Bon, ok, je suis passé complètement à côté de cette BD. Et si je ne l'ai vraiment pas aimée, je ne lui ferai pas l'honneur de dire qu'elle m'a dérangé ou touché : je l'ai lue avec indifférence, incompréhension et finalement désintérêt.
Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Ruppert et Mullot que j'ai souvent du mal à appréhender mais où je sais reconnaitre l'humour, d'ordinaire. Sauf qu'ici, le récit est très sérieux et tout sauf humoristique, ou alors à un degré je ne saurais évaluer.
Il met en scène Irène, une jeune femme encore étudiante, lesbienne et ayant eu à subir un cancer du sein, dont l'état de dépression atteint un stade suicidaire empli de violence envers elle-même et autrui. Elle passe son temps à imaginer sa propre mort brutale, le meurtre de ceux qu'elle croise dans la rue ou de purs accès de fureur où elle casserait tout autour d'elle. Elle se donne comme but provisoire un pseudo reportage sur les clochards mais son propre rejet de tout l'empêche d'aller bien loin. De toute manière, son état d'esprit l'empêche de vivre une relation normale avec d'autres êtres humains.
Certes ce récit a sûrement bien des aspects réalistes. Il met en scène un personnage qui pourrait tout à fait exister et représente avec justesse la solitude et la dépression.
Mais qu'est-ce que c'est chiant !
Je n'ai vraiment pas accroché à ce récit, à cette violence imaginaire mise en image à répétition, à ces visions morbides et haineuses constantes. Et quelque soit le réalisme et l'acuité de ce portrait de femme à l'esprit malade, cela me rebute suffisamment pour ne pas me donner envie de l'aider, bien au contraire.
Arrivé en bout de lecture, je me suis franchement dit que j'avais lu tout cela pour rien et sans éprouver le moindre intérêt.
Soyons clair, cet album est à peu près aussi éloigné d'une BD qu'on pourrait l'être sans toutefois ne pas en avoir la forme.
Il n'y a aucun trait de modernité dans cet ouvrage ; le dessin de Sébastien Feix ressemble tout à fait aux illustrations du Moyen-Âge, sauf qu'il n'y a aucun charme dans ses personnages figés, guindés, inexpressifs. Ils se baladent tous avec des yeux de merlan frit, caractéristique que j'ai du mal à supporter.
La narration, totalement factuelle même si elle est le fait du récit de l'ancien sénéchal du roi, est d'un ennui mortel. Tout au plus lui reconnaitra-t-on sa justesse historique. Mais pour le reste, c'est une vraie purge.
Allez hop, aux orties !
Comme le dit si bien Fred dans sa critique ici même, je ne vais pas non plus affirmer que Mafalda est une mauvaise bd mais elle ne me parle pas et ne me plait guère.
Ça me rappelle un peu les Snoopy dans le fond que je trouvais au moins mignons pour le personnage du chien et de Woodstock l’oiseau jaune mais là il n’y a aucun personnage que je trouve drôle ou attachant.
En fait leurs considérations ne m’interpellent peu ou pas du tout et je les trouve même complètement barbants. Il parait que ça voudrait être une série caustique sur fond d’idéologie politique ou sociale mais j’ai vraiment du louper le coche ou y être hermétique car je n’ai rien trouvé de tout cela.
Et le dessin ? Juste quelconque et daté. Voire même pire : aucun charme. C’est peut être la traduction qui est à mettre en cause je ne sais pas mais je doute fortement sur l’intérêt d’en relire un si l’ensemble était réédité avec une traduction plus pertinente.
Mais qui sait ? Cette série de strips a su trouver son public alors pourquoi pas mais sans moi !
Cette bande dessinée est largement inspirée du film "37°2 le matin" de Beineix, sur un scénario de Djian. Elle met en scène un couple atypique, deux amants qui s'aiment, mais sont libres avant tout, mais qui s'aiment, et c'est la folle passion, et c'est la liberté, et... et j'aime pas.
