C'est certainement l'album le plus engagé de König (du moins dans ceux que j'ai lu) mais il réussi à être assez fin et discret pour ne pas nous imposer ses idées mais plutôt nous forcer à réfléchir. Bien heureusement, l'humour facile/gras/lourd est toujours de la partie, pour mon plus grand plaisir ;)
J'ai donc retrouvé avec plaisir Conrad et Paul et leurs grandes questions existentielles face à leurs différences et leur amour.
Une bonne petite BD bien sympatique :)
J'ai retrouvé dans cette série l'ambiance que j'avais tant aimée dans le premier tome de Coq de combat : l'oppression et la violence de la prison est omniprésente, chaque instant est un combat.
Ces jeunes compagnons de cellule sont tous très attachants et les auteurs ont réussi à leur donner à chacun une personnalité propre sans tomber dans les travers de la caricature. C'est finement joué. :)
Seul réel reproche, il y a certains passages inutilement héroïques où les héros passent plus pour des pantins qu'autre chose. Le larmoyant, c'est pas franchement mon truc. "Oh je vais donner ma vie pour untel parce que c'est mon ami !" faut arrêter un peu...
Heureusement, ce n'est pas que ça cette série, et je lirai la suite avec grand plaisir.
BD découverte grâce aux bd "cheap" et là, la claque ! enfin, des albums où on doit réfléchir entre les bulles : des intrigues extraordinaires (bravo Corby) et un dessin à la hauteur, avec des variantes suivant les saisons. Du coup, j'ai acheté tous mes albums. J'attends le 3è de la 2 saison avec impatience
Le Gant de l’Infini, c’est l’une des sagas cosmiques qui a le plus fait parler d’elle dans l’univers Marvel.
Et pour cause : tous les héros les plus en vogue du moment s’y étaient retrouvés pour combattre un ennemi tout-puissant, Thanos le Titan.
Jim Starlin, qui a une prédilection pour les personnages « cosmiques » tels que le Surfer d’Argent ou Captain Marvel, organise ici un récit au cours duquel son personnage fétiche Thanos va enfin réussir à obtenir ce dont il rêve depuis toujours : le pouvoir ultime.
Thanos aime Dame Mort. Pour lui plaire et la conquérir il se met en tête de devenir le maître de l’univers tout entier. Rien de moins que Dieu. Il ravit à leurs gardiens les 6 gemmes de l’Infini (le temps, la réalité, le pouvoir, l’âme, l’espace et l’esprit) qu’il réunit en un gant, le Gant de l’Infini. Ainsi armé, il devient omnipotent.
Mais l’omnipotence n’est pas un fardeau aisé à supporter, et Thanos aura fort à faire contre l’univers entier qui se ligue contre lui …
Sous la plume de Starlin, Thanos est certainement devenu l’un des méchants les plus intéressants et charismatiques de la Marvel. Il ne s’avoue jamais vaincu, rebondit toujours et est le parfait mix entre puissance et intelligence. C’est un personnage que j’aime particulièrement, car derrière ses yeux noirs on ne devine jamais ses pensées profondes, et il échappe à toutes les normes habituelles des méchants, un peu comme Magnéto dans un autre registre. Un comic de super-héros n’est jamais meilleur que lorsque le méchant est bon, et Thanos est un des tous meilleurs …
Aux dessins c’est l’infatigable George Perez qui s’illustre par son style toujours impeccable. Perez est un amoureux des détails, un perfectionniste et il abat ici encore un boulot impressionnant. Difficile de gérer tant de personnages dans une histoire, pourtant Perez y arrive sans peine (c’est même devenu sa spécialité, voir à ce sujet la mini-série qu’il réalise avec Kurt Busiek, "JLA/Avengers", qui vaut son pesant de cacahouètes également !). Ces héros sont très travaillés, Perez est passé maître dans l’art de leur donner de l’expressivité. Alors pris par d’autres contrats (avec DC Comics à l’époque), c’est Ron Lim qui le remplace au pied levé pour la deuxième partie du récit. Il livre là un bon boulot et soutient plutôt bien la comparaison avec Perez. D’habitude j’ai un peu de mal avec les visages et les silhouettes de ses personnages, souvent un peu étirés, mais ce n’est pas flagrant ici.
