Je précise que je n'ai pas lu les avis précédents. Ceci dit, je constate qu'on abouti presque tous à la même notation à savoir une certaine déception au sortir de cette lecture et ceux malgré les bonnes critiques qui encensent dans la presse spécialisée. On attend quelque chose qui ne vient pas jusqu'à la fin. Il est vrai que j'aurais envie de dire tout çà pour cela.
La narration est véritablement pesante mais pas oppressante. Il y avait certes une ambiance à la lovecraft mais la peur et l'angoisse ne viennent pas. Il manque véritablement quelque chose qui ferait qu'on basculerait. C'est lent et il ne se passera rien...
J’ai essayé, ré-essayé et essayé encore… Je n’y suis pas parvenu. Pourtant je sens bien que cet album possède quelque chose non seulement de différent et d’unique (ça, cela me semble évident) mais aussi d’intéressant et de poétique. Seulement voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Roman Muradov. Je capte bien de ci de là certaines intentions (là une histoire se construit à l’envers et la lire en sens inverse permet de mieux la saisir, ici la répétition de paroles factuelles crée un sentiment étrange de déconnection avec la réalité, ailleurs la perte d’innocence donne lieu à une quête étrange dans un univers fantasmagorique) mais je reste en dehors.
Pourtant cet album, qui regroupe plusieurs histoires courtes, n’est pas sans intérêt ne fusse que dans les différents styles graphiques employés, souvent osés et parfois difficilement lisibles et pourtant élégants. C’est étrange, vraiment étrange, différent.
Cet album m’aura finalement fait le même effet que certains écrits de Ionesco : je sens bien qu’il y a quelque chose mais je passe systématiquement à côté. Je peux comprendre qu’un lecteur trouve ça résolument et définitivement culte mais, à titre personnel, je suis resté à l’extérieur, trop occupé à essayer de déchiffrer les intentions de l’auteur (sans y parvenir, en plus) pour vraiment apprécier l’album.
En guise d'introduction, le traducteur de Muradov prévient le lecteur que l'artiste est quasi impossible à traduire, notamment du fait des jeux de mots nombreux qu'il dissémine dans ses histoires. C'est bien possible... Je ne sais pas si c'est la cause de mon rejet mais il s'agit certainement d'une des raisons de mon incapacité à rentrer dans cet univers.
Eh bien, quelle purge cet album !
Pourtant je suis preneur pour tout ce qui peut être critique, ou drôle ou caricatural, voire les trois à la fois, sur n’importe quel sujet. Comme ici, la critique de la sclérose de l’administration, présentée comme irréformable, passéiste, etc… Mais on est très loin dans cet album de Julius Corentin Acquefacques !
C’est qu’ici la critique tombe totalement à plat, et que RIEN n’est drôle – si tant est que cela était l’objectif visé ! Ne reste alors qu’une vision poujadiste, démago et ridicule des travers de l’administration, et surtout de certains fonctionnaires, refusant le progrès (et le passage à l’informatique), passant le plus clair de leur temps à bouffer et faire des pots.
Quant aux syndicats, ils sont eux aussi à mettre dans le même radeau, avec des représentants aux têtes du Che, de Mao, de Lénine ou de Staline…
Je passe sur le « gag » lourdingue et redondant sur les Corses réfractaires à tout.
Pas drôle, une histoire sans réel intérêt, des relents nauséabonds, à quoi s’ajoute un dessin que je n’ai pas aimé (mais là c’est affaire de goût). Bref une lecture à oublier, et que je ne vous recommande pas vraiment !
Parlons du positif : la couverture est réussie, elle attire l'oeil et donne bien envie de lire cet album.
Parlons du négatif : le reste.
Cette BD à reçu le prix du meilleur polar à Angoulème, c'est peu de dire que je ne comprends pas ce qui a motivé ce choix tellement j'ai lu des polars mieux que ça. Je ne sais même pas par où commencer pour lister tout ce qui ne va pas ici. Le début n'est pas accrocheur, la suite non plus remarque, mais généralement c'est toujours bien de rendre une histoire prenante dès les premières pages.
