L'ambition des auteurs est clair : mettre dans la BD un maximum de références culturelles qui ont "marqué" le XXème siècle. J'ai vécu un bout de ce XXème siècle, mais je ne connais pas le dixième des références citées, du moins celles que j'ai pu voir, car il peut y en avoir de très subtiles. Du coup, l'immense majorité de l'album me passe très loin au-dessus, me sentant très peu interpellé par tout ça. L'ouvrage, dans sa forme, se veut un hommage à Little Nemo in Slumberland, de Winsor Mc Cay (histoire qu'on le voie bien, cet ouvrage est même clairement cité), mais l'impact est beaucoup plus amorti, si je puis m'exprimer ainsi. Le dessin d'Olislaeger n'est pas des plus agréables, ni lisibles.
Je n'ai pas du tout apprécié cet album.
Première impression en refermant ce bouquin : je veux aller en Australie et à Madagascar !
Deuxième impression : beuh, ça se termine un peu bizarrement !
En effet, Troub's a réussi, au travers d'une histoire qui avait l'air un peu bizarre au feuilletage, à nous donner envie de partir de l'autre côté de la planète, entre équateur et tropique du capricorne. Il donne un aperçu de la vie dans ces contrées si exotiques pour nous, et ça fait envie. Mais malheureusement, ce n'est justement qu'un aperçu. Un peu plus poussé en ce qui concerne les Malgaches, et mis à part des kangourous et des routes sans fin, on ne voit pas grand-chose de l'Australie. Certes, il nous fait partager ses moments de solitude, de galère (il y a une scène avec un camion qui est hallucinante), de contemplation, de joie... Mais ce n'est qu'effleuré. L'album commençait très bien, mais on a en fait droit à une suite d'anecdotes un peu inégales, maladroitement mises en parallèle (ce qui était l'ambition du bouquin, donc objectif un peu raté).
Par contre, le dessin de Troub's est vraiment bon, même s'il faut un peu de temps pour s'immerger dedans. En quelques traits, il retire l'essentiel d'un paysage. Mais pourquoi avoir mis autant de texte ? Il aurait pu équilibrer en dessinant plus de scènes.
Malgré ses défauts structurels, "Penser parallèle" est un album dépaysant, qui donne envie de partir loin...
Il est sympathique ce petit western fantastique. Bon, évidemment, on est obligé de reconnaître que l'intrigue n'est pas des plus originale, que les personnages sont un peu stéréotypés, etc. Mais dans ce genre, c'est difficile d'innover entièrement sans se perdre dans des explications sans fins qui finissent par nuire au plaisir de la lecture.
Non, je pense que Herenguel n'a pas voulu se prendre la tête, qu'il a voulu se faire plaisir et nous faire plaisir avec une histoire simple, de superbes dessins, une narration sur un ton humoristique malgré la gravité des faits. A mon avis, c'est une BD qu'il faut prendre au second degré, comme nous y invite le petit gag en toute fin de premier tome.
Avant de sortir sa série Black Hills 1890, Marc Renier avait une spécialité : les contes et légendes de nos contrées. Il a d'ailleurs sorti plusieurs albums sur ce thème et bien sûr, chez plusieurs éditeurs. La Traque est, elle, sortie chez les Editions du Miroir, un petit éditeur, oublié depuis longtemps.
Les différentes histoires racontées ici sont loin d'être exceptionnelles. Le style narratif de l'auteur étant assez classique, on a souvent tendance à s'ennuyer.
Il nous reste le dessin. Celui-ci est très fin, (trop fin, diront certains). A part ça, j'aime beaucoup les couleurs pastelles des planches de "Mandragore".
Ceci dit, vous aurez compris que La Traque n'a que peu d'intérêt à mes yeux.
L'absurde est intéressant lorsqu'il est traité intelligemment, ce qui ne m'est pas apparu à la lecture de cet album. J'ai pourtant essayé (surtout pour me convaincre que je n'avais pas acheté cet album pour rien), mais pas moyen de sortir ne serait-ce qu'un sourire.
Alors, évidemment à chacun son humour, soit je ne l'ai pas lu au moment où il fallait, soit j'adhère définitivement pas. A chacun de voir.
Le blog de frantico est très rigolo, ça c'est sûr.
