La couverture nous propose de voir un ecclésiaste que l’on devine pape (même s’il n’a pas la bague) gros calibre à la main et muscles à faire pleurer les bodybuilders dopés, à ses côtés une flèche phylactère : « avec Jésus » et un pauvre gringalet qui se bouche les oreilles. Cela nous amène de façon talentueuse et brutale vers la notion d’existence même, l’essence de nos questionnements les plus secrets : allons-nous exister pour cet album, c'est-à-dire le lire malgré cet en-tête navrant ?
A ce stade n’importe quel lecteur trop intellectuel aura compris que ce n’est pas pour lui et que l’on aura de l’humour d’un degré infiniment trop élevé pour qu’il l’apprécie. Hélas, j’apprécie les moments de régression totale parfois et c’est, au contraire, encouragé par cette couverture à l’humour proche de l’antépénultième degré que j’ai entamé la lecture de ce gros opus (plus de 350 pages)
Le bon côté de la curiosité est que cela se lit très vite, le mauvais côté, c’est qu’à ouvrir n’importe quoi on finit par se créer des pièges abscons avec l’obligation de finir l’album en espérant trouver plus tard quelque chose à ce qui n’a, à première vue, rien.
J’aurais donc cherché vainement quelque chose tout au long de cette lecture. Hélas un scénario ridicule couplé à des personnages stupides ne font de ces planches noirâtres qu’une suite de bouillie sans queue ni tête. Peut-être était-ce drôle et uniquement composé de grands délires juxtaposés permettant de dessiner des zombies, des bastons et des gros muscles à tout bout de champ ? Dans ce cas je m’étonne qu’il n’y ait même pas la bimbo qui va bien permettant à défaut d’intérêt de flatter les hormones mâles. Des monstres aux pouvoirs gigantesques qui deviennent d’un coup ridicules et inversement, des enchaînements de situations dignes du catch : personne n’a vraiment mal et un scénario spectacle écrit à l’avance permet à tout le monde d’être bien en place. Bref le chaos orgiaque n’est pas ma tasse de thé. Signalons au passage l’intervention du père Noël qui rejoint notre équipe de choc Jésus et le pape pour atteindre au final le merveilleux mariage de Marie. Quelques répliques dans le lot sont tellement énormes que cela finit par faire sourire, on finit par se demander jusqu’où on va tomber.
Niveau dessin on est dans le comics à effets visuels, entendez par là que vous aurez des vues en profondeur permettant des déformations démesurées de certains membres ou calibres. Techniquement cette partie est au point, contrairement au travail des vraies profondeurs de champs complètement bâclées. Signalons des morts vivants aléatoirement dessinés et une platitude générale de dessin ennuyeuse. Très peu d’éléments secondaires, très peu de détail. Le scénario était vide, hélas les décors le seront aussi. Alors oui techniquement Moore sait dessiner des combats avec des guns et des gros muscles mais autour de ça, il illustre parfaitement le néant de ce scénario.
Seul Dieu est un peu marrant et encore… Bref album à oublier.
Je voulais emprunter une BD d'auteur et mal m'en a pris. En effet, la lecture fut longue et pénible et j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout de l'histoire.
On part ainsi d'un scénario futuriste plutôt farfelu avec des chiens qui parlent en pleine glaciation. Féru d'histoires fantastiques, je me suis laissé entrainer dans cette exploration à la recherche d'un Paris englouti sous des tonnes de neige et de glace. Ensuite, l'auteur part dans des délires où les œuvres du Louvre se mettent à parler avec les différents protagonistes et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où l'auteur voulait en venir.
Côté dessin, je ne suis pas fan de ce type de dessin même si je m'en accommode lorsque l'histoire est intéressante, ce qui n'était pas le cas ici.
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10
NOTE GLOBALE : 4/20
C'est une traversée de Paris qui nous est proposée. La particularité est qu'il s'agit d'un Paris de l'an 2080 soit dans notre futur. Il nous est proposé une société où le porno sera de partout jusque dans les panneaux publicitaires à tout va. Avec le puritanisme actuel, je ne crois pas qu'on se dirigerait vers cette voie à moins d'un sacré électrochoc !
