Voilà un album bien décevant.
Moi qui adore le seigneur des anneaux et l’univers de Tolkien, j’attendais beaucoup, mais surement trop, de cet album. J’espérai me replonger dans ce monde avec délice et décalage. J’espérai que les auteurs par leur verve et leur talent sauraient magnifier et utiliser ce monde.
Mais en fait c’est plat.
12 histoires dans 41 pages ça ne laisse décidemment pas beaucoup de place à chacune d’elle pour se développer et fournir un chute digne de ce nom.
En gros, soit les histoires sont relativement bien traitées et menées mais du coup leur chute est trop rapide voire baclée, soit les histoires sont trop rapides, mal gérées, mal découpées et du coup même la chute en devient insipide.
J’ai vraiment trouvé que les auteurs étaient généralement en mal d’inspiration. J’ai plus l’impression que ce collectif a gentiment essayé de surfer sur la vague d’un succès déferlant qui les a anéantis chemin faisant. La puissance de l’anneau aura fait quelques victimes supplémentaires.
Victimes anonymes et album anonyme.
Malgré tout pas une grosse perte…
Seul vrai intérêt d’un album comme celui là ? Parce qu’il faut bien trouver du positif ?
Les dessins.
J’aime beaucoup tenir entre mes mains un album de collectif de dessinateurs. Cela permet de comparer les talents. Cela permet de s’apercevoir que si certains sont d’incroyables dessinateurs, à la limite, on manquerait de qualificatif pour décrire leur talent, d’autres moins complexes compensent par une mise en scène, par une mise en page, par un dynamisme, par l’auto dérision, par d’autres qualités qu’il est impossible de toutes les citer (en français dans le texte…) et que finalement, il est bien difficile de dire lequel je préfère réellement.
A regarder plus qu’à lire donc !
Voici une lecture qui m’a été des plus pénibles, alors que j’étais toute enthousiasmée de retrouver Jean-Marie Michaud aux pinceaux, après avoir été ravie par sa bd : La Dernière fée du pays d'Arvor. Le dessin est toujours aussi beau bien que le style soit différent, mais le scénario de Lehman est excessivement décousu et déjanté pour moi. Je n’ai pas dépassé le premier tome, et vu qu’aux dires d'autres lecteurs cela devient de plus en plus loufoque, je n’ai pas tenté ma chance plus loin. Je n’ai absolument pas été conquise par l’univers créé, que j‘ai trouvé souvent un peu facile, tel un assemblage d‘éléments disparates qui une fois unis se veulent originaux, mais c'est à mon goût totalement raté et sans intérêt.
Autre gros point négatif, voire rédhibitoire : la gonzesse enceinte jusqu'au yeux, tout droit sortie du bois de Boulogne, dominatrice exhibant son gros ventre comme une marchandise pour clients dégénérés, m’a passable énervée. C’est d’une vulgarité absolue, je ne retenterai même pas une seconde lecture juste pour ne pas revoir « cette chose » sans nom. J’ai l’impression que ça n’a dérangé que moi…
J’aime les beaux graphismes et en général ça aide à rentrer dans une histoire, mais pas au point de trouver d’éventuelles qualités à un scénario quand il n’y en a pas. Je ne mettrai donc pas deux étoiles même pour le dessin, car j'ai purement et simplement détesté ce premier opus et j'ai été incommensurablement déçue.
Voilà ce que j'appelle une de ces lectures prises de tête que l'on rencontre de temps en temps. Vous lisez les trois premières pages et ça y est : vous avez tout de suite une migraine épouvantable. Vous êtes tout de suite dans le bain avec cet éléphant mécanique à hélice qui s'écrase sur une île ! Je n'aime pas ce récit totalement désordonné qui donne dans une espèce d'allégorie sans nom. Il n'y a aucune grâce à mes yeux.
Le dessin semble s'adresser à une tranche d'âge en dessous de 8 ans mais les dialogues donnent plus vers un public plus âgé. Alors, non, ce décalage, ne me convient pas du tout !
J'ai bien compris qu'il s'agit d'une réécriture du fameux roman de Jules Verne en y introduisant des références modernes. Chaque auteur a droit d'adapter à sa sauce un classique du genre d'aventure. Cependant, cela prend ou pas vis à vis du public... Cela n'a pas été mon cas, vous l'aurez compris. Pour autant, je pense avoir acquis un minimum de culture.
