Les derniers avis (5257 avis)

Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Lorsque nous vivions ensemble
Lorsque nous vivions ensemble

Encore une intégrale (3 très gros pavés) que j'avais depuis plusieurs années sans avoir eu le courage de la lire. La raison cette fois-ci ? Le style vieillot et réaliste façon Gekiga et un sujet très intimiste, la vie de couple de deux jeunes japonais dans les années 60 ou 70, qui ne m'attiraient pas trop. Je me suis finalement lancé. Dès les premiers chapitres, j'ai eu l'impression de lire un cocktail entre le cinéma de la Nouvelle Vague à la française et la culture japonaise du 20e siècle. J'ai la conviction que Kazuo Kamimura était fasciné par des films comme A bout de souffle ou le Mépris, tous deux de Godard, et tentait d'en reproduire l'ambiance. J'imagine très bien son couple avec la femme allongée demander si son compagnon les aime, ses fesses, tandis que l'autre répond avec désinvolture en fumant sa cigarette. A cette atmosphère Nouvelle Vague s'intègrent des obsessions nettement plus japonaises, des sujets et des situations plus morbides. Le sang, la violence et la mort jouent un rôle important dans cette suite de saynètes autour des circonvolutions amoureuses de ce couple qui se cherche. De ce fait, j'aurais pu être intéressé par ce récit car il montrait une certain état d'esprit des japonais modernes de la seconde moitié du 20e siècle. Une vision à la fois historique et intime qui permettait d'en apprendre un peu plus sur ce peuple à cette époque et sur des jeunes hommes et femmes qui cherchaient à s'éloigner du cadre classique du couple marié traditionnel. Mais j'ai très rapidement été lassé et agacé par le côté malsain, voire répugnant, de nombreuses scènes et le fait que les deux héros ne me plaisaient pas du tout. J'ai eu l'impression que l'auteur cherchait vraiment trop à la jouer artistique, copiant les artistes désabusés et se prenant la tête à la manière du cinéma d'auteur de l'époque, parsemant ses histoires de citations de poèmes sombres et mélancoliques. Et pendant ce temps là, l'histoire d'amour entre ces deux êtres ne progresse pas du tout, elle se contente de mouvements sinueux dans une ambiance souvent poisseuse où le sexe remplace l'amour et où la passion mène à des pulsions morbides. J'ai ressenti un véritable rejet de ce manga dont j'ai abandonné la lecture au bout d'environ 500 pages pour ensuite aller feuilleter la suite et la toute fin pour voir où cela nous menait. Mais rien de ce que j'y ai vu ne m'a donné envie de poursuivre plus avant.

25/07/2016 (modifier)
Par Chéreau
Note: 1/5
Couverture de la série Arthus Trivium
Arthus Trivium

Arthus Trivium rassemble à peu près tout ce que je n'aime pas dans la bande dessinée et qu'on retrouve malheureusement dans tant de séries : - une accroche fondée sur les éternels marronniers de l'ésotérisme de supermarché : les Templiers, les Rose-croix, les évangiles apocryphes... Ici, c'est Nostradamus qu'on convoque. - un scénario abracadabrant, où les coups de théâtre à répétition maintiennent sous perfusion une intrigue qu'on n'arrive même plus à suivre et qui s'enfonce rapidement dans le n'importe quoi. - des personnages sans consistance ni personnalité, toujours aussi hiératiques que peu souriants, absolument invincibles puisque maîtrisant, forcément, aussi bien les arts martiaux que l'art de la blagounette cynique. - un dessin rigide et tendu, qui veut faire en permanence la démonstration de sa maîtrise technique et ne parvient qu'à donner l'impression d'un succédané fatigant du maniérisme de Marini. - une colorisation un peu nauséeuse, qui arrive à être à la fois délavée et dégoulinante, à force d'effets de lumière surtravaillés. Bref, une série oubliable et bourrée de clichés, comme il en sort au kilomètre. Un bel exemple de l'académisme pompier en BD, qui sera regardé comme une curiosité datée d'ici quelques décennies.

22/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Monk !
Monk !

Monk est une bd humoristique qui joue avec les préceptes du Bouddha. Cela associe monde apocalyptique et renouveau des arts martiaux. En effet, le monde ne souhaite plus se servir des armes de destruction massive. On revient au combat de corps à corps. La baston, quoi ! Par la suite, cela devient un peu du grand n’importe quoi avec la recherche d’un nouveau Dalaï-Lama. Le héros devient une espèce de monstre lorsqu’il aperçoit une femme aux contours généreux. Je suis presque un peu gêné par rapport à cette religion d’amour et de paix. C’est un manga très idiot qui ne fera pas dans la finesse avec un humour très gras. Les expressions des personnages reflètent leurs bêtises. C’est franchement ridicule de bout en bout.

21/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Honey x Honey
Honey x Honey

Je ne pourrais pas descendre plus bas dans la nullité la plus absolue et encore, je pèse mes mots. Si vous aimez les femmes soumises pour x raisons, cette BD est faite pour vous. Maintenant, il faut respecter toutes les cultures qui réduisent le rôle de la femme. Surtout pas d'amalgame ! Cependant et personnellement, je ne cautionnerai point une série indigeste qui rabaisse la gente féminine en objet sexuel ou esclave. Chacun est encore libre de ses pensées et convictions. Certes, le début de cette série est plutôt drôle avec une héroïne qui pourrait être une blonde idiote face à un macho pervers. Avec une large ouverture d'esprit, on pourrait y voir un semblant de dignité. Néanmoins, la série va s'enfoncer sur ce créneau avec un humour qui s'estampillera. Bref, un shojo guimauve qui aura du mal à passer. C'est sans doute le pire que j'ai lu dans ma vie. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette série a bien fonctionné au niveau des ventes surtout chez les adolescentes d'environ 16 ans. Un peu comme 50 nuances de Grey mais version lycée.

