J’avais beaucoup aimé La Vie de ma Mère dessiné par Chauzy et c’est donc avec ce bon souvenir que je me suis à lire cet album. J’ai retrouvé dans « Rouge est ma couleur » le trait caractéristique de Chauzy avec cette impression de vivacité ainsi que cette débauche de couleurs paradoxalement chaudes et froides à la fois, bref, j’adore !
Dans ce polar adapté d’un roman de Marc Villard, les personnages ne m’ont pas apporté de la sympathie. Il faut dire qu’ils évoluent dans un Paris sordide avec son milieu de ripoux et de dealers sans scrupule. Le tout m’a donné un sentiment de malaise complété par mon absence d’attachement à un personnage. Pour ce dernier point, c’est d’ailleurs assez dommage car Zoé évoluait dans un univers soumis à la drogue qui pouvait nous émouvoir étant donné qu’elle avait envie de sortir de ce guêpier.
La narration de « Rouge est ma couleur » est le point faible de l’album, j’ai eu l’impression que des raccourcis ont été faits. Le découpage des scènes manque de fluidité, j’ai donc eu le sentiment que la pagination n’était pas assez importante pour ce récit. C’est dommage car cela aurait peut-être pu nous permettre de s’attacher à l’héroïne et de mieux nous faire partager sa détresse.
Des beaux dessins pour une belle histoire, que demander de plus?
Stassen, nous livre encore une fois des dessins des plus maîtrisés avec des couleurs qui nous rappellent les différents continents que cette histoire traverse: à la fois très lumineux et violents en Afrique Noire, que "doux-gris" en Europe et pastels au Maghreb. Ceci donne une véritable personnalité à ces dessins.
L'histoire nous met en scène deux errants, qui sont très attachants dans leurs drôles d'histoires. Ils sont brinqueballés dans des situations parfois très difficiles, mais il ressort du récit une vraie fraicheur de vie. Au delà de nos deux héros, le narrateur apporte beaucoup à cette BD et lui donne une qualité narrative qui nous rapproche du conte raconté aux plus jeunes. Mêmes les personnage secondaires participent à cette fabuleuse aventure et nous font rêver totalement. On narrive vraiment à se détacher d ela bizzarerie des situations pour se laisser bercer par ce double voyage dans lequel nos deux héros s'arrêtent un moment pour nous faire rêver. C'est poétique mais pas plonplon.
Par rapport à L'Ascension du Haut Mal, David B. nous offre un récit beaucoup plus léger mais tout aussi captivant, servi par des dessins qui dégagent une superbe énergie et une certaine tension.
Le choix des personnages est merveilleux: nous rencontrons toutes les tendances religieuses dans un Bagdad "moyen-ageux" qui prend des allures très romantiques, et tous les personnages sont admirablement choisis, décrits, rendus vivants par le dessin et "sympathiques". Je trouve que les dessins servent au mieux ces personnages haut en couleurs. Seul regret les apparations peu fréquentes du voleur. Par contre le bourreau et le derviche m'ont ravi au plus haut point, tout comme les nombreuses interactions que développent ces amis. Pour preuve le mot qu'ont tous les membres de cette société secrète pour le bourreau.
L'intrigue est magnifique, avec une utilisation de la magie noire, des mystères, des esprits bons ou mauvais, des professions qui sont toutes au bord du mystique, qui donne une certaine ambiance, et qui me paraît en adéquation totale avec le Moyen Orient de l'époque. Seul reproche la dernière case de chaque album, qui donne un espèce de suspens pour nous donner envie de sauter sur le tome suivant. Ce n'est pas la peine d'user de ce genre de stratagème. La lecture est suffisamment captivante et quand on est parti pour le premier tome on se retrouve à la fin du second sans s'en rendre compte.
Jeph Loeb nous montre une fois de plus qu'il est le gardien du temple chez DC, et nous fait profiter de son immense culture du comic, en créant une histoire simple mais plaisante.
Ce Superman/Batman est une série qui a la capacité de satisfaire les fans tout en étant accessible à des gens qui découvrent les deux héros les plus célèbre du DCverse.
