Avec le duo Mangin/Bajram, il faut s'attendre à du spécial, du bizarre, du novateur... Effectivement, cette lecture est très déroutante parce qu'elle touche un domaine inconnu que personne ne peut décrire avec certitude, puisqu'il s'agit de l'ultime frontière qui se situe entre la vie et la mort et qu'il ne faut pas franchir, car personne n'en revient.
C'est un périple aux limites du temps et de l'espace, qui mêle science, mystique et religion, bref on flirte sans cesse avec l'au-delà. Le sujet est certes audacieux et novateur en BD, il a été approché au cinéma avec le film de Joël Schumacher en 1990, L'Expérience interdite, où Kiefer Sutherland, Julia Roberts et Kevin Bacon pratiquaient des expériences de mort imminente. Honnêtement, je dois dire que ce genre de sujet scientifique ne m'attire pas des masses, ça fait un peu peur, et je trouve tout ceci bien trop dérangeant.
Mais surtout, dans cette Bd, si je trouve l'idée intéressante, la façon dont c'est présenté et organisé me laisse très dubitatif et pas du tout captivé. Accrocher une sorte de vaisseau spatial à l'âme d'un gars en caisson cryogénisé, c'est un peu trop folklorique, trop gros à mon goût, en somme, je ne trouve pas ça très crédible, d'autant plus qu'on ne nous dit rien sur le mode de fonctionnement de ce vaisseau, de même que certains détails restent flous, ce qui rend la Bd chaotique. De plus, je supporte mal ces Bd avec un langage scientifique abscons, c'est destiné à en mettre plein la vue et à faire sérieux, mais c'est souvent prétentieux, c'est le cas ici.
Reste le dessin, si on peut encore appeler ça du dessin : ce qui est sûr, c'est que ça a de la gueule ; cette technique de réalisme photographique ne me dérange absolument pas, je trouve ça chouette et esthétique, et ça colle au sujet scientifique. Si ça sert bien une histoire, peu m'importe si c'est de l'ordi ou du dessin photo-réaliste comme ici. Sur ce plan, c'est du beau travail, surtout que Ponzio a rajouté quand même du dessin, surtout sur les personnages. Mais ce genre de bande que j'ai voulu essayer, n'est pas pour moi...
Un scénario fort ambitieux qui promettait sur un fond de science-fiction aquatique. Cependant, une mise en scène qui manque cruellement de personnalité et les personnages de charisme. La débauche d’effet ne produit pas l’effet escompté. Il faut dire que le graphisme est plutôt d’une rare laideur avec son côté très brouillon.
Mais que s’est ‘il passé pour produire une œuvre pareille ? Un comité de lecteur a-t-il été consulté auparavant pour donner un avis objectif ? On est là également pour dire les choses lorsqu’elles ne sont pas conformes.
La surenchère et la bouillie n'ont jamais produit des étincelles. Une œuvre profondément absconde.
Je n'ai rien compris à cette chronique sociale centrée sur l'autobiographie d'un auteur. Il y a 15 histoires courtes qui sont présentées sans fil chronologique précis.
Une complexité dans la compréhension malgré la simplicité du trait graphique. Le récit assez nombriliste manque singulièrement de cohérence. Il y a également les non-dits dont les cases traduisent assez mal la compréhension. Bref, on s'y perd et on s'ennuie très vite.
C'est de la BD indépendante. C'est également une BD inaccessible sous une forme pseudo intellectuelle et métaphorique. Il faut savoir ce que l'on veut.
Sur les cinq nouvelles que composent cette oeuvre, seulement deux ont retenu mon attention à savoir la première bionique et la troisième porte-bonheur. Et encore, ces nouvelles sont beaucoup trop courtes pour pouvoir les apprécier pleinement. Il manque nécessairement quelque chose.
C'est certes une ébauche assez intéressante par un auteur israélien immigré aux USA mais cela ne tient pas la route. Reste que le style de l'auteur qui varie entre étrangeté et scène banale du quotidien est très singulier.
Un comics britannique pas très enthousiasmant. Le dessin fait très enfantin. Il s'agit en fait d'un plan drague pour un ours dans un monde d'humains.
