Troisième album de Comès que je lis et troisième déception. Pourtant, le trait si caractéristique en N&B de l’auteur figure parmi mes préférés dans le genre (avec ceux de Chabouté). De plus, il n’a pas son pareil pour dessiner les animaux à l’image du chat de cet album. On reste coi devant autant de maîtrise. Par contre, les figures des personnages me plaisent moins. Il en va de même pour ce récit qui m’indiffère complètement. Je trouve la narration maladroite et peu captivante, tout comme ce fut le cas pour La maison où rêvent les arbres. A la lecture des albums de Comès, on peut observer des thèmes récurrents qui se font jour : l’importance du monde végétal ou encore la confrontation entre le monde profane et la religion. Mais ces thèmes sont abordés de manière trop superficielle, sans réelle originalité pour susciter un semblant d’intérêt. Bref, les meilleurs albums de Comès restent pour moi encore à découvrir.
Je n’ai lu de Mahler que TNT et Lame Ryder que j’ai trouvé tout deux pas trop mal. De plus, le dessin minimaliste style "dessin de presse" est plutôt sympathique. Repéré dans le bac des "indépendants" d’une librairie bien fournie, j’entame la lecture du Labyrinthe de Kratochvil, lecture de courte durée car lu en quelques secondes. En effet, ce troisième album centré autour du personnage Kratochvil ne pèse pas bien lourd avec ses 24 pages en tout et un (tout petit) dessin muet par page. L’intérêt des albums précédents (parus chez L’Association) semblant déjà fort limité, celui –ci ne déroge pas à la règle. Mahler se contente de faire tourner en rond son personnage fétiche dans une sorte de cheminée d’usine. Difficile de décrypter les intentions de l’auteur sur cet album et je ne pense pas que la lecture des tomes parus chez L’Association m’y aideront beaucoup . . .
Bref, voici un album à réserver uniquement aux inconditionnels de Kratochvil (qui ne semblent pas bien nombreux).
Un album paru en 1984 qui n'a vraiment pas dû marquer son époque à mon avis.
Le dessin de Béja y est dans un style ligne claire, à mi-chemin entre Tintin et Milou et le style de Berthet des débuts de Pin-up, avec largement moins de talent cependant. En outre, les couleurs sont assez voire franchement moches.
Quant aux scénarios, ce sont des adaptations de musiques connues de l'époque qui, hormis celle de Dutronc, sont plus ou moins tombées dans l'oubli. Ces adaptations demandent pour la plupart de bien connaître les chansons ou de les écouter en même temps car leur texte n'est donné qu'en petites proportions, les dialogues et la narration prenant pour acquis qu'on connait déjà l'histoire et ce qu'il se passe. Cela donne beaucoup d'ellipses, une logique narrative pas facile à suivre, une impression que les auteurs se la jouent "artistes" et surtout des histoires franchement inintéressantes. Des histoires courtes en hommage à des artistes et des chansons oubliées, une Bd qui à elle seule ne suffit pas du tout à intéresser le lecteur et des dessins très moyens.
Pas la peine de vous ruer sur cette Bd si vous la trouvez en brocante...
Au vu des bons avis ci-dessous et même si les Western ne sont pas vraiment ma tasse de thé, je m'attendais à un peu mieux que cela. Durango est une série pas mal à mes yeux mais loin d'être incontournable.
Au niveau du dessin, Swolfs a vu son trait évoluer au fil des albums. Dès le tome 1, les décors sont plutôt bons et les couleurs appréciables. Par contre, dans ce début de série, les visages des personnages sont passablement moches voire parfois ratés à mon goût. Mais au fil des tomes et des années, Swolfs va acquérir sa maîtrise technique qu'on lui connait actuellement, donnant un aspect visuel sympa à cette série.
Quant aux scénarios, ils sont très peu originaux. Les histoires sont souvent simples quoique bien montées, la narration est efficace, on peut déplorer quelques clichés par-ci par-là, mais même pour quelqu'un qui n'aime pas trop les westerns comme moi, ça se lit très bien. Disons que la lecture fait passer un assez bon moment mais qu'il n'en ressort pas grand chose de plus à mes yeux.
