Je précise que j'ai lu l'intégrale moyen format de 2004 en noir et blanc, ce détail est important, car pour moi, j'ai trouvé que le dessin avait non seulement plus de force que la version couleurs, mais qu'il est surtout d'une exceptionnelle qualité ; en même temps, il est troublant de constater à quel point les graphismes de Moebius et de Manara étaient très ressemblants au début des années 90, c'est tellement flagrant dans certains passages, qu' il me semblait lire du Manara. Je ne crois pas que j'aurais eu la même sensation avec la couleur... enfin passons..
Je me suis donc retrouvé à lire cet album tout à fait par hasard en bibliothèque, car il est bien évident que je n'aurais pas acheté ce genre d'ouvrage, même en occase. En feuilletant, j'aperçois du sexe un peu partout, un peu comme le sème habituellement Manara, c'est ce qui m'a aussitôt induit en erreur, et puis non c'est bien du Moebius, j'avais donc envie de voir comment il traitait le sujet par rapport à d'autres dessinateurs.
Oui mais voila, c'est du Moebius, avec du Jodorowsky derrière ; tout ceci m'a très vite ennuyé, c'est encore une fois les délires mystico-sexuels de Jodo en mode verbeux, qui s'autoparodie à travers son double graphique de prof Alain Mangel. Je reconnais que l'exercice pouvait être séduisant si ça avait été un autre auteur, mais là non, ce sont encore des idées nauséeuses, saugrenues et bizarres, livrées dans un ton très intello et pour lesquelles je n'ai que de l'indifférence ; sans réelle originalité, le tout n'a aucune signification rationnelle, ça ne mène à rien, c'est de la masturbation intellectuelle à son plus haut niveau, donc c'est pas pour moi...
J'ai simplement apprécié le beau coup de crayon de Moebius, beaucoup moins épuré que sur ses autres séries, surtout sur les 2 premiers chapitres..
Le Comité Six charge Roland de retrouver Marcel, qui viole les lois de leur univers fractal en interférant à travers le multivers pour l'améliorer. Il part à sa recherche et tente de corriger les interférences qu'il a perpétrées dans chaque univers, mais les passages de Roland dans les différents mondes provoquent eux-mêmes une série de synchronicités qu'il ne peut éviter.
C’est un jeu à la George Orwell où l’espace-temps semble primordial. J’ai bien aimé l’introduction qui augure d’une œuvre assez ambitieuse. Passé le premier chapitre, on est plongé au cœur du Moyen-Age et l’on n’y comprend déjà plus rien. J’ai par la suite eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons dans cet univers ésotérique.
Fondamentalement, cette œuvre doit être intéressante. Personnellement, je n’ai pas accroché du tout car c’est très psychédélique. La synchronicité n’aura plus de secret pour vous.
Après Les Teigneux, Les Affreux, On achève bien les cons !…, Chanoinat nous refait le coup de la nostalgie et lance une nouvelle série sous l'égide des fantômes d'Audiard et de Lautner…
À coup de “bons mots” et de références appuyées au cinéma d'avant mai 1968, il déroule un scénario sans intérêt. L'intrigue se résume à une course poursuite pleine de coups de feu, à peu près aussi passionnante que la série Fast and furious (vous savez, ces films que les amateurs de tuning vont voir « pour les voitures »…). Quant aux dialogues, particulièrement envahissants, ils multiplient les tournures lourdingues et tombent à plat. Si j'ai pu sourire quelques fois à la lecture des autres séries précitées, cette fois, je me suis carrément emmerdé.
Reste le dessin… Au cas où le lecteur n'aurait pas compris que tout ceci est un “hommage” aux réalisateurs des années 1960, Loirat nous gratifie d'une série de trognes d'époque (Ventura, Blier, Constantin, Blanche, Meurisse, Dalban, Préboist… etc…). Il n'est pas mauvais comme caricaturiste, mais dès qu'ils ne sont pas représentés de face, ses guignols ont l'air de porter de mauvais masques de carnaval en latex.
