Les derniers avis (5342 avis)

Par Ems
Note: 1/5
Couverture de la série Le Roi des fleuves
Le Roi des fleuves

Quand je lis le descriptif de l'éditeur, je me demande si on a lu la même BD. L'histoire mélange en effet le réel et l'imaginaire mais m'est apparu surtout dénuée d'intérêt et de sens. J'espère qu'il s'agit d'un récit tiré de faits vécus car c'est particulièrement insignifiant pour être imaginé. L'auteur a un style à la Baudoin sans le talent, le dessin est noir, gras et moche. Je n'arrive à pas le décrire autrement, son rendu est sale et difficile à décrypter parfois. Je ne comprends pas réellement l'intérêt de publier ce genre de BD. Quel retour en terme de ventes peut attendre Atrabile ? Ce n'est pas mon problème, mais je déconseille vivement l'achat, pour la lecture, si vous êtes courageux ou que c'est la seule BD que vous avez trouvé sur une île déserte...

03/09/2010 (modifier)
Couverture de la série The Last Days of American Crime
The Last Days of American Crime

Avis après 2 tomes A la limite je comprendrais ceux qui pourraient trouver ici une création artistique graphique personnelle et loin des conventions de l’univers de la BD. Mais hormis cette palette de flous aux couleurs chaudes… Côté scénario, il s’agit de croiser le quotidien d’un grand projet : se tirer avec un maximum de pognon. Comment ? En piratant le système de migration des comptes cash dans deux semaines. Pourquoi ? Parce que l’état a considéré que le cash étant la base de toute activité criminelle, la suppression du cash pour la monnaie virtuelle (et donc les comptes en banque) supprimera la criminalité résultante. Et dans le récit on en verra de l’ambiance criminelle sous toutes ses formes. Alors ça ne tient absolument pas debout, dans la mesure où ce genre d’opération se fait via des chambres de compensations qui réconcilient et voient immédiatement en temps réel si l’actif et le passif ne collent pas d’une part, et surtout parce que ce qui est proposé (à savoir créer un compte nouveau avec plein de cash dessus en piratant le système) pourra nettement mieux se faire après migration que pendant… Bon à part ça les personnages ont des QI de moules et ne présentent aucun intérêt. Evidemment la fille est mignonne, le gars musclé, les personnages complètement allumés ce qui permet de jolis mouvements et situations mais tout cela parait dans une société complètement superficielle anarchique et vérolée par la violence, le sexe et les drogues. En ajoutant le gros discours à deux balles sur les grands de ce monde qui sont vraiment des sales … Pour illustrer, l’album parle d’un taux à 35,XX % d’intérêt, genre c’est du vol : c’est à pleurer de rire, parce que dans la société telle qu’elle est décrite, il doit y avoir plus de 30% d’inflation et donc justement les taux d’intérêt devraient être nettement plus élevés… Le récit est truffé d’absurdités du genre faites pour donner un détail concret au lecteur qui ne fait que rendre encore plus artificiel le monde scénarisé. Outre l’environnement, les personnages n’ont aucune profondeur, mise à part la violence : rien. Si le premier tome laissait voir quelques prémisses de quelque chose qui aurait peut-être pu, le second composé uniquement de violence et de rythme se chargera de nous dissuader de continuer. Côté graphisme le travail nous surprend. Le rendu du trait noir parait embryonnaire tel un crayonné, et pourtant déjà très incisif. Les angles de prises de vues mettent le lecteur en perpétuel déséquilibre pour illustrer le malaise global des situations narrées. Tout cela fait avec talent donne des planches très inégales, certaines magnifiques de maîtrise avec une très forte personnalité du dessinateur que l’on apprécie (ou pas) et d’autres particulièrement illisibles que l’on doit scruter pour bien voir qui fait quoi, où. La colorisation tout en couleurs chaudes et fauves participe du malaise général, ça suinte la peur, le sang, la douleur. Pourtant parfois cela accroît la lisibilité, parfois cela la détruit. Au global les dessins renversent l’habitude du lecteur pour de très bons moments et d’autres complètement prise de tête. Le premier tome aboutit à un mélange détonnant aux goûts très variés, l’aspect brouillon peut se faire pardonner, le second hélas enfonce le récit dans la seule aventure toujours plus stupide, sans approfondir les ambiances, l’univers et les personnages. Dommage. On peut feuilleter le 1 par curiosité graphique, lire et acheter parait en revanche complètement vain.