C'est vraiment un état d'esprit et un style de récit qui me rebute et m'emmerde. Un peu road-movie, un peu love story, un peu aventure moderne à l'américaine, un peu érotique. Tout se joue surtout sur l'esprit rock'n roll des protagonistes, leur refus du conformisme, leur recherche de la liberté et de la nouveauté à tout prix. Ils s'aiment à la folie mais sur un coup de colère Line n'hésitera pas par exemple à partir à l'aventure en solitaire pendant tout le second tome et à s'acoquiner avec un autre homme avec qui elle aurait facilement pu coucher sans arrière pensée si les évènements ne l'en avaient pas empêché à la dernière minute. Mais ce n'est pas grave, elle s'en fout, elle aime passionnément son Jerry et de toute façon elle est libre, pas vrai ?
L'intrigue mélange un peu tout, avec des touches de fantastique, un peu d'onirisme même, une once de polar, une dose de cul ou plutôt d'érotisme aguicheur, et quelques discours philosophiques gratuitement assénés. On ne sait pas sur quel pied danser mais les auteurs s'en foutent, ils sont libres et ce sont des poètes après tout.
Quant au dessin, c'est un style flamand rappelant celui de Henk Kuijpers (Franka). Le trait est dynamique et d'apparence assurée donc pas désagréable à priori. Je lui reproche cependant son inconstance, ses décors parfois trop vides et surtout sa colorisation franchement bizarre et pas terrible. Et puis à force de faire en sorte de dénuder aussi souvent que possible l'héroïne, ça en devient un peu lourd.
Je n'ai vraiment pas accroché à l'ambiance débridée de ce récit qui se veut "moderne" mais dont j'ai trouvé la recherche de poésie rebelle vraiment trop gratuite, trop facile et sans charme.
Je suis déçu ... Vraiment ... Pourtant on aurait pu faire quelque chose avec cette idée-là... Mais là non ...
Il faut admettre que faire une bd sur une jeune fille qui tient un sex-shop ambulant dans un village dans le fin fond de la France, c'est tenter le diable...
J'ai "Vraiment pas aimé !" que ce soit l'histoire ou le dessin ...
Le scénario, où veut-il aller ? Nulle part sûrement ... Et comme une bd sans fil conducteur c'est ennuyant, ben celle-là l'est... Je ne vois aucun intérêt à la lecture... L'histoire se passe de manière ultra prévisible ('suffit de regarder la pochette et lire le résumé pour tout savoir). Les personnages sont eux aussi complétement dénués de spontanéité.... Tout est monotone et on finit de lire avec l'amère sensation de n'avoir rien lu... On perd son temps (heureusement la bd est rapide à lire).
Mais le pire de tout c'est, à mes yeux, la vulgarité immanente aux personnages et notamment à Amandine...
Du côté du dessin, je trouve que le style ne va pas du tout avec l'histoire, soit ils sont trop caricaturaux soit ils ne le sont pas assez. Ce juste milieu rend les personnages laids et difformes (les jambes de Mr le maire !). Les couleurs en revanche sont agréables mais bon, cela ne peut pas tout faire non plus...
Une lecture que je ne sais pas à qui conseiller ... Il y a, à mon avis, mieux a lire.
Ce commentaire concerne l'Exposition Maudite
Je suis toujours très gêné pour parler de cette série, j’adore et je déteste, je sais c’est très contradictoire !
Effectivement j’adore le dessin, qui me rappelle du Gil Jourdan très bien structuré avec sa propre touche. Le principe de l’avocat expert en bd et enquêteur en herbe me séduit.
Mais je déteste le scénario qui est très, très limite, tant au niveau de l’histoire que de l’humour. Pourquoi tomber dans le vulgaire pour tenter d’essayer de nous faire sourire. Résultat des courses : raté !!!! Pire tenter d’exploiter le viol et la misère carcérale comme gags, c’est catastrophique et en plus insister, insister….je m’arrête là !!! Certains jeux de mots sont souvent très difficiles d’accès et les dialogues sont parfois quasi-incompréhensibles…
Que dire de l’histoire soupir !!! Pourtant l’idée était excellente, mais c’est trop décousu et pas assez travaillé, vraiment dommage, quel gâchis !
En conclusion, excellent graphisme mais hélas desservi par un scénario léger et un humour vulgaire ! Pourtant je lis et je relis ces trois tomes…
Faisons court :
- c'est commercial (toutes les BD commerciales ne sont pas mauvaises ... mais là si !)
