Ça m'énerve de perdre mon temps à lire de mangas aussi mauvais. Faut-il que Soleil n'ait vraiment rien d'autre sous la main pour publier une bouse pareille ? J'imagine qu'ils ont en tête qu'avec un bon dessin (car le dessin de ce manga est bon) et un titre et une couverture rappelant forcément Twilight, les adolescentes vont se faire avoir et acheter l'album sans réfléchir. Ça m'énerve d'autant plus de me dire que c'est sûrement ainsi qu'ils envisagent la chose...
Alors, oui, le graphisme de ce shojo est de qualité. La mise en page et le dessin des personnages sont impeccables.
Mais à côté de cela, il n'y a tout simplement pas de scénariste, juste un ramassis de clichés romantico-gothiques pour adolescentes et surtout une narration et des dialogues exécrables.
Dès les premières pages, on a compris qu'il se tramait quelque chose d'obscur dans cette école, que les élèves et professeurs que côtoyait le jeune héros était sûrement tous des vampires ou presque et que lui-même cachait un secret enfoui dans sa mémoire en lien avec un ancien pacte liant les humains aux créatures de la nuit. Comme point de départ d'une intrigue, c'est déjà vu mais ça peut entraîner un récit intéressant.
Sauf que voilà, ce point de départ, c'est en fait l'intrigue dans sa totalité. Pendant presque 200 pages, les personnages vont se tourner autour, parler par allusions permanentes, tourner autour du pot encore et encore et attiser complètement artificiellement un mystère de plus en plus lourdingue d'autant plus qu'il n'en est plus un depuis longtemps. C'est la plupart du temps incompréhensible, on n'arrive pas à savoir qui veut quoi, de quoi ils parlent, si le héros a compris qui étaient autour de lui et pourquoi il réagit aussi peu, etc... Et le tout sera noyé dans une mascarade de vie collégienne sans aucun fondement : comment expliquer que ces seigneurs vampires et cet élu-sacrifice jouent stupidement leurs rôles de profs et d'élèves à part pour faire croire aux lectrices pré-adolescentes que ça pourrait peut-être se passer dans leur propre collège...?
Et quand est venue la fin de l'album, j'ai dû aller vérifier pour savoir si c'était un premier tome ou vraiment la fin du one-shot qu'il est en réalité tellement c'est plat et toujours aussi peu compréhensible.
Ne lisez pas ce manga, vous gagnerez une vingtaine de minutes de vie supplémentaire.
En 1987, "Ergün l'errant" revient au-devant de la scène par le biais de cette reprise de la série.
Le graphisme est de Patrick Deubelbeiss, le scénario de Benoît Peeters.
Si l'histoire "tient bien", le dessin, lui, est une véritable horreur, une honte -je l'écris sans regret- par rapport à l'oeuvre initiale de Comès. Un véritable capharnaüm de personnages débiles dessinés à la va-vite, un trait qui me paraît inachevé, aucune recherche de couleurs... bref : une énorme déception.
Chose positive pourtant, on y apprend le pourquoi de la longue balafre qu'Ergün porte au visage.
Je ressens ces tomes 3 et 4 comme une véritable escroquerie graphique. Je ne comprends pas pourquoi Comès y a donné son aval.
Ces deux suites sont parues directement en albums cartonnés chez Casterman. Cartonnés dit "cartons" : elles auraient mieux fait d'y rester.
Ces deux albums, vous pouvez en détacher les pages pour emballer vos fânes de carottes. Je dis et je maintiens !
Après 2 tomes le courant ne passe décidément pas. J’avais déjà attendu pour ne pas aviser de façon trop négative une œuvre qui n’était pas mauvaise, cette fois ci je décroche.
