Incompréhensible!
Cette histoire, qui fourmille de personnages d'origines et d'appartenances différentes, qui nous ressort une fois de plus le coup de l'humanité en danger et où il n'y a quasiment pas de transitions entre les scènes, a vraiment de quoi rebuter.
L'intérêt de IT se situe clairement dans son aspect visuel.
Les dessins sont réalisés de façon traditionnelle et sont très typés manga, mais comme ils sont soignés, esthétiques et dynamiques, ils se situent sans peine dans la catégorie des "bons dessins".
A cela s'ajoute des éléments réalisés informatiquement et c'est plutôt maîtrisé, les fonds, les vaisseaux où parfois les tenues vestimentaires sont des images de synthèse et se partagent les cases avec les dessins.
Evidemment il faut apprécier les effets spéciaux, mais pas mal de pages méritent que l'on s'y attarde.
Au niveau du fan service, dans ce fouillis, je trouve cela bien employé et surtout assumé. Dans le deuxième tome l'héroïne passe le plus clair de son temps à poil et Yui ne s'embarrasse pas de raccourcis scénaristiques foireux pour l'expliquer, elle est à poil pour faire plaisir au lecteur, point barre !
Je déconseille l'achat car c'est un peu trop "stylé" pour séduire tout le monde, mais cela reste une lecture agréable pour peu que l'on soit sensible au genre.
A priori, je suis pas trop demandeur de ce type de recueil "collectif" mais les contes bretons et ceux relatifs à l’Ankou m’ont amené à y jeter un œil discret . . . puis le deuxième ! L’alternance des styles entre Sorel et deux autres auteurs est opportune car elle permet de bien dissocier l’histoire de fond avec celle des contes. Outre Sorel qu’on ne présente plus, ce tome est l’occasion de découvrir un auteur talentueux qu’est Gwendal dont le style se marie bien avec celui de Sorel. Quant à Poua, son graphisme diffère trop des deux autres et n’est pas des plus adéquat pour illustrer ce type de récit. Sinon, tout comme Ro, je trouve ces contes prévisibles, voire basiques, mais non dénués d’intérêt, l’expérience d’Istin dans ce domaine faisant la différence.
A lire si l’occasion se présente . . .
Tout comme Guillaume.M, la réputation de l’éditeur a de quoi faire hésiter à l’acquisition de la bd, indépendamment des qualités intrinsèques éventuelles de celle-ci. Réputation qui ne semble pas galvaudée puisque les auteurs cherchent un nouvel éditeur pour publier la suite de cette série ! Ceci dit, c’est tout le mal que je leur souhaite car, avec Meridionn, on se trouve devant un bon premier tome qui est bien plus qu’une simple introduction !
Pourtant, rien de bien novateur du côté de l’histoire ; le mur immense étant déjà vu ailleurs, de même que le principe des classes sociales ou encore du despote qui a pris les rennes du pouvoir. Mais le manque d’originalité du scénario est compensé par un récit rythmé et accrocheur. De plus, les dessins sont sympathiques même s’ils ne sont pas exempts de défauts. En outre, j’ai bien aimé le rendu des planches où les couleurs sont directement appliquées sur les crayonnés partiellement visibles. Effet particulier mais plaisant ! :)
Espérons qu’une suite verra le jour (c’est pas trop le style de Soleil, ni celui de Delcourt . . . peut-être aux Humanos ?), sans quoi, ce tome unique perdrait tout son intérêt !
Alors voilà une série que plus je relis et plus elle avance plus je suis déçu !!
Au début l'idée m'avait assez enthousiasmé, j'avais beaucoup apprécié le côté "monsieur tout le monde" du héros qui découvre un pouvoir phénoménal. Le héros était attachant, et n'avait pas trop le profil de superman.
Et lorsqu'on commence à parler d'un gigantesque complot, avec les Francs-Maçons, la Révolution etc et une vision du monde ultra-simpliste, pleine de bons sentiments, on finit par se demander si les auteurs ne livrent pas un peu trop leur opinion et n'oublient pas de nuancer un peu. Bref leur histoire de changer le monde me paraît pas très crédible et le plan machiavélique un peu niais... Enfin ses procédures restent sombres, peut être pour éviter de révéler les manques du scénario.
