Je ne connaissais pas du tout la série des aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec lorsque Luc Besson a sorti son adaptation cinématographique il y a quelques semaines. Ayant adoré le film, je me suis décidée à emprunter les albums pour combler ce manque dans ma culture BD… et le gouffre est énorme ! Et pourtant, certaines de mes connaissances qui avaient lu la BD avant d’aller voir le film disent que le film est fidèle à la BD… comprends pas… Alors oui, on retrouve bien dans le film des intrigues présentes dans les 2 premiers tomes, la baignoire d’Adèle et la cascade de coups de fil entre les responsables politiques et de la police pour se refiler l’enquête, la résurrection du ptérodactyle, la momie, mais autant j’ai adoré le film, autant la BD ne me convainc pas du tout (du tout).
Bon, la première raison est évidemment le dessin et les couleurs : je ne suis pas une inconditionnelle de Tardi, bien au contraire. Mais à la limite, la série étant un peu moisie, j’étais prête à m’en contenter.
Ce qui me déplait principalement dans cette série, c’est le côté kitch que je n’arrive pas du tout à prendre avec le recul nécessaire (alors qu’il passe très bien au cinéma), la narration en voix off qui donne parfois l’impression de prendre le lecteur pour un benêt, et le sac de nouille des enquêtes avec leurs rebondissements à la Scoubidou, les méchants cachés sous des masques, qui en fait sont ceux qu’on croyait être les gentils…
Le courant n’est donc pas passé avec moi, peut-être faut-il avoir connu la série à ses débuts, où être amateur de moisi et/ou de Tardi pour apprécier… Défaite par abandon au 3ème tome…
Encore une de ces lectures prise de tête ! La première scène dure d'interminables pages qui n'en finissent pas. Il s'agit d'un long dialogue pénible entre deux officiers de l'armée autour d'une mauvaise tasse de café. Cela situe le cadre de cette histoire sombre qu'on a un peu du mal à croire si ce n'était malheureusement la réalité. Bien sûr, on ne pourra que compâtir à la bêtise humaine au cœur même de l'un des plus grands carnage de l'histoire.
Les narrations multiples furent si pesantes qu'elles m'ont littéralement achevé sur place. Finalement, j'ai perdu le fil de ce récit dramatique que j'aurais bien voulu aimer. Le désintérêt fut presque total à la fin.
Frank Bourgeron est pourtant un auteur de talent que j'avais remarqué à la sortie de son œuvre historique «Extrême Orient». Je dois reconnaître que celle-ci ne m'a pas fais d'effet malgré son atmosphère pesante. L'absence de fluidité peut nuire à une lecture qui se transformera en sacerdoce plutôt qu'en divertissement. Mon jugement purement subjectif pourra paraître sans appel... A vous également de vous faire votre idée !
Je ne comprends pas la prolifération actuelle de ce genre de bd d'humour comme on en faisait autrefois. A croire qu'il existe encore un véritable marché qu'exploite l'éditeur Bambou. Si cela marche, tant mieux pour eux ! Je ne suis point jaloux de ces plans de carrière.
Que dire de plus ? C'est de l'humour plat et répétitif dans des pages bien colorisées. On résume tout simplement le monde du travail dans des clichés. Voilà, cela résume parfaitement l'ensemble. Pour l'instant, il n'y a que 2 volumes et c'est déjà bien lassant.
Le graphisme m'a tout de suite un peu intrigué. Cela aurait pu être réellement pas mal avec des décors plus fouillés et une colorisation adéquate. Que dire également de quelques erreurs de proportion concernant certains personnages dans certaines cases.
Ce qui pêche vraiment, c'est le récit qui s'en va dans des considérations mafiosi-sentimentales. Il y a effectivement des pointes d'humour mais qui semble lourd du genre par exemple « il trouve que Quincy Jones devrait plutôt jouer dans le Cosby Show ! ». Oui, il faut aimer...
Je conçois cependant que d'autres lecteurs trouveront le ton drôle et subtil. Bon, la série a été abandonnée. Il doit y avoir une raison tout de même !
