Encore un livre de commande du musée du Louvre qui ne réussit pas du tout à nous captiver...
Des dessins extrêmement précis aux couleurs pastel, avec une sorte de fixité désagréable.
Un scénario répétitif et sans ressort dramatique, avec une sorte de brume qui essaye de raccorder l'histoire de l'art française et celle du Japon par l'intervention de deux peintres japonais qui se sont inspirés de la peinture occidentale au début du XXème siècle. Mais c'est réellement soporifique, et je n'ai pas réussi à m'y intéresser une minute. Le personnage principal est une sorte de Marcel Proust mais qui ne saurait pas écrire : autrement dit un pauvre jeune homme affaibli et sans qualité. Pas pu finir.
Quel dommage pour la BD. Celle de Nicolas de Crécy était beaucoup plus inventive, en tout cas. En revanche, pour le Louvre, c'est vrai que ça le rappelle à notre souvenir... Mais 130 pages qu'on survole sans plaisir, c'était inutile.
Nous avons droit à une autre image de Venise qui détruit totalement le mythe de la carte postale. Ce n'est pas tant la démystification qui ne m'a pas charmé mais plutôt la vulgarité du propos. C'est glauque à souhait et cela n'a aucun sens en ce qui me concerne.
Par ailleurs, les clins d'oeil et les références ne sauvent en rien cette oeuvre immorale. Associer les personnages de Disney à cette débauche est plus qu'une faute de goût.
Bon, j'avoue que j'ai rarement lu une bd aussi mauvaise ou plutôt rebutante. Ma note sera donc sans appel. Ce titre pourrait aisément figurer dans ma liste des razzies awards.
Note de la modération: Avis portant sur les épisodes The Amazing Spider-Man (V.II) #40 à 45 tels que publiés en 2008 dans la collection "Marvel, les incontournables".
J’ai toujours trouvé Spider-man ringard (pas autant que Superman ou Captain America, mais ringard quand même…) et relativement dépourvu de charisme. Si cet album ne m’a pas fait changer d’avis à ce sujet, peut-être plaira-t-il toutefois aux fans du super-héros en question…
Les épisodes rassemblés dans ce recueil sont originellement parus en 2002 dans ‘Amazing Spider-man (vol. 2)’ (numéros 40 à 45), ce qui explique que cet album n’a pas vraiment de début, ni de fin. Il s’agit juste d’une tranche des aventures de Spidey et cette tranche ne m’a pas paru incontournable.
• 1ère moitié : 1/5 (parce qu’il n’y a pas moins !)
Dans les trois premiers épisodes, Spider-man enquête au sujet des disparitions inexplicables de jeunes drogués. [SPOILER] Il rencontre ainsi un nouvel ennemi qui a le pouvoir d’apparaître et de disparaître dans le plan astral !!! [/SPOILER] Affligeant… Du très mauvais comic book…
• 2nde moitié : 2,5/5
Dans les trois derniers épisodes, Spider-man se voit confronté à son vieil ennemi Octopus. Ce dernier n’est toutefois pas seul ! Ça reste très moyen, mais c’est déjà mieux que le début de l’album.
Sur le plan des activités du super-héros, cet album n’apporte pas grand-chose. Sur le plan de sa vie privée, Spider-man vient d’avouer le secret de sa double vie à sa tante et est en froid avec M.J. Personnellement, je trouve l’entourage de Spidey aussi peu intéressant que le super-héros lui-même…
En un mot, le dessin est, quant à lui, quelconque !
Bref, à éviter, sauf pour les inconditionnels du super-héros (et encore…)
Cette adaptation du roman éponyme de Leopold Sacher-Masoch théorisant la pratique du masochisme, vient après celles de Histoire d'O et de Emmanuelle en 1985, Crepax n'est donc pas novice dans ce domaine, mais bizarrement, la Bd apparaît au premier abord comme une succession banale de punitions et de supplices.
J'ai lu l'édition originale Albin Michel de 1985, qui offre de grandes planches aux cases très larges et de nombreuses pleines pages à l'encre, aux décors dépouillés. Cette lecture venait aussi après celles des oeuvres citées plus haut où Crepax faisait preuve de plus d'originalité dans sa mise en page ; ici, j'ai trouvé ce style froid et sans âme, je n'ai pas éprouvé du dégoût mais plutôt de l'indifférence, c'est clairement le genre de Bd érotique que je n'aime pas, mais qu'il est intéressant de lire pour s'en faire une idée, surtout quand il s'agit d'un grand auteur comme Crepax.
Ces perversions sado-masochistes sont décadentes et d'un ennui mortel, elles se suivent sans aucune fantaisie, et ne produisent aucun effet sur moi car ce n'est pas mon trip. Ces pratiques traduisent aussi un déséquilibre sexuel profond chez ces couples de la haute société qui ne savent pas obtenir la jouissance en se faisant simplement du bien. Bon après tout, ça les regarde..