Certainement cette saga fera se poser quelques questions aux non-initiés du monde Marvel (« Qui c’est celui-là ? », « Quel est le pouvoir de ce gars ? », « Pourquoi Hulk porte-t-il une salopette au lieu de son pantalon tout déglingué ?? » ;) ), mais rien qui contrevienne à la bonne compréhension de l’histoire je pense. Au contraire, elle brasse tellement de personnages qu’elle peut être une bonne entrée en matière pour se rendre compte que le Marvelverse ne se limite pas à Spider-Man et aux X-Men …
Après un premier tome très réjouissant et qui était original à l’époque, la série est ensuite vite devenue ennuyeuse à force de répéter les mêmes blagues. Le quatrième tome change radicalement de style et redonne un peu de souffle aux « teigneux » grâce à l’apparition de belles scènes d’action plus rocambolesques. Cependant, n’hésitez pas à (re)découvrir le premier tome !
Tome 3 « Rock’n roll biniou »
J'ai adoré le premier album, aimé le deuxième... je me suis ennuyé avec ce 3ème tome. Les blagues sont répétitives, il n'y a plus l'effet de surprise. Des truands qui protègent les faibles, on en a déjà vu ce genre d'histoires une centaine de fois ! Dans le deuxième tome de la série, les teigneux affrontaient des villageois, pour « Rock’n roll biniou », les méchants sont remplacés par des fanatiques à la sauce du « Ku Klux Klan ». Désolé mais il m’en faudra plus pour apprécier ce nouvel opus. Le dessin est bon mais ce n'est pas ça qui me fera acheter cet album. Déçu...
Note finale : 1,5/5
Tome 4 « Be Bop Boom »
Après un troisième tome qui m'avait énormément déçu par son manque d'originalité, ce quatrième tome m'est apparu plus divertissant. On retrouve toujours ces dialogues sortis tout droit des "tontons flingueurs", ce n'est pas une surprise de ce côté-là. En fait, ce qui remet la série sur les rails, ce sont les séquences graphiques. Dans cet album, l'action est plus présente et prend le pas sur les dialogues. Ces scènes sont très réussies et apportent un peu plus de fantaisie à la série ! La mise en page est excellente et la narration est très fluide. J'ai encore en mémoire les péripéties du prêtre flingueur et la scène de fin. Seules, les couleurs me sont apparues un peu trop vives à mon goût. Cependant, le tome 4 est un bon album qui me réconcilie (même si c’est un peu tard…) avec la série : divertissant !
Note finale : 2,5/5
Universal War One est, avec La Guerre Eternelle, la série de science-fiction que tous bédéphiles doivent lire !
Un bon conseil pour les détracteurs de ce genre : ne vous laissez pas décourager par le début de cette série traitée de manière « hollywoodienne », la suite sera –et de loin- plus intéressante !
Tome 1 « La genèse » :
J’ai failli laisser tomber la lecture de cette série lorsque j’ai vu que l’histoire mettait en place une équipe de commandos aux caractères complètement différents façon « hollywoodienne ».
Si j’ai continué à lire « UW1 », c’est parce que la qualité graphique de cet album est très bonne, la narration avec des passages revisités de la bible est accrocheuse et surtout parce que le scénario est très original.
Le dessin de Bajram dessert parfaitement l’ambiance sidérale et assez inquiétante du récit. Le découpage contribue beaucoup à donner du dynamisme à cette histoire. J’ai été un peu surpris de voir des différences de traitement de la couleur entre les vues extérieures (des planètes) et celles où on voit les personnages.
Si on laisse tomber un peu les personnages qui sont, à mon goût, trop stéréotypés, l’histoire se révèle particulièrement riche et haletante. On rentre en plein fouet dans des considérations spatio-temporels et physiques qui s’avèrent crédibles et intéressantes.
