Je ne connaissais pas du tout Bouzard et j’avoue que cette histoire de canard garou me faisait de l’œil depuis longtemps. Rien de tel qu’un pastiche de morts vivants à la sauce Requins Marteaux pour me démastiquer un brin les mâchoires aussi à l’arrivée c’est avec une immense déception que j’ai refermé ce petit bouquin au format carré.
On se rend vite compte que l’histoire date des années 90 et rappelle sans sourciller l’univers banlieusard de Margerin, l’humour en moins, le coté daté en plus.
Le « héros », une espèce de gus à tête de sauterelle, ne pense qu’à se bourrer la gueule avec une bouteille de whisky qu’il garde jalousement à l’écart de clodos venant lui taxer son du. Pour ce faire il va s’enfoncer dans un bois et rencontrer les terrrrribles canards garous du titre qui n’ont rien de particulier sauf d’être particulièrement cons. Notre zéro va en profiter pour se taper une femelle tombée sous son charme et va finir sa fantastique nuit comme nous ce génial bouquin…
Bon à l’exception du coté indépendant de la chose et du trait gras et noir de Bouzard, on aura peu d’indulgence pour une lecture pénible malgré la relative rapidité à les enchainer au rythme de trois ou quatre cases par page dans le meilleur des cas. Le texte, lorsqu’il est présent, est d’une rare richesse et finesse pour tout amateur de soirées au PMU et j’attends encore le moment pour en rire (j’ai de l’espoir).
J’ai du mal à croire que ce péché de jeunesse ait si bonne réputation ou alors je suis passé complètement passé à coté. Ici point de canards garous/zombies, rires ou sourires. Uniquement une lecture anecdotique dont j’aurais oublié les aboutissants. Ou alors je ne suis pas le public visé… M’en vais relire un bon Winshluss pour oublier cette « bouse » ;)
Se retrouver dans le tunnel fantasmagorique infini de ses faiblesses et erreurs passées, c’est tout de même moche…
La série des 7 n’engendre décidément que peu de bonnes choses. D’une part faire un second cycle de 7 parait purement commercial, d’autre part quitte à reprendre le genre l’éditeur aurait pu tenter de trouver une formule permettant de gommer les défauts (genre faire des diptyques plus à même de gérer correctement 7 personnages).
Nous voilà repartis, et comme les zombies sont à la mode, allons-y pour une histoire de zombies avec 7 survivants… Pfff...
Bon disons tout de même que pour alléger le tout les auteurs nous mettent un peu de psychologie et de symbolisme. Mais rassurez-vous tout le monde meurt dans d’atroce situations généralement submergés par une horde de zombies. Le tunnel tueur a encore frappé… Allez et pour que tout cela paraisse plus fin on pourra méditer sur une métaphore du tunnel comme renfermement sur soi et réflexion devant les chemins du possible chaque personnage étant en réalité une composante d’un autre plus complexe… Oui, bon je blague, mais en lisant ce truc il fallait bien que je tente de trouver quelque chose en second niveau de lecture pour combler l’abysse de clichés et de comportements primaires attendus que les acteurs nous montrent.
Graphiquement à la mode - et je déteste la mode - les personnages manquent de finesse, les décors de relief, l’image de poésie. Oui l’ensemble est cadré avec rythme et donne un dynamisme certain à un road trip glauque, mais ce trait gras me gène considérablement.
Au final je déteste, pavé de bonnes intentions et nourri aux recettes qui marchent pour faire un album qui se vend, cet album se digère très mal. Non à l’encouragement de la fièvre éditrice, non à l’achat compulsif.
Cet avis se basera sur les tomes 1 et 2 publiés chez magic strip en noir et blanc dans les années 80.
Les strips forment des gags sur demi-page en 5 ou 6 cases. Nous y trouvons la vie d’un jeune garçon prêt à tout pour satisfaire ses objectifs généralement infantiles avec des moyens généralement illimités puisqu’il est prince. Immature, astucieux, tyrannique, adroit, il est aussi sportif et doué. Pour le lecteur, il est juste exaspérant… Aucun Strip ne fait rire, très peu font sourire, la plupart font faire la moue. Je ne suis visiblement pas fait pour cet humour que je trouve alambiqué et artificiel.