Au-dela de ça, on peut admirer quand même le travail de Crepax qui reste fidèle à sa technique graphique constituée de très grandes cases, de gros plans et d'enchaînement cinématographique ; si j'ai pu aller jusqu'à la fin, c'est que heureusement c'est découpé en petits chapitres de 5 à 6 planches avec des dialogues réduits à l'essentiel, l'image compte beaucoup, et justement, c'est très vite lu.
Pour ceux qui souhaitent découvrir cette oeuvre déroutante, ils pourront y percevoir en filigrane une introduction à un univers sexuel très codifié, tout en ouvrant une réflexion très actuelle sur les rapports entre les sexes.
Cette trilogie possède la force de certaines sagas de SF, c'est certain, mais l'univers, l'ambiance et les personnages me révulsent de la même façon que dans Les Eaux de Mortelune. Car même si Adamov pond son premier scénario en solo, on voit bien que l'influence reçue sur sa précédente série est évidente. Il y reprend à peu près les mêmes éléments, ce ton nauséeux et ces scènes un peu dégueu qu'on rencontre dans Les Eaux de Mortelune. C'est donc encore une fresque de science-fiction baroque avec cependant quelques variantes et surtout cet aspect organique malsain, je supporte mal ce genre de sujet qui représente ce que je déteste le plus en SF.
Pourtant, les quelque premières pages semblaient prometteuses, on pénètre dans un univers étrange et sauvage où va régner la loi du plus fort... et puis très vite, ça sombre dans un délire mystico-conflictuel basé sur le pouvoir avec des séquences complètement surréalistes, tout ça ne me convient pas.
Mais surtout, ce que je regrette le plus, c'est de voir le talent graphique exceptionnel d'un dessinateur qui prend plaisir à s'aventurer dans des univers de folie comme ici ; quand il décidera de faire une Bd d'aventure normale, je serai client sans problème. En tout cas, j'aime son dessin d'une finesse et d'une fluidité esthétique, avec des cases souvent chargées, remplies de petits détails intéressants à observer.
Et aussi, je reconnais son mérite d'avoir su créer un monde imaginaire, même s'il rappelle un peu Mortelune, et même s'il est trop bizarre pour moi...
Non. Je suis restée totalement à l'extérieur du truc.
Comme devant une tapisserie des Gobelins: oui et alors? Je ne sais pas... le coté "c'est pas sorcier", je vous explique la science, mais en fait c'est de la magie, mais en fait c'est extraordinaire, t'inquiètes de rien, je t'emmène au pays des merveilles... Je n'ai pas réussi à finir.
Un coté "au pays de Candy", tout est en sucre d'orge et ça me donne mal aux dents.
Pourtant les dessins sont lumineux et tout et tout, mais aucun personnage auquel j'aurais pu m'identifier.
Désolée, ça ne se commande pas.
Qu'il est agréable de tomber malade en janvier-février avec le joli temps de Lorraine que je subis chaque hiver.
Mais pépère doit mal vieillir car pépère d'habitude si résistant n'a pu que succomber à un début de grippe cette année 2015 :(
Par habitude j'ai le smartphone bien gonflé de jeux divers en tous genre pour les salles d'attente généralement bien gonflées en cette période charmante de l'année mais je déteste avoir l'oeil rivé constamment afin d'observer si mon voisin de gauche à moins que ce ne soit celui de droite n'observe attentivement mes "high scores".
Par "chance", un exemplaire entier de cette oeuvre bucolique était disponible. Je ne l'ai pas remarqué de suite mais un gamin l'a reposé au milieu des "Challenges" et "Madame Figaro" habituels de la vieille table ronde aux bouquins...
Souhaitant conserver un poil de batterie dans mon téléphone, je m'empresse de saisir le précieux ouvrage avec l'espoir qu'il me tienne éveillé mais bien mal m'en a pris...
Le contenu est d'une bêtise affligeante. Je n'étais plus guère réceptif à l'humour "d'un autre temps" de ce fameux duo depuis les années 80 et encore moins à leurs publicités sans queue ni tête pour une assurance dont je tairais le nom.
Ici c'est pareil sauf que même l'auteur ne doit y croire tellement il s'applique à très mal reproduire les visages de nos zéros et à ne presque pas reproduire de décor du tout.
Est-ce que l'on rit ? euh dois-je vraiment répondre à cette question ?
Je cherche encore l'intérêt de ce bouquin que j'ai eu le temps de tout lire bien avant que le docteur ne m'interpelle. C'était mon tour enfin, le livre est bien revenu sur la table de façon presque honteuse pour être repris par un autre patient, c'est vous dire à quel point on s'emmerde dans une salle d'attentes.
