J'aime l'originalité et parfois le conceptuel, mais dans "L'innocent passager", la ligne blanche est franchie. Je n'ai pas envie de chercher d'explications à ce récit pseudo philosophique. En cherchant les images pour poster cette série, je suis tombé pourtant sur une personne que ce one shot a inspiré !!!! :
http://www.imageandnarrative.be/inarchive/illustrations/janbaetens3.htm
Chacun ses goûts, je me suis personnellement ennuyé à la lecture, seule la partie surréaliste de la descente dans le bateau a retenu mon attention, pour le reste c'est bien pauvre à tous les niveaux. L'auteur semble jouer ou se chercher graphiquement. Le résultat fait expérimental, minimaliste, parfois torturé, mais surtout globalement haché.
Il y a peu de cases par pages, une vingtaine de minutes suffisent à engloutir les 192 pages.
Hautement dispensable, je me demande comment j'ai fait pour passer autant de temps à le lire puis à poster la série et l'avis...
Cela fait un mois et demi que cette BD est sur ma table de chevet et je ne compte plus le nombre de tentatives douloureuses pour essayer d'avancer un peu cette lecture. Mais je m'ennuie trop...
Je peux sans problème lire et apprécier un documentaire, mais là on dépasse ce cadre. C'est pas un doc, c'est une disserte de philo, en plus long mais en aussi pénible, sur le thème de la bande dessinée.
Il n'y a rien pour moi dans cette BD. Aucun chapitre ne m'a intéressé. Ils sont trop longs, les idées de l'auteur sont étalées en long et en large dans une multitude d'exemples qui ne font que paraphraser l'idée qu'il souhaite illustrer. C'est imbuvable à lire, et surtout le plus important : cela ne m'intéresse pas. La BD est pour moi un divertissement, et il n'y a rien de divertissant ici.
Même si Scott McCloud maitrise son sujet et qu'il essaye d'alléger l'ensemble en utilisant des petites pirouettes narratives, en s'adressant directement au lecteur par exemple, ou par de mini touche d'humour, cela ne change rien au fond qui n'en devient pas plaisant pour autant.
Qu'un jeune auteur débutant lise cet album pour se clarifier les idées sur l'ellipse ou la notion de temps, à la limite. Mais c'est tout. Pour moi une BD culte, c'est une BD qu'on prend plaisir à lire et relire. Même si je n'avais pas détesté, j'ai du mal à imaginer qu'on puisse relire cet album, le prendre sur l'étagère et s'envoyer un petit chapitre au hasard en sirotant une boisson fraiche allongé sur un transat, tout ça avec plaisir.
Je n'ai pas été emballé par cette série qui est basée sur une légende urbaine. Un site internet accessible uniquement durant un court laps de temps chaque jour devient le point de départ d'une série d'intrigues toujours basées sur le même schéma. L'appel irrationnel à une force invisible devient l'alternative principale des différents personnages acculés. Cette série joue sur la corde sensible de l'injustice.
J'ai l'impression que c'est un sous Death Note qui a fait des émules. Le scénario est beaucoup trop simpliste. Les personnages ont des yeux démesurés qui rappellent incontestablement le genre shojo alors que nous baignons dans un film d'horreur japonais. Le contraste est certainement voulu mais cela ne le fait pas.
Il y a un sérieux manque de profondeur qui pénalise cette série dont certaines histoires sont sans queue, ni tête mais baignant dans un esthétisme morbide.
Cette lecture a été tellement difficile pour moi que je n'ai pu lire le tome 2.
D'abord au niveau graphique. Certes, Eric Gorski va montrer dans la suite de sa (courte) carrière qu'il a du talent, certes on peut déceler les prémices de ce talent dès cette première oeuvre, mais son trait est gâché par un traitement des couleurs abominable. Et je pèse mes mots. Chaque case semble une variation de la couleur vomi.
Sur le plan narratif ensuite, avec une histoire embrouillée au possible, qui nous propose, sur les pas du jeune Thomas, d'enquêter sur le supposé meurtre d'une femme dans un palais laissé à l'abandon. A la dixième page j'avais envie de laisser tomber ma lecture. Il n'y a aucune ligne narrative, on suit vaguement les tribulations de ce garçon (mais quelle légitimité a-t-il ?) dans une ville d'inspiration vénitienne envahie par les fous et les prostituées.
Collection "indispensable" chez Glénat... Ca devait être de l'humour... (après une petite recherche, visiblement seulement trois albums ont été classés dans cette collection...).
