Je préfère le dire tout de suite: on ne s'est pas passé le mot pour éprouver de la déception à la lecture de cette bd qui fut pourtant sélectionnée à Angoulême en 2014. La lecture de ce pavé bavard m'a paru très rébarbative. Je suis sidéré mais dans le mauvais sens du terme. Pourtant, l'auteur a mis 6 ans pour produire cette oeuvre plébiscitée par le New-York Times quand même. On a parlé de chef d'oeuvre. Euh... Je ne partage guère cet avis.
Question moralité : je ne suis guère un adepte de l'encouragement à la débauche en qualité de parent responsable. Mais bon, chacun fait ce qu'il lui plaît et on voit bien quel résultat cela donne au monde.
Certes, il sera question d'une admiration sans faille pour Virginia Woolf entre deux séances de psychanalyse et le tout saupoudré d'un intellectualisme de base. J'ai trouvé cette bd hautement nombriliste.
Les Dirty Comics, également nommés Tijuana Bibles, car beaucoup étaient fabriqués clandestinement au Mexique, portent bien leur nom. Ils sont vraiment sales et très comiques.
Il s'agit de petites bandes dessinées pornographiques, le plus souvent de 8 pages, qui mettent en scène les vedettes d'Hollywood ou de la politique dans les situations les plus scabreuses et que l'on vendait sous le manteau aux États-Unis dans les années 30 et 40.
On retrouve Betty Boop, Dagwood, Andy Gump dans des positions peu communes. Les dessins ne sont pas franchement beaux. L'humour est très gras. Bref, aucune finesse. Maintenant, cela peut intéresser les collectionneurs de porno qui s'intéressent aux bd des années 30 et 40.
Une BD cul qui joue sur la bichromie dans une ambiance très années 80. Encore une fois, il manque la grâce.
Je ne suis guère pudibond et je ne suis plus un homme effarouché depuis bien longtemps. Mais bon, un peu de subtilité ne ferait pas de mal dans ce monde de brutes.
Le dessin n'est franchement pas au top. Par ailleurs et c'est le pire, les scènes ne sont pas franchement passionnantes. Bref, il manque beaucoup de choses à cette oeuvre pour qu'on puisse réellement aimer Alice à défaut de merveilles.
Tout comme Dirty Comics, c'est une BD porno qui fut vendue dans l'Amérique de la Grande Dépression des années 30.
Je n'ai pas aimé car c'est beaucoup trop caricatural à commencer par la couverture qui représente la femme africaine. Je ne taxerai pas cette oeuvre de raciste pour ne pas tomber dans une polémique inutile.
Je retiens surtout le manque de finesse sur un graphisme très lourd. Oui, une oeuvre pas du tout sexy. Un comble quand même. Et puis, cela date franchement. Mais peut-être que l'arrière-grand-père pourra y trouver son compte. J'ai dit peut-être...
Ce petit bouquin publié en 1997 chez Cornélius, regroupe en fait trois petites histoires très différentes les unes des autres. Aucune d'entre elles n'a de rapport apparent avec la soif.
David Mazzucchelli est l'auteur du fameux Asterios Polyp qui a gagné des prix (le Will Eisner Award en 2010 dans la catégorie Best Graphic Album: New ainsi qu'Angoulême en 2011 avec le Prix spécial du Jury).
Un jeune Américain venu chercher l'isolement à Paris, une terrible parabole policière et une réflexion autobiographique sur l'asthme constituent l'essentiel de cette oeuvre. J'ai trouvé l'ensemble sans grand intérêt.
Par ailleurs, le trait noir foncé m'a paru beaucoup trop austère. Les cases sont réellement très petites. Par ailleurs, l'absence de cohérence dans le récit a fini par m'achever.
Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir détesté ce manga. Pour commencer, la qualité de l'édition laisse franchement à désirer avec des pages qui se détachent facilement. Par ailleurs, le format est minuscule avec des cases bourrées de dialogues.
Par contre, je n'ai rien à redire sur la qualité du dessin. Cependant, au niveau du récit, c'est réellement la catastrophe avec beaucoup de facilités scénaristiques et point de finesse. Il faudra beaucoup de courage pour s'intéresser aux enquêtes de ce démon. Cela brasse plusieurs styles différents et il est vrai que l'on frise l'indigestion.
La lecture s'avère ennuyeuse et pénible. Pour ma part, je n'ai pas continué l'aventure au-delà de ce premier volume: je l'avoue aisément.
