Il m’est déjà arrivé de lire des bds inintéressantes, vides de propos, dérangeantes, pseudo-élitistes. Mais j’ai toujours lu la bd jusqu’à la fin (au moins l’album, pas forcément la série). Cette bd, je n’ai pas pu la finir. C’est une première. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je me suis dit que c’était le début, que ça s’éclaircirait après. L’après n’est jamais venu. Cette bd est hermétique et vulgaire. Je ne suis pas bon public à la base pour ce genre de récit. Mais bien traité, cela aurait pu m’intéresser.
Voilà, une étoile pour le dessin.
Je n'ai pas aimé ce manga pour la simple raison que je l'ai trouvé illisible.
Pourtant, il aurait pu me plaire.
Par le biais d'histoires courtes, il met en scène un monde onirique, merveilleux, où tout est possible même les plus irréelles des choses. Ça aurait pu être comme un beau voyage dans un univers aux nombreuses influences, que ça aille de Miyazaki à Tolkien en passant par la light fantasy et tout simplement le monde des rêves. L'ambiance narrative et graphique m'a un peu rappelé aussi celle de José Roosevelt (L'Horloge, etc...).
Chaque histoire porte sur des sujets très différents même si on retrouve régulièrement les mêmes personnages et qu'on devine sans peine que l'ensemble se passe dans le même univers.
Mais le vrai soucis, c'est que la lecture est particulièrement pénible.
Textes et images s'imbriquent très mal. La narration est lourde et les bulles étirées tout en hauteur de la version originale ne permettent pas d'y écrire correctement le texte en français. Les bulles de dialogues parsèment les cases comme autant de baratin souvent décorrélé de l'image, comme des bouts de multiples et inutiles conversations. Et les histoires sont tout simplement difficiles à suivre et à comprendre, plus par ennui et démotivation que par une réelle complexité. D'autant plus que le dessin est souvent trop confus et trop imprécis pour être compréhensible.
C'est tout simplement beaucoup trop mal raconté.
Je tiens en main une BD totalement muette composée d'une suite d'images en noir et blanc dont le thème central semble être la transformation tous azimuts. Cela part dans tous les sens dans quelque chose qui m'a été totalement abstrait.
Que celui qui ose crier au chef d'oeuvre vienne me le dire en face ! J'en ai franchement marre de toutes ces productions pseudo-intellectuelles avec un dessin digne de ce que mon fils peut faire lui aussi.
Bien sûr, on apprendra que l'auteur aime bien le gouda ou encore le taoïsme (quel est le rapport ?) et qu'on pourra admirer ses créations diverses et variées à une adresse internet qui nous est livrée. On l'invitera de toute façon à tous les festivals etc...
Il n'en demeure pas moins que son travail est franchement décevant. Il y a tant d'auteurs qui méritent d'être publiés dans un aussi beau format. A côté de cela, il y a ça. Et "ça" ne ressemble pas à grand chose.
Le premier avis sur cette série ne sera pas franchement positif. A la simple vue de la couverture, je pressentais déjà ne pas faire partie du public cible de ‘Secret invasion’. Mais puisque je n’avais rien d’autre à lire sous la main…
Je n’ai lu que le premier des deux tomes et je ne lirai jamais le second. Ce premier volume est composé de six histoires issues de Miss Marvel, trois de Black Panther et deux des New Warriors. Je ne connaissais aucun de ces super-héros et tous m’ont déçu.
Le pitch de ‘Secret invasion’, c’est l’envahissement de la planète par les Skrulls, soit des extra-terrestres à la peau verte, aux oreilles pointues et au menton bossu, qui ont la capacité de s’approprier les pouvoirs des super-héros humains (et mutants…). C’est pourquoi le Skrull qui s’attaque à Miss Marvel sur la couverture du tome 1 est en possession du marteau de Thor, des griffes de Wolverine, du bras de Colossus et du bonnet de Captain America. Avant d’envahir militairement la terre, les Skrulls avaient toutefois pris soin d’infiltrer des espions parmi les humains, les imposteurs skrulls étant quasiment impossibles à détecter en pratique.
Miss Marvel, pour commencer, se voit précisément confrontée à son double skrull et se retrouve dans la délicate situation de devoir prouver sa véritable identité au Shield. A part sa plastique des plus avantageuses, la super-héroïne est tout bonnement insipide. 1/5.
