Voila un space opéra des plus sympathiques, bien dessiné, avec un beau parallèle instructif avec l'invasion Hun de l'Antiquité.
Bon je regrette un peu le ton épique que prend le récit par moment, mais un choix qui se respecte compte tenu du tour que prend l'histoire à partir du quatrième tome.
La bataille spatiale entre la flotte de l'Orbis et celle d'Attila est vraiment une séquence de bd d'anthologie.
Les deux derniers tomes, même s'ils apportent toutes les explications, sont les moins réussis de la série, à mon avis. On y retrouve pas mal de lourdeurs scénaristiques, les dialogues baissent sérieusement en qualité, certains personnages deviennent lassants.
Bref, quelques défauts, qui, même s'ils ne ternissent pas trop la qualité de la série, nous laissent à penser qu'il était temps de conclure.
Moui, bon, c'est pas mon genre d'histoire.
Gérard Lambert, c'est le blouson noir de base, le gars qui zone dans les cités, qui chourrave des motos, qui se bastonne, qui draguent les minettes des bourges, etc... bref, l'alter-ego voyou du chanteur Renaud.
Mais franchement, ce n'est pas le genre de perso auquel je m'accroche.
Le dessin est correct. En noir et blanc, il a une touche un petit peu vieillotte et je trouve la mise en image un peu fouillis et pas toujours très agréable à lire. En outre, les visages des personnages ne sont pas toujours facilement reconnaissables. Bref, ce n'est pas exceptionnel à ce niveau là.
Quant au scénario, celui imaginé par Renaud est plutôt léger, s'attachant plus au personnage de Gérard Lambert qu'à une intrigue vraiment prenante. Le scénario du second tome, imaginé par Jacques Armand, amène une petite dose d'intérêt par la découverte des dessous du monde de la boxe, mais l'intrigue devient rapidement une magouille de fric dans laquelle Gérard Lambert se retrouve embarqué.
Ca se laisse lire mais ça ne marque vraiment pas l'esprit pas plus que cela captive le lecteur.
Tout porte à croire que le succès commercial à l'époque venait surtout de la part des fans de Renaud qui se sont arrachés son album uniquement parce que c'était lui au scénario et que ça parlait d'un personnage récurrent dans ses disques. Mais à part ça...
Comme Cassidy, j’étais jeune quand la guerre d’ex-Yougoslavie avait secoué l’Europe, et je n’en gardais que des vagues souvenirs. J’aurais été bien incapable d’expliquer ce qui s’y était passé exactement, ce qui est quand même malheureux quand on considère que le drame s’est déroulé juste à coté de chez nous, il y a une 10aine d’années à peine.
Certes il existe de nombreux livres sur le sujet, mais il ne m’est jamais venu à l’esprit d’en ouvrir un. Est-ce pour cette raison que Joe Sacco a décidé de « vulgariser » l’événement en en faisant une BD, ou tout simplement parce qu’il juge que c’est un support comme un autre, parfaitement capable de faire passer son message, je ne sais pas. Mais le fait est là : grâce à cette BD, je me suis intéressé à cette période de notre histoire, et surtout je l’ai comprise.
Grâce au talent narratif de l’auteur, j’ai compris les engrenages politiques qui ont petit à petit créé ces tensions entre Serbes et Bosniaques. Grâce aux nombreux témoignages récoltés par l’auteur, j’ai pu me rendre compte des épouvantables crimes dont se sont rendus coupables les Serbes. Grâce à cette BD, j’ai compris que quand des associations pour la paix déclarent que « si on oublie le passé, l’histoire se répète », en parlant de l’holocauste, ils n’ont pas vraiment tort.
