Entièrement d'accord avec le 1er avis.
Le dessinateur, Ed McGuiness, maîtrise bien son sujet, faire du Comics "100% divertissement" et rien d'autre. Personnellement son coup de crayon me flatte la rétine.
Scénar en bois, quelques trucs "cul-cul la praline" mais en gros on passe un agréable moment dans l'ensemble, pas de prise de tête à l'horizon.
Etant fan de Batman & Supes, j'ai trouvé mon compte.
Les 3 étoiles sont pour ça d'ailleurs. Dans l'ensemble tout colle bien.
On lit de nombreux avis sur la série Spirou et Fantasio à travers le Net et les magazines. Sans viser personne en particulier, ils sont parfois le reflet d'un manque de pragmatisme qui met en doute la qualité de ces avis.
Franquin est définitivement le meilleur auteur de la série et le "créateur" de l'Univers de Spirou, même si le personnage n'est pas de lui. QRN sur Bretzelburg, les deux Zorglub et les envoûtants épisodes de la Murène font partie des moments cultes de la bande dessinée.
Fournier, recommandé par Franquin aprés le refus de Roba, a apporté une touche un peu "hippie écolo" à ses épisodes, mais ça s'inscrit finalement dans l'esprit de la série.
Broca et Cauvin nécessitent de se mettre dans le contexte, généralement inconnu des lecteurs. La rédaction leur avait demandé de ne pas compliquer les scénarii et de ne pas utiliser les personnages inventés par les autres auteurs, tâche déléguée à Tome et Janry (Virus fut diffusé dans le mag entre la Ceinture du Grand Froid et La Boîte Noire). Le premier album est respectable, sans plus, les reproches fusent à l'arrivée des suivants, copies conformes les uns des autres, mais il faut se rappeler à leur décharge que dans le mag, les Faiseurs de silence était intitulé "La Boîte Noire - Deuxième partie".
Dupuis décida sagement d'arrêter, avec l'accord des auteurs, les frais.
Chaland a voulu revenir vers un style plus nostalgique mais il n'eut pas la promotion nécessaire à son épisode (diffusé en noir et blanc sous le courrier des lecteurs).
Tome et Janry ont apporté un véritable délire graphique et scénaristique à la série, qui apportait un souffle vraiment nouveau. L'idée de rendre progressivement la série plus "adulte" était une idée intéressante soutenue par Dupuis, mais pas par les lecteurs apparemment. Il faut toutefois rappeler que ce n'est pas Dupuis qui les a virés de la série, c'est eux qui ont choisi de l'abandonner aprés une tentative véritablement novatrice mais imparfaite de faire évoluer le ton de la série "Machine qui Rêve".
Morvan et Munuera prennent leurs marques dans "Paris-sous-Seine", et décollent véritablement dans "L'Homme qui ne voulait pas mourir". Quelques défauts notables existent encore, mais les auteurs de série aussi prestigieuses que Sillage ne peuvent que faire espérer du bon.
Donc toujours à suivre, et quoi qu'il en advienne, "Spirou et Fantasio" restera un moment inoubliable pour la bande dessinée.
Tout simplement la meilleure BD de SF que j'ai lue.
Je l'avais découverte dans Lanfeust Mag' il y a quelques années de cela. Les perso sont caractériels comme on les aime. Intrigue bien ficelée qui s'intensifie au fil des numéros, dessins et couleurs qui collent à la BD comme une tarante colle au mur :).
J'ai dévoré les 3 premiers tomes en dans la journée, j'ai couru acheter la suite dès le lendemain. Vivement le 6e et dernier tome (prévu pour la fin de l'année 2005).
En gros... M. Bajram... Puis-je vous appeler Maître ? ;)
Quand j'étais jeune, j'achetais régulièrement le magazine Super Hercule mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai eu l'occasion de relire une BD de Hercule avec des yeux d'adultes. Et... déjà jeune, je n'aimais guère ce personnage, ce n'est pas mieux en vieillissant.
Ces albums parus chez Bamboo contiennent des gags en une planche comme ceux qui servaient de 4e de couverture sur les journaux Hercule Magazine ou sur les Pif Gadget des années 80. On y retrouve Hercule, son ami Hugues et leur souffre-douleur le gardien du jardin public où ils décident le plus souvent de faire leurs... facéties.