Ensuite, Black Panther, alias T’challa, roi du Wakanda, un état africain à la pointe de la technologie, essaie de repousser la progression des troupes skrulls. Le dessin n’est pas mal du tout. Le reste… 2,5/5.
Enfin, le dernier récit s’intéresse au groupe des New Warriors, de jeunes super-héros hors-la-loi, qui assiste impuissant à la première vague d’assauts skrulls en plein Manhattan. Les personnages sont trop quelconques et trop nombreux pour qu’on puisse s’intéresser individuellement à eux. 1/5.
Bref, à fuir.
Encore une BD qui se veut humoristique...
Passons le fait que je ne soit pas le "cœur de cible" de ce genre de BD, (on vise semble-t-il le pré ado mâle en mal d'amour...) mais tout de même... Franchement, je n'ai pas dû décrocher un sourire au fil du second album... Avec un titre tel que celui-là, ça la fout mal !
Le dessin est quant à lui tout autant en exagération que l'humour... Sauf qu'à trop vouloir en faire, tout cela ne fonctionne plus. On a une seule hâte : passer à autre chose...
3 tomes donnés généreusement pour l’entrée au festival de BD de Chambéry, même si c’est un Manga, ça valait le coup de tenter la lecture.
Attendu en 32 tomes de 200 planches, l’arrêt depuis 3 ans au tome 3 ne préfigure rien de bon sachant que les 3 premiers étaient sortis en un an. Ceci dit on lit les trois tomes rapidement. Et même si la situation nous laisse un gout d’inachevé (voire même de juste commencé) chaque tome dispose de son thème principal justifiant les coupures.
Le premier tome nous raconte de début de l’initiation technique, le second traitera de l’initiation psychique et le troisième traitera de l’assimilation de l’initiation par l’expérience personnelle. Vous l’aurez compris, en fait notre jeune bandit qui sera plus tard une figure de l’opposition au pouvoir opprimant est ici dans sa phase initiatique. Là on pourrait craindre des sermons ou du combat à deux sous, mais un humour de position entre personnage toujours cabots donne à l’ensemble une fluidité narratrice. La est la surprise et peut être ce qui distingue cette œuvre (prix du manwha de l’année 1995) d’autres plus conventionnelles, l’auteur prend le temps de faire évoluer ses personnages en douceur avec l’humour pour justifier les évolutions. Alors je n’aime pas car je trouve les situations toujours trop faciles, toujours trop évidentes et finalement assez plates, mais il faut avouer que dans cet opus je n’ai pas senti de superficialité moralisatrice éducative qui m’empêche d’apprécier ce genre.
Le scénario se prête à la facilité hollywoodienne, pensez donc, un homme issu de la plus basse des castes allant contre l’aristocratie pour défendre la veuve et l’opprimé au nom de la justice, çà vous fige un récit dans un genre. Fort heureusement l’humour sera la maître d’ouevre des avancées du récit. On touchera même des sujets graves comme le viol ou l’alcoolisme sans lourde pensée moralisatrice.
Graphiquement, le trait de Lee Doo Ho est respecté en Corée. Alors avant de critiquer, je préfère signaler que le manga et moi n’entretenons pas de bons rapports mutuels. Le dessin se fait inégal au long des tomes, la constante étant que l’on n’aura jamais le fond et les personnages soignés en même temps. Si les personnages en mouvement profitent d’une fluidité graphique appréciable, toute scène figée passe en revanche moins bien. De plus certaines planches figureraient dans la tradition occidentale plutôt dans le registre des esquisses. Enfin bref et pour faire simple, le mouvement est plutôt bien rendu, tout le reste, (personnages, décors…) me parait trop brut et manque de finesse. Le manque d’inventivité de cadrage rend certains passages longs, très longs, ce qui donne parfois l’impression d’avoir déjà vécu la scène avant de l’avoir lue. Alors on trouvera toujours quelques planches franchement bien fichues, mais elles font figure d’exception à mon goût.