Donc, à lire absolument... mais bon, à moins d'être allergique à l'écran d'ordi (ce qui n'est certainement pas votre cas, puisque vous lisez ce présent avis sur un tel écran), autant le découvrir dans sa version originale, sous la forme de blog, à l'adresse suivante :
http://www.zanorg.com/frantico/
Jim Starlin en plus d'être un auteur complet, est un scénariste prolifique, connu pour avoir effectué des runs de qualité sur les séries régulières Marvel comme Le Surfeur d'argent ou Captain Marvel. Il a également officié en tant que scénariste chez DC, sur Batman entre autres.
Entre fin 80 et début 90, il réalise quasiment coup sur coup deux grandes sagas cosmique pour les Big two, L'Odyssée Cosmique chez DC et peu de temps aprés Le Gant de l'Infini chez Marvel.
Evidemment, les similitudes scénaristiques entre les deux sagas sont frappantes. Starlin se contente de transposer une histoire similaire d'un univers à l'autre, ceci-dit le bonhomme connaît son affaire pour insuffler un souffle épique à ses histoires cosmiques d'envergure, tout en utilisant de nombreux personnages.
Venons en au fait. L'Odyssée Cosmique met donc en scène des pointures de l'univers DC aux prises avec une terrible menace risquant d'annihiler la voie lactée toute entière, il vont donc s'allier avec diverses entités amies et ennemies pour lutter contre le fléau qu'est L'Anti-vie.
On trouve ici pêle-mêle de grandes batailles aux effets conséquents, de longues phases d'analyse des dangers potentiels, des manipulations, des trahisons et surtout une utilisation intelligente des personnages.
Les personnages sont mis à mal dans ce genre d'histoire, que fait Superman par exemple face à un adversaire contre lequel il ne représente rien?
L'utilisation de Batman à contre emploi n'est pas mal non plus, la légende urbaine se retrouvant plongé dans une guerre intersidérale, c'est peu commun et cela se révèle intéressant. Mais le meilleur sort est réservé à Green Lantern (dans cette histoire c'est John Stewart), celui-ci subit une de ses plus grandes déconvenues et les conséquences en seront douloureuses...
Si les ressemblances avec Le Gant de l'Infini sont nombreuses, ici les évènements sont quand même bien moins spectaculaires et le ton est plus dramatique, même si cela reste une pure superproduction.
La partie graphique est assuré par Mike Mignola qui a lui aussi traîné ses pinceaux un peu partout avant de créer Hellboy.
Sur L'odyssée Cosmique il n'utilisait pas le style angulaire qu'on lui connaît aujourd'hui, ses dessins étaient de qualité mais ceux qui le connaissent depuis Hellboy risquent d'être déçus. En ce qui me concerne, le style de Mignola me laisse plutôt froid, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui.
Voilà, cette odyssée se laisse lire sans problème, c'est réalisé de façon honnête et ça change un peu. Reste à trouver l'album.
J’accroche bien à cette série, comme à toutes celles d’Adachi d’ailleurs. Elle possède la « Adachi touch », cette manière de suggérer les choses plutôt que de les asséner, ce découpage posé et subtil, et puis cette tendresse infinie et jamais mièvre pour ses personnages. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rough n’est pas seulement un manga de sport, la natation est présente, c’est sûr, mais Adachi ne nous remplit pas un tome entier avec une compétition, comme cela arrive dans tant d’autres mangas. Le centre d’intérêt reste les personnages et leurs sentiments. Tout cela n’est bien sûr pas très original, c’est plein d’archétypes qu’on retrouve dans plein d’autres mangas, mais on a la sensation en lisant celui-ci d’être face à un modèle et non une copie. C’est peut-être ça aussi la « Adachi touch ».
Un dernier argument non négligeable pour vous inciter à vous jeter à l’eau : de tome en tome, je trouve que la série est de plus en plus réussie. Exactement comme Ro ici plus bas. J’en suis au sixième, à la moitié de la série donc, et je la trouve de plus en plus attachante. Si le phénomène perdure, il faudra me résoudre à donner cinq étoiles à ce délicieux manga pour adolescents.
