Il faudrait faire une dissertation ou une thèse pour comprendre que l'idée de super héros européens ne fonctionne pas. Ici c'est le cas , autant le premier tome pouvait laisser penser qu'il y aurait matière à, mais non. Gros point qui ma dérange, c'est que ces super héros sont très très vieillots. Tôles en ferraille, hypnose, passe muraille, alors bon d'accord ça tombe bien nous sommes en 1900 et un peu plus, mais quand même. Comment peut on vouloir rivaliser avec les comics américains. Bien sur ce n'est pas le but mais quand même! Je passe au tome 2, nous voila embarqués dans le mouvement surréaliste avec des personnages connus mais très mal caricaturés qui s'agitent dans leur microcosme d'intelligentia parisienne qui n'apporte pas grand chose au récit.
A trop vouloir faire dans le style feuilletonesque d'antant les auteurs nous perdent, tout est trop manichéen. Vraiment pas accroché, j'en remets une petite couche pour le dessin; ah les visages! un coup pas mauvais puis l'instant d'après n'ayant plus rien a voir avec ce qui avait été vu avant. Vraiment, sans blague, regardez. Vous me direz que ce qui compte c'est l'histoire, mais bon vous avez compris mon sentiment. Il parait qu'à la fin du tome 6 nous comprenons pourquoi les super héros européens ont disparus. Au tome 3, moi je sais pourquoi.
J'ai adoré Crossed, j'ai adoré Crossed - Valeurs familiales mais ce Crossed - Psychopathe est tout à fait décevant.
Je suis ultra déçu car l'idée de suivre un psychopathe bien pire que les infectés à la croix était tout simplement géniale ! Vu le nombre de pages, ça aurait du carrément être une fresque.
Ce qui est décevant, c'est que le scénario tient sur un timbre poste...
Déjà, les personnages ne sont absolument pas attachants. On a juste envie qu'ils meurent pour passer à d'autres personnages. Ils sont totalement inconsistants, en gros, cette histoire n'est composée que de personnages secondaires transparents. Ils peuvent mourir, en tant que lecteur, on s'en fout totalement.
Le vrai personnage principal de l'histoire, c'est ce tueur en série. Le problème, c'est que ses intentions et motivations sont assez obscures. Il n'est tout simplement pas crédible.
Donc non seulement tous les personnages sont détestables, mais en plus, ils sont inintéressants.
Dans une histoire aussi longue, j'aurais adoré voir un psychopathe passer dans plusieurs groupes de survivants et suivre son histoire sur une grande durée. Ça, ça aurait pu être marquant et devenir intéressant (et on aurait peut être pu trouver dans le lot un ou deux personnages captivants...).
Que dire des dessins ? Oui il y a de l'horreur mais... les dessins eux-mêmes sont assez laids selon moi. Malgré des efforts de style dans la mise en page (certaines pages sont de vrais petits bijoux d'ingéniosité dessinée), les dessins sont vraiment foirés. En tout cas, moi, ils ne me parlent pas du tout. On arrive limite à confondre certains personnages par moment et les scènes "horribles" qui sont dépeintes sont tellement pleines de détails inutiles que ça complique la bonne visibilité de ce qu'on voit. Et je ne parle même pas des quelques problèmes de proportions entre les personnages et les décors...
En résumé :
Crossed nous plongeait dans la vision la plus horrible d'un monde post-apocalyptique.
Crossed - Valeurs familiales nous faisait comprendre que les humains "sains" pouvaient être pire que les infectés et nous proposait un vrai méchant charismatique dont on se souvient.
Crossed - Psychopathe... bah il n'apporte rien de nouveau à part de la déception car l'idée du psychopathe était géniale et très prometteuse...
Je ne suis pas aussi connaisseur que Ro en matière d'informatique, je ne ferai donc pas d'analyse technique, mais artistique. Je sais qu'il faut évoluer, mais mettre Batman à la sauce high tech des ordinateurs, c'est carrément débile. En plus, ce n'est même pas le vrai, on a droit à un ersatz.
