Un ennui mortel m'a accompagné tout au long de la lecture des 2 tomes. Je me demande comment une création aussi creuse peut être publiée ... Le dessin ne s'élève hélas pas à un niveau supérieur à celui du scénario. Où le 2° tome établit-il donc des liens avec le cirque ?
Avant toute chose, je me permets de rappeler ici que je suis plutôt friand de récits barrés et que les films de David Lynch autant que les œuvres de Charles Burns me font saliver dès qu’un nouveau titre de ces messieurs pointe son nez.
La Machine Ecureuil, édité de façon très classieuse par l’éditeur Ici-Même aurait donc du être une madeleine de Proust non négligeable tant les thèmes abordés que le dessin rapportent aux deux monstres cités plus haut.
Un noir et blanc de toute beauté vraiment très maitrisé, des inventions bizarres et loufoques et des portraits de personnages complètement dingues… mais la recette n’a hélas pas pris à mon plus grand désarroi…
Mais au final ça parle de quoi ?
Deux frères vivent en retrait dans une sombre masure, l’un est musicien, l’autre lui invente des machines à base d’animaux.. Forcément à l’image du désormais célèbre guide « Cruelty to Animals » édité par les Requins Marteaux, ça ne plait pas à beaucoup de monde lorsque les frangins exécutent un concert sanglant à l’aide de leurs bestioles… Et puis il y a cette mère omniprésente, cette jolie sauvageonne jumelle de celle du « Nom de la Rose » et ces labyrinthes cachés au fond de leur demeure….
Entre rêves et flashbacks, on perçoit très mal les intentions surement louables de l’auteur.. Il s’agit d’une expérience désagréable où le lecteur perd rapidement pied sans aucune logique et la trame ne va pas en s’améliorant au fil des pages….
Du coup cette succession d’images répugnantes, sensuelles (il y a pas mal de vignettes « freudiennes ») et ces longues pages détaillées où les héros déambulent sans but précis si ce n’est dans l’imaginaire débridé mais glauque de l’auteur ont vite fait de perturber à long terme.
Charles Burns dans son Toxic se permet un exercice similaire tout en permettant à son lecteur de se raccrocher à une référence ou à un intérêt tout comme le fait David Lynch dans ses films.
Sauf qu’ici il n’y a pas de rythme, pas d’attachement et aucune référence visiblement connu de votre rédacteur…
Le pire est que ça peut se lire éventuellement mais avec un détachement de plus en plus important au point même de se contrefoutre royalement de l’issue finale d’autant plus qu’aucune véritable explication ne viendra ponctuer l’ensemble.
C’est bien là où finalement on peut se rendre compte que la maitrise graphique importe peu. « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » affirmait de Musset et ici c’est exactement l’effet contraire.
Était ce voulu par l’auteur ? Probablement car la préface semble également aller dans ce sens prévenant le lecteur de la désagréable aventure sensorielle à venir.
Sauf qu’au final je n’ai rien ressenti de globalement positif tout comme ce fameux livre « Trame : Le poids d'une tête coupée » en un peu moins désagréable grâce au dessin de qualité cette fois-ci mais c’est bien peu de choses finalement par rapport à ce que j’en attendais.
Si quelqu’un peut m’éclairer également sur le pourquoi du comment de la fameuse « Machine Ecureuil » dont je n’ai rien saisi, je serais fort surpris de lire ici même les autres avis (si les gens ne sont pas rebutés pour autant) mais autant dire que je n’en conseille pas réellement l’acquisition.
Une curiosité qu’une seconde lecture permettrait peut-être d’élucider certains mystères mais en ai-je réellement envie ? Non en tous cas pas avant un bon moment.
Un des plaisirs de notre site favori c'est que tout en respectant chaque avis, des fois, ben on rigole bien, sans offense.