La faute au dessin !
J'estime avoir des goûts plutôt éclectiques et parfois passer sur des choses qui ne font pas partie de mon univers, mais là vraiment c'est au dessus de mes forces. J'ai l'impression d'avoir lu un truc ou certains personnages après avoir été dessinés, semblaient avoir pris un coup de pilon sur la tête, ce qui n'est pas sans incidence sur leur taille. Alors pourquoi pas si tous avaient subi le même choc, mais non : d'autres s'en sortent mieux ! Au final ça donne un truc très moche !
L'histoire aurait pu sauver le truc, mais je n'ai trouvé aucune originalité dans un récit compilant des choses vues ailleurs.
Par le corbeau d’Odin ! Dès les premières pages la nullité et le manque de crédibilité du scénario vous prennent à la gorge telle cette meute de loups attaquant la renarde Florie. Je me demande comment il est possible de se planter à ce point-là sur la façon d’écrire une histoire. Les loups n’attaquent pas les hommes, sauf dans des cas exceptionnels où ils crèvent de faim et ils s’en prendraient dans ce cas de figure à des individus isolés sur leur territoire. On est en hiver, il fait très froid, c’est donc une possibilité me direz-vous. D’accord, mais une meute qui s’aventure hors de son territoire pour attaquer l’homme jusque dans son village, c’est n’importe quoi. Et pourquoi Florie est-elle envoyée toute seule par les villageois à l’orée du bois, armée d’un simple bâton comme repoussoir ? Non je vous rassure je ne vais pas dresser la liste des incohérences et éléments scénaristiques complètement invraisemblables parce qu’avec seulement le tome un je pourrai remplir une page Word entière.
J’ai également bien conscience de ne pas avoir en face de moi une série purement historique mais un feuilleton médiéval fantaisiste, mais étant donné que ce récit s’encre dans notre réalité et non dans un monde secondaire imaginaire, j’estime qu’il doit y avoir un minimum de crédibilité sur l’aspect factuel, ne serait-ce que pour facilité l’immersion. On est ici dans un Moyen-âge complètement fantasmé qui n’a jamais existé, voir autant d’invraisemblances à la pelle peut inquiéter sur les connaissances du scénariste en la matière.
Si encore les maladresses se limitaient à la véracité historique, je n’en ferais pas tout un plat, étant plutôt tolérant et pas tatillon sur ce point. Mais le récit en lui-même… c’est d’une nullité ! Pardon mais appelons un chat, un chat. Brice Tarvel ne sait pas comment conter une histoire, à aucun moment j’ai été embarqué dans l’aventure, je suis resté à quai, effrayé et ébahi devant ce que je lisais. Il n’y a aucun liant, seulement l’impression de scénettes écrites pour servir de prétexte à un étalage de personnages complètement lubriques, du croupion et de la counnette.
La partie concernant les chevaliers rouillés est intéressante : mystérieuse, ancestrale, il plane une ambiance glauque et spectrale. Et puis vient l’explication du pourquoi : en fait il s’agit du forgeron qui balance dans la forêt des armures dont il n’est pas satisfait du travail. Je… ce n’est pas du tout complètement foireux comme explication (ironie inside). C’est vrai, se servir des armures comme matière première, les refondre pour faire d’autres armures ne lui serait pas venu à son esprit de vilain pouilleux. À cette époque, le fer ça coûte que dalle, comme les champignons ça pousse partout, suffit de se pencher pour en ramasser. Désolé, j’avais promis de ne pas faire la liste mais il faut en permanence que quelque chose vienne plomber le récit.
L’histoire est naze, les dialogues ne sont pas en reste. C’est d’une platitude souvent navrante, en plus d’être très bavard, les réactions et interactions entre les personnages sonnent de manière totalement factice. Ils sont en revanche plutôt rigolos quand ils mélangent cul et langage paillard. La série devrait être recasée dans humour, je pourrai y revoir ma note. Enfin bref, cela s’étend parfois jusqu’à la voix off qui débite plus d’âneries que le nombre de pairs de seins présent dans l’album : « Le gouffre fut bientôt là, sous nos pieds, pareil à la gueule béante d’un dragon. » Purée, mais qu’est-ce que ça veut dire c’te niaiserie ?! Il y en a un qui a abusé de l’hydromel.
Franchement, le seul moment où j’ai dû être raccord avec l’esprit de la BD, c’est quand j’ai bouclé le tome cinq. Parce que je dois être un peu maso pour être allé au bout d’une série qui m’a ennuyée dès le premier album. Si le premier diptyque m’a profondément saoulé, je reconnais que le deuxième fut un poil meilleur avec ces gargouilles, ces bonnes sœurs cinglées et les zombies des marécages. Ça ne vole toujours pas bien haut mais j’ai trouvé ça honnête.
