Très décevant.
J'adore le dessin de Gimenez mais c'est à peu prêt le seul bon point de ce one-shot (même si Gimenez est capable d'encore plus beau)
L'histoire se lit vite, très vite, si vite qu'on s'apperçoit rapidement que ce n'est que du vide. C'est banal à souhait, mais pas mauvais. Juste furieusement banal...
Et à la fin, je me suis simplement dit "c'est tout ?!"
Allez, juste pour le dessin de Gimenez quoi...
Après avoir lu les 3 premiers tomes.
Ce n’est pas de la grande bd mais ça se lit bien. L’histoire de la recherche d’une cité légendaire c’est déjà vue, mais là ce sont 2 gamins les héros de l’histoire et il n’est pas question pour eux de richesse, de vie éternel ou de jeunesse infinie, le but est d’une grande simplicité : rejoindre un père qu’Eline n’a pas vu depuis qu’elle avait 2 ans. Sam ne fait que l’accompagner, pour la protéger.
Dans les 2 premiers tomes, beaucoup d’éléments m’ont plu, la façon dont ces deux ados avancent dans leur quête est assez originale : à savoir observer un homme qui n’a plus toute sa raison afin de se servir d’un curieux instrument comme d’une boussole. Le tout agrémenté de personnages mystérieux et bien introduits ça sonnait juste. Dommage que le troisième tome ne poursuive pas dans le même sens que les deux premiers, au lieu d’avancer l’aventure se fige sur une île et je n’ai pas vraiment adhéré aux personnages qui s'y trouvent, ils sont assez spéciaux et hermétiques, ni aux aventures qui s’y déroulent. Au final je ne vois pas vraiment en quoi ce tome fait avancer l’histoire.
Le dessin est assez vieillot et je pense que sa vient aussi des couleurs qui sont assez fades à mon goût. C'est parfois maladroit, les persos n'ont pas toujours des visages trés beaux c'est le moins qu'on puisse dire.
J’étofferai l’avis après lecture des derniers tomes que je n’ai pas pu me procurer directement.
Après avoir lu le reste, je ne peux que baisser ma note. Le dessin ne s'améliore pas et l'histoire semble être un résumé. On dirait que les auteurs ont confondu vitesse et précipitation.
Au final le meilleur tome est celui scénarisé par Ferry.
4.5
Ma note ne prend en compte que le premier cycle complet.
Une excellente bande dessinée que ce Chant des Stryges, un scénario bien ficelé qui nous tient en haleine, mélange de policier et de fantastique vraiment très réussi.
On veut toujours en savoir plus sur ces mystérieuses créatures que sont les Stryges, et les éléments de réponse distillés au compte-goutte -pour un suspense toujours plus présent- ne cessent de nous le rappeler !
Un bémol toutefois pour les tomes 3 et 4 qui traînent un peu, où l'on apprend pas grand chose, et je pense que le premier cycle aurait pu largement tenir en 3 volumes...
Dessin réaliste en parfaite adéquation avec l'ambiance de la BD, couleurs également, mais quel dommage qu'Isabelle Merlet ait arrêté, je trouvais ses couleurs biens plus adaptées que celles de Ruby qui sont trop "flashy" et qui cassent un peu l'atmosphère de départ.
Bon à part ces quelques détails (on va pas chipoter non plus lol), cette BD mérite absolument que vous y prêtiez attention !
Il ne reste plus qu'à voir si ça tiendra sur la longueur...
Voilà un album où je serais passé certainement à côté s'il n'avait pas eu son prix à Angoulème et surtout, à force de voir les demandes de recherches en EO...
Je ne partais avec aucun à priori (juste peut-être une émission télé où Marjane était invitée en compagnie de Sfar, Moebius et bien d'autres) mais je n'étais pas attiré par sa série Persépolis (je devrai peut-être réviser mon jugement et m'y lancer).
Concernant le dessin, il est assez dépouillé mais efficace.
C'est surtout au niveau de scénario, cet homme voulant mourir car il n'a plus goût à la vie et en découvrant peu à peu au cours de l'histoire la raison pour laquelle il en est arrivé là.