Des savants et l’armée se retrouvent complètement démunis face à ce mur. Dès lors, des questions demeurent et les hommes se sentent littéralement perdus face à ce phénomène surnaturel ou cette arme issue peut-être d’une puissance extraterrestre.
Ce premier tome est une mise en place d’une série qui par la suite prendra vraiment tout son sens et qui deviendra de plus en plus prenante.
« UW1 » est certainement une des meilleures séries de science-fiction actuellement et doit être classée parmi des grands classiques de la bédé à côté de La Guerre Eternelle.
Note finale : 4/5
Tome 2 « Le fruit de la connaissance » :
Après un premier tome où l’armée et les savants tournent en rond pour comprendre le pourquoi du mur, « le fruit de la connaissance » nous permet de voir un peu plus clair grâce à Kalish.
Mes connaissances en manière de physique étant très très modestes et bien que celles de Bajram semblent délirantes, je suis tout de même admiratif devant les théories avancées par ce récit.
Personnellement, je n’adhère pas aux passages concernant la psychologie des personnages, le coup de tête de Balti et la prise en main de la 3ème flotte par Kalish. Tout cela est trop caricatural à mon goût et semble avoir été mis dans cette histoire pour la dramatiser encore plus.
Cependant, j’adore les séquences spatiales et le trait de Bajram qui se révèle très dynamique et approprié à ce récit de science-fiction. L’auteur semble avoir réussi à harmoniser les vues en extérieur et celles centrées sur les personnages dont je reprochais le traitement colorisé trop différent de ces scènes dans le premier tome.
Il y a une grosse surprise vers la fin de l’album certes surréaliste mais qui, par la suite, montrera quel point la folie des humains peut atteindre !
Avec « le fruit de la connaissance », la série devient de plus en plus passionnante du moins sur le plan des théories avancées, quel suspens mes amis ! Quel suspens ! Allez, vais me précipiter vers le tome 3 !
Note finale : 4/5
Tome 3 « Caïn et Abel » :
J’adore ce tome ! Les explications du comment et du pourquoi du « Wormhole » ne sont pas ce que j’ai le plus aimé dans « Caïn et Abel » mais bien cette histoire du paradoxe temporel. Cette dernière est l’occasion pour l’auteur de nous monter l’étendue de son talent pour la maîtrise du suspense.
Il y a, dans cet album, quelque chose de pervers à nous faire tourner en rond sur ce passé et ce qui va arriver. Tout ceci est intelligemment mis en suspens avec de temps à autre des théories pertinentes de Kalish, l’homme qui sait tout et qui commencera à énerver tout le monde avec ses explications inattaquables, la tension qui règne au sein du groupe et… je n’en dis pas plus !
A ceux qui n’ont pas encore découvert cette série, sachiez qu’ « Universal War One » n’est pas un clone de « star Wars ». Ne vous attendez pas à retrouver des gigantesques combats spatiaux ni des extraterrestres sortis de nulle part ! Néanmoins, vous ne manquerez pas de scènes épiques !
Le dessin et la mise en page sont toujours parfaitement maîtrisés par Bajram, bref, j’aime beaucoup son coup de patte et sa faculté à bien retranscrire l’ambiance sidérale.
« Caïn et Abel » est actuellement mon tome préféré d’ « UW1 ».
Note finale : 4,5/5
Note approximative : 3.5/5
C'est avec une certaine affection que j'ai lue cette BD puisque le décor me tient assez à coeur après 16 ans d'Afrique dont un passage au Togo, au Burkina-Faso, en Cote d'Ivoire et au Niger, pays qui se rapprochent tous un peu de ce Bangali dans lequel les auteurs des Corruptibles nous amènent.
Comme le font remarquer les avis ci-dessous, l'ambiance de l'Afrique Noire de la fin du 20e siècle est très bien représentée dans cette BD. Un gros bordel mêlant corruptions, petites magouilles, petits chefs, grands profiteurs et parti politique unique. Le langage même et les expressions sont bien utilisés, sans excès (à part peut-être le zézaiement du "pauv' nègre" dans les toutes premières pages) et avec juste ce qu'il faut pour qu'on retrouve bien la façon de parler de la région.