Evidemment on sent l'amour que porte l'auteur aux personnages et ils sont ici bien mis en valeurs, cependant il est quand même regrettable, que la face sombre du Dark knight soit ici un peu atténuée et que le côté distant de l'homme d'acier, soit quasiment absent. Superman et Batman sont donc représentés ici de façon simple, deux héros luttant ensemble et se soutenant sans reserve, ce qui d'habitude ne se réalise pas gentiment et sans tension comme ici.
Les dessins de McGuinness correspondent à cette logique de séduction d'un large public, ils utilisent nombres d'effets et ne sont pas sans rappeler par moment l'esprit graphique de la célèbre série animée des 90's consacrée à Batman.
Si vous aimez ce style vif, coloré et dynamique vous serez comblé, sinon gare à la surenchère d'explosions et d'effets spéciaux.
Si Superman/Batman vise un large public, ce n'est pas pour autant un comic inintéressant, l'action est pêchue et certains évènements importants s'y déroulent, bref, c'est un comic dans la plus pûre tradition du mainstream qui correspond aux standards de qualité.
A lire pour se distraire.
C'est bien, effectivement. Les dessins sont beaux, même s'ils manquent parfois de finesse sur les visages.
Le mode de narration choisi est intéressant, l'auteur a évité de nous conter l'histoire du super-héros. Ici, le héros est humain, trop humain d'ailleurs. Une belle rétrospective sur les débuts du Tour (eh oui, les boyaux étaient bien fragiles..) où l'EPO n'avait pas encore cours.
C'est donc un réel plaisir de suivre cet homme dans ses efforts. Toutefois, l'histoire est un peu trop rapide dans les dernières pages ; on passe trop rapidement d'une année à la suivante et le drame qui atteint son apogée perd un peu de sa force.
Il mériterait presque un 4/5, mais il manque un je ne sais quoi (ce "punch" dont parle Coacho) qui fait la différence entre une bonne BD et un BD franchement bonne. Toujours est-il que c'est une oeuvre que je vous conseille fortement de lire.
Oui, c'est franchement bien, cette histoire qui parle de racisme made in US à travers des personnages plus que touchants.
Une BD bien tournée, qui fait habilement réfléchir, via des dialogues simples et des dessins bien faits et joliment coloriés.
Une lecture à partager et un beau livre à conserver chez soi.
Hum.
J'ai approché le degré zéro de l'intérêt en lisant cet album. Le dessin ? Très très bizarre. Difficile d'identifier ce que l'on voit la plupart du temps. A part des seins. Ca, il y en a. Et des croupes, aussi. Mais c'est pas vraiment joli, tout ça. Plutôt difficile à regarder. Quant à l'histoire, pffff... Si encore Nine poussait un peu sa réflexion sur la vanité, la solitude, ou s'il avait clairement fait du porno, il aurait pu y avoir un semblant d'intérêt, une étincelle d'intelligence chez le Spooky au regard torve, au nez qui le gratte et à l'envie d'aller voir les 6 minutes à la télé. Mais non, encéphalogramme plat.
Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis.
Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines...
Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD.
Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final.
Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.
Une série qui commençait bien avec un héros tout mou, adepte du 'cool relax'. Et puis, le succès venant, il a bien fallu meubler et ça se sent souvent, malgré quelques bonnes trouvailles. Comme souvent, c'est le grand méchant (Hao) qui focalise l'attention...
Graphiquement, ça tient très bien la route, ce n'est pas baclé.
Déjà 26 volumes... Et le combat des shamans ne fait QUE commencer !
PS : Je conseille les premiers volumes, pas vraiment le reste.
Une couverture orange, sur laquelle de jeunes filles aux regards vides se donnent la main et un titre qui annonce clairement une histoire des plus optimistes... voilà un manga qui sait se faire remarquer.
Au feuilletage, ouch! Ce n'est pas terrible, terrible! Les dessins, sans être laids, sont assez simplistes. Tant pis j'achète quand même, cela m'a suffisemment intrigué pour que je veuille en savoir plus.
