De John Steinbeck, j'avais retenu Les raisins de la colère qui se situe dans l'Amérique des années 30 qui suivent la fameuse grande dépression. Mon a-priori était plutôt positif lorsque j'ai commencé ma lecture.
Je me suis malheureusement très vite ennuyé car je n'ai pas accroché aux dialogues de ces deux hommes un peu étranges dont l'un tue manifestement des souris pour le plaisir. Il faut dire que c'est un attardé mental. Tout m'a paru totalement si anodin. Je n'ai pas eu envie de m'intéresser davantage d'autant que les dessins sont d'une grande imprécision avec un espèce de flouté sur les visages.
Une adaptation qui ne me semble pas réussie à moins que l'oeuvre originale soit tout aussi ennuyeuse. La collection Mirages m'avait habitué à mieux.
A titre personnel, j'ai trouvé le graphisme approximatif, laid et maladroit. Et la colorisation, terne et sans nuances, n'est pas de nature à relever le niveau.
Quant à l'histoire, et bien, je ne suis pas étonné que le scénariste porte le même nom que l'éditeur. Franchement, c'est plus que médiocre. Les personnages sont stéréotypés. Les rebondissements ne feraient pas sursauter une biche appeurée.
Et lorsque l'on associe des poses maladroites à des dialogues dépourvus de naturel, on atteint un bon niveau de médiocrité.
Reste une correcte évocation historique de la Flandres du XVIème siècle. Loin d'être suffisant pour que je m'emballe.
A oublier.
Ouacha ! Une des pires BD jeunesse qu'il m’ait été donné de lire de puis un bon moment !
Le trait est très gras et disgracieux, la colorisation bien glauque. Je n'ai vraiment pas aimé. Je ne vois même pas ce qui pourrait être ici attirant pour un jeune public. Ok, sortir des sentiers battus, c'est bien, mais là, j'avoue rester plus que perplexe...
D'autant que l'histoire n'est pas en reste. Le récit est aussi intéressant et gai que le graphisme. Rien que le nom du jeune personnage central, Salbette, est quand même assez hallucinante. C'est sombre, glauque, on nous parle de préoccupation d'adulte (chômage, dépression, condition sociale...) et rien ne me semble vraiment en phase avec un public jeunesse.
Bref, une BD qu'il vaut mieux éviter de refiler à vos jeunes têtes blondes à moins de ne vouloir les dégouter de la BD ou leur filer le bourdon.
J’ai tout simplement détesté et je me suis ennuyée ferme. Voici une vision réductrice et puérile de la lutte des classes : les parfaits sont riches, beaux et dirigent tout ; les ratés sont pauvres, moches et soumis, et en même temps les deux ont un niveau de bêtise égal. Je me suis crue dans le concours du « qui est le plus attardé », quasiment tous les personnages semblent lobotomisés, ils sont stupides et sont des cas désespérés.
Par ailleurs, ce n’est absolument pas drôle, ça ne prête même pas à sourire tant c’est désolant. Le manque d’humour est ce qui pouvait arriver de pire à cette bd, car c’est le seul vecteur valable pour faire passer ce scénario pour le moins simpliste et insipide.
Aucun personnage n’est attachant, aucune situation n’est pertinente, rien ne m’a poussée à la réflexion, ou alors si, mais plutôt du côté du manque d’imagination de l’auteur.
En général j’aime les Bds moisies, mais pas lorsqu’elles tombent dans une naïveté sans fond comme c’est le cas ici. Je n’ai pas le sentiment d’être passée à côté, ni de ne pas avoir vu le second degré ou quoi qu'est-ce, je ne suis tout simplement pas rentrée dans le délire de l’auteur.
Reste un dessin assez beau, mais peut-être pas assez peaufiné, l’auteur aurait pu faire bien mieux car il en a la capacité, cela dit, c’est largement honorable.
Ankama + un beau dessin = réussite ? Cette fois-ci c’est raté, le beau dessin est présent, mais le scénario est vide pendant presque les deux tiers de l’ouvrage et totalement nébuleux et inintéressant sur le dernier tiers, j‘ai fait d‘ailleurs un gros effort pour en venir à bout. Le suspense du début retombe très vite et s’installent alors des scènes banales et répétitives, pour finir sur une confusion totale, avec des allers-retours dans le passé, une vague histoire d‘élu ou de sauveur et une gonzesse qui sort d‘on ne sait où. D’où viennent ces insectes ? Je n’ai pas vraiment saisi. De plus, les personnages sont très agaçants et foutrement cons.