Ici on a des palabres entre 2 personnages, qui du haut de leur colline, regardent 2 pécheurs en infraction un peu plus bas. C'est longuet et là ou on attend un événement, des rebondissements, une confrontation avec les hors-la-loi, ou au pire juste un minimum d'action, il ne se passe rien. Juste une dispute entre 2 personnes qui n'ont pas le même point de vue. C'est vraiment pas intéressant et ça dure un nombre bien trop élevé de pages.
Plus tard un flic viendra se joindre à eux, et là il va enfin y avoir de l'action. Mais honnêtement quand ça arrive après 100 pages c'est trop tard. Et pire, même la scène d'action arrive à être molle tant l'intervention du bonhomme est étalée sur des pages et des pages. Pour moi cette narration bien trop lente est rébarbative.
Ensuite, ou en même temps, on sait plus, le récit bascule sur 2 jeunes femmes dans un bus qui discutent de leur quotidien et de leurs problèmes personnels. Qui ? Pourquoi ? Quel rapport ? En tout cas là aussi c'est pas palpitant. Bien sur tout ça doit rejoindre l'autre histoire un peu plus tard mais c'est tellement décousu et monotone qu'on a même pas envie de savoir ce qui va réunir tout ça.
J'ai lâché l'affaire avant la fin et j'ai arrêté de me faire du mal au bout de 120 pages. C'est décevant, y'a pas d'intrigue de fond, pas de suspense, rien qui suscite la curiosité et l'envie d'avancer dans cette lecture. Bref il manque tout ce qui constitue à mes yeux un bon polar, mais c'est ce livre qui a reçu le prix de l'année ? :(
Il y a eu une nouvelle édition en novembre 2013 avec une couverture beaucoup plus moderne ce qui fut assez trompeur sur la marchandise. A la lecture, je me suis aperçu qu'il s'agissait en fait d'une veille série des années 80 avec sa ligne claire et son scénario très kitch dans la collection métal hurlant.
Cette bd représente bien entendu ce que je n'aime pas et ce que je n'ai jamais aimé dans la bd. La ressortir de nos jours, cela fait très ringard. En effet, cela ne passe pas du tout l'épreuve du temps. Mais comme dit, il y a toujours des nostalgiques de cette époque de la bd franco-belge qui a eu ses succès et ses échecs également.
Comme quoi les goûts et les couleurs..., deux avis précédant celui-ci et c'est le grand écart. Pour ma part rien ne trouve grâce à mes yeux après ma lecture et je ne parle même pas de l'image de la femme qui est véhiculée ici.
Pourquoi ai-je l'impression de lire du Woody Allen trash ? Franchement ras le bol de me farcir les problèmes d'ego d'un type qui certes met en scène ses fantasmes sans tenir forcément le beau rôle, mais j'ai furieusement l'impression de tourner en rond et de ne pas comprendre le message. Parce que oui sans dèc, y en a un les gars ou je suis vraiment une quiche. Sans doute des références culturelles me manquent elles pour bien comprendre tout ça mais l'effort est trop ardu .
Un mot sur le dessin certes caractéristique mais je le trouve moche. R. Crumb est surement un pionnier de la BD underground donc nous dirons que pour la culture on peut y jeter un œil mais je ne conseille pas plus.
Mon dieu ! La première fois que j'ai vu un sketch du sieur Bigard c'était bien sûr à la télévision et j'avoue qu'à deux ou trois reprises j'ai souri. Puis le temps a passé et occasionnellement j'ai revu l'individu et ses affiches délicates qui ornaient les panneaux publicitaires de nos belles villes. Mais que c'est lourdingue, beauf, phallocrate... Une vraie affiche pour PCN et traditions, ça sent la fin de comices agricoles avec les vieilles poches imbibées qui... Attends, attends je vais te faire marrer, au bout du compte c'est pitoyable et l'on rit certes mais de la bêtise crasse de l'autre.
