Les derniers avis (5340 avis)

Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série L'Amour infini que j'ai pour toi
L'Amour infini que j'ai pour toi

Mis à part le titre qui intrigue, il n'y a rien. Les illustrations sont en noir et blanc. L'auteur expérimente des techniques à chacune de ces 10 petites histoires qui n'ont eu aucun sens pour moi. Encore de la pseudo-poésie intellectuelle qui ne veut rien dire pour le commun des mortels ! Encore un délire à coup de pétards ! Cela m'a laissé totalement indifférent tant le style est froid. Maintenant, cela peut plaire à des lecteurs qui aiment les récits très courts qui sont oniriques, absurdes et surréalistes à la fois.

09/05/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Sommet des dieux
Le Sommet des dieux

Je vais faire tache dans ce concert de louanges : je n'ai pas aimé Le Sommet des dieux. Il y a toujours quelqu'un dans mon entourage qui, connaissant ma passion pour la BD, essaie de me faire lire – et espère me faire apprécier – un manga. Le défi est ardu tant je suis conditionné à tourner les pages et à lire les livres dans le sens occidental que l'on m'a inculqué depuis ma plus tendre enfance ; à tel point que même après 1700 pages, je me surprenais, poussé par mes réflexes, à régulièrement tourner les pages de droite à gauche et à commencer la lecture en haut à gauche… C'est dire si le manga m'emmerde au départ et l'effort surhumain que je fis pour arriver au bout de cette interminable lecture. C'est bien parce que j'ai plutôt apprécié Quartier lointain et Le Journal de mon père, du même dessinateur, et aussi parce que je ne voulais pas paraître borné, que j'ai fini par céder aux exhortations des admirateurs du Sommet des dieux… Des histoires de montagne, je connaissais surtout les romans de Roger Frison-Roche, quelques films qui donnent le vertige comme Cliffhanger ou Vertical limit, et les racontars émus d'amis qui aiment passer la nuit dans des refuges puant la vieille chaussette pour aller se geler les pieds à l'aube sur des glaciers. J'ai tenté ce genre d'expérience une fois, ça ne m'a pas transporté… La montagne ne fait pas partie de horizons qui me font particulièrement réver. Il paraît que l'on est soit mer, soit montagne, moi je suis plutôt mer… mais côté plage car je crains les vagues scélérates. En somme, dès le début, je reconnais que je n'ai pas entamé la lecture du Sommet des dieux dans les meilleures dispositions d'esprit. Après lecture des cinq pavés, je confirme mes a priori. J'admets que, pour du manga, c'est plutôt bien dessiné, surtout les paysages. Mais tant qu'à faire, pourquoi ne pas tenter une mise en couleur ? Les sommets enneigés, les rochers, le ciel auraient pu présenter de belles nuances, dont seules les couvertures donnent un avant-goût. Les visages des personnages ont le style japonais, pour moi, c'est du Dragon Ball réaliste ; au moins nous épargne-t-on à peu près les grimaces censées les rendre expressifs. Mon calvaire de lecteur tint surtout aux 1700 planches d'une histoire lente, répétitive, interminable… On progresse à peu près aussi vite qu'un alpiniste scotché sur une face nord verglacée. Et les explications minutieuses des petites péripéties techniques de l'alpinisme ne m'ont pas rendu les ascensions moins fastidieuses. J'ai tourné certaines pages en accéléré sans avoir la sensation de louper grand chose. Quant à la morale de toute cette histoire, elle est exactement conforme à ce que je craignais. Qu'est-ce qui pousse l'être humain à se mettre en danger, à dépasser ses limites, à monter plus haut ?… Quête de l'absolu, mysticisme du sportif aventurier, rapport au divin, philosophie à deux balles… 1700 pages pour un putain de manuel d'alpinisme… Pour la recherche de la beauté du monde, je crois que je vais m'en tenir aux récits de voyage d'Emmanuel Lepage, au moins il sait flatter l'œil. Et c'est imprimé à l'endroit. Je suis peut-être un gros bourrin inaccessible à la subtilité, mais en ce qui concerne la montagne, je préfère revoir Cliffhanger finalement.

06/05/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Les Pingouins de Madagascar
Les Pingouins de Madagascar