Je n'ai pas envie de connaître la suite.
Il n'y a rien à faire malgré toute ma bonne volonté, je n'arrive pas à apprécier les oeuvres de Frédéric Boilet. C'est comme cela ! Même si je me force, je n'arrive pas à entrer dans son univers qui fait l'admiration des médias tel que Télérama ou encore les Cahiers de la bande dessinée. On parle d'ingéniosité de la narration et du découpage qui ménage le suspense jusqu'au bout. Que d'éloges ! Tant mieux pour son auteur ! Pour ma part, je n'y trouve absolument pas mon compte. C'est pompeux à en mourir !
Pourtant, j'étais au départ très intéressé de découvrir le mystère de ce fameux rayon vert que l'on voit à certains jours de l'année dans la cathédrale de Strasbourg. Le récit fait également le lien avec celui qu'on aperçoit durant deux secondes au moment du lever ou du coucher de soleil lorsque l'on se trouve dans l'observatoire du Pic du Midi. C'est une histoire totalement tirée par les cheveux qui m'est apparu totalement hermétique malgré mon intérêt pour la question.
A noter qu'il y a eu en 2009 une réédition de ce one shot dont le tirage était totalement épuisé. Cela m'a permis de le découvrir et de juger sur pièce.
Lecture très difficile où je n'ai pris aucun plaisir à lire et j'ai failli abandonner la lecture.
Il doit me manquer de nombreuses références DC car j'ai souvent eu l'impression de clins d'œil (bon j'ai quand même reconnu batman) mais j'avais le sentiment de tomber comme un cheveu dans la soupe : comme si j'arrivais en plein milieu d'une série sans en avoir lu le début.
L'intrigue avance lentement, elle m'a semblé confuse, floue et sans rythme. Les dessins ne me conviennent vraiment pas, je les ai trouvé mal adaptés, sales et presque brouillons avec une colorisation que je n'aime absolument pas type aquarelle mais avec des choix très curieux pour les couleurs.
Je n'ai pas accroché, mais n'étant pas du tout un fan de super-héros, je ne suis certainement pas une référence. À l'origine, en choisissant la bd, j'imaginais plutôt un scénario du type « la tulipe noire », mais bon, rien à voir, c'est une erreur de casting de ma part.
Ce truc est sans intérêt. Pire : c'est ultra mal réalisé.
En gros, Tsutsui traite en 1 tome ce qu'un Urasawa peut vous amener en 20.
En fait au bout de 20 pages je trouvais déjà ça nul mais le fait d'aller au bout de ce premier tome m'a permis de confirmer définitivement mon avis sur l'auteur.
En gros il y a des types qui meurent et c'est super gore. Les 2 flics stéréotypés (un vieux bougon, une jeune débutante ... ) progressent de façon linéaire sur un chemin qui n'a rien d'une enquête mais ressemble plutôt à un parcours fléché.
Ils mènent des réflexions stratosphériques du type : " Et si c'était quelqu'un de très très méchant qui était derrière tout ça ?!! mmm ?!! "
Et le premier tome ne vous laissera de toute façon aucun suspense parce qu'on vous révèle tout de suite le pourquoi du comment.
... et là non seulement c'est pathétique mais c'est en plus tellement mal amené qu'on est presque heureux que cette purge s'arrête vite.
Apparemment c'est une constante chez cet auteur car j'avais lu Reset il y a quelque temps, pour lequel je n'avais même pas rédigé d'avis tellement ça n'en valait pas la peine.
Ce n'est pas la série qui est mauvaise, c'est l'auteur ... vous êtes prévenus.
C'est typiquement le genre de bd que je déteste avec deux petits morveux qui résolvent une dangereuse affaire policière. Ces deux détectives en herbe (le cousin et la cousine en bicyclette s'il vous plaît) sont si intelligents qu'ils parlent comme des adultes et ont une solution à tout. La morale sera toujours sauve dans ce genre d'histoire où même l'alibi de l'enquête sera trouvé par rapport à leur parent. Plus niais que cela, tu meurs !
C'est pourtant un genre qui avait disparu depuis les années 80. A croire que l'auteur nous a ressorti un vieux récit du fond d'un placard ! Il ne laisse place à aucune originalité tant le tout est très convenu.
Le dessin est en noir et blanc et d'un graphisme qui ne s'adresse pas forcément aux enfants. Du coup, on peut se tromper de cible et viser un public plus large. Bref, c'est une vraie tromperie que cette bd.
