Pas du tout mon truc cette BD... J'ai été d'ailleurs étonné par tant de critiques positives.
Dès la première planche, on voit une momie flirter avec une jeune femme. J'ai trouvé cela abrupt !
L'histoire est une suite de situations improbables, peu drôles et inintéressantes à mes yeux.
Le postulat de départ du scénario ne m'a pas plu et à aucun moment je n'ai réussi à apprécier ma lecture... La partie de l'histoire avec la Reine est très faible à mes yeux !
Je n'ai pas compris le but de l'histoire au final... La fin confirme ma déception pour cette œuvre.
Cependant, la seule chose positive reste le dessin. Très agréable (sauf quelques planches), des couleurs réussies, un trait qui m'a bien plu !
Tout commence dans le journal de Spirou numéro 3641 du 23 janvier 2008, un spécial femmes en blanc, dans lequel Bercovivi a fait un canular de séries parallèles aux femmes en blanc : les dermatologues, les médecins légistes, les dentistes, les chirurgiens esthétiques, les rebouteux et les acupuncteurs.
Plus tard dans l'année, avec le retour des minis récits, il a été proposé à Bercovici de faire des minis récits femmes en blanc et il s'est servi de sa blague pour finalement faire un mini récit pour chaque métier médical proposé. Ces minis récits sont parus dans Spirou de 2008 à 2010.
Mars 2011, ces 6 minis récits sont sortis en petit album cartonné.
Passons à la critique en elle même...
Les femmes en blanc n'est en lui même pas un exemple d'humour parfait, alors si il est à ce format long sur un sujet imposé, on tombe vite sur des gags plats et des situations déjà vues. Les métiers choisis auraient pu donner des histoires drôles en histoire courte dans un album de la série mère, mais l'ensemble est dilué et étiré. De plus les planches ont été agrandies pour pouvoir faire un format d'album décent, mais l'ensemble est grossi et le style "vite fait" de Bercovici renforcé par la rapidité à laquelle les minis récits doivent être faits s'en retrouve déformé.
Bref, un énième coup marketing de Dupuis, pas des plus réussis. On comprend pourquoi quasiment aucun mini récit n'a été édité en album cartonné...
Eh ben... que dire, cette série m'a beaucoup déçu. Les dessins sont en effet impressionnants, les couleurs ne sont pas excessives, mais alors ce scenario ! Une histoire vue et revue, avec un personnage parfait, talentueux, intelligent, bien intentionné et cliché au possible, et son frère, tout aussi cliché, violeur, médiocre, malhonnête, jaloux. L'atmosphère très réussie dans le premier tome de cette BD est complètement ruinée par les comportements et les relations fausses et lassantes des personnages.
Pourquoi faut-il que je lise des bd aussi mauvaises ? Je résume : un scénario et un dessin désastreux. Que dire de plus ? J'aime pourtant bien les fées ! Cependant, le traitement qui leur est réservé est catastrophique avec cet humour potache du plus mauvais goût.
J'aimerais avoir une pensée positive et dire quelque chose d'encourageant pour apparaître moins sévère mais je ne trouve pas. C'est affligeant à souhait. Une vraie perte de temps !
J'aurais sans doute dû lire les deux avis précédents avant de choisir par hasard ce titre. Je ne l'ai pas fais et je le regrette déjà.
En commençant la lecture de cette bd, j’ai eu véritablement envie de vomir. Cela ne m’était pratiquement jamais arrivé de ressentir un tel malaise. Je suis pourtant assez large d’esprit et tolérant mais pas assez visiblement pour approuver les méthodes policières de cannibalisme. Jusqu’où ira la dépravation humaine ? Jusqu’où ira cette surenchère dans le voyeurisme et le sensationnalisme ? Je crois qu’avec cette bd, on vient de franchir une limite à ce qui m’apparaît personnellement comme insupportable.
Après les séries TV Les experts, Médium et surtout Mentalist, on a eu droit à des justiciers qui avaient un certain talent ou un sixième sens à découvrir les criminels et à résoudre les affaires les plus sordides pour le bien de la communauté. Nous voilà que dans le même état d’esprit, les auteurs nous pondent un détective plutôt sympathique qui a le pouvoir d’élucider les crimes en mangeant tout simplement les victimes. Je suis désolé mais cette idée même m’est totalement insupportable et dégoutante dans son principe. Oui, j’ai éprouvé une réelle aversion car je refuse tout simplement d’accepter cette norme. Que des gothiques morbides ou des originaux l’acceptent, je n’en ai cure. Pour moi, c’est trop surtout qu’aucune miette ne nous sera épargnée.
