tasse de thé, ce genre d’histoire me saoule plus sûrement qu’un litre de poire à l’apéro. En plus, le récit est volontairement confus et (je l'espère pour les auteurs*) maladroitement traduit.
Graphiquement, c’est assez élégant, exception faite de la colorisation trop flashante à mon goût.
Pas pour moi, tout simplement … et encore un truc dont il va falloir que je me débarrasse discrètement dans une brocante.
* Je dis que j'espère pour les auteurs que leur oeuvre a été maladroitement traduite car si la traduction est fidèle et de qualité, cela signifie que c'était déjà mal écrit à la base.
Parlons de la BD dans son contenu, des gags sur une page nous présentant les tribulations de braves garçons timides et maladroits avec la gente féminine pendant l’adolescence. Les dessins caractéristiques de l’auteur ne nous dépaysent pas, toujours peu de décor, une stylisation et déformation des visages à l’extrême, mais une vivacité du trait permettant de parfaitement croquer les situations.
Hélas les situations en question ne nous décrivent que du banal. Maladresses et immaturité nous sont présentés comme les symptômes d’une adolescence en quête de relation. Naïveté et cruauté sont au menu. Certes cela peut réveiller quelques vieux souvenirs, certes cela peut faire tirer parfois un sourire devant la candeur et la beauté simple de quelques espoirs vite balayés, mais franchement ça ne casse pas trois pattes à un canard. Une fois le strip commencé on sait pertinemment comment il va se terminer. Tout cela me parait lu et revu à tel point qu’il me fut difficile de lire l’album jusqu’au bout.
A ce stade j’hésitais entre un bof pour un album sans intérêt et un pas aimé. Mais j’ai ensuite appris qu’il s’agissait en fait en grande partie d’une réédition d’un ancien opus. Du coup ça change tout, on surfe sur le succès de « Happy Sex » et on lance un album au même format. A démarche uniquement mercantile, réaction uniquement épidermique. Pas d’achat, inutile même de le lire. Si vous trouvez la vieille édition feuilletez là c’est du niveau des BD de supermarché : plat et inutile sans être mauvais. Dans tous les cas je n’aime pas.
Tout le monde connaît Iron Man. Mais qui connaît Iron Devil ? Ce comics plutôt cochon nous entraîne dans les aventures de deux prostitueés délurées atteintes d'une malédiction qui les poursuit à travers les siècles de l'Egypte antique jusqu'au New-York du troisième millénaire.
Certains ont parlé de chef d'oeuvre du comic book américain. Je dirai juste que c'est plutôt à mon humble avis une grosse daube infecte où tout est prétexte au fornicage même chez les anges ! On se met à avoir la nausée à chaque page tournée. Pourtant, je ne verse point dans le puritanisme.
Je ne suis pas arrivé à comprendre le message transmis par l'auteur dans tout ce marivaudage. Mais où est donc passé la grâce, l'émerveillement, la passion toride des chaudes nuits d'été ? Iron Devil ne me laissera qu'un goût amer. A ce compte là, je préfère Iron Man.
Pas mieux que l'avis de l'internaute juste en dessous du mien : un dessin architectural très agréable, mais je cherche encore l'histoire après la "lecture" de la série (achat des 5 premiers tomes de la toute première édition - revendue depuis, puis lecture rapide du reste dans la nouvelle édition).
J'ai mis "lecture" entre guillemets car le ratio prix/temps_de_lecture est l'un des pires que je connaisse. Les tomes eussent été en grand format, on aurait au moins pu les considérer comme des art-books (certaines pages étant franchement belles), mais là, heu... non.
Bref, je déconseille, ainsi que les autres titres de l'auteur (que j'ai aussi lus par curiosité, afin de savoir si c'était juste Blame que je n'aimais pas, ou si le problème venait du cerveau torturé de l'auteur - hypothèse vers laquelle je penche).
10 tomes pour nous raconter quoi ?
Je suis passé a côté, j'ai pas pigé ce que l'auteur a voulu nous raconter, ce manga est une succession de gunfights et d'explosions et d'errances dans un monde où il faut grimper, grimper, grimper.
