Un peu déçu par cet album. Riad sattouf m'avait bien fait rire avec Les pauvres aventures de Jérémie, sorte d'autobiographie romancée... Là, c'est de la BD-docu, comme dit ThePatrick, mais ça ne casse pas des briques. On sourit un peu à l'évocation de certaines priorités des ados du collège, de l'allure de certains profs... On se marre, en souvenir de ce qu'on a soi-même vécu à cet âge-là. Mais au fil des pages, on se met à douter de l'arrivée d'une quelconque révélation, d'un événement vraiment intéressant.
C'est mièvre, c'est plat (et c'est la réalité). A destination -et encore- des parents d'ados dont ils ne savent quoi faire, ou de certains enseignants.
J'avais également beaucoup entendu parler de cette BD ne me souvenant plus si on la louait pour son scénario ou son dessin. Dans tous les cas, alors que je m'attendais à une oeuvre assez remarquable, je l'ai simplement trouvée bien mais sans rien d'exceptionnel.
Au niveau du dessin, je ne suis pas très amateur de ces visages sans grande expression et de ces images figées. Par contre, non seulement je trouve que ça se lit très bien car le dessin est clair et lisible, mais je trouve aussi que les décors sont souvent bien jolis. Et certaines grandes planches de paysages nocturnes, où l'on ne voit pas les visages des personnages, sont très réussies.
Concernant le scénario maintenant, il est plaisant et bien raconté. C'est une histoire sympathique avec des personnages réalistes et justes. Le récit n'est pas vraiment palpitant mais il est juste assez prenant et bien fait, avec quelques touches d'originalité dans le choix de ce personage principal de Sanderson qui est bon et bien trouvé.
Une BD qui se lit très bien, un dessin assez sympathique, un récit qui ne marquera pas trop ma mémoire mais sans reproche.
Le premier épisode de cet Antoine Sèvres est agréable à lire et la période où se déroule les événements (XVIème siecle)n'est pas pour me déplaire. Le dessinateur s'en sort plutôt pas mal(malgré quelques traits bizarres sur les visages de certains personnages et plus particulièrement sur charles).
Malgré tout, ces bonnes impressions sont un peu gâchées par une intrigue trop linéaire et sans réel suspens. Il est assez simple de deviner ce qui s'est réellement passé assez tôt dans l'album.
Je conseillerai donc l'achat pour les personnes qui comme moi apprécient les "enquêtes historiques". Pour les autres je pense que c'est à lire sans plus.
Un bon moment quand même.
Un polar classique, une histoire assez sombre et maîtrisée de laquelle aucun des protagonistes ne sort indemne.
La relation ambigue entre Jean et Gloria est retranscrite avec justesse, il y a pas mal de surprises et de rebondissement dans le récit, et force et d'admettre que sans atteindre des sommets, cela fonctionne.
Les dessins sont corrects, les cadrages souvent serrés donnent un petit effet vif à l'action.
Bref, classique et correct pas de quoi transcender mais sympatoche.
Ces petites histoires ne manquent pas d'humour, sont saupoudrées d'érotisme et ont toutes une touche d'originalité.
Les histoires s'achèvent sur une morale souvent gentillette et font la part belle aux filles.
Les dessins ne sont pas extraordinaires mais agréables, à noter que les filles sont girondes, donc représentées avec de tendres rondeurs.
"Les Coeurs boudinés" n'est pas un chef-d'oeuvre, mais une lecture fraîche et distrayante ce qui est déjà beaucoup.
Un bon petit 4/5, à lire !
De toutes les oeuvres d'Andreas que j'ai lues, Aztèques est celle qui m'a le moins plu (ou plutôt c'est la seule qui m'ai déplu).
Certes le dessin et les couleurs sont splendides, mais l'histoire n'a pas présenté à mes yeux un grand intérêt, alors que le thème était au contraire susceptible de me passionner. Suivre l'histoire simultanée de cinq personnages sans grands liens rend la lecture inutilement compliquée (ce que je n'aurais jamais pensé dire d'une BD d'Andreas) voire par instant pénible.
Malgré le quasi-culte que je voue à cet auteur, je ne conseille vraiment pas l'achat.
L'histoire de Mathilde est une fiction prenant pour cadre un bien triste évènement de l'histoire.
Certains faits dans cette BD nous sont montrés assez froidement, certainement pour forcer son côté "documentaire", cela donne une certaine distance au lecteur et permet d'éviter de tomber dans le larmoyant un peu facile.