Oui, c'est bien dessiné, on reconnait les gars, les filles, les arbres, la mer , etc... Maintenant sans chercher des références chez A. Alice, M. Lauffray, Bourgeon et mille autres, il faut quand même dire que là nous sommes dans le minimum syndical. Rajoutons à cela de la couleur informatisée, que si tu la vois pas faut arrêter de lire.
L'histoire et ses dialogues ! Le roi dit à son fils qui n'a jamais entendu parler du truc avant : "Va le chercher dans le monde des arbres !!!", "Es-tu un guerrier ou une femme?", "Bien père". Le gars il ne sait pas de quoi il s'agit, où il va, genre j'emmène de la bouffe pour combien de jours ? Je prends un parapluie ou mon maillot de bain ? Non même pas peur le v'là parti et nous aussi.
Allez, finalement je vais sans doute conseiller l'achat, si vous me trouvez ça en occas', lisez le sur place, attention de ne pas vous faire virer par le proprio à cause de vos rires, parce que ça mouline quand même du grave.
Pardon aux auteurs mais véritablement sur ce coup là je ne vous suivrai pas.
Prêt à en causer ailleurs!
Le récit est très bien présenté dans les avis précédents. Je ne ferai pas mieux.
Je viens de lire le second (donc dernier) tome.
Quelle déception ! J'attendais énormément (trop peut-être) des scénaristes. Quant au dessinateur, je note une amélioration : bien que basé sur la photo, on sent que le dessin prend le dessus.
Par contre, je note toujours des problèmes de fluidité dans le déroulement de l'action et un découpage qui me semble peu pertinent dans ce récit.
Quant à l'idée de base reposant sur des théories physico-mystiques, permettez-moi de sourire.... jaune. Ou bien je n'ai rien pigé (c'est sans doute le cas) ou les auteurs n'ont pas réussi à faire passer le message (c'est ce que je pense aussi). Par exemple, je ne comprends pas le lien avec la séquence de la barque de Râ du musée du Caire (début du premier tome), et la même barque que l'on retrouve dans le cimetière céleste vers la fin du second tome. Je bloque également sur le fonctionnement du vaisseau tiré par le sarcophage : les auteurs ne sont pas vraiment bavards sur la technique en jeu. C'est un point faible. Autre point faible : la fin que je ne dévoilerai pas mais qui se finit en queue de poisson.
Notation : 2 étoiles pour le premier tome (quand même) et 1 pour le second dont les auteurs n'ont pas su développer les idées du premier tome. Peut être qu'il aurait mieux valu faire cette série en trois tomes ?
Tombé par hasard sur cette BD, j'ai vite compris que je n'étais pas dans mon style de prédilection, loin s'en faut. Etant toutefois curieux de nature et ne voulant pas mourir idiot je me suis accroché jusqu'à la fin.
Qu'a voulu dire l'auteur? Qu'est-ce que c'est que cette brigade de nains affublés de gros masques? Quel est leur rôle dans l'histoire? Qu'est-ce qui anime les personnages? Bon, j'arrête là mes questions, inutile de se torturer. J'ajoute une petite couche pour le dessin qui ne m'a vraiment pas aidé à rendre les choses plus claires.
Ce style de BD n'est pas pour moi, en fait c'est tout en vacuité!
Voilà de la bd qui semble produite au kilomètre. Sur le papier l'idée avait de quoi séduire, une femme pirate au XIIème siècle, les barbaresques, une touche de fantastique.
Au final on se retrouve avec le minimum syndical. Les dialogues sont affligeants de ridicule, voyez les "discussions" entre pirates dans le tome 1! Le pouvoir de l'héroïne n'est pas très original. Petit détail qui m'a tué, au tout début les pirates s'introduisent dans une citadelle de nuit et nous ne leurs voyons aucune arme, quelques cases plus loin, ouf!, ils possèdent enfin quelques sabres!
Non vraiment, pour moi rien à sauver de tout cela.