De nombreux flash-back dont la plupart m'ont fait rire permettent de retourner en arrière car tout l'intérêt de l'album ne réside pas dans le fait de savoir si cet homme va mourir ou pas (il va mourir, on l'apprend dans les premières pages), c'est la raison de cette volonté car Marjane joue avec le lecteur en lui miroitant une hypothèse du début jusqu'aux dernières pages de l'album où on comprend la vraie raison...
Je ne sais pas si cet album méritait le prix mais en tout cas, il m'a fait passer un agréable moment, plein d'étonnement et de ravissement.
Attention, ma note ci-dessus prend en compte le fait que cette série s'adresse à des jeunes filles de 8-12 ans : pour un adulte, la note serait bien plus basse.
Voilà une série qui m'avait intrigué car son graphisme et le minois de ses héroïnes me faisaient bigrement penser à Sky Doll. Et pour cause, puisque Barbucci et Canepa ont participé à sa création et ont illustré les premiers albums. Le graphisme des personnages est donc très bon, moderne, plein de vie et d'expression. Même après le départ de Barbucci et Canepa de cette série, les dessinateurs du studio Disney ont continué dans la même voie et la série a gardé son aspect visuel. Bon, par contre, les décors sont largement moins bons, voire parfois très naïfs, mais ils ne sont pas essentiels à cette histoire.
Witch est une pure vulgarisation des Shojos japonais. C'est du Sailor Moon ou du Card Captor Sakura adapté à la sauce Disney. Cette série sent très fortement le concept totalement formaté pour séduire le public, le pur produit de Disney qui veut rester dans le coup. L'objectif est d'attirer les jeunes filles de 8-12 ans, fans d'histoires de sorcières et de filles qui ont des pouvoirs, adeptes de Harry Potter, Buffy, et autres Sabrina la série télé. Plutôt que de laisser ce public être attiré par des mangas Shojo, Disney a devancé la mode manga en Italie dès 1997 et bâti un produit similaire mais adapté au public occidental : ça a donné Witch.
Witch, ce sont 5 collégiennes. Witch, c'est une blonde, une brune, une rousse, une asiatique et une noire. Chacune maitrise un pouvoir (Eau, Terre, Feu, Air et pouvoir absolu ou presque pour l'héroïne). Toutes cinq sont les Gardiennes d'un royaume parrallèle magique et ont ainsi une identité secrète et bien sûr un déguisement de combattante (qui ressemble à de petites fées avec des ailettes dans le dos). Et à côté de ça, elles vivent la vie idéale que les lectrices de la série ameraient vivre, une vie où toutes les filles et tous les garçons sont beaux et habillés à la mode, où elles suivent les cours à l'école, vivent des romances romantiques, ont des ennuis avec leurs parents, s'engueulent avec leurs amis, s'amusent, etc...
Du déjà-vu total tant dans les scénarios que dans les personnages, du pompage intégral sur les séries mangas et télé, du formatage total pour un public bien précis.
Et pourtant ça marche pas mal.
La série a conquis son public féminin, même si passé 13 ans, cela devient un peu la honte de lire encore ça pour certaines. La recette fonctionne. Les dialogues ne sont pas mauvais, les histoires bateaux mais assez prenantes, les dessins bons, les personnages attachants (ou enervants quand les auteurs veulent qu'ils soient vus ainsi par les lecteurs). Ca marche parfaitement pour s'identifier à l'une ou l'autre des ces héroïnes, pour avoir ses chouchous et ceux qu'on aiment moins, pour en discuter entre copines, etc...
Bref, ça plait aux jeunes.
Maintenant pour un lecteur adulte, ça se lit avec un large détachement, on peut même s'énerver de voir à quel point ce produit est artificiel et copiant sans honte des idées d'autres auteurs de la même branche. Mais si on n'a rien d'autre à lire, ça se laisse lire notamment grâce à des dialogues assez matures par moment, à des personnages mignons et au dessin sympa.