J'ai juste un petit ressentiment vis-à-vis de la représentation des blancs dans l'histoire qui sont vraiment montrés comme les pires des vieux néo-colons, imprégnés de suffisance, de connerie et de sentiment de supériorité : le genre même de personnes que je ne supportais pas quand je vivais là-bas.
A part cela, les personnages sont bons et crédibles. J'aime beaucoup les deux personnages principaux que sont l'inspecteur "Colombo" et son adjoint musulman Shérif.
Par contre, et les avis ci-dessous en parlent aussi, je suis d'accord pour dire que l'Afrique Noire c'est très confus et dur à appréhender dans son ensemble pour un esprit cartésien, mais la narration de cette BD est quand même assez confuse. Dès le premier tome, les noms des personnages, de leurs qualités et des lieux fusent dans tous les sens à tel point que le lecteur est rapidement assez perdu. La série pourrait donc un peu gagner en clarté.
Le dessin non plus n'est pas mauvais : j'aime bien. Par contre, j'ai un tout petit peu de mal avec les couleurs : trop de ciel orangés, manque de contraste et colorisation qui ajoute un peu à la confusion de la lecture.
Je reproche donc à cette série un certain manque de clarté dans son dessin et dans son récit, mais j'aime beaucoup l'ambiance Africaine bien rendue, les personnages réussis et l'intelligence de l'histoire.
Heu....
Dire que Bengal a fait des progrès depuis Meka...
Pour info, cette BD a été terminée depuis au moins 4 ou 5 ans !
Elle est restée dans les tiroirs de chez Glénat depuis tout ce temps, en attendant, entre autre un coloriste (l'auteur ne voulant plus s'en occuper).
Pour ma part, même si T.O.O "semble" être mieux maitrisé que Meka, c'est qu'il a été réalisé avec plus de passion (premier album, tout ça...).
T.O.O est l'œuvre d'un fan de manga qui a mal digéré ses influences !
J'attends de voir le second (si second il y a !).
Un grand classique la BD fantasy. Le début d'une longue saga qui a permis à tout le monde de connaitre Alerston.
Les aventures d'un jeune forgeron candide sont sympas et agréables à lire. J'ai particulièrement apprécié cette BD par la facilité avec laquelle il est facile de s'évader dans ce monde fantastique.
Le dessin s'est bien amélioré au fur à mesure des albums. Et il faut dire que les petites anecdotes ou clin d'oeil cachés dans les dessins sont sympathiques et permettent de découvrir toujours quelque chose à chaque relecture.
Comme Seb ci-dessous, j'ai bien aimé ce comic strip et je dois avouer avoir rigolé pour de bon sur pas mal de gags.
Côté dessin, c'est du classique "comic strip". Un peu dans la lignée du dessin de Calvin et Hobbes en un peu plus rond. Rien à en redire, ça se lit bien.
Et côté humour, moi je ne le trouve pas mauvais. Je dois avouer que je préfère nettement le père de Jeremy à Jeremy lui-même (Est-ce que je me sens davantage proche d'un père un peu has-been que d'un adolescent boutonneux ? Très possible). Les gags avec les parents de Jeremy me font franchement rire. J'apprécie également ceux où ces mêmes parents sont confrontés aux réactions de leur fils Jeremy. Par contre, les gags sur Jeremy tout seul ou Jeremy et ses copains me font moins rire.
Maintenant, est-ce que, comme le dit Cassidy ci-dessous, un album de 150 pages de strips, ce n'est pas lourd et répétitif ? Ben si, si on le lit en une fois, c'est sûr que c'est un peu trop à la fois mais c'est là le lot de tous les recueils de strips. Mais le posséder pour le lire doucement, en piochant par-ci par-là des gags histoire de se rafraichir l'esprit sans vouloir absolument tout lire d'un coup, c'est un bon plan qui me fait conseiller l'achat de cette BD.