Cette aventure d'un Batman inter galactique projeté en une fraction de seconde dans l'espace m'a laissé un goût amer. Il n'y a rien de vraiment cohérent dans ce scénario déjanté.
Par ailleurs, Batman et Lobo se ressemblent physiquement au niveau des visages purement triangulaires. Le graphisme ne m'a absolument pas convaincu. Je n'aime pas les personnages hypertrophiés même pour les besoins de la bonne cause.
Maintenant, je sais qu'il peut y avoir des loupés dans cette collection des Batman. Chaque auteur y va de son interprétation ce qui forme la richesse de l'ensemble de l'œuvre. En l'espèce, c'est trop grotesque et bourrin... Il va falloir faire mieux !
J'ai franchement été déçu par ces historiettes un peu coquines dont certaines n'ont ni queue, ni tête sans vouloir faire de méchants jeux de mots. Le charme et l'élégance se perdent très vite dans le plaisir de l'acte. Il n'y a aucune poésie d'âme...
Le pire, c'est certainement le ridicule des situations sexuelles comme par exemple l'histoire de ce botaniste qui fait l'amour sans le savoir avec des fleurs carnivores. Personnellement, je n'aimerais pas essayer !
Bref, le style de l'auteur va vers le grotesque tout en essayant de suivre un visuel réaliste ce qui crée un énorme décalage. Il n'y a guère de sensualité dans ces histoires. C'est plutôt fatal pour le genre libertin.
Sur le thème de la vie de couple, voici une variation antillaise...
C'est très anodin, les dialogues sonnent creux, même si l'on a un début d'intrigue avec les questionnements de la femme au début. On est proche par la suite du néant narratif, avec cette fin un peu cucul la praline...
Le dessin est d'un niveau très amateur, il manque de caractère, même dans son aspect "brouillon"... La couverture est mieux que l'intérieur. Heureusement ça se lit très vite, l'album ne comportant que 16 pages.
Non décidément, pas une bonne BD.
Moui moui moui...
C'est déjà pas franchement le genre de BD dont je raffole, mais quand en plus ça ne me fait pas vraiment rire (bon ok, j'ai décroché quelques rares sourires...) et que le trait ne me plait pas, je ne vais pas me forcer pour en faire des tonnes.
Sur le fond, tout d'abord, même si effectivement les choses sont très loin d'avoir évolué sur ce thème de la femme et de la politique, le traitement et l'humour a lui pris un coup de vieux (de vieille devrais-je dire ?). C'est un peu le revers de la médaille de ce genre d'exercice. Car si ce genre dessin de presse se doit d'être d'actualité, son intemporalité est loin d'être évidente, et les références sous-jacentes deviennent vite obscures... Et 10 ans ça fait loin mine de rien ! Vous avez dit RPR ? Heureusement, je me rappelle encore l'élection de Mitterrand en 81 !
Ensuite, non pas que je sois réfractaire à ce style de dessin, mais je trouve que le coup de patte de Catherine Beaunez manque quand même parfois de précision et rend la lecture de la planche difficile. Quand vous en arrivez à vous demandre ce qui est représenté pour essayer de comprendre la vanne, c'est qu'il y a quand même un sérieux problème !
Bref, pour rire sur ce sujet j'attends de trouver autre chose. C'est pas avec celle là qu'on m'aura moi, en tout cas.
Quand je dis que je suis difficile en humour, ce n'est pas pour rien.
Ancien joueur de football et amateur, ancien arbitre, je me demandais ce qu'il pouvait ressortir d'une telle série.
Eh bien la réponse est pas grand-chose ! Les gags sont risibles, mais pas dans le sens où l'humour du scénariste touche son public. Là c'est le néant intersidéral, il n'y a rien à sauver dans ces gags. Et le changement de dessinateur entre les deux tomes (Jenfèvre puis Faro) n'y fait rien...
A oublier donc.
Après lecture du premier tome :
Lamentable … voila le premier mot qui me vient à l’esprit après cette lecture.
Lamentable et irrespectueux.
Pourtant Zidrou et Bercovici sont deux auteurs que j’apprécie, mais là, pour moi, ils se plantent tristement.