Debbie Drechsler a bien évolué depuis Daddy's Girl. Son dessin est plus fin, plus "propre", et sa narration plus harmonieuse. Son sujet, aussi, est plus "sage", moins brut. Elle raconte ici les aléas sentimentaux d'une adolescente (autobiographie ?), qui découvre presque simultanément l'homosexualité féminine, la sexualité avec des garçons plus âgés, et la fragilité d'une amitié adolescente. Bon, ça peut être intéressant si l'on a l'âme fleur bleue, mais quand même, il ne se passe pas grand-chose... Lily passe beaucoup de temps à rêvasser, à attendre, à se poser des questions, alors que tous, autour d'elle, agissent. Du coup, on a un peu envie de la baffer, cette gamine...
J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...
Une mère et un fils débarquent en ville à la recherche du père. Ils tombent sur un vieil homme et sa petite fille. Ils font état de leur misère affective commune. Leçon de vie... Amitié... et tout et tout... A la fin, ils vont tous vivre ensemble pour mieux supporter la vie... C’est d’un mielleux! A ce titre, le dos de couverture est explicite : « Sans sombrer dans le réalisme ou la noirceur, cette histoire a le pouvoir de toucher notre coeur. Elle nous démontre que l’espoir et l’amour de l’humanité peuvent faire fondre la froideur et l’indifférence de nos sociétés urbaines. »... Tout un programme... on croirait entendre la bande annonce d’une nunucherie américaine... Et bien la nunucherie coréenne, ça existe aussi, « Cours Bong-Gu » en est un beau spécimen...
Et le dessin, pourtant attirant au premier abord, devient vite insupportable par son incapacité à exprimer des sentiments sur le visage de ses personnages... Les deux gosses, par exemple, n’ont que deux expressions possibles, la bouche grande ouverte comme s’ils gueulaient et la bouche fermée... On est loin de la finesse d’un Tanigushi. Le découpage n’est pas toujours évident à suivre... on ne comprend pas toujours ce qui se passe...
J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...
Décidément, Yann ne risque pas de faire taire ceux qui déplorent le caractère « commercial » de ses dernières créations. Les Innommables, Les exploits de Yoyo et Le Prince des Ecureuils sont décidément bien loin...
Aujourd’hui, il donne plutôt dans les séries plus standard telles que Les Eternels ou Yoni... C’est dans cette veine que se situe clairement « Narvalo ». Soit une intrigue carrée et grossièrement ficelée, un dessin réaliste très correct susceptible de ne déplaire à personne...
Alors oui, ça se laisse lire, mais c’est relativement froid et bidon... Presque sans âme tant les personnages semblent creusés dans le roc, comme des espèces de conglomérats de clichés ambulants… Alors oui, ça peut plaire à ceux qui ont aimés Imago Mundi ou Wayne Shelton... C’est aussi fade...
Comme beaucoup j’attends avec une certaine impatience le deuxième tome de Je suis morte. Cet « Hyper l’hippo » ne m’aidera pas spécialement à patienter, le registre est tellement différent, le public visé aussi. Il n’empêche que cette bd est elle aussi, à sa manière, une petite merveille. C’est mignon tout plein, plein d’humour et de fantaisie, très coloré et lu rapidement. L’idéal pour les plus jeunes lecteurs dès 7-8 ans. L’absurdité de l’intrigue repose sur l’idée qu’un enfant cache son copain hippopotame à ses parents. Pas facile, me direz-vous... Ben non... pas facile... pourtant, c’est plein d’imagination, un gosse, pour lui, rien n’est impossible. Et ça, Morvan l’a très bien compris.