Les dialogues sont quasi inexistants.
Seul point positif à mes yeux : c'est le dessin.
Voilà, c’est fait, j’ai moi aussi lu mon Nancy Pena, depuis le temps que je me demandais ce qui pouvait bien faire de cette BD un incontournable pour beaucoup des BDphiles du site marron.
Armée de ma nouvelle carte de bibliothèque, je me suis donc plongée dans cette lecture et… je ne lui ai trouvé strictement aucun intérêt !
Le dessin à la base n’est pas du tout ma tasse de thé (mouarf)… mais je comptais éventuellement sur la poésie, les dialogues, le scénario pour me le faire oublier, et bien c’est raté. J’ai trouvé cette histoire molle, fade, terne et d’un vide total. Je n’ai pas été sensible à l’humour non plus. Bref, le charme n’a absolument pas opéré.
Peut-être faut-il avoir lu « Le Chat du kimono » avant pour en tirer quelque chose… mais ce sera sans moi, d’autant plus que je lis dans les autres avis que Tea Party est plus abouti que son prédécesseur…
Je passe !
Malheureusement, Alix représente pour moi ce que je déteste le plus dans la bd avec Blake et Mortimer: l'académisme du trait et de la manière de raconter une histoire. C'est soporifique au possible !
Le dessin est totalement figé et pas du tout séduisant. Une mise en couleur déplorable achève l'ensemble. Je ne comprends pas comment il peut y avoir autant de tomes. Qu'est ce que cela apporte? Pas grand chose !
Et puis, l'avancée du récit est tellement statique... Ce ne sont pas les polémiques stériles du style "Alix est 'il gay ?" qui me feront changer d'avis (on s'en fout d'ailleurs). Non, il n'y a aucun attrait particulier à cette bande dessinée. Même le héros semble antipathique à souhait !
Nous avons là l'anti Murena par excellence ! Même Les Aigles de Rome sont bien au-dessus. L'auteur J. Martin doit certainement être un historien talentueux mais sur ce support qu'est la bd, cela passe mal.
Je n'ai vraiment rien retiré de positif de ma lecture d'où cet avis sans appel. Je dirai pour terminer qu'il s'agit d'une bande dessinée d'outre tombe qui n'est plus destinée à ma génération. On la trouvera dans les rayons de supermarché en bonne position pour que la ménagère de plus de 50 ans puisse la mettre dans son caddy.
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Rohan au Louvre
« Rohan au Louvre » ? C’est à mon avis l’album de trop de la collection « Musée du Louvre ». Pourtant, l’idée de concevoir cet album est plutôt bonne : celle de faire concevoir une aventure ayant pour cadre le musée du Louvre à un mangaka, ça ne s’était jamais fait jusqu’à maintenant. Mais, après lecture, il faut reconnaître une chose : ce récit aurait pu se passer dans un château fort ou dans des ruines perdues en pleine forêt amazonienne, on n’aurait pas vu la différence ! Pourquoi diable avoir donné l’aval à ce scénario ridicule ! Tiens, en parlant d’histoire, voilà ce que nous propose Hirohiko Araki : un jeune mangaka, par l’intermédiaire d’une femme qu’il a connue dans son pays, se met en tête de retrouver un tableau maudit qui se terre dans les entrailles du musée du Louvre… Après l’avoir découvert, d’étranges évènements se mettent à se produire. Vous trouvez ce scénario original vous ? A mon avis, on dirait une histoire rédigée pour de la fantasy ou du médiéval fantastique ! A quoi sert sa situation au musée du Louvre ? A rien ! A part remplir sûrement une des obligations éditoriales qui impose comme décor le célèbre musée français. Le lecteur n’y apprendra rien du Louvre, ah si, il y a juste une case qui nous explique comment sont appelées les ailes du bâtiment, point barre ! Quant à l’histoire, son intérêt est nul ! A un moment donné du manga (l’album se présente et se lit de droite à gauche comme une bd japonaise), le récit se met à partir dans du délire fantastique digne des phénomènes à la Akira ! (Bon, j’en rajoute un peu trop mais c’est exactement l’effet que ça m’a fait !) J’ai horreur de ça ! De plus, les explications sur ces évènements qui concluent ce manga me sont apparues ridiculement tirées par les cheveux ! Si ce scénario ne m’a aucunement convaincu, qu'en est-il pour le dessin ? Pareil, je n’ai pas du tout aimé ! Le graphisme semble rester en état de crayonnés, d’habitude, ça ne me gène pas