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Ray Banana

Note: 2.38/5
(2.38/5 pour 8 avis)

Ray banana est un personnage qui évoque la grande figure des détectives privés qui peuplaient les films noirs des années 40 et 50. A la différence près, qu'il est beaucoup plus déjanté....


Détectives privés Les années (A SUIVRE) Les années Métal Hurlant Ligne Claire Style Atome

Les trois volumes constituant les aventures de ray banana peuvent se lire comme autant de one shoot. Les aventures de ray banana évoquent les films noirs de la grande époque du cinéma américains. Pourtant, ne cherchez pas de la cohérence à tout va dans ces histoires. Ted Benoit a crée un univers singulier qui mélange un tas de référence. Ray Banana même aprés s'être sorti de situations abracadabrantes, donne l'impression de n'avoir jamais trop bien compris ce qui lui est arrivé.

Scénaristes
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Août 1982
Statut histoire Une histoire par tome 3 tomes parus
Couverture de la série Ray Banana
Les notes (8)
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06/10/2002 | SAGERA
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L'avatar du posteur Agecanonix

Le début des années 80 est propice à une quantité de nouveaux héros policiers, c'est le cas de Freddy Lombard, Phil Perfect, Raffini, Torpedo, et Ray Banana, privé U.S. évoluant dans l'Amérique insouciante qui à première vue est celle des fifties, avec ses grosses bagnoles aux chromes agressifs, son mobilier design clinquant, mais en fait, l'architecture est plutôt moderne, si bien que le décor est quasi intemporel, nourri de références et de clichés sur l'idée que se font les Européens d'une Amérique idéalisée, propagée par de nombreux films. D'ailleurs, l'inspiration ici est très cinématographique. Le personnage, au physique de Clark Gable, avec sa mèche en bataille, son air blasé qui traîne son blues et la fatigue de ses nuits blanches derrière des lunettes noires, est comme une icône de cinéma. Ray est souvent aux prises avec des femmes fatales et des tueurs redoutables, au sein d'enquêtes assez compliquées, mais il parvient toujours à se sortir des pires situations. L'essentiel ici n'est pas l'histoire, ni les personnages, mais bien plutôt le décor, destiné à éblouir et à régaler la vue, ce qui donne à cette bande un petit côté maniériste. Je la déconseille aux adeptes des scénarios linéaires, car c'est un festival de situations s'accumulant sans trop de rationalité. Dessinée à partir de 1980 dans le mensuel A Suivre par un Ted Benoit en grande forme, qui ne résiste pas aux clins d'oeil à Hergé (dans Berceuse électrique, son héros bouscule Tintin), elle adopte un graphisme très esthétique de style Ligne Claire d'une pureté très hergéenne, mais aussi inspirée par Joost Swarte. La série connaît le succès en surfant sur ce style très en vogue au tout début des années 80, et ce malgré 3 longs récits seulement. La série peut dérouter, aussi vaut-il mieux tester en biblio avant achat.

31/07/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je viens de lire l'album 'Cité lumière' qui a été réédité dans la collection des grands classiques de Casterman et je voudrais bien savoir pourquoi cette histoire est considérée comme un classique. J'aime bien le dessin de Ted Benoit qui prouve que la ligne claire peut être très belle lorsqu'elle est bien utilisée, mais je n'ai pas accroché au scénario qui ne me donne pas envie de lire les autres albums. L'histoire commence pas mal avec un mystère dont j'ai envie de découvrir le secret, mais très vite je me suis ennuyé. Ray Banana est un antihéros au final assez ennuyeux et fade. D'ailleurs, les autres personnages sont fades ainsi que l'intrigue. Rien ne m'a intéressé après une dizaine de pages. Après ce récit qui n'est pas achevé (selon le type qui a écrit le texte de présentation), il y a des pages bonus. Il y a deux-trois textes sur la série et ensuite des courts récits mettant en vedette Ray Banana et c'est tellement inintéressant que je crois que ces histoires ont été publiées dans des magazines par pur remplissage.

06/03/2012 (modifier)

L’avis porte sur la berceuse électrique, j’aurais du mal à chercher les tomes suivants pour mettre un avis global. Signalons de prime abord la qualité du tirage de tête, très agréable papier épais mettant parfaitement en valeur les graphismes noir et blanc. Hélas je ne retiendrai que cela en positif. Ajoutons tout de même une maîtrise technique graphique évidente avec une architecture de la case maîtrisée et une ligne claire d’excellente facture, les traits donnent au récit une force et une clarté visuelle remarquable. Mais, au niveau du scénario, quelle catastrophe. Le lecteur actuel devinera de nombreuses références historiques sans en saisir toutes les subtilités, mais sera perdu dans un scénario complètement décousu. On ne comprend rien à rien… tantôt on nage dans le cliché satirique simpliste, tantôt dans l’intellectualisme fumeux se cachant derrière l’ellipse intellectuelle pour faire oublier une vacuité du propos abyssale. J’ai lu et relu l’album en essayant d’y trouver une lecture cachée, un message ou je ne sais quel élément qui pourrait justifier cette juxtaposition de scènes que le lecteur a peine à suivre. Alors certes plus le récit avance plus le lecteur arrivera à se familiariser avec l’univers et les personnages, mais la fin à minima compréhensible ne changera pas le fait que l’on ne comprend pratiquement rien de tout l’album. Ou disons que je n’ai pratiquement rien compris, mais, même en cherchant, j’ai des doutes sur le fait qu’il y ait vraiment quelque chose à comprendre. Une mauvaise expérience pour ma part d’un point de vue histoire qu’une technique graphique de qualité ne viendra pas sauver. Quand je pense que c’est coté… Vite vendez avant que la génération qui a dû apprécier nous quitte.

