14/20. Travaux est une histoire absurde, kafkaïenne, très proche également de certaines nouvelles de Dino Buzzatti. On est presque dans le fantastique, mais pas vraiment, plutôt dans la fable sociale qui utilise l'absurde pour dénoncer une violence sociale. L'histoire est courte et simple car elle repose sur une seule idée principale, ce qui lui assure également une certaine efficacité. Le traitement graphique est plutôt intriguant, car Baggi, qui peut donner dans le dessin réaliste très classique, tombe à certains moments dans une certaine abstraction, en utilisant des formes géométriques pures ou des trames très apparentes. Le résultat est souvent étonnant et inventif. Le seul reproche à faire à ce très bel album, c'est peut-être qu'une fois l'album commencé, on devine plus ou moins comment il va se terminer… Y'a ce déterminisme et ce pessimisme qu'on trouvait également chez Kafka et Buzzatti… Le défaut majeur du genre, pourrait-on dire…
L'album devrait plaire aux amateurs de Jessica Blandy. On retrouve le dessin de Renaud, bien sûr, mais aussi cette ambiance un peu glacée mêlant affaires criminelles et érotisme soft. Mais comme j'aime de toute façon pas spécialement ce que fait Dufaux et encore moins Jessica Blandy, je suis passé à côté de cet album… C'est froid, le Paris présenté est complètement aseptisé, les allures des personnages, leur dégaine… Visuellement, on dirait du "Nous deux", les gars avec un brushing et le foulard dans le cou, ça ne me fait pas trop rêver… L'histoire de la call-girl qui tombe amoureuse, c'est un gros cliché à peine digéré, on ne croit pas à cette histoire d'amour… Le personnage est trop froid, trop aseptisé. Je n'ai pas l'impression que le fond de l'album vole plus haut qu'un "Hollywood night". Et puis l'intrigue politique qui sert d'arrière-plan n'est pas captivante du tout. Le fan de Dufaux y trouvera peut-être son compte, mais je pense qu'il devra admettre qu'on n'est pas devant une oeuvre importante de l'auteur… Seul avantage : chaque tome de cette série racontera une histoire complète. Dufaux ne tirera donc pas en longueur chaque intrigue comme il en a l'habitude (j'ai parfois la sensation qu'il raconte en 7 tomes ce qui pourrait tenir en 3 ou 4)…
Le scénario est, comme souvent avec Ennis, complètement barré. Le Punisher vieux et mourrant, continue inlassablement sa guerre au crime.
L'univers décrit, un futur dévasté après une guerre totale, est sans concession, et, la mise en scène ne recule jamais devant les horreurs les plus diverses.
Le message d'Ennis dans ses histoires est toujours affirmé, fortement écolo dans Goddess, n'hésitant pas à taper sur les instances religieuses dans des séries comme Preacher ou Just a Pilgrim. Ici c'est certains dirigeants qu'il fustige, son message est clair : "Arrêtez de déconner avec la planète."
Ennis manque cependant de finesse, ici pas question d'une réflexion intelligente, on s'éclate et on reste dans le genre bourrin.
Pour les illustrations Corben est, comme toujours, magistral. Son style boursouflé et crade convient parfaitement à la noirceur de l'histoire.
Le visage qu'il donne au Punisher est assez mémorable.
Pour les amateurs de BDs d'action cet album est parfait, les fans d'Ennis et Corben ne seront pas déçus non plus, même si on n'a pas affaire à un chef-d'oeuvre cette BD se laisse lire avec plaisir.
Si la violence vous rebute, évitez cet album.
C'est un album qu'on lit avec beaucoup de plaisir, mais qui je pense ne sera pas lu et relu.
L'histoire est vraiment sympa : je trouve que les 4 "petites" histoires s'articulent très bien avec l'histoire en général. Il s'en dégage un peu de nostalgie et de mélancolie à voir ces tranches de vie défiler. J'apprécie réellement la simplicité de l'histoire et le côté très véridique et poétique des choses.
