Cet album est à la limite du publiable.
Non du fait de son dessin, assez naïf, mais assez efficace malgré un manque de maîtrise certain, mais surtout du fait de l'histoire. On suit une sorte de quête -au quotidien- d'un extraterrestre qui a mal aux dents, va de chez un voisin à la banque, puis chez son voisin pour finalement aller à la banque... Peu de rebondissements, il est vrai, mais outre le caractère très plat de l'histoire, le dénouement de l'histoire, que l'on pourrait qualifier de vulgaire, me laisse perplexe.
Bref, c'est sans queue ni tête, je passe.
Ce manga est vraiment trop lourdingue, je n'ai pas réussi à en finir le premier tome.
C'est un yaoi mélangeant comédie romantique, humour burlesque et érotisme très soft. Mais il est surtout bâti sur une intrigue tellement artificielle et pesante que c'en est gavant.
Le pitch : c'est un étudiant en université qui se fait harceler par un prof qui a flashé sur lui. Les quiproquos s'enchainent à toutes vitesses, tous plus cousus de fil blanc les uns que les autres, l'auteur faisant tout pour les faire tomber sans arrêt dans les bras l'un de l'autre.
Comme dans tout yaoi, il y a aussi une tentative très maladroite de rendre le tout romantique et sexy, avec de beaux jeunes hommes qui se séduisent (enfin l'un qui essaie très lourdement en tout cas), dont les lèvres se frôlent et qui dévoilent de parfaits torses nus et prêts à être couvert de doux baisers...
Mais les personnages n'ont strictement aucun charisme. Entre le professeur dragueur ultra-lourd sans être drôle et l'étudiant abonné aux quiproquos et qui se laisse faire, on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre. Sans parler de la population strictement masculine et presque exclusivement homosexuelle de cette université à laquelle on ne croit pas une seconde.
Et de toute façon, la narration est tellement mal foutue et les situations tellement forcées que rien ne passe : ni érotisme, ni romantisme, ni humour, ni surtout le moindre intérêt de continuer à lire des pages confuses et ennuyeuses.
Encore une fois, je ne vais pas y aller par 4 chemins. On pourra certes indiquer que l'auteur dénude les sentiments humains avec sensibilité et sensualité au cours de ces cinq histoires différentes dans une vision poétique et décalée du quotidien. Je dirai qu'avec un titre aussi pompeux et bizarre, je ne pouvais m'attendre qu'à une bd sans relief, mièvre et des sentiments à l'eau de rose. Pari gagné !
Ce recueil de 5 nouvelles parle en effet de filles, d'espoirs, de questions, d'amours et surtout de tendresse :
- Après l'amour, la sueur des garçons a l'odeur de miel : son étrange cousine lycéenne s'installe chez Elle et Elle se pose des questions.
- A propos de Kusako : Kusako est une fille sortie de terre que Moeko rencontre en promenant son chien.
- Grande soeur : Grande soeur est somnambule, trentenaire et célibataire. Mais que peut-elle bien trouver à la vie ?
- Le pays où il pleut : Kaya ne va plus à l'école, ne sort plus de sa chambre. Kumi vient la voir parce que c'est son amie mais aussi parce qu'elle craque pour son frère.
- Ice tea : C'est l'été et trois collégiens se balladent en pensant à l'une de leurs profs.
La réalisation par l'auteur n'a absolument pas été convaincante avec des personnages à la limite de l'insipide. On flirte même avec le yuri avec toujours le même thème à savoir le désir. Tout ceci m'est apparu si hermétique tout en dégageant une douceur apaisante, je le concède. Un manga qui semble être spécialement fait pour les femmes et par une femme ce qui expliquera sans doute mon désintérêt.
"Malheureusement, je trouve que vous n'avez pas grand chose à raconter, c'est dommage. Ou alors peut-être avez-vous plein de choses à raconter, mais le masque que vous mettez est un peu trop épais. Bien à vous."
Ces mots intégrés à la fin de cet album semblent venir d'un éditeur ayant répondu négativement à son auteure. Mon avis à moi sera plus sec : "Si vous n'avez rien à raconter, merci de ne pas l'étaler sur 140 pages".
J'ai rarement vu autant de dilution d'un contenu pourtant déjà très maigre à la base. L'auteure se met en scène comme une justicière masquée qui aimerait bien sauver le monde entier mais se contente plutôt de l'observer depuis son nuage, de se lamenter et de réciter quelques phrases pseudo-philosophiques. Au passage, elle se montre, s'exhibe, se plaint, bavarde pour ne rien dire, essaie d'attirer l'attention sur elle, débite quelques niaises vérités sur le monde qui va mal, demande à ce qu'on l'aime et qu'on la craigne... bref tourne complètement en rond.