Ça m'énerve d'autant plus que je suis un fan inconditionnel des Tontons flingueurs, des Barbouzes, des aventures du Monocle et plus généralement des cabotineries de la bande à Lino et Bernard. Mais il faut bien admettre que tous ces films ne sont pas des chefs d'œuvre, en général leur scénario est effectivement très faible, et ils ne tiennent que sur deux piliers : les dialogues d'Audiard et le jeu des acteurs. Aujourd'hui, tout ce petit monde est décédé, De Gaulle ne gouverne plus la France et il paraît grotesque de chercher à ressusciter une époque révolue.
La parodie est toujours possible et elle peut être hilarante, comme en témoignent les deux OSS 117 de Michel Hazanavicius, mais elle supporte mal la médiocrité.
Or, ce Raoul Fracassin n'est qu'une opération commerciale d'auteurs et d'un éditeur qui font dans la médiocrité. Une démarche vulgaire qui, à mon sens, insulte la mémoire de ceux auxquels elle prétend rendre hommage.
Le graphisme est tacheté pour produire un effet optique ou d'encrage un peu sali. C'est franchement horrible à la vue.
On suit le portrait de deux égarés de la société italienne qui décrépit sous nos yeux. C'est un récit guère réjouissant sur l'avenir d'une jeunesse paumée. A vrai dire, on se perd très vite tant le scénario nous apparaît comme hermétique. Les silences lourds de sens auront fini par nous achever.
Du même auteur, je n'avais pas apprécié Bouillon de néant qui était déjà un magma difforme d'images. Je constate avec regret qu'il n'y a pas eu d'amélioration 7 ans après. Désolé de le dire aussi abruptement: je ne fais pas dans la délicatesse et cette oeuvre non plus.
Quelque fois, je me pose des questions du style "mais pourquoi vouloir éditer un truc pareil ?". En effet car en l'occurrence, cela n'apporte rien. Les dessins sont très simplistes dans le style banquise et iceberg. C'est minimaliste autant que possible.
Par ailleurs, les gags ne sont pas très inventifs. N'est pas Fabcaro qui veut. C'est pas drôle mais c'est censé l'être. Bref, ma note sera sans concession. Kroak est très loin d'être l'oeuvre du siècle.
Il y a des bds que je n'ai vraiment pas aimé. Celle-ci en fait partie et je l'assume totalement. C'est ennuyeux à mourir dans un verbiage de riches bobos parisiens sans vouloir être offensant. Le fantasme à la demande en se droguant ne me passionne guère.
Certes, le récit se voulait assez ambitieux avec une bonne idée de départ mais la construction du récit est beaucoup trop chaotique. Les lecteurs sont perdus en chemin et n'ont pas vraiment envie d'aller jusqu'au bout de ce qui ressemble à un calvaire. Un mélo râté à mon sens.
Bon ba voilà, j'ai fait ma B.A. de l'année en m'attelant à la lecture de cet album... (Non, je n'ai pas lu la série entière -je vous rassure- le premier tome m'aura suffit, c'est vraiment pas mon truc.)
C'est franchement le genre d'album avec lequel je ne pense vraiment pas avoir d'affinité. J'ai fait mon curieux... voilà... je suis fixé.
Je n'aime pas cet humour que je trouve caricatural ressassant et retriturant les poncifs sur le football. Jeux de mots moisis ( le club s'appelle "F.C. Palajoy" ... hahaha ) et chute de gag téléphonée... Je cherche encore où je dois rire... Ah si, peut être que le scénariste à mal placé le "L" dans son pseudo...
Concernant le dessin, bon, c'est simple et efficace... Mais que c'est plat. Décors quasi inexistants, expression des personnages répétitifs dans le trait... Pfff...
Bref, un album que je me suis dépêché de finir...