Alors oui, Joe Sacco ne donne la parole qu’à un seul camp, celui des opprimés. Quand on fait un procès, il est toujours préférable d’entendre les deux « camps ». Mais cette lecture m’a quand même ouvert les yeux sur les horreurs de la guerre en Bosnie, sur l’inactivité incompréhensible des force de l’ONU pourtant présentes sur place, et sur l’importance du journalisme … pas le journalisme à sensation qui pollue trop souvent nos télévisions, mais le journalisme qui témoigne et montre au monde les horreurs que certains malades voudraient bien voir passer sous silence.
Je viens de finir le 2e tome et je suis enchanté (c'est le mot je crois) par cette histoire !! Le thème me plaît beaucoup : l'Irlande et ses mystères m'ont toujours fait rêvé, ses fantômes, ses légendes, ses peuples mystérieux et son imaginaire féérique. Tout est très bien rendu ici, sans fausse note et sans trop de clichés. Le suspense est de plus présent. Les personnages sont attachants, et réussissent à susciter notre intérêt sinon à nous intriguer. Une belle réussite au niveau du scénario !!
Et lorsqu'on parle du dessin mes yeux pétillent. Moi j'adorrrre :) ! Les personnages sont très fins (les taches de rousseur d'Emilie lui donnent un charme fou), expressifs, vivants. Et les décors, ah les décors.... Magnifiques !! L'ambiance est superbement rendue, on a vraiment l'impression de visiter ces contrées, les cadrages et les couleurs sont magiques. Quel talent !
Non vraiment c'est une très belle série que je recommande chaudement pour l'instant et j'ai hâte de voir la suite.
>> Bon je viens de lire le tome 3 et je suis déçu, ça part un peu en sucette l'histoire je trouve... J'aimais bien l'idée des fées et autres leprechauns, mais sa nouvelle idée est un peu excessive, trop StarGate... Bref j'ai envie de descendre ma note de 4 à 3, en raison d'une histoire qui prend une direction qui ne me plaît pas beaucoup, mais le graphisme reste exceptionnel !! On verra avec les tomes suivants.
La lecture des précédents avis devrait vous convaincre sans trop de problème de lire ce manga. Il s'agit effectivement d'un shonen, et a priori on peut craindre le pire, le genre de série où il arrive des trucs, de la baston, où l'histoire n'est pas spécialement cohérente, et qui dure 40 tomes.
Sauf que ce shonen-ci est fait par Mitsuru Adachi, auteur très particulier qui a son style bien à lui (trop à lui, pourrait-on presque dire, tant on a tendance à retrouver des éléments similaires dans ses différentes séries), et ce simple fait se révèle gage de qualité.
Alors qu'est-ce qui fait que cette série est un vrai petit bonheur à lire ?
1ère réponse, le graphisme. Il faut peut-être un temps pour s'adapter au dessin tout rond tout mignon d'Adachi, surtout au niveau des visages, mais une fois habitué vous verrez qu'il est effectivement tout rond tout mignon. Assez adorable. Ses personnages sont souvent très réservés d'apparence, très pince sans rire, et cela participe beaucoup au 2ème point.
2ème réponse donc, l'humour parfois couillon (comme le dit Altaïr dans je-ne-sais-plus quel avis) et souvent pince sans rire. Qu'il s'agisse de gags récurrents, du jeu sur les anachronismes, des petits jeux basés sur les quiproquos (certes aucunement profonds et même carrément conventionnels mais c'est complètement volontaire), qu'on les voie venir ou qu'ils surgissent inopinément, ils imprègnent totalement le récit. Sans parler des nombreux jolis jeux de mots qui ne passent malheureusement pas la barrière de la langue... il faudra se reporter aux notes de traduction pour les comprendre et les apprécier (malgré tout).
3ème réponse, le "suspense". Niji-iro Tohgarashi mélange pas mal d'éléments. L'arrivée d'étrangers mystérieux (d'où interactions nouvelles avec la planète sur laquelle se déroule l'histoire d'une part, et récit de leur passé d'autre part), des complots contre le shôgun, la poursuite des 7 frères (et soeur) par plein de vilains, la présence toujours sous-jacente de l'aspect romance avec Natane, les combats avec Furon, sans cesse reportés, etc, etc. Il y a vraiment beaucoup de choses, ce qui fait qu'on n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer puisque l'intérêt alterne sans cesse entre ces différents points. Le lecteur est vraiment maintenu en haleine.
