Ecoutez. Je suis un polonais assez âgé qui a vécu ses jeunes années en Belgique sur des BD telles que Astérix et Lucky Luke. Mais, maintenant j'ai des enfants assez adultes qui connaissent le français et j'apprécie leur gout.
C'est grâce à mes enfants que j'ai découvert Leo et ses cycles d'Aldebaran et Betelgeuse. J'ai toujours été un fan de bonne (j'accentue ici de "bonne") science-fiction (j'ai écrit moi-même des nouvelles de ce genre) et je suis d'avis que depuis longtemps la BD française (que je considère comme la meilleure en comparaison avec des bêtes histoires américaines ou japonaises) n'a connu quelque chose de mieux.
Bien qu'avec un dessin assez simple (que malgré tout j'apprécie car je suis aussi un fan de Vance avec un dessin aussi simple) je pense que l'intrigue est très logique et va au devant des espérances humaines quant au futur. En plus tout y est, création, invention, amour et intrigue. Sur le site de Dargaud j'ai découvert que le dernier album va sortir bientôt (Betelgeuse 5). J'espère que Leo va continuer ses cycles au profit de la BD française.
Alors franchement là, je m'attendais à mieux. Mais non, la version française de High School Kimengumi aurait pu être excellente, mais malheureusement le traducteur, au lieu de la traduire (c'est son boulot, non ?), a cru bon de l'adapter en français. Du coup, on se retrouve, rien que dans le 1er volume, avec les noms français de l'anime, des jeux de mots à la française ("nippon ni mauvais", je cite) ou des références à Zinedine Zidane, Hélène Et Les Garçons ou encore Pokemon (euh la série date de 1983 quand même, faut pas déconner). Au lieu de garder les références japonaises et d'utiliser un système de lexique comme dans certaines séries, Akinori Matsumoto (le traducteur) a préféré céder à la facilité. C'est bien dommage...
Pour un manga édité en 1994 ou 95 cela serait passé, mais en 2000, non. Je pense que les lecteurs de mangas ont évolué et attendent plus qu'une simple adaptation. Tonkam m'avait habitué à mieux.
Je n'ai pas du tout aime le 1er tome... J'ai eu l'impression qu'il manquait des pages = Le scénario passe du coq à l'âne sans qu'on sache trop comment... Ca s'améliore dans les 2 tomes suivants mais j'ai guère plus aimé...
Le dessin est pas mal mais ca casse pas trois pattes au canard non plus...
Ma note s'approche de la moyenne... moyenne. Car les qualités que j'ai pu trouver dans cette BD (deux premiers albums, qui forment un cycle) sont presque exactement contrebalancées par ses défauts. Au niveau graphique : les dessins sont quand même un peu ratés par moments, les personnages sont mal proportionnés... Seuls les personnages de loups me semblent faire l'objet d'un effort particulier. Sur le plan narratif, il est à noter qu'il y a quelques bonnes idées (le détournement de contes, l'âme partagée de certains personnages), que certains personnages sont loin d'être inintéressants. Mais comme c'est ennuyeux la plupart du temps !! On a vraiment du mal à s'accrocher, et le premier tome est particulièrement confus...
A voir si le second cycle confirme cette balance...
Les dessins sont pas terrible mais ne vous inquiétez pas leurs charmes vous rattrapera car le scénario est béton, il mèle habilement plaisir de lecture, satire de la société et surtout des rebondissements de la plus haute intelligence.
Les idées préconçues à bannir : ce comic's n'est pas intelligent, il regorge de violence.
Pour conclure les super héros de Watchmen sont avant tout super humain.
Je crois qu'il arrive à tout le monde d'acheter un cd pour les quelques chansons les plus commerciales et de finalement commencer petit à petit à préférer d'avantages celle qui à la première écoute passait inaperçue.
La nef des fous c'est un peut ça à ma première lecture je l'ai trouvée moyenne mais quand je l'ai relue, vous savez un soir où quand on va se coucher on sait qu'une rude journée va seconder la nuit...
La nef des fous est incroyable de part ses dessins, son humour, son histoire décalée mais je crois pouvoir ressentir où l'auteur nous amène contrairement à ce que certains peuvent dire.