Le scénario nous raconte des aventures de grands noms de l’automobile avant la seconde guerre mondiale, lorsque les flèches d’argent vont devenir un mythe. La politique omniprésente montre en réalité plus les enjeux de communication du domaine pour le pouvoir et la fierté nationale. D’ailleurs le lecteur se désintéresse complètement de l’enjeu sportif, les courses deviennent barbantes puisque l’enjeu est ailleurs. Si la naissance de l’équipe couvrant la moitié du premier tome permet au lecteur de maintenir l’intérêt, la récupération politique puis le développement des personnalités des différents pilotes m’a ennuyé au plus haut point. Non que l’album soit mauvais, le scénario reste fluide, les personnages dansent sur la piste, mais je n’ai jamais pu trouver un point d’accroche pour vivre la série de l’intérieur. On ne sent pas l’huile, on vit les complots de façon externe, presque neutre. De fait au final on s’ennuie ferme…
Le dessin se veut précis, les bolides aux angles divers et aux perspectives généralement réussies courent le bitume, les personnages vivent dans un cadre dynamique mais correct dans une ligne claire nouvelle tendance. Les sites se reconnaissent Je reprocherais une répétition ennuyeuse et plate des courses, un manque de mouvement dans l’image. Les personnages historiques se reconnaissent facilement. La colorisation se fait oublier, neutre et correcte.
Au final l’ensemble ne passe pas. Certes le dessin de qualité illustre un récit somme toute pas stupide, mais je n’ai jamais réussi à trouver une clé de lecture me parlant. A vouloir jouer en politique dans du sport et une narration de vie de pilote on arrive à un grand mélange informe qui me rebute.
Je n’aime pas, mais avouons que l’objet est de qualité, peut être donc que d’autres y trouveront leur came.
Grand amateur de Tolkien, je suis toujours curieux de lire des récits se déroulant dans son univers. je pense être assez ouvert d'esprit, mais là trop c'est trop, il faut que le monde sache.
Commençons par la genèse. D'après les dires de l'auteur les Fuzztoons sont les avatars que ses amis et lui ont créés lors de leurs parties de jeu de rôle sur le Seigneur des Anneaux. Pourquoi pas, mais je pense que pour rendre leurs aventures publiables il eût été plus malin de retirer du récit les private jokes les plus obscures, comme l'apparition impromptue de personnages secondaires parfaitement inutiles. Je sais que l'on est dans le registre de la parodie, mais déjà que le récit est décousu, on perd toute crédibilité avec une telle posture.
Car oui, on perd vite le fil de l'histoire, qui n'est qu'un ensemble de péripéties sans queue ni tête, les situations étant des prétextes aux pets de l'un, aux remarques sexistes de l'autre (les Elfes sont gays, ok, mais encore ?) ou aux chutes de fientes d'aigles géants... Et passons sur l'accent allemand des trolls et des orcs... Je crois que j'ai vaguement souri en lisant deux répliques sur 64 pages. c'est peu, beaucoup trop peu...
Le dessin fait très amateur ; sans vouloir le dénigrer, j'ai vu bien mieux chez des fanzineux qui rament pendant des années pour se faire publier...
Bref, au-delà de la bêtise de l'ensemble, c'est le faible niveau narratif et graphique qui pose problème et rendent cet album impropre à la consommation.
Là, je me suis vraiment ennuyé. J'aime bien les satires du monde de la télé, mais ici on ne retrouve que les mêmes critiques sans grandes nouveautés et en plus il y a plein de références à des vedettes françaises du début des années 90 que je ne connais pas toujours et dont je n'en ai rien à cirer.
Le dessin de Bercovici est bon comme d'habitude, mais ses caricatures sont parfois mauvaises. Dans un genre similaire, j'ai préféré Ado Stars.
Exit, ou comment ruiner un potentiel énorme en voulant en faire trop (au scénario) et pas assez (au dessin)...
Franchement, en entamant le premier tome, et malgré un dessin pas très réussi, j'étais plutôt enthousiaste même si on m'avait prévenue que ça allait se gâter par la suite. L'idée est très bonne, avec une petite ambiance "Traque sur internet" qui n'était pas pour me déplaire. Et puis d'un coup, ça tombe dans le n'importe quoi, une surenchère de rebondissements tous moins crédibles les uns que les autres et des coïncidences hallucinantes.