Les deux premiers tomes d’Extra-muros furent pour moi une lecture fastidieuse et ennuyeuse. Le dessin de Hulet ne me déplait pas, il sait installer une ambiance, c’est clair. Mais c’est surtout le scénario qui m’a très peu captivé, on passe d’une époque à l’autre sans qu’aucune scène ne soit vraiment probante. Le mystère s’épaissit de scène en scène, de tome en tome, le tout sur un fond d’histoires de Templiers et d’ésotérisme moyenâgeux… Tout un charabia auquel je suis devenu totalement allergique, je pense… Les personnages me sont complètement étrangers, je n’ai pu en aimer ou détester aucun, et il y en a tellement dont les motivations sont inconnues. Et puis surtout, il manque un vrai fil conducteur à tout ça! On suit trop cette bd comme une suite d'évènements étranges d'interêt fort variable...
Le troisième tome sort bientôt mais je ne pense pas le lire… J’aurais sans doute tout oublié de ces deux tomes d’ici-là…
Inutile de s'attarder sur le fait que les personnages de cette série Marvel, sont calqués sur les membres fondateurs de la JLA de la maison d'édition en face.
Le traitement des personnages est cependant différent.
Le premier tome dépeint en grande partie, l'arrivée d'Hyperion et les conséquences que cela aura, qu'elles soient humaines, d'interêt militaire et plus pragmatiquement économiques. Les états-unis comptent bien exploiter le filon Hyperion. Sur le traitement de ce sujet, la série rapelle indéniablement un autre comic: Classwar. Au fil du récit d'autres personnages d'importance apparaissent et les motivations de chacun sont différentes, Supreme Power ne manque pas de richesse et c'est plutôt bien réalisé, mais, tout les thèmes présentés ont déja été utilisés ailleurs, souvent de façon fort réussie, difficile alors de trouver de l'originalité ici.
Le deuxième tome s'axe sur la confrontation d'Hyperion avec le pouvoir en place et la population, et aussi l'approfondissement des rapports qu'il établi avec d'autres personnages possédant des facultés surhumaine (une des conséquences directe de l'arrivée d'Hypérion sur terre). En double lecture on peut penser que les autres héros sont tous des héritiers d'Hyperion/Superman et que si celui-ci, le plus parfait de tous, échappait à tout contrôle, les évènements qui en découleraient seraient forcément irrémédiables. Hypérion a donc de lourdes responsabilités dans l'histoire, aussi lourdes que les gens qui l'ont formé et éduqué.
Dans ce tome Hyperion approche un personnage d'importance, la princesse Zarda, qui va lui révéler des choses capitales sur son passé et ce que devrait être son futur.
A noter que le Docteur Spectrum, un être imparfait et instable qui semble être le seul capable de résister a Hyperion prend aussi de l'importance, si Hyperion est la représentation d'une puissance divine venue du ciel, Spectrum est un homme avec ses faiblesses bénéficiant de cette puissance divine. La différence de conscience qu'ont les personnages est un élément d'importance dans la série.
Ce deuxième tome est plus poussé que le précédent et gagne en rythme. La série commence à affirmer une vision et une personnalité propre.
Le troisième tome est une mini-série en six épisodes tirée de l'univers de Supreme Power, c'est donc un "faux" volume trois. Scénarisé par Sarah Barnes et dessiné par Travel Foreman.
Cette histoire, "Docteur Spectrum", est axé sur le personnage du même nom et revient sur son passé et ses actes passés.
C'est donc la vie du soldat Joe Ledger qui nous est contée ici, avant que celui-ci ne devienne le Docteur Spectrum (le Docteur Spectrum est un personnage que l'on peut apparenter à Green lantern).
Le passé de Ledger est trouble et cette mini-série met en lumière son côté sombre et torturé, cela apporte une certaine force au personnage et nous éclaire sur ses possibles faillibilités.
La narration est constituée de flash-back et le dynamisme est plus prononcé que dans la série mère, ce tome n'est pas un simple dérivé, il apporte un vrai plus.
Le style graphique diffère aussi, le trait de Foreman (qui a assuré une partie de Classwar) est efficace, percutant et bien moins conventionnel que celui de Gary Frank.
Le travail de Gary Frank sur Supreme Power rempli correctement le cahier des charges mais Foreman donne plus de personnalité et de force à ses dessins.
Aprés lecture de ces trois volumes mon sentiment est plutôt positif, à voir si par la suite la série s'émancipe et dépasse le cadre "pas mal".
