C'est typiquement le genre de bd que je 'aime pas car elle utilise de l'expérimental. C'est beaucoup trop court, trop abstrait, plutôt mal dessinée.
Certes, l'originalité venait du fait de transformer les personnages de Disney en version trash mais cela ne le fait pas. Je reste bien entendu certainement très attaché à la magie Disney qui a bercé toute mon enfance et qui continue à me procurer de la joie en tant que parent. Pourquoi nous l'enlever au profit de ce qui est vraiment malpropre et dégoûtant ? Pour un effet de style ? Pour m'arracher un sourire ? Même pas.
Non merci pour le trash chic bobo ! Le fait que cela soit Winshluss ne m'impressionne guère.
Voilà un one-shot qui fait très shojo sur le thème des vampires et de l'amour. Oui, on a appris avec Twilight que les deux ne sont plus incompatibles. Il suffit d'être tolérant et d'offrir son sang à condition qu'il ne soit pas impur.
Le graphisme est totalement brouillon avec d'affreux traits noircis. On ne sera pas touché par la beauté des images bien au contraire. Par ailleurs, le scénario est plus que décevant : voilà pour résumer en deux mots.
Pour un récit qui se veut romantique et mélancolique, l'auteur ne parvient pas à faire ressortir l'émotion de ses personnages. La mise en scène est bien trop académique et sans véritable cohérence. Toutes ces erreurs font que les ruines écarlates ne sont pas très réussies et qu'on pourra allègrement passer son chemin. Mon avis vous permet le cas échéant de gagner du temps.
Beaucoup de choses peuvent faire en sorte que nous n’aimons pas une bd. On peut commencer par un dessin en noir et blanc tout à fait austère et qui fait vieille œuvre d’un siècle passé. On n’arrive pas à percevoir le froid, l’hiver et la glace dans cet univers hostile en l’absence de couleur. A noter que notre héros gros bourru solitaire s’appelle Scully comme l’agent féminin dans X-Files. Certainement un clin d’œil.
Par ailleurs, le scénario m’a très vite ennuyé avec une succession de clichés et de situations attendues. Il n’y a pas de tension, pas d’objectif, pas de suspense. C’est plat et cela manque de lisibilité. On s’ennuie ferme. On n’a plus envie de continuer la lecture de cet ersatz de Mad Max. On se force pour des questions d’honnêteté intellectuelle. Mais bon, il ne faut pas s’étonner de la note franchement méritée. C’est sans appel.
Je tiens tout de même à préciser que je ne connaissais pas l’auteur et que je ne juge pas sa notoriété mais l’œuvre en question. Bon, après quelques recherches pas toujours très faciles (Chuck=Charles), je m’aperçois que c’est l’auteur du désastreux Bilbo le Hobbit qui a fait tant couler d’encre. Delcourt a raclé les fonds de tiroir des années 80 et 90. J’aurais envie de dire que l’hiver arrive et que nous vivons dans un wonderful world !
Mais quelle déception que ce livre pourtant si apprécié et qui a fait la notoriété de son auteur !
Ayant vu le film en salles (que j'avais pourtant beaucoup aimé pour sa vision juste d'une certaine forme de mélancolie avec des acteurs touchants, non non pas la jeune Scarlett uniquement voyons mais surtout la prestation de Steve Buscemi), je pensais franchement arriver en terrain connu en lisant le bouquin du papa de David Boring mais boum patatras !!!
Le film est une adaptation fort libre de ce roman graphique et c'est tout à son honneur !
Daniel Clowes a voulu écrire une chronique de deux ados si détestables et imbues de leur personne qu'on a juste l'envie de leur foutre une bonne paire de claques pour qu'elles cessent de balancer leurs grossièretés tout au long de leurs états d'âme à deux balles.
Si c'était le but initial de Clowes, alors il est parfaitement réussi alors que le film avait su éviter ce genre de poncifs en rendant les héroïnes finalement attachantes.
Le fait d'avoir découpé le récit en épisodes si hachés (à chier ? oups) ne rend pas non plus la lecture aisée et on a la désagréable sensation de passer du coq à l'âne tout en se contrefoutant royalement de leurs objectifs (qui sont d'ailleurs ?)