Au final, je n’aime toujours pas, mais cette fois-ci je dois avouer que la réaction n’est pas épidermique. En évitant l’écueil du bon sentiment et de la banalité dans un sujet pourtant propice, l’album trouve un équilibre narratif toujours lent, mais au moins pas exaspérant. De fait, je ne doute pas que les amateurs de mangas trouvent dans ce récit quelque chose en plus pouvant les surprendre positivement.
L’avis porte sur la berceuse électrique, j’aurais du mal à chercher les tomes suivants pour mettre un avis global.
Signalons de prime abord la qualité du tirage de tête, très agréable papier épais mettant parfaitement en valeur les graphismes noir et blanc. Hélas je ne retiendrai que cela en positif.
Ajoutons tout de même une maîtrise technique graphique évidente avec une architecture de la case maîtrisée et une ligne claire d’excellente facture, les traits donnent au récit une force et une clarté visuelle remarquable.
Mais, au niveau du scénario, quelle catastrophe. Le lecteur actuel devinera de nombreuses références historiques sans en saisir toutes les subtilités, mais sera perdu dans un scénario complètement décousu. On ne comprend rien à rien… tantôt on nage dans le cliché satirique simpliste, tantôt dans l’intellectualisme fumeux se cachant derrière l’ellipse intellectuelle pour faire oublier une vacuité du propos abyssale. J’ai lu et relu l’album en essayant d’y trouver une lecture cachée, un message ou je ne sais quel élément qui pourrait justifier cette juxtaposition de scènes que le lecteur a peine à suivre. Alors certes plus le récit avance plus le lecteur arrivera à se familiariser avec l’univers et les personnages, mais la fin à minima compréhensible ne changera pas le fait que l’on ne comprend pratiquement rien de tout l’album. Ou disons que je n’ai pratiquement rien compris, mais, même en cherchant, j’ai des doutes sur le fait qu’il y ait vraiment quelque chose à comprendre.
Une mauvaise expérience pour ma part d’un point de vue histoire qu’une technique graphique de qualité ne viendra pas sauver. Quand je pense que c’est coté… Vite vendez avant que la génération qui a dû apprécier nous quitte.
Cette histoire de sex crime est tout bonnement banale et sans aucune originalité. Une jeune et belle femme qui fut jadis violée par des pontes se venge obstinément aux abords de la cannebière et du vieux port de Marseille.
Le dessin pastel dans un style crayonné fait très carte postale par moment et c'est plutôt réussi car élégant. Pour le reste, c'est le vide sidéral que rien n'arrête malgré un titre racoleur. La fin sera d'ailleurs d'un grand guignolesque qu'on n'a pas vu venir !
Bon j'ai tenu 30 pages...
Pour moi qui ne suis pas déjà un grand fan de la BD historique, là je n'ai qu'un envie : reposer ce bouquin qui n'est à mes yeux même pas une BD !
Je suis le premier à expliquer aux mômes qui fréquentent ma bibliothèque qu'une BD se caractérise (entre autre) par ses bulles, là, pas l'ombre d'une, mais juste une illustration minimaliste d'un texte retraçant l'histoire de nos colonies avec un brin d'humour en prime.
D'une le dessin ultra minimaliste de Otto T., c'est vraiment pas mon truc ; secundo, le texte en lui-même m'a rapidement ennuyé.
J'ai beau avoir tenté de persévérer, j'ai pas réussi à terminer le second chapitre...
Désolé, mais là, je ne peux pas.
J'avais du temps à perdre en me baladant à Nantes, du coup j'en ai profité pour aller faire le tour des rayonnages BD de la médiathèque. C'est là que je tombe sur cette BD dont j'avais déjà croisé la publicité dans quelques magazines.
Je prends.
Je m'assois.
Je lis... ... ... ...
Rendu à la moitié, je commence à me jeter un oeil aux nombre de pages restantes (pas bon signe, ça...)
Et je termine... Ouf.
Fastidieux comme lecture ! Et rapidement très ennuyeux. Alors oui on retrouve la trame de quelques BD et personnages cultes qui jalonnent l'histoire de la Bande dessinée. Sauf que les protagonistes dramatiquement caricaturaux se tirent direct une balle dans le pied à coup de bulles ordurières, à défaut de "bullets" qui feraient mouche...
J'avais beau avoir du temps à perdre, j'aurai au moins aimé ne pas m'ennuyer...