Je n'ai guère aimé cette farce théatrale dans un huis clos très british totalement improbable à l'aube de la Seconde guerre mondiale. On se croirait réellement dans une pièce de théatre d'improvisation à travers divers thème qui serait donné par un journal : la bombe atomique, les espions nazis, l'héritage de l'oncle sud-africain etc...
J'ai trouvé ce mélange assez indigeste quand d'autres lecteurs pourront y voir un excellent exercice de style divertissant.
Par ailleurs, le graphisme me semble totalement figé. Cela va très bien avec le ton caustique de ce récit qui part dans tous les sens (sauf le bon).
Je ne connaissais pas du tout la série des aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec lorsque Luc Besson a sorti son adaptation cinématographique il y a quelques semaines. Ayant adoré le film, je me suis décidée à emprunter les albums pour combler ce manque dans ma culture BD… et le gouffre est énorme ! Et pourtant, certaines de mes connaissances qui avaient lu la BD avant d’aller voir le film disent que le film est fidèle à la BD… comprends pas… Alors oui, on retrouve bien dans le film des intrigues présentes dans les 2 premiers tomes, la baignoire d’Adèle et la cascade de coups de fil entre les responsables politiques et de la police pour se refiler l’enquête, la résurrection du ptérodactyle, la momie, mais autant j’ai adoré le film, autant la BD ne me convainc pas du tout (du tout).
Bon, la première raison est évidemment le dessin et les couleurs : je ne suis pas une inconditionnelle de Tardi, bien au contraire. Mais à la limite, la série étant un peu moisie, j’étais prête à m’en contenter.
Ce qui me déplait principalement dans cette série, c’est le côté kitch que je n’arrive pas du tout à prendre avec le recul nécessaire (alors qu’il passe très bien au cinéma), la narration en voix off qui donne parfois l’impression de prendre le lecteur pour un benêt, et le sac de nouille des enquêtes avec leurs rebondissements à la Scoubidou, les méchants cachés sous des masques, qui en fait sont ceux qu’on croyait être les gentils…
Le courant n’est donc pas passé avec moi, peut-être faut-il avoir connu la série à ses débuts, où être amateur de moisi et/ou de Tardi pour apprécier… Défaite par abandon au 3ème tome…
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L'Innocent Passager
J'aime l'originalité et parfois le conceptuel, mais dans "L'innocent passager", la ligne blanche est franchie. Je n'ai pas envie de chercher d'explications à ce récit pseudo philosophique. En cherchant les images pour poster cette série, je suis tombé pourtant sur une personne que ce one shot a inspiré !!!! : http://www.imageandnarrative.be/inarchive/illustrations/janbaetens3.htm Chacun ses goûts, je me suis personnellement ennuyé à la lecture, seule la partie surréaliste de la descente dans le bateau a retenu mon attention, pour le reste c'est bien pauvre à tous les niveaux. L'auteur semble jouer ou se chercher graphiquement. Le résultat fait expérimental, minimaliste, parfois torturé, mais surtout globalement haché. Il y a peu de cases par pages, une vingtaine de minutes suffisent à engloutir les 192 pages. Hautement dispensable, je me demande comment j'ai fait pour passer autant de temps à le lire puis à poster la série et l'avis...
L'Art Invisible
Cela fait un mois et demi que cette BD est sur ma table de chevet et je ne compte plus le nombre de tentatives douloureuses pour essayer d'avancer un peu cette lecture. Mais je m'ennuie trop... Je peux sans problème lire et apprécier un documentaire, mais là on dépasse ce cadre. C'est pas un doc, c'est une disserte de philo, en plus long mais en aussi pénible, sur le thème de la bande dessinée. Il n'y a rien pour moi dans cette BD. Aucun chapitre ne m'a intéressé. Ils sont trop longs, les idées de l'auteur sont étalées en long et en large dans une multitude d'exemples qui ne font que paraphraser l'idée qu'il souhaite illustrer. C'est imbuvable à lire, et surtout le plus important : cela ne m'intéresse pas. La BD est pour moi un divertissement, et il n'y a rien de divertissant ici. Même si Scott McCloud maitrise son sujet et qu'il essaye d'alléger l'ensemble en utilisant des petites pirouettes narratives, en s'adressant directement au lecteur par exemple, ou par de mini touche d'humour, cela ne change rien au fond qui n'en devient pas plaisant pour autant. Qu'un jeune auteur débutant lise cet album pour se clarifier les idées sur l'ellipse ou la notion de temps, à la limite. Mais c'est tout. Pour moi une BD culte, c'est une BD qu'on prend plaisir à lire et relire. Même si je n'avais pas détesté, j'ai du mal à imaginer qu'on puisse relire cet album, le prendre sur l'étagère et s'envoyer un petit chapitre au hasard en sirotant une boisson fraiche allongé sur un transat, tout ça avec plaisir.