20/07/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Contrat
Le Contrat

Cette histoire est profondément malsaine, je n'ai absolument pas pu rentrer dedans, j'ai même éprouvé une sorte de dégoût avec ce trafic d'organes qui s'organise comme une banque organique, un véritable vivier de pièces détachées anatomiques dans un Paris à peine futuriste. C'est un futur proche déshumanisé, axé sur les machines et l'affairisme morbide, avec un semblant de civilisation qui m'a fait penser à certains films de science-fiction comme Soleil Vert, ou au thriller dérangeant Morts suspectes, mais ce film était plus réussi que cette BD où encore une fois, qui profite de cet odieux trafic ? Toujours les mêmes, une caste de privilégiés et de nantis puissamment friqués. J'aime pourtant le dessin de Gillon toujours aussi plaisant, avec une mise en page classique mais aérée de grandes cases où transpire toujours la sensualité ; il n'a pas peur de coller des scènes hard, et d'ailleurs, fidèle à sa réputation, il démarre son récit par une scène de cul. Mais ce cloaque immonde de notre avenir est très nauséeux, je le supporte difficilement. Je me souviens quand j'avais vu ce récit dans l'Echo des savanes, je n'avais pas poursuivi, mais j'étais encore jeune et je suis vite passé à autre chose ; lu dans cet album aujourd'hui, finalement je n'ai guère changé, j'ai pu le lire en entier, mais ça confirme ma première impression : je n'aime pas.

20/07/2016 (modifier)
Par Dgege
Note: 1/5
Couverture de la série Terminus 1
Terminus 1

Après avoir lu quelques critiques je m'attendais à une histoire sympa de la part de Le Tendre avec de beaux dessins de Ponzio. Quelle déception ! L'histoire invraisemblable à l'eau de rose et des dialogues cul cul la praline servis par des personnages inexpressifs sortis tout droit des romans photo "Nous Deux" ressemblent à une série B mal jouée par de mauvais acteurs ! Ça ne me donne pas du tout envie de voir la suite ... Ce sera donc sans moi. Bref, à déconseiller fortement.

17/07/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 1/5
Couverture de la série Rantanplan
Rantanplan

ah... Rantanplan... Autant sa bêtise absolue pouvait me faire sourire dans Lucky Luke, autant là c'est d'un affligeant... Rien à garder. Les gags (peut-on encore appeler ça comme ça ???) sont d'un convenu, d'une lourdeur et d'une médiocrité assez indescriptibles, ce qui pour un album de courtes histoires et de strips laisse plutôt pantois ! Après avoir parcouru trois ou quatre albums, sans avoir décroché le moindre sourire, je ne vais pas pousser la plaisanterie plus loin, j'ai bien d'autres choses à lire pour passer du bon temps ! Alors franchement, pas la peine de faire le curieux si vous tombez sur ces albums, contentez vous de la série mère si vous aimez le personnage. Celle-ci est juste à la hauteur de la stupidité de son personnage devenu principal...

15/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Illegal Rare
Illegal Rare

Un shônen de plus qui ne cassera malheureusement pas la baraque. Il s'agit de la création d'une brigade spéciale non pas pour protéger les animaux mais les chimères et autres monstres en voie de disparition sur notre Terre. Il faut protéger par exemple les sirènes de l'inlassable traque dont elles font l'objet. Heureusement qu'on fait appel à un agent un peu spécial: un black vampyr. Voilà pour la trame à dormir debout. Au niveau du scénario, cela sera assez plat et sans aucune originalité malgré ce sujet pèle- mêle. Au niveau du graphisme, c'est correct mais sans plus.

13/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Géante
Géante

Il est vrai que la précédente oeuvre de l'auteur à savoir Avant mon père aussi était un enfant ne m'avait pas plu. Je laisse toujours une chance à un auteur en voulant découvrir d'autres oeuvres réalisées. Mais bon, je pense que mon constat sera sans appel. Je n'ai guère envie de continuer l'exploration. Je n'aime pas le trait qui se veut poétique. Je n'aime pas le récit pour peu qu'il y en ait un. Il est certes question d'un triangle amoureux et d'une réflexion sur l'adolescence. Cependant, la mise en scène est catastrophique et se noit au travers de symboles phalliques. Très peu pour moi. Oui, il faut d'urgence passer à autre chose.

08/07/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Avant mon père aussi était un enfant
Avant mon père aussi était un enfant

Désolé d'infliger une seule étoile mais à mon sens, cela ne vaut pas plus. L'écrin est pourtant tout à fait convenable. Le dessin est plutôt assez enfantin et fait surtout penser à des gravures. Je suis toujours sidéré par de jeunes auteurs qui bénéficient de beaucoup de moyens et qui nous offrent si peu alors qu'inversement, il y a tant d'auteur qui mériteraient d'être publié sur un papier de bonne qualité etc... Nous avons là une succession d'images dont il faudra deviner le sens dans un intellectualisme qui sera de mise. Cela fait penser à cette extase bourgeoise devant des tableaux tout blanc ou tout noir et où on recherche assez désespérément le sens de l'oeuvre. Je dédicace cette critique à Brice de Nice car il saura pourquoi.

08/07/2016 (modifier)