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C'est certainement l'album le plus engagé de König (du moins dans ceux que j'ai lu) mais il réussi à être assez fin et discret pour ne pas nous imposer ses idées mais plutôt nous forcer à réfléchir. Bien heureusement, l'humour facile/gras/lourd est toujours de la partie, pour mon plus grand plaisir ;) J'ai donc retrouvé avec plaisir Conrad et Paul et leurs grandes questions existentielles face à leurs différences et leur amour. Une bonne petite BD bien sympatique :)
Rainbow
J'ai retrouvé dans cette série l'ambiance que j'avais tant aimée dans le premier tome de Coq de combat : l'oppression et la violence de la prison est omniprésente, chaque instant est un combat. Ces jeunes compagnons de cellule sont tous très attachants et les auteurs ont réussi à leur donner à chacun une personnalité propre sans tomber dans les travers de la caricature. C'est finement joué. :) Seul réel reproche, il y a certains passages inutilement héroïques où les héros passent plus pour des pantins qu'autre chose. Le larmoyant, c'est pas franchement mon truc. "Oh je vais donner ma vie pour untel parce que c'est mon ami !" faut arrêter un peu... Heureusement, ce n'est pas que ça cette série, et je lirai la suite avec grand plaisir.
Le Chant des Stryges
BD découverte grâce aux bd "cheap" et là, la claque ! enfin, des albums où on doit réfléchir entre les bulles : des intrigues extraordinaires (bravo Corby) et un dessin à la hauteur, avec des variantes suivant les saisons. Du coup, j'ai acheté tous mes albums. J'attends le 3è de la 2 saison avec impatience
Le Gant de l'Infini - Le Défi de Thanos
Le Gant de l’Infini, c’est l’une des sagas cosmiques qui a le plus fait parler d’elle dans l’univers Marvel. Et pour cause : tous les héros les plus en vogue du moment s’y étaient retrouvés pour combattre un ennemi tout-puissant, Thanos le Titan. Jim Starlin, qui a une prédilection pour les personnages « cosmiques » tels que le Surfer d’Argent ou Captain Marvel, organise ici un récit au cours duquel son personnage fétiche Thanos va enfin réussir à obtenir ce dont il rêve depuis toujours : le pouvoir ultime. Thanos aime Dame Mort. Pour lui plaire et la conquérir il se met en tête de devenir le maître de l’univers tout entier. Rien de moins que Dieu. Il ravit à leurs gardiens les 6 gemmes de l’Infini (le temps, la réalité, le pouvoir, l’âme, l’espace et l’esprit) qu’il réunit en un gant, le Gant de l’Infini. Ainsi armé, il devient omnipotent. Mais l’omnipotence n’est pas un fardeau aisé à supporter, et Thanos aura fort à faire contre l’univers entier qui se ligue contre lui … Sous la plume de Starlin, Thanos est certainement devenu l’un des méchants les plus intéressants et charismatiques de la Marvel. Il ne s’avoue jamais vaincu, rebondit toujours et est le parfait mix entre puissance et intelligence. C’est un personnage que j’aime particulièrement, car derrière ses yeux noirs on ne devine jamais ses pensées profondes, et il échappe à toutes les normes habituelles des méchants, un peu comme Magnéto dans un autre registre. Un comic de super-héros n’est jamais meilleur que lorsque le méchant est bon, et Thanos est un des tous meilleurs … Aux dessins c’est l’infatigable George Perez qui s’illustre par son style toujours impeccable. Perez est un amoureux des détails, un perfectionniste et il abat ici encore un boulot impressionnant. Difficile de gérer tant de personnages dans une histoire, pourtant Perez y arrive sans peine (c’est même devenu sa spécialité, voir à ce sujet la mini-série qu’il réalise avec Kurt Busiek, "JLA/Avengers", qui vaut son pesant de cacahouètes également !). Ces héros sont très travaillés, Perez est passé maître dans l’art de leur donner de l’expressivité. Alors pris par d’autres contrats (avec DC Comics à l’époque), c’est Ron Lim qui le remplace au pied levé pour la deuxième partie du récit. Il