J'ai eu conscience de lire un ouvrage qui attire par son espèce de patchwork qui détonne mais qui part véritablement dans tous les sens à l'image d'un graphisme anguleux. A réserver à un public sans doute plus ouvert qui accepterait un amalgame entre la série Lost et le classique de Jules Verne.
Très cher Cadelo,
Contrairement à bon nombre de tes lecteurs, je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer Envie de Chien. Mais je sais tout de lui (ou à peu près). Tes ouvrages sont des références sur la destinée de cet hermaphrodite unijambiste et de Yug son lézard. Bien que Envie de Chien ait un cœur gros comme ça, je suis bien embêté de t’avouer qu’il me laisse indifférent. Tu es le seul à l’avoir accompagné de l’autre côté. Ton témoignage unique est aussi ahurissant qu’effrayant. Mais un doute subsiste. Qu’as-tu bien pu fumer comme champignons hallucinogènes pour accoucher d’un pareil récit ? Je m’en voudrais de te faire de la peine mais te mentir me mettrait mal à l’aise. J’avoue tout : ton récit, je ne l’ai vraiment pas aimé. Mais, pour adoucir mes propos et terminer sur une note plus optimiste, je salue la virtuosité de ton trait qui prend son envol dans le deuxième opus. A croire que ce que tu as fumé t’as donné des ailes.
Ton dévoué lecteur,
Pierig
PS : Dis –moi quand tu redescends parmi nous. Non pas que tu me manques mais je m’inquiète pour ta santé psychique.
Et bien voilà, parti sur ma lancée dans la collection "Les petits chats carrés", il fallait bien que l'euphorie retombe.
Et là j'avoue que ma déception fut grande ! Conquis par tant de si belles pépites dans des genres graphiques et narratifs si différents, j'ai cette fois-ci vite déchanté.
D'une part je n'adhère pas au dessin de David Benito et encore moins à l'histoire composée par Cléo...
Et puis franchement, faire une BD sur la tentative de mise à mort d'un enfant par un peloton d'exécution, on a vu mieux comme histoire pour découvrir les joies de la BD ! Et ce n'est pas cette casquette volante qui met à mal de façon récurrente ces tentatives qui viendra sauver l'appréciation que j'ai de cet album.
Vu la qualité des autres albums proposés dans cette collection, ce n'est pas la peine de vous attarder sur celui-ci.
Je n'ai pas envie de casser une bd qui objectivement peut plaire à un certain nombre de lecteurs qui ne se laisseront pas abattre par la difficulté de lecture. Ce n'est pas mon but en ne donnant qu'une seule étoile. Je n'ai pas aimé tout simplement car ce n'est pas mon genre d'histoire, ni le genre d'approche que j'affectionne.
J'ai d'ailleurs très vite décroché par rapport aux lamentations de ce jeune étudiant qui traîne son spleen suite à une rupture sentimentale. Ce récit va évoluer de la chronique d'un adolescent mal dans sa peau à un mélange totalement psychédélique. On va assister à une une remontée vers le passé de John avec une histoire de traumatisme non résolue que la récente rencontre avec Noémie vient de réveiller.
Il y aura surtout beaucoup de dialogues avec une narration également bavarde et des situations cauchemardesques qui entraînent une véritable confusion mentale. Bref, il y a comme une sorte de malaise qui se dégage de cette oeuvre bien singulière. D'ailleurs, le mystère continuera de plâner. L'auteur ne dévoilera rien de plus. A nous de déviner en fonction des indices !
Oh la la...
Je veux bien que cette BD soit faite uniquement pour rapporter du fric, mais les auteurs auraient pu faire un minimum d'effort pour donner un tant soit peu d'intèrêt à l'histoire.
Ce qu'a fait Cixi à Eckmül peut sans doute en intéresser certains, mais ce qui est sur c'est que cela va en décevoir beaucoup !
En effet, j'ai trouvé le scénario très moyen : j'ai eu l'impression qu'il ne s'était rien passé tellement certains passages sont inutiles (ou sinon à montrer la gente féminine dans de légères tenues). Je ne suis malheuresement pas parvenu à rentrer dans l'histoire.
De plus, j'apprécie peu souvent qu'un dessinateur reprenne des personnages déja existant. Cela s'est confirmé dans cette BD dans laquelle je trouve les illustrations moins réussies que celles de Lanfeust (même si j'aime bien certaines autres BD de Vatine).
Je déconseille donc cette BD sauf pour les fans absolus du monde Troy qui voudront compléter leur collection.
