Dans "Kid Paddle", Midam (scénariste et dessinateur), nous entraîne dans les péripéties et les délires d’un jeune garçon lobotomisé par sa console de jeux
Les différentes histoires racontent la vie de tous les jours de trois copains dont l’existence gravite essentiellement autour des jeux vidéo, des monstres gluants, du gore et du sanguinolent... Tout leur temps et énergie sont dépensés dans ces activités au grand désarroi du père et de la sœur de Kid. Les gags sont rigolos au départ mais deviennent trop récurrent, on revoit sans arrêt les mêmes sketches. La série est épuisée au bout du premier tome et malheureusement elle en compte déjà 9, ça fait 8 de trop.
Les dessins sont plutôt drôles, dans un style très simple et caricaturale. Les monstres sont marrants et très réussis. Les fonds sont souvent vides.
Angèle (coloriste) utilise des teintes flashy sur des fonds assez sombres. Les couleurs ne sont pas très abouties mais c’est le style du dessin qui veut ça.
Ce sont des BDs qui se lisent très vites car les scénarii et les dessins sont très simples.
Incontournable !
Trop méconnue, cette série est malheureusement épuisée.
Un dessin, une mise en couleur trés personnelle, une atmosphère trés étrange.
Une bande dessinée qui échappe aux genres.
A conseiller ! De même que la suite des aventures de Guillo en deux tomes, "guillo et le drôle de monde".
J'ai hésité un bon moment entre 4 et 5/5 pour cette BD.
J'ai mis 5/5 car cette BD dégage une ambiance particulière de vieux polar matiné de Disney distillé au bourbon avec comme une odeur de poudre noire.
Le dessin est superbe (que dis-je ? Sublime !), l'univers connu mais toujours agréable, celui des vieux polars.
En fait cette BD n'a a mon humble avis qu'un seul défaut : son nombre de page ! Pas du fait qu'on en redemande (même si c'est le cas) mais surtout à cause du fait que les intrigues ne sont pas assez développées et sont conclues trop rapidement.
J'adore cette série (suffit de voir la note que j'ai mis pour s'en rendre compte)
Au premier abord je n'aimais pas trop le dessin (j'ai appris à l'apprécier au fil de ma lecture) et je me suis dit que c'était un manga drôle mais sans plus.
Sinon le manga est très drôle, le héros stupide mais responsable et l'auteur fait d'ailleurs passer ce message (j'ai d'ailleurs fait un jour remarquer a un copain que GTO m'avait davantage appris a prendre mes responsabilités que tout les cours d'éducation civique que j'ai suivis). Alors certes la dernière partie de l'histoire et la fin sont un cran (voir deux) en dessous du reste du manga, mais c'est très agréable à lire.
En un mot : culte (après ça n'engage que moi)
Le Donjon de Naheulbeuk ; je connais depuis un peu plus de trois ans, via la saga en MP3 de Pen of Chaos (le POC de John "POC" Lang), et étant roliste j'ai suivi.
Au niveau du dessin, je trouve que ça colle assez bien a l'ambiance donc c'est un bon point.
Au niveau du scenar' la BD est fidèle aux MP3 originaux, c'est un fait, mais c'est justement ce qui me gêne, je m'explique :
Il n'y a que des blagues audio, qui sont très drôle quand on les écoute, les bruits bizarres et autres mais en BD ça rend nettement moins bien, de plus aucun gag visuel n'est présent. Certes ça vient d'un MP3 mais le support n'est pas le même et je pense qu'une adaptation au monde de la BD n'aurait pas été un mal.
Pour finir, c'est sympa, mignon, mais je préfère les fichiers audio.
A feuilleter avant d'acheter.
Entièrement d'accord avec le posteur. Malgré des qualités graphiques indéniables, il manque un petit quelque chose à cette bd pour qu'elle soit vraiment bien. L'histoire a peut-être quelque chose de "déjà vu", les situations ne sont pas d'une grande originalité, et malgré une volonté de dénonciation de la bétise humaine, on tombe souvent dans quelques clichés.
Cependant, cet album reste d'une lecture agréable.