J'ai presque eu du mal à adhérer avec ce début plein de grosses ficelles éculées, les personnages en remake des douze salopards et un scénario cousu de gros fil blanc. Mais plus on avance dans la série, plus les rebondissements s'éloignent des lieux communs et surprennent, et l'auteur cherche à donner de la profondeur à ses personnages. Et surtout, le propos de fond (Il est rare de voir une BD porteuse d'un message, bravo !) est intéressant et assez bien servi par une histoire relativement plausible. Malheureusement un certain manque de finesse dans les personnages, le manque de travail de certains détails enlèvent de la crédibilité à l'ensemble et empêchent d'être totalement pris, et ramène cette série au simple rang d'aventure BD au lieu de la série culte qu'elle aurait pu être. Car en plus, le dessin est bon.
A lire tout de même, certainement avec plaisir.
Qu'est-ce que le lupus ?
C'est une maladie du système immunitaire et une maladie chronique.
D'habitude, le système immunitaire aide à combattre les infections, les virus ; mais lorsqu'on est atteint du lupus, il n'aide pas à combattre. On dit "maladie chronique" car cette maladie ne peut pas se guérir mais peut être sur contrôle si l'on fait ce que les médecins nous disent de faire. Un membre de ma famille est atteint de cette maladie. C'est une saloperie qui vous prend sans aucune raison -apparemment-, et qui risque de vous gâcher la vie, jusqu'à ce qu'elle s'achève. Vous ne pouvez pas en mourir, mais vous traversez des périodes de fatigue extrême, qui peuvent durer plus ou moins longtemps.
Avant d'ouvrir la BD qui porte ce nom, j'avais des doutes sur son sujet réel. Après avoir lu les 3 premiers tomes, je n'ai plus de doute. La BD de Frédérik Peeters porte bien ce nom, à plusieurs niveaux. Tout d'abord concernant l'histoire. Un jour un événement met la vie de Lupus sens dessus dessous. Elle en sera immédiablement entachée, et il traversera de grandes périodes de doute, des coups de bambou. Il vivra des moments heureux quand même, qu'il ne pourra s'empêcher d'interpréter comme des répits, et donc il ne pourra pas en profiter pleinement. Le lupus se manifeste quelquefois par des taches spontanées sur la peau. Le changement de Lupus va peut-être déteindre sur Sanaa... Ceux qui auront lu le tome 3 comprendront ce que je veux dire. Et enfin, Lupus agit également comme la maladie du même nom sur ceux qui la lisent : elle sort de nulle part, accapare toute l'énergie (essentiellement psychique) de celui qui la lit, et il ne pourra probablement s'en défaire. De plus, elle viendra ponctuellement nous occuper l'esprit.
Voilà une première analyse.
Si l'on passe à un second niveau, on constate que Peeters a réussi le mariage parfait entre la SF et le roman graphique. Son univers, sa technologie se tiennent, car ils ne sont pas très éloignés de notre civilisation du début du XXième siècle. Graphiquement, et bien que je ne sois pas très client de ce type de graphisme en temps normal, tout est incroyablement efficace. Peeters n'est ni Moebius, ni Gimenez, mais il réussit, avec une économie de moyens assez hallucinante, à nous faire totalement croire à ce qu'on voit. Seule la station du tome 3 me semble un peu ridicule. Cerise sur le gâteau, les 3 premières couvertures, construites suivant le même modèle, sont toutes les trois superbes (j'aime bien celle du tome 3, avec ses dessins presque subliminaux dans le vide de l'espace)...
Sur le plan de l'histoire, cette cavale est réellement palpitante, on rencontre des personnages et des créatures réellement fascinants. Résultat, on a hâte d'arriver au tome 4, qui marquera (déjà, moi qui viens juste de lire les autres) la conclusion d'un très beau voyage...
Voici une petite histoire "humour-et-mystique" concoctée par la scénariste de "Volunteer" qui vient bousculer la tranquillité de la sacro-sainte Eglise. Rien de bien méchant, il est juste question de statues de femmes qui se dénudent pour forniquer avec les saints d’une église. L’originalité du récit est donc indéniable, même si la fin est plus convenue . . . cela reste malgré tout agréable à lire. D’autant plus agréable que les planches sont tout simplement superbes ! Le trait de Le Gohan est en effet déjà très affirmé et convient fort bien au N&B. Etonnant qu’il n’ai pas percé depuis ?