Notre ours joue à la wii toute la journée (notamment à Zelda). Il est plutôt assez flemmard. Il aimerait bien entamer une relation amoureuse avec Cécilia, la belle serveuse qui lui apporte son milkshake géant le samedi soir. Popo, une sorte de raptor, va essayer de l'aider.
Je n'ai pas aimé le style graphique et encore moins ce récit traité avec beaucoup de légèreté et qui manque sérieusement de maturité.
La première expérience que j'avais tentée avec une Bd des auteurs F. Ruppert & J. Mulot (La Technique du perinée) ne m'avait pas convaincu. J'ai voulu donner une seconde chance, en dépit de ma réticence à ce dessin au style esquissé, et cette fois c'est définitif, je n'y reviendrai plus, impossible d'accrocher à ce récit complètement tordu, bourré d'invraisemblances monstrueuses et pas du tout crédibles (les sauts à moto étant les moins pires), surtout lorsqu'il s'agit de cambriolages visant des musées prestigieux comme le Louvre ou le musée d'Orsay qui ont des dispositifs de sécurité ultra perfectionnés.
Aussi, voir 3 belles filles délurées (qu'on devine belles car on voit pas tellement leurs tronches avec ce dessin sans yeux ou bouches) entrer aussi facilement dans de tels lieux comme si c'était une garderie d'enfants, ressemble à un véritable pied de nez aux lois les plus élémentaires du récit réaliste, les dernières pages étant les plus invraisemblables, sans parler de l'épisode du cartel mexicain qui vire au grotesque, nos 3 donzelles faisant encore mieux que les Expendables, c'est vraiment n'importe quoi, du véritable foutage de gueule.
Il n'y a qu'à voir les cambriolages de cinéma exécutés avec une précision d'horloger, notamment dans les films Topkapi ou Haute voltige pour comprendre que l'invraisemblance n'étouffe pas les auteurs.
Si encore ces éléments avaient été traités de façon plausibles, j'aurais pu oublier un peu le dessin qui n'est pas dans mes goûts, et dire qu'ils s'y sont mis à 3... seulement là, je dis non, il n'y a rien de sérieux pour m'intéresser dans ce gros album, je trouve l'ensemble prétentieux et inconséquent, et de plus l'un des personnages (dont j'ai oublié le nom) est horripilant. Il va sans dire que je fais une croix sur le tome 2.
Je vais commencer par le verdict. Dire que je suis déçu par cette série est un euphémisme, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi mauvais sans pour autant en espérer le truc révolutionnaire, juste passer un bon moment. Raté.
Commençons par le dessin. On oscille entre le pas trop mal sur le tome un et le limite-limite sur le tome deux. Le trait gras et épais est un style qui n’est pas dans mes habitudes mais je peux faire avec, il m’a beaucoup fait penser à celui de Richard Marazano (L'Expédition), cependant que le rendu est gâché par des lacunes techniques du dessinateur qui a un mal fou à dessiner ses personnages l’épée à la main. Sérieux, les armes prennent des proportions ou des courbes aléatoires selon l’angle sous lequel le personnage est dessiné. Cela entre autres choses… Et le problème c’est que les défauts ne font qu’empirer à mesure qu’on avance dans le récit, comme si le dessinateur était à bout de souffle et ne parvenait à assurer sur tout un album. En résumé je n’ai pris aucun plaisir visuellement.
Mais vient le pire, le scénario. Alors là, on atteint le fond du fond. Moi le Post-Apocalyptique Médiéval ou Fantasy, j’adore, c’est un sous-genre pour lequel je suis demandeur, d’où mon attirance à la base pour cette BD. Quand tu as lu Jon Shannow (western post-apo) ou Drenaï (par petites touches) de David Gemmell, Chroniques de Tramorée de Javier Negrete, Malevil de Robert Merle, que tu connais Chroniques de Shannara de Terry Brooks un peu dans le même genre, du jeu de rôle Dark Sun, que tu as vu une bonne centaine de films post-apo etc. Et que derrière tu te tapes Nakara… franchement ça fait mal à la gueule.