OK, on est dans de la fiction, mais il en faut quand même un minimum pour tenter d'y croire et se laisser prendre au jeu... Moi personnellement, dès l'arrivée dans le château médiéval, j'ai commencé à avoir de gros doutes... et la suite de ma lecture n'a pas réussi à rattraper le coup. J'avoue avoir simplement feuilleté la fin du troisième tome.
Comme évoqué plus haut, le dessin n'est franchement pas réussi et ne semble pas s'améliorer au fil des tomes : trait approximatif, couleurs peu esthétiques.
Rien de bien folichon ici en quelque sorte...
Cet ouvrage, édité avec l'aide de l'autorité organisatrice des transports en commun de l'Agglomération toulousaine, a pour but de commémorer l'ouverture de la deuxième ligne de métro dans la ville Rose.
Autant dire qu'avec un sujet aussi passionnant, c'était quasiment mission impossible pour les auteurs que de faire quelque chose d'un tant soit peu intéressant : c'est malheureusement raté.
A ma grande surprise, on peut même acquérir cet album sur le net. Moi qui l'ai eu au rabais lors d'un déstockage, j'ai cru après l'avoir lu que c'était le genre d'ouvrage qui se refilait gratos... que nenni...
Ma plus grande interrogation est donc de savoir qui a eu cette brillante idée... Moi qui suis natif du 59, même si une BD sur le métro de Lille était sortie, jamais l'idée de l'acheter ne me serait venue...
La nature humaine est parfois bien mystérieuse... quand je pense que ça a été édité chez "un grand"... A mon avis, il s'agit du résultat d'une lubie d'une ribambelle d'élus...
La première histoire "L'espace conversation" (Rochette/Pouy) tente de glisser des allusions sur le métro Toulousain dans une histoire se déroulant dans l'espace. Tout le côté "drôle" est censé résider dans un comique de répétition dans cette histoire de sourds, puisque les cosmonautes et la base ne se comprennent pas. En fait, les répliques ne sont pas drôles, et la répétition est lourdingue.
Du début à la fin, le décor, les personnages et leurs expressions, sont inchangés, ce qui n'arrange rien à l'ennui profond qui se dégage.
Deuxième histoire "Poupinou et Ratafiole prennent le métro à Toulouse" (Blutch et Felder).
Je ne suis déjà pas à la base un adepte des histoires de ces deux personnages dont je ne saisis vraiment pas le côté humoristique. Autant dire qu'avec un sujet imposé aussi luxuriant, on touche le fond...
Seules 4 cases ont peut-être provoqué un début d'activité dans la zone émotionnelle de mon cerveau, mais la zone de l'hilarité était à des années-lumières...
Troisième histoire : "Que se passe-t-il dans le métro de Toulouse" (Veyron)
En réalité, ce n'est pas un récit, mais un enchainement de vignettes dans lesquelles différents personnages, dans différentes situations, se disent grosso modo et texto "que se passe-t-il dans le métro à Toulouse", et cela, 39 fois... Oui oui : TRENTE NEUF FOIS !!!
Tout est dit.
Quatrième histoire : "Le sourd" (Baru et Pouy)
Une histoire de guerre de gangs de tagueurs se déroulant à Toulouse, dont l'un des chefs prône l'utilisation de ce mode de transport écologique qu'est le métro...
Autre référence à la ville du cassoulet : le héros est sourd à cause de l'explosion de l'usine AZF... (vous ne dormez pas encore ?)
Le scénario est inintéressant, les répliques et les enchainements incompréhensibles, quant au graphisme, il ne m'a pas séduit.
Je pense vous avoir convaincus que cet album méritait une seule étoile, puisqu'il n'existe pas de note plus basse.