Si l’inquisition me mettait la main dessus et qu’à la question on me demandait de choisir entre une relecture de Mortepierre ou qu’on me déverse du verre pillé dans l’anus, je choisirai la deuxième option. (…) Bon, peut être pas, mais vous avez saisi l’idée.
En fait voilà, je suis surtout déçu parce que j’apprécie le dessin d’Aouamri et je pense qu’il mérite mieux que ce truc. Les deux premiers tomes ne sont pas toujours au niveau, on sent l’œuvre de jeunesse qui demande à s’améliorer. Le trait d’Aoumari n’atteint pas la grâce et la finesse qu’il acquiert sur Saga Valta, les proportions des personnages manque de justesse. Pour exemple la poitrine de Florie qui parfois se confond avec deux obus siliconés d’actrice porno. Et le six-pack de son ami bûcheron semble irréel, impossible. Je trouve en revanche qu’il y a une très nette progression dans le deuxième diptyque où on prend le style d’Aouamri de plein fouet, très beau, fouillé et détaillé. Il ne cesse d'évoluer dans le bon sens.
Le tome 5 voit l’arrivée d’un nouveau dessinateur qui n’a, avec tout mon respect, pas le talent de son prédécesseur. Ajouté à cela une histoire qui n’en finit plu de s’enfoncer dans la médiocrité, il était tant qu’elle s’arrête.
Même si on pouvait mettre 0 ou des demis points, j’aurai laissé une étoile rien que pour le dessin. Heureusement ça ne suffit pas pour faire une bonne BD.
En dépit d'un bon début, c'est encore une série de thriller politique qui joue sur la parano du 11 septembre, à parution très rapprochée, avec plusieurs dessinateurs illustrant les délires de Desberg. Ouais, ben moi, d'abord le sujet ne m'attire pas, je n'ai pas envie de me pencher tant que ça sur le terrorisme qui est devenu la plaie mondiale, et en même temps, j'ai envie de voir comment on peut le combattre... et ensuite, je trouve que Desberg se répète d'une série à l'autre et qu'il devrait un peu plus changer d'univers, parce que cette Bd est quand même assez proche de ses autres créations comme I.R.$. ou Black Op et même un peu Sienna..
A cela s'ajoutent des ficelles aussi grosses que les cordages du port de La Pallice, des raccourcis trop faciles et des facilités presque éhontées comme cette redite dans chaque album concernant la bombe chimique ("Voici comment se présentent les choses") qui permet de gagner 4 ou 5 pages ; j'ai pris le parti de ne plus les lire dès le tome 3 car c'est un procédé de feuilleton télé, pas de BD, surtout quand on lit les 6 tomes à la suite comme je l'ai fait. Parce que ben oui, j'ai quand même tout lu pour voir jusqu'où Desberg pouvait aller et comment il allait conclure, je me demande encore comment j'ai fait..
Un final assez plat en plus, que c'en est indigne d'un grand scénariste. Entre les jérémiades de Saskia (comment peut-on être recrutée à la CIA lorsqu'on a une vie de famille compliquée ?), la fan-attitude de Duane pour Star Wars, les élans nihilistes de Jermaine, la romance de pacotille entre Jared et Scarlet (incompatible avec leurs jobs), et les discours de schizo de Morris Krove (un malade terrifiant celui-là), j'ai pataugé en plein dans la dérive sordide et l'excrément politique. En plus, je ne vois pas la nécessité de coller cette sous-intrigue sur les pièces trouées, et les flashbacks sur Judas semblent vraiment de trop ; comme si la série n'était déjà pas assez bancale, on dirait que Desberg se sabote de l'intérieur.
C'est malheureusement le genre de série qui reste un produit de grande consommation et qui doit cartonner en grandes surfaces, aussi fade qu'un chewing-gum qui n'a plus de goût. Heureusement, c'est instructif pour connaître certaines dérives et méthodes des services secrets. Mais le seul atout vraiment important dans tout ça, c'est l'unité graphique, c'est ce qui m'a incité à tout lire jusqu'au bout ; c'est du dessin à la mode I.R.$., au trait fluide et lisse que j'aime bien, surtout Juszezak et Griffo, même si je soupçonne Marini d'avoir dessiné le tome 1 avec un trait plus fin qu'à son habitude. Par contre, Koller n'est pas dans le ton.
Une série trop longue (et dire qu'il y a un 2ème cycle, que je ne lirai évidemment pas), très oubliable, qui a la chance d'être servie par de bons dessinateurs, mais pour laquelle je n'ai éprouvé pas le moindre plaisir de lecture.