Reste le dessin et les couleurs de Clowes, peut être pas aussi définitifs que dans ses autres oeuvres, pour se régaler mais cela fait finalement bien peu pour une bd que je vous suggère de zapper directement soit pour lire un autre Clowes, soit pour voir l'adaptation en film.
Une immense déception donc.
Avis sur l'album "Du Raisiné sur Paname" :
Achetée 2.5€ chez Noz mais c'est déjà beaucoup trop.
Quand j'y repense, j'ai du mal à trouver du positif dans cette BD. C'est gras, grivois, et gribouillis.
Ça plairait au beauf moustachu de la cinquantaine, vous savez, celui qui aime bien écouter les grosses têtes (version Bouvard) et les sketchs de Jean-Marie Bigard, celui qui, à l'occasion, tâte les fesses de la gente féminine, mais uniquement pour plaisanter bien sûr.
Bref, nous voilà embarqués dans une histoire assez peu intéressante, qui peine à se mettre en place, et dont le final, un peu surprenant il est vrai, n'amène finalement aucune émotion tant il est vite et mal expédié.
Il faut dire que la narration n'est pas aidée par des dessins assez moches, aux couleurs criardes, avec des gros nichons et des gros culs, qui collent bien à cette ambiance vulgaire de Pigalle des années 60, et qui pourraient tout à fait convenir à un recueil de blagues grasses, le genre de livre qu'on achète pour faire un cadeau au beauf moustachu sus-décrit.
Le summum, ce sont des dialogues hyper pénibles à lire, complètement tarabiscotés et trafiqués. L'auteur à mis un point d'honneur à ce que les personnages, surtout le principal, s'expriment essentiellement en proverbes et maximes, le plus souvent inventées, et du coup, des fois, on ne comprend même pas ce qu'ils veulent dire (du style "il a les arpions qui arpentent la cafetière", "la sardine va mordre, je vais sortir la canne"... à peu de choses près).
Bref, à oublier.
C'est typiquement le genre de bd que je n'aime pas. On va nager dans les délires d'un homme qui cherche son immeuble. "La folie est comme l'oubli : un don de Dieu" dit un dicton arabe. C'est sans doute vrai car je vais oublier très vite cette oeuvre.
Pour autant, c'est vrai qu'elle recèle de qualités graphiques indéniables d'autant que c'est la première bd franco-belge d'un auteur libanais. Il faut sans doute être imprégné de toute cette folie pour comprendre le sens de toutes ces situations absurdes. Mais comme dit, cela n'a jamais été ma tasse de thé. Je me suis profondément ennuyé à cette lecture.
Je précise que je n'ai pas lu les avis précédents. Ceci dit, je constate qu'on abouti presque tous à la même notation à savoir une certaine déception au sortir de cette lecture et ceux malgré les bonnes critiques qui encensent dans la presse spécialisée. On attend quelque chose qui ne vient pas jusqu'à la fin. Il est vrai que j'aurais envie de dire tout çà pour cela.
La narration est véritablement pesante mais pas oppressante. Il y avait certes une ambiance à la lovecraft mais la peur et l'angoisse ne viennent pas. Il manque véritablement quelque chose qui ferait qu'on basculerait. C'est lent et il ne se passera rien...
J’ai essayé, ré-essayé et essayé encore… Je n’y suis pas parvenu. Pourtant je sens bien que cet album possède quelque chose non seulement de différent et d’unique (ça, cela me semble évident) mais aussi d’intéressant et de poétique. Seulement voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Roman Muradov. Je capte bien de ci de là certaines intentions (là une histoire se construit à l’envers et la lire en sens inverse permet de mieux la saisir, ici la répétition de paroles factuelles crée un sentiment étrange de déconnection avec la réalité, ailleurs la perte d’innocence donne lieu à une quête étrange dans un univers fantasmagorique) mais je reste en dehors.
Pourtant cet album, qui regroupe plusieurs histoires courtes, n’est pas sans intérêt ne fusse que dans les différents styles graphiques employés, souvent osés et parfois difficilement lisibles et pourtant élégants. C’est étrange, vraiment étrange, différent.