Maintenant, la série est bien dessinée. Les actions et les rebondissements ne manquent pas. Cela aurait pu me plaire si j’avais pu passer le cap. Je me rappelle que le pire film dans ma vie a été Hannibal Lecter. Comment pourrais-je alors apprécié cette bd qui bafoue les valeurs humaines fondamentales et sacrées ? Je n’arrive pas car je considère que les humains ne sont pas des animaux qui se dégustent avec délectation. Et même s’il s’agit d’agir pour le bien de la société. Créer une brigade spéciale de gouteurs, mais on aura tout vu! Vous marchez réellement ?
Voilà, je sais que cet avis ne sera pas au « goût » de tout le monde mais je ne pouvais pas consciemment laisser passer cela. Il doit exister des limites pour ne pas choquer. C’est vrai que d’un individu à l’autre, les normes et les valeurs ne seront pas les mêmes. La liberté d’expression peut aller très loin. Cependant, en l’espèce, les auteurs n’ont fait que dans une espèce de surenchère que je juge inacceptable pour ma propre conscience. On pourrait me rétorquer que j’ai alors le choix de ne pas lire cette œuvre. Certes. Cependant, quand on est dans un jury pour un concours de la meilleure bd, on n’a pas vraiment le choix ! Et puis, je ne pouvais pas me douter de ce qui m’attendait. Fort heureusement, ce site me permet de prévenir les lecteurs dans quoi ils mettent les pieds. En tout cas, cela ne sera pas dans le plat du jour !
L’idée de départ est séduisante mais l’exploitation qui en est faite est complètement ratée, c’est lourd, confus, maladroit, parfois grotesque.
L’ennui est au rendez-vous et donc je n’ai pas terminé cette BD.
Le dessin n’est pas terrible, souvent trop sombre, il ne sauve pas cette BD du naufrage.
Je n'ai ni marre de Bridget Jones, ni de Desperate Housewife qui est l'un des rares feuilletons que je regarde encore et que j'apprécie nettement. Cela ne sera pas le cas de cette bd avec cette quadra fâchée qui a le don de m'énerver avec ces allures purement bourgeoise parisienne.
Cette femme qui se sent vieillir voudrait revenir en arrière pour fréquenter les boîtes de nuit où elle se déhanchait sur le son de Billy Idol qu'elle adorait. Rien qu'à ce stade, je n'aurais aucune compassion ! Le pire, c'est qu'elle critique la jeunesse actuelle. Alors là, cela en est trop !
Ce titre viendra remplir les trop nombreuses bd du genre où l'originalité n'a aucune place tant le genre a été galvaudé. C'est d'une platitude absolue.
Avis après lecture de 2 tomes.
Cela partait bien, le début semblait prometteur, un cadre intéressant et surtout une qualité de dessin présente pour tout récit d’aviation qui se respecte.
Mais que s’est il passé ?
Le fait de ne finalement pas avoir de récit d’avion ne parait pas rédhibitoire, au contraire avoir une partie technologique plus que des duels aériens improbables me parait plutôt intéressant. En revanche le côté Méphistophélès avec un chien diabolique a vraiment beaucoup de mal à passer. Disons le franchement, il ne passe même pas du tout car l’histoire n’avance pas, il ne se passe rien, on visite des institutions, on rencontre des jeunes pilotes, hop tués à la première occasion. On assiste à des démonstrations technique ridicules, sur fond de hiérarchie militaire cyniquement douteuse. (oui mais en fait non, ils protègent malgré la naïveté de notre jeune écervelé…). Je suis donc passé complètement à côté de cette série, en pestant auprès des personnages insipides, du sujet gâché et d’un chien finalement bien inutile. Les ressorts sur fond de trahison militaire envers le führer ne permettent pas de rebond, bref j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps.
Côté dessin, en revanche si l’on ne peut pas parler de ligne claire dans son sens strict, j’ai trouvé une intéressante interprétation de celle-ci. Les cadrages aériens et les machines me plaisent particulièrement. En revanche les décors intérieurs sentent un peu le studio de cinéma, tout comme la structure des cases parait un peu scolaire quand il ne s’agit plus du ciel.
Alors je n’aime pas, il faudrait vraiment que les tomes suivants me sautent dessus pour que j’en vienne à m’y intéresser. Quelques points comme le graphisme aérien me paraissent très bon, mais il faudrait une histoire tout de même pour que la série mette à profits ses atouts graphiques et dynamiques.