Verdict : Je pensais être déçu, en fait mon avis est mitigé, cette histoire est plutôt bien construite, la narration utilise Kyôko (l'amie du personnage principal, Saya) comme ressort et cela fonctionne bien, on sent la folie de Saya et son étrange concept du rationnel, qui échappe totalement aux gens dits "équilibrés".
Le suspense est bien présent, malgré quelques passages un peu creux, et l'ambiance thriller se fait sentir, mais ce qui est vraiment intéressant c'est le côté fantastique, qui bien que discret est perceptible au travers de Mitsuko, un personnage très présent de par sa non présence. Je ne parlerai pas de la particularité de Mitsuko pour ne pas lever le voile sur l'intrigue, mais c'est incontestablement l'élément le plus important de l'intrigue.
Malgré ses qualités, ce manga a aussi des défauts, Il est difficile de penser qu'autant de jeunes filles aient cette fascination morbide, cela paraît un peu "gros". Dommage aussi que certains thèmes importants semblent à peine éffleurés par l'auteur, ce manga est souvent perfectible, on sent à la lecture que certains éléments auraient mérités d'être traités avec plus de profondeur.
Pour finir je dirai que au niveau de la réalisation certaines scènes peuvent paraître choquantes, mais sans tomber non plus dans le gore spectaculaire ni le côté cul trop accrocheur. Inutile de préciser que ce n'est pas une oeuvre à lire quand on a envie de rire.
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Rouge est ma couleur
J’avais beaucoup aimé La Vie de ma Mère dessiné par Chauzy et c’est donc avec ce bon souvenir que je me suis à lire cet album. J’ai retrouvé dans « Rouge est ma couleur » le trait caractéristique de Chauzy avec cette impression de vivacité ainsi que cette débauche de couleurs paradoxalement chaudes et froides à la fois, bref, j’adore ! Dans ce polar adapté d’un roman de Marc Villard, les personnages ne m’ont pas apporté de la sympathie. Il faut dire qu’ils évoluent dans un Paris sordide avec son milieu de ripoux et de dealers sans scrupule. Le tout m’a donné un sentiment de malaise complété par mon absence d’attachement à un personnage. Pour ce dernier point, c’est d’ailleurs assez dommage car Zoé évoluait dans un univers soumis à la drogue qui pouvait nous émouvoir étant donné qu’elle avait envie de sortir de ce guêpier. La narration de « Rouge est ma couleur » est le point faible de l’album, j’ai eu l’impression que des raccourcis ont été faits. Le découpage des scènes manque de fluidité, j’ai donc eu le sentiment que la pagination n’était pas assez importante pour ce récit. C’est dommage car cela aurait peut-être pu nous permettre de s’attacher à l’héroïne et de mieux nous faire partager sa détresse.
Le Bar du vieux Français
Des beaux dessins pour une belle histoire, que demander de plus? Stassen, nous livre encore une fois des dessins des plus maîtrisés avec des couleurs qui nous rappellent les différents continents que cette histoire traverse: à la fois très lumineux et violents en Afrique Noire, que "doux-gris" en Europe et pastels au Maghreb. Ceci donne une véritable personnalité à ces dessins. L'histoire nous met en scène deux errants, qui sont très attachants dans leurs drôles d'histoires. Ils sont brinqueballés dans des situations parfois très difficiles, mais il ressort du récit une vraie fraicheur de vie. Au delà de nos deux héros, le narrateur apporte beaucoup à cette BD et lui donne une qualité narrative qui nous rapproche du conte raconté aux plus jeunes. Mêmes les personnage secondaires participent à cette fabuleuse aventure et nous font rêver totalement. On narrive vraiment à se détacher d ela bizzarerie des situations pour se laisser bercer par ce double voyage dans lequel nos deux héros s'arrêtent un moment pour nous faire rêver. C'est poétique mais pas plonplon.
