Les derniers avis (5259 avis)

Couverture de la série Filles perdues
Filles perdues

Ce gros livre luxueux n'a pas au premier abord l'allure d'une Bd érotique, mais bien plutôt d'un livre de contes puisqu'il imagine les aventures coquines d'héroïnes ayant marqué l'imagination enfantine. Le postulat pouvait donc être à première vue intéressant, mais je n'adhère pas à ce genre de démonstration ; je trouve que le graphisme choisi ne colle pas avec le genre érotique qu'on voit chez les auteurs habituels comme Manara, Mancini, Jacobsen, Crepax ou Pichard... Pourtant, ce dessin n'est pas foncièrement désagréable, il est très pictural, adoptant des styles différents, un peu comme des illustrations à l'ancienne ou à de l'art naïf, et on sent qu'il y a un gros effort de fait, mais encore une fois, pour moi ça ne va pas pour du hard... D'autre part, le texte est un peu trop verbeux et redondant ; la BD érotique doit comporter des dialogues plus concis qui vont à l'essentiel, on sent qu'ici, c'est ce qui sert d'alibi culturel pour faire passer le fait que c'est quand même une Bd bien porno. Le fait que ce soit encore Alan Moore pour qui j'ai très peu d'affinités, n'est pour rien dans mon désintérêt pour cette Bd dont le scénario est vraiment sans grande signification et un poil longuet. Alors oui, c'est un bel objet, mais le contenu ne me convient pas.

14/10/2014 (modifier)
Par Pierig
Note: 1/5
Couverture de la série Bagatelles - Histoires Brèves 1984-2008
Bagatelles - Histoires Brèves 1984-2008

Voici présentés les débuts de Frezzato dans le monde de la bande dessinée, mêlant récits courts (SF pour la majorité) et biographie de l’auteur qui commente les grandes étapes de sa carrière. Ces histoires brèves présentent bien l’évolution graphique de l’auteur qui passe d’un trait épuré à un trait plus maîtrisé comme du noir et blanc à la couleur. Par contre, les scénarii sont d’une constance affligeante. C’est fade, confus … bref, totalement hermétique pour ma part. J’ai pas réussi à accrocher. Les détracteurs aux Gardiens du Maser y verront une confirmation que Frezzato est bien plus doué du crayon que de la plume. Cet album n’a pas bénéficié d’un ramdam médiatique lors de sa sortie et ça se comprend. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Plus qu’une bagatelle, cet album est une broutille qui ne devrait pas déchaîner les passions, y compris chez les fans de l’auteur.

10/10/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs
Sept Milliards de Chasseurs-Cueilleurs

Contrairement à Ro, j'ai tenu, je suis allé jusqu'au bout de ma lecture. Pourtant j'ai eu très vite les mêmes impressions : une sorte de vaudeville dans un décor de jungle avec des personnages de western, joués par seulement deux acteurs. Une pièce onirique et philosophique à deux euros cinquante, écrite par un écrivain raté qui essaie de régler ses comptes avec la société. Attention ! Je ne qualifie pas ainsi l'auteur de l'album, mais le ton choisi et le traitement m'y ont irrémédiablement fait penser. Je pense que Thomas Gosselin s'est planté dans les grandes largeurs en écrivant son histoire, ou bien qu'il vise une niche de lecteurs si petite qu'il risque bel et bien de rater sa cible. Le seul atout véritable de l'album est sa profusion : une nature exubérante, des couleurs qui pètent sans être flashies, un déferlement de saynètes entre deux personnages. Et c'est tout, car le dessin en lui-même n'a pas grand-chose de remarquable. Allez, je passe mon tour là aussi.

07/10/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 1/5
Couverture de la série Hyperbole
Hyperbole

Le blog d'Allie Brosh, devenu un immense succès de librairie aux USA, arrive dans nos contrées. C'est l'histoire d'une jeune femme qui cumule la plupart des handicaps sociaux imaginables : elle est hypocondriaque, elle se pose des MILLIARDS de questions au sujet de la plus petite chose, est incapable du moindre contact social normal. Après, c'est très étonnant de voir une personne accumuler autant de problèmes apparaître dans des tas d'interviews, à la télé, sur le web, et sourire sur les photos. Mais passons, et revenons à nos moutons. L'apitoiement sur soi-même, ou plutôt l'auto-dérision, est un ressort comique maintes fois utilisé, mais avec plus ou moins de bonheur. j'aime bien ce qu'en fait Fabcaro par exemple. Ici Allie m'a rapidement gonflé. peut-être est-ce dû à mon éducation, au fait que je travaille dans le secteur social, que je sois sensible aux questions d'exclusion, toujours est-il que rien dans cet album ne m'a fait rire. Je vois bien quels sont les ressorts qu'utilise Allie Brosh, que plus c'est gros, mieux c'est. Allez, soyons honnêtes, les passages mettant en scène ses chiens, qui sont les créatures les plus idiotes de l'univers (oui, une mouche a plus d'intelligence que ces deux clébards réunis !) m'ont fait sourire. Enfin, une partie de ces passages... Quant au dessin, il est très simplifié, carrément enfantin. cela ne me pose pas vraiment de souci, en humour tous les styles peuvent fonctionner. Ici cela me semble en adéquation, et me laisse donc froid. Encore un phénomène d'édition à côté duquel je passe. Allègrement. Sans regret.