Une BD rendant hommage au Panthéon comme celles rendant hommage au Musée du Louvre, je trouve que l'idée est louable. Et pourquoi pas, pour cela, placer l'histoire dans un futur assez lointain où le souvenir des grands hommes garanti par le Panthéon serait devenu une nécessité concrète.
Sauf que la réalisation de cette BD là laisse vraiment à désirer.
Pour commencer, je trouve le dessin purement médiocre. Si les toutes premières planches sont acceptables, le niveau technique s'appauvrit de page en page. Le trait est approximatif, cherchant à masquer les manques. Les personnages sont laids, raides, souvent méconnaissables. Et l'ensemble est sans aucune âme ou originalité.
Ensuite, l'histoire n'a aucune crédibilité.
L'humanité a fui la Terre parce que l'eau est montée d'environ 60 mètres (en dessous du niveau du fronton du Panthéon, en prenant en compte l'altitude de Paris) et a préféré s'installer sur la Lune plutôt que d'occuper les nombreuses terres émergées au dessus de 60 mètres que compte le monde ? Hum... Et elle a fait cela sans avoir gardé aucun souvenir de son passé ? Hum... Et le Panthéon, monument purement français se contentant d'être le tombeau des grands hommes de la Nation, détiendrait plus d'historique qu'une civilisation humaine moderne entière ? Hum... Et une telle civilisation, très avancée, n'a pas les moyens de voir depuis la Lune ce qu'il se passe sur la Terre pendant ce temps là ? Hum hum...
Sans parler ensuite de comment tourne le scénario avec des méchants façon Waterworld avec un argot des plus pénibles à lire, des Panthéistes ridicules avec leurs tenues et perruques du 18e siècle, une omni-musique magique façonnée par les esprits des anciens, une bombe atomique qui explose dans la banlieue proche de Paris sans affecter le centre de Paris, etc...
L'histoire est cousue de fil blanc et chaque péripétie est complètement prévisible. En plus d'être laide, donc, elle ne tient absolument pas la route. C'est pire qu'un mauvais film de série B.
Plutôt que de rendre hommage au Panthéon, je trouve que cela aurait au contraire tendance à le ridiculiser.
Encore une intégrale (3 très gros pavés) que j'avais depuis plusieurs années sans avoir eu le courage de la lire. La raison cette fois-ci ? Le style vieillot et réaliste façon Gekiga et un sujet très intimiste, la vie de couple de deux jeunes japonais dans les années 60 ou 70, qui ne m'attiraient pas trop.
Je me suis finalement lancé.
Dès les premiers chapitres, j'ai eu l'impression de lire un cocktail entre le cinéma de la Nouvelle Vague à la française et la culture japonaise du 20e siècle.
J'ai la conviction que Kazuo Kamimura était fasciné par des films comme A bout de souffle ou le Mépris, tous deux de Godard, et tentait d'en reproduire l'ambiance. J'imagine très bien son couple avec la femme allongée demander si son compagnon les aime, ses fesses, tandis que l'autre répond avec désinvolture en fumant sa cigarette.
A cette atmosphère Nouvelle Vague s'intègrent des obsessions nettement plus japonaises, des sujets et des situations plus morbides. Le sang, la violence et la mort jouent un rôle important dans cette suite de saynètes autour des circonvolutions amoureuses de ce couple qui se cherche.
De ce fait, j'aurais pu être intéressé par ce récit car il montrait une certain état d'esprit des japonais modernes de la seconde moitié du 20e siècle. Une vision à la fois historique et intime qui permettait d'en apprendre un peu plus sur ce peuple à cette époque et sur des jeunes hommes et femmes qui cherchaient à s'éloigner du cadre classique du couple marié traditionnel.
Mais j'ai très rapidement été lassé et agacé par le côté malsain, voire répugnant, de nombreuses scènes et le fait que les deux héros ne me plaisaient pas du tout. J'ai eu l'impression que l'auteur cherchait vraiment trop à la jouer artistique, copiant les artistes désabusés et se prenant la tête à la manière du cinéma d'auteur de l'époque, parsemant ses histoires de citations de poèmes sombres et mélancoliques. Et pendant ce temps là, l'histoire d'amour entre ces deux êtres ne progresse pas du tout, elle se contente de mouvements sinueux dans une ambiance souvent poisseuse où le sexe remplace l'amour et où la passion mène à des pulsions morbides.
J'ai ressenti un véritable rejet de ce manga dont j'ai abandonné la lecture au bout d'environ 500 pages pour ensuite aller feuilleter la suite et la toute fin pour voir où cela nous menait. Mais rien de ce que j'y ai vu ne m'a donné envie de poursuivre plus avant.