(32)
J’ai envie de parler de panne d’inspiration…
Pourtant j’aime Chabouté mais, avec ce récit, l’auteur me donne le sentiment de s’être fourvoyé dans les grandeurs, de s’en être rendu compte en cours de route, d’avoir essayé de récupérer le bazar… et de s’être encore plus planté de ce fait.
Deux histoires s’entremêlent ici. L’une nous raconte la cavale de trois personnages, un récit convenu, sans surprise, sans personnage accrocheur, sans rythme. L’autre se centre sur un écrivain et son angoisse face à sa création, à nouveau un récit convenu, sans surprise et sans émotion. Associer les deux aura permis un court instant la naissance d’une intrigue (mais qu’est-ce qui peut bien relier ces différents personnages ?) mais le soufflé, si on peut parler de soufflé, retombe bien vite.
Au niveau du dessin, Chabouté ne nous livre pas non plus ses plus belles planches. Son style en noir et blanc me plait toujours mais il me semble ici moins soigné et, surtout, les planches sont moins travaillées dans leur composition d’ensemble.
Un gros échec, selon moi. Cet album n’aurait pas dû voir le jour car le seul résultat obtenu est que je me méfierai à l’avenir des productions de l’auteur. J’attendrai donc de pouvoir les lire via la bibliothèque avant d’envisager de les acheter.
Pour cet album, je ne peux que déconseiller l’achat !
Je ne sais pas si je suis réellement qualifié pour juger correctement cet album, car...
Je ne l'ai pas fini. La raison ? Elle est toute simple, sa lisibilité est proche du néant. Pas forcément du fait de son sujet, l'évocation de la Shoah au travers d'un conte mettant en scène des légumes (d'autres ont utilisé des souris, des chats, alors pourquoi pas des légumes...) ; pas forcément du fait du dessin, Gorski utilisant un style pictural très particulier mais non dénué de charme, qui rappelle quelque part les estampes japonaises. Mais plutôt au niveau de la narration, extrêmement hachée, chaotique, qui nous place d'emblée, mais sans prévenir, dans la sphère du conte, de l'allégorie ; pourquoi pas, mais c'est d'une telle densité que c'en est imbitable. Sans parler de tous les termes polonais non traduits, avec l'alphabet qui va bien, mais dont la fréquence omniprésente gêne énormément la lecture.
Au bout d'une vingtaine de pages, je me suis rendu compte que je ne comprenais strictement rien à ce que je lisais ; j'ai alors recommencé, pour buter un peu plus loin sur le même souci. J'ai essayé alors de lire des passages un peu plus loin, m'attardant sur quelques aquarelles qui valent quand même le coup d'oeil, mais sans réussir à me remettre à ma lecture.
Je souhaite donc bonne chance à ceux qui essaieront de lire cet album
Je partage l'avis de Guillaumeru et celui d'Arzak.
Par principe, je ne veux pas mettre une critique négative à une série en cours. Je me dis toujours que les derniers tomes donneront peut-être une cohérence au récit. Mais là, je dois faire une exception. Je ne comprends pas l'engouement de la plupart des lecteurs.
Le dessin est plutôt joli mais sans chaleur je trouve, sans âme. Les créatures me rappellent vaguement celles d'un jeu vidéo d'une dizaine d'années (Nightmare Creatures qui déjà ne faisait pas dans la dentelle...) et les scènes où les têtes, les bras et les tripes volent, m'ont vite fatigué.
Mais ce qui m'a rebuté le plus, c'est le scénario: il n'est pas complexe, il est juste incompréhensible et fouillis à défaut d'être fouillé.
Certes le contexte, le renouveau de la médecine, le personnage d'Ambroise Paré, la Dame à la Licorne pouvaient nous faire saliver mais encore fallait-il mettre son ouvrage sur le métier et tisser une œuvre cohérente. Seul le postulat est intéressant et pour ça, on n'a pas besoin de la bd puisqu'il n'est pas exploité ou de façon très confuse.