livre là un bon boulot et soutient plutôt bien la comparaison avec Perez. D’habitude j’ai un peu de mal avec les visages et les silhouettes de ses personnages, souvent un peu étirés, mais ce n’est pas flagrant ici. Certainement cette saga fera se poser quelques questions aux non-initiés du monde Marvel (« Qui c’est celui-là ? », « Quel est le pouvoir de ce gars ? », « Pourquoi Hulk porte-t-il une salopette au lieu de son pantalon tout déglingué ?? » ;) ), mais rien qui contrevienne à la bonne compréhension de l’histoire je pense. Au contraire, elle brasse tellement de personnages qu’elle peut être une bonne entrée en matière pour se rendre compte que le Marvelverse ne se limite pas à Spider-Man et aux X-Men …
Les Teigneux
Après un premier tome très réjouissant et qui était original à l’époque, la série est ensuite vite devenue ennuyeuse à force de répéter les mêmes blagues. Le quatrième tome change radicalement de style et redonne un peu de souffle aux « teigneux » grâce à l’apparition de belles scènes d’action plus rocambolesques. Cependant, n’hésitez pas à (re)découvrir le premier tome ! Tome 3 « Rock’n roll biniou » J'ai adoré le premier album, aimé le deuxième... je me suis ennuyé avec ce 3ème tome. Les blagues sont répétitives, il n'y a plus l'effet de surprise. Des truands qui protègent les faibles, on en a déjà vu ce genre d'histoires une centaine de fois ! Dans le deuxième tome de la série, les teigneux affrontaient des villageois, pour « Rock’n roll biniou », les méchants sont remplacés par des fanatiques à la sauce du « Ku Klux Klan ». Désolé mais il m’en faudra plus pour apprécier ce nouvel opus. Le dessin est bon mais ce n'est pas ça qui me fera acheter cet album. Déçu... Note finale : 1,5/5 Tome 4 « Be Bop Boom » Après un troisième tome qui m'avait énormément déçu par son manque d'originalité, ce quatrième tome m'est apparu plus divertissant. On retrouve toujours ces dialogues sortis tout droit des "tontons flingueurs", ce n'est pas une surprise de ce côté-là. En fait, ce qui remet la série sur les rails, ce sont les séquences graphiques. Dans cet album, l'action est plus présente et prend le pas sur les dialogues. Ces scènes sont très réussies et apportent un peu plus de fantaisie à la série ! La mise en page est excellente et la narration est très fluide. J'ai encore en mémoire les péripéties du prêtre flingueur et la scène de fin. Seules, les couleurs me sont apparues un peu trop vives à mon goût. Cependant, le tome 4 est un bon album qui me réconcilie (même si c’est un peu tard…) avec la série : divertissant ! Note finale : 2,5/5
Universal War One
Universal War One est, avec La Guerre Eternelle, la série de science-fiction que tous bédéphiles doivent lire ! Un bon conseil pour les détracteurs de ce genre : ne vous laissez pas décourager par le début de cette série traitée de manière « hollywoodienne », la suite sera –et de loin- plus intéressante ! Tome 1 « La genèse » : J’ai failli laisser tomber la lecture de cette série lorsque j’ai vu que l’histoire mettait en place une équipe de commandos aux caractères complètement différents façon « hollywoodienne ». Si j’ai continué à lire « UW1 », c’est parce que la qualité graphique de cet album est très bonne, la narration avec des passages revisités de la bible est accrocheuse et surtout parce que le scénario est très original. Le dessin de Bajram dessert parfaitement l’ambiance sidérale et assez inquiétante du récit. Le découpage contribue beaucoup à donner du dynamisme à cette histoire. J’ai été un peu surpris de voir des différences de traitement de la couleur entre les vues extérieures (des planètes) et celles où on voit les personnages. Si on laisse tomber un peu les personnages qui sont, à mon goût, trop stéréotypés, l’histoire se révèle particulièrement riche et haletante. On rentre en plein fouet dans des considérations spatio-temporels et physiques qui