Batman fait figure d'intrus dans cet univers où il n'a pas sa place, c'est une sorte de guest-star, il est absent des premières pages et on le voit ensuite à peine. On dirait que les auteurs se sont crus obligés d'inclure une légende des comics de super-héros pour se donner une contenance et cautionner leur scénario pas vraiment inspiré.
Le dessin est vraiment spécial ; contrairement aux précédents avis, je ne le vois pas avec l'oeil d'un habitué d'informatique, aussi même s'il n'est pas entièrement joli, je trouve qu'il y a pire, mais surtout je trouve que Pepe Moreno n'avait pas besoin de cet artifice, son trait étant suffisamment solide, il n'y a qu'à voir sa Bd Rebel.
Le résultat est donc très médiocre, j'ai plus l'impression d'être revenu dans le film Tron (l'original de 1981) que dans un univers sombre batmanien tel que je l'ai aimé dans les comics classiques de Neal Adams.
C'est l'une des toute premières séries de Crumb, et franchement, je la trouve plutôt stupide et sans intérêt. Et pourtant j'aime Crumb. C'est un faux conte enfantin qui voit déambuler une grosse gamine toute nue au sein de décors aux couleurs psychédéliques. C'est empreint de naïveté, et les obsessions de l'auteur ne percent pas encore, il ne se libérera qu'avec Fritz the Cat.
Graphiquement, c'est un trait plutôt maladroit où l'on reconnaît à peine le futur style de Crumb. Une oeuvre de jeunesse qu'il faut donc éviter, à moins d'être un inconditionnel.
L'homme qui assassinait sa vie est une sorte de malade mental névrosé qui tire sur tout ce qui bouge ou plutôt sur tous les êtres qu'il côtoie dans sa vie. le fond est trop noir et trop glauque pour une petite âme comme la mienne.
J'ai littéralement détesté ce récit qui constitue une sorte de road-movie descente aux enfers concernant deux paumés. On n'oubliera pas la vulgarité dans le dialogue afin de conférer une certaine atmosphère grivoise à ce récit pour mâles dominants cyniques.
A la base, il s'agit de l'adaptation d'un polar noir de Jean Vautrin publié en 2001 qui reprend tous les poncifs du genre. Les tontons flingueurs épris de vengeance entre flics pourris et femmes libidineuses ne sont sans doute pas ma tasse de café. Mais plus encore, on sent que la BD a voulu être fidèle a roman ce qui entraîne des enchaînements manquant singulièrement de naturel et de dynamisme.
Bref, c'est véritablement un concentré de tout ce que je déteste. Un polar jubilatoire pour les uns, un désastre absolu pour les autres. En tous les cas, une grosse déception pour moi. Par ailleurs, il faut savoir que le tarif moyen d'une BD dans notre pays se situe autour de 14€ actuellement et c'est sans compter sur l'impact environnemental d'un tel gâchis. A ce prix-là, il ne faudrait pas se tromper...
Plus que dispensable, sauf si vous vous ennuyez vraiment (ce que je ne pense pas).
Je n’ai pas du tout accroché au récit, ni au graphisme de cette œuvre entre le manga et le comics. Je conçois que des auteurs ont certainement beaucoup travaillé à son élaboration.
Cela passe ou cela casse en ce qui me concerne. Quand c’est bon, je le sens. Le contraire est également vrai. Je n’arrive pas à trouver de la grâce dans le dessin. Je n’arrive pas à m’intéresser à cette histoire de super héros tournant autour d’une bande de jeunes parisiens.
Je suis hermétique en étant pourtant de nature très ouverte. Bref, cela ne le fait pas. Je lis sans doute beaucoup trop d’œuvres mais cela me donne de l’expérience. Quand on a le choix, on passe aisément à autre chose.
Tout comme Le dernier Troyen ou Le Fléau des Dieux, ce Hercule est une nouvelle relecture de la mythologie grecque dans un univers futuriste. Je n'aime pas ces variations modernes, mais comme il y avait la sortie du film, j'ai eu l'opportunité de lire cet album grâce à un ami, je l'ai saisie. Il va de soi que j'ai préféré de loin le film.
