C'est certainement le plus mauvais plan cul que j'ai pu lire. Une histoire abracadabrante qui part dans tous les sens dans un genre totalement absurde. Il ne manquait plus que les extraterrestres mais ils l'ont réellement fait !
Après, j'ai compris qu'il s'agissait de détourner de leur contexte les dialogues et les clichés des films pornos dans une espèce de parodie cartoonesque avec des dessins enfantins.
Il faut sans doute faire une lecture au second degré. Certes, mais je ne suis pas un adepte. On aime ou on déteste, c'est comme cela. Au moins, on a quand même réussi à éviter la vulgarité. Ce n'est pas rien.
Alors, Happy ? Je dois plutôt dire que I’m not very happy de cette lecture. Pourtant, le graphisme est plutôt avenant et bien maîtrisé. Ce n’est pas ce qui pose problème.
C’est surtout le langage ordurier et les insultes qui fusent. J'ai rarement lu une bd aussi vulgaire. Toutes les cases sont remplies de gros mots à outrance. Les personnages ne peuvent pas s’exprimer de manière convenable car cela dépasse leurs capacités intellectuelles. Je suis désolé mais cela, je ne l’accepte pas. Je ne lis pas des comics orduriers. Je ne suis pas obligé de subir cela. C’est quand même très désagréable à la lecture. Après, on dira que c’est pour se situer dans le milieu des mafieux, des bas-fonds, du polar noir. Ce n’est pas une raison. Je ne demande pas non plus un langage châtié mais que cela reste convenable. A bon entendeur, salut !
Pour le reste, le fait d’introduire un personnage fantaisiste tout droit issu d’un cartoon, cela ne le fait pas. C’est certainement l’originalité de ce comics mais c’est si inconvenant, si maladroit. Bref, cela n’a pas pris avec moi.
Cette BD m'a donné l'impression que l'auteure s'ennuyait, n'avait pas trop d'idées et s'est mise à dessiner ce qui lui passait par la tête, sans scénario ni objectif précis.
Deux récits s'enchevêtrent, alternant de manière hachée et sans transition une poignée de pages de l'un, puis de l'autre, et ainsi de suite.
Il y a celui d'une adolescente mignonne qui bronze à la piscine en essayant vaguement de lire le livre Antigone en préférant laisser vaquer ses pensées et faire jouer son pouvoir de séduction.
Et il y a celui plus abstrait de personnages imaginaires dont on ne sait trop qui ils sont, deux filles, une pieuvre, un danseur de tango ou encore une bête bizarre se définissant comme étant l'amour incarné. Ceux-là parlent de tout et de rien, surtout de rien, et papotent dans des discussions sans queue ni tête aux allures presque psychanalytiques, comme ces dialogues qu'on peut se faire dans sa tête entre personnages imaginaires quand on n'a pas trop d'idée.
J'aime bien le dessin, enfin surtout celui de l'histoire de la jeune fille puisqu'il est nettement plus travaillé que celui du récit abstrait. Entre ce trait lâché et l'ambiance mêlant adolescente et dialogues futiles, ça me rappelle les œuvres de Bastien Vives.
Mais alors le récit est d'un chiant !
L'histoire avec la jeune fille est simple mais il ne s'y passe quasiment rien et c'est ennuyeux. Et l'autre histoire, avec les personnages imaginaires, est très rapidement pénible tant les dialogues sont inutiles et bavards. Il s'agit très probablement des pensées divagantes de l'adolescente qui s'ennuie mais j'ai bien du mal à voir le rapport avec sa situation réelle au moment où elle y pense et surtout je n'ai pas réussi à m'y intéresser. J'ai lâché la lecture de cette partie là au premier tiers de l'album, et je me suis contenté de suivre l'histoire avec l'ado pour constater qu'elle ne menait nulle part et que je pouvais fermer l'album sans regret si ce n'est un peu de temps perdu.
Une série de gags en une image dont la qualité va decrescendo.
Cela commence comme un recueil de petits gags pour geeks amateurs de dessins animés, BD, séries et autres block busters. Malgré les nombreuses références pour initiés (initiés très grand public quand même), les blagues sont médiocres et sans grande surprise. Disons que c'est correct pour des blagounettes qu'on croise par-ci par-là sur internet, mais ce n'est pas quelque chose pour lequel je serai prêt à payer.