Il existerait encore des samouraïs qui ont des contrats bien précis. On apprend que dans cette société, tout le monde est surveillé même le surveillant. On verra également que le réchauffement climatique a accéléré la montée des eaux jusqu'au coeur de la capitale. Bref, rien de vraiment transcendant.
L'ensemble est en effet d'une grande vacuité. On nous sert des commentaires pompeux qui se veulent une transposition des rimes poétiques d'Arthur Rimbaud et de Charles Baudelaire. Le problème est que cela ne le fait pas. C'est sans doute liée à une imagerie mécanique et informatique trop éloigné. On pourra passer notre chemin sur cette virée futuriste archaïque.
Avis après 6 tomes lus (et n'irai pas plus loin)
Quelle déception. A la hauteur de l’intérêt que cette série a suscité…
Graphiquement la série s’aligne dans la veine du comics d’action à la colorisation très saturée et contrastée, beaucoup de personnages hauts en couleurs et une précision noire dans tout ce qui touche l’armement et les machines de guerre. Les angles de vue, à la façon story-board donnent un dynamisme certain. En revanche on ne peut pas omettre cet immonde tome 5 qui fait mal aux yeux tant il est mal dessiné et le tome 6 nettement en dessous du niveau des 4 premiers tomes graphiquement. Les deux premiers tomes me paraissent graphiquement plus créatifs, la suite ne venant pas améliorer l’univers mis en place dans ces opus.
L’histoire nous permet de suivre les traces d’un jeune journaliste apprenti se retrouvant débarqué dans une zone tampon entre des entités en guerre. Au début tout va bien, on découvre les lieux, les protagonistes et l’auteur n’explique pas encore les origines de la situation. Nous avons donc une vraie situation d’observation, neutre, permettant de nous positionner en observateur qui cherche à comprendre. Le tome 1 m’a considérablement plu et le 2 également avec ce truc de fou (bambous et ex zoo enterré par des fous furieux). En fait tant que l’on cherche à comprendre comment vivent ces populations au cœur d’un conflit qui les dépasse tout va bien. On y croise des loufoques, c’est fun et marrant.
Hélas tout ceci se transforme petit à petit en délire politique et critique de l’armée par tous les moyens. La crédibilité en perd un sacré coup plus le récit avance tant tout cela parait artificiel. Des grands coups de deus ex machina à qui mieux-mieux à base de « tu croyais que j’étais mort mais en fait non », la belle blonde qui débarque de nulle part et donne la solution (ridicule au demeurant comme si tout cela ne pouvait qu’être traité par une chaîne depuis le début), les explosions avec des produits plus où moins douteux à côté de nos protagonistes mais jamais rien pour eux. Et puis tout de même d’où sortent tous ces survivants au tome 6 capables de manifester avec toutes les explosions que l’on a vues avant et la vie telle qu’on nous la décrit ?
Les explications successives pour comprendre le conflit ne font que rajouter une couche de non crédibilité et les grands jeux de pouvoirs à base de pions et de luttes d’influence dans tous les sens n’apportent strictement rien. Et ce qui était bien au début : la découverte des communautés survivantes, tout ce qui touche à la survie, plantes sur les toits, notion d’identité… disparait au cours du récit pour laisser place à de la simple guerre entre protagonistes changeants manipulés à qui mieux mieux. Et que dire de ces vilains militaires ! Au début on voit un conflit, il n’y a ni gentils ni méchants mais des hommes qui luttent pour survivre, mais plus le récit avance plus on tombe de l’antimilitarisme primaire. Evidemment tuer des innocents c’est moche, évidemment plein de comportements sont à dénoncer, mais on tombe au final dans une satire extrémiste de l’armée. Question crédibilité le passage dans le groupuscule terroriste se pose également là…
Après le tome 2, on perd donc le fil par bribes et on tombe dans le néant du tome 5 fait de petits récits sans aucun intérêt bâclés. Certes le tome 6 retrouve une sorte d’unité mais notre scénariste a tellement utilisé de ficelles dans le passé que maintenant assumer tout ça devient très difficile pour notre héros ! L'arrivée de super maman après 6 tomes… whaou, comment dire ? Alors on tombe dans de ficelles encore plus grosses plus du tout compatibles avec les descriptions de la ville des tomes 1 et 2. Ce tome aura définitivement fini d’achever l’intérêt pour cette série.