Exceptionnel ? Non. Indispensable ? Pas vraiment. Profond ? Non plus. Mais Niji-iro Tohgarashi est une série de très bonne facture, pleine de sensibilité, de réserve et d'humour, qui dégage une réelle personnalité et un charme prononcé. Ca se lit tout seul, on sourit bêtement, on rigole comme un con, et ça fait vraiment du bien.
Note approximative : 2.5/5
Plus que deux séries et j'aurais lu toutes les séries en rapport avec les 7 vies de l'Epervier. Et dans cette liste de séries, je dois admettre que le Fou du Roy est loin d'être la plus passionnante.
Le dessin est très moyen au début pour s'améliorer au fil des tomes sans jamais devenir vraiment extra.
Quant au scénario, pour ceux qui ont lu le Masque de Fer, ils verront vite que le scénario des 9 tomes du Fou du Roy est résumé quasiment complètement en quelques pages dans cette autre série du cycle. Tout est basé sur l'idée que Molière, Jean-Baptiste Poquelin, est en réalité le fils caché de Louis XIII et donc prétendant au trône. Et ensuite, tout le scénario se poursuit sur la chronologie de la vie du futur Molière et des évènements politiques qui se trament autour de lui et parfois contre lui. Franchement, rien de passionnant concernant cette intrigue qui n'avance pas, dont on n'attend pas grand chose et qui ne captive pas du tout.
Seul l'aspect Historique est assez sympa puisqu'on suit au jour le jour ou presque les évènements historiques et politiques du règne de Louis XIII jusqu'à l'avènement de Mazarin.
9 tomes pour aussi peu d'intérêt autre que d'apprendre une portion d'Histoire, ça fait un peu beaucoup...
Tiens ? Pour une fois, c'est moi qui ai vu l'aspect comique d'une BD porno ?
Concernant le dessin, je ne le trouve pas mauvais. Il me fait grandement penser au dessin de Solé pour Fluide Glacial, à la fois assez réaliste mais aussi assez caricatural notamment sur les visages. Il faut admettre que ce dessin ne colle pas totalement avec une BD purement porno mais accentue justement le côté humoristique.
Car côté scénario, l'histoire c'est : un clodo qui traîne dans un parc s'imagine des fantasmes caustiques où il met en scène les passants et les visiteurs du parc, gens heureux et autres bourgeois qu'il méprise. Il se met également en scène en seigneur au pouvoir de séduction et de domination total, au pied duquel les femmes se pâment et les hommes deviennent des chiffes molles.
La BD est divisée en plusieurs fantasmes puis en une petite histoire différente au final. Et il faut admettre que je n'ai pas tout de suite vu le côté humoristique dans la première histoire car ce n'est qu'à la fin qu'on découvre qu'il ne s'agissait que d'un fantasme du clodo. Quand on a compris ça ensuite, on comprend mieux les scènes suivantes et, même si le sexe est l'élément essentiel, il y a franchement de quoi se marrer devant ces vengeances sexuelles presque mesquines de ce clodo mégalo. La façon dont il s'imagine comme un dieu sexuel au membre impressionnant, dont les femmes sont folles de lui ("oh la la, cet homme a un humour divin !", "oh, comme il me fascine", "oh, que j'aimerais qu'il me prenne !", ...), est traitée sans détour sur le plan de l'humour. Sur ce plan là, ce n'est pas très fin, mais au moins il n'y a pas ambiguïté : l'auteur fait vraiment ça pour rigoler, pas que pour le cul.
Alors bon, faut avouer qu'on se lasse assez vite de cet humour, qu'on lit plus ça par curiosité que par réel intérêt, que le côté porno est assez castré par ces caricatures de fantasme mais bon, j'ai assez rigolé à la lecture quand même.
