Les derniers avis (5294 avis)

Couverture de la série Les Enfants de la Salamandre
Les Enfants de la Salamandre

J'ai vu cette intégrale en bibliothèque, la curiosité m'a attiré, malgré la couverture aussi horrible que celles des 3 albums... mais j'aurais mieux fait de lire autre chose. Voila bien le genre de Bd où Dufaux peut basculer dans l'hermétique et le bizarre, un peu comme il a fait avec Jaguar, Sade ou Saria (Les Enfers)... où il a pris l'habitude de "déraper" de son sujet de base ou de le galvauder. C'est à peu près tout ce que je n'aime pas chez lui, ces tendances à noyer le lecteur sous un déluge narratif complètement fou, qui part dans tous les sens, avec plein de détails malsains ou nauséeux (parfois je me croyais chez Jodo), et un souci d'alambiquer un récit suffisamment fantastique comme ça pour donner une contenance. Plus j'avançais, plus ça devenait pénible comme lecture, mais je voulais voir comment il allait conclure... Ce à quoi Renaud répond par des images parfois dégueu ou insupportables. Pourtant son dessin est bon, j'y suis habitué, contrairement à certains autres lecteurs ; c'est son style à cette époque qui correspond au lancement de Jessica Blandy et dont les 5 ou 6 premiers albums seront graphiquement identiques. Même dans Santiag, on a encore un peu ce genre de dessin, c'est un style qui ne me déplait pas, et si Dufaux avait été un peu plus cohérent et moins fantoche dans son traitement, ce récit fantastique aurait sans doute eu de l'intérêt, mais en l'état, c'est beaucoup trop tordu pour moi.

23/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Golden Dogs
Golden Dogs

Grotesque et pré-fabriqué. Sans vouloir développer de trop il n'y a pour moi rien à sauver dans cette série. Les personnages sont stéréotypés, sans fonds, mal écrits (mention spéciale à l’héroïne prostituée qui a un rôle de pouffe comme on en a rarement vu). Les scènes érotiques à la noix, sans fondements ni pour l'histoire ni pour les personnages, tentent vaguement d'attirer les quelques lecteurs qui tomberaient dessus par hasard. Le scénario, outre qu'il est mauvais, est mal fichu avec des ellipses tellement mal gérées qu'elles portent certaines scènes à la limite de l'incompréhension. La fin du tome 4 est le pompon du grotesque. Cette série qui aurait pu être le nanard ultime de la bd. Elle ne porte malheureusement pas ce côté sympathique et attachant des nanards. Elle restera donc la plus mauvaise série que j'ai jamais lue.

18/06/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Les Jumeaux
Les Jumeaux

C'est un manhwa muet auquel on a droit paru dans un label indépendant. C'est très spécial et pas vraiment dans l'habitude de ce que l'on voit. C'est presque de l'art dans l'illustration d'un tableau sur la vie. Une belle bichromie pour un dessin maîtrisé. Cela se veut assez poétique. Je n'ai trouvé que de la platitude. Je pense qu'il faut avoir de l'inspiration pour trouver une mélodie de l'âme entre rêve et illusion. Encore des figures de style qui finissent pas me gaver au plus haut point. Pour ma part, c'est un peu comme admirer un tableau totalement blanc ou noir dans un musée moderne avec une coupe de champagne à la main au milieu de bobos en glosant sur le sens de la vie. Bref, cela ne le fait pas. C'est célestement ennuyeux.

18/06/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série My girlfriend is a fiction
My girlfriend is a fiction

Plus niais: on meurt sur place ! Il est vrai que je devrais sans doute m'arrêter de lire ce genre de bd réservée aux petits minets en mal d'amour. J'ai certainement passé l'âge pour ces conneries ! Je reconnais ainsi que c'est ma faute. Le grotesque des situations aura eu raison de ma lecture. Il faut dire que l'exagération est une véritable marque de fabrique pour certains mangakas qui ne font pas dans la retenue. On pourra trouver cela drôle et rafraîchissant. Certes, il en faut pour tous les goûts et même les mauvais. Par contre, je reconnais que le dessin n'est pas mauvais. Dommage de mettre ce talent au profit d'une histoire sentimentale aussi pathétique que loufoque.