03/09/2010 (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Alix
Alix

"Je n'aime pas ce que fait Jacques Martin", "Je n'aime pas ce que fait Jacques Martin", "Je n'aime pas ce que fait Jacques Martin", "Je n'aime pas ce que fait Jacques Martin", "Je n'aime pas ce que fait Jacques Martin"... Encore une ? "Je n'aime pas ce que fait Jacques Martin"... bon je m'arrête là, ou alors je colle/copie direct dans Jhen et Lefranc ? Bref, pas la peine d'aller plus loin, Jacques Martin, représente pour moi tout ce que n'aime pas dans le BD. Un dessin figé, un découpage des plus banal et ennuyeux, des cadrages où vous ne risquez pas de voir le moindre bout de... lance dépasser. Tout est lissé, rouleau-compressé, formaté pour aboutir à ce que je sers toujours en exemple quand je veux illustrer ce qu'est une BD figée, en opposition au dynamisme du dessin manga. Ajoutez à cela un plaquage de couleurs en aplats toutes plus moches les unes que les autres, des pavés de texte indigestes et un fond historique hyper-réaliste, et vous avec trouvé le remplaçant idéal et naturel à votre Valium. "Alix" ? Ca devrait être remboursé par la Sécu !

01/09/2010 (modifier)
Couverture de la série Coney Island Baby
Coney Island Baby

L’association se prouve encore une fois éditeur des ces auteurs sans qualité graphique évidente, mais à l’idée narrative précise et intéressante. Dans notre cas il s’agira pour deux candidates à l’intégration dans le monde playboy de découvrir la destinée de deux icônes de l’érotisme dans les années 50 et 70. Si les quelques dernières pages permettront d’avoir une histoire au récit par une pirouette scénaristique, il s’agit tout de même d’illustrer la vie de Betty Page, la célèbre pin-up, et Linda Lovelace, star de Gorge Profonde. Niveau dessin, pas d’espoir, l’ensemble en noir et blanc parait sommairement s’occuper d’une notion de réalisme pictural, de perspectives et de proportions. Qu’à cela ne tienne le trait n’en demeurera pas moins incisif pour illustrer les propos. Si l’inesthétisme m’a tout de même gêné, les moments d’érotisme et de profonde détresse me paraissent en revanche bien rendus. Le scénario nous narre avec de très courts passages à notre époque les épopées de ces deux femmes ayant marqué leur époque. Tout y passe, de l’arrivée dans le domaine érotique / pornographique à la fin et même après. Très bien documentée, l’auteur nous montre le destin hors du commun de deux femmes face à leur image dans la société. Il ne s’agit plus de l’envers du décor (quoiqu’il soit tout de même bien décrit) mais aussi de l’évolution de nos deux héroïnes après avoir été des icônes sexuelles. Présentées assez objectivement, ces destins m’on fait froid dans le dos tant le constat pour l’humain est implacable. Sur ce plan faire découvrir le côté obscur des paillettes par le grand producteur X me paraissait un très bon choix sortant de la dénonciation vaine. Le contexte étant : vous deux jeunes aujourd’hui souhaitez vous dénuder pour devenir des icônes, avant de vous faire signer je veux être sûr que vous soyez conscientes des enjeux annexes que ce choix vous imposera ? Hélas viennent les dernières planches qui foutent tout en l’air. Dans une interview l’auteur raconte qu’elle souhaitait cette pirouette scénaristique pour ne pas donner l’impression de faire la morale. Ce choix fait basculer un bon récit biographique dans quelque chose que je n’aime pas du tout. D’abord car cela revient à dire que tout ce qui est narré se fait dans un objectif pécuniaire sans aucun intérêt pour son prochain (les parents payent pour que leur fille ne deviennent pas playmate). En tant que tel à la limite on pourrait voir une vision complètement noire de la situation où finalement dans tous les cas tout le monde profite de tout le monde, mais cela arrive trop comme un cheveu sur la soupe pour que ce soit vraiment noir et crédible. Ensuite et surtout cela veut clairement dire je m’en lave les mains : je viens de décrire un truc factuel qui montre l’influence et les conséquences sur un être de ses choix, mais comme je ne veux pas distinguer de bon et de mauvais surtout je relativise tout de suite, quitte à sacrifier la crédibilité de mon récit. Un peu comme si un enquêteur venait prouver de la culpabilité de suspect sur un meurtre, qu’il montre tout au jury et juste après dise, qu’en fait il est fou et qu’il ne faut pas l’écouter… Dommage, très dommage de suivre la dramatique croyance que tout se vaut, cela vient pourrir un bon récit biographique. A lire pour en apprendre un peu plus sur ces deux icônes sexuelles et coup de cœur pour cette recherche documentaire si riche et bien présentée. Nul doute que si vous êtes plus dans votre temps que moi vous pourrez adorer cet album. j'en conseille même l'achat car vraiment le contenu est intéressant propose un coup de coeur car sans ce discours final que j'ai détesté et qui pénalise tout le récit l'album aurait mérité un bon