Les Chercheurs de trésor
Par rapport à L'Ascension du Haut Mal, David B. nous offre un récit beaucoup plus léger mais tout aussi captivant, servi par des dessins qui dégagent une superbe énergie et une certaine tension. Le choix des personnages est merveilleux: nous rencontrons toutes les tendances religieuses dans un Bagdad "moyen-ageux" qui prend des allures très romantiques, et tous les personnages sont admirablement choisis, décrits, rendus vivants par le dessin et "sympathiques". Je trouve que les dessins servent au mieux ces personnages haut en couleurs. Seul regret les apparations peu fréquentes du voleur. Par contre le bourreau et le derviche m'ont ravi au plus haut point, tout comme les nombreuses interactions que développent ces amis. Pour preuve le mot qu'ont tous les membres de cette société secrète pour le bourreau. L'intrigue est magnifique, avec une utilisation de la magie noire, des mystères, des esprits bons ou mauvais, des professions qui sont toutes au bord du mystique, qui donne une certaine ambiance, et qui me paraît en adéquation totale avec le Moyen Orient de l'époque. Seul reproche la dernière case de chaque album, qui donne un espèce de suspens pour nous donner envie de sauter sur le tome suivant. Ce n'est pas la peine d'user de ce genre de stratagème. La lecture est suffisamment captivante et quand on est parti pour le premier tome on se retrouve à la fin du second sans s'en rendre compte.
Superman / Batman
Jeph Loeb nous montre une fois de plus qu'il est le gardien du temple chez DC, et nous fait profiter de son immense culture du comic, en créant une histoire simple mais plaisante. Ce Superman/Batman est une série qui a la capacité de satisfaire les fans tout en étant accessible à des gens qui découvrent les deux héros les plus célèbre du DCverse. Evidemment on sent l'amour que porte l'auteur aux personnages et ils sont ici bien mis en valeurs, cependant il est quand même regrettable, que la face sombre du Dark knight soit ici un peu atténuée et que le côté distant de l'homme d'acier, soit quasiment absent. Superman et Batman sont donc représentés ici de façon simple, deux héros luttant ensemble et se soutenant sans reserve, ce qui d'habitude ne se réalise pas gentiment et sans tension comme ici. Les dessins de McGuinness correspondent à cette logique de séduction d'un large public, ils utilisent nombres d'effets et ne sont pas sans rappeler par moment l'esprit graphique de la célèbre série animée des 90's consacrée à Batman. Si vous aimez ce style vif, coloré et dynamique vous serez comblé, sinon gare à la surenchère d'explosions et d'effets spéciaux. Si Superman/Batman vise un large public, ce n'est pas pour autant un comic inintéressant, l'action est pêchue et certains évènements importants s'y déroulent, bref, c'est un comic dans la plus pûre tradition du mainstream qui correspond aux standards de qualité. A lire pour se distraire.
L'Aigle sans orteils
C'est bien, effectivement. Les dessins sont beaux, même s'ils manquent parfois de finesse sur les visages. Le mode de narration choisi est intéressant, l'auteur a évité de nous conter l'histoire du super-héros. Ici, le héros est humain, trop humain d'ailleurs. Une belle rétrospective sur les débuts du Tour (eh oui, les boyaux étaient bien fragiles..) où l'EPO n'avait pas encore cours. C'est donc un réel plaisir de suivre cet homme dans ses efforts. Toutefois, l'histoire est un peu trop rapide dans les dernières pages ; on passe trop rapidement d'une année à la suivante et le drame qui atteint son apogée perd un peu de sa force. Il mériterait presque un 4/5, mais il manque un je ne sais quoi (ce "punch" dont parle Coacho) qui fait la différence entre une bonne BD et un BD franchement bonne. Toujours est-il que c'est une oeuvre que je vous conseille fortement de lire.
Big Bill est mort
Oui, c'est franchement bien, cette histoire qui parle de racisme made in US à travers des personnages plus que touchants. Une BD bien tournée, qui fait habilement réfléchir, via des dialogues simples et des dessins bien faits et joliment coloriés. Une lecture à partager et un beau livre à conserver chez soi.