Honnêtement, de qui se moque-t-on ?
Pour commencer, je ne sais pas si les scénaristes l'ont remarqué, mais ils ont 25 ans de retard sur Les 7 vies de l'épervier ; sauf que dans cette série-ci, il y avait tout de même un effort de crédibilité. Je vous raconte un peu, vous allez voir...
On nous fait le coup du scénario 12 bis, la fille bâtarde gentille qui est victime d'une machination ourdie par son diabolique demi-frère lâche, vil, dépensier et éjaculateur précoce (je n'invente rien, cf. tome 2 !). Bon, admettons. En 1743, ladite jeune fille porte pantalons, monte à califourchon sans se soucier de son hymen, manie une épée... allez, pourquoi pas ? Bon public, nous nous disons que c'est un être d'exception et que c'est précisément pour cette raison qu'on prend la peine de nous narrer son histoire. Mais au tome 2, voici qu'arrive, dans le même rayon de 10 mètres, une deuxième femme sévèrement burnée, portant pantalon également, se battant comme un homme et prenant, en l'absence de son compagnon, le commandement de sa bande de brigands, sans que cela surprenne personne le moins du monde ! Et là, quand même, on commence à avoir du mal...
Autre truc agaçant : dès la planche 6, une page entière est consacrée à une scène d'amours lesbiennes totalement inutile pour l'intrigue, histoire de titiller les 99% de mâles hétérosexuels que ce genre de scène fait rêver, voire plus si affinité (dans un couvent en plus, histoire de pimenter le tr... pardon, le tout). Quoique concerné, avec un conformisme qu'on ne pourra que déplorer, par le fantasme susdit, je me permettrais de faire remarquer que sur cette thématique, il existe une littérature spécialisée bien plus développée que cette simple planche et qui a généralement l'honnêteté de ne pas prétendre avoir un scénario.
De manière générale, c'est très creux, la quantité d'information par page est comparable à celle d'un texte écrit en police 124 sur du A5 et on ressort d'un tome avec l'impression que, malgré les galipettes guerrières ou amoureuses, il ne s'est pas passé grand-chose.
Dommage pour Vallès, dont les dessins restent agréables. J'ai juste été un peu gêné par le ciel sur plusieurs cases : quoique beau (merci Monsieur l'ordinateur), il ne s'accorde par bien avec le reste du dessin.
Quand on sait que les auteurs sont capables de pondre une série de la qualité de Les Maîtres de l'Orge, quelle conclusion en tirer ? Rien de très positif.
J'aurais pu être indulgent avec cette BD, considérer que son dessin n'est pas rédhibitoire et que l'histoire peut se laisser lire et convenir à un lectorat pré-adolescent, mais ça m'a tellement gonflé que je n'y arrive pas.
Sky Pirates of Neo Terra est un comics mais d'inspiration 100% manga.
Le graphisme me fait penser aux dessinateurs amateurs de fanzine qui ont appris, à force d'essais, à plutôt bien dessiner leurs personnages en mouvement mais qui ignorent les décors et noient tous leurs défauts techniques sous un chapelets de couleurs informatiques et d'effets de lumière. Le trait est ici très approximatif, donnant à l'ensemble un aspect général acceptable mais inégal et changeant. Les personnages et leurs postures sont dynamiques et bien rendus mais leurs visages enfantins ne se différencient que par leurs coiffures et accessoires. Les décors sont le plus souvent vides. Au mieux il s'agit de simples déserts avec un rocher ou un arbre histoire de remplir le néant. Et pour finir, le dessinateur compte beaucoup trop sur sa colorisation qu'il utilise à la manière d'une peinture informatique pour combler les vides mais dans un style qui me rebute franchement.
Quant à l'histoire, elle est tellement bourrée de clichés que j'en suis venu à me demander si j'avais déjà lu cette histoire ou pas. Les emprunts à d'autres oeuvres, mangas et animés, sont légions, les dialogues sont puérils et l'histoire d'une telle banalité que j'ai eu un mal de chien à finir le premier tome. Qui plus est, le contenu de ce premier tome est tellement insignifiant que je me demande comment le scénariste va réussir à terminer son histoire en 2 tomes sans laisser derrière lui une impression de vacuité totale.