Le dessin de Yannick est plutôt bon, y a rien à en redire. Bien colorisé, moderne pour l'époque, dynamique, il se regarde et se lit extrêmement bien et n'a surtout pas vieilli. Bon aspect visuel, donc.
Par contre, qu'est-ce que ce n'est pas drôle ! :(
Déjà, pour ma part, je trouve le personnage de Hercule assez antipathique, le gars qui s'incruste partout, vantard (c'est voulu de le faire ainsi mais il n'en reste pas moins assez détestable), de mauvaise foi et presque méchant dans son obsession à faire des blagues aux gens autour de lui et surtout à tout ce qui ressemble à un représentant de l'ordre.
Ensuite, quand les gags de ces albums ne portent pas sur une facétie envers le Gardien du parc, on retrouve Hercule n'importe où, que ce soit sur une piste de ski, sur une île déserte, à la campagne, au milieu d'une expérience scientifique, etc... Tout est prétexte à finir la planche sur un gag façon tarte à la crème.
En résumé, Hercule, c'est un peu un clown qui déteste les forces de l'ordre, et ses gags sont ceux d'un clown donc pas très drôles quand on lit ça en BD.
Note approximative : 2.5/5
Une série d'humour éditée par Bamboo portant sur un thème bien précis, le basket, dès que je vois cela, je le classe directement dans la catégorie : "BD d'humour commerciale sans intérêt".
Et à la lecture, y a rien à dire : c'est pas drôle. Tout tourne autour de gags bourrins ou bêtas sur le basket ou sur les filles que les héros de la BD matent comme des ados prépubères. C'est sensé être une BD pour faire rire, mais les gags sont tellement plats que j'ai à un moment regardé s'il y avait bien un scénariste derrière tout ça, c'est dire...
Alors pourquoi ne donné-je pas une note si mauvaise à cette série ?
Eh bien parce que, bizarrement, sa lecture ne m'a pas trop déplu.
Le dessin, déjà, est très correct. Bon, d'accord, les décors sont vides la plupart du temps, mais les personnages sont bien dessinés, dynamiques et tout. La colorisation est simple mais bonne également dans le genre de la BD d'humour.
Et à côté de ça, les personnages de la série ne sont pas mauvais non plus. Pas aussi stéréotypés que je le craignais, quoiqu'un peu évidemment, ils ont des dialogues qui volent un petit peu plus haut que le ras des pâquerettes.
Bref, même si ce n'est pas drôle, j'ai lu cette BD sans trop de déplaisir et je me dis que ça pourrait peut-être plaire à de jeunes amateurs de basket qui ne veulent pas se prendre la tête.
En voyant cette BD sur les étals des librairies et grandes surfaces, je m'imaginais facilement une nouvelle BD à thème sortie dans un but purement commercial avec des gags en quantité industrielle et à l'humour pitoyable. D'où mon agréable surprise quand je l'ai finalement lue.
Cette BD m'a assez vite rappelé les bons moments des Dingodossiers quand Goscinny et Gotlib traitaient d'un thème particulier : ici, ce sont les différentes composantes d'un voyage qui sont traitées, de la valise jusqu'à la plage en passant par l'avion, la cuisine locale, etc... Alors bien sûr, Tehem n'a ni l'humour incroyable de Goscinny ni l'excellence du dessin de Gotlib mais j'ai néanmoins trouvé cet album très amusant.
Certains gags tombent un peu à plat ou sont un peu lourdingues ou passables, mais beaucoup de gags sont vraiment bons. Et surtout, on en a vraiment pour son argent : la BD est très dense contrairement à ce que je m'imaginais au départ. Chaque planche contient plusieurs gags et ne fonctionne donc pas sur la banale chute de fin de planche ou autres. Beaucoup de planches ne sont d'ailleurs pas sous la forme du gaufrier BD typique mais plutôt comme des brochures de vacances emplies de textes, d'images et de beaucoup d'humour.
Ce sont des gags souvent décalées, jouant sur les mots ou autres, et très peu de gags récurrents comme on pourrait le craindre.
Beaucoup d'idées, de l'humour parfois vraiment bon, un album qui vaut véritablement son prix car dense, long et agréable à lire.