Tout d’abord, le Flagada n’apparaît qu’épisodiquement dans cet album. Mais, plus grave encore, il n’est que l’ombre de lui-même. Apathique, atone, inexpressif, passif, fade, le charisme de l’animal n’est plus (et Degotte doit se retourner dans sa tombe).
Car, ne vous y trompez pas, le personnage central de cette série n’est pas le Flagada, mais bien Mabel, une gamine sans intérêt qui, affublée d’un gentil papa et d’un petit ami, cherche à savoir si l’animal fabuleux existe vraiment.
Vous pouvez donc oublier Alcide Citrix et Placide, le goéland. Ces deux personnages ne seront que mentionnés dans cet album. Oubliée aussi l’île paradisiaque et son exotisme. Cette aventure se déroule en ville !
Ensuite, la série adopte un ton… étrange. Elle cherche clairement à s’adresser à un public jeune, mais n’hésite pas à mettre en scène une vieille peau de vache excitée à l’idée d’être fessée ou, pire encore, une méchante ex-danseuse qui tue les oiseaux à coup de flèches. C’est… choquant, mais peut-être suis-je vieux jeu.
Enfin, l’album se traîne lamentablement tout en produisant des inepties de dimension. Imaginez donc que le Flagada est, au début de l’album, hébergé au zoo de la ville, visible du grand public, mais que personne ne semble le savoir. C’est du n’importe quoi ! Et la petite fille de chercher partout la preuve de l’existence d’un animal que le zoo de sa propre ville héberge…
Et même le trait de Bercovici, que j’apprécie tant en temps normal, me déçoit. Il me semble moins spontané, moins expressif que d’habitude. En fait, je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que l’auteur s’est emm… à dessiner ces planches.
Par contre, il maîtrise plutôt bien le look particulier du Flagada.
Seul petit instant de plaisir lors de ma lecture, l’apparition de quelques oiseaux légendaires, dont le Sloup-Toût et le Cracoucass, dans la collection de la méchante danseuse. Bien insuffisant, car, pour le reste, c’est…
Lamentable.
Je lirai le second tome par sympathie pour le Flagada, et pour voir si les auteurs ont corrigé le tir, mais ce premier tome est pitoyable !
Après lecture du deuxième tome :
Clairement, celui-ci est bien supérieur au premier et on passe allégrement d’un franchement pitoyable à un franc … « bof ». Ben oui, bof et pas plus parce que si certaines erreurs ont été effacées par rapport au premier tome, on est encore loin d’atteindre des sommets.
Erreurs gommées : le flagada, enfin, est très présent et a retrouvé la parole. Exit l’univers citadin pour un heureux retour aux iles exotiques. Enfin, le scénario retrouve une certaine fantaisie avec une idée d’île recto-verso (d’où le titre) pas mauvaise en soi.
La marge de progression demeure tout de même importante
- car ce scénario propose tout de même quelques séquences où Zidrou confond naïveté et crétinerie ;
- car l’humour du flagada, et ses jeux de mots en particulier, ne sont toujours pas revenus ;
- car le flagada, s’il a retrouvé un rôle d’importance, n’a pas encore retrouvé son statut de vedette et d’élément central, la petite gamine conservant la prédominance ;
- car je n’ai finalement jamais ri à la lecture de cet album. Les gags sont trop prévisibles et les situations sont trop forcées pour me convaincre.
Allez, qui sait ? Le troisième tome deviendra peut-être potable, mais cela ne pourra se faire que si Zidrou parvient à retrouver la naïveté de l’œuvre originale. Et ça, j’en suis bien conscient, c’est pas évident du tout !
Niveau dessin, rien de changé : Bercovici maîtrise ses personnages mais ne semble pas s’amuser plus que ça avec cette série qui m’apparaît bien plus alimentaire qu’autre chose. L'univers des plages ensablées lui convient toutefois nettement mieux et l'artiste retrouve certains réflexes du dessinateur de Cactus Club qu'il est.