Ben j'ai rien compris! J'ai tenté de voir le degré sous le degré, le symbole caché, l'allusion fine ou une subtilité quelconque, mais mille fois hélas rien de rien. On nous dit que lors de sa sortie en Pologne cette BD a reçu tous les éloges : scénario, dessin et tutti quanti. Ok, plusieurs camps de concentration étaient installés en Pologne et il est possible que les lecteurs y aient vu comme une sorte de rédemption à la suite de ce trouble passé où leurs ancêtres furent parfois peu reluisants.
Mais bon, les résistants déguisés en chats, le chef nazi, un nain avec un chapeau pointu orné de croix gammées, les SS qui capturent des chats, non franchement j'ai rien compris.
La BD comporte deux ou trois cases qui ne sont pas mal dessinées, mais le reste c'est du grand foutage de gueule. Comme l'a dit un autre posteur, l'acide, ou je dirais le LSD, ça aide pas trop à concevoir un scénario. N'est pas T. Leary, Burgess ou Kerouac qui veut!
Série abandonnée.
Un dessin vraiment approximatif et une histoire bâclée avec des idées qui auraient pu être mieux exploitées.
De ce naufrage je sauverais toutefois la couverture assez jolie et aguichante.
Cet avis vaut donc comme une prévention, si au hasard d'une bouquinerie vous tombez dessus, passez votre chemin.
C'est encore un vibrant exemple du genre de Bd que je n'aime pas du tout ; pour moi, c'est un space opera trop complexe, trop nébuleux, trop ennuyeux, trop mélange de genres, c'est de l'épopée galactique qui ne m'intéresse pas, bref c'est bien trop hermétique pour mon vieux cerveau. En fait, je n'ai pas compris grand chose et je n'avais pas envie de me forcer parce que ça me saoulait dès le premier album.
C'est le type de bande que je place aux côtés de Chroniques de la lune noire, Methraton, Claudia, Chevalier Vampire ou Les Technopères... qui développent des univers qui me font vômir, c'est des coups à vous dégoûter de lire de la BD... heureusement non, je fuis vers d'autres univers où je me sens plus à l'aise...
En plus, c'est assez bavard, avec des lettrages petits, et ça soulève plein de questions dont je me moque totalement. Mais le seul truc qui m'a d'ailleurs incité à feuilleter les autres albums, c'est le dessin ; visuellement, c'est magnifique et soigné, avec une mise en page audacieuse et des cadrages modernes ; de ce côté là bravo, mais pour le reste, trop pénible à lire !
Ce gros livre luxueux n'a pas au premier abord l'allure d'une Bd érotique, mais bien plutôt d'un livre de contes puisqu'il imagine les aventures coquines d'héroïnes ayant marqué l'imagination enfantine. Le postulat pouvait donc être à première vue intéressant, mais je n'adhère pas à ce genre de démonstration ; je trouve que le graphisme choisi ne colle pas avec le genre érotique qu'on voit chez les auteurs habituels comme Manara, Mancini, Jacobsen, Crepax ou Pichard...
Pourtant, ce dessin n'est pas foncièrement désagréable, il est très pictural, adoptant des styles différents, un peu comme des illustrations à l'ancienne ou à de l'art naïf, et on sent qu'il y a un gros effort de fait, mais encore une fois, pour moi ça ne va pas pour du hard...
D'autre part, le texte est un peu trop verbeux et redondant ; la BD érotique doit comporter des dialogues plus concis qui vont à l'essentiel, on sent qu'ici, c'est ce qui sert d'alibi culturel pour faire passer le fait que c'est quand même une Bd bien porno. Le fait que ce soit encore Alan Moore pour qui j'ai très peu d'affinités, n'est pour rien dans mon désintérêt pour cette Bd dont le scénario est vraiment sans grande signification et un poil longuet.
Alors oui, c'est un bel objet, mais le contenu ne me convient pas.