Arthus Trivium rassemble à peu près tout ce que je n'aime pas dans la bande dessinée et qu'on retrouve malheureusement dans tant de séries :
- une accroche fondée sur les éternels marronniers de l'ésotérisme de supermarché : les Templiers, les Rose-croix, les évangiles apocryphes... Ici, c'est Nostradamus qu'on convoque.
- un scénario abracadabrant, où les coups de théâtre à répétition maintiennent sous perfusion une intrigue qu'on n'arrive même plus à suivre et qui s'enfonce rapidement dans le n'importe quoi.
- des personnages sans consistance ni personnalité, toujours aussi hiératiques que peu souriants, absolument invincibles puisque maîtrisant, forcément, aussi bien les arts martiaux que l'art de la blagounette cynique.
- un dessin rigide et tendu, qui veut faire en permanence la démonstration de sa maîtrise technique et ne parvient qu'à donner l'impression d'un succédané fatigant du maniérisme de Marini.
- une colorisation un peu nauséeuse, qui arrive à être à la fois délavée et dégoulinante, à force d'effets de lumière surtravaillés.
Bref, une série oubliable et bourrée de clichés, comme il en sort au kilomètre. Un bel exemple de l'académisme pompier en BD, qui sera regardé comme une curiosité datée d'ici quelques décennies.
Monk est une bd humoristique qui joue avec les préceptes du Bouddha. Cela associe monde apocalyptique et renouveau des arts martiaux. En effet, le monde ne souhaite plus se servir des armes de destruction massive. On revient au combat de corps à corps. La baston, quoi !
Par la suite, cela devient un peu du grand n’importe quoi avec la recherche d’un nouveau Dalaï-Lama. Le héros devient une espèce de monstre lorsqu’il aperçoit une femme aux contours généreux. Je suis presque un peu gêné par rapport à cette religion d’amour et de paix.
C’est un manga très idiot qui ne fera pas dans la finesse avec un humour très gras. Les expressions des personnages reflètent leurs bêtises. C’est franchement ridicule de bout en bout.
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Je préfère le dire tout de suite: on ne s'est pas passé le mot pour éprouver de la déception à la lecture de cette bd qui fut pourtant sélectionnée à Angoulême en 2014. La lecture de ce pavé bavard m'a paru très rébarbative. Je suis sidéré mais dans le mauvais sens du terme. Pourtant, l'auteur a mis 6 ans pour produire cette oeuvre plébiscitée par le New-York Times quand même. On a parlé de chef d'oeuvre. Euh... Je ne partage guère cet avis. Question moralité : je ne suis guère un adepte de l'encouragement à la débauche en qualité de parent responsable. Mais bon, chacun fait ce qu'il lui plaît et on voit bien quel résultat cela donne au monde. Certes, il sera question d'une admiration sans faille pour Virginia Woolf entre deux séances de psychanalyse et le tout saupoudré d'un intellectualisme de base. J'ai trouvé cette bd hautement nombriliste.
Dirty Comics
Les Dirty Comics, également nommés Tijuana Bibles, car beaucoup étaient fabriqués clandestinement au Mexique, portent bien leur nom. Ils sont vraiment sales et très comiques. Il s'agit de petites bandes dessinées pornographiques, le plus souvent de 8 pages, qui mettent en scène les vedettes d'Hollywood ou de la politique dans les situations les plus scabreuses et que l'on vendait sous le manteau aux États-Unis dans les années 30 et 40. On retrouve Betty Boop, Dagwood, Andy Gump dans des positions peu communes. Les dessins ne sont pas franchement beaux. L'humour est très gras. Bref, aucune finesse. Maintenant, cela peut intéresser les collectionneurs de porno qui s'intéressent aux bd des années 30 et 40.
I love Alice
Une BD cul qui joue sur la bichromie dans une ambiance très années 80. Encore une fois, il manque la grâce. Je ne suis guère pudibond et je ne suis plus un homme effarouché depuis bien longtemps. Mais bon, un peu de subtilité ne ferait pas de mal dans ce monde de brutes. Le dessin n'est franchement pas au top. Par ailleurs et c'est le pire, les scènes ne sont pas franchement passionnantes. Bref, il manque beaucoup de choses à cette oeuvre pour qu'on puisse réellement aimer Alice à défaut de merveilles.