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La Fille du professeur
Pas du tout mon truc cette BD... J'ai été d'ailleurs étonné par tant de critiques positives. Dès la première planche, on voit une momie flirter avec une jeune femme. J'ai trouvé cela abrupt ! L'histoire est une suite de situations improbables, peu drôles et inintéressantes à mes yeux. Le postulat de départ du scénario ne m'a pas plu et à aucun moment je n'ai réussi à apprécier ma lecture... La partie de l'histoire avec la Reine est très faible à mes yeux ! Je n'ai pas compris le but de l'histoire au final... La fin confirme ma déception pour cette œuvre. Cependant, la seule chose positive reste le dessin. Très agréable (sauf quelques planches), des couleurs réussies, un trait qui m'a bien plu !
Les femmes en blanc présentent...
Tout commence dans le journal de Spirou numéro 3641 du 23 janvier 2008, un spécial femmes en blanc, dans lequel Bercovivi a fait un canular de séries parallèles aux femmes en blanc : les dermatologues, les médecins légistes, les dentistes, les chirurgiens esthétiques, les rebouteux et les acupuncteurs. Plus tard dans l'année, avec le retour des minis récits, il a été proposé à Bercovici de faire des minis récits femmes en blanc et il s'est servi de sa blague pour finalement faire un mini récit pour chaque métier médical proposé. Ces minis récits sont parus dans Spirou de 2008 à 2010. Mars 2011, ces 6 minis récits sont sortis en petit album cartonné. Passons à la critique en elle même... Les femmes en blanc n'est en lui même pas un exemple d'humour parfait, alors si il est à ce format long sur un sujet imposé, on tombe vite sur des gags plats et des situations déjà vues. Les métiers choisis auraient pu donner des histoires drôles en histoire courte dans un album de la série mère, mais l'ensemble est dilué et étiré. De plus les planches ont été agrandies pour pouvoir faire un format d'album décent, mais l'ensemble est grossi et le style "vite fait" de Bercovici renforcé par la rapidité à laquelle les minis récits doivent être faits s'en retrouve déformé. Bref, un énième coup marketing de Dupuis, pas des plus réussis. On comprend pourquoi quasiment aucun mini récit n'a été édité en album cartonné...
Je suis Cathare
Eh ben... que dire, cette série m'a beaucoup déçu. Les dessins sont en effet impressionnants, les couleurs ne sont pas excessives, mais alors ce scenario ! Une histoire vue et revue, avec un personnage parfait, talentueux, intelligent, bien intentionné et cliché au possible, et son frère, tout aussi cliché, violeur, médiocre, malhonnête, jaloux. L'atmosphère très réussie dans le premier tome de cette BD est complètement ruinée par les comportements et les relations fausses et lassantes des personnages.
Les Fées
Pourquoi faut-il que je lise des bd aussi mauvaises ? Je résume : un scénario et un dessin désastreux. Que dire de plus ? J'aime pourtant bien les fées ! Cependant, le traitement qui leur est réservé est catastrophique avec cet humour potache du plus mauvais goût. J'aimerais avoir une pensée positive et dire quelque chose d'encourageant pour apparaître moins sévère mais je ne trouve pas. C'est affligeant à souhait. Une vraie perte de temps ! J'aurais sans doute dû lire les deux avis précédents avant de choisir par hasard ce titre. Je ne l'ai pas fais et je le regrette déjà.
