Les derniers avis (5258 avis)

Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Phil Perfect
Phil Perfect

Le premier mot qui me vient à l'esprit c'est indigeste, ou plutôt illisible. J'ai dû faire un gros effort pour aller jusqu'au bout. L'intrigue, si on peut parler d'intrigue, est totalement confuse, le scénario saute d'un endroit à un autre et ce d'une case à l'autre. J'entends ici ou là que Serge Clerc aurait été novateur et provoquant à son époque. Novateur certainement, provoquant ? Je cherche toujours. Ou plutôt si, il provoque chez moi un effet tout à fait répulsif. Cette bande est dans la droite ligne de ce qui a pu être produit dans les années 80. La branchitude que véhicule cette série ne m'intéresse pas, la superficialité, la vacuité transpire à chaque case. Pas pour moi.

09/11/2014 (modifier)
Couverture de la série Pharaon
Pharaon

Une série poussiéreuse datant des années 80 mais qui accuse bien au minimum 15 années de plus. Honnêtement, une fois terminé avec soulagement le tome 1 je suis resté effaré devant autant de scènes clichés, le scénario a la subtilité d’un hollandais en sabots mâchant ses croustillons. Une femme (on ne sait pas trop à ce moment du récit si elle est une James-Bond-girl ou l’ennemi à abattre) se présente à Pharaon, l’agent spécial tellement passionné de Renault qu’il en porte le sigle autour du cou : « Bonjour ! Laura Kant, journaliste, bavarde, espiègle et… joueuse. C’est pour cela que je fais payer mes tuyaux à prix d’or »… oui, les dialogues sonnent d’une manière tellement naturelle. On ne nous épargne pas la scène d’intro poussive où Pharaon aime durant ses RTT faire de la spéléologie, il tombe donc sur un pote collègue au fond d’un gouffre qui lui dit que « hé ho » c’est fini les vacances, l’amiral veut le voir. Donc si je saisis bien, ce type est descendu à plusieurs centaines de mètres en profondeur, s’est planqué derrière un rocher pour foutre les boules à Pharaon, et s’est donné tout ce mal juste pour lui annoncer que le boss veut le voir. OK, ils savent comment se fendre la poire à l’agence Cobra. Le supérieur hiérarchique de Pharaon, l’amiral Roudoudou, le charge d’enquêter sur un virus hyper mortel en Amérique latine, cependant à la fin du briefing il fait venir deux sbires en blouse blanche qui maîtrisent Pharaon (après moult manchettes et béquilles dans le genou) et lui injectent… le virus hyper mortel. Donc forcément, Pharaon il est un peu vénère et se met à casser le matériel autour de lui (qui doit coûter super cher). Mais en fait non, c’était une blague ! C’était de l’antipoison ! « Hahahahaha ! » s’exclame l’amiral, « Hahahahaha ! » s’exclame le lecteur. Mais que c’est con, mais que c’est con… Je me demande si tout cela n’est pas en fait une grosse parodie des séries de genre, une sorte d’OSS 117 avec Jean Dujardin, si seulement c’était le cas, on a même droit à la scène nanaresque des méchants qui « lol » au-dessus du héros tout en révélant leur plan et qu’il auraient bien pu le tuer cent fois depuis le début mais qu’ils ont préféré se jouer de lui (à la fin ils se font évidemment maraver la tronche) ; mais je pense que le scénariste se prend vraiment au sérieux. Remarquez, je me suis bien marré avec la scène du poignard qui explose : Pharaon lance un poignard sur un ennemi armé d’une sarbacane (l’efficacité avant tout) mais il le plante sur une poutre juste à côté puis il explose (le poignard, pas Pharaon, même si ça aurait été cool à ce stade là). Le truc c’est que ce poignard est l’exacte réplique d’un autre poignard que l’on a vu quelques scènes auparavant et qui est un indice dans l’enquête que doit mener Pharaon. Donc les mecs du service génie militaire (qui lui est situé dans un sous-marin, je sais c’est compliqué), ont fait fabriquer un poignard explosif semblable à un autre dont on se fout complètement par la suite, l’ont donné à l’agent Pharaon en espérant qu’il arrive à franchir la douane avec (il décolle ensuite en avion de grande ligne) et que dans une improbable situation ce dernier s’en serve non pas pour planter quelqu’un mais que ça pète à la tronche d’un ennemi. Euh… ok. Non mais le gros problème, c’est que le scénariste veut absolument caser dans toutes les pages, soit du gag bien lourd complètement à la ramasse, soit une scène d’action grossière, inutile ou/et invraisemblable. Pour preuve, encore une grosse tranche de poilade dans un casino avec un croupier qui lance une deuxième bille dans la roulette, la bille explose (subtilité…), foutant le feu au casino, tout cela dans le but de… attention… détourner l’attention des gens et faire en sorte que Pharaon et le croupier se retrouvent accroupis à côté de la table de roulette (celle qui a explosée) pour convenir d’un rendez-vous secret. Je… je… (Le Grand A est pris de convulsions). Non mais c’est vraiment dommage parce que le dessin de Huet vaut vraiment le coup d’œil en revanche sur les tomes 2 et 3 qui sont certainement les meilleurs graphiquement avec parfois de sublimes dessins psychédéliques en pleine page. Il y a du talent chez ce monsieur. Dommage que sur le tome 4 on tombe dans le bâclé (renoncement du dessinateur ?). Le tome 5 n’étant qu’une suite de minis-histoires sans aucun intérêt, je n’ai pas poursuivi ma lecture au-delà.