Ce que je redoutais entre mille survient plus tôt que prévu, j'ai très vite décroché en finissant l'album seulement en le survolant.
On se retrouve donc avec un Hercule qui est plus un humanoïde mi-humain, mi-extraterrestre (après tout, le vrai Hercule était un demi-dieu) devant expier une faute terrible. La Bd est basée sur les 12 Travaux qui ont fait la légende, sauf que là, ces 12 exploits se transforment en 12 exécutions d'aliens, le premier étant une créature s'assimilant au lion de Némée.
Vue comme ça, l'adaptation de la légende pourrait être séduisante, mais non seulement cet univers d'antiquité futuriste n'est pas élaboré sérieusement, en plus ça vire au bourrin pur jus, en enchaînant les scènes d'action à profusion. Désolé, j'ai besoin d'un truc plus solide à quoi m'accrocher.
Le dessin achève de me détourner de ce type de bande ; l'univers est très visuel, inspiré de certaines Bd qu'on voyait dans Métal Hurlant dans les années 80, avec des cases très larges, une mise en page héritée des comics, des couleurs glaciales, et un design très robotique et mécanique composé de machines. Oh bien-sur, ça en jette, mais ce traitement qu'il soit graphique ou narratif , me laisse complètement indifférent, et représente toute la SF que je n'aime pas.
C'est donc pas pour moi, plutôt réservé à un lectorat peut-être d'aujourd'hui...?
Je n’ai pas aimé ce récit fort décousu qui ne m’a procuré aucune joie de lecture avec ses ingrédients fort classiques. Ce polar âpre fait dans la violence et un langage peu châtié. Le déferlement de violence entre abrutis et mafioso n’a jamais été ma tasse de thé. Le dessin déforme volontairement le visage des personnages pour souligner un peu plus leur douleur ou leur colère. Certains lecteurs seront sans doute charmés et il en faut pour tous les goûts. Cependant, cela se fera sans moi et c’est sans regret.
Après la lecture de ce cycle de 3 tomes, je dois dire que j'ai vraiment été déçu par cette bd. J'ai l'impression d'être resté dans le flou du début à la fin de l'histoire. Les personnages ne sont pas présentés, ce qui fait qu'il est très difficile de s'y attacher (on ne connait pas leur métier, ni leurs liens entre eux). Les visages sont inexpressifs au possible et comme pour en rajouter il manque aux textes des ponctuations qui nous perdent encore plus. L'histoire est truffées de facilités de scénario qui font perdre toute crédibilité à l'intrigue (par exemple un personnage reçoit un message ... via une hallucination ! (on ne connait pas le contenu du message bien sûr) et soudain ce personnage sait exactement quoi faire ensuite : voici comment l'histoire avance !). A la fin il reste plein de trous en suspens auxquels on n'a aucune explication (voyages temporels, motivations des personnages, origine du virus...). Le seul côté positif est peut-être les dessins et les colorisations des paysages que je trouve assez jolis.
Bref, je vous conseille de passer votre chemin.
Ce comics a été réalisé par des fans du célèbre détective privé, en témoignent les nombreuses recherches ainsi que la chronologie des faits marquants sa vie. On se situe dans la période la plus trouble de Sherlock à savoir les trois ans qui ont suivi sa disparition présumée dans les chutes de Reichenbach en Suisse lors de son affrontement avec le professeur Moriarty.
Il se trouve qu'il fut envoyé par les services secrets à Barcelone pour contrer un attentat anarchiste ayant réellement eu lieu dans un théâtre à Barcelone en 1893. Ce fut d'ailleurs les premiers attentats terroristes sur fond de lutte sociale des classes.
Bref, le contexte était intéressant mais le récit qui nous est proposé manque singulièrement de vigueur. Des longs monologues ainsi qu'une narration pesante viennent totalement casser le rythme. Il reste néanmoins une certaine atmosphère de ce récit mais cela ne me comble pas.