Bref, une agréable surprise que je vous conseille !
Note approximative : 2.5/5
Indubitablement, cette série emprunte à beaucoup d'autres en renouvelant à peine des thèmes largement traités. On reconnaîtra des séries d'espionnage comme Alpha ou XIII, quelques magouilles de big business à la Largo Winch et une tentative de coller à l'actualité qui n'est pas sans rappeler les livres S.A.S avec le cul en moins ceci dit.
Le dessin rappelle fortement le style de Vance, réaliste et... à mon goût moche. Enfin, il n'est pas mauvais en matière de décor réaliste, mais les personnages sont figés et le tout n'a rien d'appétissant visuellement parlant. Ca se laisse regarder mais ce n'est pas à mon goût.
Quant au scénario, j'ai été légèrement impressionné par la carrière de véritable baroudeur du reportage du scénariste qui est expliquée en prologue du premier tome. C'est sûr qu'il doit en avoir à raconter avec tout ce qu'il a vu. Et ce que ça donne au final ressemble effectivement à une sorte de dénonciation des magouilles planétaires des maffias et des corrompus du Libéralisme.
Mais dans les faits de la série BD, ça sonne assez classique finalement comme récit. L'histoire oscille entre des explications complexes mêlant gros sous, politique et criminalité, explication souvent lourdes à suivre notamment par l'abondance de noms de sociétés en -OIL (comme le dit Don Lope ci-dessous) qui se veut réaliste mais perd vite le lecteur, et des combats véritablement militaires. En gros, le récit, c'est un tiers de complots et de discussions compliquées entre "gens qui savent ce qui se trame pour de bon derrière la façade du monde néo-libéral" et deux-tiers d'action débridée, avec armes de guerre, avions de chasse, hélicoptères de combats et missiles.
Les intrigues sont plutôt bien construites puisque basées sur des faits qu'on pourrait facilement imaginer réels, mais la narration est assez lourde et pas vraiment bien foutue. En outre, une héroïne belle, super forte au combat et qui a fait toutes les guérillas du monde, ça me gonfle aussi vite qu'un Largo Winch ou une Lady S. dans un autre registre.
Une série bâtie pour attirer le lectorat amateur de romans d'action-espionnage et qui effectivement n'est pas trop mauvaise dans son genre mais qui n'apporte rien de neuf au moulin du monde de la BD.
Comme je l'ai écrit précédemment, nous assistons à un retour en force, dans le monde de la bande dessinée, à une certaine "nostalgie" (au sens critique) du socialisme soviétique (Lady S., voire Le Tour de Valse). Cet album atypique en est le parfait exemple. Atypique pour plusieurs raisons :
Primo, le graphisme, qui oscille entre le crayonné et la planche définitive (le tout en noir et blanc). Secundo, le format, plus de 100 pages qui échappent aux sempiternelles 48 pages standards, enfin tertio par le thème qui est (ou était) très peu traité en BD, à savoir l'emprise communiste sur la jeunesse.
Cependant, si j'ai été véritablement enthousiasmé par le dessin (qui mérite vraiment le détour), je trouve que le scénario n'est pas à la hauteur de ce que j'attendais d'une BD "dissidente". En effet, tout au long de l'album, nous découvrons une Russie (comme disait le Général de Gaulle lorqu'il évoquait l'URSS) imbibée de Vodka, soumise et bagarreuse... Bref, rien de neuf sous le soleil. Il manque le déclic au scénario pour en faire un chef d'oeuvre (dommage !). En conclusion, un dessin superbe mais desservi par un scénario tout de même assez plat.
Cette série commence comme une série Heroïc-Fantasy ultra-classique, à tel point que j'ai cru que ça allait très vite m'ennuyer. Mais en fait, elle dispose de différentes qualités qui la font ressortir un peu du lot.