Ceci dit, même si cette BD ne manque pas d'intérêt, il est difficile de considérer Rwanda 1994 comme un divertissement. Les faits décrits ici semblent justes (d'après l'éditeur les auteurs se seraient documentés cinq années avant de réaliser cette BD), certains passages sont assez cruels, une fois de plus on ne peut qu'être consterné devant la bêtise et la méchanceté.
Les dessins aux couleurs chaudes rendent justice aux paysages africains et sont assez sobres pour ne pas faire de spectaculaire malvenu ici.
La BD peut parfois sortir de son cadre et servir de média pour relater des faits un peu trop vite oubliés de l'histoire humaine.
Pas vraiment touchante, pas amusante non plus, cette BD est une oeuvre amère que l'on n'a pas forcément envie de relire.
J'avoue que je n'ai pas compris le but de cette BD. L'amour du jazz ? La boxe ? New York ? Un plaidoyer pour l'intégration sociale des Noirs dans l'Amérique des années 1940 ? Une tendresse pour les prostituées américaines ?
Difficile de savoir, tant l'histoire est confuse. Le gars recueille une superbe prostituée, mais refuse de la toucher. Elle est touchée par sa gentillesse. Il rêve de la voir nue, mais à part ça, pas de problème, il passe son temps dans les bars de Harlem.
Je DETESTE ce dessin. C'est vraiment moche. Crepax essaie de faire du montage en explosant ses strips, mais ça ne marche pas.
De beaux dessins, des jolies couleurs, une couverture séduisante... C'est accrocheur mais cela ne suffit pas (surtout si l'on tient compte du prix excessif de cet album).
La première histoire est agréable, teintée d'une douce magie et plutôt originale, elle se laisse lire avec plaisir.
Hélas la seconde portant sur le thème archi couru de l'adultère tombe à plat bien vite. Quant à la troisième elle manque d'épaisseur, mais qu'importe? À ce stade de la lecture le charme est tombé depuis un moment.
L'appel de l'Enfer est un livre assez creux au propos léger, il reste les jolies images...
Un conte qui semble pour enfants au début, mais qui finalement est assez sombre.
Superbement illustré et conté, chaque page est un vrai régal grâce au talent du dessinateur et à la phraséologie du conteur.
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Retour au collège
Un peu déçu par cet album. Riad sattouf m'avait bien fait rire avec Les pauvres aventures de Jérémie, sorte d'autobiographie romancée... Là, c'est de la BD-docu, comme dit ThePatrick, mais ça ne casse pas des briques. On sourit un peu à l'évocation de certaines priorités des ados du collège, de l'allure de certains profs... On se marre, en souvenir de ce qu'on a soi-même vécu à cet âge-là. Mais au fil des pages, on se met à douter de l'arrivée d'une quelconque révélation, d'un événement vraiment intéressant. C'est mièvre, c'est plat (et c'est la réalité). A destination -et encore- des parents d'ados dont ils ne savent quoi faire, ou de certains enseignants.
La Malle Sanderson
J'avais également beaucoup entendu parler de cette BD ne me souvenant plus si on la louait pour son scénario ou son dessin. Dans tous les cas, alors que je m'attendais à une oeuvre assez remarquable, je l'ai simplement trouvée bien mais sans rien d'exceptionnel. Au niveau du dessin, je ne suis pas très amateur de ces visages sans grande expression et de ces images figées. Par contre, non seulement je trouve que ça se lit très bien car le dessin est clair et lisible, mais je trouve aussi que les décors sont souvent bien jolis. Et certaines grandes planches de paysages nocturnes, où l'on ne voit pas les visages des personnages, sont très réussies. Concernant le scénario maintenant, il est plaisant et bien raconté. C'est une histoire sympathique avec des personnages réalistes et justes. Le récit n'est pas vraiment palpitant mais il est juste assez prenant et bien fait, avec quelques touches d'originalité dans le choix de ce personage principal de Sanderson qui est bon et bien trouvé. Une BD qui se lit très bien, un dessin assez sympathique, un récit qui ne marquera pas trop ma mémoire mais sans reproche.
Antoine Sèvres
Le premier épisode de cet Antoine Sèvres est agréable à lire et la période où se déroule les événements (XVIème siecle)n'est pas pour me déplaire. Le dessinateur s'en sort plutôt pas mal(malgré quelques traits bizarres sur les visages de certains personnages et plus particulièrement sur charles). Malgré tout, ces bonnes impressions sont un peu gâchées par une intrigue trop linéaire et sans réel suspens. Il est assez simple de deviner ce qui s'est réellement passé assez tôt dans l'album. Je conseillerai donc l'achat pour les personnes qui comme moi apprécient les "enquêtes historiques". Pour les autres je pense que c'est à lire sans plus. Un bon moment quand même.
