L'éditeur essaie de promouvoir son poulain en comparant sa dernière oeuvre à La Planète des Singes, mais Ficel est bien loin d'égaler le roman de Pierre Boulle.
De fait, ce qui m'a frappé en ouvrant l'album, c'est le graphisme, soi-disant inspiré par Sfar ou de Crécy. Mais là où ces deux grands auteurs réussissaient à compenser l'aspect torturé de leur dessin par un dynamisme et une expression parfois miraculeuses, Terrier s'enferme dans un style enfantin sans âme, hésitant et parfois désagréable à la vue. Il compense légèrement par une histoire qui, si elle n'est pas originale, est tout de même sympathique à suivre, avec un ton très moderne. Mais ce n'est pas suffisant, à mon sens, pour atteindre un niveau supérieur à médiocre.
Une jolie surprise, que ce petit album. Si le public visé me semble être principalement les plus jeunes, je pense que les plus grands peuvent facilement apprécier aussi, tant cet album est rempli d'humour et de poésie, et qu'on le lit avec un grand sourire aux lèvres. Si en terme d'évènements, il ne se passe rien, on n'en a pas besoin pour apprécier, car l'histoire de ce petit garçon et de son ami est très touchante. Seul regret : ça se lit bien vite.
Le trait si original de Nemiri se prête à merveille à cette jolie histoire. Il est assez différent de Je suis morte, et encore plus joli, pour moi.
Bref, c'est une réussite.
Ayé j'ai enfin acheté et lu cet album. Et ben je dois dire que c'est une belle réussite, et ce sur tous les plans. Les couleurs sont franchement chouettes (quels beaux coucher de soleil !), le dessin est très bon, très expressif (la tronche de certains animaux est à se tordre de rire parfois), et le scénario est sympa comme tout. C'est de l'humour comme j'aime; j'ai bien apprécié ce premier tome. Les situations, les personnages sont drôles à souhait : le lion qui veut bouffer l'antilope, et elle qui craque pour lui, le croco qui console ou bouffe, au choix :) et l'autre qui se fait sans arrêt becter par les vautours, c'est excellent tout ça !
Une bande dessinée mettant en scène une femme à une époque ou les femmes n'avaient qu'un rôle de potiche. De plus, l'héroïne n'est pas n'importe quelle femme, c'est une mousquetaire ayant plus d'élégance, plus de souplesse et plus de style que n'importe quel autre combattant.
Bref un scénario extrêmement bien ficelé. En plus, les dessins de Pierre Alary sont grandioses et font vivre la bande dessinée.
Cette histoire est vraie. Marion a vraiment eu tous ces problèmes. Elle a vraiment été séduite par la secte fondée par Lafayette Ron Hubbard. Elle est partie à Copenhague où elle est devenue une sorte de robot insensible. Son histoire, elle l'a confiée à Louis Alloing, le dessinateur du présent album, qui a décidé d'en faire un livre. La jeune femme a enregistré son expérience sur magnétophone, ne pouvant elle-même l'écrire. La secte en question ne brutalise pas ses adeptes, ne les oblige pas à faire des choses sales avec d'autres, mais elle instille dans l'esprit de chacun une espèce de discipline mentale complètement démente, si bien qu'il a fallu à "Marion" (bien évidemment, ce n'est pas le véritable prénom de cette malheureuse) une bonne quinzaine d'années avant de pouvoir exorciser sa peur, ses démons, son traumatisme.
Ce qui est raconté dans l'album est donc vrai à 100 %, les auteurs n'ayant usé que d'artifices formels (tels des flash-back) afin de mieux l'adapter. Du coup, on est estomaqué par les méthodes d'embrigadement des scientologues, on a envie de leur casser la gueule pour sortir Marion et les autres de ce cauchemar. Le graphisme d'Alloing, entre celui de Dupuy/Berberian et de Peyraud, est extrêmement fluide, lisible par tous, y compris par les enfants (auxquels l'album est également destiné), rendant le propos universel. A noter que l'album est préfacé et postfacé (sous forme d'analyse de la méthode de la secte - très utile pour comprendre les mécanismes de l'embrigadement sectaire) par des membres de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu).