Finalement ça se rapproche plus de l’onirisme que de la SF, j’ai eu la sensation d’être dans le cauchemar loufoque d’un dormeur qui aurait pris trop de psychotropes. Voici une histoire confuse et incompréhensible où rien n’est plausible, qui aurait presque mérité d’être classée en « inclassable », mais qui trouvera son lectorat amateur de bizarreries, ce n'est pas mon cas.
Côté graphisme c’est très réussi, j’aime beaucoup ce style anguleux, les couleurs sont assez monotones mais belles, ce qui n’est pas un souci en soit, mais vu que le récit a tendance à piétiner et à se montrer soporifique, ça n’a pas arrangé les choses.
J’aurais pu mettre 2 étoiles juste pour le dessin, mais le scénario est horriblement hors de portée et ça m’a vraiment déplu.
C'est l'histoire de deux personnes qui font tout sauter sur leur passage pour assouvir une vengeance contre la société. Ils étaient pourtant issus de l'armée, garant des institutions contre les menaces extérieures. Là où on pourrait y voir une sorte d'appel à la liberté contre un dégoût de l'idéologie dominante, je n'y vois que du terrorisme hautement condamnable.
On greffe une petite histoire d'amour et une rivalité avec un commissaire blasé pour jouer au jeu du chat et de la souris. Franchement pathétique cette succession d'explosion de nos plus beaux monuments nationaux ! Pour ceux qui rêvent du grand soir ! Une oeuvre anti-patriotique assurément ! On peut avoir la haine du système mais la manifester de différentes manières. La destruction, ce n'est pas mon truc. Je ne cautionne pas cette oeuvre, voilà tout !
Développer une série de strips sur les poissons rouges, après tout pourquoi pas ? Je me souviens même avoir été attiré par les bouquins chez mon libraire les premières fois que mon oeil tombait dessus.
D'autant plus que le trait de Nicolas Poupon est loin d'être désagréable avec un style nerveux et précis à la fois, un bel encrage.... que l'on peut savourer davantage dans ses autres oeuvres tant ici le style se veut épuré au possible dans la grande tradition de ces petites historiettes en trois cases.
Le problème c'est qu'une fois une dizaine de ces strips lue (et ça va très vite croyez-moi) on trouve le sujet bien redondant.
Le souci c'est qu'un tel sujet est aussi original que limité ! Ben ouais un poisson rouge dans son bocal n'a pas autant de facilités à l'aventure qu'un Tintin reporter ou qu'un Gaston avec sa horde de personnages bien croqués.
Du coup les défauts remontent vite à la surface de l'eau avec un trait épuré, des expressions de tronche de cabillaud qui agacent plus qu'elles ne pretent à sourire.... Quant à en rire, ben faudrait déjà effectivement en avoir envie ou que l'auteur nous en donne la possibilité.
On a vraiment l'impression de tourner en rond dans ce bocal !
Bref une idée qui aurait du rester au principe de one shot ou ne pas s'échapper des supports hebdomadaires dont elle est issue mais qui n'a surement pas sa place en albums compilés...
Dommage qu'il s'agisse de par sa diffusion de l'oeuvre la plus connue de Nicolas Poupon car ses meilleures réalisations ne sont clairement pas dans ce bocal !
Quand j’ai lu les deux premières pages, j’ai eu le sentiment que cette bd n’allait pas du tout me plaire. Quelquefois, à ce stade là, ce n’est qu’une mauvaise impression et il faut poursuivre pour essayer de trouver ce qui peut sauver l’œuvre en espérant un miracle. C’est toujours possible pourvu qu’on ait la foi.
Or, arrivé au quart, je n’en pouvais plus tel un supplice douloureux. C’est comme une impression qu’on n’a plus la force de continuer car l’envie n’existe plus. Cela devient pire qu’un chemin de croix car il faut se forcer à lire et à lire dans ce flot d’informations totalement stériles pour ne pas dire débiles. D’abnégation en crucifixion : tel est le chemin parcouru dans cette bd trop hermétique et loufoque à mon goût.
Après, ce n’est plus la raison qui prend le dessus. J’ai le sentiment d’avoir perdu mon temps car l’œuvre n’a pas su me captiver ou retenir la moindre de mes attentions. Cela m’arrive rarement car j’essaye toujours de positiver. En l’occurrence, je vais sans aucun doute passer à autre chose.
Oulahalala... Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Autant j'ai une certaine propension à apprécier les OVNIS et les trucs qui sortent un peu de l'ordinaire, mais là on bas des (tristes) records...
On se demande déjà à qui s'adresse cette BD ?