- ce n'est pas drôle (mais alors pas du tout !)
- déception également au niveau du dessin, avec des personnages trop disproportionnés (c'est fait exprès mais c'est moche) et un trait grossier
A éviter ...
Dans « Du plomb pour les garces », il n'y a guère que le mot garce qui trouve toute sa pertinence. Il est difficile de concevoir que Valérie Mangin soit aussi l’auteure du fabuleux Le Fléau des Dieux, mais qu’est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ? Et Malnati ? Je ne vous dirai pas avec quel organe je pense qu’il a dessiné cette bd, tant c'est à des années lumière de ce qu'il est capable de faire, zieutez un peu Apocalypse.
Ils ont dû se prendre une bonne biture, et l’éditeur devait aussi faire partie de la fête.
Le comble du ridicule est atteint par les personnages qui sont mis en scène, une resucée de Britney Spears, renommée Britanny je-ne-sais-plus-quoi, et une autre qui fait penser à Madona. Une histoire de starlettes inspirées de nos propres pouffiasses du chaud bizzz, au cerveau cramé, et au niveau intellectuel de poule, car le gloussement est leur réplique favorite.
Et c’est avec ce genre de personnage que Mangin et Malnati nous proposent un récit digne de ces idoles de pacotille, j’ai trouvé ça tellement débile que je suis allée jusqu’au bout pour voir jusqu’où étaient allés les auteurs. Le récit est basé sur une banale vengeance mainte fois proposé à la télé, aux heures de pointe évidemment pour que tous les lobotomisés puissent comprendre l‘intrigue, ça n’a vraiment rien d’exaltant ni d’innovant. Malgré tout ce n’est pas mal mené, les événements s’enchainent avec fluidité, mais cela est certainement dû à un automatisme de la part de l’auteur.
Si vous êtes fan de magazines pipole ou si vous pensez que les V.I.P. sont des être propres à faire évoluer la race humaine, alors « Du plomb pour les garces » est pour vous. Bonne lecture.
Navrant, c’est la conclusion la plus approprié pour résumer ces séries !
Le tandem Bercovici/Cauvin a tenté d’occuper le marché des albums à thèmes, genre éditeur Bamboo. Ils se sont jetés à la va-vite sur les métiers paramédicaux encore non utilisés, pour occuper le marché… Résultat : là ou Bamboo a réussi à démontrer son savoir faire, notre duo a plutôt montré son savoir non faire… Aucun humour, c’est lassant, plat, graphiquement désespérant, fait trop rapidement…
Je sais que Bercovici dessine plus vite que son ombre, mais là c’est de l’industriel… Zéro pointé !
Idem pour Cauvin, il y a bien longtemps que ces scénarios sont creux, son humour fatigué et ses histoires dépassées… mais ce genre de scénarios sur commande c’est… je ne trouve pas les mots pour résumer ces albums… gaspillage de papier, voilà c’est dit !!!
Au premier feuilletage, je n'ai pas aimé le dessin trop caricatural, ni les couleurs, trop flashies. Mais j'ai tout de même souhaité donner une chance à cette série et me concentrer sur le scénario, des fois que...
Etrange BD tout de même qui commence sur un ton plutôt sérieux, en total décalage avec le dessin pour le coup, avec un arrière plan la fin de la guerre de Troie et les problèmes de conscience d'un certain Idoménéus qui décide d'abandonner la guerre et les massacres pour se faire "enquêteur". Le ton est presque grave et la narration en voix off agréable.
Et puis patatras, on se retrouve 20 ans plus tard, changement d'ambiance et de ton, pour moi ça devient du grand n'importe quoi (et par là même totalement en adéquation avec le dessin). Le pire je crois, c'est le concours de jeux de mots qui commence, si je ne m'abuse, avec des créatures "qui s'incrustent assez" à la page 29 (jeu de mot auquel j'ai souri, j'avoue). Mais au fil des cases, il y en a de plus en plus, comme si les auteurs avaient décidé de placer tous ceux qu'ils avaient trouvés un soir de beuverie. A la page 35 j'ai fait une indigestion et laissé tomber ma lecture.