Un bon Larcenet
C'est ce que je me suis dit en refermant cet album, qui n'a rien d'une pépite, mais qui demeure tout de même un agréable moment de lecture. On sent toute la tendresse que Manu Larcenet a pour son personnage, et les tribulations de ce dernier dans sa banlieue sont touchantes de naïveté. Le mode humoristique n'empêche pas de parler de sujets graves comme le racket, les problèmes familiaux, l'analphabétisme...
Une chronique sociale assez drôle, mais qui n'a certes pas la puissance d'une chronique sociale réaliste. On passe quand même un bon moment, assurément une BD à lire.
Happy mania est un Shojo mettant en scène une héroïne gentiment insupportable et naïve, bon ce n'est pas bien nouveau mais Happy mania est plutôt bien construit.
Les situations cocasses ne manquent pas et il y a des moments assez drôles qui prêtent parfois à sourire.
Les personnages sont tous plus ou moins farfelus et le récit s'articule autour de leurs préoccupations intimes, vu que l'auteure force presque jusqu'à la caricature les sentiments exacerbés des personnages s'étalent sur toutes les pages de ce manga. Ca ne tombe pas dans le guimauve ni le larmoyant, l'auteure bouscule gentiment son héroïne et se moque un peu des séries gentilles et positives du genre.
Les dessins (pour ce que j'en sais) me semblent correspondre aux standards du Shojo, aspect un peu filasse des traits, peu de trame et une représentation assez épurée des gens quand ils sont nus.
Moi qui suit plutôt allergique au style "Gros yeux" j'ai bien aimé ici, ainsi que la façon qu'a Anno de dessiner les bouches des femmes...
Au final Happy mania est un Shojo plutôt sympathique, même si je ne suis pas trop client de ce type de lecture.
Pas extraordinaire mais correct.
Le trip avec les montres à tentacules, ça m'amuse dans les jeux (day of tentacle, toute ma jeunesse...) mais quand c'est dans un manga porno, ça me saoule au plus haut point : Ca n'a rien d'excitant, c'est visuellement assez laid, et c'est sombrement ridicule.
Quand on y ajoute un coup de censure nippone qui blanchit les sexes humains, et rend flous les sexe démoniaques et les anus (si si), ça devient vraiment très chiant...
Cette BD n'est donc pas du tout une bonne BD de cul, par contre, classer ça dans un rayon humour ne serait pas si choquant !
Petit florilège de dialogues :
Dans le tome 2 : L'héroïne, à des monstres qui viennent de violer une de ses amies : "bandes de petits mal élevés, vous allez payer pour ce que vous avez fait, moi aussi je sais utiliser des produits hautement aphrodisiaques" et pouf, les monstres crèvent illico d'avoir trop joui.
Dans le 1er tome, un démon a attrapé Kimo (l'héroïne) et s'apprête à la violer :
le démon : nous n'avons pas un membre viril, mais des membres lubriques !
Kimo : je suis encore vierge ! Je n'offrirai ma virginité qu'à un beau garçon dont je serai amoureuse !
Ou dans le 3e tome, Kimo vient de transformer son clitoris en truc de la forme d'une bite et dit "la technique du gourdin de vénus était donc toute indiquée pour contrer cette experte du plaisir féminin !"
J'ose à peine parler de la technique (dont j'ai oublié le nom, mais c'était bien marrant aussi) qui permet à Kimo de rendre ses poils pubiens plus durs que de l'acier. Comme ça, elle écarte les jambes et les balance super fort à la gueule du monstre. Trop fort.
Bref, des trucs débiles comme ça, il y en a 3 par page, donc c'est franchement drôle... ça permet de rendre la lecture pas trop chiante, parce que sinon, ya rien de bien.