s’avèrent crédibles et intéressantes. Des savants et l’armée se retrouvent complètement démunis face à ce mur. Dès lors, des questions demeurent et les hommes se sentent littéralement perdus face à ce phénomène surnaturel ou cette arme issue peut-être d’une puissance extraterrestre. Ce premier tome est une mise en place d’une série qui par la suite prendra vraiment tout son sens et qui deviendra de plus en plus prenante. « UW1 » est certainement une des meilleures séries de science-fiction actuellement et doit être classée parmi des grands classiques de la bédé à côté de La Guerre Eternelle. Note finale : 4/5 Tome 2 « Le fruit de la connaissance » : Après un premier tome où l’armée et les savants tournent en rond pour comprendre le pourquoi du mur, « le fruit de la connaissance » nous permet de voir un peu plus clair grâce à Kalish. Mes connaissances en manière de physique étant très très modestes et bien que celles de Bajram semblent délirantes, je suis tout de même admiratif devant les théories avancées par ce récit. Personnellement, je n’adhère pas aux passages concernant la psychologie des personnages, le coup de tête de Balti et la prise en main de la 3ème flotte par Kalish. Tout cela est trop caricatural à mon goût et semble avoir été mis dans cette histoire pour la dramatiser encore plus. Cependant, j’adore les séquences spatiales et le trait de Bajram qui se révèle très dynamique et approprié à ce récit de science-fiction. L’auteur semble avoir réussi à harmoniser les vues en extérieur et celles centrées sur les personnages dont je reprochais le traitement colorisé trop différent de ces scènes dans le premier tome. Il y a une grosse surprise vers la fin de l’album certes surréaliste mais qui, par la suite, montrera quel point la folie des humains peut atteindre ! Avec « le fruit de la connaissance », la série devient de plus en plus passionnante du moins sur le plan des théories avancées, quel suspens mes amis ! Quel suspens ! Allez, vais me précipiter vers le tome 3 ! Note finale : 4/5 Tome 3 « Caïn et Abel » : J’adore ce tome ! Les explications du comment et du pourquoi du « Wormhole » ne sont pas ce que j’ai le plus aimé dans « Caïn et Abel » mais bien cette histoire du paradoxe temporel. Cette dernière est l’occasion pour l’auteur de nous monter l’étendue de son talent pour la maîtrise du suspense. Il y a, dans cet album, quelque chose de pervers à nous faire tourner en rond sur ce passé et ce qui va arriver. Tout ceci est intelligemment mis en suspens avec de temps à autre des théories pertinentes de Kalish, l’homme qui sait tout et qui commencera à énerver tout le monde avec ses explications inattaquables, la tension qui règne au sein du groupe et… je n’en dis pas plus ! A ceux qui n’ont pas encore découvert cette série, sachiez qu’ « Universal War One » n’est pas un clone de « star Wars ». Ne vous attendez pas à retrouver des gigantesques combats spatiaux ni des extraterrestres sortis de nulle part ! Néanmoins, vous ne manquerez pas de scènes épiques ! Le dessin et la mise en page sont toujours parfaitement maîtrisés par Bajram, bref, j’aime beaucoup son coup de patte et sa faculté à bien retranscrire l’ambiance sidérale. « Caïn et Abel » est actuellement mon tome préféré d’ « UW1 ». Note finale : 4,5/5
Les Corruptibles
Note approximative : 3.5/5 C'est avec une certaine affection que j'ai lue cette BD puisque le décor me tient assez à coeur après 16 ans d'Afrique dont un passage au Togo, au Burkina-Faso, en Cote d'Ivoire et au Niger, pays qui se rapprochent tous un peu de ce Bangali dans lequel les auteurs des Corruptibles nous amènent. Comme le font remarquer les avis ci-dessous, l'ambiance de l'Afrique Noire de la fin du 20e siècle est très bien représentée dans cette BD. Un gros bordel mêlant corruptions, petites magouilles, petits chefs, grands profiteurs et parti politique unique. Le langage même et les