01/09/2010 (modifier)
Par Seb94
Note: 1/5
Couverture de la série Au Bonheur des Dames (Une Femme dans la Peau / Johanna)
Au Bonheur des Dames (Une Femme dans la Peau / Johanna)

On m’a mis cette B.D entre les mains en me disant, tu vas voir c’est délire. Et bien après lecture, j’ai envie de dire : à chacun ses délires hein… C’est clairement pas ma came, je n’ai pratiquement jamais souri au fil des pages de ce premier tome, que je tournais d’ailleurs de plus en plus vite au fur et à mesure de ma lecture. Il ne se passe finalement pas grand-chose de plus que le résumé situé au dos de la B.D. L’ensemble est plutôt lourd et encore il paraît que ce 1er tome est de loin le meilleur de la série, autant dire que pour ma part je m’arrête là ! Un point positif tout de même, il faut bien reconnaître que le dessinateur maîtrise parfaitement les courbes féminines, le dessin est mignon et sympathique, c’est déjà ça.

31/08/2010 (modifier)
Couverture de la série Bastard!!
Bastard!!

Ah.... Bastard!! et ses beaux dessins, ses belles filles, et son héros particulièrement idiot. Si les premiers tomes sont amusants, surtout à cause des dessins et du tempérament du personnage principal, il n'en reste pas moins que le tout est particulièrement crétin, parfaitement inintéressant passé les 4 ou 5 premiers tomes, et proches du nullissime après les 15 premiers. À l'époque où la parution était (presque) régulière, je continuais à acheter la série pour ses graphismes de toute beauté (le seul truc valable, donc - je sais, je me répète). Et puis j'ai découvert qu'il existait un art-book grand format (couleur + noir et blanc), qui a finalement remplacé avantageusement les tomes du manga dont je me suis débarrassé sans remord. Bref, un dessinateur très talentueux, mais bien piètre scénariste. Je déconseille donc le manga Bastard!!, et conseille à la place le formidable art-book Bastard!! Guardess: Kazushi Hagiwara Illustrations.

31/08/2010 (modifier)
Par cac
Note: 1/5
Couverture de la série Pourquoi j'veux manger mon chien
Pourquoi j'veux manger mon chien

Déjà, regardez la couverture. C'est laid, n'est-ce pas ? Trois mecs quasi indifférentiables. Et un titre à la mords-moi-le-nœud. On se dit que le type veut inaugurer de nouvelles saveurs ou alors il a une dent contre son chien... Mais passons, peut-être que l'intérieur saura nous récompenser d'avoir franchi le cap d'un dessin repoussant. Dommage. Cette lecture est un supplice, une improbable conversation de 3 hommes autour de bouffe de chien pleine de vertu ce dont je ne doute pas. Mais j'abrège ma douleur aussi bien visuelle qu'intellectuelle. Un semblant d'intérêt ne s'est pas manifesté pour ma part.

30/08/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série La Gouniche
La Gouniche

Je comprends pas... Quand on ne sait pas dessiner, quand on n'a rien à raconter et quand en plus on le raconte mal, comment peut-on se faire éditer ? Car la Gouniche, c'est vraiment ça. Un truc mal dessiné, des histoires dont le niveau est tellement anecdotique que ça doit intéresser 4 personnes dans les proches de l'auteure, une mise en page brouillonne avec un lettrage manuscrit difficile à lire, et un humour que je cherche encore... Si au hasard d'un surf sur internet, je tombais sur un blog BD complètement amateur qui mettrait ça en ligne, je zapperais directement. Alors imaginer que cela puisse être vendu en album, je comprends pas...