En fait, c'est un bon gros nanar cette BD, c'est très kitsh :)
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Fléau des Dieux
Voila un space opéra des plus sympathiques, bien dessiné, avec un beau parallèle instructif avec l'invasion Hun de l'Antiquité. Bon je regrette un peu le ton épique que prend le récit par moment, mais un choix qui se respecte compte tenu du tour que prend l'histoire à partir du quatrième tome. La bataille spatiale entre la flotte de l'Orbis et celle d'Attila est vraiment une séquence de bd d'anthologie. Les deux derniers tomes, même s'ils apportent toutes les explications, sont les moins réussis de la série, à mon avis. On y retrouve pas mal de lourdeurs scénaristiques, les dialogues baissent sérieusement en qualité, certains personnages deviennent lassants. Bref, quelques défauts, qui, même s'ils ne ternissent pas trop la qualité de la série, nous laissent à penser qu'il était temps de conclure.
Les Aventures de Gérard Lambert
Moui, bon, c'est pas mon genre d'histoire. Gérard Lambert, c'est le blouson noir de base, le gars qui zone dans les cités, qui chourrave des motos, qui se bastonne, qui draguent les minettes des bourges, etc... bref, l'alter-ego voyou du chanteur Renaud. Mais franchement, ce n'est pas le genre de perso auquel je m'accroche. Le dessin est correct. En noir et blanc, il a une touche un petit peu vieillotte et je trouve la mise en image un peu fouillis et pas toujours très agréable à lire. En outre, les visages des personnages ne sont pas toujours facilement reconnaissables. Bref, ce n'est pas exceptionnel à ce niveau là. Quant au scénario, celui imaginé par Renaud est plutôt léger, s'attachant plus au personnage de Gérard Lambert qu'à une intrigue vraiment prenante. Le scénario du second tome, imaginé par Jacques Armand, amène une petite dose d'intérêt par la découverte des dessous du monde de la boxe, mais l'intrigue devient rapidement une magouille de fric dans laquelle Gérard Lambert se retrouve embarqué. Ca se laisse lire mais ça ne marque vraiment pas l'esprit pas plus que cela captive le lecteur. Tout porte à croire que le succès commercial à l'époque venait surtout de la part des fans de Renaud qui se sont arrachés son album uniquement parce que c'était lui au scénario et que ça parlait d'un personnage récurrent dans ses disques. Mais à part ça...
Gorazde
Comme Cassidy, j’étais jeune quand la guerre d’ex-Yougoslavie avait secoué l’Europe, et je n’en gardais que des vagues souvenirs. J’aurais été bien incapable d’expliquer ce qui s’y était passé exactement, ce qui est quand même malheureux quand on considère que le drame s’est déroulé juste à coté de chez nous, il y a une 10aine d’années à peine. Certes il existe de nombreux livres sur le sujet, mais il ne m’est jamais venu à l’esprit d’en ouvrir un. Est-ce pour cette raison que Joe Sacco a décidé de « vulgariser » l’événement en en faisant une BD, ou tout simplement parce qu’il juge que c’est un support comme un autre, parfaitement capable de faire passer son message, je ne sais pas. Mais le fait est là : grâce à cette BD, je me suis intéressé à cette période de notre histoire, et surtout je l’ai comprise. Grâce au talent narratif de l’auteur, j’ai compris les engrenages politiques qui ont petit à petit créé ces tensions entre Serbes et Bosniaques. Grâce aux nombreux témoignages récoltés par l’auteur, j’ai pu me rendre compte des épouvantables crimes dont se sont rendus coupables les Serbes. Grâce à cette BD, j’ai compris que quand des associations pour la paix déclarent que « si on oublie le passé, l’histoire se répète », en parlant de l’holocauste, ils n’ont pas vraiment tort. Alors oui, Joe Sacco ne donne la parole qu’à un seul camp, celui des opprimés. Quand on fait un procès, il est toujours préférable d’entendre les deux « camps ». Mais cette lecture m’a quand même ouvert les yeux sur les horreurs de la guerre en Bosnie, sur l’inactivité incompréhensible des force de l’ONU pourtant présentes sur place, et sur l’importance du journalisme … pas le journalisme à sensation qui pollue trop souvent nos télévisions, mais le journalisme qui témoigne et montre au monde les horreurs que certains malades voudraient bien voir passer sous silence.