Le coup de crayon pour sa part n'est pas mauvais, même si les décors sont le plus souvent inexistants, mais si c'est pour brasser du vide, ça n'a guère d'intérêt.
Bon, ok, je suis passé complètement à côté de cette BD. Et si je ne l'ai vraiment pas aimée, je ne lui ferai pas l'honneur de dire qu'elle m'a dérangé ou touché : je l'ai lue avec indifférence, incompréhension et finalement désintérêt.
Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Ruppert et Mullot que j'ai souvent du mal à appréhender mais où je sais reconnaitre l'humour, d'ordinaire. Sauf qu'ici, le récit est très sérieux et tout sauf humoristique, ou alors à un degré je ne saurais évaluer.
Il met en scène Irène, une jeune femme encore étudiante, lesbienne et ayant eu à subir un cancer du sein, dont l'état de dépression atteint un stade suicidaire empli de violence envers elle-même et autrui. Elle passe son temps à imaginer sa propre mort brutale, le meurtre de ceux qu'elle croise dans la rue ou de purs accès de fureur où elle casserait tout autour d'elle. Elle se donne comme but provisoire un pseudo reportage sur les clochards mais son propre rejet de tout l'empêche d'aller bien loin. De toute manière, son état d'esprit l'empêche de vivre une relation normale avec d'autres êtres humains.
Certes ce récit a sûrement bien des aspects réalistes. Il met en scène un personnage qui pourrait tout à fait exister et représente avec justesse la solitude et la dépression.
Mais qu'est-ce que c'est chiant !
Je n'ai vraiment pas accroché à ce récit, à cette violence imaginaire mise en image à répétition, à ces visions morbides et haineuses constantes. Et quelque soit le réalisme et l'acuité de ce portrait de femme à l'esprit malade, cela me rebute suffisamment pour ne pas me donner envie de l'aider, bien au contraire.
Arrivé en bout de lecture, je me suis franchement dit que j'avais lu tout cela pour rien et sans éprouver le moindre intérêt.
Soyons clair, cet album est à peu près aussi éloigné d'une BD qu'on pourrait l'être sans toutefois ne pas en avoir la forme.
Il n'y a aucun trait de modernité dans cet ouvrage ; le dessin de Sébastien Feix ressemble tout à fait aux illustrations du Moyen-Âge, sauf qu'il n'y a aucun charme dans ses personnages figés, guindés, inexpressifs. Ils se baladent tous avec des yeux de merlan frit, caractéristique que j'ai du mal à supporter.
La narration, totalement factuelle même si elle est le fait du récit de l'ancien sénéchal du roi, est d'un ennui mortel. Tout au plus lui reconnaitra-t-on sa justesse historique. Mais pour le reste, c'est une vraie purge.
Allez hop, aux orties !
Comme le dit si bien Fred dans sa critique ici même, je ne vais pas non plus affirmer que Mafalda est une mauvaise bd mais elle ne me parle pas et ne me plait guère.
Ça me rappelle un peu les Snoopy dans le fond que je trouvais au moins mignons pour le personnage du chien et de Woodstock l’oiseau jaune mais là il n’y a aucun personnage que je trouve drôle ou attachant.
En fait leurs considérations ne m’interpellent peu ou pas du tout et je les trouve même complètement barbants. Il parait que ça voudrait être une série caustique sur fond d’idéologie politique ou sociale mais j’ai vraiment du louper le coche ou y être hermétique car je n’ai rien trouvé de tout cela.
Et le dessin ? Juste quelconque et daté. Voire même pire : aucun charme. C’est peut être la traduction qui est à mettre en cause je ne sais pas mais je doute fortement sur l’intérêt d’en relire un si l’ensemble était réédité avec une traduction plus pertinente.
Mais qui sait ? Cette série de strips a su trouver son public alors pourquoi pas mais sans moi !
Cette bande dessinée est largement inspirée du film "37°2 le matin" de Beineix, sur un scénario de Djian. Elle met en scène un couple atypique, deux amants qui s'aiment, mais sont libres avant tout, mais qui s'aiment, et c'est la folle passion, et c'est la liberté, et... et j'aime pas.