Pour la première fois je me suis dit qu'il était possible d'allumer un feu avec une BD. Pour autant une petite excuse et qui n'est pas le fait de Bigard : il est extrêmement difficile de mettre en images un spectacle "comique" où la plupart des effets sont scéniques. L'adaptation de spectacle n'est sans doute pas la meilleure chose qui soit.
Tous les goûts étant dans la nature, les aficionados de Bigard y trouveront peut-être leur compte. N'en faisant pas partie je lâche l'affaire.
Je n'ai pas du tout aimé ce conte inspiré de Grimm qui est assez bizarre et morbide sur les amours contrariés d'un garçon qui visiblement cherchait la peur. Le style graphique est assez particulier et plutôt minimaliste avec un jeu sur les couleurs bichromes.
A vrai dire, je n'ai pas compris grand chose. C'est complexe comme la folie du personnage principale qui se balance à une corde suite à un lynchage collectif.
Le garçon qui cherchait la peur a d'abord été publié en Italie en 2006. En France, c'est présenté dans une édition totalement nouvelle. Cela me fera une belle jambe sans être méchant. Il y a tellement mieux à découvrir.
Quand une histoire devient trop glauque ou bizarre, je n'aime pas forcément. En effet, j'ai été plutôt assez dégoûté par la lecture de ce manga. On ne peut pas être plus clair. Maintenant, je sais qu'il en faut pour tous les goûts en ce monde et tous les avis se respectent. Certes, la chenille a fait danser des générations de gens mais il faut vraiment aimer se tortiller.
Une femme fait l'amour à un homme chenille avec une grande dose de perversion. On peut y voir une forme d'art ou de vilenie morbide. Certes, le pauvre homme a des circonstances atténuantes puisqu'il a été blessé au combat. On peut voir également une forme de compassion chez cette femme qui se donne à fond.
Mais bon, il vrai qu'elle ira quand même jusqu'à commettre l'irréparable. Cela commence d'ailleurs par ce meurtre horrible. Puis, on observera tout le cheminement jusqu'au frontière du sadisme. C'est en effet assez glauque, plutôt trash, très malsain, avec un brin de violence. Au final, c'est assez dérangeant ! de toute façon, c'est à réservé à un public très averti.
Comme dit, je déconseille quand d'autres pourront toutefois y voir un délice. Pour les amateurs du genre. A vous de voir !
On peut toujours se complaire dans la médiocrité et aimer une daube. Il en faut pour tous les goûts. D'ailleurs, dans tous les domaines, la médiocrité règne. Il n'y a qu'à allumer la TV ou aller sur les sites d'information pour s'en convaincre. Cependant, le pire de la médiocrité, c'est de ne pas en avoir conscience. La véritable question serait comment en est-on arrivé là ?
J'ai adoré joué au jeu vidéo Zelda sur Nintendo 64 lorsque j'étais plus jeune. Je connaissais bien l'univers de ce jeu vidéo qui m'avait tant fasciné par son graphisme et l'élaboration de son scénario assez ingénieux. En effet, celui-ci insistait sur retour continuel dans le temps afin de fuir une catastrophe qui serait fatale à l'humanité ainsi que sur l'utilisation de masques magiques qui confèrent des pouvoirs spéciaux à leurs porteurs.
Je ne peux pas affirmer même sous la contrainte que ce manga réussit à retranscrire la même émotion. C'est pire encore que cela car on se perd complètement dans les méandres de l'intrigue avec ses incessants aller-retour en arrière. Ce nouveau volet "Majora's Mask" s'avère bien décevant et finalement très pauvre.
L'adaptation n'est là que pour servir des intérêts bassement mercantiles. Bref, un amas d'images assez indigestes sans aucun intérêt. Il est clair qu'on se situe à mille lieux d'œuvres charismatiques comme Quartier lointain qui peuvent nous faire aimer le manga. C'est franchement très restreint mais comme l'a dit Henry Miller, "quand la merde vaudra de l'or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus !".