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Le Psychopompe
Il m’est déjà arrivé de lire des bds inintéressantes, vides de propos, dérangeantes, pseudo-élitistes. Mais j’ai toujours lu la bd jusqu’à la fin (au moins l’album, pas forcément la série). Cette bd, je n’ai pas pu la finir. C’est une première. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je me suis dit que c’était le début, que ça s’éclaircirait après. L’après n’est jamais venu. Cette bd est hermétique et vulgaire. Je ne suis pas bon public à la base pour ce genre de récit. Mais bien traité, cela aurait pu m’intéresser. Voilà, une étoile pour le dessin.
Chroniques d'Iblard
Je n'ai pas aimé ce manga pour la simple raison que je l'ai trouvé illisible. Pourtant, il aurait pu me plaire. Par le biais d'histoires courtes, il met en scène un monde onirique, merveilleux, où tout est possible même les plus irréelles des choses. Ça aurait pu être comme un beau voyage dans un univers aux nombreuses influences, que ça aille de Miyazaki à Tolkien en passant par la light fantasy et tout simplement le monde des rêves. L'ambiance narrative et graphique m'a un peu rappelé aussi celle de José Roosevelt (L'Horloge, etc...). Chaque histoire porte sur des sujets très différents même si on retrouve régulièrement les mêmes personnages et qu'on devine sans peine que l'ensemble se passe dans le même univers. Mais le vrai soucis, c'est que la lecture est particulièrement pénible. Textes et images s'imbriquent très mal. La narration est lourde et les bulles étirées tout en hauteur de la version originale ne permettent pas d'y écrire correctement le texte en français. Les bulles de dialogues parsèment les cases comme autant de baratin souvent décorrélé de l'image, comme des bouts de multiples et inutiles conversations. Et les histoires sont tout simplement difficiles à suivre et à comprendre, plus par ennui et démotivation que par une réelle complexité. D'autant plus que le dessin est souvent trop confus et trop imprécis pour être compréhensible. C'est tout simplement beaucoup trop mal raconté.
Mu (Warum)
Je tiens en main une BD totalement muette composée d'une suite d'images en noir et blanc dont le thème central semble être la transformation tous azimuts. Cela part dans tous les sens dans quelque chose qui m'a été totalement abstrait. Que celui qui ose crier au chef d'oeuvre vienne me le dire en face ! J'en ai franchement marre de toutes ces productions pseudo-intellectuelles avec un dessin digne de ce que mon fils peut faire lui aussi. Bien sûr, on apprendra que l'auteur aime bien le gouda ou encore le taoïsme (quel est le rapport ?) et qu'on pourra admirer ses créations diverses et variées à une adresse internet qui nous est livrée. On l'invitera de toute façon à tous les festivals etc... Il n'en demeure pas moins que son travail est franchement décevant. Il y a tant d'auteurs qui méritent d'être publiés dans un aussi beau format. A côté de cela, il y a ça. Et "ça" ne ressemble pas à grand chose.
Secret invasion
Le premier avis sur cette série ne sera pas franchement positif. A la simple vue de la couverture, je pressentais déjà ne pas faire partie du public cible de ‘Secret invasion’. Mais puisque je n’avais rien d’autre à lire sous la main… Je n’ai lu que le premier des deux tomes et je ne lirai jamais le second. Ce premier volume est composé de six histoires issues de Miss Marvel, trois de Black Panther et deux des New Warriors. Je ne connaissais aucun de ces super-héros et tous m’ont déçu. Le pitch de ‘Secret invasion’, c’est l’envahissement de la planète par les Skrulls, soit des extra-terrestres à la peau verte, aux oreilles pointues et au menton bossu, qui ont la capacité de s’approprier les pouvoirs des super-héros humains (et mutants…). C’est pourquoi le Skrull qui s’attaque à Miss Marvel sur la couverture du tome 1 est en possession du marteau de Thor, des griffes de Wolverine, du bras de Colossus et du bonnet de Captain America. Avant d’envahir militairement la terre, les Skrulls avaient toutefois pris soin d’infiltrer des espions parmi les humains, les imposteurs skrulls étant quasiment impossibles à détecter en pratique. Miss Marvel, pour commencer, se voit précisément confrontée à son double skrull et se retrouve dans la délicate situation de devoir prouver sa véritable identité au Shield. A part sa plastique des plus avantageuses, la super-héroïne est tout bonnement insipide. 1/5. Ensuite, Black Panther, alias T’challa, roi du Wakanda, un état africain à la pointe de la technologie, essaie de repousser la progression des troupes skrulls. Le dessin n’est pas mal du tout. Le reste… 2,5/5. Enfin, le dernier récit s’intéresse au groupe des New Warriors, de jeunes super-héros hors-la-loi, qui assiste impuissant à la première vague d’assauts skrulls en plein Manhattan. Les personnages sont trop quelconques et trop nombreux pour qu’on puisse s’intéresser individuellement à eux. 1/5. Bref, à fuir.