Puis ensuite cela se dégrade encore dans les tomes 2 et 3. Car le dessinateur initial, qui n'était pas mauvais, se fait remplacer peu à peu par des dessinateurs nettement plus amateurs à mon goût. Ça devient laid en plus de ne pas être drôle du tout.
Plus que dispensable, sauf si vous vous ennuyez vraiment.
Quand on a mal, on va voir généralement le docteur. La particularité de ce manga est d’aller voir également le docteur Mephisto quand on meurt car il nous permet de revivre. Oui, c’est bête mais il fallait y penser.
Le démarrage de ce manga est un peu bizarre avec deux sœurs qui semblent fuir et qui sont rattrapées par la charmante belle-mère qui leur sauve la vie avant de pouvoir les faire exécuter. C’est vrai que je n’arrive pas très bien à comprendre ces sautes d’humeur mais c’est le découpage de ce récit qui veut cela. Bref, rien n’est crédible. Déroutant et trop léger pour résumer brièvement.
A noter que généralement, nous avons une belle couverture mais avec des affreux dessins. Là, c’est tout le contraire. J’ai rarement vu une couverture aussi moche. A savoir que le Docteur Méphisto n’est pas très ressemblant.
Encore une fois, une lecture crétine qui s’adresse principalement à nos ados et jeunes adultes. Suis-je un réactionnaire si je dis que je m’inquiète pour l’avenir de nos enfants ? C’est clair qu’on ne va pas loin avec cela. D'ailleurs, on ne sait pas où on va avec ce manga. J'aurais envie de dire en enfer...
Voici un shojo totalement affligeant. Pire que cela, c’est mauvais sur tous les points (scénario, graphisme…). Comment peut-on oser publier cela ? Fort heureusement, ce site existe pour prévenir les lecteurs de ne pas tomber dans le piège des daubes.
Il est vrai que le sujet de la photographie m’avait attiré. Le titre déclic amoureux semblait également faire un clin d’œil bien réfléchi. Une fois la lecture entamée, je me suis vite aperçu de mon erreur. C’est franchement très mal dessinée ce qui est en totale contradiction avec de l’art picturale. Il fallait oser faire alors sur un sujet concernant l’image.
Pour le reste, c’est une histoire à tomber par terre. Une jeune lycéenne se voit décerner des qualités qu’elle ne possède visiblement pas. C’est tellement surfait. Le titre de meilleure photographe est réellement usurpé. On crie à l’injustice flagrante. C’est la victoire du médiocre.
Insipide est le mot pour résumer le tout. Et encore, ce n’est pas assez fort !
Les moyens ont été mis sur cette BD de science-fiction sur un mode de voyage onirique avec des auteurs pourtant inconnus dont c'est vraisemblablement la première oeuvre. Pourtant, ce qu'il ressort ne m'a absolument pas convaincu. Les auteurs ne sont pas parvenus à croiser l'intérêt d'un public standard.
Il y a tout d'abord cette narration omniprésente qui rempli cette oeuvre des réflexions de l'un des protagonistes ou plutôt tout ce qui lui passe par la tête en faisant des références en total décalage avec ce qui arrive sur cette étrange planète. Non seulement, on n'y croit pas, mais cela coupe toute envie.
Certes, le thème écologiste traite sur les ravages causés par un dictateur sur l'ensemble d'une planète dans un monde un peu déshumanisé. Cependant, le scénario semble être particulièrement laborieux au niveau de l'écriture. Graphiquement, c'est intéressant avec une jolie couverture assez intrigante. Mais bon, cela ne suffit pas.
Cette Bd ne m'a absolument pas enthousiasmé, je dirais même que je me suis fait chier royalement. Apparemment, ça fonctionne en 2 diptyques. C'est une suite d'actions décousues qui n'ont pas de rapport entre elles, sans queue ni tête et parfaitement stupides ; comme celle où Avel roue de coups monsieur Berg, franchement, quel intérêt ? ou encore celle où cet aveugle et ce gamin qui saccagent cette librairie après avoir tué le libraire... ça n'a aucun sens, et je déteste voir ce genre de scènes purement gratuites, qui ne mènent à rien et qui ne servent même pas l'intrigue.
On se demande donc dans quel délire est encore tombé Dufaux. Et puis on doit patienter car en fait, tout ceci se recoupe ensuite et se complète pour se raccorder au début très lent et qui vous ferait presque envoyer valser l'album tellement c'est chiant. Mais ça n'explique pas ces scènes complètement absurdes et sans utilité.