Une oeuvre d'utilité publique.
Dommage. Cette série qui, bien qu’elle ne s’annonçât pas comme un chef-d’œuvre, commençait plutôt bien et promettait d’être une sorte d’aventure rocambolesque et drôle se dégrade considérablement, et particulièrement dans le troisième tome. Le comique qui semblait nécessaire à une histoire aussi invraisemblable n’est pas au rendez-vous pour la transformer en farce agréable plutôt que de la laisser sous forme d’une aventure douteuse dans laquelle se succèdent les péripéties improbables. Péripéties au cours desquelles le héros, qui apparaissait au début comme une brave fripouille rappelant le capitaine Red du « Pirates » de Roman Polanski, semble se découvrir une morale chrétienne et des cas de conscience en même temps qu’il montre toutes les qualités. En bref, un scénario sans nuances à ne recommander qu’aux fans de Greg.
Restent les bons points : le dessin très bon ; ainsi que les efforts apparents des auteurs pour se documenter sur l’époque et ses détails.
Il était une fois, un petit garçon.
Il était sur Internet et découvrit une saga MP3 nommée "Le donjon de Naheulbeuk". Après s'être renseigné, il téléchargea tout les épisodes et les écouta.
Le petit garçon n'en revenait pas, c'était la première fois qu'il écoutait une saga MP3 et il trouvait ça magique, non seulement, c'est une bonne histoire bien marrante, mais en plus, on imagine les personnages, les lieux, il y a de la musique, des drôles de voix, des intentions, bref... TOUT CE QU'IL N'Y A PAS DANS LA BD!!!!!!
Quelle déception! Je l'ai achetée en me disant: "Cool, la bd!" et je l'ai lue en me disant: "Merde! J'ai perdu 10 euros".
Le dessin n'est pas très recherché et même grotesque! Les personnages sont ridicules, mal fait, l'elfe devrait être plus petite et ne pas avoir tant de poitrine, le barbare doit être plus barbare, la magicienne plus vieille, etc...! On a enlevé des parties de l'histoire, pourtant marrantes. Il y a des fautes d'orthographe. Et tous les sentiments et les impressions transmis avec le son et la musique du feuilleton MP3 ont disparus.
Alors le petit 1/5 (juste pour l'histoire) est encore trop pour cette bd.
Petit conseil, n'achetez pas la bd et écoutez plutôt le feuilleton (c'est sur http://www.penofchaos.com ^^) , c'est 100 fois mieux!
Le thème de ce manga (la photographie) ainsi que le fait que ce soit un one shot m'a attirée.
Je n'ai pas été décue par cet achat, même si l'histoire ne m'a pas complétement conquise.
Il est vrai qu'on a un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, et les personnages ne sont pas particulièrement attachants...
Mais certains passages et planches sont interessants et réussis.
Un agréable shojo où tout n'est pas rose pour tout le monde.
Cet album - épais (95 pages), en noir et blanc, et au même prix qu'un album grand format classique - inaugure la nouvelle collection de chez Hachette, La fouine illustrée, consacrée aux reportages en bande dessinée. L'idée est certes intéressante, non dénuée de qualités, et potentiellement porteuse.
Pour réaliser cet album, Riad Sattouf passe 15 jours dans une classe de 3ème du collège "Charles Henri" très favorisé, un des trois meilleurs de France. On commence par voir les refus des établissements contactés, puis l'acceptation spontanément forcée de ce collège lorsque le ministère de l'éducation nationale rentre dans la partie... Puis c'est la plongée dans ce milieu et cette faune. L'auteur prend moult notes en classe, et ne dessinera qu'ensuite, même si les pages comportent d'assez abondants textes off.
On trouvera un peu toute la vie de cette classe, avec son cadre, son principal, ses profs, ses élèves et tous leurs comportements, la perturbation induite par la présence de l'élément étranger qu'est Sattouf. Etablissement très huppé, ados boutonneux, ados hyper timides, ados mannequins, gosses de riches, profs un peu beaucoup névrosés, la galerie est large. L'auteur s'attarde en plus sur... les filles, ce qui n'est pas toujours triste.