Il est vrai que ça ressemble à du comics underground, mais dont l'exagération crue est poussée à l'extrême, car même chez Crumb ou d'autres auteurs américains comme Moscoso, Vaughn Bodé, Spain Rodriguez, Jay Lynch ou mieux S. Clay Wilson.. on ne voit pas autant de débordements. Encore que... le seul qui pourrait être comparé en remplissage de cases surchargées et en folie dévastatrice, c'est sans doute S. Clay Wilson qui avec sa bande "Captain Pissgum and his pervert pirates" parue à la fin des années 60, faisait dans le violent et sexuel crade, mais la partie graphique était beaucoup plus travaillée.
Ici, le côté glauque, complètement allumé ou très cru, assorti d'outrance sexuelle ne me dérange absolument pas, j'ai vu pire chez Wilson comme je disais, mais c'est le dessin qui me fait trop mal aux yeux, je le trouve hideux pour illustrer un tel sujet, je suis sûr que mon petit cousin de 7 ans en ferait autant ; il aurait fallu un trait plus appliqué, mais pas réaliste, juste un peu plus esthétique, comme dans Squeak the mouse à laquelle cette bande m'a aussi fait penser, et où le dessin rond rappelait les dessins animés de Tex Avery.
Quant à l'aspect drôle, c'est vite dit, ça veut faire penser aux trucs dégoûtants du Vuillemin des "Sales Blagues" avec ce côté très spermatisant chronique, mais chez Vuillemin, ça passe, ici ça n'est pas drôle, je n'ai pas souri un instant. Je crois que c'est le dessin qui pour moi est trop rebutant. En tout cas, cette Bd m'a été prêtée par une amie, je l'ai vite lue et lui ai rendue presque aussi vite et sans regret..
Je me rappelle avoir lu cet album dans Circus dans les années 80 alors que la Bd était titrée "Chroniques de fin de siècle" ; elle relatait les aventures d'un dénommé Gérard Craan avec une tête de Patrick Dewaère, qui agit tout au long d'une histoire de façon parfois violente dans des récits étranges et angoissants, et c'était avec ce dessin plus doux et agréable de Santi, très différent des premiers récits répertoriés ici sous le titre Une aventure de Gérard Craan. Je me souviens notamment d'un épisode où Craan rencontre un type qui a la tête de Depardieu, et qu'il attache une fille nue sur une chaise après l'avoir sautée... En bref, c'était un peu du n'importe quoi, ça ne signifiait pas grand chose et je me souviens que je n'avais pas accroché du tout.
Le posteur précédent décrit très bien dans son avis les élections et l'aboutissement du fascisme qui règne sur l'Europe, soit en Belgique, soit en France ; il est vrai que la Belgique a connu dans les années 80 des heures agitées et qu'en France, on en a peu parlé, enfin je n'en ai pas le souvenir vivace. Bucquoy se sert d'une certaine réalité d'époque pour étayer son récit.
Mais cette Bd reste intéressante uniquement pour sa description d'un contexte complètement déboussolé et perverti par une politique répressive et nauséabonde. Cette bande brasse un peu de tout en une sorte d'anticipation de politique-fiction ou d'une uchronie, je ne sais pas trop, ou un peu des deux, mais en tout cas, c'est du pur Bucquoy, subversif, dérangeant, qui décrit une fin de siècle particulièrement sombre et terrifiante, avec sa méthode rentre dedans, n'hésitant pas à étaler violence, sexe, dérives et actions condamnables, un peu dans le même style vu dans ses autres créations comme Stone ou Alain Moreau, ou même un épisode de Jaunes qui impliquait la famille royale belge... c'est donc très spécial et inclassable.
Le cinquième tome confirme le peu d’inspiration des auteurs pour leur invasion extraterrestre. Au lieu de conclure clairement la problématique des insectes géants, des fils d’Ezéchiel ou des humanoïdes aux tempes sensibles, ils préfèrent s’attarder sur une bataille aérienne inintéressante. Que de planches gâchées ! Que de sujets effleurés ! Même les relations entre personnages, si chères à Léo, sont fades et dénuées de passion.
Un second cycle malheureusement raté, paresseux, qui ne donne pas envie de suivre le prochain.