Snatch Comics
Tout comme Dirty Comics, c'est une BD porno qui fut vendue dans l'Amérique de la Grande Dépression des années 30. Je n'ai pas aimé car c'est beaucoup trop caricatural à commencer par la couverture qui représente la femme africaine. Je ne taxerai pas cette oeuvre de raciste pour ne pas tomber dans une polémique inutile. Je retiens surtout le manque de finesse sur un graphisme très lourd. Oui, une oeuvre pas du tout sexy. Un comble quand même. Et puis, cela date franchement. Mais peut-être que l'arrière-grand-père pourra y trouver son compte. J'ai dit peut-être...
La Soif
Ce petit bouquin publié en 1997 chez Cornélius, regroupe en fait trois petites histoires très différentes les unes des autres. Aucune d'entre elles n'a de rapport apparent avec la soif. David Mazzucchelli est l'auteur du fameux Asterios Polyp qui a gagné des prix (le Will Eisner Award en 2010 dans la catégorie Best Graphic Album: New ainsi qu'Angoulême en 2011 avec le Prix spécial du Jury). Un jeune Américain venu chercher l'isolement à Paris, une terrible parabole policière et une réflexion autobiographique sur l'asthme constituent l'essentiel de cette oeuvre. J'ai trouvé l'ensemble sans grand intérêt. Par ailleurs, le trait noir foncé m'a paru beaucoup trop austère. Les cases sont réellement très petites. Par ailleurs, l'absence de cohérence dans le récit a fini par m'achever.
Neuro - Le Mange-mystères
Visiblement, je ne suis pas le seul à avoir détesté ce manga. Pour commencer, la qualité de l'édition laisse franchement à désirer avec des pages qui se détachent facilement. Par ailleurs, le format est minuscule avec des cases bourrées de dialogues. Par contre, je n'ai rien à redire sur la qualité du dessin. Cependant, au niveau du récit, c'est réellement la catastrophe avec beaucoup de facilités scénaristiques et point de finesse. Il faudra beaucoup de courage pour s'intéresser aux enquêtes de ce démon. Cela brasse plusieurs styles différents et il est vrai que l'on frise l'indigestion. La lecture s'avère ennuyeuse et pénible. Pour ma part, je n'ai pas continué l'aventure au-delà de ce premier volume: je l'avoue aisément.
Panthéon - Le Tombeau des dieux endormis
Une BD rendant hommage au Panthéon comme celles rendant hommage au Musée du Louvre, je trouve que l'idée est louable. Et pourquoi pas, pour cela, placer l'histoire dans un futur assez lointain où le souvenir des grands hommes garanti par le Panthéon serait devenu une nécessité concrète. Sauf que la réalisation de cette BD là laisse vraiment à désirer. Pour commencer, je trouve le dessin purement médiocre. Si les toutes premières planches sont acceptables, le niveau technique s'appauvrit de page en page. Le trait est approximatif, cherchant à masquer les manques. Les personnages sont laids, raides, souvent méconnaissables. Et l'ensemble est sans aucune âme ou originalité. Ensuite, l'histoire n'a aucune crédibilité. L'humanité a fui la Terre parce que l'eau est montée d'environ 60 mètres (en dessous du niveau du fronton du Panthéon, en prenant en compte l'altitude de Paris) et a préféré s'installer sur la Lune plutôt que d'occuper les nombreuses terres émergées au dessus de 60 mètres que compte le monde ? Hum... Et elle a fait cela sans avoir gardé aucun souvenir de son passé ? Hum... Et le Panthéon, monument purement français se contentant d'être le tombeau des grands hommes de la Nation, détiendrait plus d'historique qu'une civilisation humaine moderne entière ? Hum... Et une telle civilisation, très avancée, n'a pas les moyens de voir depuis la Lune ce qu'il se passe sur la Terre pendant ce temps là ? Hum hum... Sans parler ensuite de comment tourne le scénario avec des méchants façon Waterworld avec un argot des plus pénibles à lire, des Panthéistes ridicules avec leurs tenues et perruques du 18e siècle, une omni-musique magique façonnée par les esprits des anciens, une bombe atomique qui explose dans la banlieue proche de Paris sans affecter le centre de Paris, etc... L'histoire est cousue de fil blanc et chaque péripétie est complètement prévisible. En plus d'être laide, donc, elle ne tient absolument pas la route. C'est pire qu'un mauvais film de série B. Plutôt que de rendre hommage au Panthéon, je trouve que cela aurait au contraire tendance à le ridiculiser.
