Les derniers avis (5340 avis)

Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Level E - Des aliens et des hommes
Level E - Des aliens et des hommes

Je n'ai pas vraiment aimé ce titre qui prête à la confusion des genres entre la science-fiction à la Men in Black et la comédie loufoque. L'enchaînement des situations est plutôt pénible. On peut avoir une scène horrifique et puis après, du loufoque avec une tendance à l'exagération des traits. Le pitch de départ est des plus classiques avec des extra-terrestres qui épient notre planète. Certains sont pacifiques mais d'autres sont plutôt agressifs. C'est dans la campagne japonaise que tout va commencer pour le pire. Au final, cette série est plus un pastiche qu'autre chose d'où une certaine déception. Par contre, nul doute que les fans de l'auteur apprécieront cette série paranormale. Il y a certes toujours une place pour la médiocrité et chacun peut s'y complaire.

25/09/2016 (MAJ le 26/09/2016) (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Time Killers
Time Killers

Nous avons un auteur dont je n'ai jamais entendu parler et qui visiblement connait son heure de succès avec une série prénommée "Blue exorcist". L'éditeur nous ressort ses oeuvres de jeunesse pour les compacter dans un recueil de nouvelles où se mélangent fantastique, comédie, western et science-fiction: autant dire inclassable. J'avoue allègrement ne pas avoir trouvé mon bonheur dans ce pèle-mêle. Certes, il faut bien que notre auteur ait débuté mais était-ce réellement la peine d'éditer tout cela ? Ce n'est guère au point. Je pense que là encore les fans de l'auteur pourront se régaler de trouver quelques thématiques communes avec son oeuvre phare.

25/09/2016 (modifier)
Couverture de la série Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon
Complainte des landes perdues - Les Chevaliers du Pardon

J'ai beaucoup de mal à comprendre les bonnes critiques que cette série a reçues. Soyons clair : graphiquement, c'est effectivement très beau, le regretté Delaby montrant encore ici toute l'étendue de sa technicité . C'est d'autant plus mortifiant de constater que cette maestria graphique se soit mise au service de scénarios d'une rare indigence servis, pour ne rien arranger, par une narration aussi pompeuse que ridicule. Je n'avais déjà pas apprécié le cycle précédent dont le scénario était archi convenu mais Dufaux a réussi l'exploit de faire pire avec celui-ci. Le premier tome ? Un groupe de chevaliers traque une créature appelée Morrigane. Ils font étape dans un château, identifient la créature (après quelques tâtonnements), la tue et... c'est tout. Le second tome nous présente une espèce de Dark Vador moyen-âgeux monolithique et, pour tout dire, je peine à me souvenir de l'histoire, si ce n'est le vague sentiment encore une fois de vide et de banalité. Et d'ennui ! Quant aux "fameux" chevaliers du Pardon, ils se distinguent surtout par leur austérité (à faire passer un moine dominicain pour un joyeux drille !), leur manque total de charisme et l'absence d'informations les concernant qui pourraient nous permettre d'éprouver un tant soit peu d'empathie. Autant dire que, n'étant pas masochiste et considérant le prix des albums de nos jours, je n'ai pas été plus loin. Bref, l'exemple même de la bande dessinée franco-belge visuellement très belle mais qui ne raconte rien ou si peu que c'est du pareil au même.

22/09/2016 (modifier)
Couverture de la série Sherlock Holmes & le Necronomicon
Sherlock Holmes & le Necronomicon

Depuis plusieurs années, Sylvain Cordurié croit avoir eu l'idée du siècle en annexant l'univers de Sherlock Holmes et celui de Lovecraft (et, plus généralement, du fantastique). Idée pourtant saugrenue dès le départ tant ces deux mythes littéraires sont opposés dans l'esprit et que confirme la lecture en constatant que même avec la meilleure volonté du monde (car je ne suis pas un puriste pour autant) la greffe ne prend tout simplement pas et ne réussit qu'à dénaturer à la fois Holmes et l'univers lovecraftien. C'est toutefois le célèbre détective qui en pâtit le plus. En fait, ce Sherlock Holmes à la sauce Cordurié n'a de Holmes que le patronyme (ce personnage étant rentré depuis longtemps dans le domaine public, on peut en faire hélas n'importe quoi). Dépouillé de ses capacités déductives hors-norme autant que de sa rationalité, dénaturé dans sa personnalité, voué à combattre désormais créatures fantastiques et vivre des aventures abracadabrantes auxquelles on a bien du mal à croire, ce Holmes de pacotille fait peine à voir. Pour ne rien arranger, les scénarios en eux-mêmes - qui à la limite pourraient se montrer plaisants et originaux, voir iconoclastes - sont banals, convenus, plein de clichés et d'effets faciles. En un mot : médiocres. Et dire que les albums de ce grand lifting raté n'arrêtent pas de s'accumuler pour former une saga pseudo-holmésienne aux allures de grand Barnum grand-guignolesque. Graphiquement, ça reste très correct mais sans personnalité. Mr Cordurié, l'inconditionnel de Sherlock Holmes (ou de Lovecraft) ne vous dit pas merci !