expressions sont bien utilisés, sans excès (à part peut-être le zézaiement du "pauv' nègre" dans les toutes premières pages) et avec juste ce qu'il faut pour qu'on retrouve bien la façon de parler de la région. J'ai juste un petit ressentiment vis-à-vis de la représentation des blancs dans l'histoire qui sont vraiment montrés comme les pires des vieux néo-colons, imprégnés de suffisance, de connerie et de sentiment de supériorité : le genre même de personnes que je ne supportais pas quand je vivais là-bas. A part cela, les personnages sont bons et crédibles. J'aime beaucoup les deux personnages principaux que sont l'inspecteur "Colombo" et son adjoint musulman Shérif. Par contre, et les avis ci-dessous en parlent aussi, je suis d'accord pour dire que l'Afrique Noire c'est très confus et dur à appréhender dans son ensemble pour un esprit cartésien, mais la narration de cette BD est quand même assez confuse. Dès le premier tome, les noms des personnages, de leurs qualités et des lieux fusent dans tous les sens à tel point que le lecteur est rapidement assez perdu. La série pourrait donc un peu gagner en clarté. Le dessin non plus n'est pas mauvais : j'aime bien. Par contre, j'ai un tout petit peu de mal avec les couleurs : trop de ciel orangés, manque de contraste et colorisation qui ajoute un peu à la confusion de la lecture. Je reproche donc à cette série un certain manque de clarté dans son dessin et dans son récit, mais j'aime beaucoup l'ambiance Africaine bien rendue, les personnages réussis et l'intelligence de l'histoire.
T.O.O. (The Only One)
Heu.... Dire que Bengal a fait des progrès depuis Meka... Pour info, cette BD a été terminée depuis au moins 4 ou 5 ans ! Elle est restée dans les tiroirs de chez Glénat depuis tout ce temps, en attendant, entre autre un coloriste (l'auteur ne voulant plus s'en occuper). Pour ma part, même si T.O.O "semble" être mieux maitrisé que Meka, c'est qu'il a été réalisé avec plus de passion (premier album, tout ça...). T.O.O est l'œuvre d'un fan de manga qui a mal digéré ses influences ! J'attends de voir le second (si second il y a !).
Lanfeust de Troy
Un grand classique la BD fantasy. Le début d'une longue saga qui a permis à tout le monde de connaitre Alerston. Les aventures d'un jeune forgeron candide sont sympas et agréables à lire. J'ai particulièrement apprécié cette BD par la facilité avec laquelle il est facile de s'évader dans ce monde fantastique. Le dessin s'est bien amélioré au fur à mesure des albums. Et il faut dire que les petites anecdotes ou clin d'oeil cachés dans les dessins sont sympathiques et permettent de découvrir toujours quelque chose à chaque relecture.
Zits
Comme Seb ci-dessous, j'ai bien aimé ce comic strip et je dois avouer avoir rigolé pour de bon sur pas mal de gags. Côté dessin, c'est du classique "comic strip". Un peu dans la lignée du dessin de Calvin et Hobbes en un peu plus rond. Rien à en redire, ça se lit bien. Et côté humour, moi je ne le trouve pas mauvais. Je dois avouer que je préfère nettement le père de Jeremy à Jeremy lui-même (Est-ce que je me sens davantage proche d'un père un peu has-been que d'un adolescent boutonneux ? Très possible). Les gags avec les parents de Jeremy me font franchement rire. J'apprécie également ceux où ces mêmes parents sont confrontés aux réactions de leur fils Jeremy. Par contre, les gags sur Jeremy tout seul ou Jeremy et ses copains me font moins rire. Maintenant, est-ce que, comme le dit Cassidy ci-dessous, un album de 150 pages de strips, ce n'est pas lourd et répétitif ? Ben si, si on le lit en une fois, c'est sûr que c'est un peu trop à la fois mais c'est là le lot de tous les recueils de strips. Mais le posséder pour le lire doucement, en piochant par-ci par-là des gags histoire de se rafraichir l'esprit sans vouloir absolument tout lire d'un coup, c'est un bon plan qui me fait conseiller l'achat de cette BD.