La narration est un peu livresque, on se croirait dans un roman, ce côté là n'est pas déplaisant, encore que je le trouve inadapté à ce type de récit qui pose des questions mais n'y répond qu'à moitié, et où règne l'invraisemblance la plus totale.
Le second diptyque est presque aussi inintéressant, c'est une histoire de mafia russe et de complot à ce que j'ai cru comprendre, le récit est un peu mieux structuré, plus linéaire, plus cohérent, une histoire d'espionnage classique, un peu à la John Le Carré. Mais ça reste tortueux, et les personnages ne sont pas du tout attirants. Quant au dessin, il est clean, avec des décors géométriques et parsemés, mais l'ensemble reste inégal.
Au final, une vraie déception, d'un désintérêt total.
Encore une infâme daube sans âme avec pour décor un monde post-apocalyptique dans lequel on ne s'immergera point. La faute à une mise en scène qui a sacrifiée l'essentiel pour privilégier l'action à l'état pure. Le style est d'ailleurs totalement irritant.
On ne comprendra pas grand chose au début. C'est assez incohérent et parfois ridicule comme la scène avec l'ours qui parle. C'est assez mal interprété. Il faut accepter les délires de l'auteur qui a ses fans depuis le célèbre Blame !.
Par ailleurs, le dessin est plus que ringard avec un trait totalement noirci. Bref, on s'ennuie lamentablement. On en redemande pas ! Je n'arrive pas à afficher un O étoile dans le menu déroulant...
Peiné, déçu, contrarié, désenchanté, mécontent, bref, c’est la douche froide. Aucun mot n’est à lui seul suffisamment éloquent pour décrire le sentiment qui m’a traversé une fois reposée cette bande-dessinée.
Tombé dessus un peu par hasard, plein de joie et d’allégresse lorsque je commence à comprendre que cette bédé se veut un hommage à l’heroic fantasy style Howard et Gemmell, moi, un grand fan de l’auteur britannique décédé la même année que la sortie de cette bédé. Je feuillette l’album, les graphismes ne m’emballent pas des masses mais je suis prêt à leur donner une chance. La couverture me fait dire que ça sent pourtant bon le Gemmell cette histoire, l’épée plantée dans le sol au premier plan est une image archi connue de l’illustration fantasy par Didier Graffet, artiste qui a réalisé toutes les couvertures de Gemmell chez l’éditeur Bragelonne. Ensuite je lis le pitch, ça parle de la déchéance d’un grand héros, Kriff, alors là mon sang ne fait qu’un tour, serait-ce un émule de la figure iconique du cycle de Drenaï : Druss (Kriff/Druss ? ), le capitaine à la hache, Marche-Mort ? On me parle d’une compagnie d’élite, les Légion d’Acier, comme les Dragons dans Le Roi sur le Seuil ? Et puis ce tome 1 s’intitule Nadir quoi, comme l’envahisseur immémorial qu’on retrouve quasiment dans tous les Drenaï. On me parle de batailles, d’une donzelle à sauver (comme dans Druss la légende ? ), et surtout de types qui ont des valeurs et un honneur. Oh la la la la ! Je sens que ça va être trop du ballon ce truc !
Et là, méga-hyper-géant epic fail, « pouin pouin pouiiiiiiiiiiiiiiiin ».
Qui du scénariste ou du dessinateur s’est le plus foiré ici ? Naufrage collectif ? Bon, je vais y revenir mais je pense que Miroslav Dragan, de son vrai nom Michel Dufranne, avait quelques bonnes idées en tête, j’ai compris sa démarche sympathique de faire grosso modo une histoire classique du héros de guerre déchu qui crie vengeance et affronte mille épreuves avant de revenir sur le devant de la scène tout ça, raconté à un rythme sans répit « d’actionner fantasy ». Mais que c’est mal foutu ! Sérieusement, d’accord le dessin n’est pas génial mais arrive un moment où les mecs doivent accorder leur violon, se relire, ils ont dû s’apercevoir que tout cela manquait complètement de liant.
Déjà la construction du récit : pourquoi s’emmerder la moitié de l’album sur cette histoire d’ambassadrice enlevée ? Et puis d’ailleurs pourquoi se fait-elle kidnapper ? Cela n’a pas de sens, il y a un sérieux manque de mise en contexte et d’explications permettant de comprendre les tenants et les aboutissants. La fille est ambassadrice de la plus puissante nation du monde, elle est faite prisonnière (pourquoi ?! ), puis elle est escortée dans le désert vers un autre endroit (pourquoi ?! ), puis la caravane est attaquée par des bédouins (c’est ce que j’ai cru sur le moment), mais plus tard, comme j’ai rien compris, on l’a retrouve finalement dans les geôles d’une prison.