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Les Gardiens du Louvre
Encore un livre de commande du musée du Louvre qui ne réussit pas du tout à nous captiver... Des dessins extrêmement précis aux couleurs pastel, avec une sorte de fixité désagréable. Un scénario répétitif et sans ressort dramatique, avec une sorte de brume qui essaye de raccorder l'histoire de l'art française et celle du Japon par l'intervention de deux peintres japonais qui se sont inspirés de la peinture occidentale au début du XXème siècle. Mais c'est réellement soporifique, et je n'ai pas réussi à m'y intéresser une minute. Le personnage principal est une sorte de Marcel Proust mais qui ne saurait pas écrire : autrement dit un pauvre jeune homme affaibli et sans qualité. Pas pu finir. Quel dommage pour la BD. Celle de Nicolas de Crécy était beaucoup plus inventive, en tout cas. En revanche, pour le Louvre, c'est vrai que ça le rappelle à notre souvenir... Mais 130 pages qu'on survole sans plaisir, c'était inutile.
Jours tranquilles à Venise
Nous avons droit à une autre image de Venise qui détruit totalement le mythe de la carte postale. Ce n'est pas tant la démystification qui ne m'a pas charmé mais plutôt la vulgarité du propos. C'est glauque à souhait et cela n'a aucun sens en ce qui me concerne. Par ailleurs, les clins d'oeil et les références ne sauvent en rien cette oeuvre immorale. Associer les personnages de Disney à cette débauche est plus qu'une faute de goût. Bon, j'avoue que j'ai rarement lu une bd aussi mauvaise ou plutôt rebutante. Ma note sera donc sans appel. Ce titre pourrait aisément figurer dans ma liste des razzies awards.
Spider-Man (Straczynski)
Note de la modération: Avis portant sur les épisodes The Amazing Spider-Man (V.II) #40 à 45 tels que publiés en 2008 dans la collection "Marvel, les incontournables". J’ai toujours trouvé Spider-man ringard (pas autant que Superman ou Captain America, mais ringard quand même…) et relativement dépourvu de charisme. Si cet album ne m’a pas fait changer d’avis à ce sujet, peut-être plaira-t-il toutefois aux fans du super-héros en question… Les épisodes rassemblés dans ce recueil sont originellement parus en 2002 dans ‘Amazing Spider-man (vol. 2)’ (numéros 40 à 45), ce qui explique que cet album n’a pas vraiment de début, ni de fin. Il s’agit juste d’une tranche des aventures de Spidey et cette tranche ne m’a pas paru incontournable. • 1ère moitié : 1/5 (parce qu’il n’y a pas moins !) Dans les trois premiers épisodes, Spider-man enquête au sujet des disparitions inexplicables de jeunes drogués. [SPOILER] Il rencontre ainsi un nouvel ennemi qui a le pouvoir d’apparaître et de disparaître dans le plan astral !!! [/SPOILER] Affligeant… Du très mauvais comic book… • 2nde moitié : 2,5/5 Dans les trois derniers épisodes, Spider-man se voit confronté à son vieil ennemi Octopus. Ce dernier n’est toutefois pas seul ! Ça reste très moyen, mais c’est déjà mieux que le début de l’album. Sur le plan des activités du super-héros, cet album n’apporte pas grand-chose. Sur le plan de sa vie privée, Spider-man vient d’avouer le secret de sa double vie à sa tante et est en froid avec M.J. Personnellement, je trouve l’entourage de Spidey aussi peu intéressant que le super-héros lui-même… En un mot, le dessin est, quant à lui, quelconque ! Bref, à éviter, sauf pour les inconditionnels du super-héros (et encore…)
La Vénus à la fourrure
Cette adaptation du roman éponyme de Leopold Sacher-Masoch théorisant la pratique du masochisme, vient après celles de Histoire d'O et de Emmanuelle en 1985, Crepax n'est donc pas novice dans ce domaine, mais bizarrement, la Bd apparaît au premier abord comme une succession banale de punitions et de supplices. J'ai lu l'édition originale Albin Michel de 1985, qui offre de grandes planches aux cases très larges et de nombreuses pleines pages à l'encre, aux décors dépouillés. Cette lecture venait aussi après celles des oeuvres citées plus haut où Crepax faisait preuve de plus d'originalité dans sa mise en page ; ici, j'ai trouvé ce style froid et sans âme, je n'ai pas éprouvé du dégoût mais plutôt de l'indifférence, c'est clairement le genre de Bd érotique que je n'aime pas, mais qu'il est intéressant de lire pour s'en faire une idée, surtout quand il s'agit d'un grand auteur comme Crepax. Ces perversions sado-masochistes sont décadentes et d'un ennui mortel, elles se suivent sans aucune fantaisie, et ne produisent aucun effet sur moi car ce n'est pas mon trip. Ces pratiques traduisent aussi un déséquilibre sexuel profond chez ces couples de la haute société qui ne savent pas obtenir la jouissance en se faisant simplement du bien. Bon après tout, ça les regarde.. Au-dela de ça, on peut admirer quand même le travail de Crepax qui reste fidèle à sa technique graphique constituée de très grandes cases, de gros plans et d'enchaînement cinématographique ; si j'ai pu aller jusqu'à la fin, c'est que heureusement c'est découpé en petits chapitres de 5 à 6 planches avec des dialogues réduits à l'essentiel, l'image compte beaucoup, et justement, c'est très vite lu. Pour ceux qui souhaitent découvrir cette oeuvre déroutante, ils pourront y percevoir en filigrane une introduction à un univers sexuel très codifié, tout en ouvrant une réflexion très actuelle sur les rapports entre les sexes.