Décidément, la collection Comix n’a pas fini de me surprendre . . . :)
"Sillage", est une très bonne série de science-fiction. Chaque tome de cette série peut être considéré comme indépendant avec chaque fois une aventure différente même si il est TRÈS PRÉFÉRABLE de lire la série dans l’ordre car il y a tout de même une trame de fond qui avance plus ou moins selon les albums.
Les scénars de Morvan sont bien fichus. L’histoire : Nävis voyage à bord du convoi nommé Sillage où elle a été recueillie. Elle est la seule et l’unique représentante de la race humaine ce qui lui donne un avantage certain sur les autres aliens du convoi : personne ne peut lire dans son esprit et elle est aussi très athlétique. Grâce à cela, elle effectue quelques missions périlleuses pour le compte de Sillage et gagne ainsi sa place à bord du convoi. Au fil des albums, Nävis enquête sur ses origines et espère rencontrer d’autres humains.
Par le biais des différentes planètes que découvrent l’héroïne, l’auteur en profite pour nous faire gentiment réfléchir sur différents sujets tel que la colonisation, le terrorisme, la pauvreté, l’esclavagisme, la guerre, la drogue... Un autre point fort de cette collection, c’est que tout n’est pas blanc ou noir, les personnages sont beaucoup plus torturés que ça, il n’y a pas de manichéisme à outrance.
Les dessins et les couleurs de Buchet sont superbes. Nävis et ses coupes de cheveux différentes dans chaque tome sont magnifiques. Au début elle à la morphologie d’une jeune ados et au fur et à mesure elle grandit et devient une jeune femme. Cette évolution est très bien rendue sur le papier.
Voici les albums rangés par ordre de préférence :
1/. Tome 2 – "Collection Privée"
2/. Tome 3 – "Engrenages"
3/. Tome 7 – "Q.H.I."
4/. Tome 5
5/. Tome 1 – "À feu et à cendres"
6/. Tome 8 - "Nature Humaine"
7/. Tome 6 – "Artifices"
8/. Tome 4 – "Le signe des démons"
Sur ce : POOOOUUUUKKKRAAMMMM!!!!!!!!!! et vivement le tome 9 !
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Nos enjeux environnementaux
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Nos enjeux culturels et sociétaux
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Nos enjeux sociaux
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Bételgeuse
Ecoutez. Je suis un polonais assez âgé qui a vécu ses jeunes années en Belgique sur des BD telles que Astérix et Lucky Luke. Mais, maintenant j'ai des enfants assez adultes qui connaissent le français et j'apprécie leur gout. C'est grâce à mes enfants que j'ai découvert Leo et ses cycles d'Aldebaran et Betelgeuse. J'ai toujours été un fan de bonne (j'accentue ici de "bonne") science-fiction (j'ai écrit moi-même des nouvelles de ce genre) et je suis d'avis que depuis longtemps la BD française (que je considère comme la meilleure en comparaison avec des bêtes histoires américaines ou japonaises) n'a connu quelque chose de mieux. Bien qu'avec un dessin assez simple (que malgré tout j'apprécie car je suis aussi un fan de Vance avec un dessin aussi simple) je pense que l'intrigue est très logique et va au devant des espérances humaines quant au futur. En plus tout y est, création, invention, amour et intrigue. Sur le site de Dargaud j'ai découvert que le dernier album va sortir bientôt (Betelgeuse 5). J'espère que Leo va continuer ses cycles au profit de la BD française.
Kimengumi - Le Collège fou fou fou
Alors franchement là, je m'attendais à mieux. Mais non, la version française de High School Kimengumi aurait pu être excellente, mais malheureusement le traducteur, au lieu de la traduire (c'est son boulot, non ?), a cru bon de l'adapter en français. Du coup, on se retrouve, rien que dans le 1er volume, avec les noms français de l'anime, des jeux de mots à la française ("nippon ni mauvais", je cite) ou des références à Zinedine Zidane, Hélène Et Les Garçons ou encore Pokemon (euh la série date de 1983 quand même, faut pas déconner). Au lieu de garder les références japonaises et d'utiliser un système de lexique comme dans certaines séries, Akinori Matsumoto (le traducteur) a préféré céder à la facilité. C'est bien dommage... Pour un manga édité en 1994 ou 95 cela serait passé, mais en 2000, non. Je pense que les lecteurs de mangas ont évolué et attendent plus qu'une simple adaptation. Tonkam m'avait habitué à mieux.