16/02/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Après assassine, la berceuse peut être également électrique. Je rigole car en fait je me suis vite endormi sur cette bd qui était censée me donner une décharge à sensation. Soporifique à souhait, cette bd s'inscrit dans le cadre de la fameuse ligne claire chère à Casterman en ce début des années 80. Les histoires de ce héros au look Clark Gable et s'appelant Ray Banana (cela ne s'invente pas!) entre polar et femme fatale ne m'ont pas convaincu. Je ne suis pas un fan du genre « ligne claire ». C'est tellement loufoque qu'on ne sait pas à quelle époque on se situe... J'hésite personnellement entre les années 50 de l'époque « chasse aux sorcières rouges » ou bien à la veille d'un débarquement d'extra-terrestre de l'an 2010. A lire si on aime particulièrement les récits sans queue ni tête (car il existe toujours des amateurs).

01/10/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Note approximative : 2.5/5 Je n'ai lu que le premier tome de Ray Banana, Berceuse Electrique, et sa lecture dense et légèrement pénible ne me motive pas à lire la suite. Pourtant j'aime beaucoup le dessin. Ted Benoit fait de la pure ligne claire et il le sait (il glisse d'ailleurs quelques clins d'oeil dans ses décors, une librairie qui s'appelle Die Kläre Linie, des références à Tintin, etc.). Son style dans Ray Banana s'approche en effet beaucoup de Hergé. Et comme lui, il nous offre des planches dont j'apprécie grandement l'esthétique et la mise en page. J'aime l'ambiance que sait mettre en place un tel dessin. Il a suffi à me plonger dans la Californie imaginaire de Ray Banana. Par contre, j'ai toujours du mal avec les scénarios de Ted Benoit et celui-ci est à peine moins alambiqué que ses oeuvres les plus absconses. Cela ressemble en effet à un polar noir à l'ancienne, avec le héros viril et désabusé qui se retrouve embarqué dans une embrouille à la manière d'un Humphrey Bogart ou plutôt d'un Clark Gable à ray-ban. Mais le scénario se révèle vite être très embrouillé. Les sous-intrigues se mêlent et j'ai suivi en quasi permanence le héros sans comprendre où il allait, ses motivations, le pourquoi du comment, pourquoi il s'impliquait dans ces affaires et pourquoi elles tournaient autour de lui. En fin d'album, l'explication finale rend le tout à peu près cohérent mais il y a trop d'accumulations d'éléments loufoques et peu crédibles pour me contenter. En fait, la lecture de cet album a été pour moi plus ou moins pénible avec régulièrement des envies de sauter quelques pages quand j'avais l'impression que cela devenait trop confus, que les intrigues partaient trop en digressions. Je ne retiendrais donc que le talent graphique de Ted Benoit mais pas son talent scénaristique, à moins d'être fan du genre embrouillé et loufoque.

09/04/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Ce macho dans l'âme débute sa carrière dans "L'Echo des Savanes" n° 35 de Novembre 1977. Ray Banana ?... La fine moustache, les "ray-ban" en avant, pilotant une vieille Oldsmobile, il résout -comme il le peut- des intrigues un peu tordues où se rencontrent des escrocs, des sectes plus qu'étranges... J'ai été surpris par ses débuts : un graphisme qui "tire" un peu sur celui dit de "l'underground". Mais le trait de Benoît va évoluer -petit à petit- vers une ligne qui se rapproche de celle d'Hergé. Ray ?... Une série où l'auteur a construit une sorte d'univers complètement artificiel où les intervenants -les décors même- ne sont que prétexte à y faire "jouer" des références. Bien entendu, il faudrait toutes les connaître pour réellement apprécier la série à 100%. Et là, j'avoue que c'est quand même un peu difficile, parfois tordu d'ailleurs. N'empêche : ce cousin de Clark Gable, sorte d'archétype référencié de l'univers américain m'a quand même bien fait marrer... à l'époque. Bonne série ; bien construite, au "héros" attachant, mais qui ne marquera pas les gènes de ma mémoire.

07/12/2006 (modifier)
Par Klostope
Note: 3/5

De la ligne claire dans le style d'Yves Chaland et de son "freddy lombard" Très classe, toute une époque (80's) ! Scénarios un peu complexes, des références dans les milieux artistiques (peintres, musées...) Très agréable !!

18/11/2002 (modifier)
Par SAGERA
Note: 3/5

La berceuse électrique est le premier album de cette courte série. Et en introduisant le personnage de ray banana, il jette les bases d'un univers complétement déjanté qu'on retrouve dans les deux autres opus (qui peuvent se lire indépendemment du premier. L'histoire quant à elle, est à lire au second degré. Ne cherchez pas trop de cohérence dans l'univers de banana. Ted benoit brouille en effet les pistes de lecture en parsemant la trajectoire de son héros de références et de clins d'oeil souvent anachroniques. Au final cela participe à donner à cette série une aura particulière : une sorte de délire sans queue ni tête planté dans un contexte trés "film noir". le graphisme est un superbe exemple de la ligne claire... c'est en noir et blanc mais d'une clarté remarquable. bd à conseiller pour ceux qui aiment les histoires décalées.

06/10/2002 (modifier)