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Les Rêves dans la Maison de la Sorcière
Je précise que je n'ai pas lu les avis précédents. Ceci dit, je constate qu'on abouti presque tous à la même notation à savoir une certaine déception au sortir de cette lecture et ceux malgré les bonnes critiques qui encensent dans la presse spécialisée. On attend quelque chose qui ne vient pas jusqu'à la fin. Il est vrai que j'aurais envie de dire tout çà pour cela. La narration est véritablement pesante mais pas oppressante. Il y avait certes une ambiance à la lovecraft mais la peur et l'angoisse ne viennent pas. Il manque véritablement quelque chose qui ferait qu'on basculerait. C'est lent et il ne se passera rien...
Aujourd'hui, demain, hier
J’ai essayé, ré-essayé et essayé encore… Je n’y suis pas parvenu. Pourtant je sens bien que cet album possède quelque chose non seulement de différent et d’unique (ça, cela me semble évident) mais aussi d’intéressant et de poétique. Seulement voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Roman Muradov. Je capte bien de ci de là certaines intentions (là une histoire se construit à l’envers et la lire en sens inverse permet de mieux la saisir, ici la répétition de paroles factuelles crée un sentiment étrange de déconnection avec la réalité, ailleurs la perte d’innocence donne lieu à une quête étrange dans un univers fantasmagorique) mais je reste en dehors. Pourtant cet album, qui regroupe plusieurs histoires courtes, n’est pas sans intérêt ne fusse que dans les différents styles graphiques employés, souvent osés et parfois difficilement lisibles et pourtant élégants. C’est étrange, vraiment étrange, différent. Cet album m’aura finalement fait le même effet que certains écrits de Ionesco : je sens bien qu’il y a quelque chose mais je passe systématiquement à côté. Je peux comprendre qu’un lecteur trouve ça résolument et définitivement culte mais, à titre personnel, je suis resté à l’extérieur, trop occupé à essayer de déchiffrer les intentions de l’auteur (sans y parvenir, en plus) pour vraiment apprécier l’album. En guise d'introduction, le traducteur de Muradov prévient le lecteur que l'artiste est quasi impossible à traduire, notamment du fait des jeux de mots nombreux qu'il dissémine dans ses histoires. C'est bien possible... Je ne sais pas si c'est la cause de mon rejet mais il s'agit certainement d'une des raisons de mon incapacité à rentrer dans cet univers.
Du papier faisons table rase
Eh bien, quelle purge cet album ! Pourtant je suis preneur pour tout ce qui peut être critique, ou drôle ou caricatural, voire les trois à la fois, sur n’importe quel sujet. Comme ici, la critique de la sclérose de l’administration, présentée comme irréformable, passéiste, etc… Mais on est très loin dans cet album de Julius Corentin Acquefacques ! C’est qu’ici la critique tombe totalement à plat, et que RIEN n’est drôle – si tant est que cela était l’objectif visé ! Ne reste alors qu’une vision poujadiste, démago et ridicule des travers de l’administration, et surtout de certains fonctionnaires, refusant le progrès (et le passage à l’informatique), passant le plus clair de leur temps à bouffer et faire des pots. Quant aux syndicats, ils sont eux aussi à mettre dans le même radeau, avec des représentants aux têtes du Che, de Mao, de Lénine ou de Staline… Je passe sur le « gag » lourdingue et redondant sur les Corses réfractaires à tout. Pas drôle, une histoire sans réel intérêt, des relents nauséabonds, à quoi s’ajoute un dessin que je n’ai pas aimé (mais là c’est affaire de goût). Bref une lecture à oublier, et que je ne vous recommande pas vraiment !