L'héritage d'Emilie
Je viens de finir le 2e tome et je suis enchanté (c'est le mot je crois) par cette histoire !! Le thème me plaît beaucoup : l'Irlande et ses mystères m'ont toujours fait rêvé, ses fantômes, ses légendes, ses peuples mystérieux et son imaginaire féérique. Tout est très bien rendu ici, sans fausse note et sans trop de clichés. Le suspense est de plus présent. Les personnages sont attachants, et réussissent à susciter notre intérêt sinon à nous intriguer. Une belle réussite au niveau du scénario !! Et lorsqu'on parle du dessin mes yeux pétillent. Moi j'adorrrre :) ! Les personnages sont très fins (les taches de rousseur d'Emilie lui donnent un charme fou), expressifs, vivants. Et les décors, ah les décors.... Magnifiques !! L'ambiance est superbement rendue, on a vraiment l'impression de visiter ces contrées, les cadrages et les couleurs sont magiques. Quel talent ! Non vraiment c'est une très belle série que je recommande chaudement pour l'instant et j'ai hâte de voir la suite. >> Bon je viens de lire le tome 3 et je suis déçu, ça part un peu en sucette l'histoire je trouve... J'aimais bien l'idée des fées et autres leprechauns, mais sa nouvelle idée est un peu excessive, trop StarGate... Bref j'ai envie de descendre ma note de 4 à 3, en raison d'une histoire qui prend une direction qui ne me plaît pas beaucoup, mais le graphisme reste exceptionnel !! On verra avec les tomes suivants.
Niji-iro Tohgarashi
La lecture des précédents avis devrait vous convaincre sans trop de problème de lire ce manga. Il s'agit effectivement d'un shonen, et a priori on peut craindre le pire, le genre de série où il arrive des trucs, de la baston, où l'histoire n'est pas spécialement cohérente, et qui dure 40 tomes. Sauf que ce shonen-ci est fait par Mitsuru Adachi, auteur très particulier qui a son style bien à lui (trop à lui, pourrait-on presque dire, tant on a tendance à retrouver des éléments similaires dans ses différentes séries), et ce simple fait se révèle gage de qualité. Alors qu'est-ce qui fait que cette série est un vrai petit bonheur à lire ? 1ère réponse, le graphisme. Il faut peut-être un temps pour s'adapter au dessin tout rond tout mignon d'Adachi, surtout au niveau des visages, mais une fois habitué vous verrez qu'il est effectivement tout rond tout mignon. Assez adorable. Ses personnages sont souvent très réservés d'apparence, très pince sans rire, et cela participe beaucoup au 2ème point. 2ème réponse donc, l'humour parfois couillon (comme le dit Altaïr dans je-ne-sais-plus quel avis) et souvent pince sans rire. Qu'il s'agisse de gags récurrents, du jeu sur les anachronismes, des petits jeux basés sur les quiproquos (certes aucunement profonds et même carrément conventionnels mais c'est complètement volontaire), qu'on les voie venir ou qu'ils surgissent inopinément, ils imprègnent totalement le récit. Sans parler des nombreux jolis jeux de mots qui ne passent malheureusement pas la barrière de la langue... il faudra se reporter aux notes de traduction pour les comprendre et les apprécier (malgré tout). 3ème réponse, le "suspense". Niji-iro Tohgarashi mélange pas mal d'éléments. L'arrivée d'étrangers mystérieux (d'où interactions nouvelles avec la planète sur laquelle se déroule l'histoire d'une part, et récit de leur passé d'autre part), des complots contre le shôgun, la poursuite des 7 frères (et soeur) par plein de vilains, la présence toujours sous-jacente de l'aspect romance avec Natane, les combats avec Furon, sans cesse reportés, etc, etc. Il y a vraiment beaucoup de choses, ce qui fait qu'on n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer puisque l'intérêt alterne sans cesse entre ces différents points. Le lecteur est vraiment maintenu en haleine. Exceptionnel ? Non. Indispensable ? Pas vraiment. Profond ? Non plus. Mais Niji-iro Tohgarashi est une série de très bonne facture, pleine de sensibilité, de réserve et d'humour, qui dégage une réelle personnalité et un charme prononcé. Ca se lit tout seul, on sourit bêtement, on rigole comme un con, et ça fait vraiment du bien.