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Irène et les clochards
Bon, ok, je suis passé complètement à côté de cette BD. Et si je ne l'ai vraiment pas aimée, je ne lui ferai pas l'honneur de dire qu'elle m'a dérangé ou touché : je l'ai lue avec indifférence, incompréhension et finalement désintérêt. Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Ruppert et Mullot que j'ai souvent du mal à appréhender mais où je sais reconnaitre l'humour, d'ordinaire. Sauf qu'ici, le récit est très sérieux et tout sauf humoristique, ou alors à un degré je ne saurais évaluer. Il met en scène Irène, une jeune femme encore étudiante, lesbienne et ayant eu à subir un cancer du sein, dont l'état de dépression atteint un stade suicidaire empli de violence envers elle-même et autrui. Elle passe son temps à imaginer sa propre mort brutale, le meurtre de ceux qu'elle croise dans la rue ou de purs accès de fureur où elle casserait tout autour d'elle. Elle se donne comme but provisoire un pseudo reportage sur les clochards mais son propre rejet de tout l'empêche d'aller bien loin. De toute manière, son état d'esprit l'empêche de vivre une relation normale avec d'autres êtres humains. Certes ce récit a sûrement bien des aspects réalistes. Il met en scène un personnage qui pourrait tout à fait exister et représente avec justesse la solitude et la dépression. Mais qu'est-ce que c'est chiant ! Je n'ai vraiment pas accroché à ce récit, à cette violence imaginaire mise en image à répétition, à ces visions morbides et haineuses constantes. Et quelque soit le réalisme et l'acuité de ce portrait de femme à l'esprit malade, cela me rebute suffisamment pour ne pas me donner envie de l'aider, bien au contraire. Arrivé en bout de lecture, je me suis franchement dit que j'avais lu tout cela pour rien et sans éprouver le moindre intérêt.
Saint Louis - La Couronne et la Croix
Soyons clair, cet album est à peu près aussi éloigné d'une BD qu'on pourrait l'être sans toutefois ne pas en avoir la forme. Il n'y a aucun trait de modernité dans cet ouvrage ; le dessin de Sébastien Feix ressemble tout à fait aux illustrations du Moyen-Âge, sauf qu'il n'y a aucun charme dans ses personnages figés, guindés, inexpressifs. Ils se baladent tous avec des yeux de merlan frit, caractéristique que j'ai du mal à supporter. La narration, totalement factuelle même si elle est le fait du récit de l'ancien sénéchal du roi, est d'un ennui mortel. Tout au plus lui reconnaitra-t-on sa justesse historique. Mais pour le reste, c'est une vraie purge. Allez hop, aux orties !
Mafalda
Comme le dit si bien Fred dans sa critique ici même, je ne vais pas non plus affirmer que Mafalda est une mauvaise bd mais elle ne me parle pas et ne me plait guère. Ça me rappelle un peu les Snoopy dans le fond que je trouvais au moins mignons pour le personnage du chien et de Woodstock l’oiseau jaune mais là il n’y a aucun personnage que je trouve drôle ou attachant. En fait leurs considérations ne m’interpellent peu ou pas du tout et je les trouve même complètement barbants. Il parait que ça voudrait être une série caustique sur fond d’idéologie politique ou sociale mais j’ai vraiment du louper le coche ou y être hermétique car je n’ai rien trouvé de tout cela. Et le dessin ? Juste quelconque et daté. Voire même pire : aucun charme. C’est peut être la traduction qui est à mettre en cause je ne sais pas mais je doute fortement sur l’intérêt d’en relire un si l’ensemble était réédité avec une traduction plus pertinente. Mais qui sait ? Cette série de strips a su trouver son public alors pourquoi pas mais sans moi !