Au final cette série est un monstre, de deux tomes initiaux vraiment bien (surtout le 2) on a tiré un truc ayant perdu toute crédibilité par des interventions scénaristiques grossières et une perte progressive de la neutralité. Au lieu d’être tranches de vies, l’album devient propagande, tiens mais n’est-ce pas justement ce qui arrive à notre reporter au tome 6 avec la découverte de ce leader charismatique ?
Vraiment dommage… Inutile d’acheter.
La fausse bonne idée de l'année... Le dessin n'est certes pas fou mais il reste assez agréable, pourtant c'est par le scénario que le bât blesse.
Le pitch : il existe une expression qui dit qu'au moment de sa mort on voit sa vie défiler devant ses yeux. Et ça, ça pourrait pas faire une super histoire ? Ah ben si alors ! Je vous jure ! Imaginez ! Si dans une enquête, on cherche des indices, et qu'un témoin clé meurt on a qu'à lui enregistrer sa vie qui passe devant ses yeux ! Nié... ??
Mais qui est le sous-débile qui a pondu une idée pareille ? Ah... C'est Alcante... J'avais pourtant bien apprécié Jason Brice et même Pandora Box avait quelques bonnes idées... Pour le coup, je trouve cette dernière création ridicule.
Cependant, il faut admettre, une fois l'aberration du début passée, le scénario est en fait assez bien exploité, tant que faire se peut. En effet, un des moteurs du récit est qu'il faudra tuer une personne pour récupérer son film, ce qui ne sera pas dénué d'un certain intérêt...
Seulement... ça a déjà été fait il y a 5 ans ! (le film Final Cut de Omar Naim). Et là, l'astuce n'était pas basée sur une expression populaire...
Attendez, je commence un script sur "un de perdu dix de retrouvés !" C'est l'histoire d'un mec qui fait tomber des thunes dans la rue pour gagner sa vie... C'est du lourd !
Franchement marre de ces bd prises de tête qui ne mènent réellement nulle part (du moins dans mon esprit). Après une dure journée de travail, vous vous allongez confortablement pour lire une bonne bd et vous tombez sur ça ! Prise de tête assurée avec aspirine en prime !
Certes, l'absurde fait quelques fois recette. Bien entendu, cela parlera certainement au microcosme des dessinateurs qui se font plaisir. En ce qui concerne le public, le plaisir approchera le néant.
Est ce qu'il faut aimer l'art urbain pour aimer cette BD ?
A priori non, mais cela doit aider. En même temps les références sont à l'image du dessin : minimalistes. Globalement le récit m'est passé au dessus de la tête. J'ai bien d'autres préoccupations que cette forme d'art qui n'a que peu de valeur à mes yeux.
Je ne suis pas urbain pour un sou, quand je rentre dans une ville, c'est pour le travail.
"Chroniques d'un pigeon parisien" s'adresse aux parisiens dans un premier temps et aux habitués des grandes villes en général. C'est une question de vie et de repères, les miens évoluent en fonction des saisons et ne doivent pas grand chose à l'homme.
Je sors un peu du sujet, car celui de cette BD ne m'inspire pas du tout. La lecture ne fut pas déplaisante, elle fut insipide. Même l'aspect onirique n'a pas réussi à me divertir.
Je me serais bien passé de cette BD, je ne retenterai pas l'expérience.
C’est en lisant ce genre d’histoire que l’on se rend compte combien Michel Vaillant, c’était bien fait !
Même sans tenir compte du fait qu’il s’agit ici d’une série préalablement publiée dans l’un ou l’autre journal (d’où sa structure en courts chapitres), cette histoire est décousue, prévisible, naïve à l’excès, stéréotypée, répétitive. C’est du genre « le héros, suite à une vile manœuvre de son ennemi, perd une heure sur la tête de la course, mais parvient à récupérer ce retard en moins de dix kilomètres grâce à sa maîtrise et à ses talents de pilote et ce sans que les autres conducteurs n’aient à ralentir le rythme ou soient retardé par l’un ou l’autre obstacle». On se demande alors vraiment pourquoi le héros en question n’était pas déjà largement en tête au moment de la vile manœuvre en question.