Le dessinateur, ou le scénariste car après tout je ne sais pas qui décide de quoi, ne nous est d’aucun secours avec son découpage saccadé, des coupures au mauvais moments, par exemple : fin de la p42 Kriff est sur un promontoire et observe un feu de camp, première case p43 Kriff est à genoux devant le chef de camp. Où est l’explication, quand, comment se fait-il capturer ? Il faut vraiment suivre et faire soi-mêmes les déductions si on ne veut pas être largué. Peut-être est-ce dû à l’inexpérience du dessinateur, mais dans ce cas il fallait stopper dès le début du projet car il y a un sérieux problème de lisibilité dans son dessin. J’ai cette impression qu’il manque toujours 2 voire 3 étapes à la finalisation des graphismes. Je cite des exemples entre autres, mais p11, p15 ou p30, le dessinateur en reste à la phase du croquis. WTF ? Du croquis quand ce n’est pas de la peinture esquissée avec forcément des expressions faciales très sommaires. Des graphismes hyper nébuleux avec en prime des choix de plans douteux qui en rajoutent dans la confusion.
Bon, déjà que c’est pas le pied à regarder, il faut en plus que ce soit pénible à lire, parce que bonjour le style ampoulé des dialogues avec le prince qui en fait des caisses sur la beauté de l’ambassadrice (c’est bon, on a capté, elle est belle) ; les répliques du genre « à notre prochaine rencontre, je le jure sur les astres, je te tuerai », il y en a à la pelle. Le scénariste veut que le lecteur ressente de l’empathie pour ses personnages mais ce n’est pas possible de ressentir quoi que ce soit pour la famille de Kriff qui débarque en plein milieu de l’album sans introduction, on ne connaît pas leur background alors qu’est-ce qu’on s’en fout de leur devenir ? Mais le dessin encore une fois… il est mort ou juste assommé le gamin p32 ?… Le héros Kriff est le cliché du barbare à la cervelle de piaf (au secours les répliques à base de « A manger. J’ai faims ! Je vous ai aidés. Donnez-moi à manger ! »), indigne du Conan nietzschéen de Robert E. Howard ou de l’humaniste et droit Druss de David Gemmell. On enfile les clichés comme on empale les ennemis sur une pique, comme avec le roi, figure archétypale du tyran qui tranche lui-même les têtes de ses sujets lorsqu’ils manquent à leur devoir ; le prince libidineux, la princesse-sorcière qui se met à oilpé pour faire ses incantations, et la pelleté de compagnons d’armes inutiles du héros dont on ne peut pas à retenir tout les noms (de toute façon on ne les reconnaît pas).
S’ajoute à cela des raccourcis (encore) scénaristiques dans les passages d’actions supposément le point fort du bouquin : car la bataille de Hiérophinis est incohérente avec une tactique militaire foireuse où l’assiégé laisse délibérément pénétrer les forces assiégeantes dans la cité pour les prendre en embuscades façon guérilla urbaine (d’où la référence au film La Chute du Faucon Noir de Ridley Scott) mais c’est complètement con puisque la cité on le voit bien, possède des murailles hautes capables de soutenir un siège. Je n’ai rien compris au dénuement. Qui a gagné ? La chute du dragon noir censé être le moment pinacle du bouquin est bâclé en 3-4 cases sans parvenir à dégager d’émotions, mais ce n’est pas grave vu qu’on n’éprouve aucune empathie pour les personnages…
Je pense au final que le projet aurait dû être davantage travaillé en amont : le scénariste avait bien en tête son schéma de descente en enfer du héros, le passage des épreuves dans l’inconscient faisant de lui un nouvel homme, etc. Mais il se saborde le truc avec une première moitié pénible, confuse et rallongée, ainsi qu’un dessinateur inexpérimenté bossant en roue libre. Parce qu’on peut voir le travail d’illustrateur de Goran Josic aujourd’hui sur le net sur des projets de série d’animation, de jeux vidéo, et on voit bien qu’il y a eu progression. Mais en 2006 sur La Chute du Dragon Noir on le sent à la ramasse totale.