Le dessin est sympa... C'est assez particulier car il m'a amené à me détacher de l'histoire et à regarder ce qu'on me racontait avec recul et détachement. Je ne saurais expliquer pourquoi.
En temps que jeune papa, je dis :
Oui, oui et oui.
Les couleurs sont agréables, les personnages sont attachants, l'histoire originale... enfin une BD apaisante : les papas peuvent l'utiliser comme support pour l'histoire du soir destinée aux bout'choux ou... même aux mamans.
Si vous êtes fan, dans le même genre il y a aussi Santa Claus.
Enfin une série que j'arrive à terminer
- parce que le dessin est plaisant, les personnages originaux, les mondes aussi...
- parce que le scénar' est un mélange médiévalo-fantastico-magico-sensuello-mélodramatico-existencialistico-épique !
Par contre, il faut relire plusieurs fois pour comprendre le pourquoi de la quête (Aneth, relation héroïne-Néant, intérêts des différents personnages ...)
Dommage qu'à la fin on reste sur sa faim... c'est un des rares points qui a été bâclé : un quitte ou double qui m'a déçu.
Les 5 tomes méritent largement d'être ressortis de temps en temps de l'étagère à BD.
Il manque un tout petit truc pour figurer dans la catégorie "CULTE".
(en passant : Pour une fois un dérivé de BD est réussi : Lorette et Harpy !)
La nouvelle série : le dessin semble moins précis, la bascule vers le nouveau monde est brutal ET CA PUE TROP LE COMMERCIAL, genre LANFEUST DES ETOILES ou L'ETOILE BLANCHE ... pourquoi s'obstiner à aller dans l'espace ? Pour l'instant c'est un coup moyen.
Les dessins sont encore une fois à la hauteur ... MAIS ... ça pue la BD commerciale ... avec
1-un scénario facilement devinable à l'avance.
2-une fois la BD terminée elle est très facilement résumable, cela traduit une pauvreté du scénario. En fait, d'un petit évènement (la visite d'un temple), il en est fait toute une BD.
3-Les personnages sont tellement flegmatiques et blasés, qu'on dirait qu'ils ont déjà lu le dictionnaire de la mythologie grecque et vu l'intégral de Nestor Burma.
Ca, c'est pour le chapitre déception.
J'espère que les prochains tomes seront plus étoffés.
CEPENDANT, cette série mérite une place sur les étagères.
Ah oui : ARRETEZ DE DONNER DES WONDERBRA (taille 16 ans) AUX HEROINES (cf MARLYSA), à cette époque ni les wonderbra ni le silicone n'existaient.
Le scénario est un classique Arleston: pas si mal, mais faudrait se renouveler de temps en temps quand même.
Le dessin est bien... pour un album soleil d'heroic fantaisy... et TERRIBLEMENT DECEVANT pour tous les fans de VARANDA. On dirait que ce dessinateur génial s'est totalement fondu dans le moule soleil. Il ne reste quasi rien de son style perso si sublime. C'est devenu un dessin joli et léché, mais terriblement impersonnel, qui aurait pu être fait par des dizaines d'autres auteurs Soleil.
Bref, à éviter ABSOLUMENT si vous aimez Varanda, et à acheter si vous aimez ARLESTON.
Je suis surpris du peu d'avis pour cette BD, je m'attendais à voir encore une BD sur laquelle je me dis, je vais pas aviser après tant d'avis surtout que tout a été dit, sur tous les tons, sous toutes les formes... Remarquez je ne vais pas faire preuve de beaucoup de nouveautés avec mon prédécesseur...
Lipstick est effectivement quelque chose de classique et ne paraît pas comme l'idée scénaristique du siècle, mais le scénario marche drôlement bien surtout avec le tandem de la fugitive et du petit génie relou... Ca donne beaucoup de charme à la série et je trouve que ce tandem donne vraiment du relier à l'histoire, en apportant tour à tour humour, aventure, voire romantisme (hum, hum je m'emballe)...
Le dessin est aussi classique mais efficace. J'apprécie clairement la variété des ambiances choisies et le traitement des couleurs, même si on peut le qualifier de quelconque voire de commercial.