C’est l’époque qui veut ça, me diront certains. Je répondrai que les premiers « Michel Vaillant » datent de la même époque mais offraient des scénarios bien moins fantaisistes. Non, ici, c’est vraiment du scénario facile, sans aucun souci de crédibilité, c’est de l’aventure à bas prix, c’est de l’exotisme de salon (faut voir la représentation de l’Afrique !), c’est du remplissage.
Le dessin n’est pas mauvais mais d’époque. Il faut ne pas être réfractaire à ce style pour pouvoir s’accrocher. Je ne suis pas convaincu qu’il soit l’œuvre d’un seul dessinateur, malheureusement aucune indication au sujet des auteurs n’est visible. Pas la moindre signature n’est visible sur toutes ces planches.
Issue d’une autre époque et au scénario médiocre, cette curiosité n’est pas faite pour moi.
J’ai failli mettre « bof » grâce au dessin, mais la vérité, c’est que je n’ai vraiment pas aimé.
Il va en paraître 2 tomes cette année de cette série ? C'est parce que l'éditeur espère vraiment que ça se vende bien ou parce qu'il veut "inonder" les étagères de supermarchés ? Il faut dire que l'album attire l'œil avec sa parodie de couverture de magazine de type Voici ou Closer (je crois que c'est d'ailleurs ce dernier qui s'offre, aux frais de l'acheteur, une grosse page de vraie pub dans l'album).
En ce qui me concerne, je n'ai lu que le premier tome, et malgré son manque flagrant de densité, j'ai eu bien du mal à en venir à bout.
Les planches se composent chacune de quatre cases en plan fixe. Le dessin est horrible. Le décor est composé le plus souvent d'une photo retouchée à l'ordinateur de très laide manière. Les personnages, eux, sont crobardés dans le style qu'utilise Nicolin pour son blog. L'aspect d'ensemble est particulièrement laid, on dirait du fait exprès.
Quant au scénario de ces gags en une ou deux pages, il s'agit de mise en image d'anecdotes de people récoltées en grande majorité par Adeline mais aussi visiblement quelques-unes par Nicolin puisqu'on y trouve notamment un gag mettant en scène Dany en festival BD.
L'humour est pitoyable. Ce type d'anecdote, ça peut faire rire les copains du bonhomme concerné lors d'un repas aviné. C'est l'anecdote racontée au détour d'une conversation, à table, on en rigole un peu, c'est sympa entre potes, et puis on passe parce qu'en fait on s'en fout. Ben là, c'est pareil, on s'en fout, ce n'est pas drôle, c'est souvent lourdingue (marrant comme ces anecdotes tournent régulièrement autour du sujet des chiottes) et, de toute manière, c'est mal raconté.
A ne même pas feuilleter.
Ce livre m'a rappelé les classes d'école d'autrefois lorsqu'on passait de longues heures à l'écoute d'un professeur soporifique devant son pupitre. Il faisait son métier que celui de nous apprendre un programme mais il ne rendait pas pour autant le cours intéressant en insufflant une certaine passion.
Pourtant, j'ai été parmi les bons élèves toujours respectueux. Certaines matières comme l'histoire géographie par exemple pouvait me passionner littéralement. Encore fallait-il que le professeur soit à la hauteur de sa tâche bien souvent difficile. Et puis, il y avait les quelques professeurs que j'ai pu croiser sur le long chemin de l'enseignement jusqu'à la faculté et qui étaient de véritables phénomènes. On avait envie d'aller à leurs cours. Il y a l'art et la manière de faire passer un enseignement. Ce n'est pas donné à tout le monde.
Ici, c'est un peu la même chose. Cette histoire de la conquête de la Sibérie pouvait être très intéressant mais la manière dont l'auteur a abordé les choses paraît tellement académique que cela en devient véritablement pompeux. Si vous ajoutez un crayonné limite, vous n'aurez pas droit à une bonne bande dessinée comme on pourrait être en droit d'attendre. Alors, que dire d'autre ?