Cet album m’aura finalement fait le même effet que certains écrits de Ionesco : je sens bien qu’il y a quelque chose mais je passe systématiquement à côté. Je peux comprendre qu’un lecteur trouve ça résolument et définitivement culte mais, à titre personnel, je suis resté à l’extérieur, trop occupé à essayer de déchiffrer les intentions de l’auteur (sans y parvenir, en plus) pour vraiment apprécier l’album.
En guise d'introduction, le traducteur de Muradov prévient le lecteur que l'artiste est quasi impossible à traduire, notamment du fait des jeux de mots nombreux qu'il dissémine dans ses histoires. C'est bien possible... Je ne sais pas si c'est la cause de mon rejet mais il s'agit certainement d'une des raisons de mon incapacité à rentrer dans cet univers.
Eh bien, quelle purge cet album !
Pourtant je suis preneur pour tout ce qui peut être critique, ou drôle ou caricatural, voire les trois à la fois, sur n’importe quel sujet. Comme ici, la critique de la sclérose de l’administration, présentée comme irréformable, passéiste, etc… Mais on est très loin dans cet album de Julius Corentin Acquefacques !
C’est qu’ici la critique tombe totalement à plat, et que RIEN n’est drôle – si tant est que cela était l’objectif visé ! Ne reste alors qu’une vision poujadiste, démago et ridicule des travers de l’administration, et surtout de certains fonctionnaires, refusant le progrès (et le passage à l’informatique), passant le plus clair de leur temps à bouffer et faire des pots.
Quant aux syndicats, ils sont eux aussi à mettre dans le même radeau, avec des représentants aux têtes du Che, de Mao, de Lénine ou de Staline…
Je passe sur le « gag » lourdingue et redondant sur les Corses réfractaires à tout.
Pas drôle, une histoire sans réel intérêt, des relents nauséabonds, à quoi s’ajoute un dessin que je n’ai pas aimé (mais là c’est affaire de goût). Bref une lecture à oublier, et que je ne vous recommande pas vraiment !
Parlons du positif : la couverture est réussie, elle attire l'oeil et donne bien envie de lire cet album.
Parlons du négatif : le reste.
Cette BD à reçu le prix du meilleur polar à Angoulème, c'est peu de dire que je ne comprends pas ce qui a motivé ce choix tellement j'ai lu des polars mieux que ça. Je ne sais même pas par où commencer pour lister tout ce qui ne va pas ici. Le début n'est pas accrocheur, la suite non plus remarque, mais généralement c'est toujours bien de rendre une histoire prenante dès les premières pages.
Ici on a des palabres entre 2 personnages, qui du haut de leur colline, regardent 2 pécheurs en infraction un peu plus bas. C'est longuet et là ou on attend un événement, des rebondissements, une confrontation avec les hors-la-loi, ou au pire juste un minimum d'action, il ne se passe rien. Juste une dispute entre 2 personnes qui n'ont pas le même point de vue. C'est vraiment pas intéressant et ça dure un nombre bien trop élevé de pages.
Plus tard un flic viendra se joindre à eux, et là il va enfin y avoir de l'action. Mais honnêtement quand ça arrive après 100 pages c'est trop tard. Et pire, même la scène d'action arrive à être molle tant l'intervention du bonhomme est étalée sur des pages et des pages. Pour moi cette narration bien trop lente est rébarbative.
Ensuite, ou en même temps, on sait plus, le récit bascule sur 2 jeunes femmes dans un bus qui discutent de leur quotidien et de leurs problèmes personnels. Qui ? Pourquoi ? Quel rapport ? En tout cas là aussi c'est pas palpitant. Bien sur tout ça doit rejoindre l'autre histoire un peu plus tard mais c'est tellement décousu et monotone qu'on a même pas envie de savoir ce qui va réunir tout ça.