22/09/2016 (modifier)
Couverture de la série L'Arbre aux pies
L'Arbre aux pies

Je pensais lire un joli conte onirique avec de belles images poétiques, et c'est raté ! C'est une allégorie d' un onirisme ennuyeux mâtiné de fantastique où des gamins et des gamines passent leur temps à écouter des pies et à se promener avec des bestioles féeriques (des humanoïdes à tête de félin, des sangliers blancs) dans un décor forestier. C'est sans intérêt pour moi, ça ne me transporte pas, je ne suis pas sensible à ce genre d'histoire, ou alors et c'est parfaitement possible, je n'ai rien compris à ce récit, je n'ai pas su déceler le pourquoi du comment, ou savoir entrer dans cet univers, c'est trop abstrait pour moi, je n'en sais rien... bref je me suis emmerdé comme un rat mort. Le dessin n'est pas désagréable, c'est ce qui m'a aidé à finir cette lecture qui va relativement vite, il n'y a pas d'énormes dialogues, mais j'ai quand même relevé certaines proportions bizarres dans les visages et têtes d'animaux, certains sont plutôt ratés ; la colorisation en revanche est jolie et douce par ses tons vert d'eau qui symbolisent cette nature recouvrant tout l'univers de cette Bd. Un conte en forme de récit initiatique sur l'enfance qui reste très nébuleux.

15/09/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Western Valley
Western Valley

Je vois dans cette bande dessinée une tentative de faire un western moderne et plus ou moins adapté à un lectorat d'adolescent et de jeunes adultes. Mais c'est vulgaire, stéréotypé et complètement raté. Il y a tout d'abord un dessin que je trouve agaçant, avec de belles erreurs de perspective, une héroïne au physique racoleur sans aucune crédibilité et beaucoup de personnages qui se ressemblent trop pour ne pas être mélangés dans l'esprit du lecteur. Le découpage est également mauvais et rend confus les scènes d'action ou simplement la façon dont l'histoire est racontée. La narration joue sur le mystère mais accumule les scènes embrouillées et régulièrement dispensables. Cela manque terriblement de maturité dans le ton et surtout de technique dans la manière de raconter. A cela s'ajoute quelques incohérences étranges que j'assimile à des facilités, des personnages qui sortent d'on ne sait où, une scène de jour qui devient crépusculaire immédiatement après juste parce qu'on se déplace de quelques centaines de mètres, des scènes d'action qui manquent fortement de clarté, une impossibilité de s'y retrouver dans le temps et l'espace tant tous les lieux ont l'air d'être juste les uns à côtés des autres, et bien sûr une héroïne super belle qui est un as du pistolet mais "qui a un passé sombre et douloureux trop trop triste" qui restera mystérieux jusqu'au bout... Et surtout l'intrigue ne tient pas du tout la route. Outre son côté embrouillé, elle ne fait preuve d'aucune crédibilité. Les réactions des personnages sont idiotes et artificielles, les comportements des protagonistes sont souvent incohérents, certains passages sont franchement vulgaires. Et quand on a arrive à la fin de l'histoire avec son lot de révélations, on constate que les protagonistes ont agi et continuent à agir n'importe comment, comme si leurs motivations n'avaient plus rien à voir entre le début et la fin de l'histoire. Clichés, facilités et narration embrouillée s'accumulent pour me rendre la lecture tout simplement pénible.

30/11/2012 (MAJ le 15/09/2016) (modifier)
Couverture de la série Stravaganza - La Reine au Casque de Fer
Stravaganza - La Reine au Casque de Fer