07/11/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série Harbinger
Harbinger

Un des comics les plus inintéressants que j'ai lus dans ma vie. J'avais entendu parler de Vaillant, un éditeur de super-héros qui a eu un certain succès dans les années 90 avant de faire faillite et dont l'univers vient d'être repris par un autre éditeur. C'est donc par curiosité que j'ai lu cette série. C'est tellement mauvais que je n'ai même pas fini le premier tome. Le dessin n'a aucune personnalité (d'ailleurs, il y a plusieurs dessinateurs et leurs styles sont tellement similaires que je ne voyais aucune différence) et c'est le genre de style qu'on retrouve dans les comics d'aujourd'hui et qui me laisse totalement indifférent. J'aime mieux ce qui se faisait avant. Le scénario est complètement basique. Il y a un ado avec des pouvoirs, il y a du monde à ses trousses et puis il est aidé par un millionnaire qui a aussi des pouvoirs et puis il y a plein de trucs clichés avec des personnages inintéressants au possible. C'est comme un remake de X-Men sans aucun des personnages mémorables de cette série.

05/11/2014 (modifier)
Par jul
Note: 1/5
Couverture de la série Tout seul
Tout seul

Alors là je ne comprends vraiment pas les critiques élogieuses concernant cette BD. Pour découvrir l’œuvre de cet auteur, j'avais pourtant choisi un album unanimement apprécié, bref une valeur sûre. Et j'ai trouvé ça incroyablement naïf, ennuyeux et enfantin. Je suis pourtant très client de ce style de récit et de cette ambiance mélancolique (comparable à Silence). Un homme difforme isolé sur un phare qui n'a jamais mis les pieds sur la terre ferme. Merveilleux pitch qui pourrait donner un récit incroyablement fort et poignant. Mais là non, Chabouté passe complètement à côté de son sujet. 367 pages de " néant" quasi muet. 367 pages où le héros difforme passe son temps à choisir un mot dans le dictionnaire puis à " imaginer " ce mot. Cette idée (déjà un peu gnangnan à la base, mais bon une fois ça va) est le moteur du récit. 367 pages de ça ! Je prends le dictionnaire, je le fais tomber, je tombe sur un mot : podologue. J'imagine ce qu'est un podologue. Je prends le dictionnaire, je le fais tomber, je tombe sur un mot : hautbois. J'imagine un hautbois. Je prends le dictionnaire, je le fais tomber, je tombe sur un mot : labyrinthe. Puis les mots choisis au hasard le font cogiter sur sa condition (ex : monstre, solitude, voyage...). Voilà, 367 pages de ce procédé "narratif". Donc c'est très simpliste psychologiquement et plutôt naïf, comme le gentil héros. C'est surtout TRÈS ennuyeux et mécanique (bien que cela se lise très vite). Cela ne m'a pas ému du tout. Dans le genre relisez Silence ou La Saison des anguilles par exemple, plus complexes psychologiquement et plus haletants. Là il n' y a rien. Ce n'est pas cette BD qui me donne envie de découvrir les œuvres de Chabouté.