En dehors de cette trame, il y a de nombreuses bonnes choses, j'aime bien notamment le futur tel qu'il est imaginé. Les personnages sont attachants et leurs rapports plutôt bien pensés.
Le dessin est étrange mais ne m'a pas dérangé, et les décors sont bons. En revanche la voix off est un peu énervante à la longue, surtout le ton qui se veut un peu philosophique mais qui débite parfois des banalités affligeantes juste bien mises en forme...
Bref une petite déception pour cette série qui me paraissait prometteuse.
J’ai un sentiment mitigé après la lecture du "Tour de Valse". Pourtant le sujet "tabou" développé dans ce one shot mérite qu’on s’y attarde. Si le sujet est intéressant, la manière dont Lapière l’a abordé m’a laissé froid, comme si je n’avais pas été porté par ce récit. Sans doute la faute à des personnages soit disant "déterminés" mais au caractère trop lisse et à l’histoire linéaire, convenue et sans grand relief. L’auteur s’attarde trop sur la description du "système" et pas assez sur les relations humaines. J'ai aussi la désagréable impression que tout est convenu d'avance. Petite déception donc mais pas du côté des dessins de Pellejero, fidèle à lui-même ! J’apprécie beaucoup son encrage noir et épais ainsi que le choix des couleurs vives.
Petite déception donc mais peut-être en attendais-je plus de cette bd, ayant fortement apprécié "Un peu de fumée bleue" des mêmes auteurs ?
Un bon sujet suffit-il à faire une bonne bd ? C’est une autre question . . .
Bon je vais pas m'éterniser sur cette série qui a déjà son lot d'avis. C'est une mécanique bien huilée, qui ronronne bien. Les personnages sont stéréotypés, c'est pas original, ça reprend plein d'ingrédients qui marchent à chaque fois (le complot des familles qui dirigent le monde, les templiers...) et au final ça se laisse lire agréablement et ça divertit, que demandez de plus ? Je ne crois pas que les auteurs aient la prétention de faire une série culte, juste un truc divertissant et c'est le cas.
Sinon j'ai toujours un peu de mal avec le dessin, entre l'étalon brun et les prises de vue ultra sophistiquées, genre "je me la raconte grave", ça me refroidit un peu tout de même.
Oui culte. Parti pris ? Non point. Je n'ai même (hélas) jamais eu la chance de rencontrer M. Turf, donc aucun atome crochu issu d'une rencontre. Seul compte pour moi l'ivresse du voyage que procure un film, une musique, un livre, une BD. Et là je dois dire que je m'oxygène à plein poumon. Certains de critiquer le manque de profondeur ou de psychologie, d'autres de ne point trouver d'amarres auxquelles se raccrocher : peut être mais cette volonté bien contemporaine d'aller chercher au plus profond de tout art les explicits et implicits nuisent à la simple joie de l'éveil des sens, et la nef des Fous à tout ce qu'il faut pour cela. Pas de profondeur? Avez-vous bien lu et compris ce qu'il faut d'imagination pour sortir des sentiers battus de la BD lambda ? C'est beau, c'est coloré, les enfants s'émerveillent des couleurs, les adultes se délectent des détails. Je suis éditeur littéraire. Je craque. M Turf n'avez-vous aucun projet qui pourrait m'intéresser ? J'attends le 5 !
Foufi est un des premiers personnages bd que j’ai découvert. Ses courtes histoires étaient alors parues dans "JOB", un petit magazine bd (format poche) datant du début des années 80. Ayant mis la main sur une réédition par Point Image, cela m’a donné envie de découvrir ses histoires. :)
Le moins qu’on puisse dire est que chaque case fourmille de détails, parfois à peine visible (sauf à la loupe), ce qui n’est pas sans nuire à la lisibilité des planches. Heureusement, le trait est clair et précis ! Je trouve d’ailleurs les dessins proches de ceux de Tabary dans Iznogoud (abstraction faite de l’univers similaire). On y retrouve aussi des jeux de mots fort à la mode à l’époque pour les noms des protagonistes (du style : "le cheik en blanc").
Qu’on se le dise, les aventures de Foufi restent fort gentillettes. Ce petit garçon, toujours plein de bonnes volontés, partage bon nombre de points communs avec Benoît Brisefer de Peyo (gentil, gaffeur et le cœur sur la main).