Monroe est une sorte de conte moderne assez touchant, à la fois drôle et dur.
Le dessin de Tirabosco a un petit côté naïf qui colle très bien à l'histoire et au personnage principal, Sakaeunnguaq. Je dois cependant avouer que je trouve que le dessin manque un peu de relief, de profondeur. En outre, la couverture me laissait espérer un traitement des couleurs un peu meilleur. Néanmoins et malgré ces défauts qui sont liés à mes gouts personnels, le dessin de cette BD est bon et agréable à lire.
Concernant l'histoire, elle me fait bigrement penser au film Les dieux sont tombés sur la tête par l'immixtion d'un objet provenant du monde occidental dans une tribu moins civilisée et la quête d'un chasseur de cette tribu inuit décidé à ramener l'objet à sa place. Cela va donner lieu à une confrontation avec le monde moderne, parfois drôle mais souvent bien décevante pour le pauvre héros. La fin de l'histoire est d'ailleurs assez dure.
C'est une histoire sympa, assez jolie, assez bien racontée, mais force est d'avouer qu'elle manque un peu de force, de quelque chose qui fera qu'elle marquera les esprits.
Une lecture agréable mais rien d'exceptionnel.
"Tintin et Milou", historiquement je suis tout à fait d’accord pour dire que cette série est CULTE et que Hergé est un véritable pionnier qui a grandement participé à donner ses lettres de noblesse à la BD.
Bien que je trouve certaines scènes pro colonialistes et limites racistes avec l’Afrique et la Chine (Surtout dans les premiers albums, c’est peut être l’époque qui voulait ça :?)), on ne peut pas dire le contraire, Hergé est un formidable conteur. J’ai toujours beaucoup aimé la chasse au trésor que forme Le secret de la Licorne et Le trésor de Rackham le rouge, et l’odyssée spatiale avec Objectif Lune et On a marché sur la Lune. Mais il y a aussi de sacrés navets (selon moi bien sûr) comme : L’île mystérieuse où je n’ai pas accroché, Les bijoux de la Castafiore trop ennuyeux, Vol 714 pour Sydney qui commence très bien mais qui finit en quenouilles, et je ne parle pas de Tintin au pays des Soviets.
Je trouve le personnage de Tintin trop parfait, trop lisse, d’ailleurs heureusement que ce pochetron blasphémateur de capitaine Haddock est là pour rééquilibrer, sinon quel ennui.
Les dessins et les couleurs sont simples et très plats, mais le style est clair et très efficace. Les paquebots et les avions de lignes sont vraiment très chouettes.
« Le journal T1 »
Ce livre, je l’ai trouvé coincé au beau milieu de bédés du genre « Association ». Au souvenir des échanges que j’ai pu entretenir avec F. Neaud sur un forum, il fallait bien qu’un jour que je feuillette son « journal » malgré le fait que je sois assez réticent à lire des récits autobiographiques. Ma première surprise vient de ces dessins qui sont d’une maturité assez étonnante pour un premier livre et qui sont d’une lisibilité très satisfaisante, c’est ce qui m’a convaincu à en savoir plus sur cette bédé. La seconde surprise, c’est que malgré des scènes assez crues, je n’ai pas été gêné par ça parce que j’étais en face d’un livre qui parle d’amour avec un grand A. J’ai senti de la sincérité dans les propos de F. Neaud qui nous parle de son homosexualité sans aucun tabou. L’auteur nous raconte ses espérances, ses détresses et aussi… ses amours. C’est d’ailleurs suite à une déception amoureuse vécue par l’auteur que me viendra à l’esprit la magnifique chanson de Renaud « petit pédé » avec ces dernières paroles très justes : « Tu seras malheureux parfois. La vie c'est pas toujours le pied. Moi qui ne suis pas comme toi. Le malheur j'ai déjà donné. Qu'on soit tarlouze ou hétéro. C'est finalement le même topo. Seul l'amour guérit tous les maux. Je te le souhaite et au plus tôt. Petit pédé ». F. Neaud se représente comme un personnage ni antipathique ni sympathique. Pourtant à travers son journal, il se révèle assez attachant du fait notamment de cette sincérité. J’ai tout de même de nombreux reproches à formuler à propos de cet album. Premièrement, la voix off se fait parfois trop pesante et j’ai eu tendance à lire plus qu’à regarder les cases. Et deuxièmement, l’auteur dénonce un certain voyeurisme et un manque de sincérité envers les homosexuels de la part des hétéros, ce n’est pas totalement faux mais j’ai eu l’impression que F. Neaud à travers ce livre règle ses comptes à ce niveau, se fait une généralité et ça ne plaira forcément pas à tout le monde... « Le journal T1 » est finalement une bédé autobiographique à lire absolument mais la noirceur de son propos et le fait que j’ai l’impression que tout a été dit sur l’homosexualité et la vie de Neaud dans ce premier album font que je ne précipiterai pas vers les autres tomes. Note finale : 4/5
