Je n'ai pas trouvé cette BD extraordinaire. Quand je vois certaines critiques BD si élogieuses sur le net de soi-disant spécialiste, je me pose des questions.
Alors, oui il y a de très beaux dessins rappelant Edward Hopper, une certaine ambiance, de beaux cadrages, mais qui dit BD dit aussi scénario (si ce n'est que pour contempler des dessins autant prendre un livre d'art), hors celui-ci est quasi inexistant et pour le peu qu'il y en a, ce n'est franchement pas terrible, rien n'est fouillé, ça s'étire inutilement et surtout, ça ne raconte finalement rien grands-choses, presque insignifiant. Miles Hyman n'avait donc rien d'autres dans ses tiroirs (?) plutôt que d'adapter cette nouvelle qui paraît-il était scandaleuse à l'époque de sa sortie. A la limite je veux bien le croire même si pour ma part cela s'est révélé sans aucun effet, mais franchement aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit, regarde, lit...Il n'y a vraiment pas de quoi en faire tout un fromage surtout à 23 € la bête. En plus de cela, j'ai même trouvé le récit assez confus par moment avec de sérieuses lacunes de découpage, traductions (?) :
Page 49 : Qu'est ce que fait le personnage de Joe avec sa main dans l'urne ?
Cette image prend une grosse partie de la page et semble avoir de l'importance. On verra par la suite qu'il n'en est rien.
De la page 102 à 107 je n'ai pas compris ce qu'il se passait et ce qu'il se disait. Les phrases/séquences sont très confuses, mal traduites (?) avec une désagréable impression de désordre qui cassent la fluidité de lecture.
Une déception et une belle arnaque.
Bon bon bon... Que dire...
Si ma note parle d'elle même, je vais quand même tenter d'argumenter cet avis défavorable.
Loin d'être réfractaire aux BD un peu borderline ou qui sortent des sentiers battus, j'avoue qu'avec cet album de Chris Oliveros, je suis resté complètement hermétique au récit qu'il propose.
Cette histoire de fabrique d'enveloppes dans les années 50' qui coule doucement suite aux évolutions technologiques de l'époque m'a ennuyé profondément. La narration m'a paru un peu poussive, du fait d'un dessin que je n'ai pas apprécié. Les personnages sont fatigants et je ne vois vraiment pas où veut en venir l'auteur dans son histoire...
Je me suis quand même forcé à finir cet album, des fois que la fin aurait offert une surprise de taille pour relever le tout... mais non...
Un album que je ne devrais pas avoir de mal à oublier rapidement
Attention, spoiler !!
Certes il est intéressant de connaître les ancêtres de la famille Sambre et celle de Julie (la belle braconnière aux yeux rouges) mais je trouve ces hors-séries vraiment malsains. Beaucoup de sang mais surtout le plus dérangeant : l'inceste qui est très présent dans la collection "Guerre des Sambre". Sarah est en fait la fille du beau-père de Blanche Dessang (qui est le père de Hugo) qui a violé celle-ci, de même que Werner,avant de mourir,se fait violer par sa propre mère,qui a elle-même conçue son fils avec son propre père abusif le vil Augustin de Sambre!Vraiment scandaleux et malsain! XO
Et les personnages sont presque dignes de ceux des mangas (images figées, gros plans sur les visages à la Kazuo Umezu). Je préfère encore la saga principal Sambre avec Bernard,Julie et leurs enfants faux-jumeaux qui est toute simple et dont les tomes 6 et 7 sont vraiment intéressants, je l'avoue.J'attends avec impatience la sortie du tome 8 de la 3ème génération "Bernard-Marie et Judith" pour ce mois de novembre 2018. ;)
Bof.
J’ai pas trop mal accroché au premier opus qui fleure bon les magouilles avec cet humour en dilettante. Mais, à partir du second, la narration se complexifie au point de me faire perdre pied dans cette succession d’événements alambiqués à l’africaine. J’ai pas non plus essayé de m’accrocher aux wagons, je l’avoue. Reste une atmosphère unique particulièrement bien rendue avec ces tons ocre.
Bref une lecture fastidieuse. Une expérience que je ne renouvellerai pas.
Je n'ai pas vraiment aimé ce titre qui prête à la confusion des genres entre la science-fiction à la Men in Black et la comédie loufoque. L'enchaînement des situations est plutôt pénible. On peut avoir une scène horrifique et puis après, du loufoque avec une tendance à l'exagération des traits.