Tenez quelques exemples, notre prince peint un paysage (il se débrouille visiblement très bien) mais s’aperçoit que le drapeau au dessus de l’église flotte dans le mauvais sens par rapport au vent et aux arbres. Hop, notre petit démon va ajouter un ventilateur près du drapeau pour qu’il flotte dans l’autre sens et que son prof soit content… Haha, notre gamin va ainsi leurrer des adultes assez naïfs ou en tous cas n’ayant pas la possibilité de le remettre à sa place.
Graphiquement, le style très épuré et rond nous montre une très traditionnelle ligne claire propre. En allant à l’essentiel, l’auteur maîtrise les décors et les expressions pour donner l’effet comique qu’il attend. Traditionnel mais de qualité, le dessin donne au scénario généralement faible un cadre solide. C’est de fait un belle adresse du dessinateur, par du comique de situation graphique, qui permettra à un scénario faible d’être lu malgré tout.
Au final je n’aime pas, ne conseille pas l’achat car quelque soit l’âge du lecteur, je pense qu’il y a nettement mieux en catalogue.
Non, je n'ai pas accroché à cette histoire pseudo-moderne de Roméo et Juliette.
Aucun gag n'a réussi à me décrocher un sourire ! Ils ne sont pas exceptionnels et les chutes ne sont pas vraiment efficaces.
Les personnages, pourtant originaux, ne sont pas attachants et ils m'ont agacé par leur stupidité et leur manque de crédibilité...
Le dessin et la mise en page restent à peu près fidèles à ce que font les éditions Bamboo en général. Et souvent, je n'adhère pas à ce style très caricatural et très simple, dans des couleurs vraiment basiques.
Comme chacun a son humour, je conseille tout de même d'y jeter un œil car certains apprécieront sûrement ce style.
Dans la série "Gaston détruit son cerveau en lisant une bd humoristique d'un goût douteux parce qu'il est un gros maso", voici "Le Bar des Acariens" scénarisé par un De Groot peu inspiré et qui a pratiquement perdu le respect que j'avais pour lui.
Les gags ne sont pas amusants et je ne vois pas trop l'intérêt de les mettre dans un monde d'acariens. Jamais les possibilités que peut apporter cet univers sont exploitées. Au lieu de ça, si ce n'est pas des gags avec des saoulants qui chantent 'Ne me quitte pas', c'est des blagues du quotidien dont certaines sont tellement nulles que je me demande où est la chute (le gag avec le chien qui montre à son maître qu'il n'a plus de bouffe notamment).
En plus, c'est pas un nul du genre 'Mouhahaha qu'est-ce c'est con'. C'est juste un gros navet chiant à lire.
On touche le fond dans le manque d’humour et comme Ro je m’interroge sur le public ciblé, adulte ? Nous prendrais-t-on pour des idiots ? Des enfants ? Une petite formation express pour assassins en herbe ? Je ne mettrais pas ce genre d’ouvrage entre les mains d’un gosse, d’abord parce qu’il n’y a rien à y apprendre et c'est de plus beaucoup trop violent. A la limite ça pourrait peut-être parler à des préados peu gâtés par mère nature niveau intelligence.
Ca m’a fait penser à Goblin's dans le principe d’utiliser la méchanceté et des chutes un peu saignantes, à la différence que dans Goblin's il y a un mini scénario avec une recherche évidente de raconter une petite histoire et ici il n’y a rien, que des rencontres entre plus forts et plus faibles, ou entre plus malins et plus cons, et tout se finit inexorablement en tripaille sanguinolente, c’est aussi vide que l‘espace est empli d‘air.
J’ai esquissé, et je dis bien esquisser, trois sourires en tout et pour tout.
Je n’ai rien à reprocher au graphisme qui se prête bien à ce genre de strips-gags, encore faut-il de bons gags avec de bonnes chutes.
J'ai voulu réessayer cet auteur après ma déception passée de son oeuvre Balade Balade presque unanimement apprécié de la communauté des lecteurs.
Cependant, il n'y a rien à faire. Je suis totalement imperméable à son univers. Je commence à lire les premières pages et déjà cela me donne la nausée tant cela part encore dans tous les sens pour exprimer certainement des idées simples. Je ne me range pas dans ce pseudo intellectualisme de base.
C'est sans doute une manière de construire une histoire qui ne me convient pas en tant que lecteur. Un dessin très plaisant mais un album trop décalé.
Martin fut prolixe, cette série de 6 tomes nous narre les aventures d’un jeune homme Italien dont la proximité avec le pouvoir lui fera vivre une aventure d’espionnage et de complot sur fond de sociétés secrète.