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Planplan culcul
C'est certainement le plus mauvais plan cul que j'ai pu lire. Une histoire abracadabrante qui part dans tous les sens dans un genre totalement absurde. Il ne manquait plus que les extraterrestres mais ils l'ont réellement fait ! Après, j'ai compris qu'il s'agissait de détourner de leur contexte les dialogues et les clichés des films pornos dans une espèce de parodie cartoonesque avec des dessins enfantins. Il faut sans doute faire une lecture au second degré. Certes, mais je ne suis pas un adepte. On aime ou on déteste, c'est comme cela. Au moins, on a quand même réussi à éviter la vulgarité. Ce n'est pas rien.
Happy! (Morrison/Robertson)
Alors, Happy ? Je dois plutôt dire que I’m not very happy de cette lecture. Pourtant, le graphisme est plutôt avenant et bien maîtrisé. Ce n’est pas ce qui pose problème. C’est surtout le langage ordurier et les insultes qui fusent. J'ai rarement lu une bd aussi vulgaire. Toutes les cases sont remplies de gros mots à outrance. Les personnages ne peuvent pas s’exprimer de manière convenable car cela dépasse leurs capacités intellectuelles. Je suis désolé mais cela, je ne l’accepte pas. Je ne lis pas des comics orduriers. Je ne suis pas obligé de subir cela. C’est quand même très désagréable à la lecture. Après, on dira que c’est pour se situer dans le milieu des mafieux, des bas-fonds, du polar noir. Ce n’est pas une raison. Je ne demande pas non plus un langage châtié mais que cela reste convenable. A bon entendeur, salut ! Pour le reste, le fait d’introduire un personnage fantaisiste tout droit issu d’un cartoon, cela ne le fait pas. C’est certainement l’originalité de ce comics mais c’est si inconvenant, si maladroit. Bref, cela n’a pas pris avec moi.
Antigone
Cette BD m'a donné l'impression que l'auteure s'ennuyait, n'avait pas trop d'idées et s'est mise à dessiner ce qui lui passait par la tête, sans scénario ni objectif précis. Deux récits s'enchevêtrent, alternant de manière hachée et sans transition une poignée de pages de l'un, puis de l'autre, et ainsi de suite. Il y a celui d'une adolescente mignonne qui bronze à la piscine en essayant vaguement de lire le livre Antigone en préférant laisser vaquer ses pensées et faire jouer son pouvoir de séduction. Et il y a celui plus abstrait de personnages imaginaires dont on ne sait trop qui ils sont, deux filles, une pieuvre, un danseur de tango ou encore une bête bizarre se définissant comme étant l'amour incarné. Ceux-là parlent de tout et de rien, surtout de rien, et papotent dans des discussions sans queue ni tête aux allures presque psychanalytiques, comme ces dialogues qu'on peut se faire dans sa tête entre personnages imaginaires quand on n'a pas trop d'idée. J'aime bien le dessin, enfin surtout celui de l'histoire de la jeune fille puisqu'il est nettement plus travaillé que celui du récit abstrait. Entre ce trait lâché et l'ambiance mêlant adolescente et dialogues futiles, ça me rappelle les œuvres de Bastien Vives. Mais alors le récit est d'un chiant ! L'histoire avec la jeune fille est simple mais il ne s'y passe quasiment rien et c'est ennuyeux. Et l'autre histoire, avec les personnages imaginaires, est très rapidement pénible tant les dialogues sont inutiles et bavards. Il s'agit très probablement des pensées divagantes de l'adolescente qui s'ennuie mais j'ai bien du mal à voir le rapport avec sa situation réelle au moment où elle y pense et surtout je n'ai pas réussi à m'y intéresser. J'ai lâché la lecture de cette partie là au premier tiers de l'album, et je me suis contenté de suivre l'histoire avec l'ado pour constater qu'elle ne menait nulle part et que je pouvais fermer l'album sans regret si ce n'est un peu de temps perdu.
Enfer & parodie
Une série de gags en une image dont la qualité va decrescendo. Cela commence comme un recueil de petits gags pour geeks amateurs de dessins animés, BD, séries et autres block busters. Malgré les nombreuses références pour initiés (initiés très grand public quand même), les blagues sont médiocres et sans grande surprise. Disons que c'est correct pour des blagounettes qu'on croise par-ci par-là sur internet, mais ce n'est pas quelque chose pour lequel je serai prêt à payer. Puis ensuite cela se dégrade encore dans les tomes 2 et 3. Car le dessinateur initial, qui n'était pas mauvais, se fait remplacer peu à peu par des dessinateurs nettement plus amateurs à mon goût. Ça devient laid en plus de ne pas être drôle du tout. Plus que dispensable, sauf si vous vous ennuyez vraiment.