Le pitch de départ est des plus classiques avec des extra-terrestres qui épient notre planète. Certains sont pacifiques mais d'autres sont plutôt agressifs. C'est dans la campagne japonaise que tout va commencer pour le pire.
Au final, cette série est plus un pastiche qu'autre chose d'où une certaine déception. Par contre, nul doute que les fans de l'auteur apprécieront cette série paranormale. Il y a certes toujours une place pour la médiocrité et chacun peut s'y complaire.
Nous avons un auteur dont je n'ai jamais entendu parler et qui visiblement connait son heure de succès avec une série prénommée "Blue exorcist". L'éditeur nous ressort ses oeuvres de jeunesse pour les compacter dans un recueil de nouvelles où se mélangent fantastique, comédie, western et science-fiction: autant dire inclassable.
J'avoue allègrement ne pas avoir trouvé mon bonheur dans ce pèle-mêle. Certes, il faut bien que notre auteur ait débuté mais était-ce réellement la peine d'éditer tout cela ? Ce n'est guère au point. Je pense que là encore les fans de l'auteur pourront se régaler de trouver quelques thématiques communes avec son oeuvre phare.
J'ai beaucoup de mal à comprendre les bonnes critiques que cette série a reçues.
Soyons clair : graphiquement, c'est effectivement très beau, le regretté Delaby montrant encore ici toute l'étendue de sa technicité . C'est d'autant plus mortifiant de constater que cette maestria graphique se soit mise au service de scénarios d'une rare indigence servis, pour ne rien arranger, par une narration aussi pompeuse que ridicule. Je n'avais déjà pas apprécié le cycle précédent dont le scénario était archi convenu mais Dufaux a réussi l'exploit de faire pire avec celui-ci.
Le premier tome ? Un groupe de chevaliers traque une créature appelée Morrigane.
Ils font étape dans un château, identifient la créature (après quelques tâtonnements), la tue et... c'est tout. Le second tome nous présente une espèce de Dark Vador moyen-âgeux monolithique et, pour tout dire, je peine à me souvenir de l'histoire, si ce n'est le vague sentiment encore une fois de vide et de banalité. Et d'ennui !
Quant aux "fameux" chevaliers du Pardon, ils se distinguent surtout par leur austérité (à faire passer un moine dominicain pour un joyeux drille !), leur manque total de charisme et l'absence d'informations les concernant qui pourraient nous permettre d'éprouver un tant soit peu d'empathie.
Autant dire que, n'étant pas masochiste et considérant le prix des albums de nos jours, je n'ai pas été plus loin.
Bref, l'exemple même de la bande dessinée franco-belge visuellement très belle mais qui ne raconte rien ou si peu que c'est du pareil au même.
Depuis plusieurs années, Sylvain Cordurié croit avoir eu l'idée du siècle en annexant l'univers de Sherlock Holmes et celui de Lovecraft (et, plus généralement, du fantastique). Idée pourtant saugrenue dès le départ tant ces deux mythes littéraires sont opposés dans l'esprit et que confirme la lecture en constatant que même avec la meilleure volonté du monde (car je ne suis pas un puriste pour autant) la greffe ne prend tout simplement pas et ne réussit qu'à dénaturer à la fois Holmes et l'univers lovecraftien.
C'est toutefois le célèbre détective qui en pâtit le plus. En fait, ce Sherlock Holmes à la sauce Cordurié n'a de Holmes que le patronyme (ce personnage étant rentré depuis longtemps dans le domaine public, on peut en faire hélas n'importe quoi).
Dépouillé de ses capacités déductives hors-norme autant que de sa rationalité, dénaturé dans sa personnalité, voué à combattre désormais créatures fantastiques et vivre des aventures abracadabrantes auxquelles on a bien du mal à croire, ce Holmes de pacotille fait peine à voir.
Pour ne rien arranger, les scénarios en eux-mêmes - qui à la limite pourraient se montrer plaisants et originaux, voir iconoclastes - sont banals, convenus, plein de clichés et d'effets faciles. En un mot : médiocres. Et dire que les albums de ce grand lifting raté n'arrêtent pas de s'accumuler pour former une saga pseudo-holmésienne aux allures de grand Barnum grand-guignolesque.
Graphiquement, ça reste très correct mais sans personnalité.
Mr Cordurié, l'inconditionnel de Sherlock Holmes (ou de Lovecraft) ne vous dit pas merci !