Lorsque nous vivions ensemble
Encore une intégrale (3 très gros pavés) que j'avais depuis plusieurs années sans avoir eu le courage de la lire. La raison cette fois-ci ? Le style vieillot et réaliste façon Gekiga et un sujet très intimiste, la vie de couple de deux jeunes japonais dans les années 60 ou 70, qui ne m'attiraient pas trop. Je me suis finalement lancé. Dès les premiers chapitres, j'ai eu l'impression de lire un cocktail entre le cinéma de la Nouvelle Vague à la française et la culture japonaise du 20e siècle. J'ai la conviction que Kazuo Kamimura était fasciné par des films comme A bout de souffle ou le Mépris, tous deux de Godard, et tentait d'en reproduire l'ambiance. J'imagine très bien son couple avec la femme allongée demander si son compagnon les aime, ses fesses, tandis que l'autre répond avec désinvolture en fumant sa cigarette. A cette atmosphère Nouvelle Vague s'intègrent des obsessions nettement plus japonaises, des sujets et des situations plus morbides. Le sang, la violence et la mort jouent un rôle important dans cette suite de saynètes autour des circonvolutions amoureuses de ce couple qui se cherche. De ce fait, j'aurais pu être intéressé par ce récit car il montrait une certain état d'esprit des japonais modernes de la seconde moitié du 20e siècle. Une vision à la fois historique et intime qui permettait d'en apprendre un peu plus sur ce peuple à cette époque et sur des jeunes hommes et femmes qui cherchaient à s'éloigner du cadre classique du couple marié traditionnel. Mais j'ai très rapidement été lassé et agacé par le côté malsain, voire répugnant, de nombreuses scènes et le fait que les deux héros ne me plaisaient pas du tout. J'ai eu l'impression que l'auteur cherchait vraiment trop à la jouer artistique, copiant les artistes désabusés et se prenant la tête à la manière du cinéma d'auteur de l'époque, parsemant ses histoires de citations de poèmes sombres et mélancoliques. Et pendant ce temps là, l'histoire d'amour entre ces deux êtres ne progresse pas du tout, elle se contente de mouvements sinueux dans une ambiance souvent poisseuse où le sexe remplace l'amour et où la passion mène à des pulsions morbides. J'ai ressenti un véritable rejet de ce manga dont j'ai abandonné la lecture au bout d'environ 500 pages pour ensuite aller feuilleter la suite et la toute fin pour voir où cela nous menait. Mais rien de ce que j'y ai vu ne m'a donné envie de poursuivre plus avant.
Arthus Trivium
Arthus Trivium rassemble à peu près tout ce que je n'aime pas dans la bande dessinée et qu'on retrouve malheureusement dans tant de séries : - une accroche fondée sur les éternels marronniers de l'ésotérisme de supermarché : les Templiers, les Rose-croix, les évangiles apocryphes... Ici, c'est Nostradamus qu'on convoque. - un scénario abracadabrant, où les coups de théâtre à répétition maintiennent sous perfusion une intrigue qu'on n'arrive même plus à suivre et qui s'enfonce rapidement dans le n'importe quoi. - des personnages sans consistance ni personnalité, toujours aussi hiératiques que peu souriants, absolument invincibles puisque maîtrisant, forcément, aussi bien les arts martiaux que l'art de la blagounette cynique. - un dessin rigide et tendu, qui veut faire en permanence la démonstration de sa maîtrise technique et ne parvient qu'à donner l'impression d'un succédané fatigant du maniérisme de Marini. - une colorisation un peu nauséeuse, qui arrive à être à la fois délavée et dégoulinante, à force d'effets de lumière surtravaillés. Bref, une série oubliable et bourrée de clichés, comme il en sort au kilomètre. Un bel exemple de l'académisme pompier en BD, qui sera regardé comme une curiosité datée d'ici quelques décennies.
Monk !
Monk est une bd humoristique qui joue avec les préceptes du Bouddha. Cela associe monde apocalyptique et renouveau des arts martiaux. En effet, le monde ne souhaite plus se servir des armes de destruction massive. On revient au combat de corps à corps. La baston, quoi ! Par la suite, cela devient un peu du grand n’importe quoi avec la recherche d’un nouveau Dalaï-Lama. Le héros devient une espèce de monstre lorsqu’il aperçoit une femme aux contours généreux. Je suis presque un peu gêné par rapport à cette religion d’amour et de paix. C’est un manga très idiot qui ne fera pas dans la finesse avec un humour très gras. Les expressions des personnages reflètent leurs bêtises. C’est franchement ridicule de bout en bout.