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Adèle Blanc-Sec
Je ne connaissais pas du tout la série des aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec lorsque Luc Besson a sorti son adaptation cinématographique il y a quelques semaines. Ayant adoré le film, je me suis décidée à emprunter les albums pour combler ce manque dans ma culture BD… et le gouffre est énorme ! Et pourtant, certaines de mes connaissances qui avaient lu la BD avant d’aller voir le film disent que le film est fidèle à la BD… comprends pas… Alors oui, on retrouve bien dans le film des intrigues présentes dans les 2 premiers tomes, la baignoire d’Adèle et la cascade de coups de fil entre les responsables politiques et de la police pour se refiler l’enquête, la résurrection du ptérodactyle, la momie, mais autant j’ai adoré le film, autant la BD ne me convainc pas du tout (du tout). Bon, la première raison est évidemment le dessin et les couleurs : je ne suis pas une inconditionnelle de Tardi, bien au contraire. Mais à la limite, la série étant un peu moisie, j’étais prête à m’en contenter. Ce qui me déplait principalement dans cette série, c’est le côté kitch que je n’arrive pas du tout à prendre avec le recul nécessaire (alors qu’il passe très bien au cinéma), la narration en voix off qui donne parfois l’impression de prendre le lecteur pour un benêt, et le sac de nouille des enquêtes avec leurs rebondissements à la Scoubidou, les méchants cachés sous des masques, qui en fait sont ceux qu’on croyait être les gentils… Le courant n’est donc pas passé avec moi, peut-être faut-il avoir connu la série à ses débuts, où être amateur de moisi et/ou de Tardi pour apprécier… Défaite par abandon au 3ème tome…
L'Obéissance
Encore une de ces lectures prise de tête ! La première scène dure d'interminables pages qui n'en finissent pas. Il s'agit d'un long dialogue pénible entre deux officiers de l'armée autour d'une mauvaise tasse de café. Cela situe le cadre de cette histoire sombre qu'on a un peu du mal à croire si ce n'était malheureusement la réalité. Bien sûr, on ne pourra que compâtir à la bêtise humaine au cœur même de l'un des plus grands carnage de l'histoire. Les narrations multiples furent si pesantes qu'elles m'ont littéralement achevé sur place. Finalement, j'ai perdu le fil de ce récit dramatique que j'aurais bien voulu aimer. Le désintérêt fut presque total à la fin. Frank Bourgeron est pourtant un auteur de talent que j'avais remarqué à la sortie de son œuvre historique «Extrême Orient». Je dois reconnaître que celle-ci ne m'a pas fais d'effet malgré son atmosphère pesante. L'absence de fluidité peut nuire à une lecture qui se transformera en sacerdoce plutôt qu'en divertissement. Mon jugement purement subjectif pourra paraître sans appel... A vous également de vous faire votre idée !
Plans de carrière
Je ne comprends pas la prolifération actuelle de ce genre de bd d'humour comme on en faisait autrefois. A croire qu'il existe encore un véritable marché qu'exploite l'éditeur Bambou. Si cela marche, tant mieux pour eux ! Je ne suis point jaloux de ces plans de carrière. Que dire de plus ? C'est de l'humour plat et répétitif dans des pages bien colorisées. On résume tout simplement le monde du travail dans des clichés. Voilà, cela résume parfaitement l'ensemble. Pour l'instant, il n'y a que 2 volumes et c'est déjà bien lassant.
Pourquoi tant d'amour ?
Le graphisme m'a tout de suite un peu intrigué. Cela aurait pu être réellement pas mal avec des décors plus fouillés et une colorisation adéquate. Que dire également de quelques erreurs de proportion concernant certains personnages dans certaines cases. Ce qui pêche vraiment, c'est le récit qui s'en va dans des considérations mafiosi-sentimentales. Il y a effectivement des pointes d'humour mais qui semble lourd du genre par exemple « il trouve que Quincy Jones devrait plutôt jouer dans le Cosby Show ! ». Oui, il faut aimer... Je conçois cependant que d'autres lecteurs trouveront le ton drôle et subtil. Bon, la série a été abandonnée. Il doit y avoir une raison tout de même !