Vanity Benz
Je n'ai pas du tout aime le 1er tome... J'ai eu l'impression qu'il manquait des pages = Le scénario passe du coq à l'âne sans qu'on sache trop comment... Ca s'améliore dans les 2 tomes suivants mais j'ai guère plus aimé... Le dessin est pas mal mais ca casse pas trois pattes au canard non plus...
Règlement de contes
Ma note s'approche de la moyenne... moyenne. Car les qualités que j'ai pu trouver dans cette BD (deux premiers albums, qui forment un cycle) sont presque exactement contrebalancées par ses défauts. Au niveau graphique : les dessins sont quand même un peu ratés par moments, les personnages sont mal proportionnés... Seuls les personnages de loups me semblent faire l'objet d'un effort particulier. Sur le plan narratif, il est à noter qu'il y a quelques bonnes idées (le détournement de contes, l'âme partagée de certains personnages), que certains personnages sont loin d'être inintéressants. Mais comme c'est ennuyeux la plupart du temps !! On a vraiment du mal à s'accrocher, et le premier tome est particulièrement confus... A voir si le second cycle confirme cette balance...
Watchmen
Les dessins sont pas terrible mais ne vous inquiétez pas leurs charmes vous rattrapera car le scénario est béton, il mèle habilement plaisir de lecture, satire de la société et surtout des rebondissements de la plus haute intelligence. Les idées préconçues à bannir : ce comic's n'est pas intelligent, il regorge de violence. Pour conclure les super héros de Watchmen sont avant tout super humain.
La Nef des fous
Je crois qu'il arrive à tout le monde d'acheter un cd pour les quelques chansons les plus commerciales et de finalement commencer petit à petit à préférer d'avantages celle qui à la première écoute passait inaperçue. La nef des fous c'est un peut ça à ma première lecture je l'ai trouvée moyenne mais quand je l'ai relue, vous savez un soir où quand on va se coucher on sait qu'une rude journée va seconder la nuit... La nef des fous est incroyable de part ses dessins, son humour, son histoire décalée mais je crois pouvoir ressentir où l'auteur nous amène contrairement à ce que certains peuvent dire.
Universal War One
J'ai presque eu du mal à adhérer avec ce début plein de grosses ficelles éculées, les personnages en remake des douze salopards et un scénario cousu de gros fil blanc. Mais plus on avance dans la série, plus les rebondissements s'éloignent des lieux communs et surprennent, et l'auteur cherche à donner de la profondeur à ses personnages. Et surtout, le propos de fond (Il est rare de voir une BD porteuse d'un message, bravo !) est intéressant et assez bien servi par une histoire relativement plausible. Malheureusement un certain manque de finesse dans les personnages, le manque de travail de certains détails enlèvent de la crédibilité à l'ensemble et empêchent d'être totalement pris, et ramène cette série au simple rang d'aventure BD au lieu de la série culte qu'elle aurait pu être. Car en plus, le dessin est bon. A lire tout de même, certainement avec plaisir.
Lupus
Qu'est-ce que le lupus ? C'est une maladie du système immunitaire et une maladie chronique. D'habitude, le système immunitaire aide à combattre les infections, les virus ; mais lorsqu'on est atteint du lupus, il n'aide pas à combattre. On dit "maladie chronique" car cette maladie ne peut pas se guérir mais peut être sur contrôle si l'on fait ce que les médecins nous disent de faire. Un membre de ma famille est atteint de cette maladie. C'est une saloperie qui vous prend sans aucune raison -apparemment-, et qui risque de vous gâcher la vie, jusqu'à ce qu'elle s'achève. Vous ne pouvez pas en mourir, mais vous traversez des périodes de fatigue extrême, qui peuvent durer plus ou moins longtemps. Avant d'ouvrir la BD qui porte ce nom, j'avais des doutes sur son sujet réel. Après avoir lu les 3 premiers tomes, je n'ai plus de doute. La BD de Frédérik Peeters porte bien ce nom, à plusieurs niveaux. Tout d'abord concernant l'histoire. Un jour un événement met la vie de Lupus sens dessus dessous. Elle en sera immédiablement entachée, et il traversera de grandes périodes de doute, des coups de bambou. Il vivra des moments heureux quand même, qu'il ne pourra s'empêcher d'interpréter