04/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Hibernation
Hibernation

Série stoppée au bout de deux tomes. Je vais faire court pour la bonne et simple raison que je n'ai absolument rien compris. Alors si quelques bribes par moment mais c'était tellement fugace que je n'ai pas pu raccrocher les wagons en tous cas pas pu faire le lien entre les évènements. Du côté du dessin il y a de bonnes choses, à condition d'aimer ce style. Personnellement une absence quasi totale de fond de case n'est pas mon fort.

31/10/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Toxic / La Ruche / Calavera
Toxic / La Ruche / Calavera

Toxic raconte les divagations d’un jeune garçon qui prend des pilules. On se retrouve tout de suite dans un monde fantasmagorique où l’on croise des êtres surnaturels mais également de vieilles connaissances. J’ai été attiré par le clin d’œil fait à Hergé de son album de Tintin à savoir « L’étoile mystérieuse » avec ces fameux champignons qui poussent n’importe où. L’analogie s’arrêtera là. C’est juste un clin d’œil mais cela figure en gros sur la couverture… En l'espèce, si j’arrive à comprendre le sens des choses, j’ai été vite blasé par le fait que cela ne m’intéresse guère. Là encore, l’émotion a du mal à passer. C’est froid et vide. On n’arrive pas à s’attacher au personnage principal. Je n’attendais rien de plus de cette lecture qui s’est vite révélé stérile. J'ai toutefois décidé d'accorder une chance à cet auteur magnifié et adulé de par le monde. La lecture de la ruche m'a fait exactement le même effet psychanalytique. Je n'aime pas ce côté irréaliste qui nous fait divaguer comme si on devait être drogué pour comprendre le sens profond des choses.

25/03/2011 (MAJ le 30/10/2014) (modifier)
Couverture de la série Hard Boiled
Hard Boiled

D'abord, j'ai été surpris par le ton complètement agressif et décadent de cette bande, écrite bizarrement au début des années 90 (rare à cette époque autant de démence), avec sa violence extrême et ses crash indescriptibles aux dessins hyper détaillés qui ressemblent à première vue à une sorte de fouillis effarant. Et puis avec le recul, je me suis aperçu que je ne pouvais pas trouver ça à mon goût ; non pas que ça me choque, j'en ai vu d'autres, mais je ne vois pas d'intérêt là-dedans, c'est de la pure provoc gratuite, et il n'y a rien qui puisse servir à me détendre ou à m'interroger. Je n'y vois que des trucs affreux et à vomir, le reflet des délires hallucinatoires de Frank Miller qui devait être sous acide quand il a écrit ce monceau de répugnance servi par un dessinateur talentueux qui s'applique aux détails ; ce mec doit passer un temps fou à ce style minutieux, et il me plaît, c'est d'ailleurs son dessin le seul truc que je retire de tout ceci qui ne m'apporte rien... De toute façon, il n'y a pas de scénario, et j'en ai un peu marre de ces auteurs qui jouent sur leur nom et parce qu'ils sont reconnus, qui se permettent de faire n'importe quoi, de verser dans le déjanté, le trash, l'ultra glauque et le très très bourrin dans l'unique but de servir une violence cataclysmique et certaines déviances de façon purement gratuite. Je suis consterné de voir autant d'avis favorables ; en tout cas, vous l'aurez compris, c'est pas du tout mon truc..