Le Fou du Roy
Note approximative : 2.5/5 Plus que deux séries et j'aurais lu toutes les séries en rapport avec les 7 vies de l'Epervier. Et dans cette liste de séries, je dois admettre que le Fou du Roy est loin d'être la plus passionnante. Le dessin est très moyen au début pour s'améliorer au fil des tomes sans jamais devenir vraiment extra. Quant au scénario, pour ceux qui ont lu le Masque de Fer, ils verront vite que le scénario des 9 tomes du Fou du Roy est résumé quasiment complètement en quelques pages dans cette autre série du cycle. Tout est basé sur l'idée que Molière, Jean-Baptiste Poquelin, est en réalité le fils caché de Louis XIII et donc prétendant au trône. Et ensuite, tout le scénario se poursuit sur la chronologie de la vie du futur Molière et des évènements politiques qui se trament autour de lui et parfois contre lui. Franchement, rien de passionnant concernant cette intrigue qui n'avance pas, dont on n'attend pas grand chose et qui ne captive pas du tout. Seul l'aspect Historique est assez sympa puisqu'on suit au jour le jour ou presque les évènements historiques et politiques du règne de Louis XIII jusqu'à l'avènement de Mazarin. 9 tomes pour aussi peu d'intérêt autre que d'apprendre une portion d'Histoire, ça fait un peu beaucoup...
Le Jardin des perversions - Maxime
Tiens ? Pour une fois, c'est moi qui ai vu l'aspect comique d'une BD porno ? Concernant le dessin, je ne le trouve pas mauvais. Il me fait grandement penser au dessin de Solé pour Fluide Glacial, à la fois assez réaliste mais aussi assez caricatural notamment sur les visages. Il faut admettre que ce dessin ne colle pas totalement avec une BD purement porno mais accentue justement le côté humoristique. Car côté scénario, l'histoire c'est : un clodo qui traîne dans un parc s'imagine des fantasmes caustiques où il met en scène les passants et les visiteurs du parc, gens heureux et autres bourgeois qu'il méprise. Il se met également en scène en seigneur au pouvoir de séduction et de domination total, au pied duquel les femmes se pâment et les hommes deviennent des chiffes molles. La BD est divisée en plusieurs fantasmes puis en une petite histoire différente au final. Et il faut admettre que je n'ai pas tout de suite vu le côté humoristique dans la première histoire car ce n'est qu'à la fin qu'on découvre qu'il ne s'agissait que d'un fantasme du clodo. Quand on a compris ça ensuite, on comprend mieux les scènes suivantes et, même si le sexe est l'élément essentiel, il y a franchement de quoi se marrer devant ces vengeances sexuelles presque mesquines de ce clodo mégalo. La façon dont il s'imagine comme un dieu sexuel au membre impressionnant, dont les femmes sont folles de lui ("oh la la, cet homme a un humour divin !", "oh, comme il me fascine", "oh, que j'aimerais qu'il me prenne !", ...), est traitée sans détour sur le plan de l'humour. Sur ce plan là, ce n'est pas très fin, mais au moins il n'y a pas ambiguïté : l'auteur fait vraiment ça pour rigoler, pas que pour le cul. Alors bon, faut avouer qu'on se lasse assez vite de cet humour, qu'on lit plus ça par curiosité que par réel intérêt, que le côté porno est assez castré par ces caricatures de fantasme mais bon, j'ai assez rigolé à la lecture quand même.