Jerry et Line
Cette bande dessinée est largement inspirée du film "37°2 le matin" de Beineix, sur un scénario de Djian. Elle met en scène un couple atypique, deux amants qui s'aiment, mais sont libres avant tout, mais qui s'aiment, et c'est la folle passion, et c'est la liberté, et... et j'aime pas. C'est vraiment un état d'esprit et un style de récit qui me rebute et m'emmerde. Un peu road-movie, un peu love story, un peu aventure moderne à l'américaine, un peu érotique. Tout se joue surtout sur l'esprit rock'n roll des protagonistes, leur refus du conformisme, leur recherche de la liberté et de la nouveauté à tout prix. Ils s'aiment à la folie mais sur un coup de colère Line n'hésitera pas par exemple à partir à l'aventure en solitaire pendant tout le second tome et à s'acoquiner avec un autre homme avec qui elle aurait facilement pu coucher sans arrière pensée si les évènements ne l'en avaient pas empêché à la dernière minute. Mais ce n'est pas grave, elle s'en fout, elle aime passionnément son Jerry et de toute façon elle est libre, pas vrai ? L'intrigue mélange un peu tout, avec des touches de fantastique, un peu d'onirisme même, une once de polar, une dose de cul ou plutôt d'érotisme aguicheur, et quelques discours philosophiques gratuitement assénés. On ne sait pas sur quel pied danser mais les auteurs s'en foutent, ils sont libres et ce sont des poètes après tout. Quant au dessin, c'est un style flamand rappelant celui de Henk Kuijpers (Franka). Le trait est dynamique et d'apparence assurée donc pas désagréable à priori. Je lui reproche cependant son inconstance, ses décors parfois trop vides et surtout sa colorisation franchement bizarre et pas terrible. Et puis à force de faire en sorte de dénuder aussi souvent que possible l'héroïne, ça en devient un peu lourd. Je n'ai vraiment pas accroché à l'ambiance débridée de ce récit qui se veut "moderne" mais dont j'ai trouvé la recherche de poésie rebelle vraiment trop gratuite, trop facile et sans charme.
Magasin Sexuel
Je suis déçu ... Vraiment ... Pourtant on aurait pu faire quelque chose avec cette idée-là... Mais là non ... Il faut admettre que faire une bd sur une jeune fille qui tient un sex-shop ambulant dans un village dans le fin fond de la France, c'est tenter le diable... J'ai "Vraiment pas aimé !" que ce soit l'histoire ou le dessin ... Le scénario, où veut-il aller ? Nulle part sûrement ... Et comme une bd sans fil conducteur c'est ennuyant, ben celle-là l'est... Je ne vois aucun intérêt à la lecture... L'histoire se passe de manière ultra prévisible ('suffit de regarder la pochette et lire le résumé pour tout savoir). Les personnages sont eux aussi complétement dénués de spontanéité.... Tout est monotone et on finit de lire avec l'amère sensation de n'avoir rien lu... On perd son temps (heureusement la bd est rapide à lire). Mais le pire de tout c'est, à mes yeux, la vulgarité immanente aux personnages et notamment à Amandine... Du côté du dessin, je trouve que le style ne va pas du tout avec l'histoire, soit ils sont trop caricaturaux soit ils ne le sont pas assez. Ce juste milieu rend les personnages laids et difformes (les jambes de Mr le maire !). Les couleurs en revanche sont agréables mais bon, cela ne peut pas tout faire non plus... Une lecture que je ne sais pas à qui conseiller ... Il y a, à mon avis, mieux a lire.
Les Aventures de Simon Nian
Ce commentaire concerne l'Exposition Maudite Je suis toujours très gêné pour parler de cette série, j’adore et je déteste, je sais c’est très contradictoire ! Effectivement j’adore le dessin, qui me rappelle du Gil Jourdan très bien structuré avec sa propre touche. Le principe de l’avocat expert en bd et enquêteur en herbe me séduit. Mais je déteste le scénario qui est très, très limite, tant au niveau de l’histoire que de l’humour. Pourquoi tomber dans le vulgaire pour tenter d’essayer de nous faire sourire. Résultat des courses : raté !!!! Pire tenter d’exploiter le viol et la misère carcérale comme gags, c’est catastrophique et en plus insister, insister….je m’arrête là !!! Certains jeux de mots sont souvent très difficiles d’accès et les dialogues sont parfois quasi-incompréhensibles… Que dire de l’histoire soupir !!! Pourtant l’idée était excellente, mais c’est trop décousu et pas assez travaillé, vraiment dommage, quel gâchis ! En conclusion, excellent graphisme mais hélas desservi par un scénario léger et un humour vulgaire ! Pourtant je lis et je relis ces trois tomes…
Gnomes de Troy
Faisons court : - c'est commercial (toutes les BD commerciales ne sont pas mauvaises ... mais là si !) - ce n'est pas drôle (mais alors pas du tout !) - déception également au niveau du dessin, avec des personnages trop disproportionnés (c'est fait exprès mais c'est moche) et un trait grossier A éviter ...