« Le journal T2 »
Que m’arrive t-il ? Moi qui a souvent horreur de lire des récits intimistes, voici que je me suis mis à feuilleter le tome 2 du journal de Fabrice Neaud une semaine après le tome 1 ! Serais-je tomber dans le piège du voyeurisme ? Le journal de Fabrice Neaud est à mon avis la bédé autobiographique qui va le plus loin dans les sentiments et l’intimité d’un auteur. Personnellement, je n’adhère pas trop à cette démarche, c’est comme si une caméra était constamment en train de film les péripéties de la vie de F. Neaud. En fait, ce qui m’a motivé à lire cette suite, c’est mon besoin de comprendre comment un homosexuel vit sa « différence » au milieu d’ »hétérosexuels » et comment il ressent le regard des autres. Le tome 1 était, à ce sens, déjà très développé et je n’aurais pas eu trop envie de lire cette suite si un bédéphile m’avait motivé à le faire. Ce tome 2 repose plus sur les déboires de F. Neaud vis à vis du chômage et de son regard face à l’art que sur son homosexuel. Ses mésaventures face à l’administration pour réussir à obtenir un minimum foncier pour pouvoir se nourrir et se loger sont significatives de ce changement de ton dans cet album par rapport au premier. Il y a aussi une réflexion sur les ambiguïtés de son statut d’artiste face aux lourdeurs de l’administration. Cet album est plus donc axé sur les malheurs que chacun peut tomber ou vivre en ce moment. J’aime toujours autant le dessin de F. Neaud qui est très lisible et qui maîtrise très bien l’anatomie humaine. La mise en page est classique et efficace. La « voix off » est cette fois-ci moins présente que dans le premier tome. Bon, allez, encore un p’tit effort, je vais aller lire l’ »énorme » troisième tome, histoire que je ne déçoive pas l’autre bédéphile… Toujours est-il que j’aime bien les « coups de gueule » de F. Neaud même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui, ça fait remuer le cocotier ! Note finale : 3/5.
Avis pour le premier tome :
"Les olives noires T1" est une bédé à la fois ironique, tendre, dure, joyeuse et… interrogative. Dérangeante par moment car elle pose des questions sur le judaïsme et ses coutumes à travers les yeux innocents d’un enfant et aussi indirectement de ceux des deux déserteurs gaulois. Mais ces questions sont abordées d’une manière tellement humoristique et les réponses sont tellement ironiques et justes qu’on se laisse entraîner par cette histoire ayant pour cadre l’époque romaine. Sfar s’attaque avec certaine tendresse aux tabous sur la religion (judaïsme) et ses principes, il apporte une vision relativement moderne sur ce récit aidé par le magnifique trait de Guibert. Le dessin est épuré et va droit à l’essentiel. Et pourtant, il suffit de jeter un coup d’œil sur la représentation des arbres, de l’architecture romaine et surtout sur les expressions des visages pour s’apercevoir que le dessin est très travaillé. La mise en page est bassique mais efficace, elle parachève le plaisir que j’ai ressenti à lire cet album. Note finale : 4/5
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Kid Paddle
Dans "Kid Paddle", Midam (scénariste et dessinateur), nous entraîne dans les péripéties et les délires d’un jeune garçon lobotomisé par sa console de jeux Les différentes histoires racontent la vie de tous les jours de trois copains dont l’existence gravite essentiellement autour des jeux vidéo, des monstres gluants, du gore et du sanguinolent... Tout leur temps et énergie sont dépensés dans ces activités au grand désarroi du père et de la sœur de Kid. Les gags sont rigolos au départ mais deviennent trop récurrent, on revoit sans arrêt les mêmes sketches. La série est épuisée au bout du premier tome et malheureusement elle en compte déjà 9, ça fait 8 de trop. Les dessins sont plutôt drôles, dans un style très simple et caricaturale. Les monstres sont marrants et très réussis. Les fonds sont souvent vides. Angèle (coloriste) utilise des teintes flashy sur des fonds assez sombres. Les couleurs ne sont pas très abouties mais c’est le style du dessin qui veut ça. Ce sont des BDs qui se lisent très vites car les scénarii et les dessins sont très simples.