Batman / Lobo
Cette aventure d'un Batman inter galactique projeté en une fraction de seconde dans l'espace m'a laissé un goût amer. Il n'y a rien de vraiment cohérent dans ce scénario déjanté. Par ailleurs, Batman et Lobo se ressemblent physiquement au niveau des visages purement triangulaires. Le graphisme ne m'a absolument pas convaincu. Je n'aime pas les personnages hypertrophiés même pour les besoins de la bonne cause. Maintenant, je sais qu'il peut y avoir des loupés dans cette collection des Batman. Chaque auteur y va de son interprétation ce qui forme la richesse de l'ensemble de l'œuvre. En l'espèce, c'est trop grotesque et bourrin... Il va falloir faire mieux !
Xtoirettes
J'ai franchement été déçu par ces historiettes un peu coquines dont certaines n'ont ni queue, ni tête sans vouloir faire de méchants jeux de mots. Le charme et l'élégance se perdent très vite dans le plaisir de l'acte. Il n'y a aucune poésie d'âme... Le pire, c'est certainement le ridicule des situations sexuelles comme par exemple l'histoire de ce botaniste qui fait l'amour sans le savoir avec des fleurs carnivores. Personnellement, je n'aimerais pas essayer ! Bref, le style de l'auteur va vers le grotesque tout en essayant de suivre un visuel réaliste ce qui crée un énorme décalage. Il n'y a guère de sensualité dans ces histoires. C'est plutôt fatal pour le genre libertin.
Lanmou
Sur le thème de la vie de couple, voici une variation antillaise... C'est très anodin, les dialogues sonnent creux, même si l'on a un début d'intrigue avec les questionnements de la femme au début. On est proche par la suite du néant narratif, avec cette fin un peu cucul la praline... Le dessin est d'un niveau très amateur, il manque de caractère, même dans son aspect "brouillon"... La couverture est mieux que l'intérieur. Heureusement ça se lit très vite, l'album ne comportant que 16 pages. Non décidément, pas une bonne BD.
On les aura !
Moui moui moui... C'est déjà pas franchement le genre de BD dont je raffole, mais quand en plus ça ne me fait pas vraiment rire (bon ok, j'ai décroché quelques rares sourires...) et que le trait ne me plait pas, je ne vais pas me forcer pour en faire des tonnes. Sur le fond, tout d'abord, même si effectivement les choses sont très loin d'avoir évolué sur ce thème de la femme et de la politique, le traitement et l'humour a lui pris un coup de vieux (de vieille devrais-je dire ?). C'est un peu le revers de la médaille de ce genre d'exercice. Car si ce genre dessin de presse se doit d'être d'actualité, son intemporalité est loin d'être évidente, et les références sous-jacentes deviennent vite obscures... Et 10 ans ça fait loin mine de rien ! Vous avez dit RPR ? Heureusement, je me rappelle encore l'élection de Mitterrand en 81 ! Ensuite, non pas que je sois réfractaire à ce style de dessin, mais je trouve que le coup de patte de Catherine Beaunez manque quand même parfois de précision et rend la lecture de la planche difficile. Quand vous en arrivez à vous demandre ce qui est représenté pour essayer de comprendre la vanne, c'est qu'il y a quand même un sérieux problème ! Bref, pour rire sur ce sujet j'attends de trouver autre chose. C'est pas avec celle là qu'on m'aura moi, en tout cas.
Moi l'arbitre
Quand je dis que je suis difficile en humour, ce n'est pas pour rien. Ancien joueur de football et amateur, ancien arbitre, je me demandais ce qu'il pouvait ressortir d'une telle série. Eh bien la réponse est pas grand-chose ! Les gags sont risibles, mais pas dans le sens où l'humour du scénariste touche son public. Là c'est le néant intersidéral, il n'y a rien à sauver dans ces gags. Et le changement de dessinateur entre les deux tomes (Jenfèvre puis Faro) n'y fait rien... A oublier donc.