Je pensais lire un joli conte onirique avec de belles images poétiques, et c'est raté ! C'est une allégorie d' un onirisme ennuyeux mâtiné de fantastique où des gamins et des gamines passent leur temps à écouter des pies et à se promener avec des bestioles féeriques (des humanoïdes à tête de félin, des sangliers blancs) dans un décor forestier. C'est sans intérêt pour moi, ça ne me transporte pas, je ne suis pas sensible à ce genre d'histoire, ou alors et c'est parfaitement possible, je n'ai rien compris à ce récit, je n'ai pas su déceler le pourquoi du comment, ou savoir entrer dans cet univers, c'est trop abstrait pour moi, je n'en sais rien... bref je me suis emmerdé comme un rat mort.
Le dessin n'est pas désagréable, c'est ce qui m'a aidé à finir cette lecture qui va relativement vite, il n'y a pas d'énormes dialogues, mais j'ai quand même relevé certaines proportions bizarres dans les visages et têtes d'animaux, certains sont plutôt ratés ; la colorisation en revanche est jolie et douce par ses tons vert d'eau qui symbolisent cette nature recouvrant tout l'univers de cette Bd.
Un conte en forme de récit initiatique sur l'enfance qui reste très nébuleux.
Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais c'est vulgaire, stéréotypé et complètement raté.
Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur. Le découpage est également mauvais et rend confus les scènes d'action ou simplement la façon dont l'histoire est racontée.
La narration joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste" qui restera mystérieux jusqu'au bout...
Et surtout l'intrigue ne tient pas du tout la route. Outre son côté embrouillé, elle ne fait preuve d'aucune crédibilité. Les réactions des personnages sont idiotes et artificielles, les comportements des protagonistes sont souvent incohérents, certains passages sont franchement vulgaires. Et quand on a arrive à la fin de l'histoire avec son lot de révélations, on constate que les protagonistes ont agi et continuent à agir n'importe comment, comme si leurs motivations n'avaient plus rien à voir entre le début et la fin de l'histoire.
Clichés, facilités et narration embrouillée s'accumulent pour me rendre la lecture tout simplement pénible.
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La Loterie
Je n'ai pas trouvé cette BD extraordinaire. Quand je vois certaines critiques BD si élogieuses sur le net de soi-disant spécialiste, je me pose des questions. Alors, oui il y a de très beaux dessins rappelant Edward Hopper, une certaine ambiance, de beaux cadrages, mais qui dit BD dit aussi scénario (si ce n'est que pour contempler des dessins autant prendre un livre d'art), hors celui-ci est quasi inexistant et pour le peu qu'il y en a, ce n'est franchement pas terrible, rien n'est fouillé, ça s'étire inutilement et surtout, ça ne raconte finalement rien grands-choses, presque insignifiant. Miles Hyman n'avait donc rien d'autres dans ses tiroirs (?) plutôt que d'adapter cette nouvelle qui paraît-il était scandaleuse à l'époque de sa sortie. A la limite je veux bien le croire même si pour ma part cela s'est révélé sans aucun effet, mais franchement aujourd'hui, avec tout ce qu'on voit, regarde, lit...Il n'y a vraiment pas de quoi en faire tout un fromage surtout à 23 € la bête. En plus de cela, j'ai même trouvé le récit assez confus par moment avec de sérieuses lacunes de découpage, traductions (?) : Page 49 : Qu'est ce que fait le personnage de Joe avec sa main dans l'urne ? Cette image prend une grosse partie de la page et semble avoir de l'importance. On verra par la suite qu'il n'en est rien. De la page 102 à 107 je n'ai pas compris ce qu'il se passait et ce qu'il se disait. Les phrases/séquences sont très confuses, mal traduites (?) avec une désagréable impression de désordre qui cassent la fluidité de lecture. Une déception et une belle arnaque.