L’histoire est mal ficelée ou tout simplement mal pensée en amont. On veut nous faire croire que les enjeux sont énormes, mondiaux, mais le dessin reflète tout l’inverse et donne une impression de quasi huis-clos tant le nombre de personnages est réduit et le temps que mettent ceux-ci à aller d’un point à un autre de la région paraît court. On enchaîne au début des scènes inutiles qui ne font rien avancer et ne sont mêmes pas belles à visualiser. Les personnages principaux sont d’un tel cliché qu’ils flirtent avec le grotesque, et j’évoquerai à peine les seconds couteaux à l’encéphalogramme plat qui n’apportent jamais quoi que ce soit d’intéressant. L’intrigue même est nébuleuse et sans idée, c’est mou, ça pue le déjà-vu et la paresse, c’est tellement poussif au point qu’on a presque envie de pardonner les incohérences et les éléments invraisemblables qui viennent contredire la situation précédente, juste pour ne pas en rajouter une couche. Quant aux dialogues il n’y as pas grand-chose à en tirer tant la soupe a un goût rance ou insipide selon. Disons les choses : cette série en l’état n’aurait jamais dû être publié. Et dire que c’est sorti en 2011…
Le dessin n’arrive même pas à être à la hauteur de ce « machin ». Non, je suis désolé, mais quand on annonce « Sonnez trompette ! L’armée des méchants arrive sur nous ! Ahlala c’est une catastrophe, ils sont trop nombreux, nous ne pouvons pas nous défendre ! » et que cette menace se résume à une dizaine de cavaliers montés, je dis non. Dix clampins ne font pas une armée, on dit « une bande », et au mieux si on est généreux on dira « une troupe ». Et pour finir le bon gros spoiler avec cette illustration de couverture du tome 2, lauréat de la facepalm (comment les auteurs n’ont-ils pas pu se relire et penser qu’ils gâchaient là tout effet de surprise ?!).
Ouais ça fait vraiment mal. C’est une patate de forain que le lecteur se prend en pleine poire à chaque page tellement c’est consternant.
Fuyez, pauvres fous !
Je ne suis pas arrivé au bout tellement cet album m’a assommé.
En fait, je ne l’ai trouvé ni drôle ni pertinent. Tout au plus peut-il constituer une nouvelle brique (aux côtés d’un Blankets - Manteau de neige, par exemple) à l’édifice des récits nous expliquant les ravages de l’intégrisme chrétien aux USA. Cet art de faire culpabiliser les enfants pour les marquer à vie du sceau de la culpabilité devant des pulsions naturelle telles que l’éveil à la sexualité… Cette pression morale qui ravage finalement plus qu'elle ne construit.
A l’époque de sa sortie, le ton irrévérencieux utilisé et le thème même du récit ont certainement constitué des pas en avant dans l’émancipation du comic aux USA. Aujourd’hui, avec le recul, je n’ai pas été marqué par cette lecture.
Côté dessin, c’est un trait réaliste tourné en caricature et en noir et blanc (à la manière de récits de MAD, à titre de comparaison ou de ce que fera Alexis quelques années plus tard) mais sans réel délire, sans véritable lâcher-prise.
Bon, moi, j’ai pas aimé. Mais je peux comprendre que ce récit a constitué un tournant dans l’histoire du comic et donc de la bd.
J'ai plutôt été déçu par cette lecture de ce seinen ponctué d'affrontements. Il faut dire que j'attendais quelque chose d'original qui ne tombe dans les facilités du genre. Bref, je me suis littéralement ennuyé à la lecture malgré l'enchaînement des événements qui n'est d'ailleurs pas très cohérent ou naturel.
Le rythme est beaucoup trop forcé après une présentation pour le moins sommaire des personnages dont certains d'ailleurs ne serviront à rien. Je n'ai pas accroché car je me suis perdu en route. Pour les bons points : le graphisme ainsi qu'une impression correcte.
Lui ou rien sur un mode le monde ne suffit pas. Il s'agit de combler les désirs d'une pauvre lycéenne en mal d'amour. Il y aura des moments très pathétiques où il faudra s'accrocher. La poupée est un homme d'où une inversion marrante des rôles.
C'est surtout très fleur bleue et pas vraiment transcendant. On aura droit d'emblée à toute les japaniaiseries du genre graphique tendant à l'exagération. Moi, je dirais tout mais pas ça !