Tony Chu Détective Cannibale
En commençant la lecture de cette bd, j’ai eu véritablement envie de vomir. Cela ne m’était pratiquement jamais arrivé de ressentir un tel malaise. Je suis pourtant assez large d’esprit et tolérant mais pas assez visiblement pour approuver les méthodes policières de cannibalisme. Jusqu’où ira la dépravation humaine ? Jusqu’où ira cette surenchère dans le voyeurisme et le sensationnalisme ? Je crois qu’avec cette bd, on vient de franchir une limite à ce qui m’apparaît personnellement comme insupportable. Après les séries TV Les experts, Médium et surtout Mentalist, on a eu droit à des justiciers qui avaient un certain talent ou un sixième sens à découvrir les criminels et à résoudre les affaires les plus sordides pour le bien de la communauté. Nous voilà que dans le même état d’esprit, les auteurs nous pondent un détective plutôt sympathique qui a le pouvoir d’élucider les crimes en mangeant tout simplement les victimes. Je suis désolé mais cette idée même m’est totalement insupportable et dégoutante dans son principe. Oui, j’ai éprouvé une réelle aversion car je refuse tout simplement d’accepter cette norme. Que des gothiques morbides ou des originaux l’acceptent, je n’en ai cure. Pour moi, c’est trop surtout qu’aucune miette ne nous sera épargnée. Maintenant, la série est bien dessinée. Les actions et les rebondissements ne manquent pas. Cela aurait pu me plaire si j’avais pu passer le cap. Je me rappelle que le pire film dans ma vie a été Hannibal Lecter. Comment pourrais-je alors apprécié cette bd qui bafoue les valeurs humaines fondamentales et sacrées ? Je n’arrive pas car je considère que les humains ne sont pas des animaux qui se dégustent avec délectation. Et même s’il s’agit d’agir pour le bien de la société. Créer une brigade spéciale de gouteurs, mais on aura tout vu! Vous marchez réellement ? Voilà, je sais que cet avis ne sera pas au « goût » de tout le monde mais je ne pouvais pas consciemment laisser passer cela. Il doit exister des limites pour ne pas choquer. C’est vrai que d’un individu à l’autre, les normes et les valeurs ne seront pas les mêmes. La liberté d’expression peut aller très loin. Cependant, en l’espèce, les auteurs n’ont fait que dans une espèce de surenchère que je juge inacceptable pour ma propre conscience. On pourrait me rétorquer que j’ai alors le choix de ne pas lire cette œuvre. Certes. Cependant, quand on est dans un jury pour un concours de la meilleure bd, on n’a pas vraiment le choix ! Et puis, je ne pouvais pas me douter de ce qui m’attendait. Fort heureusement, ce site me permet de prévenir les lecteurs dans quoi ils mettent les pieds. En tout cas, cela ne sera pas dans le plat du jour !
Scénario catastrophe
L’idée de départ est séduisante mais l’exploitation qui en est faite est complètement ratée, c’est lourd, confus, maladroit, parfois grotesque. L’ennui est au rendez-vous et donc je n’ai pas terminé cette BD. Le dessin n’est pas terrible, souvent trop sombre, il ne sauve pas cette BD du naufrage.
Angry Mum
Je n'ai ni marre de Bridget Jones, ni de Desperate Housewife qui est l'un des rares feuilletons que je regarde encore et que j'apprécie nettement. Cela ne sera pas le cas de cette bd avec cette quadra fâchée qui a le don de m'énerver avec ces allures purement bourgeoise parisienne. Cette femme qui se sent vieillir voudrait revenir en arrière pour fréquenter les boîtes de nuit où elle se déhanchait sur le son de Billy Idol qu'elle adorait. Rien qu'à ce stade, je n'aurais aucune compassion ! Le pire, c'est qu'elle critique la jeunesse actuelle. Alors là, cela en est trop ! Ce titre viendra remplir les trop nombreuses bd du genre où l'originalité n'a aucune place tant le genre a été galvaudé. C'est d'une platitude absolue.
Ciel en ruine
Avis après lecture de 2 tomes. Cela partait bien, le début semblait prometteur, un cadre intéressant et surtout une qualité de dessin présente pour tout récit d’aviation qui se respecte. Mais que s’est il passé ? Le fait de ne finalement pas avoir de récit d’avion ne parait pas rédhibitoire, au contraire avoir une partie technologique plus que des duels aériens improbables me parait plutôt intéressant. En revanche le côté Méphistophélès avec un chien diabolique a vraiment beaucoup de mal à passer. Disons le franchement, il ne passe même pas du tout car l’histoire n’avance pas, il ne se passe rien, on visite des institutions, on rencontre des jeunes pilotes, hop tués à la première occasion. On assiste à des démonstrations technique ridicules, sur fond de hiérarchie militaire cyniquement douteuse. (oui mais en fait non, ils protègent malgré la naïveté de notre jeune écervelé…). Je suis donc passé complètement à côté de cette série, en pestant auprès des personnages insipides, du sujet gâché et d’un chien finalement bien inutile. Les ressorts sur fond de trahison militaire envers le führer ne permettent pas de rebond, bref j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps. Côté dessin, en revanche si l’on ne peut pas parler de ligne claire dans son sens strict, j’ai trouvé une intéressante interprétation de celle-ci. Les cadrages aériens et les machines me plaisent particulièrement. En revanche les décors intérieurs sentent un peu le studio de cinéma, tout comme la structure des cases parait un peu scolaire quand il ne s’agit plus du ciel. Alors je n’aime pas, il faudrait vraiment que les tomes suivants me sautent dessus pour que j’en vienne à m’y intéresser. Quelques points comme le graphisme aérien me paraissent très bon, mais il faudrait une histoire tout de même pour que la série mette à profits ses atouts graphiques et dynamiques.