Le coup de coeur du moment. J'ai été attiré par la couverture gentiment coquine et sensuellement discrète de l'album. La lecture a confirmé mon impression première : l'érotisme n'est jamais aussi beau que quand c'est une femme qui en parle, et qui l'illustre. Ici le lavis et le pinceau proposent des formes sensuelles (qu'elles soient féminines ou masculines) plutôt agréables. L'auteur nous emmène dans un voyage sensuel, aux saveurs à la fois parfumées et sucrées, aux tonalités gentiment équivoques, bercés par des mots aux sonorités suaves. La plupart des saynètes sont commentées en poèmes, et c'est un vrai régal. Comme le dit l'auteur, son livre est une ode au printemps, plein de lumière, de légèreté et d'envolées poétiques.
Hum bon. Voici typiquement ce que certains de mes camarades appellent une BD moisie. Et je vais encore être la risée du village, les gens vont me lancer des pierres, mais bon, je m'en fiche, j'aime ça. :)
Là on a un exemple parfait : un héros intrépide, une jolie femme mystérieuse et seule au monde, des vilains pas beaux qui font que des trucs pas gentils, etc. Dans un décor et une technologie très typés des années 1970- début 1980. Un peu de space-opera, une race de méchants envahisseurs, des costumes qui ressemblent à des pyjamas... Attention aux rebondissements, qui sont téléphonés. Les humains font d'emblée confiance à cette race d'extraterrestres, les Kronosiks (venus de la planète Kronos du titre), alors que ceux-ci pourraient leur piquer leur vaisseau et aller voir plus loin si l'on y est... Tout y est, et l'on pourrait détester cette BD tant elle rassemble de clichés.
Mais non, finalement, elle n'est pas si mauvaise. La présence du gamin insupportable est intéressante, le héros n'est pas invincible, la fille est trop bête pour être dangereuse... En y regardant à deux fois, le dessin n'est pas franchement mauvais, il est surtout gâché par des couleurs fadasses à pleurer. Bon, ok, la fille est ratée à chaque fois qu'on la voit, mais ce n'est pas bien grave...
Disons que c'est du moisi moyen. :)
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Iris
Troisième album de Comès que je lis et troisième déception. Pourtant, le trait si caractéristique en N&B de l’auteur figure parmi mes préférés dans le genre (avec ceux de Chabouté). De plus, il n’a pas son pareil pour dessiner les animaux à l’image du chat de cet album. On reste coi devant autant de maîtrise. Par contre, les figures des personnages me plaisent moins. Il en va de même pour ce récit qui m’indiffère complètement. Je trouve la narration maladroite et peu captivante, tout comme ce fut le cas pour La maison où rêvent les arbres. A la lecture des albums de Comès, on peut observer des thèmes récurrents qui se font jour : l’importance du monde végétal ou encore la confrontation entre le monde profane et la religion. Mais ces thèmes sont abordés de manière trop superficielle, sans réelle originalité pour susciter un semblant d’intérêt. Bref, les meilleurs albums de Comès restent pour moi encore à découvrir.
Le Labyrinthe de Kratochvil
Je n’ai lu de Mahler que TNT et Lame Ryder que j’ai trouvé tout deux pas trop mal. De plus, le dessin minimaliste style "dessin de presse" est plutôt sympathique. Repéré dans le bac des "indépendants" d’une librairie bien fournie, j’entame la lecture du Labyrinthe de Kratochvil, lecture de courte durée car lu en quelques secondes. En effet, ce troisième album centré autour du personnage Kratochvil ne pèse pas bien lourd avec ses 24 pages en tout et un (tout petit) dessin muet par page. L’intérêt des albums précédents (parus chez L’Association) semblant déjà fort limité, celui –ci ne déroge pas à la règle. Mahler se contente de faire tourner en rond son personnage fétiche dans une sorte de cheminée d’usine. Difficile de décrypter les intentions de l’auteur sur cet album et je ne pense pas que la lecture des tomes parus chez L’Association m’y aideront beaucoup . . . Bref, voici un album à réserver uniquement aux inconditionnels de Kratochvil (qui ne semblent pas bien nombreux).