C'est vraiment un état d'esprit et un style de récit qui me rebute et m'emmerde. Un peu road-movie, un peu love story, un peu aventure moderne à l'américaine, un peu érotique. Tout se joue surtout sur l'esprit rock'n roll des protagonistes, leur refus du conformisme, leur recherche de la liberté et de la nouveauté à tout prix. Ils s'aiment à la folie mais sur un coup de colère Line n'hésitera pas par exemple à partir à l'aventure en solitaire pendant tout le second tome et à s'acoquiner avec un autre homme avec qui elle aurait facilement pu coucher sans arrière pensée si les évènements ne l'en avaient pas empêché à la dernière minute. Mais ce n'est pas grave, elle s'en fout, elle aime passionnément son Jerry et de toute façon elle est libre, pas vrai ?
L'intrigue mélange un peu tout, avec des touches de fantastique, un peu d'onirisme même, une once de polar, une dose de cul ou plutôt d'érotisme aguicheur, et quelques discours philosophiques gratuitement assénés. On ne sait pas sur quel pied danser mais les auteurs s'en foutent, ils sont libres et ce sont des poètes après tout.
Quant au dessin, c'est un style flamand rappelant celui de Henk Kuijpers (Franka). Le trait est dynamique et d'apparence assurée donc pas désagréable à priori. Je lui reproche cependant son inconstance, ses décors parfois trop vides et surtout sa colorisation franchement bizarre et pas terrible. Et puis à force de faire en sorte de dénuder aussi souvent que possible l'héroïne, ça en devient un peu lourd.
Je n'ai vraiment pas accroché à l'ambiance débridée de ce récit qui se veut "moderne" mais dont j'ai trouvé la recherche de poésie rebelle vraiment trop gratuite, trop facile et sans charme.
Je suis déçu ... Vraiment ... Pourtant on aurait pu faire quelque chose avec cette idée-là... Mais là non ...
Il faut admettre que faire une bd sur une jeune fille qui tient un sex-shop ambulant dans un village dans le fin fond de la France, c'est tenter le diable...
J'ai "Vraiment pas aimé !" que ce soit l'histoire ou le dessin ...
Le scénario, où veut-il aller ? Nulle part sûrement ... Et comme une bd sans fil conducteur c'est ennuyant, ben celle-là l'est... Je ne vois aucun intérêt à la lecture... L'histoire se passe de manière ultra prévisible ('suffit de regarder la pochette et lire le résumé pour tout savoir). Les personnages sont eux aussi complétement dénués de spontanéité.... Tout est monotone et on finit de lire avec l'amère sensation de n'avoir rien lu... On perd son temps (heureusement la bd est rapide à lire).
Mais le pire de tout c'est, à mes yeux, la vulgarité immanente aux personnages et notamment à Amandine...
Du côté du dessin, je trouve que le style ne va pas du tout avec l'histoire, soit ils sont trop caricaturaux soit ils ne le sont pas assez. Ce juste milieu rend les personnages laids et difformes (les jambes de Mr le maire !). Les couleurs en revanche sont agréables mais bon, cela ne peut pas tout faire non plus...
Une lecture que je ne sais pas à qui conseiller ... Il y a, à mon avis, mieux a lire.
Ce commentaire concerne l'Exposition Maudite
Je suis toujours très gêné pour parler de cette série, j’adore et je déteste, je sais c’est très contradictoire !
Effectivement j’adore le dessin, qui me rappelle du Gil Jourdan très bien structuré avec sa propre touche. Le principe de l’avocat expert en bd et enquêteur en herbe me séduit.
Mais je déteste le scénario qui est très, très limite, tant au niveau de l’histoire que de l’humour. Pourquoi tomber dans le vulgaire pour tenter d’essayer de nous faire sourire. Résultat des courses : raté !!!! Pire tenter d’exploiter le viol et la misère carcérale comme gags, c’est catastrophique et en plus insister, insister….je m’arrête là !!! Certains jeux de mots sont souvent très difficiles d’accès et les dialogues sont parfois quasi-incompréhensibles…
Que dire de l’histoire soupir !!! Pourtant l’idée était excellente, mais c’est trop décousu et pas assez travaillé, vraiment dommage, quel gâchis !