Tungstène
Parlons du positif : la couverture est réussie, elle attire l'oeil et donne bien envie de lire cet album. Parlons du négatif : le reste. Cette BD à reçu le prix du meilleur polar à Angoulème, c'est peu de dire que je ne comprends pas ce qui a motivé ce choix tellement j'ai lu des polars mieux que ça. Je ne sais même pas par où commencer pour lister tout ce qui ne va pas ici. Le début n'est pas accrocheur, la suite non plus remarque, mais généralement c'est toujours bien de rendre une histoire prenante dès les premières pages. Ici on a des palabres entre 2 personnages, qui du haut de leur colline, regardent 2 pécheurs en infraction un peu plus bas. C'est longuet et là ou on attend un événement, des rebondissements, une confrontation avec les hors-la-loi, ou au pire juste un minimum d'action, il ne se passe rien. Juste une dispute entre 2 personnes qui n'ont pas le même point de vue. C'est vraiment pas intéressant et ça dure un nombre bien trop élevé de pages. Plus tard un flic viendra se joindre à eux, et là il va enfin y avoir de l'action. Mais honnêtement quand ça arrive après 100 pages c'est trop tard. Et pire, même la scène d'action arrive à être molle tant l'intervention du bonhomme est étalée sur des pages et des pages. Pour moi cette narration bien trop lente est rébarbative. Ensuite, ou en même temps, on sait plus, le récit bascule sur 2 jeunes femmes dans un bus qui discutent de leur quotidien et de leurs problèmes personnels. Qui ? Pourquoi ? Quel rapport ? En tout cas là aussi c'est pas palpitant. Bien sur tout ça doit rejoindre l'autre histoire un peu plus tard mais c'est tellement décousu et monotone qu'on a même pas envie de savoir ce qui va réunir tout ça. J'ai lâché l'affaire avant la fin et j'ai arrêté de me faire du mal au bout de 120 pages. C'est décevant, y'a pas d'intrigue de fond, pas de suspense, rien qui suscite la curiosité et l'envie d'avancer dans cette lecture. Bref il manque tout ce qui constitue à mes yeux un bon polar, mais c'est ce livre qui a reçu le prix de l'année ? :(
Bob Fish
Il y a eu une nouvelle édition en novembre 2013 avec une couverture beaucoup plus moderne ce qui fut assez trompeur sur la marchandise. A la lecture, je me suis aperçu qu'il s'agissait en fait d'une veille série des années 80 avec sa ligne claire et son scénario très kitch dans la collection métal hurlant. Cette bd représente bien entendu ce que je n'aime pas et ce que je n'ai jamais aimé dans la bd. La ressortir de nos jours, cela fait très ringard. En effet, cela ne passe pas du tout l'épreuve du temps. Mais comme dit, il y a toujours des nostalgiques de cette époque de la bd franco-belge qui a eu ses succès et ses échecs également.
Les Aventures de R. Crumb
Comme quoi les goûts et les couleurs..., deux avis précédant celui-ci et c'est le grand écart. Pour ma part rien ne trouve grâce à mes yeux après ma lecture et je ne parle même pas de l'image de la femme qui est véhiculée ici. Pourquoi ai-je l'impression de lire du Woody Allen trash ? Franchement ras le bol de me farcir les problèmes d'ego d'un type qui certes met en scène ses fantasmes sans tenir forcément le beau rôle, mais j'ai furieusement l'impression de tourner en rond et de ne pas comprendre le message. Parce que oui sans dèc, y en a un les gars ou je suis vraiment une quiche. Sans doute des références culturelles me manquent elles pour bien comprendre tout ça mais l'effort est trop ardu . Un mot sur le dessin certes caractéristique mais je le trouve moche. R. Crumb est surement un pionnier de la BD underground donc nous dirons que pour la culture on peut y jeter un œil mais je ne conseille pas plus.
Les Aventures de Bigard
Mon dieu ! La première fois que j'ai vu un sketch du sieur Bigard c'était bien sûr à la télévision et j'avoue qu'à deux ou trois reprises j'ai souri. Puis le temps a passé et occasionnellement j'ai revu l'individu et ses affiches délicates qui ornaient les panneaux publicitaires de nos belles villes. Mais que c'est lourdingue, beauf, phallocrate... Une vraie affiche pour PCN et traditions, ça sent la fin de comices agricoles avec les vieilles poches imbibées qui... Attends, attends je vais te faire marrer, au bout du compte c'est pitoyable et l'on rit certes mais de la bêtise crasse de l'autre. Pour la première fois je me suis dit qu'il était possible d'allumer un feu avec une BD. Pour autant une petite excuse et qui n'est pas le fait de Bigard : il est extrêmement difficile de mettre en images un spectacle "comique" où la plupart des effets sont scéniques. L'adaptation de spectacle n'est sans doute pas la meilleure chose qui soit. Tous les goûts étant dans la nature, les aficionados de Bigard y trouveront peut-être leur compte. N'en faisant pas partie je lâche l'affaire.