6 tomes pour deux équipes. Les trois premiers dessinés par Juillard, les trois derniers par Denoel, avec toujours Martin au scénario.
Le scénario devrait donc être cohérent, mais curieusement il s’essouffle après le tome 4, les deux derniers n’étant qu’une suite d’anecdote sans intérêt. Ceci dit l’écart n’est pas si énorme entre les premiers et les derniers… Les tomes nous emmènent dans la campagne Italienne, puis en Egypte, retour en France pour le coup d’Etat puis départ aux Amériques…
D’un point de vue scénario les tomes 1 et 4 me paraissent les plus aboutis, le 1 puisqu’il cadre les personnages et définit un univers ce que Martin sait faire dans toute ses séries, et le 4 puisqu’il fait intervenir nombre de personnages historiques au cœur de la conspiration. Les tomes 2 et 3 proposent un scénario plus positionné aventure, le réseau secret ennemi semble décidément bien difficile à démasquer. Les tomes 5 et 6 ne présentent aucun intérêt notable puisque sous couvert d’une mission enfin réalisée au tome 6, nous allons suivre des aventures devenues sans intérêts car trop anecdotiques et plus du tout historiques.
Le dessin se partage entre Juillard pour les tomes 1 à 3 et Denoel pour les 4 à 6. A vrai dire l’un comme l’autre ne me conviennent pas. Le premier fait parfois de jolies choses sur certaines planches mais tombe également parfois dans la facilité. A une qualité de trait percutante sur certaines cases s’oppose parfois un statisme trop académique sur d’autres, à une légèreté savante dans certaines vues un complexe fouillis peu parlant sur d’autres. Cette inégalité chronique finit par laisser croire que certaines cases ont été sous-traitées… Denoel reprend le style, mais son trait plus sombre fait changer le ton du récit. En essayant d’ajouter de la profondeur par du noir et une colorisation plus foncée le dessin perd en capacité d’évasion. Cela est particulièrement visible si l’on compare les tomes en Egypte et ceux en Louisiane. Evidemment il ne s’agissait pas de faire les mêmes ciels, mais le surnombre de trait des plantations rend curieusement le dessin plus plat. C’est d’ailleurs là que l’on se rend compte de la qualité de Juillard…
Au final
Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4
Tome 5
Tome 6
Les tomes 1 et 4 me paraissent plus intéressants et le premier triptyque peut aussi se lire pour l’intérêt du trait de Juillard, mais dans ce cas il faut commencer par le second cycle pour apprécier le premier ! Je n’aime pas et pourtant je conseille la lecture car la comparaison des styles et la déchéance des scénarii me parait intéressante à comprendre pour voir ce qui peut rendre une série finalement inintéressante alors que des bases avaient été posées.
L’emprunt à une bibliothèque me parait plus utile que l’achat de BD cotées assez chères…
Encore une série Héroic fantaisy me direz-vous ? Qu'a t'elle de plus que les autres ?
Je ne compte plus les séries lues, mais celle-ci a retenu toute mon attention. Le graphisme et les couleurs sont superbes. Seul petit reproche : le trait est parfois gras mais cela semble volontaire afin de créer une certaine perspective. L'histoire reprend sans doute des recettes déjà connues, mais l'ensemble a un goût de nouveauté et d'originalité. Les personnages ont des personnalités intéressantes et le rythme est soutenu sans compromettre la cohérence du récit.
Je ne peux que vous inciter à lire ces 2 premiers tomes et vous précisant que je ne mets que 4 étoiles en pensant vraiment que les 5 ne seraient pas volées. Pourquoi pas après la lecture du T3 que j'attends maintenant avec impatience.
30/11/2006 : le tome 3 est encore un cran au dessus des 2 premiers : la colorisation est vraiment extraordinaire. Plus qu'un tome pour cloturer cette très bonne série.
09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 4 à 1.
Après la lecture du premier tome.
Visuellement c'est superbe, il n'y a rien à reprocher à Brion.
La surprise vient du scénario. Il est bien amené, la lecture est plaisante grâce à une bonne narration et un équilibre global.
C'est la meilleure BD de Soleil que je lis depuis bien longtemps.
Il faudra conserver la même qualité sur les 3 tomes, les ingrédients semblent être réunis pour faire une belle série.
09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 4 à 1.
Je ne comprendrai jamais la ligne éditoriale de Soleil...