A lire pour les nostalgiques . . . ;)
Un très beau conte de fées pour les grands enfants.
Voilà, ce que je dirais si je devais résumer en quelque mots cette superbe –mini- série de Griffo et Dufaux.
Dufaux, je le connaissais déjà au travers des ombres, Giacomo C. ou encore de la superbe série Jessica Blandy tandis que j’avais déjà eu l’occasion d’admirer le trait –ultra varié– de Griffo au travers de séries telles que Vlad ou Giacomo C.
A priori, je ne courrais que peu de risques d’être déçu par cette bd dont on me disait le plus grand bien. A vrai dire, la surprise s’est avérée meilleure encore que je ne l’aurais pressentie.
Amateurs de contes morbides, amoureux d’ambiances à la Tim Burton, Monsieur Noir est fait pour vous ! Imaginez un peu la rencontre entre un Lewis Carrol sardonique et un Bertrand Blier tout droit échappé de Buffet Froid et vous aurez une petite idée de ce que vous réserve cette excellente bd !
Passons vite sur l’histoire de la jeune orpheline recueilli par d’étranges tuteurs qui n’a d’autre but que de servir de fil conducteur à une série de rencontres toutes plus absurdes les unes que les autres et de prétexte à une intrigue des plus barrées.
Tout, dans Monsieur Noir, est prétexte à découvrir un individu encore plus loufoque que le précédent, une bestiole plus incongrue ou un nouveau rituel totalement absurde.
C’est justement ça qui fait la force de cette bd : chaque page réserve une nouvelle surprise et donne une nouvelle image de cet étrange micro-univers que constitue le château de Blackmore. Le revers de la médaille est, évidemment, que tous les personnages rencontrés, tous les rituels évoqués, peuvent sembler manquer de consistance tant ils n’ont d’autre vocation que de faire progresser le parcours initiatique de la jeune héroïne.
Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise et je me contenterais donc de louer les superbes dessins et cadrages de Griffo qui donnent un relief saisissant à ce conte morbide.
Il me semble, comme mes prédécesseurs, qu’une légère similitude puisse être relevée entre le dessin de Griffo et celui d’Yslaire, ce qui n’est pas pour me déplaire.
Un dernier mot pour dire qu’il eu été fort dommage de donner une suite à ces deux opus qui forment un tout des plus homogène.
Bref, à découvrir au plus vite !
Une Bd qui m'avait relativement marqué à l'époque où je l'avais lue pour la première fois dans le Journal de Mickey : je vivais effectivement en Afrique, j'avais vécu au Cameroun et je jouais également au Tennis. Autant dire que l'histoire de Yannick Noah me parlait directement.
En 1984 à la sortie de cette BD, Yannick Noah était l'idole sportive de la France qui gagne, le Zinédine Zidane de l'époque.
Le dessin est celui d'André Chéret, plus connu pour sa série Rahan, et on y retrouve le même style. C'est donc un dessin réaliste, avec une petite touche de... naïveté dans les traits des personnages, je dirais. Ca passe plutôt bien puisque le scénario a la même touche justement de naïveté et de jeunesse.
Quant à l'histoire, c'est vraiment la biographie de Yannick Noah, sans réelle fioriture, sans s'attarder sur de quelconques détails (pas de romance, pas de reflexion psychologique, etc...). C'est vraiment une BD à la fois hommage et informative pour faire découvrir aux jeunes fans du Tennisman ce qu'a été sa vie, son apprentissage sportif, ses rencontres et ce qui l'a amené à sa belle victoire de 1983. La narration est un peu naïve, plutôt destinée à la jeunesse qu'à un public adulte. Il ne ressort pas grand chose d'autre de cette BD que les informations qu'on peut y apprendre sur la vie de Yannick Noah et un peu sur le monde du Tennis de l'époque.
Ca se lit néanmoins plutôt bien, même s'il s'agit tout de même de réserver la lecture à un public plutôt précis de jeunes curieux amateurs de succès sportif et autres fans de Yannick Noah ou nostalgiques de l'époque.