Tout d'abord, le dessin est joli. Les couleurs sont sympas, certaines cases sont bien travaillées, le dessin a un esthétisme certain, bref ça donne un aspect joli. Je dis juste "joli" car force m'est d'avouer qu'il y a quelque chose qui ne me satisfait pas pleinement dans ce dessin, des détails qui font que je n'arrive pas à le trouver excellent. Ca tient d'une part aux visages des personnages, le genre elfique fin aux oreilles pointus, visages qui pêchent surtout parce que bien souvent, hormis par la coiffure, les cicatrices et l'habillement, il n'est pas aisé de distinguer les personnages. Et ça tient surtout à une impression de manque de relief, de profondeur. Cette impression, je la ressens surtout lors des images de paysages, de montagnes, de désert, etc... C'est un peu comme si l'horizon était tout proche, comme si un brouillard masquait ce qui est trop lointain. Ca me donne un sentiment de claustrophobie comme si le dessin manquait d'espace, de possibilité d'imaginer des décors grandioses et sans limite. Ce problème de profondeur se retrouve aussi dans d'autres scènes où la perspective laisse un peu à désirer.
Malgré cela, le dessin a un aspect vraiment joli.
Quant au scénario, comme je le disais, il commence de manière vraiment très classique : une jeune fille à qui on a prédit une destinée tragique et forte, un jeune garçon comme chevalier servant, un méchant seigneur meurtrier qui va détruire le village de nos jeunes héros, la trame classique de la prophétie, de la jeune fille aux pouvoirs latents et du méchant qui veut l'utiliser à ses fins personnelles.
Mais la qualité des dialogues, la justesse des personnages, la bonne narration suffit à me faire oublier un peu cet aspect déjà-vu. Je dois avouer ne pas vraiment avoir été captivé par l'histoire qui, à force de cliché au départ, m'a un peu lassé, mais le récit est traité avec qualité et intelligence.
Pas mal sans être transcendant.
J’ai pas du tout aimé, mais alors pas du tout. A priori je lis des BD depuis des lustres ! J’ai une collection conséquente, j'aime quasiment tous les styles, et là ! Alors que tout le monde l’encense j'ai détesté !
Scénario plus que passable ! Dessin pas terrible !
Inexplicable mais je n'ai vu ni poésie ni magie ! Pourtant j'ai déjà lu pas mal de livres de Gaiman et j'aime bien son style d'écriture. Il finira dans un coin de ma bibliothèque
Donc attention, on peut être déçu... en tout cas se fut mon cas.
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Superman / Batman
Entièrement d'accord avec le 1er avis. Le dessinateur, Ed McGuiness, maîtrise bien son sujet, faire du Comics "100% divertissement" et rien d'autre. Personnellement son coup de crayon me flatte la rétine. Scénar en bois, quelques trucs "cul-cul la praline" mais en gros on passe un agréable moment dans l'ensemble, pas de prise de tête à l'horizon. Etant fan de Batman & Supes, j'ai trouvé mon compte. Les 3 étoiles sont pour ça d'ailleurs. Dans l'ensemble tout colle bien.
Spirou et Fantasio
On lit de nombreux avis sur la série Spirou et Fantasio à travers le Net et les magazines. Sans viser personne en particulier, ils sont parfois le reflet d'un manque de pragmatisme qui met en doute la qualité de ces avis. Franquin est définitivement le meilleur auteur de la série et le "créateur" de l'Univers de Spirou, même si le personnage n'est pas de lui. QRN sur Bretzelburg, les deux Zorglub et les envoûtants épisodes de la Murène font partie des moments cultes de la bande dessinée. Fournier, recommandé par Franquin aprés le refus de Roba, a apporté une touche un peu "hippie écolo" à ses épisodes, mais ça s'inscrit finalement dans l'esprit de la série. Broca et Cauvin nécessitent de se mettre dans le contexte, généralement inconnu des lecteurs. La rédaction leur avait demandé de ne pas compliquer les scénarii et de ne pas utiliser les personnages inventés par les autres auteurs, tâche déléguée à Tome et Janry (Virus fut diffusé dans le mag entre la Ceinture du Grand Froid et La Boîte Noire). Le premier album est respectable, sans plus, les reproches fusent à l'arrivée des suivants, copies conformes les uns des autres, mais il faut se rappeler à leur décharge que dans le mag, les Faiseurs de silence était intitulé "La Boîte Noire - Deuxième partie". Dupuis décida sagement d'arrêter, avec l'accord des auteurs, les frais. Chaland a voulu revenir vers un style plus nostalgique mais il n'eut pas la promotion nécessaire à son épisode (diffusé en noir et blanc sous le courrier des lecteurs). Tome et Janry ont apporté un véritable délire graphique et scénaristique à la série, qui apportait un souffle vraiment nouveau. L'idée de rendre progressivement la série plus "adulte" était une idée intéressante soutenue par Dupuis, mais pas par les lecteurs apparemment. Il faut toutefois rappeler que ce n'est pas Dupuis qui les a virés de la série, c'est eux qui ont choisi de l'abandonner aprés une tentative véritablement novatrice mais imparfaite de faire évoluer le ton de la série "Machine qui Rêve". Morvan et Munuera prennent leurs marques dans "Paris-sous-Seine", et décollent véritablement dans "L'Homme qui ne voulait pas mourir". Quelques défauts notables existent encore, mais les auteurs de série aussi prestigieuses que Sillage ne peuvent que faire espérer du bon. Donc toujours à suivre, et quoi qu'il en advienne, "Spirou et Fantasio" restera un moment inoubliable pour la bande dessinée.