En conclusion, excellent graphisme mais hélas desservi par un scénario léger et un humour vulgaire ! Pourtant je lis et je relis ces trois tomes…
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Le Mal dedans
Cet album est à la limite du publiable. Non du fait de son dessin, assez naïf, mais assez efficace malgré un manque de maîtrise certain, mais surtout du fait de l'histoire. On suit une sorte de quête -au quotidien- d'un extraterrestre qui a mal aux dents, va de chez un voisin à la banque, puis chez son voisin pour finalement aller à la banque... Peu de rebondissements, il est vrai, mais outre le caractère très plat de l'histoire, le dénouement de l'histoire, que l'on pourrait qualifier de vulgaire, me laisse perplexe. Bref, c'est sans queue ni tête, je passe.
Professor Strangelove
Ce manga est vraiment trop lourdingue, je n'ai pas réussi à en finir le premier tome. C'est un yaoi mélangeant comédie romantique, humour burlesque et érotisme très soft. Mais il est surtout bâti sur une intrigue tellement artificielle et pesante que c'en est gavant. Le pitch : c'est un étudiant en université qui se fait harceler par un prof qui a flashé sur lui. Les quiproquos s'enchainent à toutes vitesses, tous plus cousus de fil blanc les uns que les autres, l'auteur faisant tout pour les faire tomber sans arrêt dans les bras l'un de l'autre. Comme dans tout yaoi, il y a aussi une tentative très maladroite de rendre le tout romantique et sexy, avec de beaux jeunes hommes qui se séduisent (enfin l'un qui essaie très lourdement en tout cas), dont les lèvres se frôlent et qui dévoilent de parfaits torses nus et prêts à être couvert de doux baisers... Mais les personnages n'ont strictement aucun charisme. Entre le professeur dragueur ultra-lourd sans être drôle et l'étudiant abonné aux quiproquos et qui se laisse faire, on ne s'attache ni à l'un ni à l'autre. Sans parler de la population strictement masculine et presque exclusivement homosexuelle de cette université à laquelle on ne croit pas une seconde. Et de toute façon, la narration est tellement mal foutue et les situations tellement forcées que rien ne passe : ni érotisme, ni romantisme, ni humour, ni surtout le moindre intérêt de continuer à lire des pages confuses et ennuyeuses.
Après l'amour, la sueur des garçons a l'odeur du miel
Encore une fois, je ne vais pas y aller par 4 chemins. On pourra certes indiquer que l'auteur dénude les sentiments humains avec sensibilité et sensualité au cours de ces cinq histoires différentes dans une vision poétique et décalée du quotidien. Je dirai qu'avec un titre aussi pompeux et bizarre, je ne pouvais m'attendre qu'à une bd sans relief, mièvre et des sentiments à l'eau de rose. Pari gagné ! Ce recueil de 5 nouvelles parle en effet de filles, d'espoirs, de questions, d'amours et surtout de tendresse : - Après l'amour, la sueur des garçons a l'odeur de miel : son étrange cousine lycéenne s'installe chez Elle et Elle se pose des questions. - A propos de Kusako : Kusako est une fille sortie de terre que Moeko rencontre en promenant son chien. - Grande soeur : Grande soeur est somnambule, trentenaire et célibataire. Mais que peut-elle bien trouver à la vie ? - Le pays où il pleut : Kaya ne va plus à l'école, ne sort plus de sa chambre. Kumi vient la voir parce que c'est son amie mais aussi parce qu'elle craque pour son frère. - Ice tea : C'est l'été et trois collégiens se balladent en pensant à l'une de leurs profs. La réalisation par l'auteur n'a absolument pas été convaincante avec des personnages à la limite de l'insipide. On flirte même avec le yuri avec toujours le même thème à savoir le désir. Tout ceci m'est apparu si hermétique tout en dégageant une douceur apaisante, je le concède. Un manga qui semble être spécialement fait pour les femmes et par une femme ce qui expliquera sans doute mon désintérêt.
La Grande Lulusion
"Malheureusement, je trouve que vous n'avez pas grand chose à raconter, c'est dommage. Ou alors peut-être avez-vous plein de choses à raconter, mais le masque que vous mettez est un peu trop épais. Bien à vous." Ces mots intégrés à la fin de cet album semblent venir d'un éditeur ayant répondu négativement à son auteure. Mon avis à moi sera plus sec : "Si vous n'avez rien à raconter, merci de ne pas l'étaler sur 140 pages". J'ai rarement vu autant de dilution d'un contenu pourtant déjà très maigre à la base. L'auteure se met en scène comme une justicière masquée qui aimerait bien sauver le monde entier mais se contente plutôt de l'observer depuis son nuage, de se lamenter et de réciter quelques phrases pseudo-philosophiques. Au passage, elle se montre, s'exhibe, se plaint, bavarde pour ne rien dire, essaie d'attirer l'attention sur elle, débite quelques niaises vérités sur le monde qui va mal, demande à ce qu'on l'aime et qu'on la craigne... bref tourne complètement en rond. Le coup de crayon pour sa part n'est pas mauvais, même si les décors sont le plus souvent inexistants, mais si c'est pour brasser du vide, ça n'a guère d'intérêt.