Docteur Mephisto
Quand on a mal, on va voir généralement le docteur. La particularité de ce manga est d’aller voir également le docteur Mephisto quand on meurt car il nous permet de revivre. Oui, c’est bête mais il fallait y penser. Le démarrage de ce manga est un peu bizarre avec deux sœurs qui semblent fuir et qui sont rattrapées par la charmante belle-mère qui leur sauve la vie avant de pouvoir les faire exécuter. C’est vrai que je n’arrive pas très bien à comprendre ces sautes d’humeur mais c’est le découpage de ce récit qui veut cela. Bref, rien n’est crédible. Déroutant et trop léger pour résumer brièvement. A noter que généralement, nous avons une belle couverture mais avec des affreux dessins. Là, c’est tout le contraire. J’ai rarement vu une couverture aussi moche. A savoir que le Docteur Méphisto n’est pas très ressemblant. Encore une fois, une lecture crétine qui s’adresse principalement à nos ados et jeunes adultes. Suis-je un réactionnaire si je dis que je m’inquiète pour l’avenir de nos enfants ? C’est clair qu’on ne va pas loin avec cela. D'ailleurs, on ne sait pas où on va avec ce manga. J'aurais envie de dire en enfer...
Déclic amoureux
Voici un shojo totalement affligeant. Pire que cela, c’est mauvais sur tous les points (scénario, graphisme…). Comment peut-on oser publier cela ? Fort heureusement, ce site existe pour prévenir les lecteurs de ne pas tomber dans le piège des daubes. Il est vrai que le sujet de la photographie m’avait attiré. Le titre déclic amoureux semblait également faire un clin d’œil bien réfléchi. Une fois la lecture entamée, je me suis vite aperçu de mon erreur. C’est franchement très mal dessinée ce qui est en totale contradiction avec de l’art picturale. Il fallait oser faire alors sur un sujet concernant l’image. Pour le reste, c’est une histoire à tomber par terre. Une jeune lycéenne se voit décerner des qualités qu’elle ne possède visiblement pas. C’est tellement surfait. Le titre de meilleure photographe est réellement usurpé. On crie à l’injustice flagrante. C’est la victoire du médiocre. Insipide est le mot pour résumer le tout. Et encore, ce n’est pas assez fort !
Ennemis
Les moyens ont été mis sur cette BD de science-fiction sur un mode de voyage onirique avec des auteurs pourtant inconnus dont c'est vraisemblablement la première oeuvre. Pourtant, ce qu'il ressort ne m'a absolument pas convaincu. Les auteurs ne sont pas parvenus à croiser l'intérêt d'un public standard. Il y a tout d'abord cette narration omniprésente qui rempli cette oeuvre des réflexions de l'un des protagonistes ou plutôt tout ce qui lui passe par la tête en faisant des références en total décalage avec ce qui arrive sur cette étrange planète. Non seulement, on n'y croit pas, mais cela coupe toute envie. Certes, le thème écologiste traite sur les ravages causés par un dictateur sur l'ensemble d'une planète dans un monde un peu déshumanisé. Cependant, le scénario semble être particulièrement laborieux au niveau de l'écriture. Graphiquement, c'est intéressant avec une jolie couverture assez intrigante. Mais bon, cela ne suffit pas.
Avel
Cette Bd ne m'a absolument pas enthousiasmé, je dirais même que je me suis fait chier royalement. Apparemment, ça fonctionne en 2 diptyques. C'est une suite d'actions décousues qui n'ont pas de rapport entre elles, sans queue ni tête et parfaitement stupides ; comme celle où Avel roue de coups monsieur Berg, franchement, quel intérêt ? ou encore celle où cet aveugle et ce gamin qui saccagent cette librairie après avoir tué le libraire... ça n'a aucun sens, et je déteste voir ce genre de scènes purement gratuites, qui ne mènent à rien et qui ne servent même pas l'intrigue. On se demande donc dans quel délire est encore tombé Dufaux. Et puis on doit patienter car en fait, tout ceci se recoupe ensuite et se complète pour se raccorder au début très lent et qui vous ferait presque envoyer valser l'album tellement c'est chiant. Mais ça n'explique pas ces scènes complètement absurdes et sans utilité. La narration est un peu livresque, on se croirait dans un roman, ce côté là n'est pas déplaisant, encore que je le trouve inadapté à ce type de récit qui pose des questions mais n'y répond qu'à moitié, et où règne l'invraisemblance la plus totale. Le second diptyque est presque aussi inintéressant, c'est une histoire de mafia russe et de complot à ce que j'ai cru comprendre, le récit est un peu mieux structuré, plus linéaire, plus cohérent, une histoire d'espionnage classique, un peu à la John Le Carré. Mais ça reste tortueux, et les personnages ne sont pas du tout attirants. Quant au dessin, il est clean, avec des décors géométriques et parsemés, mais l'ensemble reste inégal. Au final, une vraie déception, d'un désintérêt total.