Le Garçon qui cherchait la peur
Je n'ai pas du tout aimé ce conte inspiré de Grimm qui est assez bizarre et morbide sur les amours contrariés d'un garçon qui visiblement cherchait la peur. Le style graphique est assez particulier et plutôt minimaliste avec un jeu sur les couleurs bichromes. A vrai dire, je n'ai pas compris grand chose. C'est complexe comme la folie du personnage principale qui se balance à une corde suite à un lynchage collectif. Le garçon qui cherchait la peur a d'abord été publié en Italie en 2006. En France, c'est présenté dans une édition totalement nouvelle. Cela me fera une belle jambe sans être méchant. Il y a tellement mieux à découvrir.
La Chenille
Quand une histoire devient trop glauque ou bizarre, je n'aime pas forcément. En effet, j'ai été plutôt assez dégoûté par la lecture de ce manga. On ne peut pas être plus clair. Maintenant, je sais qu'il en faut pour tous les goûts en ce monde et tous les avis se respectent. Certes, la chenille a fait danser des générations de gens mais il faut vraiment aimer se tortiller. Une femme fait l'amour à un homme chenille avec une grande dose de perversion. On peut y voir une forme d'art ou de vilenie morbide. Certes, le pauvre homme a des circonstances atténuantes puisqu'il a été blessé au combat. On peut voir également une forme de compassion chez cette femme qui se donne à fond. Mais bon, il vrai qu'elle ira quand même jusqu'à commettre l'irréparable. Cela commence d'ailleurs par ce meurtre horrible. Puis, on observera tout le cheminement jusqu'au frontière du sadisme. C'est en effet assez glauque, plutôt trash, très malsain, avec un brin de violence. Au final, c'est assez dérangeant ! de toute façon, c'est à réservé à un public très averti. Comme dit, je déconseille quand d'autres pourront toutefois y voir un délice. Pour les amateurs du genre. A vous de voir !
The Legend of Zelda - Majora's Mask
On peut toujours se complaire dans la médiocrité et aimer une daube. Il en faut pour tous les goûts. D'ailleurs, dans tous les domaines, la médiocrité règne. Il n'y a qu'à allumer la TV ou aller sur les sites d'information pour s'en convaincre. Cependant, le pire de la médiocrité, c'est de ne pas en avoir conscience. La véritable question serait comment en est-on arrivé là ? J'ai adoré joué au jeu vidéo Zelda sur Nintendo 64 lorsque j'étais plus jeune. Je connaissais bien l'univers de ce jeu vidéo qui m'avait tant fasciné par son graphisme et l'élaboration de son scénario assez ingénieux. En effet, celui-ci insistait sur retour continuel dans le temps afin de fuir une catastrophe qui serait fatale à l'humanité ainsi que sur l'utilisation de masques magiques qui confèrent des pouvoirs spéciaux à leurs porteurs. Je ne peux pas affirmer même sous la contrainte que ce manga réussit à retranscrire la même émotion. C'est pire encore que cela car on se perd complètement dans les méandres de l'intrigue avec ses incessants aller-retour en arrière. Ce nouveau volet "Majora's Mask" s'avère bien décevant et finalement très pauvre. L'adaptation n'est là que pour servir des intérêts bassement mercantiles. Bref, un amas d'images assez indigestes sans aucun intérêt. Il est clair qu'on se situe à mille lieux d'œuvres charismatiques comme Quartier lointain qui peuvent nous faire aimer le manga. C'est franchement très restreint mais comme l'a dit Henry Miller, "quand la merde vaudra de l'or, le cul des pauvres ne leur appartiendra plus !".