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Battle Pape
La couverture nous propose de voir un ecclésiaste que l’on devine pape (même s’il n’a pas la bague) gros calibre à la main et muscles à faire pleurer les bodybuilders dopés, à ses côtés une flèche phylactère : « avec Jésus » et un pauvre gringalet qui se bouche les oreilles. Cela nous amène de façon talentueuse et brutale vers la notion d’existence même, l’essence de nos questionnements les plus secrets : allons-nous exister pour cet album, c'est-à-dire le lire malgré cet en-tête navrant ? A ce stade n’importe quel lecteur trop intellectuel aura compris que ce n’est pas pour lui et que l’on aura de l’humour d’un degré infiniment trop élevé pour qu’il l’apprécie. Hélas, j’apprécie les moments de régression totale parfois et c’est, au contraire, encouragé par cette couverture à l’humour proche de l’antépénultième degré que j’ai entamé la lecture de ce gros opus (plus de 350 pages) Le bon côté de la curiosité est que cela se lit très vite, le mauvais côté, c’est qu’à ouvrir n’importe quoi on finit par se créer des pièges abscons avec l’obligation de finir l’album en espérant trouver plus tard quelque chose à ce qui n’a, à première vue, rien. J’aurais donc cherché vainement quelque chose tout au long de cette lecture. Hélas un scénario ridicule couplé à des personnages stupides ne font de ces planches noirâtres qu’une suite de bouillie sans queue ni tête. Peut-être était-ce drôle et uniquement composé de grands délires juxtaposés permettant de dessiner des zombies, des bastons et des gros muscles à tout bout de champ ? Dans ce cas je m’étonne qu’il n’y ait même pas la bimbo qui va bien permettant à défaut d’intérêt de flatter les hormones mâles. Des monstres aux pouvoirs gigantesques qui deviennent d’un coup ridicules et inversement, des enchaînements de situations dignes du catch : personne n’a vraiment mal et un scénario spectacle écrit à l’avance permet à tout le monde d’être bien en place. Bref le chaos orgiaque n’est pas ma tasse de thé. Signalons au passage l’intervention du père Noël qui rejoint notre équipe de choc Jésus et le pape pour atteindre au final le merveilleux mariage de Marie. Quelques répliques dans le lot sont tellement énormes que cela finit par faire sourire, on finit par se demander jusqu’où on va tomber. Niveau dessin on est dans le comics à effets visuels, entendez par là que vous aurez des vues en profondeur permettant des déformations démesurées de certains membres ou calibres. Techniquement cette partie est au point, contrairement au travail des vraies profondeurs de champs complètement bâclées. Signalons des morts vivants aléatoirement dessinés et une platitude générale de dessin ennuyeuse. Très peu d’éléments secondaires, très peu de détail. Le scénario était vide, hélas les décors le seront aussi. Alors oui techniquement Moore sait dessiner des combats avec des guns et des gros muscles mais autour de ça, il illustre parfaitement le néant de ce scénario. Seul Dieu est un peu marrant et encore… Bref album à oublier.
Période Glaciaire
Je voulais emprunter une BD d'auteur et mal m'en a pris. En effet, la lecture fut longue et pénible et j'ai eu beaucoup de mal à arriver au bout de l'histoire. On part ainsi d'un scénario futuriste plutôt farfelu avec des chiens qui parlent en pleine glaciation. Féru d'histoires fantastiques, je me suis laissé entrainer dans cette exploration à la recherche d'un Paris englouti sous des tonnes de neige et de glace. Ensuite, l'auteur part dans des délires où les œuvres du Louvre se mettent à parler avec les différents protagonistes et j'ai eu beaucoup de mal à comprendre où l'auteur voulait en venir. Côté dessin, je ne suis pas fan de ce type de dessin même si je m'en accommode lorsque l'histoire est intéressante, ce qui n'était pas le cas ici. SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 2/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 2/10 NOTE GLOBALE : 4/20
Samouraï
C'est une traversée de Paris qui nous est proposée. La particularité est qu'il s'agit d'un Paris de l'an 2080 soit dans notre futur. Il nous est proposé une société où le porno sera de partout jusque dans les panneaux publicitaires à tout va. Avec le puritanisme actuel, je ne crois pas qu'on se dirigerait vers cette voie à moins d'un sacré électrochoc ! Il existerait encore des samouraïs qui ont des contrats bien précis. On apprend que dans cette société, tout le monde est surveillé même le surveillant. On verra également que le réchauffement climatique a accéléré la montée des eaux jusqu'au coeur de la capitale. Bref, rien de vraiment transcendant. L'ensemble est en effet d'une grande vacuité. On nous sert des commentaires pompeux qui se veulent une transposition des rimes poétiques d'Arthur Rimbaud et de Charles Baudelaire. Le problème est que cela ne le fait pas. C'est sans doute liée à une imagerie mécanique et informatique trop éloigné. On pourra passer notre chemin sur cette virée futuriste archaïque.