Biomega
Encore une infâme daube sans âme avec pour décor un monde post-apocalyptique dans lequel on ne s'immergera point. La faute à une mise en scène qui a sacrifiée l'essentiel pour privilégier l'action à l'état pure. Le style est d'ailleurs totalement irritant. On ne comprendra pas grand chose au début. C'est assez incohérent et parfois ridicule comme la scène avec l'ours qui parle. C'est assez mal interprété. Il faut accepter les délires de l'auteur qui a ses fans depuis le célèbre Blame !. Par ailleurs, le dessin est plus que ringard avec un trait totalement noirci. Bref, on s'ennuie lamentablement. On en redemande pas ! Je n'arrive pas à afficher un O étoile dans le menu déroulant...
La Chute du Dragon Noir
Peiné, déçu, contrarié, désenchanté, mécontent, bref, c’est la douche froide. Aucun mot n’est à lui seul suffisamment éloquent pour décrire le sentiment qui m’a traversé une fois reposée cette bande-dessinée. Tombé dessus un peu par hasard, plein de joie et d’allégresse lorsque je commence à comprendre que cette bédé se veut un hommage à l’heroic fantasy style Howard et Gemmell, moi, un grand fan de l’auteur britannique décédé la même année que la sortie de cette bédé. Je feuillette l’album, les graphismes ne m’emballent pas des masses mais je suis prêt à leur donner une chance. La couverture me fait dire que ça sent pourtant bon le Gemmell cette histoire, l’épée plantée dans le sol au premier plan est une image archi connue de l’illustration fantasy par Didier Graffet, artiste qui a réalisé toutes les couvertures de Gemmell chez l’éditeur Bragelonne. Ensuite je lis le pitch, ça parle de la déchéance d’un grand héros, Kriff, alors là mon sang ne fait qu’un tour, serait-ce un émule de la figure iconique du cycle de Drenaï : Druss (Kriff/Druss ? ), le capitaine à la hache, Marche-Mort ? On me parle d’une compagnie d’élite, les Légion d’Acier, comme les Dragons dans Le Roi sur le Seuil ? Et puis ce tome 1 s’intitule Nadir quoi, comme l’envahisseur immémorial qu’on retrouve quasiment dans tous les Drenaï. On me parle de batailles, d’une donzelle à sauver (comme dans Druss la légende ? ), et surtout de types qui ont des valeurs et un honneur. Oh la la la la ! Je sens que ça va être trop du ballon ce truc ! Et là, méga-hyper-géant epic fail, « pouin pouin pouiiiiiiiiiiiiiiiin ». Qui du scénariste ou du dessinateur s’est le plus foiré ici ? Naufrage collectif ? Bon, je vais y revenir mais je pense que Miroslav Dragan, de son vrai nom Michel Dufranne, avait quelques bonnes idées en tête, j’ai compris sa démarche sympathique de faire grosso modo une histoire classique du héros de guerre déchu qui crie vengeance et affronte mille épreuves avant de revenir sur le devant de la scène tout ça, raconté à un rythme sans répit « d’actionner fantasy ». Mais que c’est mal foutu ! Sérieusement, d’accord le dessin n’est pas génial mais arrive un moment où les mecs doivent accorder leur violon, se relire, ils ont dû s’apercevoir que tout cela manquait complètement de liant. Déjà la construction du récit : pourquoi s’emmerder la moitié de l’album sur cette histoire d’ambassadrice enlevée ? Et puis d’ailleurs pourquoi se fait-elle kidnapper ? Cela n’a pas de sens, il y a un sérieux manque de mise en contexte et d’explications permettant de comprendre les tenants et les aboutissants. La fille est ambassadrice de la plus puissante nation du monde, elle est faite prisonnière (pourquoi ?! ), puis elle est escortée dans le désert vers un autre endroit (pourquoi ?! ), puis la caravane est attaquée par des bédouins (c’est ce que j’ai cru sur le moment), mais plus tard, comme j’ai rien compris, on l’a retrouve finalement dans les geôles d’une prison. Le dessinateur, ou le scénariste car après tout je ne sais pas qui décide de quoi, ne nous est d’aucun secours