J'ai lâché l'affaire avant la fin et j'ai arrêté de me faire du mal au bout de 120 pages. C'est décevant, y'a pas d'intrigue de fond, pas de suspense, rien qui suscite la curiosité et l'envie d'avancer dans cette lecture. Bref il manque tout ce qui constitue à mes yeux un bon polar, mais c'est ce livre qui a reçu le prix de l'année ? :(
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Super Negra
C'est typiquement le genre de bd que je 'aime pas car elle utilise de l'expérimental. C'est beaucoup trop court, trop abstrait, plutôt mal dessinée. Certes, l'originalité venait du fait de transformer les personnages de Disney en version trash mais cela ne le fait pas. Je reste bien entendu certainement très attaché à la magie Disney qui a bercé toute mon enfance et qui continue à me procurer de la joie en tant que parent. Pourquoi nous l'enlever au profit de ce qui est vraiment malpropre et dégoûtant ? Pour un effet de style ? Pour m'arracher un sourire ? Même pas. Non merci pour le trash chic bobo ! Le fait que cela soit Winshluss ne m'impressionne guère.
Les Ruines écarlates
Voilà un one-shot qui fait très shojo sur le thème des vampires et de l'amour. Oui, on a appris avec Twilight que les deux ne sont plus incompatibles. Il suffit d'être tolérant et d'offrir son sang à condition qu'il ne soit pas impur. Le graphisme est totalement brouillon avec d'affreux traits noircis. On ne sera pas touché par la beauté des images bien au contraire. Par ailleurs, le scénario est plus que décevant : voilà pour résumer en deux mots. Pour un récit qui se veut romantique et mélancolique, l'auteur ne parvient pas à faire ressortir l'émotion de ses personnages. La mise en scène est bien trop académique et sans véritable cohérence. Toutes ces erreurs font que les ruines écarlates ne sont pas très réussies et qu'on pourra allègrement passer son chemin. Mon avis vous permet le cas échéant de gagner du temps.
Winterworld
Beaucoup de choses peuvent faire en sorte que nous n’aimons pas une bd. On peut commencer par un dessin en noir et blanc tout à fait austère et qui fait vieille œuvre d’un siècle passé. On n’arrive pas à percevoir le froid, l’hiver et la glace dans cet univers hostile en l’absence de couleur. A noter que notre héros gros bourru solitaire s’appelle Scully comme l’agent féminin dans X-Files. Certainement un clin d’œil. Par ailleurs, le scénario m’a très vite ennuyé avec une succession de clichés et de situations attendues. Il n’y a pas de tension, pas d’objectif, pas de suspense. C’est plat et cela manque de lisibilité. On s’ennuie ferme. On n’a plus envie de continuer la lecture de cet ersatz de Mad Max. On se force pour des questions d’honnêteté intellectuelle. Mais bon, il ne faut pas s’étonner de la note franchement méritée. C’est sans appel. Je tiens tout de même à préciser que je ne connaissais pas l’auteur et que je ne juge pas sa notoriété mais l’œuvre en question. Bon, après quelques recherches pas toujours très faciles (Chuck=Charles), je m’aperçois que c’est l’auteur du désastreux Bilbo le Hobbit qui a fait tant couler d’encre. Delcourt a raclé les fonds de tiroir des années 80 et 90. J’aurais envie de dire que l’hiver arrive et que nous vivons dans un wonderful world !
Ghost World
Mais quelle déception que ce livre pourtant si apprécié et qui a fait la notoriété de son auteur ! Ayant vu le film en salles (que j'avais pourtant beaucoup aimé pour sa vision juste d'une certaine forme de mélancolie avec des acteurs touchants, non non pas la jeune Scarlett uniquement voyons mais surtout la prestation de Steve Buscemi), je pensais franchement arriver en terrain connu en lisant le bouquin du papa de David Boring mais boum patatras !!! Le film est une adaptation fort libre de ce roman graphique et c'est tout à son honneur ! Daniel Clowes a voulu écrire une chronique de deux ados si détestables et imbues de leur personne qu'on a juste l'envie de leur foutre une bonne paire de claques pour qu'elles cessent de balancer leurs grossièretés tout au long de leurs états d'âme à deux balles. Si c'était le but initial de Clowes, alors il est parfaitement réussi alors que le film avait su éviter ce genre de poncifs en rendant les héroïnes finalement attachantes. Le fait d'avoir découpé le récit en épisodes si hachés (à chier ? oups) ne rend pas non plus la lecture aisée et on a la désagréable sensation de passer du coq à l'âne tout en se contrefoutant royalement de leurs objectifs (qui sont d'ailleurs ?) Reste le dessin et les couleurs de Clowes, peut être pas aussi définitifs que dans ses autres oeuvres, pour se régaler mais cela fait finalement bien peu pour une bd que je vous suggère de zapper directement soit pour lire un autre Clowes, soit pour voir l'adaptation en film. Une immense déception donc.