Universal War One
Tout simplement la meilleure BD de SF que j'ai lue. Je l'avais découverte dans Lanfeust Mag' il y a quelques années de cela. Les perso sont caractériels comme on les aime. Intrigue bien ficelée qui s'intensifie au fil des numéros, dessins et couleurs qui collent à la BD comme une tarante colle au mur :). J'ai dévoré les 3 premiers tomes en dans la journée, j'ai couru acheter la suite dès le lendemain. Vivement le 6e et dernier tome (prévu pour la fin de l'année 2005). En gros... M. Bajram... Puis-je vous appeler Maître ? ;)
Hercule
Quand j'étais jeune, j'achetais régulièrement le magazine Super Hercule mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai eu l'occasion de relire une BD de Hercule avec des yeux d'adultes. Et... déjà jeune, je n'aimais guère ce personnage, ce n'est pas mieux en vieillissant. Ces albums parus chez Bamboo contiennent des gags en une planche comme ceux qui servaient de 4e de couverture sur les journaux Hercule Magazine ou sur les Pif Gadget des années 80. On y retrouve Hercule, son ami Hugues et leur souffre-douleur le gardien du jardin public où ils décident le plus souvent de faire leurs... facéties. Le dessin de Yannick est plutôt bon, y a rien à en redire. Bien colorisé, moderne pour l'époque, dynamique, il se regarde et se lit extrêmement bien et n'a surtout pas vieilli. Bon aspect visuel, donc. Par contre, qu'est-ce que ce n'est pas drôle ! :( Déjà, pour ma part, je trouve le personnage de Hercule assez antipathique, le gars qui s'incruste partout, vantard (c'est voulu de le faire ainsi mais il n'en reste pas moins assez détestable), de mauvaise foi et presque méchant dans son obsession à faire des blagues aux gens autour de lui et surtout à tout ce qui ressemble à un représentant de l'ordre. Ensuite, quand les gags de ces albums ne portent pas sur une facétie envers le Gardien du parc, on retrouve Hercule n'importe où, que ce soit sur une piste de ski, sur une île déserte, à la campagne, au milieu d'une expérience scientifique, etc... Tout est prétexte à finir la planche sur un gag façon tarte à la crème. En résumé, Hercule, c'est un peu un clown qui déteste les forces de l'ordre, et ses gags sont ceux d'un clown donc pas très drôles quand on lit ça en BD.
Basket Dunk
Note approximative : 2.5/5 Une série d'humour éditée par Bamboo portant sur un thème bien précis, le basket, dès que je vois cela, je le classe directement dans la catégorie : "BD d'humour commerciale sans intérêt". Et à la lecture, y a rien à dire : c'est pas drôle. Tout tourne autour de gags bourrins ou bêtas sur le basket ou sur les filles que les héros de la BD matent comme des ados prépubères. C'est sensé être une BD pour faire rire, mais les gags sont tellement plats que j'ai à un moment regardé s'il y avait bien un scénariste derrière tout ça, c'est dire... Alors pourquoi ne donné-je pas une note si mauvaise à cette série ? Eh bien parce que, bizarrement, sa lecture ne m'a pas trop déplu. Le dessin, déjà, est très correct. Bon, d'accord, les décors sont vides la plupart du temps, mais les personnages sont bien dessinés, dynamiques et tout. La colorisation est simple mais bonne également dans le genre de la BD d'humour. Et à côté de ça, les personnages de la série ne sont pas mauvais non plus. Pas aussi stéréotypés que je le craignais, quoiqu'un peu évidemment, ils ont des dialogues qui volent un petit peu plus haut que le ras des pâquerettes. Bref, même si ce n'est pas drôle, j'ai lu cette BD sans trop de déplaisir et je me dis que ça pourrait peut-être plaire à de jeunes amateurs de basket qui ne veulent pas se prendre la tête.