DMZ
Avis après 6 tomes lus (et n'irai pas plus loin) Quelle déception. A la hauteur de l’intérêt que cette série a suscité… Graphiquement la série s’aligne dans la veine du comics d’action à la colorisation très saturée et contrastée, beaucoup de personnages hauts en couleurs et une précision noire dans tout ce qui touche l’armement et les machines de guerre. Les angles de vue, à la façon story-board donnent un dynamisme certain. En revanche on ne peut pas omettre cet immonde tome 5 qui fait mal aux yeux tant il est mal dessiné et le tome 6 nettement en dessous du niveau des 4 premiers tomes graphiquement. Les deux premiers tomes me paraissent graphiquement plus créatifs, la suite ne venant pas améliorer l’univers mis en place dans ces opus. L’histoire nous permet de suivre les traces d’un jeune journaliste apprenti se retrouvant débarqué dans une zone tampon entre des entités en guerre. Au début tout va bien, on découvre les lieux, les protagonistes et l’auteur n’explique pas encore les origines de la situation. Nous avons donc une vraie situation d’observation, neutre, permettant de nous positionner en observateur qui cherche à comprendre. Le tome 1 m’a considérablement plu et le 2 également avec ce truc de fou (bambous et ex zoo enterré par des fous furieux). En fait tant que l’on cherche à comprendre comment vivent ces populations au cœur d’un conflit qui les dépasse tout va bien. On y croise des loufoques, c’est fun et marrant. Hélas tout ceci se transforme petit à petit en délire politique et critique de l’armée par tous les moyens. La crédibilité en perd un sacré coup plus le récit avance tant tout cela parait artificiel. Des grands coups de deus ex machina à qui mieux-mieux à base de « tu croyais que j’étais mort mais en fait non », la belle blonde qui débarque de nulle part et donne la solution (ridicule au demeurant comme si tout cela ne pouvait qu’être traité par une chaîne depuis le début), les explosions avec des produits plus où moins douteux à côté de nos protagonistes mais jamais rien pour eux. Et puis tout de même d’où sortent tous ces survivants au tome 6 capables de manifester avec toutes les explosions que l’on a vues avant et la vie telle qu’on nous la décrit ? Les explications successives pour comprendre le conflit ne font que rajouter une couche de non crédibilité et les grands jeux de pouvoirs à base de pions et de luttes d’influence dans tous les sens n’apportent strictement rien. Et ce qui était bien au début : la découverte des communautés survivantes, tout ce qui touche à la survie, plantes sur les toits, notion d’identité… disparait au cours du récit pour laisser place à de la simple guerre entre protagonistes changeants manipulés à qui mieux mieux. Et que dire de ces vilains militaires ! Au début on voit un conflit, il n’y a ni gentils ni méchants mais des hommes qui luttent pour survivre, mais plus le récit avance plus on tombe de l’antimilitarisme primaire. Evidemment tuer des innocents c’est moche, évidemment plein de comportements sont à dénoncer, mais on tombe au final dans une satire extrémiste de l’armée. Question crédibilité le passage dans le groupuscule terroriste se pose également là… Après le tome 2, on perd donc le fil par bribes et on tombe dans le néant du tome 5 fait de petits récits sans aucun intérêt bâclés. Certes le tome 6 retrouve une sorte d’unité mais notre scénariste a tellement utilisé de ficelles dans le passé que maintenant assumer tout ça devient très difficile pour notre héros ! L'arrivée de super maman après 6 tomes… whaou, comment dire ? Alors on tombe dans de ficelles encore plus grosses plus du tout compatibles avec les descriptions de la ville des tomes 1 et 2. Ce tome aura définitivement fini d’achever l’intérêt pour cette série. Au final cette série est un monstre, de deux tomes initiaux vraiment bien (surtout le 2) on a tiré un truc ayant perdu toute crédibilité par des interventions scénaristiques grossières et une perte progressive de la neutralité. Au lieu d’être tranches de vies, l’album devient propagande, tiens mais n’est-ce pas justement ce qui arrive à notre reporter au tome 6 avec la découverte de ce leader charismatique ? Vraiment dommage… Inutile d’acheter.