La Manufacture des belles enveloppes
Bon bon bon... Que dire... Si ma note parle d'elle même, je vais quand même tenter d'argumenter cet avis défavorable. Loin d'être réfractaire aux BD un peu borderline ou qui sortent des sentiers battus, j'avoue qu'avec cet album de Chris Oliveros, je suis resté complètement hermétique au récit qu'il propose. Cette histoire de fabrique d'enveloppes dans les années 50' qui coule doucement suite aux évolutions technologiques de l'époque m'a ennuyé profondément. La narration m'a paru un peu poussive, du fait d'un dessin que je n'ai pas apprécié. Les personnages sont fatigants et je ne vois vraiment pas où veut en venir l'auteur dans son histoire... Je me suis quand même forcé à finir cet album, des fois que la fin aurait offert une surprise de taille pour relever le tout... mais non... Un album que je ne devrais pas avoir de mal à oublier rapidement
La Guerre des Sambre - Werner & Charlotte
Attention, spoiler !! Certes il est intéressant de connaître les ancêtres de la famille Sambre et celle de Julie (la belle braconnière aux yeux rouges) mais je trouve ces hors-séries vraiment malsains. Beaucoup de sang mais surtout le plus dérangeant : l'inceste qui est très présent dans la collection "Guerre des Sambre". Sarah est en fait la fille du beau-père de Blanche Dessang (qui est le père de Hugo) qui a violé celle-ci, de même que Werner,avant de mourir,se fait violer par sa propre mère,qui a elle-même conçue son fils avec son propre père abusif le vil Augustin de Sambre!Vraiment scandaleux et malsain! XO Et les personnages sont presque dignes de ceux des mangas (images figées, gros plans sur les visages à la Kazuo Umezu). Je préfère encore la saga principal Sambre avec Bernard,Julie et leurs enfants faux-jumeaux qui est toute simple et dont les tomes 6 et 7 sont vraiment intéressants, je l'avoue.J'attends avec impatience la sortie du tome 8 de la 3ème génération "Bernard-Marie et Judith" pour ce mois de novembre 2018. ;)
Les Corruptibles
Bof. J’ai pas trop mal accroché au premier opus qui fleure bon les magouilles avec cet humour en dilettante. Mais, à partir du second, la narration se complexifie au point de me faire perdre pied dans cette succession d’événements alambiqués à l’africaine. J’ai pas non plus essayé de m’accrocher aux wagons, je l’avoue. Reste une atmosphère unique particulièrement bien rendue avec ces tons ocre. Bref une lecture fastidieuse. Une expérience que je ne renouvellerai pas.
Level E - Des aliens et des hommes
Je n'ai pas vraiment aimé ce titre qui prête à la confusion des genres entre la science-fiction à la Men in Black et la comédie loufoque. L'enchaînement des situations est plutôt pénible. On peut avoir une scène horrifique et puis après, du loufoque avec une tendance à l'exagération des traits. Le pitch de départ est des plus classiques avec des extra-terrestres qui épient notre planète. Certains sont pacifiques mais d'autres sont plutôt agressifs. C'est dans la campagne japonaise que tout va commencer pour le pire. Au final, cette série est plus un pastiche qu'autre chose d'où une certaine déception. Par contre, nul doute que les fans de l'auteur apprécieront cette série paranormale. Il y a certes toujours une place pour la médiocrité et chacun peut s'y complaire.
Time Killers
Nous avons un auteur dont je n'ai jamais entendu parler et qui visiblement connait son heure de succès avec une série prénommée "Blue exorcist". L'éditeur nous ressort ses oeuvres de jeunesse pour les compacter dans un recueil de nouvelles où se mélangent fantastique, comédie, western et science-fiction: autant dire inclassable. J'avoue allègrement ne pas avoir trouvé mon bonheur dans ce pèle-mêle. Certes, il faut bien que notre auteur ait débuté mais était-ce réellement la peine d'éditer tout cela ? Ce n'est guère au point. Je pense que là encore les fans de l'auteur pourront se régaler de trouver quelques thématiques communes avec son oeuvre phare.
Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon
J'ai beaucoup de mal à comprendre les bonnes critiques que cette série a reçues. Soyons clair : graphiquement, c'est effectivement très beau, le regretté Delaby montrant encore ici toute l'étendue de sa technicité . C'est d'autant plus mortifiant de constater que cette maestria graphique se soit mise au service de scénarios d'une rare indigence servis, pour ne rien arranger, par une narration aussi pompeuse que ridicule. Je n'avais déjà pas apprécié le cycle précédent dont le scénario était archi convenu mais Dufaux a réussi l'exploit de faire pire avec celui-ci. Le premier tome ? Un groupe de chevaliers traque une créature appelée Morrigane. Ils font étape dans un château, identifient la créature (après quelques tâtonnements), la tue et... c'est tout. Le second tome nous présente une espèce de Dark Vador moyen-âgeux monolithique et, pour tout dire, je peine à me souvenir de l'histoire, si ce n'est le vague sentiment encore une fois de vide et de banalité. Et d'ennui ! Quant aux "fameux" chevaliers du Pardon, ils se distinguent surtout par leur austérité (à faire passer un moine dominicain pour un joyeux drille !), leur manque total de charisme et l'absence d'informations les concernant qui pourraient nous permettre d'éprouver un tant soit peu d'empathie. Autant dire que, n'étant pas masochiste et considérant le prix des albums de nos jours, je n'ai pas été plus loin. Bref, l'exemple même de la bande dessinée franco-belge visuellement très belle mais qui ne raconte rien ou si peu que c'est du pareil au même.