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La Nuit du Canard Garou
Je ne connaissais pas du tout Bouzard et j’avoue que cette histoire de canard garou me faisait de l’œil depuis longtemps. Rien de tel qu’un pastiche de morts vivants à la sauce Requins Marteaux pour me démastiquer un brin les mâchoires aussi à l’arrivée c’est avec une immense déception que j’ai refermé ce petit bouquin au format carré. On se rend vite compte que l’histoire date des années 90 et rappelle sans sourciller l’univers banlieusard de Margerin, l’humour en moins, le coté daté en plus. Le « héros », une espèce de gus à tête de sauterelle, ne pense qu’à se bourrer la gueule avec une bouteille de whisky qu’il garde jalousement à l’écart de clodos venant lui taxer son du. Pour ce faire il va s’enfoncer dans un bois et rencontrer les terrrrribles canards garous du titre qui n’ont rien de particulier sauf d’être particulièrement cons. Notre zéro va en profiter pour se taper une femelle tombée sous son charme et va finir sa fantastique nuit comme nous ce génial bouquin… Bon à l’exception du coté indépendant de la chose et du trait gras et noir de Bouzard, on aura peu d’indulgence pour une lecture pénible malgré la relative rapidité à les enchainer au rythme de trois ou quatre cases par page dans le meilleur des cas. Le texte, lorsqu’il est présent, est d’une rare richesse et finesse pour tout amateur de soirées au PMU et j’attends encore le moment pour en rire (j’ai de l’espoir). J’ai du mal à croire que ce péché de jeunesse ait si bonne réputation ou alors je suis passé complètement passé à coté. Ici point de canards garous/zombies, rires ou sourires. Uniquement une lecture anecdotique dont j’aurais oublié les aboutissants. Ou alors je ne suis pas le public visé… M’en vais relire un bon Winshluss pour oublier cette « bouse » ;)
Sept survivants
Se retrouver dans le tunnel fantasmagorique infini de ses faiblesses et erreurs passées, c’est tout de même moche… La série des 7 n’engendre décidément que peu de bonnes choses. D’une part faire un second cycle de 7 parait purement commercial, d’autre part quitte à reprendre le genre l’éditeur aurait pu tenter de trouver une formule permettant de gommer les défauts (genre faire des diptyques plus à même de gérer correctement 7 personnages). Nous voilà repartis, et comme les zombies sont à la mode, allons-y pour une histoire de zombies avec 7 survivants… Pfff... Bon disons tout de même que pour alléger le tout les auteurs nous mettent un peu de psychologie et de symbolisme. Mais rassurez-vous tout le monde meurt dans d’atroce situations généralement submergés par une horde de zombies. Le tunnel tueur a encore frappé… Allez et pour que tout cela paraisse plus fin on pourra méditer sur une métaphore du tunnel comme renfermement sur soi et réflexion devant les chemins du possible chaque personnage étant en réalité une composante d’un autre plus complexe… Oui, bon je blague, mais en lisant ce truc il fallait bien que je tente de trouver quelque chose en second niveau de lecture pour combler l’abysse de clichés et de comportements primaires attendus que les acteurs nous montrent. Graphiquement à la mode - et je déteste la mode - les personnages manquent de finesse, les décors de relief, l’image de poésie. Oui l’ensemble est cadré avec rythme et donne un dynamisme certain à un road trip glauque, mais ce trait gras me gène considérablement. Au final je déteste, pavé de bonnes intentions et nourri aux recettes qui marchent pour faire un album qui se vend, cet album se digère très mal. Non à l’encouragement de la fièvre éditrice, non à l’achat compulsif.
Le prince Riri
Cet avis se basera sur les tomes 1 et 2 publiés chez magic strip en noir et blanc dans les années 80. Les strips forment des gags sur demi-page en 5 ou 6 cases. Nous y trouvons la vie d’un jeune garçon prêt à tout pour satisfaire ses objectifs généralement infantiles avec des moyens généralement illimités puisqu’il est prince. Immature, astucieux, tyrannique, adroit, il est aussi sportif et doué. Pour le lecteur, il est juste exaspérant… Aucun Strip ne fait rire, très peu font sourire, la plupart font faire la moue. Je ne suis visiblement pas fait pour cet humour que je trouve alambiqué et artificiel. Tenez quelques exemples, notre prince peint un paysage (il se débrouille visiblement très bien) mais s’aperçoit que le drapeau au dessus de l’église flotte dans le mauvais sens par rapport au vent et aux arbres. Hop, notre petit démon va ajouter un ventilateur près du drapeau pour qu’il flotte dans l’autre sens et que son prof soit content… Haha, notre gamin va ainsi leurrer des adultes assez naïfs ou en tous cas n’ayant pas la possibilité de le remettre à sa place. Graphiquement, le style très épuré et rond nous montre une très traditionnelle ligne claire propre. En allant à l’essentiel, l’auteur maîtrise les décors et les expressions pour donner l’effet comique qu’il attend. Traditionnel mais de qualité, le dessin donne au scénario généralement faible un cadre solide. C’est de fait un belle adresse du dessinateur, par du comique de situation graphique, qui permettra à un scénario faible d’être lu malgré tout. Au final je n’aime pas, ne conseille pas l’achat car quelque soit l’âge du lecteur, je pense qu’il y a nettement mieux en catalogue.