Dayak
Cette trilogie possède la force de certaines sagas de SF, c'est certain, mais l'univers, l'ambiance et les personnages me révulsent de la même façon que dans Les Eaux de Mortelune. Car même si Adamov pond son premier scénario en solo, on voit bien que l'influence reçue sur sa précédente série est évidente. Il y reprend à peu près les mêmes éléments, ce ton nauséeux et ces scènes un peu dégueu qu'on rencontre dans Les Eaux de Mortelune. C'est donc encore une fresque de science-fiction baroque avec cependant quelques variantes et surtout cet aspect organique malsain, je supporte mal ce genre de sujet qui représente ce que je déteste le plus en SF. Pourtant, les quelque premières pages semblaient prometteuses, on pénètre dans un univers étrange et sauvage où va régner la loi du plus fort... et puis très vite, ça sombre dans un délire mystico-conflictuel basé sur le pouvoir avec des séquences complètement surréalistes, tout ça ne me convient pas. Mais surtout, ce que je regrette le plus, c'est de voir le talent graphique exceptionnel d'un dessinateur qui prend plaisir à s'aventurer dans des univers de folie comme ici ; quand il décidera de faire une Bd d'aventure normale, je serai client sans problème. En tout cas, j'aime son dessin d'une finesse et d'une fluidité esthétique, avec des cases souvent chargées, remplies de petits détails intéressants à observer. Et aussi, je reconnais son mérite d'avoir su créer un monde imaginaire, même s'il rappelle un peu Mortelune, et même s'il est trop bizarre pour moi...
Le Château des étoiles
Non. Je suis restée totalement à l'extérieur du truc. Comme devant une tapisserie des Gobelins: oui et alors? Je ne sais pas... le coté "c'est pas sorcier", je vous explique la science, mais en fait c'est de la magie, mais en fait c'est extraordinaire, t'inquiètes de rien, je t'emmène au pays des merveilles... Je n'ai pas réussi à finir. Un coté "au pays de Candy", tout est en sucre d'orge et ça me donne mal aux dents. Pourtant les dessins sont lumineux et tout et tout, mais aucun personnage auquel j'aurais pu m'identifier. Désolée, ça ne se commande pas.
Chevallier et Laspalès
Qu'il est agréable de tomber malade en janvier-février avec le joli temps de Lorraine que je subis chaque hiver. Mais pépère doit mal vieillir car pépère d'habitude si résistant n'a pu que succomber à un début de grippe cette année 2015 :( Par habitude j'ai le smartphone bien gonflé de jeux divers en tous genre pour les salles d'attente généralement bien gonflées en cette période charmante de l'année mais je déteste avoir l'oeil rivé constamment afin d'observer si mon voisin de gauche à moins que ce ne soit celui de droite n'observe attentivement mes "high scores". Par "chance", un exemplaire entier de cette oeuvre bucolique était disponible. Je ne l'ai pas remarqué de suite mais un gamin l'a reposé au milieu des "Challenges" et "Madame Figaro" habituels de la vieille table ronde aux bouquins... Souhaitant conserver un poil de batterie dans mon téléphone, je m'empresse de saisir le précieux ouvrage avec l'espoir qu'il me tienne éveillé mais bien mal m'en a pris... Le contenu est d'une bêtise affligeante. Je n'étais plus guère réceptif à l'humour "d'un autre temps" de ce fameux duo depuis les années 80 et encore moins à leurs publicités sans queue ni tête pour une assurance dont je tairais le nom. Ici c'est pareil sauf que même l'auteur ne doit y croire tellement il s'applique à très mal reproduire les visages de nos zéros et à ne presque pas reproduire de décor du tout. Est-ce que l'on rit ? euh dois-je vraiment répondre à cette question ? Je cherche encore l'intérêt de ce bouquin que j'ai eu le temps de tout lire bien avant que le docteur ne m'interpelle. C'était mon tour enfin, le livre est bien revenu sur la table de façon presque honteuse pour être repris par un autre patient, c'est vous dire à quel point on s'emmerde dans une salle d'attentes.