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Little P. in Echoes Land
L'ambition des auteurs est clair : mettre dans la BD un maximum de références culturelles qui ont "marqué" le XXème siècle. J'ai vécu un bout de ce XXème siècle, mais je ne connais pas le dixième des références citées, du moins celles que j'ai pu voir, car il peut y en avoir de très subtiles. Du coup, l'immense majorité de l'album me passe très loin au-dessus, me sentant très peu interpellé par tout ça. L'ouvrage, dans sa forme, se veut un hommage à Little Nemo in Slumberland, de Winsor Mc Cay (histoire qu'on le voie bien, cet ouvrage est même clairement cité), mais l'impact est beaucoup plus amorti, si je puis m'exprimer ainsi. Le dessin d'Olislaeger n'est pas des plus agréables, ni lisibles. Je n'ai pas du tout apprécié cet album.
Penser parallèle
Première impression en refermant ce bouquin : je veux aller en Australie et à Madagascar ! Deuxième impression : beuh, ça se termine un peu bizarrement ! En effet, Troub's a réussi, au travers d'une histoire qui avait l'air un peu bizarre au feuilletage, à nous donner envie de partir de l'autre côté de la planète, entre équateur et tropique du capricorne. Il donne un aperçu de la vie dans ces contrées si exotiques pour nous, et ça fait envie. Mais malheureusement, ce n'est justement qu'un aperçu. Un peu plus poussé en ce qui concerne les Malgaches, et mis à part des kangourous et des routes sans fin, on ne voit pas grand-chose de l'Australie. Certes, il nous fait partager ses moments de solitude, de galère (il y a une scène avec un camion qui est hallucinante), de contemplation, de joie... Mais ce n'est qu'effleuré. L'album commençait très bien, mais on a en fait droit à une suite d'anecdotes un peu inégales, maladroitement mises en parallèle (ce qui était l'ambition du bouquin, donc objectif un peu raté). Par contre, le dessin de Troub's est vraiment bon, même s'il faut un peu de temps pour s'immerger dedans. En quelques traits, il retire l'essentiel d'un paysage. Mais pourquoi avoir mis autant de texte ? Il aurait pu équilibrer en dessinant plus de scènes. Malgré ses défauts structurels, "Penser parallèle" est un album dépaysant, qui donne envie de partir loin...
Lune d'argent sur Providence
Il est sympathique ce petit western fantastique. Bon, évidemment, on est obligé de reconnaître que l'intrigue n'est pas des plus originale, que les personnages sont un peu stéréotypés, etc. Mais dans ce genre, c'est difficile d'innover entièrement sans se perdre dans des explications sans fins qui finissent par nuire au plaisir de la lecture. Non, je pense que Herenguel n'a pas voulu se prendre la tête, qu'il a voulu se faire plaisir et nous faire plaisir avec une histoire simple, de superbes dessins, une narration sur un ton humoristique malgré la gravité des faits. A mon avis, c'est une BD qu'il faut prendre au second degré, comme nous y invite le petit gag en toute fin de premier tome.
La Traque (Marc-Renier)
Avant de sortir sa série Black Hills 1890, Marc Renier avait une spécialité : les contes et légendes de nos contrées. Il a d'ailleurs sorti plusieurs albums sur ce thème et bien sûr, chez plusieurs éditeurs. La Traque est, elle, sortie chez les Editions du Miroir, un petit éditeur, oublié depuis longtemps. Les différentes histoires racontées ici sont loin d'être exceptionnelles. Le style narratif de l'auteur étant assez classique, on a souvent tendance à s'ennuyer. Il nous reste le dessin. Celui-ci est très fin, (trop fin, diront certains). A part ça, j'aime beaucoup les couleurs pastelles des planches de "Mandragore". Ceci dit, vous aurez compris que La Traque n'a que peu d'intérêt à mes yeux.
Voyage au bout de la Lune
L'absurde est intéressant lorsqu'il est traité intelligemment, ce qui ne m'est pas apparu à la lecture de cet album. J'ai pourtant essayé (surtout pour me convaincre que je n'avais pas acheté cet album pour rien), mais pas moyen de sortir ne serait-ce qu'un sourire. Alors, évidemment à chacun son humour, soit je ne l'ai pas lu au moment où il fallait, soit j'adhère définitivement pas. A chacun de voir.