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La Brigade Chimérique
Il faudrait faire une dissertation ou une thèse pour comprendre que l'idée de super héros européens ne fonctionne pas. Ici c'est le cas , autant le premier tome pouvait laisser penser qu'il y aurait matière à, mais non. Gros point qui ma dérange, c'est que ces super héros sont très très vieillots. Tôles en ferraille, hypnose, passe muraille, alors bon d'accord ça tombe bien nous sommes en 1900 et un peu plus, mais quand même. Comment peut on vouloir rivaliser avec les comics américains. Bien sur ce n'est pas le but mais quand même! Je passe au tome 2, nous voila embarqués dans le mouvement surréaliste avec des personnages connus mais très mal caricaturés qui s'agitent dans leur microcosme d'intelligentia parisienne qui n'apporte pas grand chose au récit. A trop vouloir faire dans le style feuilletonesque d'antant les auteurs nous perdent, tout est trop manichéen. Vraiment pas accroché, j'en remets une petite couche pour le dessin; ah les visages! un coup pas mauvais puis l'instant d'après n'ayant plus rien a voir avec ce qui avait été vu avant. Vraiment, sans blague, regardez. Vous me direz que ce qui compte c'est l'histoire, mais bon vous avez compris mon sentiment. Il parait qu'à la fin du tome 6 nous comprenons pourquoi les super héros européens ont disparus. Au tome 3, moi je sais pourquoi.
Crossed - Psychopathe
J'ai adoré Crossed, j'ai adoré Crossed - Valeurs familiales mais ce Crossed - Psychopathe est tout à fait décevant. Je suis ultra déçu car l'idée de suivre un psychopathe bien pire que les infectés à la croix était tout simplement géniale ! Vu le nombre de pages, ça aurait du carrément être une fresque. Ce qui est décevant, c'est que le scénario tient sur un timbre poste... Déjà, les personnages ne sont absolument pas attachants. On a juste envie qu'ils meurent pour passer à d'autres personnages. Ils sont totalement inconsistants, en gros, cette histoire n'est composée que de personnages secondaires transparents. Ils peuvent mourir, en tant que lecteur, on s'en fout totalement. Le vrai personnage principal de l'histoire, c'est ce tueur en série. Le problème, c'est que ses intentions et motivations sont assez obscures. Il n'est tout simplement pas crédible. Donc non seulement tous les personnages sont détestables, mais en plus, ils sont inintéressants. Dans une histoire aussi longue, j'aurais adoré voir un psychopathe passer dans plusieurs groupes de survivants et suivre son histoire sur une grande durée. Ça, ça aurait pu être marquant et devenir intéressant (et on aurait peut être pu trouver dans le lot un ou deux personnages captivants...). Que dire des dessins ? Oui il y a de l'horreur mais... les dessins eux-mêmes sont assez laids selon moi. Malgré des efforts de style dans la mise en page (certaines pages sont de vrais petits bijoux d'ingéniosité dessinée), les dessins sont vraiment foirés. En tout cas, moi, ils ne me parlent pas du tout. On arrive limite à confondre certains personnages par moment et les scènes "horribles" qui sont dépeintes sont tellement pleines de détails inutiles que ça complique la bonne visibilité de ce qu'on voit. Et je ne parle même pas des quelques problèmes de proportions entre les personnages et les décors... En résumé : Crossed nous plongeait dans la vision la plus horrible d'un monde post-apocalyptique. Crossed - Valeurs familiales nous faisait comprendre que les humains "sains" pouvaient être pire que les infectés et nous proposait un vrai méchant charismatique dont on se souvient. Crossed - Psychopathe... bah il n'apporte rien de nouveau à part de la déception car l'idée du psychopathe était géniale et très prometteuse...