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Le Cirque Aléatoire
Un ennui mortel m'a accompagné tout au long de la lecture des 2 tomes. Je me demande comment une création aussi creuse peut être publiée ... Le dessin ne s'élève hélas pas à un niveau supérieur à celui du scénario. Où le 2° tome établit-il donc des liens avec le cirque ?
La Machine Écureuil
Avant toute chose, je me permets de rappeler ici que je suis plutôt friand de récits barrés et que les films de David Lynch autant que les œuvres de Charles Burns me font saliver dès qu’un nouveau titre de ces messieurs pointe son nez. La Machine Ecureuil, édité de façon très classieuse par l’éditeur Ici-Même aurait donc du être une madeleine de Proust non négligeable tant les thèmes abordés que le dessin rapportent aux deux monstres cités plus haut. Un noir et blanc de toute beauté vraiment très maitrisé, des inventions bizarres et loufoques et des portraits de personnages complètement dingues… mais la recette n’a hélas pas pris à mon plus grand désarroi… Mais au final ça parle de quoi ? Deux frères vivent en retrait dans une sombre masure, l’un est musicien, l’autre lui invente des machines à base d’animaux.. Forcément à l’image du désormais célèbre guide « Cruelty to Animals » édité par les Requins Marteaux, ça ne plait pas à beaucoup de monde lorsque les frangins exécutent un concert sanglant à l’aide de leurs bestioles… Et puis il y a cette mère omniprésente, cette jolie sauvageonne jumelle de celle du « Nom de la Rose » et ces labyrinthes cachés au fond de leur demeure…. Entre rêves et flashbacks, on perçoit très mal les intentions surement louables de l’auteur.. Il s’agit d’une expérience désagréable où le lecteur perd rapidement pied sans aucune logique et la trame ne va pas en s’améliorant au fil des pages…. Du coup cette succession d’images répugnantes, sensuelles (il y a pas mal de vignettes « freudiennes ») et ces longues pages détaillées où les héros déambulent sans but précis si ce n’est dans l’imaginaire débridé mais glauque de l’auteur ont vite fait de perturber à long terme. Charles Burns dans son Toxic se permet un exercice similaire tout en permettant à son lecteur de se raccrocher à une référence ou à un intérêt tout comme le fait David Lynch dans ses films. Sauf qu’ici il n’y a pas de rythme, pas d’attachement et aucune référence visiblement connu de votre rédacteur… Le pire est que ça peut se lire éventuellement mais avec un détachement de plus en plus important au point même de se contrefoutre royalement de l’issue finale d’autant plus qu’aucune véritable explication ne viendra ponctuer l’ensemble. C’est bien là où finalement on peut se rendre compte que la maitrise graphique importe peu. « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » affirmait de Musset et ici c’est exactement l’effet contraire. Était ce voulu par l’auteur ? Probablement car la préface semble également aller dans ce sens prévenant le lecteur de la désagréable aventure sensorielle à venir. Sauf qu’au final je n’ai rien ressenti de globalement positif tout comme ce fameux livre « Trame : Le poids d'une tête coupée » en un peu moins désagréable grâce au dessin de qualité cette fois-ci mais c’est bien peu de choses finalement par rapport à ce que j’en attendais. Si quelqu’un peut m’éclairer également sur le pourquoi du comment de la fameuse « Machine Ecureuil » dont je n’ai rien saisi, je serais fort surpris de lire ici même les autres avis (si les gens ne sont pas rebutés pour autant) mais autant dire que je n’en conseille pas réellement l’acquisition. Une curiosité qu’une seconde lecture permettrait peut-être d’élucider certains mystères mais en ai-je réellement envie ? Non en tous cas pas avant un bon moment.