18/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Atlantide Experiment
Atlantide Experiment

Je n'ai sans doute rien compris à cette histoire ou alors je n'ai pas su rentrer dedans. Ces alternances de temps et d'action finissent par être vraiment pénibles et mal foutues, la narration n'est pas linéaire, si bien qu'aucun des 3 tomes n'est satisfaisant et aucun ne fournit d'explications claires ; en gros, il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Finalement, je m'aperçois que les avis précédents sont très négatifs, donc ça ne vient pas trop de moi, cette Bd est bizarre. Le tome 3 est plus sanglant, il y a plus de sexe, mais ce ne sont que des effets racoleurs qui n'apportent rien pour remonter la cote de cette Bd. J'aurais nettement préféré une vraie Bd sur l'Atlantide, le continent perdu dont les Atlantes ont toujours fasciné les historiens depuis Platon qui fut le premier à en parler... Seul le dessin est correct, classique et fluide dans le tome 1 qui s'ouvre sur un beau soleil couchant sur Venise ; les dessinateurs changent aux 2 autres tomes : un peu plus appuyé au tome 2, plus esthétique et plus attractif au tome 3, mais tout ceci pèse peu devant l'indigence de ce scénario que je n'aurai aucun mal à oublier. Du coup, je comptais lire Lost Atlantide qui en était le prolongement d'après ce que je sais, ça tombe à l'eau...

14/06/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 1/5
Couverture de la série Persona
Persona

Persona est l'adaptation du jeu vidéo éponyme. Jeu vidéo que j'avais vraiment apprécié à l'époque. C'est pourquoi, en dépit d'une grande méfiance à l'encontre de ce genre de manga, j'ai tenté la lecture du premier tome. Je coupe court à tout suspense, c'est très mauvais. Certes, les dessins sont corrects mais on est loin, très loin, du design sophistiqué et original du jeu. De même, l'ambiance malsaine et angoissante est complètement absente. Côté scénar... c'est extrêmement pauvre et ennuyeux, ce qui est le comble pour l'adaptation d'un jeu de rôle aussi riche que Persona. Je passe aussi très vite sur les personnages : le stéréotype de ce qui se fait de pire dans le manga. Au final, Persona est une série à éviter absolument, même pour les amateurs de la licence d'Atlus.

13/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Ma critique se base sur les trois premiers albums de la série. Les dessins sont remarquables, le dessinateur Juanjo Guarnido possède un talent exceptionnel, tant dans la réalisation des décors, que des objets et des personnages. Il s'agit sans aucun doute d'une des BD qui présente le meilleur graphisme à côté de la série Dent d'ours de Yann & Henriet chez Dupuis. Je ne saurais en dire plus dans la reconnaissance des qualités exceptionnelles de la mise en scène de cette BD. Le scénario, les enquêtes dirigées par John Blacksad, sont menées, dans ces trois albums, d'une manière extrêmement confuse, avec des raccourcis incompréhensibles, des avancées suspectes et des conclusions hâtives, de nature à égarer complètement le lecteur. De fréquents retours en arrière sont plus que nécessaires, si ce n'est pas la relecture complète de l'album. Cette difficulté tient dans l'écriture même du récit, mais pas seulement. Les acteurs, ces "hommes" avec leur tête d'animaux, sont si nombreux et si différents à intervenir, qu'il est difficile, pour le lecteur, de les suivre et de savoir qui est qui et qui fait quoi. La mémoire a du mal à assimiler les multiples gueules qui se croisent dans le récit. Dernier point à soulever et non des moindre, le sexisme ambiant. Les personnages féminins sont des ''presque'' femmes humaines à part leurs petites oreilles de chats. Les hommes sont des monstres hybrides et on ne voit jamais leurs femmes qui devraient apparaître avec ces gueules, femme crocodile, femme rat, femme corbeau... Les albums contiennent une hypersexualité féminine latente, une adoration obsessionnelle du corps de la femme, et inversement une dévalorisation pathologique du corps masculin.