du tout sauf que ça se voit bien que l’auteur a un style très académique : Le visage de ses personnages est construit comme s’il n’avait suivi point par point les recommandations d’un professeur de l’école des beaux-arts, c’est à dire en décomposant chaque visage selon les mensurations standards d’un être humain. Le résultat donne un coup de patte qui manque cruellement de spontanéité et de souplesse ! Au niveau de la mise en couleurs, à mon avis, ce n’est pas non plus génial ! Certes, on voit bien que l’auteur a fait des recherches d’ambiances mais pourquoi avoir utilisé des tons et des aplats vraiment pas agréables à contempler ?! En conclusion, « Rohan au Louvre » est pour moi une des pires réalisations publiées par les éditions Futuropolis jusqu’à ce jour : scénario ridicule, dessin très académique, il n’y a rien à sauver dans ce manga !
L'Age des corbeaux
Bon, ben je n’ai pas du tout été emballé par cette histoire. Ce gros livre n’a suscité aucune réflexion dans mon chef, son caractère absurde m’a rapidement saoulé, ses nombreux lieux communs m’ont assommé, sa narration a fini de m’endormir. Je ne sais plus combien de jours il m’a fallu pour arriver à bout de l’objet. Tout ce que je sais, c’est que j’en avais oublié les trois quart au moment de tourner la dernière page. Seule éclaircie dans la grisaille : le dessin de Jicé, qui m’avait charmé au point d’acheter cet album au culot (une mauvaise idée, en soi). Un style caricatural très expressif rehaussé par une colorisation minimaliste (on reste dans des teintes grises). C’est malheureusement insuffisant pour que je m’attache à l’album. Sans intérêt. J’aurais pu mettre bof pour le dessin mais cette histoire m’a tellement gonflé que ce serait exagéré.
L'Empreinte de Satan
L’une des causes de la création de ce site a été entre autres de prévenir le lecteur lambda qu’il pouvait faire de mauvaises rencontres dans le choix de ses bandes dessinées car comme partout ailleurs il y a du bon et du moins bon. Dans le cas présent, je souhaite prévenir le lecteur que c’est l’une des pires bandes dessinées qu’il m’ait été donné de lire. Si vous commencez par celle-ci, à la condition bien entendu d’être doté de plus de deux neurones, vous pouvez être à tout jamais dégouté de la bd. Or, en tant que passionné, on souhaite toujours faire découvrir la bd sous son meilleur angle. Là, nous côtoyons ce qui peut se faire de pire non seulement sur le plan scénaristique mais également graphiquement parlant. C’est si mauvais que l’éditeur devrait présenter publiquement ses excuses ainsi que rembourser deux fois les malheureux acheteurs. Mais comment peut-on en toute bonne conscience laisser publier ça ? C’est une insulte suprême ! Il y a tant d’artistes de talent à la recherche d’une maison d’édition pour publier leur œuvre. C’est injuste d’avoir misé sur ce mauvais paquet. J’aurais pu excuser si seulement cette bd ne se prenait pas au sérieux mais ce n’est pas le cas. Au début, on se dit qu’on va laisser passer telle scène qui nous semble tellement stéréotypée. Mais bon, ce n’est qu’accumulation. Un Monsieur je-sais-tout est convoqué par un Ministre pour se pencher sur des évènements digne de la fin du monde mais bon, il ne sait pas s’il peut se déplacer en fonction de ses rendez-vous. Il serait à baffer instantanément. Cependant, cela se donne des airs sérieux et la suite ne sera qu’un amalgame d’incohérences, d’invraisemblances et pourquoi pas le dire de conneries diverses. Mes mots ne sont pas assez durs pour dire ce que j’exprime. Le graphique ? Il change toutes les deux-trois pages dans le second tome pour des raisons totalement obscures. On se demande même si ce n’est pas fait exprès : or, ce n’est malheureusement pas le cas ! Le trait est tellement grossier et bâclé. On touche véritablement le fond de ce qui se fait de plus mauvais. La fin est d’ailleurs digne d’une mauvaise série Z. Je demande pardon d’avoir exprimé en toute sincérité mon avis mais bon, c’est quelque fois salutaire. Je mets au défit un lecteur expérimenté de trouver pire ! Tiens, je viens de lire après coup, un avis plus bas d'un habitué du site et il ressent la même colère légitime : pourtant, on ne s'est pas passé le mot. Comme quoi ...