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Ça m'énerve de perdre mon temps à lire de mangas aussi mauvais. Faut-il que Soleil n'ait vraiment rien d'autre sous la main pour publier une bouse pareille ? J'imagine qu'ils ont en tête qu'avec un bon dessin (car le dessin de ce manga est bon) et un titre et une couverture rappelant forcément Twilight, les adolescentes vont se faire avoir et acheter l'album sans réfléchir. Ça m'énerve d'autant plus de me dire que c'est sûrement ainsi qu'ils envisagent la chose... Alors, oui, le graphisme de ce shojo est de qualité. La mise en page et le dessin des personnages sont impeccables. Mais à côté de cela, il n'y a tout simplement pas de scénariste, juste un ramassis de clichés romantico-gothiques pour adolescentes et surtout une narration et des dialogues exécrables. Dès les premières pages, on a compris qu'il se tramait quelque chose d'obscur dans cette école, que les élèves et professeurs que côtoyait le jeune héros était sûrement tous des vampires ou presque et que lui-même cachait un secret enfoui dans sa mémoire en lien avec un ancien pacte liant les humains aux créatures de la nuit. Comme point de départ d'une intrigue, c'est déjà vu mais ça peut entraîner un récit intéressant. Sauf que voilà, ce point de départ, c'est en fait l'intrigue dans sa totalité. Pendant presque 200 pages, les personnages vont se tourner autour, parler par allusions permanentes, tourner autour du pot encore et encore et attiser complètement artificiellement un mystère de plus en plus lourdingue d'autant plus qu'il n'en est plus un depuis longtemps. C'est la plupart du temps incompréhensible, on n'arrive pas à savoir qui veut quoi, de quoi ils parlent, si le héros a compris qui étaient autour de lui et pourquoi il réagit aussi peu, etc... Et le tout sera noyé dans une mascarade de vie collégienne sans aucun fondement : comment expliquer que ces seigneurs vampires et cet élu-sacrifice jouent stupidement leurs rôles de profs et d'élèves à part pour faire croire aux lectrices pré-adolescentes que ça pourrait peut-être se passer dans leur propre collège...? Et quand est venue la fin de l'album, j'ai dû aller vérifier pour savoir si c'était un premier tome ou vraiment la fin du one-shot qu'il est en réalité tellement c'est plat et toujours aussi peu compréhensible. Ne lisez pas ce manga, vous gagnerez une vingtaine de minutes de vie supplémentaire.
Ergün l'errant (Les nouvelles aventures d')
En 1987, "Ergün l'errant" revient au-devant de la scène par le biais de cette reprise de la série. Le graphisme est de Patrick Deubelbeiss, le scénario de Benoît Peeters. Si l'histoire "tient bien", le dessin, lui, est une véritable horreur, une honte -je l'écris sans regret- par rapport à l'oeuvre initiale de Comès. Un véritable capharnaüm de personnages débiles dessinés à la va-vite, un trait qui me paraît inachevé, aucune recherche de couleurs... bref : une énorme déception. Chose positive pourtant, on y apprend le pourquoi de la longue balafre qu'Ergün porte au visage. Je ressens ces tomes 3 et 4 comme une véritable escroquerie graphique. Je ne comprends pas pourquoi Comès y a donné son aval. Ces deux suites sont parues directement en albums cartonnés chez Casterman. Cartonnés dit "cartons" : elles auraient mieux fait d'y rester. Ces deux albums, vous pouvez en détacher les pages pour emballer vos fânes de carottes. Je dis et je maintiens !