Même si on rit de bon coeur parfois, le sentiment qui domine à la lecture de Retour au collège, c'est un peu celui de bd-réalité ou, au mieux, de bd-reportage (= non documentaire). Sattouf a beau faire part de petites réflexions, proposer de petites analyses, l'essentiel du propos du livre est simplement de montrer. Et par là-même de rester finalement très superficiel, autant en tout cas qu'un reportage (= qui serait fait uniquement sur le vif, sans approfondissement, par opposition au documentaire). Le lien avec ses propres expériences en tant que collègien apporte un petit plus souvent comique, sans cependant fournir beaucoup plus de matière. Le fait que les élèves soient "des gosses de riches", de "puissants" est évidemment l'élément qui devrait faire la différence, mais sa portée n'est vraiment pas grande : ils s'habillent avec des marques, il y a des exclus, des stars, le clown de la classe, ils sont pétés de thune... et voilà. :o/
Au final, faire de la bd reportage, oui pourquoi pas ? Mais si tout le monde connaît le sujet et si on le traite de façon finalement assez plate, on obtient un album qui fait parfois bien sourire à sa lecture, mais pas vraiment mémorable.
En voilà une bonne surprise !
Les couvertures, quoique tres reussies, me rebutaient un peu car je craignais un énieme Sha, Xoco, voire pire Requiem, Chevalier Vampire ! Deuxieme raison de douter : Soleil ! A force de lire des sous Lanfeust De Troy à profusion avec la petite bestiole mignonne et les blagues grasses, je me mefiais un peu.
Mais il n'est est rien ! Cette courte série (3 tomes) est vraiment tres réussie !
Le monde dans lequel evoluent les personnages est un mélange de fantasy et de steampunk tres bien pensé.
Le scénario tient bien la route, distillant avec brio un peu d'humour fin, de magie, de suspense, de guerre intestine et quelques flash-backs.
Le dessin et les couleurs sont de toute beauté.
Bref, moi qui ne suis pas fan des séries à rallonges, j'ai lu les trois tomes d'une traite et je regrettais que ce soit déjà fini !
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Ficel
L'éditeur essaie de promouvoir son poulain en comparant sa dernière oeuvre à La Planète des Singes, mais Ficel est bien loin d'égaler le roman de Pierre Boulle. De fait, ce qui m'a frappé en ouvrant l'album, c'est le graphisme, soi-disant inspiré par Sfar ou de Crécy. Mais là où ces deux grands auteurs réussissaient à compenser l'aspect torturé de leur dessin par un dynamisme et une expression parfois miraculeuses, Terrier s'enferme dans un style enfantin sans âme, hésitant et parfois désagréable à la vue. Il compense légèrement par une histoire qui, si elle n'est pas originale, est tout de même sympathique à suivre, avec un ton très moderne. Mais ce n'est pas suffisant, à mon sens, pour atteindre un niveau supérieur à médiocre.
Hyper l'hippo
Une jolie surprise, que ce petit album. Si le public visé me semble être principalement les plus jeunes, je pense que les plus grands peuvent facilement apprécier aussi, tant cet album est rempli d'humour et de poésie, et qu'on le lit avec un grand sourire aux lèvres. Si en terme d'évènements, il ne se passe rien, on n'en a pas besoin pour apprécier, car l'histoire de ce petit garçon et de son ami est très touchante. Seul regret : ça se lit bien vite. Le trait si original de Nemiri se prête à merveille à cette jolie histoire. Il est assez différent de Je suis morte, et encore plus joli, pour moi. Bref, c'est une réussite.
Les Garnimos
Ayé j'ai enfin acheté et lu cet album. Et ben je dois dire que c'est une belle réussite, et ce sur tous les plans. Les couleurs sont franchement chouettes (quels beaux coucher de soleil !), le dessin est très bon, très expressif (la tronche de certains animaux est à se tordre de rire parfois), et le scénario est sympa comme tout. C'est de l'humour comme j'aime; j'ai bien apprécié ce premier tome. Les situations, les personnages sont drôles à souhait : le lion qui veut bouffer l'antilope, et elle qui craque pour lui, le croco qui console ou bouffe, au choix :) et l'autre qui se fait sans arrêt becter par les vautours, c'est excellent tout ça !