01/10/2014 (modifier)
Par yannzeman
Note: 1/5
Couverture de la série Red Skin
Red Skin

Immense déception pour cet album. J'attendais beaucoup de ce duo franco-américain, et le résultat est pitoyable, tant sur le fond que sur la forme. Sur la forme : On connait bien, maintenant, le dessinateur, Dodson, qui a produit beaucoup de comics aux USA (Spiderman, Blackcat, X-men...), seul ou encré par sa femme. Ses productions les plus récentes sont marquées du sceau de la nullité, mais c'est le plus souvent lié au scénario (le plus débile : une série X-men avec que des personnages féminins dedans... un ratage complet), et certaines mini-séries (Spiderman/blackcat) étaient plutôt bonnes. Surtout, sa première bd française était excellente (Songes), graphiquement autant que scénaristiquement. Malheureusement, on retrouve là un mauvais Dodson, mal encré, avec des dessins flous, dès lors qu'ils ne sont pas centrés sur le personnage principal, la pulpeuse brune russe. Ce qui peut passer dans un comics de 22 pages pondu tous les mois n'est pas acceptable dans une bd au rythme de parution plus erratique. Quand on a du temps, on s'applique. Sur le fond : C'est encore pire... Que penser d'un tel scénario ? Par où commencer dans la longue liste des ratages de cette bd ? Déjà, on a du mal à savoir à quelle époque se situe l'action ; l'action est sensée se dérouler en pleine russie socialiste soviétique pré-chute du mur de berlin, mais cela ne saute pas aux yeux quand "l'héroïne" débarque aux USA. L'histoire est bourrée de paradoxes, laissant entendre par exemple que la russie socialo-soviétique est un paradis libertaire où il fait bon partouzer, et qui voient les USA comme un pays où on ne pense qu'à travailler ! Le sujet abordé dans l'histoire est invraisemblable, trop pour rester crédible un minimum : de méchants chrétiens protestants persécutent (ratonnades, assassinats de masse, ...) de gentils pédérastes et lesbiennes, et l'héroïne partouzeuse (elle prend l'avion, et pour occuper le vol, couche dans les toilettes avec son voisin à la tête de comptable) aux capacités hors-normes prend leur défense, en commettant les mêmes méfaits, sans que cela ne dérange personne. L'héroïne, un agent du gentil KGB (devenu visiblement le LGBT), est parfaitement bilingue en anglais, alors qu'elle ignore tout des USA... Elle ne connait pas, par exemple, John Wayne !!!!! La liste des invraisemblances est trop longue, mais l'histoire semble écrite par un enfant, comme beaucoup trop de bd ces dernières années. Il serait bon que les scénaristes relisent ce qui se faisait autrefois, pour apprendre un peu de leurs ainés. Que Dorison ait produit ce ratage complet est très étonnant. Franchement, passez votre chemin, c'est un navet.

27/09/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série La Restauration
La Restauration

Une série humoristique sur le thème de la restauration et des serveurs, pourquoi pas ? Joker pour éditeur, vraiment pas un gage de qualité mais bon sait-on jamais ? Eh bien, non, pas du tout ! J'ai trouvé cette série véritablement nulle. Cela ne tient pas au graphisme qui est correct dans le style humour gros-nez franco-belge, quoique la colorisation soit franchement sans charme. Mais par contre, on dirait des gags niveau école primaire, blagues de Toto ou blagues de blondes, et encore les blagues de blondes sont plus originales. L'humour est franchement pitoyable à mes yeux. J'en étais à écarquiller les yeux et à me demander comment on pouvait publier une bande dessinée d'un tel niveau, et je me demande bien ce qui a pu motiver à la publication d'un second tome qui plus est. Le premier tome s'est vraiment vendu ? Bon, ça ressemble à une charge violente et un peu gratuite contre cette oeuvre, son auteur et son éditeur mais j'avoue ne pas savoir comment argumenter mon avis hormis de dire que pour une BD humoristique, celle-ci est tout sauf drôle. Disons que je ne suis pas le public cible mais que je me demande aussi qui peut bien être ce fameux public cible.