Du plomb pour les garces
Dans « Du plomb pour les garces », il n'y a guère que le mot garce qui trouve toute sa pertinence. Il est difficile de concevoir que Valérie Mangin soit aussi l’auteure du fabuleux Le Fléau des Dieux, mais qu’est-ce qui a bien pu lui passer par la tête ? Et Malnati ? Je ne vous dirai pas avec quel organe je pense qu’il a dessiné cette bd, tant c'est à des années lumière de ce qu'il est capable de faire, zieutez un peu Apocalypse. Ils ont dû se prendre une bonne biture, et l’éditeur devait aussi faire partie de la fête. Le comble du ridicule est atteint par les personnages qui sont mis en scène, une resucée de Britney Spears, renommée Britanny je-ne-sais-plus-quoi, et une autre qui fait penser à Madona. Une histoire de starlettes inspirées de nos propres pouffiasses du chaud bizzz, au cerveau cramé, et au niveau intellectuel de poule, car le gloussement est leur réplique favorite. Et c’est avec ce genre de personnage que Mangin et Malnati nous proposent un récit digne de ces idoles de pacotille, j’ai trouvé ça tellement débile que je suis allée jusqu’au bout pour voir jusqu’où étaient allés les auteurs. Le récit est basé sur une banale vengeance mainte fois proposé à la télé, aux heures de pointe évidemment pour que tous les lobotomisés puissent comprendre l‘intrigue, ça n’a vraiment rien d’exaltant ni d’innovant. Malgré tout ce n’est pas mal mené, les événements s’enchainent avec fluidité, mais cela est certainement dû à un automatisme de la part de l’auteur. Si vous êtes fan de magazines pipole ou si vous pensez que les V.I.P. sont des être propres à faire évoluer la race humaine, alors « Du plomb pour les garces » est pour vous. Bonne lecture.
Les Femmes en blanc présentent...
Navrant, c’est la conclusion la plus approprié pour résumer ces séries ! Le tandem Bercovici/Cauvin a tenté d’occuper le marché des albums à thèmes, genre éditeur Bamboo. Ils se sont jetés à la va-vite sur les métiers paramédicaux encore non utilisés, pour occuper le marché… Résultat : là ou Bamboo a réussi à démontrer son savoir faire, notre duo a plutôt montré son savoir non faire… Aucun humour, c’est lassant, plat, graphiquement désespérant, fait trop rapidement… Je sais que Bercovici dessine plus vite que son ombre, mais là c’est de l’industriel… Zéro pointé ! Idem pour Cauvin, il y a bien longtemps que ces scénarios sont creux, son humour fatigué et ses histoires dépassées… mais ce genre de scénarios sur commande c’est… je ne trouve pas les mots pour résumer ces albums… gaspillage de papier, voilà c’est dit !!!
Questor
Au premier feuilletage, je n'ai pas aimé le dessin trop caricatural, ni les couleurs, trop flashies. Mais j'ai tout de même souhaité donner une chance à cette série et me concentrer sur le scénario, des fois que... Etrange BD tout de même qui commence sur un ton plutôt sérieux, en total décalage avec le dessin pour le coup, avec un arrière plan la fin de la guerre de Troie et les problèmes de conscience d'un certain Idoménéus qui décide d'abandonner la guerre et les massacres pour se faire "enquêteur". Le ton est presque grave et la narration en voix off agréable. Et puis patatras, on se retrouve 20 ans plus tard, changement d'ambiance et de ton, pour moi ça devient du grand n'importe quoi (et par là même totalement en adéquation avec le dessin). Le pire je crois, c'est le concours de jeux de mots qui commence, si je ne m'abuse, avec des créatures "qui s'incrustent assez" à la page 29 (jeu de mot auquel j'ai souri, j'avoue). Mais au fil des cases, il y en a de plus en plus, comme si les auteurs avaient décidé de placer tous ceux qu'ils avaient trouvés un soir de beuverie. A la page 35 j'ai fait une indigestion et laissé tomber ma lecture. Un verre ça va... deux verres, bonjour les dégâts !