Franchement: non ! A partir de la 24ème page, j'en avais vraiment marre de lire cette bd totalement déjantée. J'ai tenu bon jusqu'à la fin avec le sentiment d'avoir accompli mon devoir de soldat lecteur.
Le dessin passe encore malgré une colorisation à outrance assez calamiteuse mais le scénario, qui se voulait original sur le thème des oeuvres dont on est le héros, est franchement raté et décousu. Je ne dirai même pas que c'est une déception car je ne m'attendais pas à grand chose dès les premières lignes. Cela part dans tous les sens dans une espèce d'incompréhension globale. Il n'y a véritablement aucune perspective : c'est trop étrange et peu lisible !
Au final, une lecture oubliable et dispensable !
Rendons à César ce qui est à César et au Poulet ce qui est au Poulet, la broche, le four et les petits légumes. Ce n’est pas pour demain que les poules auront des dents et encore moins des cordes vocales, voir la terre se transformer en poulailler géant est une vision de cauchemar.
Sans vouloir tout rationaliser, - mais tout de même un peu, - un récit se doit de tenir un minimum la route, l’auteur ne s’est pas trop creusé pour donner une explication scientifique à l’intelligence subite des poulets et encore moins au fait qu'ils parlent… Tout ce qui tourne autour du sujet restera très éludé, esquivant le problème avec maestria. Ceci est très gênant et ça m’a personnellement bloquée, car les raisons de ce changement ne me conviennent pas et ne m'ont absolument pas convaincue.
De plus lesdits poulets gardent un physique de volaille à 100%, faisant qu’au fil des pages, cette histoire qui s'ancre dans la réalité devient de moins en moins crédible, pour friser par moments le ridicule. L’apothéose à mon goût est atteinte lorsqu’une loi décrète que le poulet est un humain à part entière !
S'ils sont l’égal de l’homme à tout point de vue, comment appellerait-on un humain qui couche avec une poule ? Un client ?… Ou cas psychiatrique sévère ?
Bref, essayons de passer outre tout ceci et voyons ce qu’il y a derrière ce scénario un peu trop emplumé. On y trouvera un énième récit sur les opprimées, le droit à la différence, les génocides, la haine, la violence en général, et à l’inverse tout ce qui s’y oppose, la tolérance, la générosité et la résistance, entre autres. Rien de bien nouveau dans le meilleur des mondes, sujets largement proposés sur tous les supports disponibles, un discours éculé qui ne semble pas changer grand-chose à l’Histoire, passée, présente et hélas, à venir, mais qui a l‘avantage d‘être vendeur.
Cette production a voulu se démarquer en misant tout sur les gallinacées, elle aurait gagné à humaniser d’avantage ses poulets pour la rendre plus abordable, l’allégorie est trop monstrueuse, impossible en effet de voir en ces pauvres bêtes autre chose que ce qu’elles sont : de la bouffe. Dans l’optique première si le récit avait été présenté avec humour et dérision je pense que j’aurais accroché, mais cela se prend tellement au sérieux que je n'ai ressenti que du rejet.
Ouch !!!
Voilà longtemps que je n'étais pas tombé sur une telle daube ! (à mon goût, bien sûr...)
Rien que la couverture mérite le détour, juste pour le condensé de ce qui me semble le plus répulsif quant au choix d'une BD. Un dessin faussement naïf vraiment laid, des couleurs flashies et laides à vous décoller la rétine, un lettrage qui n'envie rien au dessin.
Bref : j'avoue même que c'est cette accumulation de handicaps qui a attisé ma curiosité : que pouvais bien cacher une couverture aussi peu ragoutante ???
Et bien... Rien. Rien qui mérite qu'on s'y arrête. Pour moi, les "gags" (et je me demande pourquoi on parle ici d'humour...) organisés en une page titrée sont dramatiquement mauvais, voire de mauvais goût ! Surtout quand on pense que cette BD cible un jeune public ! Ecrire un strip sur l'échangisme, l'homosexualité ou sur le 11 septembre pourquoi pas, encore faut-il cibler le bon public... On est bien ici dans la collection "Seuil jeunesse".
Là, j'avoue que le travail de l'éditeur laisse à désirer !
Chat & Chien se révèle donc un collector dans son genre, mais réservé aux amateurs de mauvais goût ou d'attardés qui vénèrent le 14e degré...
Sans moi.