Grand Prix
Après 2 tomes le courant ne passe décidément pas. J’avais déjà attendu pour ne pas aviser de façon trop négative une œuvre qui n’était pas mauvaise, cette fois ci je décroche. Le scénario nous raconte des aventures de grands noms de l’automobile avant la seconde guerre mondiale, lorsque les flèches d’argent vont devenir un mythe. La politique omniprésente montre en réalité plus les enjeux de communication du domaine pour le pouvoir et la fierté nationale. D’ailleurs le lecteur se désintéresse complètement de l’enjeu sportif, les courses deviennent barbantes puisque l’enjeu est ailleurs. Si la naissance de l’équipe couvrant la moitié du premier tome permet au lecteur de maintenir l’intérêt, la récupération politique puis le développement des personnalités des différents pilotes m’a ennuyé au plus haut point. Non que l’album soit mauvais, le scénario reste fluide, les personnages dansent sur la piste, mais je n’ai jamais pu trouver un point d’accroche pour vivre la série de l’intérieur. On ne sent pas l’huile, on vit les complots de façon externe, presque neutre. De fait au final on s’ennuie ferme… Le dessin se veut précis, les bolides aux angles divers et aux perspectives généralement réussies courent le bitume, les personnages vivent dans un cadre dynamique mais correct dans une ligne claire nouvelle tendance. Les sites se reconnaissent Je reprocherais une répétition ennuyeuse et plate des courses, un manque de mouvement dans l’image. Les personnages historiques se reconnaissent facilement. La colorisation se fait oublier, neutre et correcte. Au final l’ensemble ne passe pas. Certes le dessin de qualité illustre un récit somme toute pas stupide, mais je n’ai jamais réussi à trouver une clé de lecture me parlant. A vouloir jouer en politique dans du sport et une narration de vie de pilote on arrive à un grand mélange informe qui me rebute. Je n’aime pas, mais avouons que l’objet est de qualité, peut être donc que d’autres y trouveront leur came.
Les Fuzztoons
Grand amateur de Tolkien, je suis toujours curieux de lire des récits se déroulant dans son univers. je pense être assez ouvert d'esprit, mais là trop c'est trop, il faut que le monde sache. Commençons par la genèse. D'après les dires de l'auteur les Fuzztoons sont les avatars que ses amis et lui ont créés lors de leurs parties de jeu de rôle sur le Seigneur des Anneaux. Pourquoi pas, mais je pense que pour rendre leurs aventures publiables il eût été plus malin de retirer du récit les private jokes les plus obscures, comme l'apparition impromptue de personnages secondaires parfaitement inutiles. Je sais que l'on est dans le registre de la parodie, mais déjà que le récit est décousu, on perd toute crédibilité avec une telle posture. Car oui, on perd vite le fil de l'histoire, qui n'est qu'un ensemble de péripéties sans queue ni tête, les situations étant des prétextes aux pets de l'un, aux remarques sexistes de l'autre (les Elfes sont gays, ok, mais encore ?) ou aux chutes de fientes d'aigles géants... Et passons sur l'accent allemand des trolls et des orcs... Je crois que j'ai vaguement souri en lisant deux répliques sur 64 pages. c'est peu, beaucoup trop peu... Le dessin fait très amateur ; sans vouloir le dénigrer, j'ai vu bien mieux chez des fanzineux qui rament pendant des années pour se faire publier... Bref, au-delà de la bêtise de l'ensemble, c'est le faible niveau narratif et graphique qui pose problème et rendent cet album impropre à la consommation.
Téléfaune
Là, je me suis vraiment ennuyé. J'aime bien les satires du monde de la télé, mais ici on ne retrouve que les mêmes critiques sans grandes nouveautés et en plus il y a plein de références à des vedettes françaises du début des années 90 que je ne connais pas toujours et dont je n'en ai rien à cirer. Le dessin de Bercovici est bon comme d'habitude, mais ses caricatures sont parfois mauvaises. Dans un genre similaire, j'ai préféré Ado Stars.