La Trilogie noire
Un polar classique, une histoire assez sombre et maîtrisée de laquelle aucun des protagonistes ne sort indemne. La relation ambigue entre Jean et Gloria est retranscrite avec justesse, il y a pas mal de surprises et de rebondissement dans le récit, et force et d'admettre que sans atteindre des sommets, cela fonctionne. Les dessins sont corrects, les cadrages souvent serrés donnent un petit effet vif à l'action. Bref, classique et correct pas de quoi transcender mais sympatoche.
Les Coeurs boudinés
Ces petites histoires ne manquent pas d'humour, sont saupoudrées d'érotisme et ont toutes une touche d'originalité. Les histoires s'achèvent sur une morale souvent gentillette et font la part belle aux filles. Les dessins ne sont pas extraordinaires mais agréables, à noter que les filles sont girondes, donc représentées avec de tendres rondeurs. "Les Coeurs boudinés" n'est pas un chef-d'oeuvre, mais une lecture fraîche et distrayante ce qui est déjà beaucoup. Un bon petit 4/5, à lire !
Aztèques
De toutes les oeuvres d'Andreas que j'ai lues, Aztèques est celle qui m'a le moins plu (ou plutôt c'est la seule qui m'ai déplu). Certes le dessin et les couleurs sont splendides, mais l'histoire n'a pas présenté à mes yeux un grand intérêt, alors que le thème était au contraire susceptible de me passionner. Suivre l'histoire simultanée de cinq personnages sans grands liens rend la lecture inutilement compliquée (ce que je n'aurais jamais pensé dire d'une BD d'Andreas) voire par instant pénible. Malgré le quasi-culte que je voue à cet auteur, je ne conseille vraiment pas l'achat.
Rwanda 1994
L'histoire de Mathilde est une fiction prenant pour cadre un bien triste évènement de l'histoire. Certains faits dans cette BD nous sont montrés assez froidement, certainement pour forcer son côté "documentaire", cela donne une certaine distance au lecteur et permet d'éviter de tomber dans le larmoyant un peu facile. Ceci dit, même si cette BD ne manque pas d'intérêt, il est difficile de considérer Rwanda 1994 comme un divertissement. Les faits décrits ici semblent justes (d'après l'éditeur les auteurs se seraient documentés cinq années avant de réaliser cette BD), certains passages sont assez cruels, une fois de plus on ne peut qu'être consterné devant la bêtise et la méchanceté. Les dessins aux couleurs chaudes rendent justice aux paysages africains et sont assez sobres pour ne pas faire de spectaculaire malvenu ici. La BD peut parfois sortir de son cadre et servir de média pour relater des faits un peu trop vite oubliés de l'histoire humaine. Pas vraiment touchante, pas amusante non plus, cette BD est une oeuvre amère que l'on n'a pas forcément envie de relire.
L'Homme de Harlem
J'avoue que je n'ai pas compris le but de cette BD. L'amour du jazz ? La boxe ? New York ? Un plaidoyer pour l'intégration sociale des Noirs dans l'Amérique des années 1940 ? Une tendresse pour les prostituées américaines ? Difficile de savoir, tant l'histoire est confuse. Le gars recueille une superbe prostituée, mais refuse de la toucher. Elle est touchée par sa gentillesse. Il rêve de la voir nue, mais à part ça, pas de problème, il passe son temps dans les bars de Harlem. Je DETESTE ce dessin. C'est vraiment moche. Crepax essaie de faire du montage en explosant ses strips, mais ça ne marche pas.
L'Appel de l'Enfer
De beaux dessins, des jolies couleurs, une couverture séduisante... C'est accrocheur mais cela ne suffit pas (surtout si l'on tient compte du prix excessif de cet album). La première histoire est agréable, teintée d'une douce magie et plutôt originale, elle se laisse lire avec plaisir. Hélas la seconde portant sur le thème archi couru de l'adultère tombe à plat bien vite. Quant à la troisième elle manque d'épaisseur, mais qu'importe? À ce stade de la lecture le charme est tombé depuis un moment. L'appel de l'Enfer est un livre assez creux au propos léger, il reste les jolies images...
Le Prince des Ecureuils
Un conte qui semble pour enfants au début, mais qui finalement est assez sombre. Superbement illustré et conté, chaque page est un vrai régal grâce au talent du dessinateur et à la phraséologie du conteur.