29/10/2014 (modifier)
Couverture de la série Aquilon
Aquilon

Alors que cette série pouvait donner quelque chose de plutôt potable, Istin s'évapore et se dilue dans des circonvolutions complètement chimériques. Il n'y a pas de scénario, certains propos et dialogues n'ont aucun sens, le dessin n'est pas joli... bref il n'y a pas grand chose pour m'attirer dans cette fantasy de pacotille où l'on trouve des créatures de cauchemar, un ton très sanglant et bestial, et c'est pas une scène de bataille épique en double page qui va remonter le niveau, d'ailleurs cette scène est tellement remplie et confuse qu'elle n'est même pas intéressante. Quelques idées comme celle des hommes reptiles auraient pu être plus savamment utilisées, mais on dirait que Istin s'est donné pour mission de balancer une flopée d'éléments qu'on a l'habitude de rencontrer en fantasy et qu'il brasse tout ça sans savoir la vraie recette pour bien faire prendre la sauce. La preuve c'est qu'il se nourrit de plein d'influences déjà bien mieux exploitées en littérature ou au cinéma ; j'ai même reconnu un dessin repiquant carrément la gueule d'une créature du film Dark Crystal de Jim Henson... Comme ça me gonflait dès le premier album, j'ai ensuite feuilleté le second, mais je n'ai rien trouvé d'intéressant dans cette bd, et comme je l'ai dit, le dessin n'est pas là pour donner du corps à cette histoire complètement incolore, malgré quelques décors grandioses ; Istin est bien plus doué pour les sujets celtiques que pour la fantasy bourrin dans ce style. A fuir.

28/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 1/5
Couverture de la série Dona
Dona

J'aime pas dégommer le travail des autres, alors ici je vais essayer d'être le plus objectif possible pour expliquer mon désamour de cette BD. Le dessin n'est pas moche, il ne m'a en tous cas pas fait hurler même si je peux lui reprocher quelques imprécisions sur certains visages d'une case à l'autre. La couleur est dans l'air du moment pour ce type de bande. L'histoire, ben oui, c'est de l'héroic-fantasy. A force, le lecteur devient forcément de plus en plus exigeant, il veut un scénario béton, quelque chose d'original, que les gentils soient charismatiques, que le méchant le soit vraiment, que le bestiaire et le background soient à la hauteur. Ici hélas, rien de tout cela. L'héroïne est juste bien roulée, le méchant, ben on sait pas pourquoi il l'est! et ces gens ils habitent ou? pourquoi ils sont là? etc, etc... Ah si un autre détail; l'héroïne porte des chaussures avec des semelles compensées du meilleur goût! Pour la baston ça doit être super!! Voila donc au final une BD qui aurait pu, mais qu'il l'a pas fait. Pour le petit neveu, peut être.

26/10/2014 (modifier)
Couverture de la série Gammes Chromatiques (Blues et autres récits en couleurs)
Gammes Chromatiques (Blues et autres récits en couleurs)

Ces contes ne sont vraiment pas terribles, voire même inintéressants, avec un côté assez déprimant, mais surtout j'ai trouvé le tout décousu, ou alors c'est encore du surréalisme auquel je ne comprends rien.. bref, ce n'est pas une lecture emballante, et je n'en ai rien retiré. D'autre part, l'ennui avec Pellejero, c'est qu'il a tendance à changer souvent de style graphique sur ses séries ; ici, son dessin n'est pas foncièrement désagréable, mais je préfère de loin son trait plus épais comme sur Un peu de fumée bleue... ou Loup de pluie.

25/10/2014 (modifier)