Exit
Exit, ou comment ruiner un potentiel énorme en voulant en faire trop (au scénario) et pas assez (au dessin)... Franchement, en entamant le premier tome, et malgré un dessin pas très réussi, j'étais plutôt enthousiaste même si on m'avait prévenue que ça allait se gâter par la suite. L'idée est très bonne, avec une petite ambiance "Traque sur internet" qui n'était pas pour me déplaire. Et puis d'un coup, ça tombe dans le n'importe quoi, une surenchère de rebondissements tous moins crédibles les uns que les autres et des coïncidences hallucinantes. OK, on est dans de la fiction, mais il en faut quand même un minimum pour tenter d'y croire et se laisser prendre au jeu... Moi personnellement, dès l'arrivée dans le château médiéval, j'ai commencé à avoir de gros doutes... et la suite de ma lecture n'a pas réussi à rattraper le coup. J'avoue avoir simplement feuilleté la fin du troisième tome. Comme évoqué plus haut, le dessin n'est franchement pas réussi et ne semble pas s'améliorer au fil des tomes : trait approximatif, couleurs peu esthétiques. Rien de bien folichon ici en quelque sorte...
Tooloose
Cet ouvrage, édité avec l'aide de l'autorité organisatrice des transports en commun de l'Agglomération toulousaine, a pour but de commémorer l'ouverture de la deuxième ligne de métro dans la ville Rose. Autant dire qu'avec un sujet aussi passionnant, c'était quasiment mission impossible pour les auteurs que de faire quelque chose d'un tant soit peu intéressant : c'est malheureusement raté. A ma grande surprise, on peut même acquérir cet album sur le net. Moi qui l'ai eu au rabais lors d'un déstockage, j'ai cru après l'avoir lu que c'était le genre d'ouvrage qui se refilait gratos... que nenni... Ma plus grande interrogation est donc de savoir qui a eu cette brillante idée... Moi qui suis natif du 59, même si une BD sur le métro de Lille était sortie, jamais l'idée de l'acheter ne me serait venue... La nature humaine est parfois bien mystérieuse... quand je pense que ça a été édité chez "un grand"... A mon avis, il s'agit du résultat d'une lubie d'une ribambelle d'élus... La première histoire "L'espace conversation" (Rochette/Pouy) tente de glisser des allusions sur le métro Toulousain dans une histoire se déroulant dans l'espace. Tout le côté "drôle" est censé résider dans un comique de répétition dans cette histoire de sourds, puisque les cosmonautes et la base ne se comprennent pas. En fait, les répliques ne sont pas drôles, et la répétition est lourdingue. Du début à la fin, le décor, les personnages et leurs expressions, sont inchangés, ce qui n'arrange rien à l'ennui profond qui se dégage. Deuxième histoire "Poupinou et Ratafiole prennent le métro à Toulouse" (Blutch et Felder). Je ne suis déjà pas à la base un adepte des histoires de ces deux personnages dont je ne saisis vraiment pas le côté humoristique. Autant dire qu'avec un sujet imposé aussi luxuriant, on touche le fond... Seules 4 cases ont peut-être provoqué un début d'activité dans la zone émotionnelle de mon cerveau, mais la zone de l'hilarité était à des années-lumières... Troisième histoire : "Que se passe-t-il dans le métro de Toulouse" (Veyron) En réalité, ce n'est pas un récit, mais un enchainement de vignettes dans lesquelles différents personnages, dans différentes situations, se disent grosso modo et texto "que se passe-t-il dans le métro à Toulouse", et cela, 39 fois... Oui oui : TRENTE NEUF FOIS !!! Tout est dit. Quatrième histoire : "Le sourd" (Baru et Pouy) Une histoire de guerre de gangs de tagueurs se déroulant à Toulouse, dont l'un des chefs prône l'utilisation de ce mode de transport écologique qu'est le métro... Autre référence à la ville du cassoulet : le héros est sourd à cause de l'explosion de l'usine AZF... (vous ne dormez pas encore ?) Le scénario est inintéressant, les répliques et les enchainements incompréhensibles, quant au graphisme, il ne m'a pas séduit. Je pense vous avoir convaincus que cet album méritait une seule étoile, puisqu'il n'existe pas de note plus basse. (32)