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La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
Je précise que j'ai lu l'intégrale moyen format de 2004 en noir et blanc, ce détail est important, car pour moi, j'ai trouvé que le dessin avait non seulement plus de force que la version couleurs, mais qu'il est surtout d'une exceptionnelle qualité ; en même temps, il est troublant de constater à quel point les graphismes de Moebius et de Manara étaient très ressemblants au début des années 90, c'est tellement flagrant dans certains passages, qu' il me semblait lire du Manara. Je ne crois pas que j'aurais eu la même sensation avec la couleur... enfin passons.. Je me suis donc retrouvé à lire cet album tout à fait par hasard en bibliothèque, car il est bien évident que je n'aurais pas acheté ce genre d'ouvrage, même en occase. En feuilletant, j'aperçois du sexe un peu partout, un peu comme le sème habituellement Manara, c'est ce qui m'a aussitôt induit en erreur, et puis non c'est bien du Moebius, j'avais donc envie de voir comment il traitait le sujet par rapport à d'autres dessinateurs. Oui mais voila, c'est du Moebius, avec du Jodorowsky derrière ; tout ceci m'a très vite ennuyé, c'est encore une fois les délires mystico-sexuels de Jodo en mode verbeux, qui s'autoparodie à travers son double graphique de prof Alain Mangel. Je reconnais que l'exercice pouvait être séduisant si ça avait été un autre auteur, mais là non, ce sont encore des idées nauséeuses, saugrenues et bizarres, livrées dans un ton très intello et pour lesquelles je n'ai que de l'indifférence ; sans réelle originalité, le tout n'a aucune signification rationnelle, ça ne mène à rien, c'est de la masturbation intellectuelle à son plus haut niveau, donc c'est pas pour moi... J'ai simplement apprécié le beau coup de crayon de Moebius, beaucoup moins épuré que sur ses autres séries, surtout sur les 2 premiers chapitres..
Roland et le jeu
Le Comité Six charge Roland de retrouver Marcel, qui viole les lois de leur univers fractal en interférant à travers le multivers pour l'améliorer. Il part à sa recherche et tente de corriger les interférences qu'il a perpétrées dans chaque univers, mais les passages de Roland dans les différents mondes provoquent eux-mêmes une série de synchronicités qu'il ne peut éviter. C’est un jeu à la George Orwell où l’espace-temps semble primordial. J’ai bien aimé l’introduction qui augure d’une œuvre assez ambitieuse. Passé le premier chapitre, on est plongé au cœur du Moyen-Age et l’on n’y comprend déjà plus rien. J’ai par la suite eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons dans cet univers ésotérique. Fondamentalement, cette œuvre doit être intéressante. Personnellement, je n’ai pas accroché du tout car c’est très psychédélique. La synchronicité n’aura plus de secret pour vous.
Les Aventures de Raoul Fracassin
Après Les Teigneux, Les Affreux, On achève bien les cons !…, Chanoinat nous refait le coup de la nostalgie et lance une nouvelle série sous l'égide des fantômes d'Audiard et de Lautner… À coup de “bons mots” et de références appuyées au cinéma d'avant mai 1968, il déroule un scénario sans intérêt. L'intrigue se résume à une course poursuite pleine de coups de feu, à peu près aussi passionnante que la série Fast and furious (vous savez, ces films que les amateurs de tuning vont voir « pour les voitures »…). Quant aux dialogues, particulièrement envahissants, ils multiplient les tournures lourdingues et tombent à plat. Si j'ai pu sourire quelques fois à la lecture des autres séries précitées, cette fois, je me suis carrément emmerdé. Reste le dessin… Au cas où le lecteur n'aurait pas compris que tout ceci est un “hommage” aux réalisateurs des années 1960, Loirat nous gratifie d'une série de trognes d'époque (Ventura, Blier, Constantin, Blanche, Meurisse, Dalban, Préboist… etc…). Il n'est pas mauvais comme caricaturiste, mais dès qu'ils ne sont pas représentés de face, ses guignols ont l'air de porter de mauvais masques de carnaval en latex. Ça m'énerve d'autant plus que je suis un fan inconditionnel des Tontons flingueurs, des Barbouzes, des aventures du Monocle et plus généralement des cabotineries de la bande à Lino et Bernard. Mais il faut bien admettre que tous ces films ne sont pas des chefs d'œuvre, en général leur scénario est effectivement très faible, et ils ne tiennent que sur deux piliers : les dialogues d'Audiard et le jeu des acteurs. Aujourd'hui, tout ce petit monde est décédé, De Gaulle ne gouverne plus la France et il paraît grotesque de chercher à ressusciter une époque révolue. La parodie est toujours possible et elle peut être hilarante, comme en témoignent les deux OSS 117 de Michel Hazanavicius, mais elle supporte mal la médiocrité. Or, ce Raoul Fracassin n'est qu'une opération commerciale d'auteurs et d'un éditeur qui font dans la médiocrité. Une démarche vulgaire qui, à mon sens, insulte la mémoire de ceux auxquels elle prétend rendre hommage.