Les Amours compliquées de Roméo et Juliette
Non, je n'ai pas accroché à cette histoire pseudo-moderne de Roméo et Juliette. Aucun gag n'a réussi à me décrocher un sourire ! Ils ne sont pas exceptionnels et les chutes ne sont pas vraiment efficaces. Les personnages, pourtant originaux, ne sont pas attachants et ils m'ont agacé par leur stupidité et leur manque de crédibilité... Le dessin et la mise en page restent à peu près fidèles à ce que font les éditions Bamboo en général. Et souvent, je n'adhère pas à ce style très caricatural et très simple, dans des couleurs vraiment basiques. Comme chacun a son humour, je conseille tout de même d'y jeter un œil car certains apprécieront sûrement ce style.
Le Bar des Acariens
Dans la série "Gaston détruit son cerveau en lisant une bd humoristique d'un goût douteux parce qu'il est un gros maso", voici "Le Bar des Acariens" scénarisé par un De Groot peu inspiré et qui a pratiquement perdu le respect que j'avais pour lui. Les gags ne sont pas amusants et je ne vois pas trop l'intérêt de les mettre dans un monde d'acariens. Jamais les possibilités que peut apporter cet univers sont exploitées. Au lieu de ça, si ce n'est pas des gags avec des saoulants qui chantent 'Ne me quitte pas', c'est des blagues du quotidien dont certaines sont tellement nulles que je me demande où est la chute (le gag avec le chien qui montre à son maître qu'il n'a plus de bouffe notamment). En plus, c'est pas un nul du genre 'Mouhahaha qu'est-ce c'est con'. C'est juste un gros navet chiant à lire.
Les Zaliens
On touche le fond dans le manque d’humour et comme Ro je m’interroge sur le public ciblé, adulte ? Nous prendrais-t-on pour des idiots ? Des enfants ? Une petite formation express pour assassins en herbe ? Je ne mettrais pas ce genre d’ouvrage entre les mains d’un gosse, d’abord parce qu’il n’y a rien à y apprendre et c'est de plus beaucoup trop violent. A la limite ça pourrait peut-être parler à des préados peu gâtés par mère nature niveau intelligence. Ca m’a fait penser à Goblin's dans le principe d’utiliser la méchanceté et des chutes un peu saignantes, à la différence que dans Goblin's il y a un mini scénario avec une recherche évidente de raconter une petite histoire et ici il n’y a rien, que des rencontres entre plus forts et plus faibles, ou entre plus malins et plus cons, et tout se finit inexorablement en tripaille sanguinolente, c’est aussi vide que l‘espace est empli d‘air. J’ai esquissé, et je dis bien esquisser, trois sourires en tout et pour tout. Je n’ai rien à reprocher au graphisme qui se prête bien à ce genre de strips-gags, encore faut-il de bons gags avec de bonnes chutes.
Le Commun des mortels
J'ai voulu réessayer cet auteur après ma déception passée de son oeuvre Balade Balade presque unanimement apprécié de la communauté des lecteurs. Cependant, il n'y a rien à faire. Je suis totalement imperméable à son univers. Je commence à lire les premières pages et déjà cela me donne la nausée tant cela part encore dans tous les sens pour exprimer certainement des idées simples. Je ne me range pas dans ce pseudo intellectualisme de base. C'est sans doute une manière de construire une histoire qui ne me convient pas en tant que lecteur. Un dessin très plaisant mais un album trop décalé.