Le Blog de Frantico
Le blog de frantico est très rigolo, ça c'est sûr. Donc, à lire absolument... mais bon, à moins d'être allergique à l'écran d'ordi (ce qui n'est certainement pas votre cas, puisque vous lisez ce présent avis sur un tel écran), autant le découvrir dans sa version originale, sous la forme de blog, à l'adresse suivante : http://www.zanorg.com/frantico/
Cosmic Odyssey (L'Odyssée Cosmique)
Jim Starlin en plus d'être un auteur complet, est un scénariste prolifique, connu pour avoir effectué des runs de qualité sur les séries régulières Marvel comme Le Surfeur d'argent ou Captain Marvel. Il a également officié en tant que scénariste chez DC, sur Batman entre autres. Entre fin 80 et début 90, il réalise quasiment coup sur coup deux grandes sagas cosmique pour les Big two, L'Odyssée Cosmique chez DC et peu de temps aprés Le Gant de l'Infini chez Marvel. Evidemment, les similitudes scénaristiques entre les deux sagas sont frappantes. Starlin se contente de transposer une histoire similaire d'un univers à l'autre, ceci-dit le bonhomme connaît son affaire pour insuffler un souffle épique à ses histoires cosmiques d'envergure, tout en utilisant de nombreux personnages. Venons en au fait. L'Odyssée Cosmique met donc en scène des pointures de l'univers DC aux prises avec une terrible menace risquant d'annihiler la voie lactée toute entière, il vont donc s'allier avec diverses entités amies et ennemies pour lutter contre le fléau qu'est L'Anti-vie. On trouve ici pêle-mêle de grandes batailles aux effets conséquents, de longues phases d'analyse des dangers potentiels, des manipulations, des trahisons et surtout une utilisation intelligente des personnages. Les personnages sont mis à mal dans ce genre d'histoire, que fait Superman par exemple face à un adversaire contre lequel il ne représente rien? L'utilisation de Batman à contre emploi n'est pas mal non plus, la légende urbaine se retrouvant plongé dans une guerre intersidérale, c'est peu commun et cela se révèle intéressant. Mais le meilleur sort est réservé à Green Lantern (dans cette histoire c'est John Stewart), celui-ci subit une de ses plus grandes déconvenues et les conséquences en seront douloureuses... Si les ressemblances avec Le Gant de l'Infini sont nombreuses, ici les évènements sont quand même bien moins spectaculaires et le ton est plus dramatique, même si cela reste une pure superproduction. La partie graphique est assuré par Mike Mignola qui a lui aussi traîné ses pinceaux un peu partout avant de créer Hellboy. Sur L'odyssée Cosmique il n'utilisait pas le style angulaire qu'on lui connaît aujourd'hui, ses dessins étaient de qualité mais ceux qui le connaissent depuis Hellboy risquent d'être déçus. En ce qui me concerne, le style de Mignola me laisse plutôt froid, qu'il soit d'hier ou d'aujourd'hui. Voilà, cette odyssée se laisse lire sans problème, c'est réalisé de façon honnête et ça change un peu. Reste à trouver l'album.
Rough
J’accroche bien à cette série, comme à toutes celles d’Adachi d’ailleurs. Elle possède la « Adachi touch », cette manière de suggérer les choses plutôt que de les asséner, ce découpage posé et subtil, et puis cette tendresse infinie et jamais mièvre pour ses personnages. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, Rough n’est pas seulement un manga de sport, la natation est présente, c’est sûr, mais Adachi ne nous remplit pas un tome entier avec une compétition, comme cela arrive dans tant d’autres mangas. Le centre d’intérêt reste les personnages et leurs sentiments. Tout cela n’est bien sûr pas très original, c’est plein d’archétypes qu’on retrouve dans plein d’autres mangas, mais on a la sensation en lisant celui-ci d’être face à un modèle et non une copie. C’est peut-être ça aussi la « Adachi touch ». Un dernier argument non négligeable pour vous inciter à vous jeter à l’eau : de tome en tome, je trouve que la série est de plus en plus réussie. Exactement comme Ro ici plus bas. J’en suis au sixième, à la moitié de la série donc, et je la trouve de plus en plus attachante. Si le phénomène perdure, il faudra me résoudre à donner cinq étoiles à ce délicieux manga pour adolescents.