Oh mon dieu que "Little Nemo" est beau et toujours moderne malgré son grand age !!!
La moindre planche recèle des trésors d'inventivité graphique, et un imaginaire foisonnant et sans limite. C'est une des BDs les plus fascinantes qu'il m'ait été donné de lire.
Après, certes, la lecture en continu des recueils peut être assez rébarbative... mais lire une planche de temps à autres, comme c'était prévu dans le format d'origine, c'est un véritable régal.
Un des plus grands chef-d'oeuvres de la BD mondiale... il serait vraiment dommage de passer à côté !
Mise à jour 2008 : quelqu'un qui me connait bien a eu la magnifique idée de m'offrir l'édition Delcourt au format original des planches (format raisin je crois). QUE C'EST BEAU !
Toutes les autres éditions obligent à se munir d'une loupe pour profiter pleinement du niveau de détail et de l'inventivité de Mc Kay, mais dans se format on s'en prend littéralement plein la figure. Certes, ce livre est cher (encore qu'au poids je pense qu'on s'y retrouve ;) ), mais c'est pour moi désormais l'unique façon de rendre justice à ce chef d'oeuvre.
Seul défaut : pas évident de lui trouver une place dans la bibliothèque :)
On retrouve la patte de Sokal dans le dessin de cette BD mais c'est clair que c'est tellement éloigné de son style habituel (celui de Canardo) qu'on a l'impression de lire une BD d'un autre auteur. Quoiqu'il en soit, c'est une Bd visuellement très correcte.
L'histoire, quant à elle, est pas mal, alternant entre une petite enquête de nos jours et des souvenirs de l'époque de la seconde Guerre Mondiale. Le scénario est bien ficelé et assez bon mais il ne marque pas l'esprit à mon goût. Comme le dit l'avis ci-dessous, il y a une petite impression de déjà-vu, une histoire de romance et de trahison dans le passé qui entraine des rancoeurs tenaces dans le présent.
Pas très original mais ça se laisse lire.
Hmm... Je ne suis pas de l'avis enthousiaste de certains avis ci-dessous.
Je n'ai jamais trop aimé les oeuvres de De Crécy. Son dessin au trait "sciemment hésitant" ne me plait pas toujours. Et pourtant il faut admettre que nombre de planches de cette BD (et la couverture aussi) sont très esthétiques et ont une réelle beauté. Bref, même si je n'aime pas tout dans ce dessin, je trouve que c'est une belle BD.
Ensuite, concernant le scénario, je suis assez circonspect. L'histoire est assez originale, et son traitement narratif l'est sans doute encore plus (il m'a légèrement fait penser à la narration d'Amélie Poulain d'ailleurs). Mais il y a quelques points qui m'ont lassé, voire déplu. A commencer par le personnage de la cochonne que je trouve moche d'une part, lassant d'autre part et surtout assez peu original dans cette idée de personnage complètement bigleux qui ne voit rien de ce qui se passe autour de lui alors qu'il lui arrive des aventures incroyables (une alter-ego de Mister Magoo, quoi). Et comme ce personnage emplit un tiers de la BD, cela ne m'a guère arrangé.
Pour le reste du scénario, c'est assez sympa mais je demande vraiment à voir la suite car je ne suis pas encore convaincu.
Note approximative : 2.5/5
J'attendais nettement mieux de cette BD.
Déjà le dessin ne m'a guère charmé. Assez naïf par moments, il ne m'a jamais paru vraiment beau dans ses traits. Par contre, j'aime assez la façon dont les niveaux de gris sont obtenus, la technique utilisée est sympa.
Ensuite, je ne suis pas entré dans l'histoire. Les personnages ne m'ont guère accroché et surtout pas le regretté disparu que j'ai trouvé trop froid, trop inhumain dans sa tranquillité permanente. Et quand on n'accroche pas aux personnages et qu'on ne réussit pas à entrer dans l'histoire, immédiatement, le côté sensible de la Bd vous passe à côté. D'autant plus que l'album se lit assez vite finalement.
Bref, je n'ai pas accroché même si je trouve l'histoire pas mauvaise et le dessin relativement sympa.