Nos plus grands succès
Un album paru en 1984 qui n'a vraiment pas dû marquer son époque à mon avis. Le dessin de Béja y est dans un style ligne claire, à mi-chemin entre Tintin et Milou et le style de Berthet des débuts de Pin-up, avec largement moins de talent cependant. En outre, les couleurs sont assez voire franchement moches. Quant aux scénarios, ce sont des adaptations de musiques connues de l'époque qui, hormis celle de Dutronc, sont plus ou moins tombées dans l'oubli. Ces adaptations demandent pour la plupart de bien connaître les chansons ou de les écouter en même temps car leur texte n'est donné qu'en petites proportions, les dialogues et la narration prenant pour acquis qu'on connait déjà l'histoire et ce qu'il se passe. Cela donne beaucoup d'ellipses, une logique narrative pas facile à suivre, une impression que les auteurs se la jouent "artistes" et surtout des histoires franchement inintéressantes. Des histoires courtes en hommage à des artistes et des chansons oubliées, une Bd qui à elle seule ne suffit pas du tout à intéresser le lecteur et des dessins très moyens. Pas la peine de vous ruer sur cette Bd si vous la trouvez en brocante...
Durango
Au vu des bons avis ci-dessous et même si les Western ne sont pas vraiment ma tasse de thé, je m'attendais à un peu mieux que cela. Durango est une série pas mal à mes yeux mais loin d'être incontournable. Au niveau du dessin, Swolfs a vu son trait évoluer au fil des albums. Dès le tome 1, les décors sont plutôt bons et les couleurs appréciables. Par contre, dans ce début de série, les visages des personnages sont passablement moches voire parfois ratés à mon goût. Mais au fil des tomes et des années, Swolfs va acquérir sa maîtrise technique qu'on lui connait actuellement, donnant un aspect visuel sympa à cette série. Quant aux scénarios, ils sont très peu originaux. Les histoires sont souvent simples quoique bien montées, la narration est efficace, on peut déplorer quelques clichés par-ci par-là, mais même pour quelqu'un qui n'aime pas trop les westerns comme moi, ça se lit très bien. Disons que la lecture fait passer un assez bon moment mais qu'il n'en ressort pas grand chose de plus à mes yeux.
The Summer of Love
Debbie Drechsler a bien évolué depuis Daddy's Girl. Son dessin est plus fin, plus "propre", et sa narration plus harmonieuse. Son sujet, aussi, est plus "sage", moins brut. Elle raconte ici les aléas sentimentaux d'une adolescente (autobiographie ?), qui découvre presque simultanément l'homosexualité féminine, la sexualité avec des garçons plus âgés, et la fragilité d'une amitié adolescente. Bon, ça peut être intéressant si l'on a l'âme fleur bleue, mais quand même, il ne se passe pas grand-chose... Lily passe beaucoup de temps à rêvasser, à attendre, à se poser des questions, alors que tous, autour d'elle, agissent. Du coup, on a un peu envie de la baffer, cette gamine...
Cours, Bong-Gu!
J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles... Une mère et un fils débarquent en ville à la recherche du père. Ils tombent sur un vieil homme et sa petite fille. Ils font état de leur misère affective commune. Leçon de vie... Amitié... et tout et tout... A la fin, ils vont tous vivre ensemble pour mieux supporter la vie... C’est d’un mielleux! A ce titre, le dos de couverture est explicite : « Sans sombrer dans le réalisme ou la noirceur, cette histoire a le pouvoir de toucher notre coeur. Elle nous démontre que l’espoir et l’amour de l’humanité peuvent faire fondre la froideur et l’indifférence de nos sociétés urbaines. »... Tout un programme... on croirait entendre la bande annonce d’une nunucherie américaine... Et bien la nunucherie coréenne, ça existe aussi, « Cours Bong-Gu » en est un beau spécimen... Et le dessin, pourtant attirant au premier abord, devient vite insupportable par son incapacité à exprimer des sentiments sur le visage de ses personnages... Les deux gosses, par exemple, n’ont que deux expressions possibles, la bouche grande ouverte comme s’ils gueulaient et la bouche fermée... On est loin de la finesse d’un Tanigushi. Le découpage n’est pas toujours évident à suivre... on ne comprend pas toujours ce qui se passe... J’avais envie de l’aimer ce manhwa avec ses jolies couleurs pastelles...