Le Flagada (Glénat)
Après lecture du premier tome : Lamentable … voila le premier mot qui me vient à l’esprit après cette lecture. Lamentable et irrespectueux. Pourtant Zidrou et Bercovici sont deux auteurs que j’apprécie, mais là, pour moi, ils se plantent tristement. Tout d’abord, le Flagada n’apparaît qu’épisodiquement dans cet album. Mais, plus grave encore, il n’est que l’ombre de lui-même. Apathique, atone, inexpressif, passif, fade, le charisme de l’animal n’est plus (et Degotte doit se retourner dans sa tombe). Car, ne vous y trompez pas, le personnage central de cette série n’est pas le Flagada, mais bien Mabel, une gamine sans intérêt qui, affublée d’un gentil papa et d’un petit ami, cherche à savoir si l’animal fabuleux existe vraiment. Vous pouvez donc oublier Alcide Citrix et Placide, le goéland. Ces deux personnages ne seront que mentionnés dans cet album. Oubliée aussi l’île paradisiaque et son exotisme. Cette aventure se déroule en ville ! Ensuite, la série adopte un ton… étrange. Elle cherche clairement à s’adresser à un public jeune, mais n’hésite pas à mettre en scène une vieille peau de vache excitée à l’idée d’être fessée ou, pire encore, une méchante ex-danseuse qui tue les oiseaux à coup de flèches. C’est… choquant, mais peut-être suis-je vieux jeu. Enfin, l’album se traîne lamentablement tout en produisant des inepties de dimension. Imaginez donc que le Flagada est, au début de l’album, hébergé au zoo de la ville, visible du grand public, mais que personne ne semble le savoir. C’est du n’importe quoi ! Et la petite fille de chercher partout la preuve de l’existence d’un animal que le zoo de sa propre ville héberge… Et même le trait de Bercovici, que j’apprécie tant en temps normal, me déçoit. Il me semble moins spontané, moins expressif que d’habitude. En fait, je me trompe peut-être mais j’ai l’impression que l’auteur s’est emm… à dessiner ces planches. Par contre, il maîtrise plutôt bien le look particulier du Flagada. Seul petit instant de plaisir lors de ma lecture, l’apparition de quelques oiseaux légendaires, dont le Sloup-Toût et le Cracoucass, dans la collection de la méchante danseuse. Bien insuffisant, car, pour le reste, c’est… Lamentable. Je lirai le second tome par sympathie pour le Flagada, et pour voir si les auteurs ont corrigé le tir, mais ce premier tome est pitoyable ! Après lecture du deuxième tome : Clairement, celui-ci est bien supérieur au premier et on passe allégrement d’un franchement pitoyable à un franc … « bof ». Ben oui, bof et pas plus parce que si certaines erreurs ont été effacées par rapport au premier tome, on est encore loin d’atteindre des sommets. Erreurs gommées : le flagada, enfin, est très présent et a retrouvé la parole. Exit l’univers citadin pour un heureux retour aux iles exotiques. Enfin, le scénario retrouve une certaine fantaisie avec une idée d’île recto-verso (d’où le titre) pas mauvaise en soi. La marge de progression demeure tout de même importante - car ce scénario propose tout de même quelques séquences où Zidrou confond naïveté et crétinerie ; - car l’humour du flagada, et ses jeux de mots en particulier, ne sont toujours pas revenus ; - car le flagada, s’il a retrouvé un rôle d’importance, n’a pas encore retrouvé son statut de vedette et d’élément central, la petite gamine conservant la prédominance ; - car je n’ai finalement jamais ri à la lecture de cet album. Les gags sont trop prévisibles et les situations sont trop forcées pour me convaincre. Allez, qui sait ? Le troisième tome deviendra peut-être potable, mais cela ne pourra se faire que si Zidrou parvient à retrouver la naïveté de l’œuvre originale. Et ça, j’en suis bien conscient, c’est pas évident du tout ! Niveau dessin, rien de changé : Bercovici maîtrise ses personnages mais ne semble pas s’amuser plus que ça avec cette série qui m’apparaît bien plus alimentaire qu’autre chose. L'univers des plages ensablées lui convient toutefois nettement mieux et l'artiste retrouve certains réflexes du dessinateur de Cactus Club qu'il est.