Irène et les clochards
Bon, ok, je suis passé complètement à côté de cette BD. Et si je ne l'ai vraiment pas aimée, je ne lui ferai pas l'honneur de dire qu'elle m'a dérangé ou touché : je l'ai lue avec indifférence, incompréhension et finalement désintérêt. Je ne suis pas un grand fan de l'oeuvre de Ruppert et Mullot que j'ai souvent du mal à appréhender mais où je sais reconnaitre l'humour, d'ordinaire. Sauf qu'ici, le récit est très sérieux et tout sauf humoristique, ou alors à un degré je ne saurais évaluer. Il met en scène Irène, une jeune femme encore étudiante, lesbienne et ayant eu à subir un cancer du sein, dont l'état de dépression atteint un stade suicidaire empli de violence envers elle-même et autrui. Elle passe son temps à imaginer sa propre mort brutale, le meurtre de ceux qu'elle croise dans la rue ou de purs accès de fureur où elle casserait tout autour d'elle. Elle se donne comme but provisoire un pseudo reportage sur les clochards mais son propre rejet de tout l'empêche d'aller bien loin. De toute manière, son état d'esprit l'empêche de vivre une relation normale avec d'autres êtres humains. Certes ce récit a sûrement bien des aspects réalistes. Il met en scène un personnage qui pourrait tout à fait exister et représente avec justesse la solitude et la dépression. Mais qu'est-ce que c'est chiant ! Je n'ai vraiment pas accroché à ce récit, à cette violence imaginaire mise en image à répétition, à ces visions morbides et haineuses constantes. Et quelque soit le réalisme et l'acuité de ce portrait de femme à l'esprit malade, cela me rebute suffisamment pour ne pas me donner envie de l'aider, bien au contraire. Arrivé en bout de lecture, je me suis franchement dit que j'avais lu tout cela pour rien et sans éprouver le moindre intérêt.
Saint Louis - La Couronne et la Croix
Soyons clair, cet album est à peu près aussi éloigné d'une BD qu'on pourrait l'être sans toutefois ne pas en avoir la forme. Il n'y a aucun trait de modernité dans cet ouvrage ; le dessin de Sébastien Feix ressemble tout à fait aux illustrations du Moyen-Âge, sauf qu'il n'y a aucun charme dans ses personnages figés, guindés, inexpressifs. Ils se baladent tous avec des yeux de merlan frit, caractéristique que j'ai du mal à supporter. La narration, totalement factuelle même si elle est le fait du récit de l'ancien sénéchal du roi, est d'un ennui mortel. Tout au plus lui reconnaitra-t-on sa justesse historique. Mais pour le reste, c'est une vraie purge. Allez hop, aux orties !
Mafalda
Comme le dit si bien Fred dans sa critique ici même, je ne vais pas non plus affirmer que Mafalda est une mauvaise bd mais elle ne me parle pas et ne me plait guère. Ça me rappelle un peu les Snoopy dans le fond que je trouvais au moins mignons pour le personnage du chien et de Woodstock l’oiseau jaune mais là il n’y a aucun personnage que je trouve drôle ou attachant. En fait leurs considérations ne m’interpellent peu ou pas du tout et je les trouve même complètement barbants. Il parait que ça voudrait être une série caustique sur fond d’idéologie politique ou sociale mais j’ai vraiment du louper le coche ou y être hermétique car je n’ai rien trouvé de tout cela. Et le dessin ? Juste quelconque et daté. Voire même pire : aucun charme. C’est peut être la traduction qui est à mettre en cause je ne sais pas mais je doute fortement sur l’intérêt d’en relire un si l’ensemble était réédité avec une traduction plus pertinente. Mais qui sait ? Cette série de strips a su trouver son public alors pourquoi pas mais sans moi !