Reste que tout simple et "commercial" que c'est on passe vraiment un bon moment de lecture, on rigole et on accroche bien. C'est parti pour le bon moment pas prise de tête...
Cet album est à mettre dans la lignée d'autres publiés dans la collection Aire Libre : on pense à Zoo pour le romantisme, les albums de Gibrat pour le contexte historique et le visuel (couleur directe, quand tu nous tiens…) A tel point qu'on peut se demander dans quelle mesure les auteurs n'ont pas cherchés à remplir un cahier des charges propre aux exigences de la collection… Y aurait-il une recette "Aire Libre"? Un peu embêtant pour une collection au titre si évocateur… Je rabâche peut-être mais cet album m'a donné cette sensation… Un peu le genre de sensation que l'on a face à la plupart des téléfilms qui, même lorsqu'ils sont de bonne facture (rare quand même...), n'en sont pas moins des œuvres "faites sur le modèle de...". Mon impression est peut-être faussée par le fait que, si l'on peut rapprocher ce "Ange-Marie" des albums précités, on est tout de même une franche coudée en dessous en terme de qualité… Accordons aux auteurs qu'il n'est pas facile de briller quand on joue dans la même cour que Frank ou Gibrat. Accordons-leur aussi que cet album est ma foi très plaisant à lire, le dessin très beau et les thèmes développés (le traumatisme de la guerre, la création artistique, l'amour…) plutôt bien traités. Même si, de-ci, de-là, on retrouve quand même pas mal de clichés très romanesques, un tout petit peu trop à mon goût… A acheter et à lire quand même, cet album mérite bien sa place dans la prestigieuse collection.
Mais j'aime bien être surpris, moi... Quand Blutch, Mardon et Blain ont fait "leur" Aire Libre, c'était quand même quelque chose... Parce qu'on ne les attendait pas spécialement là. Si tous les Aire Libre devaient se ressembler autant, on y perdrait beaucoup...
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Travaux
14/20. Travaux est une histoire absurde, kafkaïenne, très proche également de certaines nouvelles de Dino Buzzatti. On est presque dans le fantastique, mais pas vraiment, plutôt dans la fable sociale qui utilise l'absurde pour dénoncer une violence sociale. L'histoire est courte et simple car elle repose sur une seule idée principale, ce qui lui assure également une certaine efficacité. Le traitement graphique est plutôt intriguant, car Baggi, qui peut donner dans le dessin réaliste très classique, tombe à certains moments dans une certaine abstraction, en utilisant des formes géométriques pures ou des trames très apparentes. Le résultat est souvent étonnant et inventif. Le seul reproche à faire à ce très bel album, c'est peut-être qu'une fois l'album commencé, on devine plus ou moins comment il va se terminer… Y'a ce déterminisme et ce pessimisme qu'on trouvait également chez Kafka et Buzzatti… Le défaut majeur du genre, pourrait-on dire…
Venus H.