Batman - Justice Digitale
Je ne suis pas aussi connaisseur que Ro en matière d'informatique, je ne ferai donc pas d'analyse technique, mais artistique. Je sais qu'il faut évoluer, mais mettre Batman à la sauce high tech des ordinateurs, c'est carrément débile. En plus, ce n'est même pas le vrai, on a droit à un ersatz. Batman fait figure d'intrus dans cet univers où il n'a pas sa place, c'est une sorte de guest-star, il est absent des premières pages et on le voit ensuite à peine. On dirait que les auteurs se sont crus obligés d'inclure une légende des comics de super-héros pour se donner une contenance et cautionner leur scénario pas vraiment inspiré. Le dessin est vraiment spécial ; contrairement aux précédents avis, je ne le vois pas avec l'oeil d'un habitué d'informatique, aussi même s'il n'est pas entièrement joli, je trouve qu'il y a pire, mais surtout je trouve que Pepe Moreno n'avait pas besoin de cet artifice, son trait étant suffisamment solide, il n'y a qu'à voir sa Bd Rebel. Le résultat est donc très médiocre, j'ai plus l'impression d'être revenu dans le film Tron (l'original de 1981) que dans un univers sombre batmanien tel que je l'ai aimé dans les comics classiques de Neal Adams.
Yum Yum Book
C'est l'une des toute premières séries de Crumb, et franchement, je la trouve plutôt stupide et sans intérêt. Et pourtant j'aime Crumb. C'est un faux conte enfantin qui voit déambuler une grosse gamine toute nue au sein de décors aux couleurs psychédéliques. C'est empreint de naïveté, et les obsessions de l'auteur ne percent pas encore, il ne se libérera qu'avec Fritz the Cat. Graphiquement, c'est un trait plutôt maladroit où l'on reconnaît à peine le futur style de Crumb. Une oeuvre de jeunesse qu'il faut donc éviter, à moins d'être un inconditionnel.
L'Homme qui assassinait sa vie
L'homme qui assassinait sa vie est une sorte de malade mental névrosé qui tire sur tout ce qui bouge ou plutôt sur tous les êtres qu'il côtoie dans sa vie. le fond est trop noir et trop glauque pour une petite âme comme la mienne. J'ai littéralement détesté ce récit qui constitue une sorte de road-movie descente aux enfers concernant deux paumés. On n'oubliera pas la vulgarité dans le dialogue afin de conférer une certaine atmosphère grivoise à ce récit pour mâles dominants cyniques. A la base, il s'agit de l'adaptation d'un polar noir de Jean Vautrin publié en 2001 qui reprend tous les poncifs du genre. Les tontons flingueurs épris de vengeance entre flics pourris et femmes libidineuses ne sont sans doute pas ma tasse de café. Mais plus encore, on sent que la BD a voulu être fidèle a roman ce qui entraîne des enchaînements manquant singulièrement de naturel et de dynamisme. Bref, c'est véritablement un concentré de tout ce que je déteste. Un polar jubilatoire pour les uns, un désastre absolu pour les autres. En tous les cas, une grosse déception pour moi. Par ailleurs, il faut savoir que le tarif moyen d'une BD dans notre pays se situe autour de 14€ actuellement et c'est sans compter sur l'impact environnemental d'un tel gâchis. A ce prix-là, il ne faudrait pas se tromper... Plus que dispensable, sauf si vous vous ennuyez vraiment (ce que je ne pense pas).
Big Crunch
Je n’ai pas du tout accroché au récit, ni au graphisme de cette œuvre entre le manga et le comics. Je conçois que des auteurs ont certainement beaucoup travaillé à son élaboration. Cela passe ou cela casse en ce qui me concerne. Quand c’est bon, je le sens. Le contraire est également vrai. Je n’arrive pas à trouver de la grâce dans le dessin. Je n’arrive pas à m’intéresser à cette histoire de super héros tournant autour d’une bande de jeunes parisiens. Je suis hermétique en étant pourtant de nature très ouverte. Bref, cela ne le fait pas. Je lis sans doute beaucoup trop d’œuvres mais cela me donne de l’expérience. Quand on a le choix, on passe aisément à autre chose.