Lovely Planet
En voyant cette BD sur les étals des librairies et grandes surfaces, je m'imaginais facilement une nouvelle BD à thème sortie dans un but purement commercial avec des gags en quantité industrielle et à l'humour pitoyable. D'où mon agréable surprise quand je l'ai finalement lue. Cette BD m'a assez vite rappelé les bons moments des Dingodossiers quand Goscinny et Gotlib traitaient d'un thème particulier : ici, ce sont les différentes composantes d'un voyage qui sont traitées, de la valise jusqu'à la plage en passant par l'avion, la cuisine locale, etc... Alors bien sûr, Tehem n'a ni l'humour incroyable de Goscinny ni l'excellence du dessin de Gotlib mais j'ai néanmoins trouvé cet album très amusant. Certains gags tombent un peu à plat ou sont un peu lourdingues ou passables, mais beaucoup de gags sont vraiment bons. Et surtout, on en a vraiment pour son argent : la BD est très dense contrairement à ce que je m'imaginais au départ. Chaque planche contient plusieurs gags et ne fonctionne donc pas sur la banale chute de fin de planche ou autres. Beaucoup de planches ne sont d'ailleurs pas sous la forme du gaufrier BD typique mais plutôt comme des brochures de vacances emplies de textes, d'images et de beaucoup d'humour. Ce sont des gags souvent décalées, jouant sur les mots ou autres, et très peu de gags récurrents comme on pourrait le craindre. Beaucoup d'idées, de l'humour parfois vraiment bon, un album qui vaut véritablement son prix car dense, long et agréable à lire. Bref, une agréable surprise que je vous conseille !
Insiders
Note approximative : 2.5/5 Indubitablement, cette série emprunte à beaucoup d'autres en renouvelant à peine des thèmes largement traités. On reconnaîtra des séries d'espionnage comme Alpha ou XIII, quelques magouilles de big business à la Largo Winch et une tentative de coller à l'actualité qui n'est pas sans rappeler les livres S.A.S avec le cul en moins ceci dit. Le dessin rappelle fortement le style de Vance, réaliste et... à mon goût moche. Enfin, il n'est pas mauvais en matière de décor réaliste, mais les personnages sont figés et le tout n'a rien d'appétissant visuellement parlant. Ca se laisse regarder mais ce n'est pas à mon goût. Quant au scénario, j'ai été légèrement impressionné par la carrière de véritable baroudeur du reportage du scénariste qui est expliquée en prologue du premier tome. C'est sûr qu'il doit en avoir à raconter avec tout ce qu'il a vu. Et ce que ça donne au final ressemble effectivement à une sorte de dénonciation des magouilles planétaires des maffias et des corrompus du Libéralisme. Mais dans les faits de la série BD, ça sonne assez classique finalement comme récit. L'histoire oscille entre des explications complexes mêlant gros sous, politique et criminalité, explication souvent lourdes à suivre notamment par l'abondance de noms de sociétés en -OIL (comme le dit Don Lope ci-dessous) qui se veut réaliste mais perd vite le lecteur, et des combats véritablement militaires. En gros, le récit, c'est un tiers de complots et de discussions compliquées entre "gens qui savent ce qui se trame pour de bon derrière la façade du monde néo-libéral" et deux-tiers d'action débridée, avec armes de guerre, avions de chasse, hélicoptères de combats et missiles. Les intrigues sont plutôt bien construites puisque basées sur des faits qu'on pourrait facilement imaginer réels, mais la narration est assez lourde et pas vraiment bien foutue. En outre, une héroïne belle, super forte au combat et qui a fait toutes les guérillas du monde, ça me gonfle aussi vite qu'un Largo Winch ou une Lady S. dans un autre registre. Une série bâtie pour attirer le lectorat amateur de romans d'action-espionnage et qui effectivement n'est pas trop mauvaise dans son genre mais qui n'apporte rien de neuf au moulin du monde de la BD.