Sympathique, ce manga. L’idée de départ est originale, et assez bien exploitée à travers les différentes histoires. Cela se renouvelle pas mal, chaque nouvelle histoire présente un autre transparent et ses problèmes de façon assez variée. Mais par contrecoup, le tout manque un peu d’un liant, d’un fil conducteur un peu plus épais qui transformerait cette juxtaposition d’anecdotes en un bon récit. Les personnages récurrents n’y suffisent pas, et c’est un peu dommage, ou du moins ça risque de l’être si cette série se prolonge trop. Le premier tome se suffit en effet parfaitement, on fait bien le tour du sujet.
Et puis que ce soit pour les dessins ou le style, on est quand même, quoi qu’en dise Arzak, assez proche des shojos, et cela risque de rebuter des lecteurs.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
L'Étoile noire
Très décevant. J'adore le dessin de Gimenez mais c'est à peu prêt le seul bon point de ce one-shot (même si Gimenez est capable d'encore plus beau) L'histoire se lit vite, très vite, si vite qu'on s'apperçoit rapidement que ce n'est que du vide. C'est banal à souhait, mais pas mauvais. Juste furieusement banal... Et à la fin, je me suis simplement dit "c'est tout ?!" Allez, juste pour le dessin de Gimenez quoi...
Les Chroniques de Panchrysia
Après avoir lu les 3 premiers tomes. Ce n’est pas de la grande bd mais ça se lit bien. L’histoire de la recherche d’une cité légendaire c’est déjà vue, mais là ce sont 2 gamins les héros de l’histoire et il n’est pas question pour eux de richesse, de vie éternel ou de jeunesse infinie, le but est d’une grande simplicité : rejoindre un père qu’Eline n’a pas vu depuis qu’elle avait 2 ans. Sam ne fait que l’accompagner, pour la protéger. Dans les 2 premiers tomes, beaucoup d’éléments m’ont plu, la façon dont ces deux ados avancent dans leur quête est assez originale : à savoir observer un homme qui n’a plus toute sa raison afin de se servir d’un curieux instrument comme d’une boussole. Le tout agrémenté de personnages mystérieux et bien introduits ça sonnait juste. Dommage que le troisième tome ne poursuive pas dans le même sens que les deux premiers, au lieu d’avancer l’aventure se fige sur une île et je n’ai pas vraiment adhéré aux personnages qui s'y trouvent, ils sont assez spéciaux et hermétiques, ni aux aventures qui s’y déroulent. Au final je ne vois pas vraiment en quoi ce tome fait avancer l’histoire. Le dessin est assez vieillot et je pense que sa vient aussi des couleurs qui sont assez fades à mon goût. C'est parfois maladroit, les persos n'ont pas toujours des visages trés beaux c'est le moins qu'on puisse dire. J’étofferai l’avis après lecture des derniers tomes que je n’ai pas pu me procurer directement. Après avoir lu le reste, je ne peux que baisser ma note. Le dessin ne s'améliore pas et l'histoire semble être un résumé. On dirait que les auteurs ont confondu vitesse et précipitation. Au final le meilleur tome est celui scénarisé par Ferry.
Le Chant des Stryges
4.5 Ma note ne prend en compte que le premier cycle complet. Une excellente bande dessinée que ce Chant des Stryges, un scénario bien ficelé qui nous tient en haleine, mélange de policier et de fantastique vraiment très réussi. On veut toujours en savoir plus sur ces mystérieuses créatures que sont les Stryges, et les éléments de réponse distillés au compte-goutte -pour un suspense toujours plus présent- ne cessent de nous le rappeler ! Un bémol toutefois pour les tomes 3 et 4 qui traînent un peu, où l'on apprend pas grand chose, et je pense que le premier cycle aurait pu largement tenir en 3 volumes... Dessin réaliste en parfaite adéquation avec l'ambiance de la BD, couleurs également, mais quel dommage qu'Isabelle Merlet ait arrêté, je trouvais ses couleurs biens plus adaptées que celles de Ruby qui sont trop "flashy" et qui cassent un peu l'atmosphère de départ. Bon à part ces quelques détails (on va pas chipoter non plus lol), cette BD mérite absolument que vous y prêtiez attention ! Il ne reste plus qu'à voir si ça tiendra sur la longueur...