Re-Mind
La fausse bonne idée de l'année... Le dessin n'est certes pas fou mais il reste assez agréable, pourtant c'est par le scénario que le bât blesse. Le pitch : il existe une expression qui dit qu'au moment de sa mort on voit sa vie défiler devant ses yeux. Et ça, ça pourrait pas faire une super histoire ? Ah ben si alors ! Je vous jure ! Imaginez ! Si dans une enquête, on cherche des indices, et qu'un témoin clé meurt on a qu'à lui enregistrer sa vie qui passe devant ses yeux ! Nié... ?? Mais qui est le sous-débile qui a pondu une idée pareille ? Ah... C'est Alcante... J'avais pourtant bien apprécié Jason Brice et même Pandora Box avait quelques bonnes idées... Pour le coup, je trouve cette dernière création ridicule. Cependant, il faut admettre, une fois l'aberration du début passée, le scénario est en fait assez bien exploité, tant que faire se peut. En effet, un des moteurs du récit est qu'il faudra tuer une personne pour récupérer son film, ce qui ne sera pas dénué d'un certain intérêt... Seulement... ça a déjà été fait il y a 5 ans ! (le film Final Cut de Omar Naim). Et là, l'astuce n'était pas basée sur une expression populaire... Attendez, je commence un script sur "un de perdu dix de retrouvés !" C'est l'histoire d'un mec qui fait tomber des thunes dans la rue pour gagner sa vie... C'est du lourd !
Le Dessinateur, la colline et le cosmos
Franchement marre de ces bd prises de tête qui ne mènent réellement nulle part (du moins dans mon esprit). Après une dure journée de travail, vous vous allongez confortablement pour lire une bonne bd et vous tombez sur ça ! Prise de tête assurée avec aspirine en prime ! Certes, l'absurde fait quelques fois recette. Bien entendu, cela parlera certainement au microcosme des dessinateurs qui se font plaisir. En ce qui concerne le public, le plaisir approchera le néant.
Chroniques d'un pigeon parisien
Est ce qu'il faut aimer l'art urbain pour aimer cette BD ? A priori non, mais cela doit aider. En même temps les références sont à l'image du dessin : minimalistes. Globalement le récit m'est passé au dessus de la tête. J'ai bien d'autres préoccupations que cette forme d'art qui n'a que peu de valeur à mes yeux. Je ne suis pas urbain pour un sou, quand je rentre dans une ville, c'est pour le travail. "Chroniques d'un pigeon parisien" s'adresse aux parisiens dans un premier temps et aux habitués des grandes villes en général. C'est une question de vie et de repères, les miens évoluent en fonction des saisons et ne doivent pas grand chose à l'homme. Je sors un peu du sujet, car celui de cette BD ne m'inspire pas du tout. La lecture ne fut pas déplaisante, elle fut insipide. Même l'aspect onirique n'a pas réussi à me divertir. Je me serais bien passé de cette BD, je ne retenterai pas l'expérience.