Au royaume des aveugles
La faute au dessin ! J'estime avoir des goûts plutôt éclectiques et parfois passer sur des choses qui ne font pas partie de mon univers, mais là vraiment c'est au dessus de mes forces. J'ai l'impression d'avoir lu un truc ou certains personnages après avoir été dessinés, semblaient avoir pris un coup de pilon sur la tête, ce qui n'est pas sans incidence sur leur taille. Alors pourquoi pas si tous avaient subi le même choc, mais non : d'autres s'en sortent mieux ! Au final ça donne un truc très moche ! L'histoire aurait pu sauver le truc, mais je n'ai trouvé aucune originalité dans un récit compilant des choses vues ailleurs.
Mortepierre
Par le corbeau d’Odin ! Dès les premières pages la nullité et le manque de crédibilité du scénario vous prennent à la gorge telle cette meute de loups attaquant la renarde Florie. Je me demande comment il est possible de se planter à ce point-là sur la façon d’écrire une histoire. Les loups n’attaquent pas les hommes, sauf dans des cas exceptionnels où ils crèvent de faim et ils s’en prendraient dans ce cas de figure à des individus isolés sur leur territoire. On est en hiver, il fait très froid, c’est donc une possibilité me direz-vous. D’accord, mais une meute qui s’aventure hors de son territoire pour attaquer l’homme jusque dans son village, c’est n’importe quoi. Et pourquoi Florie est-elle envoyée toute seule par les villageois à l’orée du bois, armée d’un simple bâton comme repoussoir ? Non je vous rassure je ne vais pas dresser la liste des incohérences et éléments scénaristiques complètement invraisemblables parce qu’avec seulement le tome un je pourrai remplir une page Word entière. J’ai également bien conscience de ne pas avoir en face de moi une série purement historique mais un feuilleton médiéval fantaisiste, mais étant donné que ce récit s’encre dans notre réalité et non dans un monde secondaire imaginaire, j’estime qu’il doit y avoir un minimum de crédibilité sur l’aspect factuel, ne serait-ce que pour facilité l’immersion. On est ici dans un Moyen-âge complètement fantasmé qui n’a jamais existé, voir autant d’invraisemblances à la pelle peut inquiéter sur les connaissances du scénariste en la matière. Si encore les maladresses se limitaient à la véracité historique, je n’en ferais pas tout un plat, étant plutôt tolérant et pas tatillon sur ce point. Mais le récit en lui-même… c’est d’une nullité ! Pardon mais appelons un chat, un chat. Brice Tarvel ne sait pas comment conter une histoire, à aucun moment j’ai été embarqué dans l’aventure, je suis resté à quai, effrayé et ébahi devant ce que je lisais. Il n’y a aucun liant, seulement l’impression de scénettes écrites pour servir de prétexte à un étalage de personnages complètement lubriques, du croupion et de la counnette. La partie concernant les chevaliers rouillés est intéressante : mystérieuse, ancestrale, il plane une ambiance glauque et spectrale. Et puis vient l’explication du pourquoi : en fait il s’agit du forgeron qui balance dans la forêt des armures dont il n’est pas satisfait du travail. Je… ce n’est pas du tout complètement foireux comme explication (ironie inside). C’est vrai, se servir des armures comme matière première, les refondre pour faire d’autres armures ne lui serait pas venu à son esprit de vilain pouilleux. À cette époque, le fer ça coûte que dalle, comme les champignons ça pousse partout, suffit de se pencher pour en ramasser. Désolé, j’avais promis de ne pas faire la liste mais il faut en permanence que quelque chose vienne plomber le récit. L’histoire est naze, les dialogues ne sont pas en reste. C’est d’une platitude souvent navrante, en plus d’être très bavard, les réactions et interactions entre les personnages sonnent de manière totalement factice. Ils sont en revanche plutôt rigolos quand ils mélangent cul et langage paillard. La série devrait être recasée dans humour, je pourrai y revoir ma note. Enfin bref, cela s’étend parfois jusqu’à la voix off qui débite plus d’âneries que le nombre de pairs de seins présent dans l’album : « Le gouffre fut bientôt là, sous nos pieds, pareil à la gueule béante d’un dragon. » Purée, mais qu’est-ce que ça veut dire c’te niaiserie ?! Il y en a un qui a abusé de l’hydromel. Franchement, le seul moment où j’ai dû être raccord avec l’esprit de la BD, c’est quand j’ai bouclé le tome cinq. Parce que je dois être un peu maso pour être allé au bout d’une série qui m’a ennuyée dès le premier album. Si le premier diptyque