25/09/2014 (modifier)
Couverture de la série Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal
Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Occasion m'a été donnée de lire cette... Bd, car c'en est une hélas. J'aurais préféré m'en passer, mais après tout, il vaut mieux avertir les lecteurs qu'ils ne gaspillent ni leur argent ni leur temps à cette mauvaise adaptation du film, qui n'est pas prête de remonter le niveau de ce pitoyable exercice qui consiste à repomper entièrement une oeuvre cinématographique. Parce qu'ici, on est en plein dedans, c'est du copié-collé plan par plan (d'ailleurs la couverture d'album reprend l'affiche du film), et en plus, c'est tellement mal dessiné que c'en est insultant pour Indy et tous les fans que nous sommes. On se demande comment Spielberg peut autoriser ce genre de sous-produit de son film... c'est uniquement une question de fric pour quelques éditeurs... Comme je le disais, c'est tellement mal dessiné qu'à un moment, je me demandais si c'était vraiment un comics, ça ressemble à une Bd enfantine, et même Harrison Ford est mal dessiné. C'est donc à fuir. Finalement, ce produit indigeste et honteux m'a donné envie de ressortir le DVD, parce que le film lui, est quand même bon..

24/09/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série Cutting Edge
Cutting Edge

Je n'ai pas du tout aimé cette série que j'ai laissé tomber après 2 tomes. Déjà je trouve le dessin sans charme. Il est lisible, mais aussi froid et sans aucune personnalité. Le genre de style réaliste qui me laisse de marbre. Mais le pire est le scénario. L'idée de départ ne m'a pas séduit quoique je voulais laisser une chance au scénariste. Très vite je me suis perdu dans un scénario ennuyeux dont je ne comprenais absolument rien. Je pensais que c'était uniquement par manque de concentration, que si j'avais été captivé par ma lecture j'aurais mieux compris, mais les autres avis m'ont montré que je n'étais pas le seul. Les éclipses sont mal faites. On part d'une scène à l'autre sans que je comprenne ce qui se passait. Les personnages ne sont pas du tout attachants et j'en ai rien à cirer de leur existence.

23/09/2014 (modifier)
Couverture de la série Fatale (Manchette/Cabanes)
Fatale (Manchette/Cabanes)

Je ne connais pas le roman de Manchette original, alors je ne peux juger cette BD que comme une oeuvre à part entière (et non comme une adaptation). Et je dois avouer que je me suis royalement ennuyé : . narration poussive, à coup de grands cadres trop verbeux (on est dans une BD, pas dans un roman...) . histoire finalement un peu nébuleuse : quel est le but de "l'héroïne", pourquoi continue-t-elle à tuer, pourquoi une telle débauche de violence ? . pas de pic de suspense et/ou de tension, . une fin curieuse et pas palpitante du tout. Le dessin plutôt agréable n'arrive pas à rattraper le tout. Peut-être aurait-il fallu un récit en deux tomes (comme dans "la Princesse de Sang" des mêmes auteurs, que je trouve quand même meilleur). Bref, pour moi c'est une oeuvre ratée, une BD ratée (mais peut-être le roman d'origine est-il meilleur ?).

23/09/2014 (modifier)
Couverture de la série Claudia - Chevalier Vampire
Claudia - Chevalier Vampire

Dans la droite lignée de Requiem, Chevalier Vampire, Pat Mills imagine une sorte de réplique féminine à son chevalier vampire et adopte à peu près les mêmes recettes. Ledroit n'est plus aux pinceaux, mais Tacito à de qui tenir et ne démérite pas ; il adopte son style heurté et le même univers dantesque et infernal pour une Bd qui a les mêmes défauts que son modèle : des pages outrageusement surchargées, une explosion de couleurs agressives, de l'ultraviolence gratuite, une accumulation de séquences dont le scénario fouillis ne parvient pas à trouver une cohérence, une voie plus normale on va dire... en gros, j'ai la nette impression qu'il n'y a pas d'histoire, c'est juste du délire graphique relié par rien. Tacito se régale avec ses personnages aux gueules de fous, et ses massacres sanglants où surnagent toutefois quelques bonnes idées comme le grand magasin pour vampires, avec le techno-cercueil, et des personnages intéressants comme celui de Bathory qui trouve une juste place dans cet univers sanglant. Si le dessin de Tacito ne me déplaît pas (après tout, j'avais bien aimé 666), je n'éprouve aucune attirance pour ce spin-of gothique que je place à peu près au même niveau que son modèle.

22/09/2014 (modifier)