Sleeper - Point Blank
Bof … Je m’attendais vraiment à autre chose quand j’ai acheté cet album au pif (encombré pour la circonstance) dans une solderie. En tous les cas, je ne m’attendais absolument pas à tomber sur une histoire de super-héros, un genre que je n’affectionne vraiment pas. Le début, en effet, laisse croire à une histoire policière très sombre et teintée de fantastique. Ca, ça me tentait. Mais ensuite, on bascule dans les histoires de super-héros aux supers pouvoirs avec des super-héros qui veulent bien qu’on sache qu’ils sont des super-héros, d’autres qui préfèrent rester anonymes (tout en agissant comme des super-héros) et la même chose chez les super méchants, avec un super gentil super tueur qui a des trous de mémoire et qui se met au service d’un autre super mais pas trop gentil, ce dernier enquête sur les comportements de super méchants (pas gentils du tout), le tout dans un esprit de complot et de secrets d’état. … Franchement pas ma tasse de thé, ce genre d’histoire me saoule plus sûrement qu’un litre de poire à l’apéro. En plus, le récit est volontairement confus et (je l'espère pour les auteurs*) maladroitement traduit. Graphiquement, c’est assez élégant, exception faite de la colorisation trop flashante à mon goût. Pas pour moi, tout simplement … et encore un truc dont il va falloir que je me débarrasse discrètement dans une brocante. * Je dis que j'espère pour les auteurs que leur oeuvre a été maladroitement traduite car si la traduction est fidèle et de qualité, cela signifie que c'était déjà mal écrit à la base.
Happy Girls (Les Filles Electriques)
Parlons de la BD dans son contenu, des gags sur une page nous présentant les tribulations de braves garçons timides et maladroits avec la gente féminine pendant l’adolescence. Les dessins caractéristiques de l’auteur ne nous dépaysent pas, toujours peu de décor, une stylisation et déformation des visages à l’extrême, mais une vivacité du trait permettant de parfaitement croquer les situations. Hélas les situations en question ne nous décrivent que du banal. Maladresses et immaturité nous sont présentés comme les symptômes d’une adolescence en quête de relation. Naïveté et cruauté sont au menu. Certes cela peut réveiller quelques vieux souvenirs, certes cela peut faire tirer parfois un sourire devant la candeur et la beauté simple de quelques espoirs vite balayés, mais franchement ça ne casse pas trois pattes à un canard. Une fois le strip commencé on sait pertinemment comment il va se terminer. Tout cela me parait lu et revu à tel point qu’il me fut difficile de lire l’album jusqu’au bout. A ce stade j’hésitais entre un bof pour un album sans intérêt et un pas aimé. Mais j’ai ensuite appris qu’il s’agissait en fait en grande partie d’une réédition d’un ancien opus. Du coup ça change tout, on surfe sur le succès de « Happy Sex » et on lance un album au même format. A démarche uniquement mercantile, réaction uniquement épidermique. Pas d’achat, inutile même de le lire. Si vous trouvez la vieille édition feuilletez là c’est du niveau des BD de supermarché : plat et inutile sans être mauvais. Dans tous les cas je n’aime pas.