avec son découpage saccadé, des coupures au mauvais moments, par exemple : fin de la p42 Kriff est sur un promontoire et observe un feu de camp, première case p43 Kriff est à genoux devant le chef de camp. Où est l’explication, quand, comment se fait-il capturer ? Il faut vraiment suivre et faire soi-mêmes les déductions si on ne veut pas être largué. Peut-être est-ce dû à l’inexpérience du dessinateur, mais dans ce cas il fallait stopper dès le début du projet car il y a un sérieux problème de lisibilité dans son dessin. J’ai cette impression qu’il manque toujours 2 voire 3 étapes à la finalisation des graphismes. Je cite des exemples entre autres, mais p11, p15 ou p30, le dessinateur en reste à la phase du croquis. WTF ? Du croquis quand ce n’est pas de la peinture esquissée avec forcément des expressions faciales très sommaires. Des graphismes hyper nébuleux avec en prime des choix de plans douteux qui en rajoutent dans la confusion. Bon, déjà que c’est pas le pied à regarder, il faut en plus que ce soit pénible à lire, parce que bonjour le style ampoulé des dialogues avec le prince qui en fait des caisses sur la beauté de l’ambassadrice (c’est bon, on a capté, elle est belle) ; les répliques du genre « à notre prochaine rencontre, je le jure sur les astres, je te tuerai », il y en a à la pelle. Le scénariste veut que le lecteur ressente de l’empathie pour ses personnages mais ce n’est pas possible de ressentir quoi que ce soit pour la famille de Kriff qui débarque en plein milieu de l’album sans introduction, on ne connaît pas leur background alors qu’est-ce qu’on s’en fout de leur devenir ? Mais le dessin encore une fois… il est mort ou juste assommé le gamin p32 ?… Le héros Kriff est le cliché du barbare à la cervelle de piaf (au secours les répliques à base de « A manger. J’ai faims ! Je vous ai aidés. Donnez-moi à manger ! »), indigne du Conan nietzschéen de Robert E. Howard ou de l’humaniste et droit Druss de David Gemmell. On enfile les clichés comme on empale les ennemis sur une pique, comme avec le roi, figure archétypale du tyran qui tranche lui-même les têtes de ses sujets lorsqu’ils manquent à leur devoir ; le prince libidineux, la princesse-sorcière qui se met à oilpé pour faire ses incantations, et la pelleté de compagnons d’armes inutiles du héros dont on ne peut pas à retenir tout les noms (de toute façon on ne les reconnaît pas). S’ajoute à cela des raccourcis (encore) scénaristiques dans les passages d’actions supposément le point fort du bouquin : car la bataille de Hiérophinis est incohérente avec une tactique militaire foireuse où l’assiégé laisse délibérément pénétrer les forces assiégeantes dans la cité pour les prendre en embuscades façon guérilla urbaine (d’où la référence au film La Chute du Faucon Noir de Ridley Scott) mais c’est complètement con puisque la cité on le voit bien, possède des murailles hautes capables de soutenir un siège. Je n’ai rien compris au dénuement. Qui a gagné ? La chute du dragon noir censé être le moment pinacle du bouquin est bâclé en 3-4 cases sans parvenir à dégager d’émotions, mais ce n’est pas grave vu qu’on n’éprouve aucune empathie pour les personnages… Je pense au final que le projet aurait dû être davantage travaillé en amont : le scénariste avait bien en tête son schéma de descente en enfer du héros, le passage des épreuves dans l’inconscient faisant de lui un nouvel homme, etc. Mais il se saborde le truc avec une première moitié pénible, confuse et rallongée, ainsi qu’un dessinateur inexpérimenté bossant en roue libre. Parce qu’on peut voir le travail d’illustrateur de Goran Josic aujourd’hui sur le net sur des projets de série d’animation, de jeux vidéo, et on voit bien qu’il y a eu progression. Mais en 2006 sur La Chute du Dragon Noir on le sent à la ramasse totale.