Des ados/adultes ? Dans ce cas le graphisme n'est pas vraiment adapté. En plus il est mauvais et fait mal à la tête ! C'est quoi ces floutages informatiques saturés pour donner cette impression de vitesse ?! J'ai rien contre la peinture impressionniste, mais quand c'est beau, fait au pinceau et pas informatiquement dans un pseudo comic book qui se voudrait comique en prime !
A un public jeunesse ? Il faudra alors m'expliquer ce que viens faire le gras, le graveleux, le lourd, le gore et le cradingue dans une BD jeune public. On n'est même plus dans le pipi caca façon Bigard que peux offrir un Titeuf en mal d'inspiration...
Bref, Captain Perfect ? Un catalogue parfait de tout ce qu'il me semble nécessaire d'éviter en BD jeunesse.
Comme mes camarades, j'ai trouvé que le principal défaut de cet album est son illisibilité.
Son seul défaut, diront les détracteurs ? Peut-être, mais pour le coup il est rédhibitoire. Voilà un recueil d'histoires se déroulant dans le même univers, et, fait exceptionnel, j'ai l'impression de ne rien avoir compris à aucun des récits que j'ai pu lire. Et même si j'ai lâché l'affaire avant la fin, histoire de ne pas perdre mon temps, je n'ai aucune intention de m'y remettre.
Je ne saurais dire exactement à quoi tient cette illisibilité que j'évoquais plus haut. Peut-être au dessin qui n'a aucun caractère particulier, si ce n'est qu'il me semble être truffé de facilités, de raccourcis, comme si le dessinateur n'avait pas voulu se prendre la tête. Or le genre fantasy, pour être correctement servi, se doit de faire preuve d'imagination, de diversité... Qualités essentielles que je n'ai pas retrouvées ici, aussi bien dans le dessin que dans les histoires, qui de plus sont complètement embrouillées. Il y a parfois des idées intéressantes, comme cette portion de ville où n'existent que des escaliers qui montent quand on veut descendre, et inversement, mais qui sont instantanément tuées dans l'oeuf par des développements crétins.
Comme je l'ai dit, j'ai lâché l'affaire avant la fin.
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Des souris et des hommes
De John Steinbeck, j'avais retenu Les raisins de la colère qui se situe dans l'Amérique des années 30 qui suivent la fameuse grande dépression. Mon a-priori était plutôt positif lorsque j'ai commencé ma lecture. Je me suis malheureusement très vite ennuyé car je n'ai pas accroché aux dialogues de ces deux hommes un peu étranges dont l'un tue manifestement des souris pour le plaisir. Il faut dire que c'est un attardé mental. Tout m'a paru totalement si anodin. Je n'ai pas eu envie de m'intéresser davantage d'autant que les dessins sont d'une grande imprécision avec un espèce de flouté sur les visages. Une adaptation qui ne me semble pas réussie à moins que l'oeuvre originale soit tout aussi ennuyeuse. La collection Mirages m'avait habitué à mieux.
Les Chiens de Dieu
A titre personnel, j'ai trouvé le graphisme approximatif, laid et maladroit. Et la colorisation, terne et sans nuances, n'est pas de nature à relever le niveau. Quant à l'histoire, et bien, je ne suis pas étonné que le scénariste porte le même nom que l'éditeur. Franchement, c'est plus que médiocre. Les personnages sont stéréotypés. Les rebondissements ne feraient pas sursauter une biche appeurée. Et lorsque l'on associe des poses maladroites à des dialogues dépourvus de naturel, on atteint un bon niveau de médiocrité. Reste une correcte évocation historique de la Flandres du XVIème siècle. Loin d'être suffisant pour que je m'emballe. A oublier.
Bonnes vacances Salbette !
Ouacha ! Une des pires BD jeunesse qu'il m’ait été donné de lire de puis un bon moment ! Le trait est très gras et disgracieux, la colorisation bien glauque. Je n'ai vraiment pas aimé. Je ne vois même pas ce qui pourrait être ici attirant pour un jeune public. Ok, sortir des sentiers battus, c'est bien, mais là, j'avoue rester plus que perplexe... D'autant que l'histoire n'est pas en reste. Le récit est aussi intéressant et gai que le graphisme. Rien que le nom du jeune personnage central, Salbette, est quand même assez hallucinante. C'est sombre, glauque, on nous parle de préoccupation d'adulte (chômage, dépression, condition sociale...) et rien ne me semble vraiment en phase avec un public jeunesse. Bref, une BD qu'il vaut mieux éviter de refiler à vos jeunes têtes blondes à moins de ne vouloir les dégouter de la BD ou leur filer le bourdon.