Belladone
Une bande dessinée mettant en scène une femme à une époque ou les femmes n'avaient qu'un rôle de potiche. De plus, l'héroïne n'est pas n'importe quelle femme, c'est une mousquetaire ayant plus d'élégance, plus de souplesse et plus de style que n'importe quel autre combattant. Bref un scénario extrêmement bien ficelé. En plus, les dessins de Pierre Alary sont grandioses et font vivre la bande dessinée.
Dans la secte
Cette histoire est vraie. Marion a vraiment eu tous ces problèmes. Elle a vraiment été séduite par la secte fondée par Lafayette Ron Hubbard. Elle est partie à Copenhague où elle est devenue une sorte de robot insensible. Son histoire, elle l'a confiée à Louis Alloing, le dessinateur du présent album, qui a décidé d'en faire un livre. La jeune femme a enregistré son expérience sur magnétophone, ne pouvant elle-même l'écrire. La secte en question ne brutalise pas ses adeptes, ne les oblige pas à faire des choses sales avec d'autres, mais elle instille dans l'esprit de chacun une espèce de discipline mentale complètement démente, si bien qu'il a fallu à "Marion" (bien évidemment, ce n'est pas le véritable prénom de cette malheureuse) une bonne quinzaine d'années avant de pouvoir exorciser sa peur, ses démons, son traumatisme. Ce qui est raconté dans l'album est donc vrai à 100 %, les auteurs n'ayant usé que d'artifices formels (tels des flash-back) afin de mieux l'adapter. Du coup, on est estomaqué par les méthodes d'embrigadement des scientologues, on a envie de leur casser la gueule pour sortir Marion et les autres de ce cauchemar. Le graphisme d'Alloing, entre celui de Dupuy/Berberian et de Peyraud, est extrêmement fluide, lisible par tous, y compris par les enfants (auxquels l'album est également destiné), rendant le propos universel. A noter que l'album est préfacé et postfacé (sous forme d'analyse de la méthode de la secte - très utile pour comprendre les mécanismes de l'embrigadement sectaire) par des membres de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu). Une oeuvre d'utilité publique.
Bouffe-Doublon
Dommage. Cette série qui, bien qu’elle ne s’annonçât pas comme un chef-d’œuvre, commençait plutôt bien et promettait d’être une sorte d’aventure rocambolesque et drôle se dégrade considérablement, et particulièrement dans le troisième tome. Le comique qui semblait nécessaire à une histoire aussi invraisemblable n’est pas au rendez-vous pour la transformer en farce agréable plutôt que de la laisser sous forme d’une aventure douteuse dans laquelle se succèdent les péripéties improbables. Péripéties au cours desquelles le héros, qui apparaissait au début comme une brave fripouille rappelant le capitaine Red du « Pirates » de Roman Polanski, semble se découvrir une morale chrétienne et des cas de conscience en même temps qu’il montre toutes les qualités. En bref, un scénario sans nuances à ne recommander qu’aux fans de Greg. Restent les bons points : le dessin très bon ; ainsi que les efforts apparents des auteurs pour se documenter sur l’époque et ses détails.
Le Donjon de Naheulbeuk
Il était une fois, un petit garçon. Il était sur Internet et découvrit une saga MP3 nommée "Le donjon de Naheulbeuk". Après s'être renseigné, il téléchargea tout les épisodes et les écouta. Le petit garçon n'en revenait pas, c'était la première fois qu'il écoutait une saga MP3 et il trouvait ça magique, non seulement, c'est une bonne histoire bien marrante, mais en plus, on imagine les personnages, les lieux, il y a de la musique, des drôles de voix, des intentions, bref... TOUT CE QU'IL N'Y A PAS DANS LA BD!!!!!! Quelle déception! Je l'ai achetée en me disant: "Cool, la bd!" et je l'ai lue en me disant: "Merde! J'ai perdu 10 euros". Le dessin n'est pas très recherché et même grotesque! Les personnages sont ridicules, mal fait, l'elfe devrait être plus petite et ne pas avoir tant de poitrine, le barbare doit être plus barbare, la magicienne plus vieille, etc...! On a enlevé des parties de l'histoire, pourtant marrantes. Il y a des fautes d'orthographe. Et tous les sentiments et les impressions transmis avec le son et la musique du feuilleton MP3 ont disparus. Alors le petit 1/5 (juste pour l'histoire) est encore trop pour cette bd. Petit conseil, n'achetez pas la bd et écoutez plutôt le feuilleton (c'est sur http://www.penofchaos.com ^^) , c'est 100 fois mieux!