Ted et Tom
C’est en lisant ce genre d’histoire que l’on se rend compte combien Michel Vaillant, c’était bien fait ! Même sans tenir compte du fait qu’il s’agit ici d’une série préalablement publiée dans l’un ou l’autre journal (d’où sa structure en courts chapitres), cette histoire est décousue, prévisible, naïve à l’excès, stéréotypée, répétitive. C’est du genre « le héros, suite à une vile manœuvre de son ennemi, perd une heure sur la tête de la course, mais parvient à récupérer ce retard en moins de dix kilomètres grâce à sa maîtrise et à ses talents de pilote et ce sans que les autres conducteurs n’aient à ralentir le rythme ou soient retardé par l’un ou l’autre obstacle». On se demande alors vraiment pourquoi le héros en question n’était pas déjà largement en tête au moment de la vile manœuvre en question. C’est l’époque qui veut ça, me diront certains. Je répondrai que les premiers « Michel Vaillant » datent de la même époque mais offraient des scénarios bien moins fantaisistes. Non, ici, c’est vraiment du scénario facile, sans aucun souci de crédibilité, c’est de l’aventure à bas prix, c’est de l’exotisme de salon (faut voir la représentation de l’Afrique !), c’est du remplissage. Le dessin n’est pas mauvais mais d’époque. Il faut ne pas être réfractaire à ce style pour pouvoir s’accrocher. Je ne suis pas convaincu qu’il soit l’œuvre d’un seul dessinateur, malheureusement aucune indication au sujet des auteurs n’est visible. Pas la moindre signature n’est visible sur toutes ces planches. Issue d’une autre époque et au scénario médiocre, cette curiosité n’est pas faite pour moi. J’ai failli mettre « bof » grâce au dessin, mais la vérité, c’est que je n’ai vraiment pas aimé.
Ma Vie de People
Il va en paraître 2 tomes cette année de cette série ? C'est parce que l'éditeur espère vraiment que ça se vende bien ou parce qu'il veut "inonder" les étagères de supermarchés ? Il faut dire que l'album attire l'œil avec sa parodie de couverture de magazine de type Voici ou Closer (je crois que c'est d'ailleurs ce dernier qui s'offre, aux frais de l'acheteur, une grosse page de vraie pub dans l'album). En ce qui me concerne, je n'ai lu que le premier tome, et malgré son manque flagrant de densité, j'ai eu bien du mal à en venir à bout. Les planches se composent chacune de quatre cases en plan fixe. Le dessin est horrible. Le décor est composé le plus souvent d'une photo retouchée à l'ordinateur de très laide manière. Les personnages, eux, sont crobardés dans le style qu'utilise Nicolin pour son blog. L'aspect d'ensemble est particulièrement laid, on dirait du fait exprès. Quant au scénario de ces gags en une ou deux pages, il s'agit de mise en image d'anecdotes de people récoltées en grande majorité par Adeline mais aussi visiblement quelques-unes par Nicolin puisqu'on y trouve notamment un gag mettant en scène Dany en festival BD. L'humour est pitoyable. Ce type d'anecdote, ça peut faire rire les copains du bonhomme concerné lors d'un repas aviné. C'est l'anecdote racontée au détour d'une conversation, à table, on en rigole un peu, c'est sympa entre potes, et puis on passe parce qu'en fait on s'en fout. Ben là, c'est pareil, on s'en fout, ce n'est pas drôle, c'est souvent lourdingue (marrant comme ces anecdotes tournent régulièrement autour du sujet des chiottes) et, de toute manière, c'est mal raconté. A ne même pas feuilleter.
Il était une fois la Sibérie
Ce livre m'a rappelé les classes d'école d'autrefois lorsqu'on passait de longues heures à l'écoute d'un professeur soporifique devant son pupitre. Il faisait son métier que celui de nous apprendre un programme mais il ne rendait pas pour autant le cours intéressant en insufflant une certaine passion. Pourtant, j'ai été parmi les bons élèves toujours respectueux. Certaines matières comme l'histoire géographie par exemple pouvait me passionner littéralement. Encore fallait-il que le professeur soit à la hauteur de sa tâche bien souvent difficile. Et puis, il y avait les quelques professeurs que j'ai pu croiser sur le long chemin de l'enseignement jusqu'à la faculté et qui étaient de véritables phénomènes. On avait envie d'aller à leurs cours. Il y a l'art et la manière de faire passer un enseignement. Ce n'est pas donné à tout le monde. Ici, c'est un peu la même chose. Cette histoire de la conquête de la Sibérie pouvait être très intéressant mais la manière dont l'auteur a abordé les choses paraît tellement académique que cela en devient véritablement pompeux. Si vous ajoutez un crayonné limite, vous n'aurez pas droit à une bonne bande dessinée comme on pourrait être en droit d'attendre. Alors, que dire d'autre ?