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L'Essayeur des Anneaux
Voilà un album bien décevant. Moi qui adore le seigneur des anneaux et l’univers de Tolkien, j’attendais beaucoup, mais surement trop, de cet album. J’espérai me replonger dans ce monde avec délice et décalage. J’espérai que les auteurs par leur verve et leur talent sauraient magnifier et utiliser ce monde. Mais en fait c’est plat. 12 histoires dans 41 pages ça ne laisse décidemment pas beaucoup de place à chacune d’elle pour se développer et fournir un chute digne de ce nom. En gros, soit les histoires sont relativement bien traitées et menées mais du coup leur chute est trop rapide voire baclée, soit les histoires sont trop rapides, mal gérées, mal découpées et du coup même la chute en devient insipide. J’ai vraiment trouvé que les auteurs étaient généralement en mal d’inspiration. J’ai plus l’impression que ce collectif a gentiment essayé de surfer sur la vague d’un succès déferlant qui les a anéantis chemin faisant. La puissance de l’anneau aura fait quelques victimes supplémentaires. Victimes anonymes et album anonyme. Malgré tout pas une grosse perte… Seul vrai intérêt d’un album comme celui là ? Parce qu’il faut bien trouver du positif ? Les dessins. J’aime beaucoup tenir entre mes mains un album de collectif de dessinateurs. Cela permet de comparer les talents. Cela permet de s’apercevoir que si certains sont d’incroyables dessinateurs, à la limite, on manquerait de qualificatif pour décrire leur talent, d’autres moins complexes compensent par une mise en scène, par une mise en page, par un dynamisme, par l’auto dérision, par d’autres qualités qu’il est impossible de toutes les citer (en français dans le texte…) et que finalement, il est bien difficile de dire lequel je préfère réellement. A regarder plus qu’à lire donc !
La Saison de la Couloeuvre
Voici une lecture qui m’a été des plus pénibles, alors que j’étais toute enthousiasmée de retrouver Jean-Marie Michaud aux pinceaux, après avoir été ravie par sa bd : La Dernière fée du pays d'Arvor. Le dessin est toujours aussi beau bien que le style soit différent, mais le scénario de Lehman est excessivement décousu et déjanté pour moi. Je n’ai pas dépassé le premier tome, et vu qu’aux dires d'autres lecteurs cela devient de plus en plus loufoque, je n’ai pas tenté ma chance plus loin. Je n’ai absolument pas été conquise par l’univers créé, que j‘ai trouvé souvent un peu facile, tel un assemblage d‘éléments disparates qui une fois unis se veulent originaux, mais c'est à mon goût totalement raté et sans intérêt. Autre gros point négatif, voire rédhibitoire : la gonzesse enceinte jusqu'au yeux, tout droit sortie du bois de Boulogne, dominatrice exhibant son gros ventre comme une marchandise pour clients dégénérés, m’a passable énervée. C’est d’une vulgarité absolue, je ne retenterai même pas une seconde lecture juste pour ne pas revoir « cette chose » sans nom. J’ai l’impression que ça n’a dérangé que moi… J’aime les beaux graphismes et en général ça aide à rentrer dans une histoire, mais pas au point de trouver d’éventuelles qualités à un scénario quand il n’y en a pas. Je ne mettrai donc pas deux étoiles même pour le dessin, car j'ai purement et simplement détesté ce premier opus et j'ai été incommensurablement déçue.
L'Ile aux Mille Mystères
Voilà ce que j'appelle une de ces lectures prises de tête que l'on rencontre de temps en temps. Vous lisez les trois premières pages et ça y est : vous avez tout de suite une migraine épouvantable. Vous êtes tout de suite dans le bain avec cet éléphant mécanique à hélice qui s'écrase sur une île ! Je n'aime pas ce récit totalement désordonné qui donne dans une espèce d'allégorie sans nom. Il n'y a aucune grâce à mes yeux. Le dessin semble s'adresser à une tranche d'âge en dessous de 8 ans mais les dialogues donnent plus vers un public plus âgé. Alors, non, ce décalage, ne me convient pas du tout ! J'ai bien compris qu'il s'agit d'une réécriture du fameux roman de Jules Verne en y introduisant des références modernes. Chaque auteur a droit d'adapter à sa sauce un classique du genre d'aventure. Cependant, cela prend ou pas vis à vis du public... Cela n'a pas été mon cas, vous l'aurez compris. Pour autant, je pense avoir acquis un minimum de culture. J'ai eu conscience de lire un ouvrage qui attire par son espèce de patchwork qui détonne mais qui part véritablement dans tous les sens à l'image d'un graphisme anguleux. A réserver à un public sans doute plus ouvert qui accepterait un amalgame entre la série Lost et le classique de Jules Verne.