Finn
Un des plaisirs de notre site favori c'est que tout en respectant chaque avis, des fois, ben on rigole bien, sans offense. Oui, c'est bien dessiné, on reconnait les gars, les filles, les arbres, la mer , etc... Maintenant sans chercher des références chez A. Alice, M. Lauffray, Bourgeon et mille autres, il faut quand même dire que là nous sommes dans le minimum syndical. Rajoutons à cela de la couleur informatisée, que si tu la vois pas faut arrêter de lire. L'histoire et ses dialogues ! Le roi dit à son fils qui n'a jamais entendu parler du truc avant : "Va le chercher dans le monde des arbres !!!", "Es-tu un guerrier ou une femme?", "Bien père". Le gars il ne sait pas de quoi il s'agit, où il va, genre j'emmène de la bouffe pour combien de jours ? Je prends un parapluie ou mon maillot de bain ? Non même pas peur le v'là parti et nous aussi. Allez, finalement je vais sans doute conseiller l'achat, si vous me trouvez ça en occas', lisez le sur place, attention de ne pas vous faire virer par le proprio à cause de vos rires, parce que ça mouline quand même du grave. Pardon aux auteurs mais véritablement sur ce coup là je ne vous suivrai pas. Prêt à en causer ailleurs!
Expérience mort
Le récit est très bien présenté dans les avis précédents. Je ne ferai pas mieux. Je viens de lire le second (donc dernier) tome. Quelle déception ! J'attendais énormément (trop peut-être) des scénaristes. Quant au dessinateur, je note une amélioration : bien que basé sur la photo, on sent que le dessin prend le dessus. Par contre, je note toujours des problèmes de fluidité dans le déroulement de l'action et un découpage qui me semble peu pertinent dans ce récit. Quant à l'idée de base reposant sur des théories physico-mystiques, permettez-moi de sourire.... jaune. Ou bien je n'ai rien pigé (c'est sans doute le cas) ou les auteurs n'ont pas réussi à faire passer le message (c'est ce que je pense aussi). Par exemple, je ne comprends pas le lien avec la séquence de la barque de Râ du musée du Caire (début du premier tome), et la même barque que l'on retrouve dans le cimetière céleste vers la fin du second tome. Je bloque également sur le fonctionnement du vaisseau tiré par le sarcophage : les auteurs ne sont pas vraiment bavards sur la technique en jeu. C'est un point faible. Autre point faible : la fin que je ne dévoilerai pas mais qui se finit en queue de poisson. Notation : 2 étoiles pour le premier tome (quand même) et 1 pour le second dont les auteurs n'ont pas su développer les idées du premier tome. Peut être qu'il aurait mieux valu faire cette série en trois tomes ?
Incidents
Tombé par hasard sur cette BD, j'ai vite compris que je n'étais pas dans mon style de prédilection, loin s'en faut. Etant toutefois curieux de nature et ne voulant pas mourir idiot je me suis accroché jusqu'à la fin. Qu'a voulu dire l'auteur? Qu'est-ce que c'est que cette brigade de nains affublés de gros masques? Quel est leur rôle dans l'histoire? Qu'est-ce qui anime les personnages? Bon, j'arrête là mes questions, inutile de se torturer. J'ajoute une petite couche pour le dessin qui ne m'a vraiment pas aidé à rendre les choses plus claires. Ce style de BD n'est pas pour moi, en fait c'est tout en vacuité!
Lune d'ombre
Voilà de la bd qui semble produite au kilomètre. Sur le papier l'idée avait de quoi séduire, une femme pirate au XIIème siècle, les barbaresques, une touche de fantastique. Au final on se retrouve avec le minimum syndical. Les dialogues sont affligeants de ridicule, voyez les "discussions" entre pirates dans le tome 1! Le pouvoir de l'héroïne n'est pas très original. Petit détail qui m'a tué, au tout début les pirates s'introduisent dans une citadelle de nuit et nous ne leurs voyons aucune arme, quelques cases plus loin, ouf!, ils possèdent enfin quelques sabres! Non vraiment, pour moi rien à sauver de tout cela.
Achtung Zelig !