La Malédiction des sept boules vertes
Incontournable ! Trop méconnue, cette série est malheureusement épuisée. Un dessin, une mise en couleur trés personnelle, une atmosphère trés étrange. Une bande dessinée qui échappe aux genres. A conseiller ! De même que la suite des aventures de Guillo en deux tomes, "guillo et le drôle de monde".
Blacksad
J'ai hésité un bon moment entre 4 et 5/5 pour cette BD. J'ai mis 5/5 car cette BD dégage une ambiance particulière de vieux polar matiné de Disney distillé au bourbon avec comme une odeur de poudre noire. Le dessin est superbe (que dis-je ? Sublime !), l'univers connu mais toujours agréable, celui des vieux polars. En fait cette BD n'a a mon humble avis qu'un seul défaut : son nombre de page ! Pas du fait qu'on en redemande (même si c'est le cas) mais surtout à cause du fait que les intrigues ne sont pas assez développées et sont conclues trop rapidement.
GTO - Great Teacher Onizuka
J'adore cette série (suffit de voir la note que j'ai mis pour s'en rendre compte) Au premier abord je n'aimais pas trop le dessin (j'ai appris à l'apprécier au fil de ma lecture) et je me suis dit que c'était un manga drôle mais sans plus. Sinon le manga est très drôle, le héros stupide mais responsable et l'auteur fait d'ailleurs passer ce message (j'ai d'ailleurs fait un jour remarquer a un copain que GTO m'avait davantage appris a prendre mes responsabilités que tout les cours d'éducation civique que j'ai suivis). Alors certes la dernière partie de l'histoire et la fin sont un cran (voir deux) en dessous du reste du manga, mais c'est très agréable à lire. En un mot : culte (après ça n'engage que moi)
Le Donjon de Naheulbeuk
Le Donjon de Naheulbeuk ; je connais depuis un peu plus de trois ans, via la saga en MP3 de Pen of Chaos (le POC de John "POC" Lang), et étant roliste j'ai suivi. Au niveau du dessin, je trouve que ça colle assez bien a l'ambiance donc c'est un bon point. Au niveau du scenar' la BD est fidèle aux MP3 originaux, c'est un fait, mais c'est justement ce qui me gêne, je m'explique : Il n'y a que des blagues audio, qui sont très drôle quand on les écoute, les bruits bizarres et autres mais en BD ça rend nettement moins bien, de plus aucun gag visuel n'est présent. Certes ça vient d'un MP3 mais le support n'est pas le même et je pense qu'une adaptation au monde de la BD n'aurait pas été un mal. Pour finir, c'est sympa, mignon, mais je préfère les fichiers audio. A feuilleter avant d'acheter.
Monroe
Entièrement d'accord avec le posteur. Malgré des qualités graphiques indéniables, il manque un petit quelque chose à cette bd pour qu'elle soit vraiment bien. L'histoire a peut-être quelque chose de "déjà vu", les situations ne sont pas d'une grande originalité, et malgré une volonté de dénonciation de la bétise humaine, on tombe souvent dans quelques clichés. Cependant, cet album reste d'une lecture agréable.