La Fille des Enfers
Je n'ai pas été emballé par cette série qui est basée sur une légende urbaine. Un site internet accessible uniquement durant un court laps de temps chaque jour devient le point de départ d'une série d'intrigues toujours basées sur le même schéma. L'appel irrationnel à une force invisible devient l'alternative principale des différents personnages acculés. Cette série joue sur la corde sensible de l'injustice. J'ai l'impression que c'est un sous Death Note qui a fait des émules. Le scénario est beaucoup trop simpliste. Les personnages ont des yeux démesurés qui rappellent incontestablement le genre shojo alors que nous baignons dans un film d'horreur japonais. Le contraste est certainement voulu mais cela ne le fait pas. Il y a un sérieux manque de profondeur qui pénalise cette série dont certaines histoires sont sans queue, ni tête mais baignant dans un esthétisme morbide.
Laterna magica
Cette lecture a été tellement difficile pour moi que je n'ai pu lire le tome 2. D'abord au niveau graphique. Certes, Eric Gorski va montrer dans la suite de sa (courte) carrière qu'il a du talent, certes on peut déceler les prémices de ce talent dès cette première oeuvre, mais son trait est gâché par un traitement des couleurs abominable. Et je pèse mes mots. Chaque case semble une variation de la couleur vomi. Sur le plan narratif ensuite, avec une histoire embrouillée au possible, qui nous propose, sur les pas du jeune Thomas, d'enquêter sur le supposé meurtre d'une femme dans un palais laissé à l'abandon. A la dixième page j'avais envie de laisser tomber ma lecture. Il n'y a aucune ligne narrative, on suit vaguement les tribulations de ce garçon (mais quelle légitimité a-t-il ?) dans une ville d'inspiration vénitienne envahie par les fous et les prostituées. Collection "indispensable" chez Glénat... Ca devait être de l'humour... (après une petite recherche, visiblement seulement trois albums ont été classés dans cette collection...). Je n'ai pas envie de connaître la suite.
Le Rayon vert
Il n'y a rien à faire malgré toute ma bonne volonté, je n'arrive pas à apprécier les oeuvres de Frédéric Boilet. C'est comme cela ! Même si je me force, je n'arrive pas à entrer dans son univers qui fait l'admiration des médias tel que Télérama ou encore les Cahiers de la bande dessinée. On parle d'ingéniosité de la narration et du découpage qui ménage le suspense jusqu'au bout. Que d'éloges ! Tant mieux pour son auteur ! Pour ma part, je n'y trouve absolument pas mon compte. C'est pompeux à en mourir ! Pourtant, j'étais au départ très intéressé de découvrir le mystère de ce fameux rayon vert que l'on voit à certains jours de l'année dans la cathédrale de Strasbourg. Le récit fait également le lien avec celui qu'on aperçoit durant deux secondes au moment du lever ou du coucher de soleil lorsque l'on se trouve dans l'observatoire du Pic du Midi. C'est une histoire totalement tirée par les cheveux qui m'est apparu totalement hermétique malgré mon intérêt pour la question. A noter qu'il y a eu en 2009 une réédition de ce one shot dont le tirage était totalement épuisé. Cela m'a permis de le découvrir et de juger sur pièce.
L'Orchidée Noire (Black Orchid)
Lecture très difficile où je n'ai pris aucun plaisir à lire et j'ai failli abandonner la lecture. Il doit me manquer de nombreuses références DC car j'ai souvent eu l'impression de clins d'œil (bon j'ai quand même reconnu batman) mais j'avais le sentiment de tomber comme un cheveu dans la soupe : comme si j'arrivais en plein milieu d'une série sans en avoir lu le début. L'intrigue avance lentement, elle m'a semblé confuse, floue et sans rythme. Les dessins ne me conviennent vraiment pas, je les ai trouvé mal adaptés, sales et presque brouillons avec une colorisation que je n'aime absolument pas type aquarelle mais avec des choix très curieux pour les couleurs. Je n'ai pas accroché, mais n'étant pas du tout un fan de super-héros, je ne suis certainement pas une référence. À l'origine, en choisissant la bd, j'imaginais plutôt un scénario du type « la tulipe noire », mais bon, rien à voir, c'est une erreur de casting de ma part.