La Révolte des ratés
J’ai tout simplement détesté et je me suis ennuyée ferme. Voici une vision réductrice et puérile de la lutte des classes : les parfaits sont riches, beaux et dirigent tout ; les ratés sont pauvres, moches et soumis, et en même temps les deux ont un niveau de bêtise égal. Je me suis crue dans le concours du « qui est le plus attardé », quasiment tous les personnages semblent lobotomisés, ils sont stupides et sont des cas désespérés. Par ailleurs, ce n’est absolument pas drôle, ça ne prête même pas à sourire tant c’est désolant. Le manque d’humour est ce qui pouvait arriver de pire à cette bd, car c’est le seul vecteur valable pour faire passer ce scénario pour le moins simpliste et insipide. Aucun personnage n’est attachant, aucune situation n’est pertinente, rien ne m’a poussée à la réflexion, ou alors si, mais plutôt du côté du manque d’imagination de l’auteur. En général j’aime les Bds moisies, mais pas lorsqu’elles tombent dans une naïveté sans fond comme c’est le cas ici. Je n’ai pas le sentiment d’être passée à côté, ni de ne pas avoir vu le second degré ou quoi qu'est-ce, je ne suis tout simplement pas rentrée dans le délire de l’auteur. Reste un dessin assez beau, mais peut-être pas assez peaufiné, l’auteur aurait pu faire bien mieux car il en a la capacité, cela dit, c’est largement honorable.
La Belle Mort
Ankama + un beau dessin = réussite ? Cette fois-ci c’est raté, le beau dessin est présent, mais le scénario est vide pendant presque les deux tiers de l’ouvrage et totalement nébuleux et inintéressant sur le dernier tiers, j‘ai fait d‘ailleurs un gros effort pour en venir à bout. Le suspense du début retombe très vite et s’installent alors des scènes banales et répétitives, pour finir sur une confusion totale, avec des allers-retours dans le passé, une vague histoire d‘élu ou de sauveur et une gonzesse qui sort d‘on ne sait où. D’où viennent ces insectes ? Je n’ai pas vraiment saisi. De plus, les personnages sont très agaçants et foutrement cons. Finalement ça se rapproche plus de l’onirisme que de la SF, j’ai eu la sensation d’être dans le cauchemar loufoque d’un dormeur qui aurait pris trop de psychotropes. Voici une histoire confuse et incompréhensible où rien n’est plausible, qui aurait presque mérité d’être classée en « inclassable », mais qui trouvera son lectorat amateur de bizarreries, ce n'est pas mon cas. Côté graphisme c’est très réussi, j’aime beaucoup ce style anguleux, les couleurs sont assez monotones mais belles, ce qui n’est pas un souci en soit, mais vu que le récit a tendance à piétiner et à se montrer soporifique, ça n’a pas arrangé les choses. J’aurais pu mettre 2 étoiles juste pour le dessin, mais le scénario est horriblement hors de portée et ça m’a vraiment déplu.
La Nuit des Chats bottés
C'est l'histoire de deux personnes qui font tout sauter sur leur passage pour assouvir une vengeance contre la société. Ils étaient pourtant issus de l'armée, garant des institutions contre les menaces extérieures. Là où on pourrait y voir une sorte d'appel à la liberté contre un dégoût de l'idéologie dominante, je n'y vois que du terrorisme hautement condamnable. On greffe une petite histoire d'amour et une rivalité avec un commissaire blasé pour jouer au jeu du chat et de la souris. Franchement pathétique cette succession d'explosion de nos plus beaux monuments nationaux ! Pour ceux qui rêvent du grand soir ! Une oeuvre anti-patriotique assurément ! On peut avoir la haine du système mais la manifester de différentes manières. La destruction, ce n'est pas mon truc. Je ne cautionne pas cette oeuvre, voilà tout !