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Expérience mort
Avec le duo Mangin/Bajram, il faut s'attendre à du spécial, du bizarre, du novateur... Effectivement, cette lecture est très déroutante parce qu'elle touche un domaine inconnu que personne ne peut décrire avec certitude, puisqu'il s'agit de l'ultime frontière qui se situe entre la vie et la mort et qu'il ne faut pas franchir, car personne n'en revient. C'est un périple aux limites du temps et de l'espace, qui mêle science, mystique et religion, bref on flirte sans cesse avec l'au-delà. Le sujet est certes audacieux et novateur en BD, il a été approché au cinéma avec le film de Joël Schumacher en 1990, L'Expérience interdite, où Kiefer Sutherland, Julia Roberts et Kevin Bacon pratiquaient des expériences de mort imminente. Honnêtement, je dois dire que ce genre de sujet scientifique ne m'attire pas des masses, ça fait un peu peur, et je trouve tout ceci bien trop dérangeant. Mais surtout, dans cette Bd, si je trouve l'idée intéressante, la façon dont c'est présenté et organisé me laisse très dubitatif et pas du tout captivé. Accrocher une sorte de vaisseau spatial à l'âme d'un gars en caisson cryogénisé, c'est un peu trop folklorique, trop gros à mon goût, en somme, je ne trouve pas ça très crédible, d'autant plus qu'on ne nous dit rien sur le mode de fonctionnement de ce vaisseau, de même que certains détails restent flous, ce qui rend la Bd chaotique. De plus, je supporte mal ces Bd avec un langage scientifique abscons, c'est destiné à en mettre plein la vue et à faire sérieux, mais c'est souvent prétentieux, c'est le cas ici. Reste le dessin, si on peut encore appeler ça du dessin : ce qui est sûr, c'est que ça a de la gueule ; cette technique de réalisme photographique ne me dérange absolument pas, je trouve ça chouette et esthétique, et ça colle au sujet scientifique. Si ça sert bien une histoire, peu m'importe si c'est de l'ordi ou du dessin photo-réaliste comme ici. Sur ce plan, c'est du beau travail, surtout que Ponzio a rajouté quand même du dessin, surtout sur les personnages. Mais ce genre de bande que j'ai voulu essayer, n'est pas pour moi...
Low
Un scénario fort ambitieux qui promettait sur un fond de science-fiction aquatique. Cependant, une mise en scène qui manque cruellement de personnalité et les personnages de charisme. La débauche d’effet ne produit pas l’effet escompté. Il faut dire que le graphisme est plutôt d’une rare laideur avec son côté très brouillon. Mais que s’est ‘il passé pour produire une œuvre pareille ? Un comité de lecteur a-t-il été consulté auparavant pour donner un avis objectif ? On est là également pour dire les choses lorsqu’elles ne sont pas conformes. La surenchère et la bouillie n'ont jamais produit des étincelles. Une œuvre profondément absconde.
Hush-hush
Je n'ai rien compris à cette chronique sociale centrée sur l'autobiographie d'un auteur. Il y a 15 histoires courtes qui sont présentées sans fil chronologique précis. Une complexité dans la compréhension malgré la simplicité du trait graphique. Le récit assez nombriliste manque singulièrement de cohérence. Il y a également les non-dits dont les cases traduisent assez mal la compréhension. Bref, on s'y perd et on s'ennuie très vite. C'est de la BD indépendante. C'est également une BD inaccessible sous une forme pseudo intellectuelle et métaphorique. Il faut savoir ce que l'on veut.
Coupes à coeur
Sur les cinq nouvelles que composent cette oeuvre, seulement deux ont retenu mon attention à savoir la première bionique et la troisième porte-bonheur. Et encore, ces nouvelles sont beaucoup trop courtes pour pouvoir les apprécier pleinement. Il manque nécessairement quelque chose. C'est certes une ébauche assez intéressante par un auteur israélien immigré aux USA mais cela ne tient pas la route. Reste que le style de l'auteur qui varie entre étrangeté et scène banale du quotidien est très singulier.