L'album devrait plaire aux amateurs de Jessica Blandy. On retrouve le dessin de Renaud, bien sûr, mais aussi cette ambiance un peu glacée mêlant affaires criminelles et érotisme soft. Mais comme j'aime de toute façon pas spécialement ce que fait Dufaux et encore moins Jessica Blandy, je suis passé à côté de cet album… C'est froid, le Paris présenté est complètement aseptisé, les allures des personnages, leur dégaine… Visuellement, on dirait du "Nous deux", les gars avec un brushing et le foulard dans le cou, ça ne me fait pas trop rêver… L'histoire de la call-girl qui tombe amoureuse, c'est un gros cliché à peine digéré, on ne croit pas à cette histoire d'amour… Le personnage est trop froid, trop aseptisé. Je n'ai pas l'impression que le fond de l'album vole plus haut qu'un "Hollywood night". Et puis l'intrigue politique qui sert d'arrière-plan n'est pas captivante du tout. Le fan de Dufaux y trouvera peut-être son compte, mais je pense qu'il devra admettre qu'on n'est pas devant une oeuvre importante de l'auteur… Seul avantage : chaque tome de cette série racontera une histoire complète. Dufaux ne tirera donc pas en longueur chaque intrigue comme il en a l'habitude (j'ai parfois la sensation qu'il raconte en 7 tomes ce qui pourrait tenir en 3 ou 4)…
Punisher - La Fin
Le scénario est, comme souvent avec Ennis, complètement barré. Le Punisher vieux et mourrant, continue inlassablement sa guerre au crime. L'univers décrit, un futur dévasté après une guerre totale, est sans concession, et, la mise en scène ne recule jamais devant les horreurs les plus diverses. Le message d'Ennis dans ses histoires est toujours affirmé, fortement écolo dans Goddess, n'hésitant pas à taper sur les instances religieuses dans des séries comme Preacher ou Just a Pilgrim. Ici c'est certains dirigeants qu'il fustige, son message est clair : "Arrêtez de déconner avec la planète." Ennis manque cependant de finesse, ici pas question d'une réflexion intelligente, on s'éclate et on reste dans le genre bourrin. Pour les illustrations Corben est, comme toujours, magistral. Son style boursouflé et crade convient parfaitement à la noirceur de l'histoire. Le visage qu'il donne au Punisher est assez mémorable. Pour les amateurs de BDs d'action cet album est parfait, les fans d'Ennis et Corben ne seront pas déçus non plus, même si on n'a pas affaire à un chef-d'oeuvre cette BD se laisse lire avec plaisir. Si la violence vous rebute, évitez cet album.
New York Trilogie (L'Immeuble) (Le Building)
C'est un album qu'on lit avec beaucoup de plaisir, mais qui je pense ne sera pas lu et relu. L'histoire est vraiment sympa : je trouve que les 4 "petites" histoires s'articulent très bien avec l'histoire en général. Il s'en dégage un peu de nostalgie et de mélancolie à voir ces tranches de vie défiler. J'apprécie réellement la simplicité de l'histoire et le côté très véridique et poétique des choses. Le dessin est sympa... C'est assez particulier car il m'a amené à me détacher de l'histoire et à regarder ce qu'on me racontait avec recul et détachement. Je ne saurais expliquer pourquoi.
Orull - Le Souffleur de nuages
En temps que jeune papa, je dis : Oui, oui et oui. Les couleurs sont agréables, les personnages sont attachants, l'histoire originale... enfin une BD apaisante : les papas peuvent l'utiliser comme support pour l'histoire du soir destinée aux bout'choux ou... même aux mamans. Si vous êtes fan, dans le même genre il y a aussi Santa Claus.
L'Epée de Cristal
Enfin une série que j'arrive à terminer - parce que le dessin est plaisant, les personnages originaux, les mondes aussi... - parce que le scénar' est un mélange médiévalo-fantastico-magico-sensuello-mélodramatico-existencialistico-épique ! Par contre, il faut relire plusieurs fois pour comprendre le pourquoi de la quête (Aneth, relation héroïne-Néant, intérêts des différents personnages ...) Dommage qu'à la fin on reste sur sa faim... c'est un des rares points qui a été bâclé : un quitte ou double qui m'a déçu. Les 5 tomes méritent largement d'être ressortis de temps en temps de l'étagère à BD. Il manque un tout petit truc pour figurer dans la catégorie "CULTE". (en passant : Pour une fois un dérivé de BD est réussi : Lorette et Harpy !) La nouvelle série : le dessin semble moins précis, la bascule vers le nouveau monde est brutal ET CA PUE TROP LE COMMERCIAL, genre LANFEUST DES ETOILES ou L'ETOILE BLANCHE ... pourquoi s'obstiner à aller dans l'espace ? Pour l'instant c'est un coup moyen.