Le Fond du bocal
Développer une série de strips sur les poissons rouges, après tout pourquoi pas ? Je me souviens même avoir été attiré par les bouquins chez mon libraire les premières fois que mon oeil tombait dessus. D'autant plus que le trait de Nicolas Poupon est loin d'être désagréable avec un style nerveux et précis à la fois, un bel encrage.... que l'on peut savourer davantage dans ses autres oeuvres tant ici le style se veut épuré au possible dans la grande tradition de ces petites historiettes en trois cases. Le problème c'est qu'une fois une dizaine de ces strips lue (et ça va très vite croyez-moi) on trouve le sujet bien redondant. Le souci c'est qu'un tel sujet est aussi original que limité ! Ben ouais un poisson rouge dans son bocal n'a pas autant de facilités à l'aventure qu'un Tintin reporter ou qu'un Gaston avec sa horde de personnages bien croqués. Du coup les défauts remontent vite à la surface de l'eau avec un trait épuré, des expressions de tronche de cabillaud qui agacent plus qu'elles ne pretent à sourire.... Quant à en rire, ben faudrait déjà effectivement en avoir envie ou que l'auteur nous en donne la possibilité. On a vraiment l'impression de tourner en rond dans ce bocal ! Bref une idée qui aurait du rester au principe de one shot ou ne pas s'échapper des supports hebdomadaires dont elle est issue mais qui n'a surement pas sa place en albums compilés... Dommage qu'il s'agisse de par sa diffusion de l'oeuvre la plus connue de Nicolas Poupon car ses meilleures réalisations ne sont clairement pas dans ce bocal !
La Vie exagérée de l'Homme Nylon
Quand j’ai lu les deux premières pages, j’ai eu le sentiment que cette bd n’allait pas du tout me plaire. Quelquefois, à ce stade là, ce n’est qu’une mauvaise impression et il faut poursuivre pour essayer de trouver ce qui peut sauver l’œuvre en espérant un miracle. C’est toujours possible pourvu qu’on ait la foi. Or, arrivé au quart, je n’en pouvais plus tel un supplice douloureux. C’est comme une impression qu’on n’a plus la force de continuer car l’envie n’existe plus. Cela devient pire qu’un chemin de croix car il faut se forcer à lire et à lire dans ce flot d’informations totalement stériles pour ne pas dire débiles. D’abnégation en crucifixion : tel est le chemin parcouru dans cette bd trop hermétique et loufoque à mon goût. Après, ce n’est plus la raison qui prend le dessus. J’ai le sentiment d’avoir perdu mon temps car l’œuvre n’a pas su me captiver ou retenir la moindre de mes attentions. Cela m’arrive rarement car j’essaye toujours de positiver. En l’occurrence, je vais sans aucun doute passer à autre chose.
Captain Perfect
Oulahalala... Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Autant j'ai une certaine propension à apprécier les OVNIS et les trucs qui sortent un peu de l'ordinaire, mais là on bas des (tristes) records... On se demande déjà à qui s'adresse cette BD ? Des ados/adultes ? Dans ce cas le graphisme n'est pas vraiment adapté. En plus il est mauvais et fait mal à la tête ! C'est quoi ces floutages informatiques saturés pour donner cette impression de vitesse ?! J'ai rien contre la peinture impressionniste, mais quand c'est beau, fait au pinceau et pas informatiquement dans un pseudo comic book qui se voudrait comique en prime ! A un public jeunesse ? Il faudra alors m'expliquer ce que viens faire le gras, le graveleux, le lourd, le gore et le cradingue dans une BD jeune public. On n'est même plus dans le pipi caca façon Bigard que peux offrir un Titeuf en mal d'inspiration... Bref, Captain Perfect ? Un catalogue parfait de tout ce qu'il me semble nécessaire d'éviter en BD jeunesse.
Chroniques d'Iblard
Comme mes camarades, j'ai trouvé que le principal défaut de cet album est son illisibilité. Son seul défaut, diront les détracteurs ? Peut-être, mais pour le coup il est rédhibitoire. Voilà un recueil d'histoires se déroulant dans le même univers, et, fait exceptionnel, j'ai l'impression de ne rien avoir compris à aucun des récits que j'ai pu lire. Et même si j'ai lâché l'affaire avant la fin, histoire de ne pas perdre mon temps, je n'ai aucune intention de m'y remettre. Je ne saurais dire exactement à quoi tient cette illisibilité que j'évoquais plus haut. Peut-être au dessin qui n'a aucun caractère particulier, si ce n'est qu'il me semble être truffé de facilités, de raccourcis, comme si le dessinateur n'avait pas voulu se prendre la tête. Or le genre fantasy, pour être correctement servi, se doit de faire preuve d'imagination, de diversité... Qualités essentielles que je n'ai pas retrouvées ici, aussi bien dans le dessin que dans les histoires, qui de plus sont complètement embrouillées. Il y a parfois des idées intéressantes, comme cette portion de ville où n'existent que des escaliers qui montent quand on veut descendre, et inversement, mais qui sont instantanément tuées dans l'oeuf par des développements crétins. Comme je l'ai dit, j'ai lâché l'affaire avant la fin.