Nic Oumouk
Un bon Larcenet C'est ce que je me suis dit en refermant cet album, qui n'a rien d'une pépite, mais qui demeure tout de même un agréable moment de lecture. On sent toute la tendresse que Manu Larcenet a pour son personnage, et les tribulations de ce dernier dans sa banlieue sont touchantes de naïveté. Le mode humoristique n'empêche pas de parler de sujets graves comme le racket, les problèmes familiaux, l'analphabétisme... Une chronique sociale assez drôle, mais qui n'a certes pas la puissance d'une chronique sociale réaliste. On passe quand même un bon moment, assurément une BD à lire.
Happy mania
Happy mania est un Shojo mettant en scène une héroïne gentiment insupportable et naïve, bon ce n'est pas bien nouveau mais Happy mania est plutôt bien construit. Les situations cocasses ne manquent pas et il y a des moments assez drôles qui prêtent parfois à sourire. Les personnages sont tous plus ou moins farfelus et le récit s'articule autour de leurs préoccupations intimes, vu que l'auteure force presque jusqu'à la caricature les sentiments exacerbés des personnages s'étalent sur toutes les pages de ce manga. Ca ne tombe pas dans le guimauve ni le larmoyant, l'auteure bouscule gentiment son héroïne et se moque un peu des séries gentilles et positives du genre. Les dessins (pour ce que j'en sais) me semblent correspondre aux standards du Shojo, aspect un peu filasse des traits, peu de trame et une représentation assez épurée des gens quand ils sont nus. Moi qui suit plutôt allergique au style "Gros yeux" j'ai bien aimé ici, ainsi que la façon qu'a Anno de dessiner les bouches des femmes... Au final Happy mania est un Shojo plutôt sympathique, même si je ne suis pas trop client de ce type de lecture. Pas extraordinaire mais correct.
Original La Blue Girl
Le trip avec les montres à tentacules, ça m'amuse dans les jeux (day of tentacle, toute ma jeunesse...) mais quand c'est dans un manga porno, ça me saoule au plus haut point : Ca n'a rien d'excitant, c'est visuellement assez laid, et c'est sombrement ridicule. Quand on y ajoute un coup de censure nippone qui blanchit les sexes humains, et rend flous les sexe démoniaques et les anus (si si), ça devient vraiment très chiant... Cette BD n'est donc pas du tout une bonne BD de cul, par contre, classer ça dans un rayon humour ne serait pas si choquant ! Petit florilège de dialogues : Dans le tome 2 : L'héroïne, à des monstres qui viennent de violer une de ses amies : "bandes de petits mal élevés, vous allez payer pour ce que vous avez fait, moi aussi je sais utiliser des produits hautement aphrodisiaques" et pouf, les monstres crèvent illico d'avoir trop joui. Dans le 1er tome, un démon a attrapé Kimo (l'héroïne) et s'apprête à la violer : le démon : nous n'avons pas un membre viril, mais des membres lubriques ! Kimo : je suis encore vierge ! Je n'offrirai ma virginité qu'à un beau garçon dont je serai amoureuse ! Ou dans le 3e tome, Kimo vient de transformer son clitoris en truc de la forme d'une bite et dit "la technique du gourdin de vénus était donc toute indiquée pour contrer cette experte du plaisir féminin !" J'ose à peine parler de la technique (dont j'ai oublié le nom, mais c'était bien marrant aussi) qui permet à Kimo de rendre ses poils pubiens plus durs que de l'acier. Comme ça, elle écarte les jambes et les balance super fort à la gueule du monstre. Trop fort. Bref, des trucs débiles comme ça, il y en a 3 par page, donc c'est franchement drôle... ça permet de rendre la lecture pas trop chiante, parce que sinon, ya rien de bien. En fait, c'est un bon gros nanar cette BD, c'est très kitsh :)