Comme les traits que laissent les avions
Le graphisme est tacheté pour produire un effet optique ou d'encrage un peu sali. C'est franchement horrible à la vue. On suit le portrait de deux égarés de la société italienne qui décrépit sous nos yeux. C'est un récit guère réjouissant sur l'avenir d'une jeunesse paumée. A vrai dire, on se perd très vite tant le scénario nous apparaît comme hermétique. Les silences lourds de sens auront fini par nous achever. Du même auteur, je n'avais pas apprécié Bouillon de néant qui était déjà un magma difforme d'images. Je constate avec regret qu'il n'y a pas eu d'amélioration 7 ans après. Désolé de le dire aussi abruptement: je ne fais pas dans la délicatesse et cette oeuvre non plus.
Kroak
Quelque fois, je me pose des questions du style "mais pourquoi vouloir éditer un truc pareil ?". En effet car en l'occurrence, cela n'apporte rien. Les dessins sont très simplistes dans le style banquise et iceberg. C'est minimaliste autant que possible. Par ailleurs, les gags ne sont pas très inventifs. N'est pas Fabcaro qui veut. C'est pas drôle mais c'est censé l'être. Bref, ma note sera sans concession. Kroak est très loin d'être l'oeuvre du siècle.
Je n'ai jamais connu la guerre
Il y a des bds que je n'ai vraiment pas aimé. Celle-ci en fait partie et je l'assume totalement. C'est ennuyeux à mourir dans un verbiage de riches bobos parisiens sans vouloir être offensant. Le fantasme à la demande en se droguant ne me passionne guère. Certes, le récit se voulait assez ambitieux avec une bonne idée de départ mais la construction du récit est beaucoup trop chaotique. Les lecteurs sont perdus en chemin et n'ont pas vraiment envie d'aller jusqu'au bout de ce qui ressemble à un calvaire. Un mélo râté à mon sens.
Les Foot Maniacs
Bon ba voilà, j'ai fait ma B.A. de l'année en m'attelant à la lecture de cet album... (Non, je n'ai pas lu la série entière -je vous rassure- le premier tome m'aura suffit, c'est vraiment pas mon truc.) C'est franchement le genre d'album avec lequel je ne pense vraiment pas avoir d'affinité. J'ai fait mon curieux... voilà... je suis fixé. Je n'aime pas cet humour que je trouve caricatural ressassant et retriturant les poncifs sur le football. Jeux de mots moisis ( le club s'appelle "F.C. Palajoy" ... hahaha ) et chute de gag téléphonée... Je cherche encore où je dois rire... Ah si, peut être que le scénariste à mal placé le "L" dans son pseudo... Concernant le dessin, bon, c'est simple et efficace... Mais que c'est plat. Décors quasi inexistants, expression des personnages répétitifs dans le trait... Pfff... Bref, un album que je me suis dépêché de finir...