Déclic amoureux
Le thème de ce manga (la photographie) ainsi que le fait que ce soit un one shot m'a attirée. Je n'ai pas été décue par cet achat, même si l'histoire ne m'a pas complétement conquise. Il est vrai qu'on a un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, et les personnages ne sont pas particulièrement attachants... Mais certains passages et planches sont interessants et réussis. Un agréable shojo où tout n'est pas rose pour tout le monde.
Retour au collège
Cet album - épais (95 pages), en noir et blanc, et au même prix qu'un album grand format classique - inaugure la nouvelle collection de chez Hachette, La fouine illustrée, consacrée aux reportages en bande dessinée. L'idée est certes intéressante, non dénuée de qualités, et potentiellement porteuse. Pour réaliser cet album, Riad Sattouf passe 15 jours dans une classe de 3ème du collège "Charles Henri" très favorisé, un des trois meilleurs de France. On commence par voir les refus des établissements contactés, puis l'acceptation spontanément forcée de ce collège lorsque le ministère de l'éducation nationale rentre dans la partie... Puis c'est la plongée dans ce milieu et cette faune. L'auteur prend moult notes en classe, et ne dessinera qu'ensuite, même si les pages comportent d'assez abondants textes off. On trouvera un peu toute la vie de cette classe, avec son cadre, son principal, ses profs, ses élèves et tous leurs comportements, la perturbation induite par la présence de l'élément étranger qu'est Sattouf. Etablissement très huppé, ados boutonneux, ados hyper timides, ados mannequins, gosses de riches, profs un peu beaucoup névrosés, la galerie est large. L'auteur s'attarde en plus sur... les filles, ce qui n'est pas toujours triste. Même si on rit de bon coeur parfois, le sentiment qui domine à la lecture de Retour au collège, c'est un peu celui de bd-réalité ou, au mieux, de bd-reportage (= non documentaire). Sattouf a beau faire part de petites réflexions, proposer de petites analyses, l'essentiel du propos du livre est simplement de montrer. Et par là-même de rester finalement très superficiel, autant en tout cas qu'un reportage (= qui serait fait uniquement sur le vif, sans approfondissement, par opposition au documentaire). Le lien avec ses propres expériences en tant que collègien apporte un petit plus souvent comique, sans cependant fournir beaucoup plus de matière. Le fait que les élèves soient "des gosses de riches", de "puissants" est évidemment l'élément qui devrait faire la différence, mais sa portée n'est vraiment pas grande : ils s'habillent avec des marques, il y a des exclus, des stars, le clown de la classe, ils sont pétés de thune... et voilà. :o/ Au final, faire de la bd reportage, oui pourquoi pas ? Mais si tout le monde connaît le sujet et si on le traite de façon finalement assez plate, on obtient un album qui fait parfois bien sourire à sa lecture, mais pas vraiment mémorable.
Shaman
En voilà une bonne surprise ! Les couvertures, quoique tres reussies, me rebutaient un peu car je craignais un énieme Sha, Xoco, voire pire Requiem, Chevalier Vampire ! Deuxieme raison de douter : Soleil ! A force de lire des sous Lanfeust De Troy à profusion avec la petite bestiole mignonne et les blagues grasses, je me mefiais un peu. Mais il n'est est rien ! Cette courte série (3 tomes) est vraiment tres réussie ! Le monde dans lequel evoluent les personnages est un mélange de fantasy et de steampunk tres bien pensé. Le scénario tient bien la route, distillant avec brio un peu d'humour fin, de magie, de suspense, de guerre intestine et quelques flash-backs. Le dessin et les couleurs sont de toute beauté. Bref, moi qui ne suis pas fan des séries à rallonges, j'ai lu les trois tomes d'une traite et je regrettais que ce soit déjà fini !