13/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Expérience mort
Expérience mort

Avec le duo Mangin/Bajram, il faut s'attendre à du spécial, du bizarre, du novateur... Effectivement, cette lecture est très déroutante parce qu'elle touche un domaine inconnu que personne ne peut décrire avec certitude, puisqu'il s'agit de l'ultime frontière qui se situe entre la vie et la mort et qu'il ne faut pas franchir, car personne n'en revient. C'est un périple aux limites du temps et de l'espace, qui mêle science, mystique et religion, bref on flirte sans cesse avec l'au-delà. Le sujet est certes audacieux et novateur en BD, il a été approché au cinéma avec le film de Joël Schumacher en 1990, L'Expérience interdite, où Kiefer Sutherland, Julia Roberts et Kevin Bacon pratiquaient des expériences de mort imminente. Honnêtement, je dois dire que ce genre de sujet scientifique ne m'attire pas des masses, ça fait un peu peur, et je trouve tout ceci bien trop dérangeant. Mais surtout, dans cette Bd, si je trouve l'idée intéressante, la façon dont c'est présenté et organisé me laisse très dubitatif et pas du tout captivé. Accrocher une sorte de vaisseau spatial à l'âme d'un gars en caisson cryogénisé, c'est un peu trop folklorique, trop gros à mon goût, en somme, je ne trouve pas ça très crédible, d'autant plus qu'on ne nous dit rien sur le mode de fonctionnement de ce vaisseau, de même que certains détails restent flous, ce qui rend la Bd chaotique. De plus, je supporte mal ces Bd avec un langage scientifique abscons, c'est destiné à en mettre plein la vue et à faire sérieux, mais c'est souvent prétentieux, c'est le cas ici. Reste le dessin, si on peut encore appeler ça du dessin : ce qui est sûr, c'est que ça a de la gueule ; cette technique de réalisme photographique ne me dérange absolument pas, je trouve ça chouette et esthétique, et ça colle au sujet scientifique. Si ça sert bien une histoire, peu m'importe si c'est de l'ordi ou du dessin photo-réaliste comme ici. Sur ce plan, c'est du beau travail, surtout que Ponzio a rajouté quand même du dessin, surtout sur les personnages. Mais ce genre de bande que j'ai voulu essayer, n'est pas pour moi...

06/06/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Low
Low

Un scénario fort ambitieux qui promettait sur un fond de science-fiction aquatique. Cependant, une mise en scène qui manque cruellement de personnalité et les personnages de charisme. La débauche d’effet ne produit pas l’effet escompté. Il faut dire que le graphisme est plutôt d’une rare laideur avec son côté très brouillon. Mais que s’est ‘il passé pour produire une œuvre pareille ? Un comité de lecteur a-t-il été consulté auparavant pour donner un avis objectif ? On est là également pour dire les choses lorsqu’elles ne sont pas conformes. La surenchère et la bouillie n'ont jamais produit des étincelles. Une œuvre profondément absconde.

06/06/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Hush-hush
Hush-hush

Je n'ai rien compris à cette chronique sociale centrée sur l'autobiographie d'un auteur. Il y a 15 histoires courtes qui sont présentées sans fil chronologique précis. Une complexité dans la compréhension malgré la simplicité du trait graphique. Le récit assez nombriliste manque singulièrement de cohérence. Il y a également les non-dits dont les cases traduisent assez mal la compréhension. Bref, on s'y perd et on s'ennuie très vite. C'est de la BD indépendante. C'est également une BD inaccessible sous une forme pseudo intellectuelle et métaphorique. Il faut savoir ce que l'on veut.

04/06/2016 (modifier)