Extra-Muros
Les deux premiers tomes d’Extra-muros furent pour moi une lecture fastidieuse et ennuyeuse. Le dessin de Hulet ne me déplait pas, il sait installer une ambiance, c’est clair. Mais c’est surtout le scénario qui m’a très peu captivé, on passe d’une époque à l’autre sans qu’aucune scène ne soit vraiment probante. Le mystère s’épaissit de scène en scène, de tome en tome, le tout sur un fond d’histoires de Templiers et d’ésotérisme moyenâgeux… Tout un charabia auquel je suis devenu totalement allergique, je pense… Les personnages me sont complètement étrangers, je n’ai pu en aimer ou détester aucun, et il y en a tellement dont les motivations sont inconnues. Et puis surtout, il manque un vrai fil conducteur à tout ça! On suit trop cette bd comme une suite d'évènements étranges d'interêt fort variable... Le troisième tome sort bientôt mais je ne pense pas le lire… J’aurais sans doute tout oublié de ces deux tomes d’ici-là…
Supreme Power
Inutile de s'attarder sur le fait que les personnages de cette série Marvel, sont calqués sur les membres fondateurs de la JLA de la maison d'édition en face. Le traitement des personnages est cependant différent. Le premier tome dépeint en grande partie, l'arrivée d'Hyperion et les conséquences que cela aura, qu'elles soient humaines, d'interêt militaire et plus pragmatiquement économiques. Les états-unis comptent bien exploiter le filon Hyperion. Sur le traitement de ce sujet, la série rapelle indéniablement un autre comic: Classwar. Au fil du récit d'autres personnages d'importance apparaissent et les motivations de chacun sont différentes, Supreme Power ne manque pas de richesse et c'est plutôt bien réalisé, mais, tout les thèmes présentés ont déja été utilisés ailleurs, souvent de façon fort réussie, difficile alors de trouver de l'originalité ici. Le deuxième tome s'axe sur la confrontation d'Hyperion avec le pouvoir en place et la population, et aussi l'approfondissement des rapports qu'il établi avec d'autres personnages possédant des facultés surhumaine (une des conséquences directe de l'arrivée d'Hypérion sur terre). En double lecture on peut penser que les autres héros sont tous des héritiers d'Hyperion/Superman et que si celui-ci, le plus parfait de tous, échappait à tout contrôle, les évènements qui en découleraient seraient forcément irrémédiables. Hypérion a donc de lourdes responsabilités dans l'histoire, aussi lourdes que les gens qui l'ont formé et éduqué. Dans ce tome Hyperion approche un personnage d'importance, la princesse Zarda, qui va lui révéler des choses capitales sur son passé et ce que devrait être son futur. A noter que le Docteur Spectrum, un être imparfait et instable qui semble être le seul capable de résister a Hyperion prend aussi de l'importance, si Hyperion est la représentation d'une puissance divine venue du ciel, Spectrum est un homme avec ses faiblesses bénéficiant de cette puissance divine. La différence de conscience qu'ont les personnages est un élément d'importance dans la série. Ce deuxième tome est plus poussé que le précédent et gagne en rythme. La série commence à affirmer une vision et une personnalité propre. Le troisième tome est une mini-série en six épisodes tirée de l'univers de Supreme Power, c'est donc un "faux" volume trois. Scénarisé par Sarah Barnes et dessiné par Travel Foreman. Cette histoire, "Docteur Spectrum", est axé sur le personnage du même nom et revient sur son passé et ses actes passés. C'est donc la vie du soldat Joe Ledger qui nous est contée ici, avant que celui-ci ne devienne le Docteur Spectrum (le Docteur Spectrum est un personnage que l'on peut apparenter à Green lantern). Le passé de Ledger est trouble et cette mini-série met en lumière son côté sombre et torturé, cela apporte une certaine force au personnage et nous éclaire sur ses possibles faillibilités. La narration est constituée de flash-back et le dynamisme est plus prononcé que dans la série mère, ce tome n'est pas un simple dérivé, il apporte un vrai plus. Le style graphique diffère aussi, le trait de Foreman (qui a assuré une partie de Classwar) est efficace, percutant et bien moins conventionnel que celui de Gary Frank. Le travail de Gary Frank sur Supreme Power rempli correctement le cahier des charges mais Foreman donne plus de personnalité et de force à ses dessins. Aprés lecture de ces trois volumes mon sentiment est plutôt positif, à voir si par la suite la série s'émancipe et dépasse le cadre "pas mal".