comme des répits, et donc il ne pourra pas en profiter pleinement. Le lupus se manifeste quelquefois par des taches spontanées sur la peau. Le changement de Lupus va peut-être déteindre sur Sanaa... Ceux qui auront lu le tome 3 comprendront ce que je veux dire. Et enfin, Lupus agit également comme la maladie du même nom sur ceux qui la lisent : elle sort de nulle part, accapare toute l'énergie (essentiellement psychique) de celui qui la lit, et il ne pourra probablement s'en défaire. De plus, elle viendra ponctuellement nous occuper l'esprit. Voilà une première analyse. Si l'on passe à un second niveau, on constate que Peeters a réussi le mariage parfait entre la SF et le roman graphique. Son univers, sa technologie se tiennent, car ils ne sont pas très éloignés de notre civilisation du début du XXième siècle. Graphiquement, et bien que je ne sois pas très client de ce type de graphisme en temps normal, tout est incroyablement efficace. Peeters n'est ni Moebius, ni Gimenez, mais il réussit, avec une économie de moyens assez hallucinante, à nous faire totalement croire à ce qu'on voit. Seule la station du tome 3 me semble un peu ridicule. Cerise sur le gâteau, les 3 premières couvertures, construites suivant le même modèle, sont toutes les trois superbes (j'aime bien celle du tome 3, avec ses dessins presque subliminaux dans le vide de l'espace)... Sur le plan de l'histoire, cette cavale est réellement palpitante, on rencontre des personnages et des créatures réellement fascinants. Résultat, on a hâte d'arriver au tome 4, qui marquera (déjà, moi qui viens juste de lire les autres) la conclusion d'un très beau voyage...
Fornicaturi Te Salutant
Voici une petite histoire "humour-et-mystique" concoctée par la scénariste de "Volunteer" qui vient bousculer la tranquillité de la sacro-sainte Eglise. Rien de bien méchant, il est juste question de statues de femmes qui se dénudent pour forniquer avec les saints d’une église. L’originalité du récit est donc indéniable, même si la fin est plus convenue . . . cela reste malgré tout agréable à lire. D’autant plus agréable que les planches sont tout simplement superbes ! Le trait de Le Gohan est en effet déjà très affirmé et convient fort bien au N&B. Etonnant qu’il n’ai pas percé depuis ? Décidément, la collection Comix n’a pas fini de me surprendre . . . :)
Sillage
"Sillage", est une très bonne série de science-fiction. Chaque tome de cette série peut être considéré comme indépendant avec chaque fois une aventure différente même si il est TRÈS PRÉFÉRABLE de lire la série dans l’ordre car il y a tout de même une trame de fond qui avance plus ou moins selon les albums. Les scénars de Morvan sont bien fichus. L’histoire : Nävis voyage à bord du convoi nommé Sillage où elle a été recueillie. Elle est la seule et l’unique représentante de la race humaine ce qui lui donne un avantage certain sur les autres aliens du convoi : personne ne peut lire dans son esprit et elle est aussi très athlétique. Grâce à cela, elle effectue quelques missions périlleuses pour le compte de Sillage et gagne ainsi sa place à bord du convoi. Au fil des albums, Nävis enquête sur ses origines et espère rencontrer d’autres humains. Par le biais des différentes planètes que découvrent l’héroïne, l’auteur en profite pour nous faire gentiment réfléchir sur différents sujets tel que la colonisation, le terrorisme, la pauvreté, l’esclavagisme, la guerre, la drogue... Un autre point fort de cette collection, c’est que tout n’est pas blanc ou noir, les personnages sont beaucoup plus torturés que ça, il n’y a pas de manichéisme à outrance. Les dessins et les couleurs de Buchet sont superbes. Nävis et ses coupes de cheveux différentes dans chaque tome sont magnifiques. Au début elle à la morphologie d’une jeune ados et au fur et à mesure elle grandit et devient une jeune femme. Cette évolution est très bien rendue sur le papier. Voici les albums rangés par ordre de préférence : 1/. Tome 2 – "Collection Privée" 2/. Tome 3 – "Engrenages" 3/. Tome 7 – "Q.H.I." 4/. Tome 5 5/. Tome 1 – "À feu et à cendres" 6/. Tome 8 - "Nature Humaine" 7/. Tome 6 – "Artifices" 8/. Tome 4 – "Le signe des démons" Sur ce : POOOOUUUUKKKRAAMMMM!!!!!!!!!! et vivement le tome 9 !