30/08/2010 (modifier)
Couverture de la série Silex and the city
Silex and the city

MAJ après tome 2 Niveau dessin, nous sommes dans le sommaire soigné, entendez par là que si le trait est gras, les personnages simplistes et les décors minimalistes, il y a un effort de colorisation qui rend le tout lisible. A en croire les étals, cet album est le tube de la rentrée, je suis circonspect. (Et voilà que l’on remet çà l’année suivante) Tome 1 Côté scénario, nous assistons à une parodie néanderthalienne des polémiques et mouvements contemporains. De nombreux jeux de mots viennent émailler chaque situation anachronique qui ne manquera pas d’illustrer une caricature de comportements modernes. Je dis caricature car les situations sont trop lourdes et les ficelles employées trop grosses. Evidemment on peut sourire à la révolte du fils aux bons mots qui foisonnent dans cet ouvrage, mais il ne faudrait pas oublier que tout cela se fait avec des situations triviales ou les différents mouvements et comportements sont caricaturés à l’extrême. Tout le monde en prend pour son grade, enfin tout le monde pas vraiment justement : que d’idées reçues sur l’altermondialiste, que de clichés sur la haute bourgeoisie, que de banalité sur les adolescents, que de lourdeur partout… Vous retrouvez à foison, les propos du FN et l’holocauste, l’affaire des caricatures… et toutes ces polémiques qui ont émaillé la vie politique de l’année, illustrées avec une vue bien précise (tiens d’ailleurs aucun bon mot sur les multiples polémiques liées au PS ? étonnant non !). Et que dire de ce coup scénaristique qui permet en allant visiter le grand-père (ce passage n’apporte rien à l’histoire) de reprendre intégralement les pages qui étaient sorties préalablement dans le pilote hors série anniversaire consacré à mai 68… Non vraiment ce livre est trop politique pour moi, je n’ai pas aimé, et pourtant j’ai souri parfois, car autour du fond très ciblé pour une catégorie politique donnée (extrait : « Chasse pêche nature et tradition gagne avec 99% des voix, bouhh c’est à vous dégouter de la démocratie… » Et dire que je m’attendais à trouver de la finesse au dire des autres commentaires !) il y a de très jolies trouvailles en jeux de mots et en anachronismes qui permettent à cet opus d’éviter la note minimale. Tome 2 Ce tome 2 reprend les même, néanmoins ici moins de petits rappels sur des événements politiques de l’année et nettement plus de poncifs sur les différences Public / Privé, univers de la pub… Si le PS avait été absent du premier tome il figure en revanche en clins d’œil appuyés dans celui-ci. Je n’ai pas retrouvé autant d’inventivité dans ce tome avec énormément de lourdeur. Evidemment il y a une veine, et je ne doute pas trouver ces opus dans tous les arrières salons des riches appartements du côté de la rue de Solférino, revendiquer est toujours un choix courageux, mais le crachage dans la soupe gratuit aux raccourcis douteux ne rentre pas dans l’humour que j’apprécie. Toujours cette terrible différence entre le cynisme et le sarcasme… Question graphisme je ne change pas d’avis par rapport au premier tome : le fond est aussi gras que le dessin, il colle et fait des pâtés partout, c’est crado même si c’est parfois rigolo. A oublier.

08/09/2009 (MAJ le 30/08/2010) (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Welcome Home
Welcome Home

Bof bof cet album. D’après le pitch, je m’attendais à quelque chose de bien marrant, une sorte de choc des mondes, lorsqu’un pur citadin se retrouve au milieu d’un camp hippie… Clairement il fait le voyage pour « rencontrer » des filles qui font du yoga nues, et ce point de départ aurait pu amener des situations loufoques. Las, Mawil est très mou, il ne propose aucun décalage particulier, aucune réflexion drôlatique. Dans l’autre sens, il ne montre rien pour la cause hippie (si tant est qu’il existe une cause !), et du coup il traverse son récit comme une chiffe molle, un truc totalement inutile qui se demande simplement ce qu’il fait là… Bref, difficile d’y trouver un quelconque intérêt…

30/08/2010 (modifier)