Narvalo
Décidément, Yann ne risque pas de faire taire ceux qui déplorent le caractère « commercial » de ses dernières créations. Les Innommables, Les exploits de Yoyo et Le Prince des Ecureuils sont décidément bien loin... Aujourd’hui, il donne plutôt dans les séries plus standard telles que Les Eternels ou Yoni... C’est dans cette veine que se situe clairement « Narvalo ». Soit une intrigue carrée et grossièrement ficelée, un dessin réaliste très correct susceptible de ne déplaire à personne... Alors oui, ça se laisse lire, mais c’est relativement froid et bidon... Presque sans âme tant les personnages semblent creusés dans le roc, comme des espèces de conglomérats de clichés ambulants… Alors oui, ça peut plaire à ceux qui ont aimés Imago Mundi ou Wayne Shelton... C’est aussi fade...
Hyper l'hippo
Comme beaucoup j’attends avec une certaine impatience le deuxième tome de Je suis morte. Cet « Hyper l’hippo » ne m’aidera pas spécialement à patienter, le registre est tellement différent, le public visé aussi. Il n’empêche que cette bd est elle aussi, à sa manière, une petite merveille. C’est mignon tout plein, plein d’humour et de fantaisie, très coloré et lu rapidement. L’idéal pour les plus jeunes lecteurs dès 7-8 ans. L’absurdité de l’intrigue repose sur l’idée qu’un enfant cache son copain hippopotame à ses parents. Pas facile, me direz-vous... Ben non... pas facile... pourtant, c’est plein d’imagination, un gosse, pour lui, rien n’est impossible. Et ça, Morvan l’a très bien compris.
Une par une
Le coup de coeur du moment. J'ai été attiré par la couverture gentiment coquine et sensuellement discrète de l'album. La lecture a confirmé mon impression première : l'érotisme n'est jamais aussi beau que quand c'est une femme qui en parle, et qui l'illustre. Ici le lavis et le pinceau proposent des formes sensuelles (qu'elles soient féminines ou masculines) plutôt agréables. L'auteur nous emmène dans un voyage sensuel, aux saveurs à la fois parfumées et sucrées, aux tonalités gentiment équivoques, bercés par des mots aux sonorités suaves. La plupart des saynètes sont commentées en poèmes, et c'est un vrai régal. Comme le dit l'auteur, son livre est une ode au printemps, plein de lumière, de légèreté et d'envolées poétiques.
Kronos
Hum bon. Voici typiquement ce que certains de mes camarades appellent une BD moisie. Et je vais encore être la risée du village, les gens vont me lancer des pierres, mais bon, je m'en fiche, j'aime ça. :) Là on a un exemple parfait : un héros intrépide, une jolie femme mystérieuse et seule au monde, des vilains pas beaux qui font que des trucs pas gentils, etc. Dans un décor et une technologie très typés des années 1970- début 1980. Un peu de space-opera, une race de méchants envahisseurs, des costumes qui ressemblent à des pyjamas... Attention aux rebondissements, qui sont téléphonés. Les humains font d'emblée confiance à cette race d'extraterrestres, les Kronosiks (venus de la planète Kronos du titre), alors que ceux-ci pourraient leur piquer leur vaisseau et aller voir plus loin si l'on y est... Tout y est, et l'on pourrait détester cette BD tant elle rassemble de clichés. Mais non, finalement, elle n'est pas si mauvaise. La présence du gamin insupportable est intéressante, le héros n'est pas invincible, la fille est trop bête pour être dangereuse... En y regardant à deux fois, le dessin n'est pas franchement mauvais, il est surtout gâché par des couleurs fadasses à pleurer. Bon, ok, la fille est ratée à chaque fois qu'on la voit, mais ce n'est pas bien grave... Disons que c'est du moisi moyen. :)