Je ne partais pas avec un a priori trop négatif vis-à-vis de cette série car les dessins animés Madagascar et autres Pingouins de Madagascar me font plutôt bien rire. J'apprécie cette troupe de 4 pingouins délirants et leurs caractères militaires bien caricaturaux. "Kowalski, au rapport !". Et quand j'ai feuilleté ces planches, j'étais satisfait de retrouver des dialogues dignes de ces personnages, plutôt bien écrits à première vue. Mais soyons objectifs, nous sommes vraiment face à de la BD de piètre qualité, objet commercial jetable comme on pourrait en offrir en accompagnement d'un Happy Meal chez Mc Donald's. Le graphisme est du pur produit de studio : sans âme, formaté, réduit au strict minimum pour qu'on comprenne à peu près l'histoire avec toute l'économie de moyens qu'on peut se permettre, et doté d'affreuses couleurs informatiques. Non seulement, c'est laid, mais surtout la narration est déplorable. Les visages ne collent pas avec les dialogues : dans une même case, on voit des personnages tout souriant annoncer des événements terribles. Les scènes d'action se comprennent plus quand on lit les commentaires des personnages que quand on les regarde. Et surtout l'humour, pièce principal du récit, tombe complètement à plat avec la mise en scène pitoyable qu'offre ce dessin. Sans parler des jeux de mots anglais qui ne passent plus du tout à la traduction. Bref, même si j'aime les Pingouins de Madagascar et que j'étais content de retrouver l'univers de leurs relations et dialogues déjantés, cette adaptation en BD est cheap et nulle.

04/05/2015 (modifier)
Couverture de la série L'Etrange Noël de monsieur Jack
L'Etrange Noël de monsieur Jack

Commençons par le positif : on reconnait les personnages et la trame générale du récit est respectée. Voilà, voilà… Mais, bon, c’est quand même suicidaire de chercher à adapter Tim Burton en manga (suicidaire ou mercantilo-disneyen… tant que c’est rentable…). Déjà, l’univers à la poésie décalée du réalisateur nécessite un foisonnement de détails qu’un dessin simplifié tel qu’en propose le style manga ne peut qu’appauvrir au risque de l’atrophier (purée, j’me fais peur quand j’écris des phrases comme ça :| ). Ensuite, et surtout, adapter une comédie musicale au format muet (si encore, ils avaient fourni une cassette audio avec l’album, comme cette autre série-dont-on-ne-peut-dire-le-nom-sur-ce-site-mais-avec-un-chouette-cyborg-n'est-ce-pas-Ryle)… ben, autant essayer de faire une version en braille du film Avatar. Pour que ça marche, faut être un génie… et dans le cas présent, Asuka Jun n’en est pas un. Parce que, soyons clairs, le scénario de L’Etrange Noël de monsieur Jack n’est pas ce qu’il y a de plus remarquable dans la version originale, loin s’en faut. Alors, nous le retaper plus ou moins fidèlement (le chien Zéro est notamment beaucoup plus effacé ici que dans le film d'animation) mais sans y joindre toute la poésie dont cet univers s’était vu doté, c’est un non-sens ! De plus, lors des scènes d’action, j’ai trouvé le dessin peu clair, confus. Et correct mais sans poésie le reste du temps... Résultat : une œuvre de commande sans intérêt artistique et qui rend tellement peu hommage à l’original qu’il vaut mieux éviter de la lire.

29/04/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Alice au pays du sexe
Alice au pays du sexe

C'est une BD qui avait bien commencé avec l'arrivée de la jeune et belle suissesse Alice dans le quartier de Pigalle à Paris. Elle se lie d'amitié avec ses collègues de boulot et la voilà partie pour une philosophie sur le sexe. Les longs bavardages incessants nous coupent toute envie dans notre élan. Rien de pire ! Non, ce qui nous attend, ce n'est pas une merveille ! Alice devra repasser en attrapant le petit lapin blanc... Une BD d'intello sans vouloir être péjoratif.

25/04/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Corridor
Corridor

Il y a des bd où c'est non et c'est catégorique. Je m'imaginais sans doute une bd intéressante sur l'Inde et ses contradictions entre culture millénaire et soif de modernité. J'ai été embarqué dans un récit pompeux dont les réflexions m'ont hautement ennuyé car cela n'avait pas de sens, pas de cohérence, pas de grâce. Le fantasque bobo de New Delhi m'a vite pris la tête. Bref, je suis un peu déçu.

24/04/2015 (modifier)
Couverture de la série La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)

Je précise que j'ai lu l'intégrale moyen format de 2004 en noir et blanc, ce détail est important, car pour moi, j'ai trouvé que le dessin avait non seulement plus de force que la version couleurs, mais qu'il est surtout d'une exceptionnelle qualité ; en même temps, il est troublant de constater à quel point les graphismes de Moebius et de Manara étaient très ressemblants au début des années 90, c'est tellement flagrant dans certains passages, qu' il me semblait lire du Manara. Je ne crois pas que j'aurais eu la même sensation avec la couleur... enfin passons.. Je me suis donc retrouvé à lire cet album tout à fait par hasard en bibliothèque, car il est bien évident que je n'aurais pas acheté ce genre d'ouvrage, même en occase. En feuilletant, j'aperçois du sexe un peu partout, un peu comme le sème habituellement Manara, c'est ce qui m'a aussitôt induit en erreur, et puis non c'est bien du Moebius, j'avais donc envie de voir comment il traitait le sujet par rapport à d'autres dessinateurs. Oui mais voila, c'est du Moebius, avec du Jodorowsky derrière ; tout ceci m'a très vite ennuyé, c'est encore une fois les délires mystico-sexuels de Jodo en mode verbeux, qui s'autoparodie à travers son double graphique de prof Alain Mangel. Je reconnais que l'exercice pouvait être séduisant si ça avait été un autre auteur, mais là non, ce sont encore des idées nauséeuses, saugrenues et bizarres, livrées dans un ton très intello et pour lesquelles je n'ai que de l'indifférence ; sans réelle originalité, le tout n'a aucune signification rationnelle, ça ne mène à rien, c'est de la masturbation intellectuelle à son plus haut niveau, donc c'est pas pour moi... J'ai simplement apprécié le beau coup de crayon de Moebius, beaucoup moins épuré que sur ses autres séries, surtout sur les 2 premiers chapitres..