Une histoire prétendument d’heroic fantasy sans aucun intérêt et complètement bidon, unique prétexte à un étalage de dessins érotiques de son héroïne la reine Vivianne. Il y a donc erreur sur la marchandise, c’est d’un ecchi dont il s’agit ici. Vivianne s’ennuie dans son château, c’est un temps de paix, alors la journée elle sort incognito se balader sous le nom de Claria où elle fait tout un tas de truc improductif dont l’énumération de la liste se révélerait assommante. Vivianne aka Claria donc, est belle et bien roulée, cela donne donc lieu à une série de commentaires d’une classe folle de la part du peuple comme de la part de ses mignons chaque fois qu’elle est dans les parages : « oh c’est Claria ! Quel cul, mais quel cul ! J’lui mettrais bien ma tête entre ses cuisses. Hééé mais c’est qu’elle est aussi bonne de d’vant dites-moi ! ». C’est vulgaire, misogyne et surtout jamais drôle. Le manga donne le ton dès le départ avec deux nymphettes en train de se « fister » le séant... Les dialogues « paf-paf et pan-pan » d’Akira Toriyama à l’époque de Dr. Slump passerait pour du Balzac en comparaison. Un humour de sitcom de bas étage, une histoire qui raconte du rien quand elle ne ressasse pas tous les plus gros clichés du genre, une intrigue décousue et mal orchestrée, lorsque ça bouge un peu les graphismes sont difficilement lisibles… Mais on est en France, donc mettez de la foufoune et des boobs et certains crieront au chef d’œuvre. Désolant. Il y a un public pour le ecchi et je n'ai rien contre même si ce n’est pas ma came, il y a des hentaï qui se déroulent dans l'espace mais est-ce pour autant de la science-fiction ? C’est sur l’aspect « fantasy » que je juge cette série, vu qu’elle est qualifiée ainsi ici et ailleurs.

13/09/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Chroniques d'un Mangaka
Chroniques d'un Mangaka

Au titre et aux couvertures, je pensais que cette série allait nous présenter sous le thème de l'humour le parcours d'un jeune mangaka débutant, une version française d'un Bakuman mais en plus délirant. Et on dirait que c'était effectivement le but visé pour le premier tome, puis en partie pour le second tome... mais l'idée se délite dans une caricature de manga, une avalanche de postures choc et de points d'exclamations, d'incessantes tentatives d'humour niveau tarte à la crème, et la mise en scène de la vie débridée d'un adolescent à l'immaturité simplement pénible. Le dessin, c'est du mauvais manga mal digéré : expressions faciales outrées, personnages qui gueulent tout le temps, tics graphiques agaçants, super deformed en permanence et décors bâclés. Pour ne rien arranger, les couleurs font mal aux yeux tant elles sont pétantes et sans harmonie. Même si, de nos jours, les BD ou manga racontant le parcours de jeunes auteurs débutants sont nombreuses, l'idée de celle-ci, qui date d'il y a 5 ans, aurait pu être intéressante ou instructive. Mais les thèmes abordés sont parfaitement basiques et n'apprennent rien. Le récit est bien plus orienté vers l'humour et le délire. Mais les personnages n'ont aucun charisme, l'humour est immature, très lourd et prévisible et surtout la mise en scène tout en éclats de voix, en exagérations, en effets visuels et en gags qui se veulent percutants est pénible à lire. J'ai tenu jusqu'au début du troisième tome mais n'ai pas pu m'empêcher de seulement feuilleter ce dernier car j'avais dépassé ma capacité à encaisser l'ennui et le mauvais humour. Un 4e tome était prévu pour 2014 mais il semble avoir été reporté à au moins fin 2016. De toute manière, je ne le lirai pas.

13/09/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série L'Heure des Lames (Knife o'clock)
L'Heure des Lames (Knife o'clock)

Dire que je suis entré dans le récit serait un gros mensonge. Où étais-je alors ? J’ai essayé mais je me suis heurté à l’incompréhension la plus totale. Il est vrai qu’un major de promotion Bac+5 peut être parfois un parfait idiot. Cependant, il y a quand même des limites. Ce n’était pas l’heure des lames mais des larmes. Certes, il faut accepter les délires psychotiques de l’auteur dans un monde possédant ses règles propres comme les lames qui tombent du ciel à la place de gouttes d’eau lors d’une pluie. Si ce n’était que cela, on pourrait passer sur l’absurdité d’une telle société mais cette fable surréaliste est tellement poussive. Certes, l’originalité est là mais elle est dénuée de sens. Franchement, je ne dirai pas que c’est mauvais. Je dis simplement que c’est tellement à côté. Là encore, on pourra crier au génie créatif quand je ne verrai que déception. Certes, il faut parfois faire des efforts quand on souhaite connaître et respirer l’essence d’une œuvre. Que faire si on perd cette envie car on est assommé par la folie dès le début ? Sans doute passer à autre chose.

05/09/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
Couverture de la série Primal Zone
Primal Zone

Il y a des BD où je n’arrive pas à entrer pour apprécier le récit. En l’occurrence, nous abordons les aspects psychotiques d’un meurtrier. J’avoue ne pas avoir été intéressé car c’est très confus. Autant, une oeuvre comme Blast de Manu Larcenet pouvait être attirante par la manière d’aborder ces choses, autant là c’est d’un ennui presque mortel. A vrai dire, le talent n’y est pas du tout. Alors, on pourra dire tout ce qu’on veut, il n’y a rien pour sauver Primal Zone de la médiocrité.

05/09/2016 (modifier)