m’a profondément saoulé, je reconnais que le deuxième fut un poil meilleur avec ces gargouilles, ces bonnes sœurs cinglées et les zombies des marécages. Ça ne vole toujours pas bien haut mais j’ai trouvé ça honnête. Si l’inquisition me mettait la main dessus et qu’à la question on me demandait de choisir entre une relecture de Mortepierre ou qu’on me déverse du verre pillé dans l’anus, je choisirai la deuxième option. (…) Bon, peut être pas, mais vous avez saisi l’idée. En fait voilà, je suis surtout déçu parce que j’apprécie le dessin d’Aouamri et je pense qu’il mérite mieux que ce truc. Les deux premiers tomes ne sont pas toujours au niveau, on sent l’œuvre de jeunesse qui demande à s’améliorer. Le trait d’Aoumari n’atteint pas la grâce et la finesse qu’il acquiert sur Saga Valta, les proportions des personnages manque de justesse. Pour exemple la poitrine de Florie qui parfois se confond avec deux obus siliconés d’actrice porno. Et le six-pack de son ami bûcheron semble irréel, impossible. Je trouve en revanche qu’il y a une très nette progression dans le deuxième diptyque où on prend le style d’Aouamri de plein fouet, très beau, fouillé et détaillé. Il ne cesse d'évoluer dans le bon sens. Le tome 5 voit l’arrivée d’un nouveau dessinateur qui n’a, avec tout mon respect, pas le talent de son prédécesseur. Ajouté à cela une histoire qui n’en finit plu de s’enfoncer dans la médiocrité, il était tant qu’elle s’arrête. Même si on pouvait mettre 0 ou des demis points, j’aurai laissé une étoile rien que pour le dessin. Heureusement ça ne suffit pas pour faire une bonne BD.
Empire USA
En dépit d'un bon début, c'est encore une série de thriller politique qui joue sur la parano du 11 septembre, à parution très rapprochée, avec plusieurs dessinateurs illustrant les délires de Desberg. Ouais, ben moi, d'abord le sujet ne m'attire pas, je n'ai pas envie de me pencher tant que ça sur le terrorisme qui est devenu la plaie mondiale, et en même temps, j'ai envie de voir comment on peut le combattre... et ensuite, je trouve que Desberg se répète d'une série à l'autre et qu'il devrait un peu plus changer d'univers, parce que cette Bd est quand même assez proche de ses autres créations comme I.R.$. ou Black Op et même un peu Sienna.. A cela s'ajoutent des ficelles aussi grosses que les cordages du port de La Pallice, des raccourcis trop faciles et des facilités presque éhontées comme cette redite dans chaque album concernant la bombe chimique ("Voici comment se présentent les choses") qui permet de gagner 4 ou 5 pages ; j'ai pris le parti de ne plus les lire dès le tome 3 car c'est un procédé de feuilleton télé, pas de BD, surtout quand on lit les 6 tomes à la suite comme je l'ai fait. Parce que ben oui, j'ai quand même tout lu pour voir jusqu'où Desberg pouvait aller et comment il allait conclure, je me demande encore comment j'ai fait.. Un final assez plat en plus, que c'en est indigne d'un grand scénariste. Entre les jérémiades de Saskia (comment peut-on être recrutée à la CIA lorsqu'on a une vie de famille compliquée ?), la fan-attitude de Duane pour Star Wars, les élans nihilistes de Jermaine, la romance de pacotille entre Jared et Scarlet (incompatible avec leurs jobs), et les discours de schizo de Morris Krove (un malade terrifiant celui-là), j'ai pataugé en plein dans la dérive sordide et l'excrément politique. En plus, je ne vois pas la nécessité de coller cette sous-intrigue sur les pièces trouées, et les flashbacks sur Judas semblent vraiment de trop ; comme si la série n'était déjà pas assez bancale, on dirait que Desberg se sabote de l'intérieur. C'est malheureusement le genre de série qui reste un produit de grande consommation et qui doit cartonner en grandes surfaces, aussi fade qu'un chewing-gum qui n'a plus de goût. Heureusement, c'est instructif pour connaître certaines dérives et méthodes des services secrets. Mais le seul atout vraiment important dans tout ça, c'est l'unité graphique, c'est ce qui m'a incité à tout lire jusqu'au bout ; c'est du dessin à la mode I.R.$., au trait fluide et lisse que j'aime bien, surtout Juszezak et Griffo, même si je soupçonne Marini d'avoir dessiné le tome 1 avec un trait plus fin qu'à son habitude. Par contre, Koller n'est pas dans le ton. Une série trop longue (et dire qu'il y a un 2ème cycle, que je ne lirai évidemment pas), très oubliable, qui a la chance d'être servie par de bons dessinateurs, mais pour laquelle je n'ai éprouvé pas le moindre plaisir de lecture.