Saubón le petit canard (Le Canard qui aimait les poules)
Hum. J'ai approché le degré zéro de l'intérêt en lisant cet album. Le dessin ? Très très bizarre. Difficile d'identifier ce que l'on voit la plupart du temps. A part des seins. Ca, il y en a. Et des croupes, aussi. Mais c'est pas vraiment joli, tout ça. Plutôt difficile à regarder. Quant à l'histoire, pffff... Si encore Nine poussait un peu sa réflexion sur la vanité, la solitude, ou s'il avait clairement fait du porno, il aurait pu y avoir un semblant d'intérêt, une étincelle d'intelligence chez le Spooky au regard torve, au nez qui le gratte et à l'envie d'aller voir les 6 minutes à la télé. Mais non, encéphalogramme plat.
Caïn
Les dessins de Risso, si particuliers, sont ici plutôt réussis, les angles sont (comme souvent avec Risso) bien choisis. Pour ce qui est du scénario, le début est des plus prometteurs, on se demande qui est cet enfant jetté aux ordures pour être recueilli par un voyou, "le Gitan", afin de servir à de bien sombres taches, avant d'échouer en maison de correction jusqu'à sa majorité. A la sortie, Caïn se trouvera doté de capacités particulières, il aura un but, il connaitra ses origines... Mais tout cela n'aura plus d'importance, car on aura décroché en route, l'histoire de Caïn s'essouffle bien vite et les rebondissements trop nombreux ne sauvent pas cette BD. Les invraisemblances s'accumulent, les facilités aussi, le background axé SF n'est pas vraiment fouillé, d'ailleurs le côté SF n'a été utilisé que pour une facilté scénaristique, le tout est bien léger au final. Dommage, d'autant qu'il y avait quelques bonnes idées au départ et qu'à la fin il ne reste rien. Une BD qui se lit sans conviction et qui se laisse oublier sans peine.
Shaman King
Une série qui commençait bien avec un héros tout mou, adepte du 'cool relax'. Et puis, le succès venant, il a bien fallu meubler et ça se sent souvent, malgré quelques bonnes trouvailles. Comme souvent, c'est le grand méchant (Hao) qui focalise l'attention... Graphiquement, ça tient très bien la route, ce n'est pas baclé. Déjà 26 volumes... Et le combat des shamans ne fait QUE commencer ! PS : Je conseille les premiers volumes, pas vraiment le reste.
Le Cercle du Suicide
Une couverture orange, sur laquelle de jeunes filles aux regards vides se donnent la main et un titre qui annonce clairement une histoire des plus optimistes... voilà un manga qui sait se faire remarquer. Au feuilletage, ouch! Ce n'est pas terrible, terrible! Les dessins, sans être laids, sont assez simplistes. Tant pis j'achète quand même, cela m'a suffisemment intrigué pour que je veuille en savoir plus. Verdict : Je pensais être déçu, en fait mon avis est mitigé, cette histoire est plutôt bien construite, la narration utilise Kyôko (l'amie du personnage principal, Saya) comme ressort et cela fonctionne bien, on sent la folie de Saya et son étrange concept du rationnel, qui échappe totalement aux gens dits "équilibrés". Le suspense est bien présent, malgré quelques passages un peu creux, et l'ambiance thriller se fait sentir, mais ce qui est vraiment intéressant c'est le côté fantastique, qui bien que discret est perceptible au travers de Mitsuko, un personnage très présent de par sa non présence. Je ne parlerai pas de la particularité de Mitsuko pour ne pas lever le voile sur l'intrigue, mais c'est incontestablement l'élément le plus important de l'intrigue. Malgré ses qualités, ce manga a aussi des défauts, Il est difficile de penser qu'autant de jeunes filles aient cette fascination morbide, cela paraît un peu "gros". Dommage aussi que certains thèmes importants semblent à peine éffleurés par l'auteur, ce manga est souvent perfectible, on sent à la lecture que certains éléments auraient mérités d'être traités avec plus de profondeur. Pour finir je dirai que au niveau de la réalisation certaines scènes peuvent paraître choquantes, mais sans tomber non plus dans le gore spectaculaire ni le côté cul trop accrocheur. Inutile de préciser que ce n'est pas une oeuvre à lire quand on a envie de rire. A lire une fois si vous appréciez le genre, pour ce qui est de l'acheter...