Rigoletto Loustic
Encore une BD qui se veut humoristique... Passons le fait que je ne soit pas le "cœur de cible" de ce genre de BD, (on vise semble-t-il le pré ado mâle en mal d'amour...) mais tout de même... Franchement, je n'ai pas dû décrocher un sourire au fil du second album... Avec un titre tel que celui-là, ça la fout mal ! Le dessin est quant à lui tout autant en exagération que l'humour... Sauf qu'à trop vouloir en faire, tout cela ne fonctionne plus. On a une seule hâte : passer à autre chose...
Le Bandit généreux
3 tomes donnés généreusement pour l’entrée au festival de BD de Chambéry, même si c’est un Manga, ça valait le coup de tenter la lecture. Attendu en 32 tomes de 200 planches, l’arrêt depuis 3 ans au tome 3 ne préfigure rien de bon sachant que les 3 premiers étaient sortis en un an. Ceci dit on lit les trois tomes rapidement. Et même si la situation nous laisse un gout d’inachevé (voire même de juste commencé) chaque tome dispose de son thème principal justifiant les coupures. Le premier tome nous raconte de début de l’initiation technique, le second traitera de l’initiation psychique et le troisième traitera de l’assimilation de l’initiation par l’expérience personnelle. Vous l’aurez compris, en fait notre jeune bandit qui sera plus tard une figure de l’opposition au pouvoir opprimant est ici dans sa phase initiatique. Là on pourrait craindre des sermons ou du combat à deux sous, mais un humour de position entre personnage toujours cabots donne à l’ensemble une fluidité narratrice. La est la surprise et peut être ce qui distingue cette œuvre (prix du manwha de l’année 1995) d’autres plus conventionnelles, l’auteur prend le temps de faire évoluer ses personnages en douceur avec l’humour pour justifier les évolutions. Alors je n’aime pas car je trouve les situations toujours trop faciles, toujours trop évidentes et finalement assez plates, mais il faut avouer que dans cet opus je n’ai pas senti de superficialité moralisatrice éducative qui m’empêche d’apprécier ce genre. Le scénario se prête à la facilité hollywoodienne, pensez donc, un homme issu de la plus basse des castes allant contre l’aristocratie pour défendre la veuve et l’opprimé au nom de la justice, çà vous fige un récit dans un genre. Fort heureusement l’humour sera la maître d’ouevre des avancées du récit. On touchera même des sujets graves comme le viol ou l’alcoolisme sans lourde pensée moralisatrice. Graphiquement, le trait de Lee Doo Ho est respecté en Corée. Alors avant de critiquer, je préfère signaler que le manga et moi n’entretenons pas de bons rapports mutuels. Le dessin se fait inégal au long des tomes, la constante étant que l’on n’aura jamais le fond et les personnages soignés en même temps. Si les personnages en mouvement profitent d’une fluidité graphique appréciable, toute scène figée passe en revanche moins bien. De plus certaines planches figureraient dans la tradition occidentale plutôt dans le registre des esquisses. Enfin bref et pour faire simple, le mouvement est plutôt bien rendu, tout le reste, (personnages, décors…) me parait trop brut et manque de finesse. Le manque d’inventivité de cadrage rend certains passages longs, très longs, ce qui donne parfois l’impression d’avoir déjà vécu la scène avant de l’avoir lue. Alors on trouvera toujours quelques planches franchement bien fichues, mais elles font figure d’exception à mon goût. Au final, je n’aime toujours pas, mais cette fois-ci je dois avouer que la réaction n’est pas épidermique. En évitant l’écueil du bon sentiment et de la banalité dans un sujet pourtant propice, l’album trouve un équilibre narratif toujours lent, mais au moins pas exaspérant. De fait, je ne doute pas que les amateurs de mangas trouvent dans ce récit quelque chose en plus pouvant les surprendre positivement.