Les Grands Conteurs (Pierre Guilmard présente)
Avis sur l'album "Du Raisiné sur Paname" : Achetée 2.5€ chez Noz mais c'est déjà beaucoup trop. Quand j'y repense, j'ai du mal à trouver du positif dans cette BD. C'est gras, grivois, et gribouillis. Ça plairait au beauf moustachu de la cinquantaine, vous savez, celui qui aime bien écouter les grosses têtes (version Bouvard) et les sketchs de Jean-Marie Bigard, celui qui, à l'occasion, tâte les fesses de la gente féminine, mais uniquement pour plaisanter bien sûr. Bref, nous voilà embarqués dans une histoire assez peu intéressante, qui peine à se mettre en place, et dont le final, un peu surprenant il est vrai, n'amène finalement aucune émotion tant il est vite et mal expédié. Il faut dire que la narration n'est pas aidée par des dessins assez moches, aux couleurs criardes, avec des gros nichons et des gros culs, qui collent bien à cette ambiance vulgaire de Pigalle des années 60, et qui pourraient tout à fait convenir à un recueil de blagues grasses, le genre de livre qu'on achète pour faire un cadeau au beauf moustachu sus-décrit. Le summum, ce sont des dialogues hyper pénibles à lire, complètement tarabiscotés et trafiqués. L'auteur à mis un point d'honneur à ce que les personnages, surtout le principal, s'expriment essentiellement en proverbes et maximes, le plus souvent inventées, et du coup, des fois, on ne comprend même pas ce qu'ils veulent dire (du style "il a les arpions qui arpentent la cafetière", "la sardine va mordre, je vais sortir la canne"... à peu de choses près). Bref, à oublier.
Ville avoisinant la Terre
C'est typiquement le genre de bd que je n'aime pas. On va nager dans les délires d'un homme qui cherche son immeuble. "La folie est comme l'oubli : un don de Dieu" dit un dicton arabe. C'est sans doute vrai car je vais oublier très vite cette oeuvre. Pour autant, c'est vrai qu'elle recèle de qualités graphiques indéniables d'autant que c'est la première bd franco-belge d'un auteur libanais. Il faut sans doute être imprégné de toute cette folie pour comprendre le sens de toutes ces situations absurdes. Mais comme dit, cela n'a jamais été ma tasse de thé. Je me suis profondément ennuyé à cette lecture.
Les Rêves dans la Maison de la Sorcière
Je précise que je n'ai pas lu les avis précédents. Ceci dit, je constate qu'on abouti presque tous à la même notation à savoir une certaine déception au sortir de cette lecture et ceux malgré les bonnes critiques qui encensent dans la presse spécialisée. On attend quelque chose qui ne vient pas jusqu'à la fin. Il est vrai que j'aurais envie de dire tout çà pour cela. La narration est véritablement pesante mais pas oppressante. Il y avait certes une ambiance à la lovecraft mais la peur et l'angoisse ne viennent pas. Il manque véritablement quelque chose qui ferait qu'on basculerait. C'est lent et il ne se passera rien...
Aujourd'hui, demain, hier
J’ai essayé, ré-essayé et essayé encore… Je n’y suis pas parvenu. Pourtant je sens bien que cet album possède quelque chose non seulement de différent et d’unique (ça, cela me semble évident) mais aussi d’intéressant et de poétique. Seulement voilà, impossible pour moi de rentrer dans l’univers de Roman Muradov. Je capte bien de ci de là certaines intentions (là une histoire se construit à l’envers et la lire en sens inverse permet de mieux la saisir, ici la répétition de paroles factuelles crée un sentiment étrange de déconnection avec la réalité, ailleurs la perte d’innocence donne lieu à une quête étrange dans un univers fantasmagorique) mais je reste en dehors. Pourtant cet album, qui regroupe plusieurs histoires courtes, n’est pas sans intérêt ne fusse que dans les différents styles graphiques employés, souvent osés et parfois difficilement lisibles et pourtant élégants. C’est étrange, vraiment étrange, différent. Cet album m’aura finalement fait le même effet que certains écrits de Ionesco : je sens bien qu’il y a quelque chose mais je passe systématiquement à côté. Je peux comprendre qu’un lecteur trouve ça résolument et définitivement culte mais, à titre personnel, je suis resté à l’extérieur, trop occupé à essayer de déchiffrer les intentions de l’auteur (sans y parvenir, en plus) pour vraiment apprécier l’album. En guise d'introduction, le traducteur de Muradov prévient le lecteur que l'artiste est quasi impossible à traduire, notamment du fait des jeux de mots nombreux qu'il dissémine dans ses histoires. C'est bien possible... Je ne sais pas si c'est la cause de mon rejet mais il s'agit certainement d'une des raisons de mon incapacité à rentrer dans cet univers.