Les Princesses aussi vont au petit coin
J’ai envie de parler de panne d’inspiration… Pourtant j’aime Chabouté mais, avec ce récit, l’auteur me donne le sentiment de s’être fourvoyé dans les grandeurs, de s’en être rendu compte en cours de route, d’avoir essayé de récupérer le bazar… et de s’être encore plus planté de ce fait. Deux histoires s’entremêlent ici. L’une nous raconte la cavale de trois personnages, un récit convenu, sans surprise, sans personnage accrocheur, sans rythme. L’autre se centre sur un écrivain et son angoisse face à sa création, à nouveau un récit convenu, sans surprise et sans émotion. Associer les deux aura permis un court instant la naissance d’une intrigue (mais qu’est-ce qui peut bien relier ces différents personnages ?) mais le soufflé, si on peut parler de soufflé, retombe bien vite. Au niveau du dessin, Chabouté ne nous livre pas non plus ses plus belles planches. Son style en noir et blanc me plait toujours mais il me semble ici moins soigné et, surtout, les planches sont moins travaillées dans leur composition d’ensemble. Un gros échec, selon moi. Cet album n’aurait pas dû voir le jour car le seul résultat obtenu est que je me méfierai à l’avenir des productions de l’auteur. J’attendrai donc de pouvoir les lire via la bibliothèque avant d’envisager de les acheter. Pour cet album, je ne peux que déconseiller l’achat !
Dans la nuit du champ
Je ne sais pas si je suis réellement qualifié pour juger correctement cet album, car... Je ne l'ai pas fini. La raison ? Elle est toute simple, sa lisibilité est proche du néant. Pas forcément du fait de son sujet, l'évocation de la Shoah au travers d'un conte mettant en scène des légumes (d'autres ont utilisé des souris, des chats, alors pourquoi pas des légumes...) ; pas forcément du fait du dessin, Gorski utilisant un style pictural très particulier mais non dénué de charme, qui rappelle quelque part les estampes japonaises. Mais plutôt au niveau de la narration, extrêmement hachée, chaotique, qui nous place d'emblée, mais sans prévenir, dans la sphère du conte, de l'allégorie ; pourquoi pas, mais c'est d'une telle densité que c'en est imbitable. Sans parler de tous les termes polonais non traduits, avec l'alphabet qui va bien, mais dont la fréquence omniprésente gêne énormément la lecture. Au bout d'une vingtaine de pages, je me suis rendu compte que je ne comprenais strictement rien à ce que je lisais ; j'ai alors recommencé, pour buter un peu plus loin sur le même souci. J'ai essayé alors de lire des passages un peu plus loin, m'attardant sur quelques aquarelles qui valent quand même le coup d'oeil, mais sans réussir à me remettre à ma lecture. Je souhaite donc bonne chance à ceux qui essaieront de lire cet album
La Licorne
Je partage l'avis de Guillaumeru et celui d'Arzak. Par principe, je ne veux pas mettre une critique négative à une série en cours. Je me dis toujours que les derniers tomes donneront peut-être une cohérence au récit. Mais là, je dois faire une exception. Je ne comprends pas l'engouement de la plupart des lecteurs. Le dessin est plutôt joli mais sans chaleur je trouve, sans âme. Les créatures me rappellent vaguement celles d'un jeu vidéo d'une dizaine d'années (Nightmare Creatures qui déjà ne faisait pas dans la dentelle...) et les scènes où les têtes, les bras et les tripes volent, m'ont vite fatigué. Mais ce qui m'a rebuté le plus, c'est le scénario: il n'est pas complexe, il est juste incompréhensible et fouillis à défaut d'être fouillé. Certes le contexte, le renouveau de la médecine, le personnage d'Ambroise Paré, la Dame à la Licorne pouvaient nous faire saliver mais encore fallait-il mettre son ouvrage sur le métier et tisser une œuvre cohérente. Seul le postulat est intéressant et pour ça, on n'a pas besoin de la bd puisqu'il n'est pas exploité ou de façon très confuse.