Iron Devil
Tout le monde connaît Iron Man. Mais qui connaît Iron Devil ? Ce comics plutôt cochon nous entraîne dans les aventures de deux prostitueés délurées atteintes d'une malédiction qui les poursuit à travers les siècles de l'Egypte antique jusqu'au New-York du troisième millénaire. Certains ont parlé de chef d'oeuvre du comic book américain. Je dirai juste que c'est plutôt à mon humble avis une grosse daube infecte où tout est prétexte au fornicage même chez les anges ! On se met à avoir la nausée à chaque page tournée. Pourtant, je ne verse point dans le puritanisme. Je ne suis pas arrivé à comprendre le message transmis par l'auteur dans tout ce marivaudage. Mais où est donc passé la grâce, l'émerveillement, la passion toride des chaudes nuits d'été ? Iron Devil ne me laissera qu'un goût amer. A ce compte là, je préfère Iron Man.
Blame !
Pas mieux que l'avis de l'internaute juste en dessous du mien : un dessin architectural très agréable, mais je cherche encore l'histoire après la "lecture" de la série (achat des 5 premiers tomes de la toute première édition - revendue depuis, puis lecture rapide du reste dans la nouvelle édition). J'ai mis "lecture" entre guillemets car le ratio prix/temps_de_lecture est l'un des pires que je connaisse. Les tomes eussent été en grand format, on aurait au moins pu les considérer comme des art-books (certaines pages étant franchement belles), mais là, heu... non. Bref, je déconseille, ainsi que les autres titres de l'auteur (que j'ai aussi lus par curiosité, afin de savoir si c'était juste Blame que je n'aimais pas, ou si le problème venait du cerveau torturé de l'auteur - hypothèse vers laquelle je penche).
Blame !
10 tomes pour nous raconter quoi ? Je suis passé a côté, j'ai pas pigé ce que l'auteur a voulu nous raconter, ce manga est une succession de gunfights et d'explosions et d'errances dans un monde où il faut grimper, grimper, grimper. Les dialogues sont quasi inexistants. Seul point positif à mes yeux : c'est le dessin.
Tea Party
Voilà, c’est fait, j’ai moi aussi lu mon Nancy Pena, depuis le temps que je me demandais ce qui pouvait bien faire de cette BD un incontournable pour beaucoup des BDphiles du site marron. Armée de ma nouvelle carte de bibliothèque, je me suis donc plongée dans cette lecture et… je ne lui ai trouvé strictement aucun intérêt ! Le dessin à la base n’est pas du tout ma tasse de thé (mouarf)… mais je comptais éventuellement sur la poésie, les dialogues, le scénario pour me le faire oublier, et bien c’est raté. J’ai trouvé cette histoire molle, fade, terne et d’un vide total. Je n’ai pas été sensible à l’humour non plus. Bref, le charme n’a absolument pas opéré. Peut-être faut-il avoir lu « Le Chat du kimono » avant pour en tirer quelque chose… mais ce sera sans moi, d’autant plus que je lis dans les autres avis que Tea Party est plus abouti que son prédécesseur… Je passe !
Alix
Malheureusement, Alix représente pour moi ce que je déteste le plus dans la bd avec Blake et Mortimer: l'académisme du trait et de la manière de raconter une histoire. C'est soporifique au possible ! Le dessin est totalement figé et pas du tout séduisant. Une mise en couleur déplorable achève l'ensemble. Je ne comprends pas comment il peut y avoir autant de tomes. Qu'est ce que cela apporte? Pas grand chose ! Et puis, l'avancée du récit est tellement statique... Ce ne sont pas les polémiques stériles du style "Alix est 'il gay ?" qui me feront changer d'avis (on s'en fout d'ailleurs). Non, il n'y a aucun attrait particulier à cette bande dessinée. Même le héros semble antipathique à souhait ! Nous avons là l'anti Murena par excellence ! Même Les Aigles de Rome sont bien au-dessus. L'auteur J. Martin doit certainement être un historien talentueux mais sur ce support qu'est la bd, cela passe mal. Je n'ai vraiment rien retiré de positif de ma lecture d'où cet avis sans appel. Je dirai pour terminer qu'il s'agit d'une bande dessinée d'outre tombe qui n'est plus destinée à ma génération. On la trouvera dans les rayons de supermarché en bonne position pour que la ménagère de plus de 50 ans puisse la mettre dans son caddy.