Du papier faisons table rase
Eh bien, quelle purge cet album ! Pourtant je suis preneur pour tout ce qui peut être critique, ou drôle ou caricatural, voire les trois à la fois, sur n’importe quel sujet. Comme ici, la critique de la sclérose de l’administration, présentée comme irréformable, passéiste, etc… Mais on est très loin dans cet album de Julius Corentin Acquefacques ! C’est qu’ici la critique tombe totalement à plat, et que RIEN n’est drôle – si tant est que cela était l’objectif visé ! Ne reste alors qu’une vision poujadiste, démago et ridicule des travers de l’administration, et surtout de certains fonctionnaires, refusant le progrès (et le passage à l’informatique), passant le plus clair de leur temps à bouffer et faire des pots. Quant aux syndicats, ils sont eux aussi à mettre dans le même radeau, avec des représentants aux têtes du Che, de Mao, de Lénine ou de Staline… Je passe sur le « gag » lourdingue et redondant sur les Corses réfractaires à tout. Pas drôle, une histoire sans réel intérêt, des relents nauséabonds, à quoi s’ajoute un dessin que je n’ai pas aimé (mais là c’est affaire de goût). Bref une lecture à oublier, et que je ne vous recommande pas vraiment !
Tungstène
Parlons du positif : la couverture est réussie, elle attire l'oeil et donne bien envie de lire cet album. Parlons du négatif : le reste. Cette BD à reçu le prix du meilleur polar à Angoulème, c'est peu de dire que je ne comprends pas ce qui a motivé ce choix tellement j'ai lu des polars mieux que ça. Je ne sais même pas par où commencer pour lister tout ce qui ne va pas ici. Le début n'est pas accrocheur, la suite non plus remarque, mais généralement c'est toujours bien de rendre une histoire prenante dès les premières pages. Ici on a des palabres entre 2 personnages, qui du haut de leur colline, regardent 2 pécheurs en infraction un peu plus bas. C'est longuet et là ou on attend un événement, des rebondissements, une confrontation avec les hors-la-loi, ou au pire juste un minimum d'action, il ne se passe rien. Juste une dispute entre 2 personnes qui n'ont pas le même point de vue. C'est vraiment pas intéressant et ça dure un nombre bien trop élevé de pages. Plus tard un flic viendra se joindre à eux, et là il va enfin y avoir de l'action. Mais honnêtement quand ça arrive après 100 pages c'est trop tard. Et pire, même la scène d'action arrive à être molle tant l'intervention du bonhomme est étalée sur des pages et des pages. Pour moi cette narration bien trop lente est rébarbative. Ensuite, ou en même temps, on sait plus, le récit bascule sur 2 jeunes femmes dans un bus qui discutent de leur quotidien et de leurs problèmes personnels. Qui ? Pourquoi ? Quel rapport ? En tout cas là aussi c'est pas palpitant. Bien sur tout ça doit rejoindre l'autre histoire un peu plus tard mais c'est tellement décousu et monotone qu'on a même pas envie de savoir ce qui va réunir tout ça. J'ai lâché l'affaire avant la fin et j'ai arrêté de me faire du mal au bout de 120 pages. C'est décevant, y'a pas d'intrigue de fond, pas de suspense, rien qui suscite la curiosité et l'envie d'avancer dans cette lecture. Bref il manque tout ce qui constitue à mes yeux un bon polar, mais c'est ce livre qui a reçu le prix de l'année ? :(