Ben j'ai rien compris! J'ai tenté de voir le degré sous le degré, le symbole caché, l'allusion fine ou une subtilité quelconque, mais mille fois hélas rien de rien. On nous dit que lors de sa sortie en Pologne cette BD a reçu tous les éloges : scénario, dessin et tutti quanti. Ok, plusieurs camps de concentration étaient installés en Pologne et il est possible que les lecteurs y aient vu comme une sorte de rédemption à la suite de ce trouble passé où leurs ancêtres furent parfois peu reluisants. Mais bon, les résistants déguisés en chats, le chef nazi, un nain avec un chapeau pointu orné de croix gammées, les SS qui capturent des chats, non franchement j'ai rien compris. La BD comporte deux ou trois cases qui ne sont pas mal dessinées, mais le reste c'est du grand foutage de gueule. Comme l'a dit un autre posteur, l'acide, ou je dirais le LSD, ça aide pas trop à concevoir un scénario. N'est pas T. Leary, Burgess ou Kerouac qui veut!
Indigo
Série abandonnée. Un dessin vraiment approximatif et une histoire bâclée avec des idées qui auraient pu être mieux exploitées. De ce naufrage je sauverais toutefois la couverture assez jolie et aguichante. Cet avis vaut donc comme une prévention, si au hasard d'une bouquinerie vous tombez dessus, passez votre chemin.
Morgana
C'est encore un vibrant exemple du genre de Bd que je n'aime pas du tout ; pour moi, c'est un space opera trop complexe, trop nébuleux, trop ennuyeux, trop mélange de genres, c'est de l'épopée galactique qui ne m'intéresse pas, bref c'est bien trop hermétique pour mon vieux cerveau. En fait, je n'ai pas compris grand chose et je n'avais pas envie de me forcer parce que ça me saoulait dès le premier album. C'est le type de bande que je place aux côtés de Chroniques de la lune noire, Methraton, Claudia, Chevalier Vampire ou Les Technopères... qui développent des univers qui me font vômir, c'est des coups à vous dégoûter de lire de la BD... heureusement non, je fuis vers d'autres univers où je me sens plus à l'aise... En plus, c'est assez bavard, avec des lettrages petits, et ça soulève plein de questions dont je me moque totalement. Mais le seul truc qui m'a d'ailleurs incité à feuilleter les autres albums, c'est le dessin ; visuellement, c'est magnifique et soigné, avec une mise en page audacieuse et des cadrages modernes ; de ce côté là bravo, mais pour le reste, trop pénible à lire !
Filles perdues
Ce gros livre luxueux n'a pas au premier abord l'allure d'une Bd érotique, mais bien plutôt d'un livre de contes puisqu'il imagine les aventures coquines d'héroïnes ayant marqué l'imagination enfantine. Le postulat pouvait donc être à première vue intéressant, mais je n'adhère pas à ce genre de démonstration ; je trouve que le graphisme choisi ne colle pas avec le genre érotique qu'on voit chez les auteurs habituels comme Manara, Mancini, Jacobsen, Crepax ou Pichard... Pourtant, ce dessin n'est pas foncièrement désagréable, il est très pictural, adoptant des styles différents, un peu comme des illustrations à l'ancienne ou à de l'art naïf, et on sent qu'il y a un gros effort de fait, mais encore une fois, pour moi ça ne va pas pour du hard... D'autre part, le texte est un peu trop verbeux et redondant ; la BD érotique doit comporter des dialogues plus concis qui vont à l'essentiel, on sent qu'ici, c'est ce qui sert d'alibi culturel pour faire passer le fait que c'est quand même une Bd bien porno. Le fait que ce soit encore Alan Moore pour qui j'ai très peu d'affinités, n'est pour rien dans mon désintérêt pour cette Bd dont le scénario est vraiment sans grande signification et un poil longuet. Alors oui, c'est un bel objet, mais le contenu ne me convient pas.