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It
Incompréhensible! Cette histoire, qui fourmille de personnages d'origines et d'appartenances différentes, qui nous ressort une fois de plus le coup de l'humanité en danger et où il n'y a quasiment pas de transitions entre les scènes, a vraiment de quoi rebuter. L'intérêt de IT se situe clairement dans son aspect visuel. Les dessins sont réalisés de façon traditionnelle et sont très typés manga, mais comme ils sont soignés, esthétiques et dynamiques, ils se situent sans peine dans la catégorie des "bons dessins". A cela s'ajoute des éléments réalisés informatiquement et c'est plutôt maîtrisé, les fonds, les vaisseaux où parfois les tenues vestimentaires sont des images de synthèse et se partagent les cases avec les dessins. Evidemment il faut apprécier les effets spéciaux, mais pas mal de pages méritent que l'on s'y attarde. Au niveau du fan service, dans ce fouillis, je trouve cela bien employé et surtout assumé. Dans le deuxième tome l'héroïne passe le plus clair de son temps à poil et Yui ne s'embarrasse pas de raccourcis scénaristiques foireux pour l'expliquer, elle est à poil pour faire plaisir au lecteur, point barre ! Je déconseille l'achat car c'est un peu trop "stylé" pour séduire tout le monde, mais cela reste une lecture agréable pour peu que l'on soit sensible au genre.
Les Contes de l'Ankou
A priori, je suis pas trop demandeur de ce type de recueil "collectif" mais les contes bretons et ceux relatifs à l’Ankou m’ont amené à y jeter un œil discret . . . puis le deuxième ! L’alternance des styles entre Sorel et deux autres auteurs est opportune car elle permet de bien dissocier l’histoire de fond avec celle des contes. Outre Sorel qu’on ne présente plus, ce tome est l’occasion de découvrir un auteur talentueux qu’est Gwendal dont le style se marie bien avec celui de Sorel. Quant à Poua, son graphisme diffère trop des deux autres et n’est pas des plus adéquat pour illustrer ce type de récit. Sinon, tout comme Ro, je trouve ces contes prévisibles, voire basiques, mais non dénués d’intérêt, l’expérience d’Istin dans ce domaine faisant la différence. A lire si l’occasion se présente . . .
Méridionn
Tout comme Guillaume.M, la réputation de l’éditeur a de quoi faire hésiter à l’acquisition de la bd, indépendamment des qualités intrinsèques éventuelles de celle-ci. Réputation qui ne semble pas galvaudée puisque les auteurs cherchent un nouvel éditeur pour publier la suite de cette série ! Ceci dit, c’est tout le mal que je leur souhaite car, avec Meridionn, on se trouve devant un bon premier tome qui est bien plus qu’une simple introduction ! Pourtant, rien de bien novateur du côté de l’histoire ; le mur immense étant déjà vu ailleurs, de même que le principe des classes sociales ou encore du despote qui a pris les rennes du pouvoir. Mais le manque d’originalité du scénario est compensé par un récit rythmé et accrocheur. De plus, les dessins sont sympathiques même s’ils ne sont pas exempts de défauts. En outre, j’ai bien aimé le rendu des planches où les couleurs sont directement appliquées sur les crayonnés partiellement visibles. Effet particulier mais plaisant ! :) Espérons qu’une suite verra le jour (c’est pas trop le style de Soleil, ni celui de Delcourt . . . peut-être aux Humanos ?), sans quoi, ce tome unique perdrait tout son intérêt !
Phenomenum
Alors voilà une série que plus je relis et plus elle avance plus je suis déçu !! Au début l'idée m'avait assez enthousiasmé, j'avais beaucoup apprécié le côté "monsieur tout le monde" du héros qui découvre un pouvoir phénoménal. Le héros était attachant, et n'avait pas trop le profil de superman. Et lorsqu'on commence à parler d'un gigantesque complot, avec les Francs-Maçons, la Révolution etc et une vision du monde ultra-simpliste, pleine de bons sentiments, on finit par se demander si les auteurs ne livrent pas un peu trop leur opinion et n'oublient pas de nuancer un peu. Bref leur histoire de changer le monde me paraît pas très crédible et le plan machiavélique un peu niais... Enfin ses procédures restent sombres, peut être pour éviter de révéler les manques du scénario. En dehors de cette trame, il y a de nombreuses bonnes choses, j'aime bien notamment le futur tel qu'il est imaginé. Les personnages sont attachants et leurs rapports plutôt bien pensés. Le dessin est étrange mais ne m'a pas dérangé, et les décors sont bons. En revanche la voix off est un peu énervante à la longue, surtout le ton qui se veut un peu philosophique mais qui débite parfois des banalités affligeantes juste bien mises en forme... Bref une petite déception pour cette série qui me paraissait prometteuse.