Envie de chien
Très cher Cadelo, Contrairement à bon nombre de tes lecteurs, je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer Envie de Chien. Mais je sais tout de lui (ou à peu près). Tes ouvrages sont des références sur la destinée de cet hermaphrodite unijambiste et de Yug son lézard. Bien que Envie de Chien ait un cœur gros comme ça, je suis bien embêté de t’avouer qu’il me laisse indifférent. Tu es le seul à l’avoir accompagné de l’autre côté. Ton témoignage unique est aussi ahurissant qu’effrayant. Mais un doute subsiste. Qu’as-tu bien pu fumer comme champignons hallucinogènes pour accoucher d’un pareil récit ? Je m’en voudrais de te faire de la peine mais te mentir me mettrait mal à l’aise. J’avoue tout : ton récit, je ne l’ai vraiment pas aimé. Mais, pour adoucir mes propos et terminer sur une note plus optimiste, je salue la virtuosité de ton trait qui prend son envol dans le deuxième opus. A croire que ce que tu as fumé t’as donné des ailes. Ton dévoué lecteur, Pierig PS : Dis –moi quand tu redescends parmi nous. Non pas que tu me manques mais je m’inquiète pour ta santé psychique.
Casquette vole !
Et bien voilà, parti sur ma lancée dans la collection "Les petits chats carrés", il fallait bien que l'euphorie retombe. Et là j'avoue que ma déception fut grande ! Conquis par tant de si belles pépites dans des genres graphiques et narratifs si différents, j'ai cette fois-ci vite déchanté. D'une part je n'adhère pas au dessin de David Benito et encore moins à l'histoire composée par Cléo... Et puis franchement, faire une BD sur la tentative de mise à mort d'un enfant par un peloton d'exécution, on a vu mieux comme histoire pour découvrir les joies de la BD ! Et ce n'est pas cette casquette volante qui met à mal de façon récurrente ces tentatives qui viendra sauver l'appréciation que j'ai de cet album. Vu la qualité des autres albums proposés dans cette collection, ce n'est pas la peine de vous attarder sur celui-ci.
Hair Shirt
Je n'ai pas envie de casser une bd qui objectivement peut plaire à un certain nombre de lecteurs qui ne se laisseront pas abattre par la difficulté de lecture. Ce n'est pas mon but en ne donnant qu'une seule étoile. Je n'ai pas aimé tout simplement car ce n'est pas mon genre d'histoire, ni le genre d'approche que j'affectionne. J'ai d'ailleurs très vite décroché par rapport aux lamentations de ce jeune étudiant qui traîne son spleen suite à une rupture sentimentale. Ce récit va évoluer de la chronique d'un adolescent mal dans sa peau à un mélange totalement psychédélique. On va assister à une une remontée vers le passé de John avec une histoire de traumatisme non résolue que la récente rencontre avec Noémie vient de réveiller. Il y aura surtout beaucoup de dialogues avec une narration également bavarde et des situations cauchemardesques qui entraînent une véritable confusion mentale. Bref, il y a comme une sorte de malaise qui se dégage de cette oeuvre bien singulière. D'ailleurs, le mystère continuera de plâner. L'auteur ne dévoilera rien de plus. A nous de déviner en fonction des indices !
Cixi de Troy
Oh la la... Je veux bien que cette BD soit faite uniquement pour rapporter du fric, mais les auteurs auraient pu faire un minimum d'effort pour donner un tant soit peu d'intèrêt à l'histoire. Ce qu'a fait Cixi à Eckmül peut sans doute en intéresser certains, mais ce qui est sur c'est que cela va en décevoir beaucoup ! En effet, j'ai trouvé le scénario très moyen : j'ai eu l'impression qu'il ne s'était rien passé tellement certains passages sont inutiles (ou sinon à montrer la gente féminine dans de légères tenues). Je ne suis malheuresement pas parvenu à rentrer dans l'histoire. De plus, j'apprécie peu souvent qu'un dessinateur reprenne des personnages déja existant. Cela s'est confirmé dans cette BD dans laquelle je trouve les illustrations moins réussies que celles de Lanfeust (même si j'aime bien certaines autres BD de Vatine). Je déconseille donc cette BD sauf pour les fans absolus du monde Troy qui voudront compléter leur collection.