Sherlock Holmes & le Necronomicon
Depuis plusieurs années, Sylvain Cordurié croit avoir eu l'idée du siècle en annexant l'univers de Sherlock Holmes et celui de Lovecraft (et, plus généralement, du fantastique). Idée pourtant saugrenue dès le départ tant ces deux mythes littéraires sont opposés dans l'esprit et que confirme la lecture en constatant que même avec la meilleure volonté du monde (car je ne suis pas un puriste pour autant) la greffe ne prend tout simplement pas et ne réussit qu'à dénaturer à la fois Holmes et l'univers lovecraftien. C'est toutefois le célèbre détective qui en pâtit le plus. En fait, ce Sherlock Holmes à la sauce Cordurié n'a de Holmes que le patronyme (ce personnage étant rentré depuis longtemps dans le domaine public, on peut en faire hélas n'importe quoi). Dépouillé de ses capacités déductives hors-norme autant que de sa rationalité, dénaturé dans sa personnalité, voué à combattre désormais créatures fantastiques et vivre des aventures abracadabrantes auxquelles on a bien du mal à croire, ce Holmes de pacotille fait peine à voir. Pour ne rien arranger, les scénarios en eux-mêmes - qui à la limite pourraient se montrer plaisants et originaux, voir iconoclastes - sont banals, convenus, plein de clichés et d'effets faciles. En un mot : médiocres. Et dire que les albums de ce grand lifting raté n'arrêtent pas de s'accumuler pour former une saga pseudo-holmésienne aux allures de grand Barnum grand-guignolesque. Graphiquement, ça reste très correct mais sans personnalité. Mr Cordurié, l'inconditionnel de Sherlock Holmes (ou de Lovecraft) ne vous dit pas merci !
L'Arbre aux pies
Je pensais lire un joli conte onirique avec de belles images poétiques, et c'est raté ! C'est une allégorie d' un onirisme ennuyeux mâtiné de fantastique où des gamins et des gamines passent leur temps à écouter des pies et à se promener avec des bestioles féeriques (des humanoïdes à tête de félin, des sangliers blancs) dans un décor forestier. C'est sans intérêt pour moi, ça ne me transporte pas, je ne suis pas sensible à ce genre d'histoire, ou alors et c'est parfaitement possible, je n'ai rien compris à ce récit, je n'ai pas su déceler le pourquoi du comment, ou savoir entrer dans cet univers, c'est trop abstrait pour moi, je n'en sais rien... bref je me suis emmerdé comme un rat mort. Le dessin n'est pas désagréable, c'est ce qui m'a aidé à finir cette lecture qui va relativement vite, il n'y a pas d'énormes dialogues, mais j'ai quand même relevé certaines proportions bizarres dans les visages et têtes d'animaux, certains sont plutôt ratés ; la colorisation en revanche est jolie et douce par ses tons vert d'eau qui symbolisent cette nature recouvrant tout l'univers de cette Bd. Un conte en forme de récit initiatique sur l'enfance qui reste très nébuleux.
Western Valley
Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais c'est vulgaire, stéréotypé et complètement raté. Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur. Le découpage est également mauvais et rend confus les scènes d'action ou simplement la façon dont l'histoire est racontée. La narration joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste" qui restera mystérieux jusqu'au bout... Et surtout l'intrigue ne tient pas du tout la route. Outre son côté embrouillé, elle ne fait preuve d'aucune crédibilité. Les réactions des personnages sont idiotes et artificielles, les comportements des protagonistes sont souvent incohérents, certains passages sont franchement vulgaires. Et quand on a arrive à la fin de l'histoire avec son lot de révélations, on constate que les protagonistes ont agi et continuent à agir n'importe comment, comme si leurs motivations n'avaient plus rien à voir entre le début et la fin de l'histoire. Clichés, facilités et narration embrouillée s'accumulent pour me rendre la lecture tout simplement pénible.