Monroe
Monroe est une sorte de conte moderne assez touchant, à la fois drôle et dur. Le dessin de Tirabosco a un petit côté naïf qui colle très bien à l'histoire et au personnage principal, Sakaeunnguaq. Je dois cependant avouer que je trouve que le dessin manque un peu de relief, de profondeur. En outre, la couverture me laissait espérer un traitement des couleurs un peu meilleur. Néanmoins et malgré ces défauts qui sont liés à mes gouts personnels, le dessin de cette BD est bon et agréable à lire. Concernant l'histoire, elle me fait bigrement penser au film Les dieux sont tombés sur la tête par l'immixtion d'un objet provenant du monde occidental dans une tribu moins civilisée et la quête d'un chasseur de cette tribu inuit décidé à ramener l'objet à sa place. Cela va donner lieu à une confrontation avec le monde moderne, parfois drôle mais souvent bien décevante pour le pauvre héros. La fin de l'histoire est d'ailleurs assez dure. C'est une histoire sympa, assez jolie, assez bien racontée, mais force est d'avouer qu'elle manque un peu de force, de quelque chose qui fera qu'elle marquera les esprits. Une lecture agréable mais rien d'exceptionnel.
Les Aventures de Tintin
"Tintin et Milou", historiquement je suis tout à fait d’accord pour dire que cette série est CULTE et que Hergé est un véritable pionnier qui a grandement participé à donner ses lettres de noblesse à la BD. Bien que je trouve certaines scènes pro colonialistes et limites racistes avec l’Afrique et la Chine (Surtout dans les premiers albums, c’est peut être l’époque qui voulait ça :?)), on ne peut pas dire le contraire, Hergé est un formidable conteur. J’ai toujours beaucoup aimé la chasse au trésor que forme Le secret de la Licorne et Le trésor de Rackham le rouge, et l’odyssée spatiale avec Objectif Lune et On a marché sur la Lune. Mais il y a aussi de sacrés navets (selon moi bien sûr) comme : L’île mystérieuse où je n’ai pas accroché, Les bijoux de la Castafiore trop ennuyeux, Vol 714 pour Sydney qui commence très bien mais qui finit en quenouilles, et je ne parle pas de Tintin au pays des Soviets. Je trouve le personnage de Tintin trop parfait, trop lisse, d’ailleurs heureusement que ce pochetron blasphémateur de capitaine Haddock est là pour rééquilibrer, sinon quel ennui. Les dessins et les couleurs sont simples et très plats, mais le style est clair et très efficace. Les paquebots et les avions de lignes sont vraiment très chouettes.
Journal
« Le journal T1 » Ce livre, je l’ai trouvé coincé au beau milieu de bédés du genre « Association ». Au souvenir des échanges que j’ai pu entretenir avec F. Neaud sur un forum, il fallait bien qu’un jour que je feuillette son « journal » malgré le fait que je sois assez réticent à lire des récits autobiographiques. Ma première surprise vient de ces dessins qui sont d’une maturité assez étonnante pour un premier livre et qui sont d’une lisibilité très satisfaisante, c’est ce qui m’a convaincu à en savoir plus sur cette bédé. La seconde surprise, c’est que malgré des scènes assez crues, je n’ai pas été gêné par ça parce que j’étais en face d’un livre qui parle d’amour avec un grand A. J’ai senti de la sincérité dans les propos de F. Neaud qui nous parle de son homosexualité sans aucun tabou. L’auteur nous raconte ses espérances, ses détresses et aussi… ses amours. C’est d’ailleurs suite à une déception amoureuse vécue par l’auteur que me viendra à l’esprit la magnifique chanson de Renaud « petit pédé » avec ces dernières paroles très justes : « Tu seras malheureux parfois. La vie c'est pas toujours le pied. Moi qui ne suis pas comme toi. Le malheur j'ai déjà donné. Qu'on soit tarlouze ou hétéro. C'est finalement le même topo. Seul l'amour guérit tous les maux. Je te le souhaite et au plus tôt. Petit pédé ». F. Neaud se représente comme un personnage ni antipathique ni sympathique. Pourtant à travers son journal, il se