Ciao pékin
Franchement: non ! A partir de la 24ème page, j'en avais vraiment marre de lire cette bd totalement déjantée. J'ai tenu bon jusqu'à la fin avec le sentiment d'avoir accompli mon devoir de soldat lecteur. Le dessin passe encore malgré une colorisation à outrance assez calamiteuse mais le scénario, qui se voulait original sur le thème des oeuvres dont on est le héros, est franchement raté et décousu. Je ne dirai même pas que c'est une déception car je ne m'attendais pas à grand chose dès les premières lignes. Cela part dans tous les sens dans une espèce d'incompréhension globale. Il n'y a véritablement aucune perspective : c'est trop étrange et peu lisible ! Au final, une lecture oubliable et dispensable !
Elmer
Rendons à César ce qui est à César et au Poulet ce qui est au Poulet, la broche, le four et les petits légumes. Ce n’est pas pour demain que les poules auront des dents et encore moins des cordes vocales, voir la terre se transformer en poulailler géant est une vision de cauchemar. Sans vouloir tout rationaliser, - mais tout de même un peu, - un récit se doit de tenir un minimum la route, l’auteur ne s’est pas trop creusé pour donner une explication scientifique à l’intelligence subite des poulets et encore moins au fait qu'ils parlent… Tout ce qui tourne autour du sujet restera très éludé, esquivant le problème avec maestria. Ceci est très gênant et ça m’a personnellement bloquée, car les raisons de ce changement ne me conviennent pas et ne m'ont absolument pas convaincue. De plus lesdits poulets gardent un physique de volaille à 100%, faisant qu’au fil des pages, cette histoire qui s'ancre dans la réalité devient de moins en moins crédible, pour friser par moments le ridicule. L’apothéose à mon goût est atteinte lorsqu’une loi décrète que le poulet est un humain à part entière ! S'ils sont l’égal de l’homme à tout point de vue, comment appellerait-on un humain qui couche avec une poule ? Un client ?… Ou cas psychiatrique sévère ? Bref, essayons de passer outre tout ceci et voyons ce qu’il y a derrière ce scénario un peu trop emplumé. On y trouvera un énième récit sur les opprimées, le droit à la différence, les génocides, la haine, la violence en général, et à l’inverse tout ce qui s’y oppose, la tolérance, la générosité et la résistance, entre autres. Rien de bien nouveau dans le meilleur des mondes, sujets largement proposés sur tous les supports disponibles, un discours éculé qui ne semble pas changer grand-chose à l’Histoire, passée, présente et hélas, à venir, mais qui a l‘avantage d‘être vendeur. Cette production a voulu se démarquer en misant tout sur les gallinacées, elle aurait gagné à humaniser d’avantage ses poulets pour la rendre plus abordable, l’allégorie est trop monstrueuse, impossible en effet de voir en ces pauvres bêtes autre chose que ce qu’elles sont : de la bouffe. Dans l’optique première si le récit avait été présenté avec humour et dérision je pense que j’aurais accroché, mais cela se prend tellement au sérieux que je n'ai ressenti que du rejet.
Chien & Chat
Ouch !!! Voilà longtemps que je n'étais pas tombé sur une telle daube ! (à mon goût, bien sûr...) Rien que la couverture mérite le détour, juste pour le condensé de ce qui me semble le plus répulsif quant au choix d'une BD. Un dessin faussement naïf vraiment laid, des couleurs flashies et laides à vous décoller la rétine, un lettrage qui n'envie rien au dessin. Bref : j'avoue même que c'est cette accumulation de handicaps qui a attisé ma curiosité : que pouvais bien cacher une couverture aussi peu ragoutante ??? Et bien... Rien. Rien qui mérite qu'on s'y arrête. Pour moi, les "gags" (et je me demande pourquoi on parle ici d'humour...) organisés en une page titrée sont dramatiquement mauvais, voire de mauvais goût ! Surtout quand on pense que cette BD cible un jeune public ! Ecrire un strip sur l'échangisme, l'homosexualité ou sur le 11 septembre pourquoi pas, encore faut-il cibler le bon public... On est bien ici dans la collection "Seuil jeunesse". Là, j'avoue que le travail de l'éditeur laisse à désirer ! Chat & Chien se révèle donc un collector dans son genre, mais réservé aux amateurs de mauvais goût ou d'attardés qui vénèrent le 14e degré... Sans moi.