Atalante - La Légende
Les dessins sont encore une fois à la hauteur ... MAIS ... ça pue la BD commerciale ... avec 1-un scénario facilement devinable à l'avance. 2-une fois la BD terminée elle est très facilement résumable, cela traduit une pauvreté du scénario. En fait, d'un petit évènement (la visite d'un temple), il en est fait toute une BD. 3-Les personnages sont tellement flegmatiques et blasés, qu'on dirait qu'ils ont déjà lu le dictionnaire de la mythologie grecque et vu l'intégral de Nestor Burma. Ca, c'est pour le chapitre déception. J'espère que les prochains tomes seront plus étoffés. CEPENDANT, cette série mérite une place sur les étagères. Ah oui : ARRETEZ DE DONNER DES WONDERBRA (taille 16 ans) AUX HEROINES (cf MARLYSA), à cette époque ni les wonderbra ni le silicone n'existaient.
Elixirs
Le scénario est un classique Arleston: pas si mal, mais faudrait se renouveler de temps en temps quand même. Le dessin est bien... pour un album soleil d'heroic fantaisy... et TERRIBLEMENT DECEVANT pour tous les fans de VARANDA. On dirait que ce dessinateur génial s'est totalement fondu dans le moule soleil. Il ne reste quasi rien de son style perso si sublime. C'est devenu un dessin joli et léché, mais terriblement impersonnel, qui aurait pu être fait par des dizaines d'autres auteurs Soleil. Bref, à éviter ABSOLUMENT si vous aimez Varanda, et à acheter si vous aimez ARLESTON.
Lipstick
Je suis surpris du peu d'avis pour cette BD, je m'attendais à voir encore une BD sur laquelle je me dis, je vais pas aviser après tant d'avis surtout que tout a été dit, sur tous les tons, sous toutes les formes... Remarquez je ne vais pas faire preuve de beaucoup de nouveautés avec mon prédécesseur... Lipstick est effectivement quelque chose de classique et ne paraît pas comme l'idée scénaristique du siècle, mais le scénario marche drôlement bien surtout avec le tandem de la fugitive et du petit génie relou... Ca donne beaucoup de charme à la série et je trouve que ce tandem donne vraiment du relier à l'histoire, en apportant tour à tour humour, aventure, voire romantisme (hum, hum je m'emballe)... Le dessin est aussi classique mais efficace. J'apprécie clairement la variété des ambiances choisies et le traitement des couleurs, même si on peut le qualifier de quelconque voire de commercial. Reste que tout simple et "commercial" que c'est on passe vraiment un bon moment de lecture, on rigole et on accroche bien. C'est parti pour le bon moment pas prise de tête...
Ange-Marie
Cet album est à mettre dans la lignée d'autres publiés dans la collection Aire Libre : on pense à Zoo pour le romantisme, les albums de Gibrat pour le contexte historique et le visuel (couleur directe, quand tu nous tiens…) A tel point qu'on peut se demander dans quelle mesure les auteurs n'ont pas cherchés à remplir un cahier des charges propre aux exigences de la collection… Y aurait-il une recette "Aire Libre"? Un peu embêtant pour une collection au titre si évocateur… Je rabâche peut-être mais cet album m'a donné cette sensation… Un peu le genre de sensation que l'on a face à la plupart des téléfilms qui, même lorsqu'ils sont de bonne facture (rare quand même...), n'en sont pas moins des œuvres "faites sur le modèle de...". Mon impression est peut-être faussée par le fait que, si l'on peut rapprocher ce "Ange-Marie" des albums précités, on est tout de même une franche coudée en dessous en terme de qualité… Accordons aux auteurs qu'il n'est pas facile de briller quand on joue dans la même cour que Frank ou Gibrat. Accordons-leur aussi que cet album est ma foi très plaisant à lire, le dessin très beau et les thèmes développés (le traumatisme de la guerre, la création artistique, l'amour…) plutôt bien traités. Même si, de-ci, de-là, on retrouve quand même pas mal de clichés très romanesques, un tout petit peu trop à mon goût… A acheter et à lire quand même, cet album mérite bien sa place dans la prestigieuse collection. Mais j'aime bien être surpris, moi... Quand Blutch, Mardon et Blain ont fait "leur" Aire Libre, c'était quand même quelque chose... Parce qu'on ne les attendait pas spécialement là. Si tous les Aire Libre devaient se ressembler autant, on y perdrait beaucoup...