Manhole
Ce truc est sans intérêt. Pire : c'est ultra mal réalisé. En gros, Tsutsui traite en 1 tome ce qu'un Urasawa peut vous amener en 20. En fait au bout de 20 pages je trouvais déjà ça nul mais le fait d'aller au bout de ce premier tome m'a permis de confirmer définitivement mon avis sur l'auteur. En gros il y a des types qui meurent et c'est super gore. Les 2 flics stéréotypés (un vieux bougon, une jeune débutante ... ) progressent de façon linéaire sur un chemin qui n'a rien d'une enquête mais ressemble plutôt à un parcours fléché. Ils mènent des réflexions stratosphériques du type : " Et si c'était quelqu'un de très très méchant qui était derrière tout ça ?!! mmm ?!! " Et le premier tome ne vous laissera de toute façon aucun suspense parce qu'on vous révèle tout de suite le pourquoi du comment. ... et là non seulement c'est pathétique mais c'est en plus tellement mal amené qu'on est presque heureux que cette purge s'arrête vite. Apparemment c'est une constante chez cet auteur car j'avais lu Reset il y a quelque temps, pour lequel je n'avais même pas rédigé d'avis tellement ça n'en valait pas la peine. Ce n'est pas la série qui est mauvaise, c'est l'auteur ... vous êtes prévenus.
Le Mystérieux Docteur Tourmente
C'est typiquement le genre de bd que je déteste avec deux petits morveux qui résolvent une dangereuse affaire policière. Ces deux détectives en herbe (le cousin et la cousine en bicyclette s'il vous plaît) sont si intelligents qu'ils parlent comme des adultes et ont une solution à tout. La morale sera toujours sauve dans ce genre d'histoire où même l'alibi de l'enquête sera trouvé par rapport à leur parent. Plus niais que cela, tu meurs ! C'est pourtant un genre qui avait disparu depuis les années 80. A croire que l'auteur nous a ressorti un vieux récit du fond d'un placard ! Il ne laisse place à aucune originalité tant le tout est très convenu. Le dessin est en noir et blanc et d'un graphisme qui ne s'adresse pas forcément aux enfants. Du coup, on peut se tromper de cible et viser un public plus large. Bref, c'est une vraie tromperie que cette bd.
Petite mort en un acte
Je n'ai guère aimé cette farce théatrale dans un huis clos très british totalement improbable à l'aube de la Seconde guerre mondiale. On se croirait réellement dans une pièce de théatre d'improvisation à travers divers thème qui serait donné par un journal : la bombe atomique, les espions nazis, l'héritage de l'oncle sud-africain etc... J'ai trouvé ce mélange assez indigeste quand d'autres lecteurs pourront y voir un excellent exercice de style divertissant. Par ailleurs, le graphisme me semble totalement figé. Cela va très bien avec le ton caustique de ce récit qui part dans tous les sens (sauf le bon).
Adèle Blanc-Sec
Je ne connaissais pas du tout la série des aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec lorsque Luc Besson a sorti son adaptation cinématographique il y a quelques semaines. Ayant adoré le film, je me suis décidée à emprunter les albums pour combler ce manque dans ma culture BD… et le gouffre est énorme ! Et pourtant, certaines de mes connaissances qui avaient lu la BD avant d’aller voir le film disent que le film est fidèle à la BD… comprends pas… Alors oui, on retrouve bien dans le film des intrigues présentes dans les 2 premiers tomes, la baignoire d’Adèle et la cascade de coups de fil entre les responsables politiques et de la police pour se refiler l’enquête, la résurrection du ptérodactyle, la momie, mais autant j’ai adoré le film, autant la BD ne me convainc pas du tout (du tout). Bon, la première raison est évidemment le dessin et les couleurs : je ne suis pas une inconditionnelle de Tardi, bien au contraire. Mais à la limite, la série étant un peu moisie, j’étais prête à m’en contenter. Ce qui me déplait principalement dans cette série, c’est le côté kitch que je n’arrive pas du tout à prendre avec le recul nécessaire (alors qu’il passe très bien au cinéma), la narration en voix off qui donne parfois l’impression de prendre le lecteur pour un benêt, et le sac de nouille des enquêtes avec leurs rebondissements à la Scoubidou, les méchants cachés sous des masques, qui en fait sont ceux qu’on croyait être les gentils… Le courant n’est donc pas passé avec moi, peut-être faut-il avoir connu la série à ses débuts, où être amateur de moisi et/ou de Tardi pour apprécier… Défaite par abandon au 3ème tome…