Ray Banana
L’avis porte sur la berceuse électrique, j’aurais du mal à chercher les tomes suivants pour mettre un avis global. Signalons de prime abord la qualité du tirage de tête, très agréable papier épais mettant parfaitement en valeur les graphismes noir et blanc. Hélas je ne retiendrai que cela en positif. Ajoutons tout de même une maîtrise technique graphique évidente avec une architecture de la case maîtrisée et une ligne claire d’excellente facture, les traits donnent au récit une force et une clarté visuelle remarquable. Mais, au niveau du scénario, quelle catastrophe. Le lecteur actuel devinera de nombreuses références historiques sans en saisir toutes les subtilités, mais sera perdu dans un scénario complètement décousu. On ne comprend rien à rien… tantôt on nage dans le cliché satirique simpliste, tantôt dans l’intellectualisme fumeux se cachant derrière l’ellipse intellectuelle pour faire oublier une vacuité du propos abyssale. J’ai lu et relu l’album en essayant d’y trouver une lecture cachée, un message ou je ne sais quel élément qui pourrait justifier cette juxtaposition de scènes que le lecteur a peine à suivre. Alors certes plus le récit avance plus le lecteur arrivera à se familiariser avec l’univers et les personnages, mais la fin à minima compréhensible ne changera pas le fait que l’on ne comprend pratiquement rien de tout l’album. Ou disons que je n’ai pratiquement rien compris, mais, même en cherchant, j’ai des doutes sur le fait qu’il y ait vraiment quelque chose à comprendre. Une mauvaise expérience pour ma part d’un point de vue histoire qu’une technique graphique de qualité ne viendra pas sauver. Quand je pense que c’est coté… Vite vendez avant que la génération qui a dû apprécier nous quitte.
Sexual Killer
Cette histoire de sex crime est tout bonnement banale et sans aucune originalité. Une jeune et belle femme qui fut jadis violée par des pontes se venge obstinément aux abords de la cannebière et du vieux port de Marseille. Le dessin pastel dans un style crayonné fait très carte postale par moment et c'est plutôt réussi car élégant. Pour le reste, c'est le vide sidéral que rien n'arrête malgré un titre racoleur. La fin sera d'ailleurs d'un grand guignolesque qu'on n'a pas vu venir !
Petite histoire des colonies françaises
Bon j'ai tenu 30 pages... Pour moi qui ne suis pas déjà un grand fan de la BD historique, là je n'ai qu'un envie : reposer ce bouquin qui n'est à mes yeux même pas une BD ! Je suis le premier à expliquer aux mômes qui fréquentent ma bibliothèque qu'une BD se caractérise (entre autre) par ses bulles, là, pas l'ombre d'une, mais juste une illustration minimaliste d'un texte retraçant l'histoire de nos colonies avec un brin d'humour en prime. D'une le dessin ultra minimaliste de Otto T., c'est vraiment pas mon truc ; secundo, le texte en lui-même m'a rapidement ennuyé. J'ai beau avoir tenté de persévérer, j'ai pas réussi à terminer le second chapitre... Désolé, mais là, je ne peux pas.
Black & Mortamère
J'avais du temps à perdre en me baladant à Nantes, du coup j'en ai profité pour aller faire le tour des rayonnages BD de la médiathèque. C'est là que je tombe sur cette BD dont j'avais déjà croisé la publicité dans quelques magazines. Je prends. Je m'assois. Je lis... ... ... ... Rendu à la moitié, je commence à me jeter un oeil aux nombre de pages restantes (pas bon signe, ça...) Et je termine... Ouf. Fastidieux comme lecture ! Et rapidement très ennuyeux. Alors oui on retrouve la trame de quelques BD et personnages cultes qui jalonnent l'histoire de la Bande dessinée. Sauf que les protagonistes dramatiquement caricaturaux se tirent direct une balle dans le pied à coup de bulles ordurières, à défaut de "bullets" qui feraient mouche... J'avais beau avoir du temps à perdre, j'aurai au moins aimé ne pas m'ennuyer...