Jerry et Line
Cette bande dessinée est largement inspirée du film "37°2 le matin" de Beineix, sur un scénario de Djian. Elle met en scène un couple atypique, deux amants qui s'aiment, mais sont libres avant tout, mais qui s'aiment, et c'est la folle passion, et c'est la liberté, et... et j'aime pas. C'est vraiment un état d'esprit et un style de récit qui me rebute et m'emmerde. Un peu road-movie, un peu love story, un peu aventure moderne à l'américaine, un peu érotique. Tout se joue surtout sur l'esprit rock'n roll des protagonistes, leur refus du conformisme, leur recherche de la liberté et de la nouveauté à tout prix. Ils s'aiment à la folie mais sur un coup de colère Line n'hésitera pas par exemple à partir à l'aventure en solitaire pendant tout le second tome et à s'acoquiner avec un autre homme avec qui elle aurait facilement pu coucher sans arrière pensée si les évènements ne l'en avaient pas empêché à la dernière minute. Mais ce n'est pas grave, elle s'en fout, elle aime passionnément son Jerry et de toute façon elle est libre, pas vrai ? L'intrigue mélange un peu tout, avec des touches de fantastique, un peu d'onirisme même, une once de polar, une dose de cul ou plutôt d'érotisme aguicheur, et quelques discours philosophiques gratuitement assénés. On ne sait pas sur quel pied danser mais les auteurs s'en foutent, ils sont libres et ce sont des poètes après tout. Quant au dessin, c'est un style flamand rappelant celui de Henk Kuijpers (Franka). Le trait est dynamique et d'apparence assurée donc pas désagréable à priori. Je lui reproche cependant son inconstance, ses décors parfois trop vides et surtout sa colorisation franchement bizarre et pas terrible. Et puis à force de faire en sorte de dénuder aussi souvent que possible l'héroïne, ça en devient un peu lourd. Je n'ai vraiment pas accroché à l'ambiance débridée de ce récit qui se veut "moderne" mais dont j'ai trouvé la recherche de poésie rebelle vraiment trop gratuite, trop facile et sans charme.
Magasin Sexuel
Je suis déçu ... Vraiment ... Pourtant on aurait pu faire quelque chose avec cette idée-là... Mais là non ... Il faut admettre que faire une bd sur une jeune fille qui tient un sex-shop ambulant dans un village dans le fin fond de la France, c'est tenter le diable... J'ai "Vraiment pas aimé !" que ce soit l'histoire ou le dessin ... Le scénario, où veut-il aller ? Nulle part sûrement ... Et comme une bd sans fil conducteur c'est ennuyant, ben celle-là l'est... Je ne vois aucun intérêt à la lecture... L'histoire se passe de manière ultra prévisible ('suffit de regarder la pochette et lire le résumé pour tout savoir). Les personnages sont eux aussi complétement dénués de spontanéité.... Tout est monotone et on finit de lire avec l'amère sensation de n'avoir rien lu... On perd son temps (heureusement la bd est rapide à lire). Mais le pire de tout c'est, à mes yeux, la vulgarité immanente aux personnages et notamment à Amandine... Du côté du dessin, je trouve que le style ne va pas du tout avec l'histoire, soit ils sont trop caricaturaux soit ils ne le sont pas assez. Ce juste milieu rend les personnages laids et difformes (les jambes de Mr le maire !). Les couleurs en revanche sont agréables mais bon, cela ne peut pas tout faire non plus... Une lecture que je ne sais pas à qui conseiller ... Il y a, à mon avis, mieux a lire.
Les Aventures de Simon Nian
Ce commentaire concerne l'Exposition Maudite Je suis toujours très gêné pour parler de cette série, j’adore et je déteste, je sais c’est très contradictoire ! Effectivement j’adore le dessin, qui me rappelle du Gil Jourdan très bien structuré avec sa propre touche. Le principe de l’avocat expert en bd et enquêteur en herbe me séduit. Mais je déteste le scénario qui est très, très limite, tant au niveau de l’histoire que de l’humour. Pourquoi tomber dans le vulgaire pour tenter d’essayer de nous faire sourire. Résultat des courses : raté !!!! Pire tenter d’exploiter le viol et la misère carcérale comme gags, c’est catastrophique et en plus insister, insister….je m’arrête là !!! Certains jeux de mots sont souvent très difficiles d’accès et les dialogues sont parfois quasi-incompréhensibles… Que dire de l’histoire soupir !!! Pourtant l’idée était excellente, mais c’est trop décousu et pas assez travaillé, vraiment dommage, quel gâchis ! En conclusion, excellent graphisme mais hélas desservi par un scénario léger et un humour vulgaire ! Pourtant je lis et je relis ces trois tomes…