Le Tour de Valse
J’ai un sentiment mitigé après la lecture du "Tour de Valse". Pourtant le sujet "tabou" développé dans ce one shot mérite qu’on s’y attarde. Si le sujet est intéressant, la manière dont Lapière l’a abordé m’a laissé froid, comme si je n’avais pas été porté par ce récit. Sans doute la faute à des personnages soit disant "déterminés" mais au caractère trop lisse et à l’histoire linéaire, convenue et sans grand relief. L’auteur s’attarde trop sur la description du "système" et pas assez sur les relations humaines. J'ai aussi la désagréable impression que tout est convenu d'avance. Petite déception donc mais pas du côté des dessins de Pellejero, fidèle à lui-même ! J’apprécie beaucoup son encrage noir et épais ainsi que le choix des couleurs vives. Petite déception donc mais peut-être en attendais-je plus de cette bd, ayant fortement apprécié "Un peu de fumée bleue" des mêmes auteurs ? Un bon sujet suffit-il à faire une bonne bd ? C’est une autre question . . .
Le Scorpion
Bon je vais pas m'éterniser sur cette série qui a déjà son lot d'avis. C'est une mécanique bien huilée, qui ronronne bien. Les personnages sont stéréotypés, c'est pas original, ça reprend plein d'ingrédients qui marchent à chaque fois (le complot des familles qui dirigent le monde, les templiers...) et au final ça se laisse lire agréablement et ça divertit, que demandez de plus ? Je ne crois pas que les auteurs aient la prétention de faire une série culte, juste un truc divertissant et c'est le cas. Sinon j'ai toujours un peu de mal avec le dessin, entre l'étalon brun et les prises de vue ultra sophistiquées, genre "je me la raconte grave", ça me refroidit un peu tout de même.
La Nef des fous
Oui culte. Parti pris ? Non point. Je n'ai même (hélas) jamais eu la chance de rencontrer M. Turf, donc aucun atome crochu issu d'une rencontre. Seul compte pour moi l'ivresse du voyage que procure un film, une musique, un livre, une BD. Et là je dois dire que je m'oxygène à plein poumon. Certains de critiquer le manque de profondeur ou de psychologie, d'autres de ne point trouver d'amarres auxquelles se raccrocher : peut être mais cette volonté bien contemporaine d'aller chercher au plus profond de tout art les explicits et implicits nuisent à la simple joie de l'éveil des sens, et la nef des Fous à tout ce qu'il faut pour cela. Pas de profondeur? Avez-vous bien lu et compris ce qu'il faut d'imagination pour sortir des sentiers battus de la BD lambda ? C'est beau, c'est coloré, les enfants s'émerveillent des couleurs, les adultes se délectent des détails. Je suis éditeur littéraire. Je craque. M Turf n'avez-vous aucun projet qui pourrait m'intéresser ? J'attends le 5 !