Monkey and the Living Dead
Il est vrai que ça ressemble à du comics underground, mais dont l'exagération crue est poussée à l'extrême, car même chez Crumb ou d'autres auteurs américains comme Moscoso, Vaughn Bodé, Spain Rodriguez, Jay Lynch ou mieux S. Clay Wilson.. on ne voit pas autant de débordements. Encore que... le seul qui pourrait être comparé en remplissage de cases surchargées et en folie dévastatrice, c'est sans doute S. Clay Wilson qui avec sa bande "Captain Pissgum and his pervert pirates" parue à la fin des années 60, faisait dans le violent et sexuel crade, mais la partie graphique était beaucoup plus travaillée. Ici, le côté glauque, complètement allumé ou très cru, assorti d'outrance sexuelle ne me dérange absolument pas, j'ai vu pire chez Wilson comme je disais, mais c'est le dessin qui me fait trop mal aux yeux, je le trouve hideux pour illustrer un tel sujet, je suis sûr que mon petit cousin de 7 ans en ferait autant ; il aurait fallu un trait plus appliqué, mais pas réaliste, juste un peu plus esthétique, comme dans Squeak the mouse à laquelle cette bande m'a aussi fait penser, et où le dessin rond rappelait les dessins animés de Tex Avery. Quant à l'aspect drôle, c'est vite dit, ça veut faire penser aux trucs dégoûtants du Vuillemin des "Sales Blagues" avec ce côté très spermatisant chronique, mais chez Vuillemin, ça passe, ici ça n'est pas drôle, je n'ai pas souri un instant. Je crois que c'est le dessin qui pour moi est trop rebutant. En tout cas, cette Bd m'a été prêtée par une amie, je l'ai vite lue et lui ai rendue presque aussi vite et sans regret..
Chooz
Je me rappelle avoir lu cet album dans Circus dans les années 80 alors que la Bd était titrée "Chroniques de fin de siècle" ; elle relatait les aventures d'un dénommé Gérard Craan avec une tête de Patrick Dewaère, qui agit tout au long d'une histoire de façon parfois violente dans des récits étranges et angoissants, et c'était avec ce dessin plus doux et agréable de Santi, très différent des premiers récits répertoriés ici sous le titre Une aventure de Gérard Craan. Je me souviens notamment d'un épisode où Craan rencontre un type qui a la tête de Depardieu, et qu'il attache une fille nue sur une chaise après l'avoir sautée... En bref, c'était un peu du n'importe quoi, ça ne signifiait pas grand chose et je me souviens que je n'avais pas accroché du tout. Le posteur précédent décrit très bien dans son avis les élections et l'aboutissement du fascisme qui règne sur l'Europe, soit en Belgique, soit en France ; il est vrai que la Belgique a connu dans les années 80 des heures agitées et qu'en France, on en a peu parlé, enfin je n'en ai pas le souvenir vivace. Bucquoy se sert d'une certaine réalité d'époque pour étayer son récit. Mais cette Bd reste intéressante uniquement pour sa description d'un contexte complètement déboussolé et perverti par une politique répressive et nauséabonde. Cette bande brasse un peu de tout en une sorte d'anticipation de politique-fiction ou d'une uchronie, je ne sais pas trop, ou un peu des deux, mais en tout cas, c'est du pur Bucquoy, subversif, dérangeant, qui décrit une fin de siècle particulièrement sombre et terrifiante, avec sa méthode rentre dedans, n'hésitant pas à étaler violence, sexe, dérives et actions condamnables, un peu dans le même style vu dans ses autres créations comme Stone ou Alain Moreau, ou même un épisode de Jaunes qui impliquait la famille royale belge... c'est donc très spécial et inclassable.
Namibia
Le cinquième tome confirme le peu d’inspiration des auteurs pour leur invasion extraterrestre. Au lieu de conclure clairement la problématique des insectes géants, des fils d’Ezéchiel ou des humanoïdes aux tempes sensibles, ils préfèrent s’attarder sur une bataille aérienne inintéressante. Que de planches gâchées ! Que de sujets effleurés ! Même les relations entre personnages, si chères à Léo, sont fades et dénuées de passion. Un second cycle malheureusement raté, paresseux, qui ne donne pas envie de suivre le prochain.