révèle assez attachant du fait notamment de cette sincérité. J’ai tout de même de nombreux reproches à formuler à propos de cet album. Premièrement, la voix off se fait parfois trop pesante et j’ai eu tendance à lire plus qu’à regarder les cases. Et deuxièmement, l’auteur dénonce un certain voyeurisme et un manque de sincérité envers les homosexuels de la part des hétéros, ce n’est pas totalement faux mais j’ai eu l’impression que F. Neaud à travers ce livre règle ses comptes à ce niveau, se fait une généralité et ça ne plaira forcément pas à tout le monde... « Le journal T1 » est finalement une bédé autobiographique à lire absolument mais la noirceur de son propos et le fait que j’ai l’impression que tout a été dit sur l’homosexualité et la vie de Neaud dans ce premier album font que je ne précipiterai pas vers les autres tomes. Note finale : 4/5 « Le journal T2 » Que m’arrive t-il ? Moi qui a souvent horreur de lire des récits intimistes, voici que je me suis mis à feuilleter le tome 2 du journal de Fabrice Neaud une semaine après le tome 1 ! Serais-je tomber dans le piège du voyeurisme ? Le journal de Fabrice Neaud est à mon avis la bédé autobiographique qui va le plus loin dans les sentiments et l’intimité d’un auteur. Personnellement, je n’adhère pas trop à cette démarche, c’est comme si une caméra était constamment en train de film les péripéties de la vie de F. Neaud. En fait, ce qui m’a motivé à lire cette suite, c’est mon besoin de comprendre comment un homosexuel vit sa « différence » au milieu d’ »hétérosexuels » et comment il ressent le regard des autres. Le tome 1 était, à ce sens, déjà très développé et je n’aurais pas eu trop envie de lire cette suite si un bédéphile m’avait motivé à le faire. Ce tome 2 repose plus sur les déboires de F. Neaud vis à vis du chômage et de son regard face à l’art que sur son homosexuel. Ses mésaventures face à l’administration pour réussir à obtenir un minimum foncier pour pouvoir se nourrir et se loger sont significatives de ce changement de ton dans cet album par rapport au premier. Il y a aussi une réflexion sur les ambiguïtés de son statut d’artiste face aux lourdeurs de l’administration. Cet album est plus donc axé sur les malheurs que chacun peut tomber ou vivre en ce moment. J’aime toujours autant le dessin de F. Neaud qui est très lisible et qui maîtrise très bien l’anatomie humaine. La mise en page est classique et efficace. La « voix off » est cette fois-ci moins présente que dans le premier tome. Bon, allez, encore un p’tit effort, je vais aller lire l’ »énorme » troisième tome, histoire que je ne déçoive pas l’autre bédéphile… Toujours est-il que j’aime bien les « coups de gueule » de F. Neaud même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui, ça fait remuer le cocotier ! Note finale : 3/5.
Les Olives noires
Avis pour le premier tome : "Les olives noires T1" est une bédé à la fois ironique, tendre, dure, joyeuse et… interrogative. Dérangeante par moment car elle pose des questions sur le judaïsme et ses coutumes à travers les yeux innocents d’un enfant et aussi indirectement de ceux des deux déserteurs gaulois. Mais ces questions sont abordées d’une manière tellement humoristique et les réponses sont tellement ironiques et justes qu’on se laisse entraîner par cette histoire ayant pour cadre l’époque romaine. Sfar s’attaque avec certaine tendresse aux tabous sur la religion (judaïsme) et ses principes, il apporte une vision relativement moderne sur ce récit aidé par le magnifique trait de Guibert. Le dessin est épuré et va droit à l’essentiel. Et pourtant, il suffit de jeter un coup d’œil sur la représentation des arbres, de l’architecture romaine et surtout sur les expressions des visages pour s’apercevoir que le dessin est très travaillé. La mise en page est bassique mais efficace, elle parachève le plaisir que j’ai ressenti à lire cet album. Note finale : 4/5