Foufi
Foufi est un des premiers personnages bd que j’ai découvert. Ses courtes histoires étaient alors parues dans "JOB", un petit magazine bd (format poche) datant du début des années 80. Ayant mis la main sur une réédition par Point Image, cela m’a donné envie de découvrir ses histoires. :) Le moins qu’on puisse dire est que chaque case fourmille de détails, parfois à peine visible (sauf à la loupe), ce qui n’est pas sans nuire à la lisibilité des planches. Heureusement, le trait est clair et précis ! Je trouve d’ailleurs les dessins proches de ceux de Tabary dans Iznogoud (abstraction faite de l’univers similaire). On y retrouve aussi des jeux de mots fort à la mode à l’époque pour les noms des protagonistes (du style : "le cheik en blanc"). Qu’on se le dise, les aventures de Foufi restent fort gentillettes. Ce petit garçon, toujours plein de bonnes volontés, partage bon nombre de points communs avec Benoît Brisefer de Peyo (gentil, gaffeur et le cœur sur la main). A lire pour les nostalgiques . . . ;)
Monsieur Noir
Un très beau conte de fées pour les grands enfants. Voilà, ce que je dirais si je devais résumer en quelque mots cette superbe –mini- série de Griffo et Dufaux. Dufaux, je le connaissais déjà au travers des ombres, Giacomo C. ou encore de la superbe série Jessica Blandy tandis que j’avais déjà eu l’occasion d’admirer le trait –ultra varié– de Griffo au travers de séries telles que Vlad ou Giacomo C. A priori, je ne courrais que peu de risques d’être déçu par cette bd dont on me disait le plus grand bien. A vrai dire, la surprise s’est avérée meilleure encore que je ne l’aurais pressentie. Amateurs de contes morbides, amoureux d’ambiances à la Tim Burton, Monsieur Noir est fait pour vous ! Imaginez un peu la rencontre entre un Lewis Carrol sardonique et un Bertrand Blier tout droit échappé de Buffet Froid et vous aurez une petite idée de ce que vous réserve cette excellente bd ! Passons vite sur l’histoire de la jeune orpheline recueilli par d’étranges tuteurs qui n’a d’autre but que de servir de fil conducteur à une série de rencontres toutes plus absurdes les unes que les autres et de prétexte à une intrigue des plus barrées. Tout, dans Monsieur Noir, est prétexte à découvrir un individu encore plus loufoque que le précédent, une bestiole plus incongrue ou un nouveau rituel totalement absurde. C’est justement ça qui fait la force de cette bd : chaque page réserve une nouvelle surprise et donne une nouvelle image de cet étrange micro-univers que constitue le château de Blackmore. Le revers de la médaille est, évidemment, que tous les personnages rencontrés, tous les rituels évoqués, peuvent sembler manquer de consistance tant ils n’ont d’autre vocation que de faire progresser le parcours initiatique de la jeune héroïne. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise et je me contenterais donc de louer les superbes dessins et cadrages de Griffo qui donnent un relief saisissant à ce conte morbide. Il me semble, comme mes prédécesseurs, qu’une légère similitude puisse être relevée entre le dessin de Griffo et celui d’Yslaire, ce qui n’est pas pour me déplaire. Un dernier mot pour dire qu’il eu été fort dommage de donner une suite à ces deux opus qui forment un tout des plus homogène. Bref, à découvrir au plus vite !
Yannick Noah (Il était une fois...)
Une Bd qui m'avait relativement marqué à l'époque où je l'avais lue pour la première fois dans le Journal de Mickey : je vivais effectivement en Afrique, j'avais vécu au Cameroun et je jouais également au Tennis. Autant dire que l'histoire de Yannick Noah me parlait directement. En 1984 à la sortie de cette BD, Yannick Noah était l'idole sportive de la France qui gagne, le Zinédine Zidane de l'époque. Le dessin est celui d'André Chéret, plus connu pour sa série Rahan, et on y retrouve le même style. C'est donc un dessin réaliste, avec une petite touche de... naïveté dans les traits des personnages, je dirais. Ca passe plutôt bien puisque le scénario a la même touche justement de naïveté et de jeunesse. Quant à l'histoire, c'est vraiment la biographie de Yannick Noah, sans réelle fioriture, sans s'attarder sur de quelconques détails (pas de romance, pas de reflexion psychologique, etc...). C'est vraiment une BD à la fois hommage et informative pour faire découvrir aux jeunes fans du Tennisman ce qu'a été sa vie, son apprentissage sportif, ses rencontres et ce qui l'a amené à sa belle victoire de 1983. La narration est un peu naïve, plutôt destinée à la jeunesse qu'à un public adulte. Il ne ressort pas grand chose d'autre de cette BD que les informations qu'on peut y apprendre sur la vie de Yannick Noah et un peu sur le monde du Tennis de l'époque. Ca se lit néanmoins plutôt bien, même s'il s'agit tout de même de réserver la lecture à un public plutôt précis de jeunes curieux amateurs de succès sportif et autres fans de Yannick Noah ou nostalgiques de l'époque.