Arno
Martin fut prolixe, cette série de 6 tomes nous narre les aventures d’un jeune homme Italien dont la proximité avec le pouvoir lui fera vivre une aventure d’espionnage et de complot sur fond de sociétés secrète. 6 tomes pour deux équipes. Les trois premiers dessinés par Juillard, les trois derniers par Denoel, avec toujours Martin au scénario. Le scénario devrait donc être cohérent, mais curieusement il s’essouffle après le tome 4, les deux derniers n’étant qu’une suite d’anecdote sans intérêt. Ceci dit l’écart n’est pas si énorme entre les premiers et les derniers… Les tomes nous emmènent dans la campagne Italienne, puis en Egypte, retour en France pour le coup d’Etat puis départ aux Amériques… D’un point de vue scénario les tomes 1 et 4 me paraissent les plus aboutis, le 1 puisqu’il cadre les personnages et définit un univers ce que Martin sait faire dans toute ses séries, et le 4 puisqu’il fait intervenir nombre de personnages historiques au cœur de la conspiration. Les tomes 2 et 3 proposent un scénario plus positionné aventure, le réseau secret ennemi semble décidément bien difficile à démasquer. Les tomes 5 et 6 ne présentent aucun intérêt notable puisque sous couvert d’une mission enfin réalisée au tome 6, nous allons suivre des aventures devenues sans intérêts car trop anecdotiques et plus du tout historiques. Le dessin se partage entre Juillard pour les tomes 1 à 3 et Denoel pour les 4 à 6. A vrai dire l’un comme l’autre ne me conviennent pas. Le premier fait parfois de jolies choses sur certaines planches mais tombe également parfois dans la facilité. A une qualité de trait percutante sur certaines cases s’oppose parfois un statisme trop académique sur d’autres, à une légèreté savante dans certaines vues un complexe fouillis peu parlant sur d’autres. Cette inégalité chronique finit par laisser croire que certaines cases ont été sous-traitées… Denoel reprend le style, mais son trait plus sombre fait changer le ton du récit. En essayant d’ajouter de la profondeur par du noir et une colorisation plus foncée le dessin perd en capacité d’évasion. Cela est particulièrement visible si l’on compare les tomes en Egypte et ceux en Louisiane. Evidemment il ne s’agissait pas de faire les mêmes ciels, mais le surnombre de trait des plantations rend curieusement le dessin plus plat. C’est d’ailleurs là que l’on se rend compte de la qualité de Juillard… Au final Tome 1
Tome 2
Tome 3
Tome 4
Tome 5
Tome 6
Les tomes 1 et 4 me paraissent plus intéressants et le premier triptyque peut aussi se lire pour l’intérêt du trait de Juillard, mais dans ce cas il faut commencer par le second cycle pour apprécier le premier ! Je n’aime pas et pourtant je conseille la lecture car la comparaison des styles et la déchéance des scénarii me parait intéressante à comprendre pour voir ce qui peut rendre une série finalement inintéressante alors que des bases avaient été posées.
L’emprunt à une bibliothèque me parait plus utile que l’achat de BD cotées assez chères…
Sans Dieu
Encore une série Héroic fantaisy me direz-vous ? Qu'a t'elle de plus que les autres ? Je ne compte plus les séries lues, mais celle-ci a retenu toute mon attention. Le graphisme et les couleurs sont superbes. Seul petit reproche : le trait est parfois gras mais cela semble volontaire afin de créer une certaine perspective. L'histoire reprend sans doute des recettes déjà connues, mais l'ensemble a un goût de nouveauté et d'originalité. Les personnages ont des personnalités intéressantes et le rythme est soutenu sans compromettre la cohérence du récit. Je ne peux que vous inciter à lire ces 2 premiers tomes et vous précisant que je ne mets que 4 étoiles en pensant vraiment que les 5 ne seraient pas volées. Pourquoi pas après la lecture du T3 que j'attends maintenant avec impatience. 30/11/2006 : le tome 3 est encore un cran au dessus des 2 premiers : la colorisation est vraiment extraordinaire. Plus qu'un tome pour cloturer cette très bonne série. 09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 4 à 1.
L'Epopée de Gilgamesh
Après la lecture du premier tome. Visuellement c'est superbe, il n'y a rien à reprocher à Brion. La surprise vient du scénario. Il est bien amené, la lecture est plaisante grâce à une bonne narration et un équilibre global. C'est la meilleure BD de Soleil que je lis depuis bien longtemps. Il faudra conserver la même qualité sur les 3 tomes, les ingrédients semblent être réunis pour faire une belle série. 09/06/2011 : série abandonnée : passage de la note de 4 à 1. Je ne comprendrai jamais la ligne éditoriale de Soleil...