Une Jeunesse soviétique
Comme je l'ai écrit précédemment, nous assistons à un retour en force, dans le monde de la bande dessinée, à une certaine "nostalgie" (au sens critique) du socialisme soviétique (Lady S., voire Le Tour de Valse). Cet album atypique en est le parfait exemple. Atypique pour plusieurs raisons : Primo, le graphisme, qui oscille entre le crayonné et la planche définitive (le tout en noir et blanc). Secundo, le format, plus de 100 pages qui échappent aux sempiternelles 48 pages standards, enfin tertio par le thème qui est (ou était) très peu traité en BD, à savoir l'emprise communiste sur la jeunesse. Cependant, si j'ai été véritablement enthousiasmé par le dessin (qui mérite vraiment le détour), je trouve que le scénario n'est pas à la hauteur de ce que j'attendais d'une BD "dissidente". En effet, tout au long de l'album, nous découvrons une Russie (comme disait le Général de Gaulle lorqu'il évoquait l'URSS) imbibée de Vodka, soumise et bagarreuse... Bref, rien de neuf sous le soleil. Il manque le déclic au scénario pour en faire un chef d'oeuvre (dommage !). En conclusion, un dessin superbe mais desservi par un scénario tout de même assez plat.
Weëna
Cette série commence comme une série Heroïc-Fantasy ultra-classique, à tel point que j'ai cru que ça allait très vite m'ennuyer. Mais en fait, elle dispose de différentes qualités qui la font ressortir un peu du lot. Tout d'abord, le dessin est joli. Les couleurs sont sympas, certaines cases sont bien travaillées, le dessin a un esthétisme certain, bref ça donne un aspect joli. Je dis juste "joli" car force m'est d'avouer qu'il y a quelque chose qui ne me satisfait pas pleinement dans ce dessin, des détails qui font que je n'arrive pas à le trouver excellent. Ca tient d'une part aux visages des personnages, le genre elfique fin aux oreilles pointus, visages qui pêchent surtout parce que bien souvent, hormis par la coiffure, les cicatrices et l'habillement, il n'est pas aisé de distinguer les personnages. Et ça tient surtout à une impression de manque de relief, de profondeur. Cette impression, je la ressens surtout lors des images de paysages, de montagnes, de désert, etc... C'est un peu comme si l'horizon était tout proche, comme si un brouillard masquait ce qui est trop lointain. Ca me donne un sentiment de claustrophobie comme si le dessin manquait d'espace, de possibilité d'imaginer des décors grandioses et sans limite. Ce problème de profondeur se retrouve aussi dans d'autres scènes où la perspective laisse un peu à désirer. Malgré cela, le dessin a un aspect vraiment joli. Quant au scénario, comme je le disais, il commence de manière vraiment très classique : une jeune fille à qui on a prédit une destinée tragique et forte, un jeune garçon comme chevalier servant, un méchant seigneur meurtrier qui va détruire le village de nos jeunes héros, la trame classique de la prophétie, de la jeune fille aux pouvoirs latents et du méchant qui veut l'utiliser à ses fins personnelles. Mais la qualité des dialogues, la justesse des personnages, la bonne narration suffit à me faire oublier un peu cet aspect déjà-vu. Je dois avouer ne pas vraiment avoir été captivé par l'histoire qui, à force de cliché au départ, m'a un peu lassé, mais le récit est traité avec qualité et intelligence. Pas mal sans être transcendant.
Sandman - Nuits Éternelles
J’ai pas du tout aimé, mais alors pas du tout. A priori je lis des BD depuis des lustres ! J’ai une collection conséquente, j'aime quasiment tous les styles, et là ! Alors que tout le monde l’encense j'ai détesté ! Scénario plus que passable ! Dessin pas terrible ! Inexplicable mais je n'ai vu ni poésie ni magie ! Pourtant j'ai déjà lu pas mal de livres de Gaiman et j'aime bien son style d'écriture. Il finira dans un coin de ma bibliothèque Donc attention, on peut être déçu... en tout cas se fut mon cas.