Rani
Honnêtement, de qui se moque-t-on ? Pour commencer, je ne sais pas si les scénaristes l'ont remarqué, mais ils ont 25 ans de retard sur Les 7 vies de l'épervier ; sauf que dans cette série-ci, il y avait tout de même un effort de crédibilité. Je vous raconte un peu, vous allez voir... On nous fait le coup du scénario 12 bis, la fille bâtarde gentille qui est victime d'une machination ourdie par son diabolique demi-frère lâche, vil, dépensier et éjaculateur précoce (je n'invente rien, cf. tome 2 !). Bon, admettons. En 1743, ladite jeune fille porte pantalons, monte à califourchon sans se soucier de son hymen, manie une épée... allez, pourquoi pas ? Bon public, nous nous disons que c'est un être d'exception et que c'est précisément pour cette raison qu'on prend la peine de nous narrer son histoire. Mais au tome 2, voici qu'arrive, dans le même rayon de 10 mètres, une deuxième femme sévèrement burnée, portant pantalon également, se battant comme un homme et prenant, en l'absence de son compagnon, le commandement de sa bande de brigands, sans que cela surprenne personne le moins du monde ! Et là, quand même, on commence à avoir du mal... Autre truc agaçant : dès la planche 6, une page entière est consacrée à une scène d'amours lesbiennes totalement inutile pour l'intrigue, histoire de titiller les 99% de mâles hétérosexuels que ce genre de scène fait rêver, voire plus si affinité (dans un couvent en plus, histoire de pimenter le tr... pardon, le tout). Quoique concerné, avec un conformisme qu'on ne pourra que déplorer, par le fantasme susdit, je me permettrais de faire remarquer que sur cette thématique, il existe une littérature spécialisée bien plus développée que cette simple planche et qui a généralement l'honnêteté de ne pas prétendre avoir un scénario. De manière générale, c'est très creux, la quantité d'information par page est comparable à celle d'un texte écrit en police 124 sur du A5 et on ressort d'un tome avec l'impression que, malgré les galipettes guerrières ou amoureuses, il ne s'est pas passé grand-chose. Dommage pour Vallès, dont les dessins restent agréables. J'ai juste été un peu gêné par le ciel sur plusieurs cases : quoique beau (merci Monsieur l'ordinateur), il ne s'accorde par bien avec le reste du dessin. Quand on sait que les auteurs sont capables de pondre une série de la qualité de Les Maîtres de l'Orge, quelle conclusion en tirer ? Rien de très positif.
Sky Pirates of Neo Terra
J'aurais pu être indulgent avec cette BD, considérer que son dessin n'est pas rédhibitoire et que l'histoire peut se laisser lire et convenir à un lectorat pré-adolescent, mais ça m'a tellement gonflé que je n'y arrive pas. Sky Pirates of Neo Terra est un comics mais d'inspiration 100% manga. Le graphisme me fait penser aux dessinateurs amateurs de fanzine qui ont appris, à force d'essais, à plutôt bien dessiner leurs personnages en mouvement mais qui ignorent les décors et noient tous leurs défauts techniques sous un chapelets de couleurs informatiques et d'effets de lumière. Le trait est ici très approximatif, donnant à l'ensemble un aspect général acceptable mais inégal et changeant. Les personnages et leurs postures sont dynamiques et bien rendus mais leurs visages enfantins ne se différencient que par leurs coiffures et accessoires. Les décors sont le plus souvent vides. Au mieux il s'agit de simples déserts avec un rocher ou un arbre histoire de remplir le néant. Et pour finir, le dessinateur compte beaucoup trop sur sa colorisation qu'il utilise à la manière d'une peinture informatique pour combler les vides mais dans un style qui me rebute franchement. Quant à l'histoire, elle est tellement bourrée de clichés que j'en suis venu à me demander si j'avais déjà lu cette histoire ou pas. Les emprunts à d'autres oeuvres, mangas et animés, sont légions, les dialogues sont puérils et l'histoire d'une telle banalité que j'ai eu un mal de chien à finir le premier tome. Qui plus est, le contenu de ce premier tome est tellement insignifiant que je me demande comment le scénariste va réussir à terminer son histoire en 2 tomes sans laisser derrière lui une impression de vacuité totale.