Hercule (Soleil)
Tout comme Le dernier Troyen ou Le Fléau des Dieux, ce Hercule est une nouvelle relecture de la mythologie grecque dans un univers futuriste. Je n'aime pas ces variations modernes, mais comme il y avait la sortie du film, j'ai eu l'opportunité de lire cet album grâce à un ami, je l'ai saisie. Il va de soi que j'ai préféré de loin le film. Ce que je redoutais entre mille survient plus tôt que prévu, j'ai très vite décroché en finissant l'album seulement en le survolant. On se retrouve donc avec un Hercule qui est plus un humanoïde mi-humain, mi-extraterrestre (après tout, le vrai Hercule était un demi-dieu) devant expier une faute terrible. La Bd est basée sur les 12 Travaux qui ont fait la légende, sauf que là, ces 12 exploits se transforment en 12 exécutions d'aliens, le premier étant une créature s'assimilant au lion de Némée. Vue comme ça, l'adaptation de la légende pourrait être séduisante, mais non seulement cet univers d'antiquité futuriste n'est pas élaboré sérieusement, en plus ça vire au bourrin pur jus, en enchaînant les scènes d'action à profusion. Désolé, j'ai besoin d'un truc plus solide à quoi m'accrocher. Le dessin achève de me détourner de ce type de bande ; l'univers est très visuel, inspiré de certaines Bd qu'on voyait dans Métal Hurlant dans les années 80, avec des cases très larges, une mise en page héritée des comics, des couleurs glaciales, et un design très robotique et mécanique composé de machines. Oh bien-sur, ça en jette, mais ce traitement qu'il soit graphique ou narratif , me laisse complètement indifférent, et représente toute la SF que je n'aime pas. C'est donc pas pour moi, plutôt réservé à un lectorat peut-être d'aujourd'hui...?
Succombe qui doit
Je n’ai pas aimé ce récit fort décousu qui ne m’a procuré aucune joie de lecture avec ses ingrédients fort classiques. Ce polar âpre fait dans la violence et un langage peu châtié. Le déferlement de violence entre abrutis et mafioso n’a jamais été ma tasse de thé. Le dessin déforme volontairement le visage des personnages pour souligner un peu plus leur douleur ou leur colère. Certains lecteurs seront sans doute charmés et il en faut pour tous les goûts. Cependant, cela se fera sans moi et c’est sans regret.
Deep
Après la lecture de ce cycle de 3 tomes, je dois dire que j'ai vraiment été déçu par cette bd. J'ai l'impression d'être resté dans le flou du début à la fin de l'histoire. Les personnages ne sont pas présentés, ce qui fait qu'il est très difficile de s'y attacher (on ne connait pas leur métier, ni leurs liens entre eux). Les visages sont inexpressifs au possible et comme pour en rajouter il manque aux textes des ponctuations qui nous perdent encore plus. L'histoire est truffées de facilités de scénario qui font perdre toute crédibilité à l'intrigue (par exemple un personnage reçoit un message ... via une hallucination ! (on ne connait pas le contenu du message bien sûr) et soudain ce personnage sait exactement quoi faire ensuite : voici comment l'histoire avance !). A la fin il reste plein de trous en suspens auxquels on n'a aucune explication (voyages temporels, motivations des personnages, origine du virus...). Le seul côté positif est peut-être les dessins et les colorisations des paysages que je trouve assez jolis. Bref, je vous conseille de passer votre chemin.
Sherlock Holmes et la conspiration de Barcelone
Ce comics a été réalisé par des fans du célèbre détective privé, en témoignent les nombreuses recherches ainsi que la chronologie des faits marquants sa vie. On se situe dans la période la plus trouble de Sherlock à savoir les trois ans qui ont suivi sa disparition présumée dans les chutes de Reichenbach en Suisse lors de son affrontement avec le professeur Moriarty. Il se trouve qu'il fut envoyé par les services secrets à Barcelone pour contrer un attentat anarchiste ayant réellement eu lieu dans un théâtre à Barcelone en 1893. Ce fut d'ailleurs les premiers attentats terroristes sur fond de lutte sociale des classes. Bref, le contexte était intéressant mais le récit qui nous est proposé manque singulièrement de vigueur. Des longs monologues ainsi qu'une narration pesante viennent totalement casser le rythme. Il reste néanmoins une certaine atmosphère de ce récit mais cela ne me comble pas.