Leeroy et Popo
Un comics britannique pas très enthousiasmant. Le dessin fait très enfantin. Il s'agit en fait d'un plan drague pour un ours dans un monde d'humains. Notre ours joue à la wii toute la journée (notamment à Zelda). Il est plutôt assez flemmard. Il aimerait bien entamer une relation amoureuse avec Cécilia, la belle serveuse qui lui apporte son milkshake géant le samedi soir. Popo, une sorte de raptor, va essayer de l'aider. Je n'ai pas aimé le style graphique et encore moins ce récit traité avec beaucoup de légèreté et qui manque sérieusement de maturité.
La Grande Odalisque
La première expérience que j'avais tentée avec une Bd des auteurs F. Ruppert & J. Mulot (La Technique du perinée) ne m'avait pas convaincu. J'ai voulu donner une seconde chance, en dépit de ma réticence à ce dessin au style esquissé, et cette fois c'est définitif, je n'y reviendrai plus, impossible d'accrocher à ce récit complètement tordu, bourré d'invraisemblances monstrueuses et pas du tout crédibles (les sauts à moto étant les moins pires), surtout lorsqu'il s'agit de cambriolages visant des musées prestigieux comme le Louvre ou le musée d'Orsay qui ont des dispositifs de sécurité ultra perfectionnés. Aussi, voir 3 belles filles délurées (qu'on devine belles car on voit pas tellement leurs tronches avec ce dessin sans yeux ou bouches) entrer aussi facilement dans de tels lieux comme si c'était une garderie d'enfants, ressemble à un véritable pied de nez aux lois les plus élémentaires du récit réaliste, les dernières pages étant les plus invraisemblables, sans parler de l'épisode du cartel mexicain qui vire au grotesque, nos 3 donzelles faisant encore mieux que les Expendables, c'est vraiment n'importe quoi, du véritable foutage de gueule. Il n'y a qu'à voir les cambriolages de cinéma exécutés avec une précision d'horloger, notamment dans les films Topkapi ou Haute voltige pour comprendre que l'invraisemblance n'étouffe pas les auteurs. Si encore ces éléments avaient été traités de façon plausibles, j'aurais pu oublier un peu le dessin qui n'est pas dans mes goûts, et dire qu'ils s'y sont mis à 3... seulement là, je dis non, il n'y a rien de sérieux pour m'intéresser dans ce gros album, je trouve l'ensemble prétentieux et inconséquent, et de plus l'un des personnages (dont j'ai oublié le nom) est horripilant. Il va sans dire que je fais une croix sur le tome 2.
Nakara
Je vais commencer par le verdict. Dire que je suis déçu par cette série est un euphémisme, je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi mauvais sans pour autant en espérer le truc révolutionnaire, juste passer un bon moment. Raté. Commençons par le dessin. On oscille entre le pas trop mal sur le tome un et le limite-limite sur le tome deux. Le trait gras et épais est un style qui n’est pas dans mes habitudes mais je peux faire avec, il m’a beaucoup fait penser à celui de Richard Marazano (L'Expédition), cependant que le rendu est gâché par des lacunes techniques du dessinateur qui a un mal fou à dessiner ses personnages l’épée à la main. Sérieux, les armes prennent des proportions ou des courbes aléatoires selon l’angle sous lequel le personnage est dessiné. Cela entre autres choses… Et le problème c’est que les défauts ne font qu’empirer à mesure qu’on avance dans le récit, comme si le dessinateur était à bout de souffle et ne parvenait à assurer sur tout un album. En résumé je n’ai pris aucun plaisir visuellement. Mais vient le pire, le scénario. Alors là, on atteint le fond du fond. Moi le Post-Apocalyptique Médiéval ou Fantasy, j’adore, c’est un sous-genre pour lequel je suis demandeur, d’où mon attirance à la base pour cette BD. Quand tu as lu Jon Shannow (western post-apo) ou Drenaï (par petites touches) de David Gemmell, Chroniques de Tramorée de Javier Negrete, Malevil de Robert Merle, que tu connais Chroniques de Shannara de Terry Brooks un peu dans le même genre, du jeu de rôle Dark Sun, que tu as vu une bonne centaine de films post-apo etc. Et que derrière tu te tapes Nakara… franchement ça fait mal à la gueule. L’histoire est mal ficelée ou tout simplement mal pensée en amont. On