18/04/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Roland et le jeu
Roland et le jeu

Le Comité Six charge Roland de retrouver Marcel, qui viole les lois de leur univers fractal en interférant à travers le multivers pour l'améliorer. Il part à sa recherche et tente de corriger les interférences qu'il a perpétrées dans chaque univers, mais les passages de Roland dans les différents mondes provoquent eux-mêmes une série de synchronicités qu'il ne peut éviter. C’est un jeu à la George Orwell où l’espace-temps semble primordial. J’ai bien aimé l’introduction qui augure d’une œuvre assez ambitieuse. Passé le premier chapitre, on est plongé au cœur du Moyen-Age et l’on n’y comprend déjà plus rien. J’ai par la suite eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons dans cet univers ésotérique. Fondamentalement, cette œuvre doit être intéressante. Personnellement, je n’ai pas accroché du tout car c’est très psychédélique. La synchronicité n’aura plus de secret pour vous.

15/04/2015 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Raoul Fracassin
Les Aventures de Raoul Fracassin

Après Les Teigneux, Les Affreux, On achève bien les cons !…, Chanoinat nous refait le coup de la nostalgie et lance une nouvelle série sous l'égide des fantômes d'Audiard et de Lautner… À coup de “bons mots” et de références appuyées au cinéma d'avant mai 1968, il déroule un scénario sans intérêt. L'intrigue se résume à une course poursuite pleine de coups de feu, à peu près aussi passionnante que la série Fast and furious (vous savez, ces films que les amateurs de tuning vont voir « pour les voitures »…). Quant aux dialogues, particulièrement envahissants, ils multiplient les tournures lourdingues et tombent à plat. Si j'ai pu sourire quelques fois à la lecture des autres séries précitées, cette fois, je me suis carrément emmerdé. Reste le dessin… Au cas où le lecteur n'aurait pas compris que tout ceci est un “hommage” aux réalisateurs des années 1960, Loirat nous gratifie d'une série de trognes d'époque (Ventura, Blier, Constantin, Blanche, Meurisse, Dalban, Préboist… etc…). Il n'est pas mauvais comme caricaturiste, mais dès qu'ils ne sont pas représentés de face, ses guignols ont l'air de porter de mauvais masques de carnaval en latex. Ça m'énerve d'autant plus que je suis un fan inconditionnel des Tontons flingueurs, des Barbouzes, des aventures du Monocle et plus généralement des cabotineries de la bande à Lino et Bernard. Mais il faut bien admettre que tous ces films ne sont pas des chefs d'œuvre, en général leur scénario est effectivement très faible, et ils ne tiennent que sur deux piliers : les dialogues d'Audiard et le jeu des acteurs. Aujourd'hui, tout ce petit monde est décédé, De Gaulle ne gouverne plus la France et il paraît grotesque de chercher à ressusciter une époque révolue. La parodie est toujours possible et elle peut être hilarante, comme en témoignent les deux OSS 117 de Michel Hazanavicius, mais elle supporte mal la médiocrité. Or, ce Raoul Fracassin n'est qu'une opération commerciale d'auteurs et d'un éditeur qui font dans la médiocrité. Une démarche vulgaire qui, à mon sens, insulte la mémoire de ceux auxquels elle prétend rendre hommage.

11/04/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Comme les traits que laissent les avions
Comme les traits que laissent les avions

Le graphisme est tacheté pour produire un effet optique ou d'encrage un peu sali. C'est franchement horrible à la vue. On suit le portrait de deux égarés de la société italienne qui décrépit sous nos yeux. C'est un récit guère réjouissant sur l'avenir d'une jeunesse paumée. A vrai dire, on se perd très vite tant le scénario nous apparaît comme hermétique. Les silences lourds de sens auront fini par nous achever. Du même auteur, je n'avais pas apprécié Bouillon de néant qui était déjà un magma difforme d'images. Je constate avec regret qu'il n'y a pas eu d'amélioration 7 ans après. Désolé de le dire aussi abruptement: je ne fais pas dans la délicatesse et cette oeuvre non plus.

07/04/2015 (modifier)