veut nous faire croire que les enjeux sont énormes, mondiaux, mais le dessin reflète tout l’inverse et donne une impression de quasi huis-clos tant le nombre de personnages est réduit et le temps que mettent ceux-ci à aller d’un point à un autre de la région paraît court. On enchaîne au début des scènes inutiles qui ne font rien avancer et ne sont mêmes pas belles à visualiser. Les personnages principaux sont d’un tel cliché qu’ils flirtent avec le grotesque, et j’évoquerai à peine les seconds couteaux à l’encéphalogramme plat qui n’apportent jamais quoi que ce soit d’intéressant. L’intrigue même est nébuleuse et sans idée, c’est mou, ça pue le déjà-vu et la paresse, c’est tellement poussif au point qu’on a presque envie de pardonner les incohérences et les éléments invraisemblables qui viennent contredire la situation précédente, juste pour ne pas en rajouter une couche. Quant aux dialogues il n’y as pas grand-chose à en tirer tant la soupe a un goût rance ou insipide selon. Disons les choses : cette série en l’état n’aurait jamais dû être publié. Et dire que c’est sorti en 2011… Le dessin n’arrive même pas à être à la hauteur de ce « machin ». Non, je suis désolé, mais quand on annonce « Sonnez trompette ! L’armée des méchants arrive sur nous ! Ahlala c’est une catastrophe, ils sont trop nombreux, nous ne pouvons pas nous défendre ! » et que cette menace se résume à une dizaine de cavaliers montés, je dis non. Dix clampins ne font pas une armée, on dit « une bande », et au mieux si on est généreux on dira « une troupe ». Et pour finir le bon gros spoiler avec cette illustration de couverture du tome 2, lauréat de la facepalm (comment les auteurs n’ont-ils pas pu se relire et penser qu’ils gâchaient là tout effet de surprise ?!). Ouais ça fait vraiment mal. C’est une patate de forain que le lecteur se prend en pleine poire à chaque page tellement c’est consternant. Fuyez, pauvres fous !
Binky Brown rencontre la Vierge Marie
Je ne suis pas arrivé au bout tellement cet album m’a assommé. En fait, je ne l’ai trouvé ni drôle ni pertinent. Tout au plus peut-il constituer une nouvelle brique (aux côtés d’un Blankets - Manteau de neige, par exemple) à l’édifice des récits nous expliquant les ravages de l’intégrisme chrétien aux USA. Cet art de faire culpabiliser les enfants pour les marquer à vie du sceau de la culpabilité devant des pulsions naturelle telles que l’éveil à la sexualité… Cette pression morale qui ravage finalement plus qu'elle ne construit. A l’époque de sa sortie, le ton irrévérencieux utilisé et le thème même du récit ont certainement constitué des pas en avant dans l’émancipation du comic aux USA. Aujourd’hui, avec le recul, je n’ai pas été marqué par cette lecture. Côté dessin, c’est un trait réaliste tourné en caricature et en noir et blanc (à la manière de récits de MAD, à titre de comparaison ou de ce que fera Alexis quelques années plus tard) mais sans réel délire, sans véritable lâcher-prise. Bon, moi, j’ai pas aimé. Mais je peux comprendre que ce récit a constitué un tournant dans l’histoire du comic et donc de la bd.
Kamisama Dolls
J'ai plutôt été déçu par cette lecture de ce seinen ponctué d'affrontements. Il faut dire que j'attendais quelque chose d'original qui ne tombe dans les facilités du genre. Bref, je me suis littéralement ennuyé à la lecture malgré l'enchaînement des événements qui n'est d'ailleurs pas très cohérent ou naturel. Le rythme est beaucoup trop forcé après une présentation pour le moins sommaire des personnages dont certains d'ailleurs ne serviront à rien. Je n'ai pas accroché car je me suis perdu en route. Pour les bons points : le graphisme ainsi qu'une impression correcte.
Lui ou rien !
Lui ou rien sur un mode le monde ne suffit pas. Il s'agit de combler les désirs d'une pauvre lycéenne en mal d'amour. Il y aura des moments très pathétiques où il faudra s'accrocher. La poupée est un homme d'où une inversion marrante des rôles. C'est surtout très fleur bleue et pas vraiment transcendant. On aura droit d'emblée à toute les japaniaiseries du genre graphique tendant à l'exagération. Moi, je dirais tout mais pas ça !