Poulet aux Prunes
Voilà un album où je serais passé certainement à côté s'il n'avait pas eu son prix à Angoulème et surtout, à force de voir les demandes de recherches en EO... Je ne partais avec aucun à priori (juste peut-être une émission télé où Marjane était invitée en compagnie de Sfar, Moebius et bien d'autres) mais je n'étais pas attiré par sa série Persépolis (je devrai peut-être réviser mon jugement et m'y lancer). Concernant le dessin, il est assez dépouillé mais efficace. C'est surtout au niveau de scénario, cet homme voulant mourir car il n'a plus goût à la vie et en découvrant peu à peu au cours de l'histoire la raison pour laquelle il en est arrivé là. De nombreux flash-back dont la plupart m'ont fait rire permettent de retourner en arrière car tout l'intérêt de l'album ne réside pas dans le fait de savoir si cet homme va mourir ou pas (il va mourir, on l'apprend dans les premières pages), c'est la raison de cette volonté car Marjane joue avec le lecteur en lui miroitant une hypothèse du début jusqu'aux dernières pages de l'album où on comprend la vraie raison... Je ne sais pas si cet album méritait le prix mais en tout cas, il m'a fait passer un agréable moment, plein d'étonnement et de ravissement.
W.I.T.C.H.
Attention, ma note ci-dessus prend en compte le fait que cette série s'adresse à des jeunes filles de 8-12 ans : pour un adulte, la note serait bien plus basse. Voilà une série qui m'avait intrigué car son graphisme et le minois de ses héroïnes me faisaient bigrement penser à Sky Doll. Et pour cause, puisque Barbucci et Canepa ont participé à sa création et ont illustré les premiers albums. Le graphisme des personnages est donc très bon, moderne, plein de vie et d'expression. Même après le départ de Barbucci et Canepa de cette série, les dessinateurs du studio Disney ont continué dans la même voie et la série a gardé son aspect visuel. Bon, par contre, les décors sont largement moins bons, voire parfois très naïfs, mais ils ne sont pas essentiels à cette histoire. Witch est une pure vulgarisation des Shojos japonais. C'est du Sailor Moon ou du Card Captor Sakura adapté à la sauce Disney. Cette série sent très fortement le concept totalement formaté pour séduire le public, le pur produit de Disney qui veut rester dans le coup. L'objectif est d'attirer les jeunes filles de 8-12 ans, fans d'histoires de sorcières et de filles qui ont des pouvoirs, adeptes de Harry Potter, Buffy, et autres Sabrina la série télé. Plutôt que de laisser ce public être attiré par des mangas Shojo, Disney a devancé la mode manga en Italie dès 1997 et bâti un produit similaire mais adapté au public occidental : ça a donné Witch. Witch, ce sont 5 collégiennes. Witch, c'est une blonde, une brune, une rousse, une asiatique et une noire. Chacune maitrise un pouvoir (Eau, Terre, Feu, Air et pouvoir absolu ou presque pour l'héroïne). Toutes cinq sont les Gardiennes d'un royaume parrallèle magique et ont ainsi une identité secrète et bien sûr un déguisement de combattante (qui ressemble à de petites fées avec des ailettes dans le dos). Et à côté de ça, elles vivent la vie idéale que les lectrices de la série ameraient vivre, une vie où toutes les filles et tous les garçons sont beaux et habillés à la mode, où elles suivent les cours à l'école, vivent des romances romantiques, ont des ennuis avec leurs parents, s'engueulent avec leurs amis, s'amusent, etc... Du déjà-vu total tant dans les scénarios que dans les personnages, du pompage intégral sur les séries mangas et télé, du formatage total pour un public bien précis. Et pourtant ça marche pas mal. La série a conquis son public féminin, même si passé 13 ans, cela devient un peu la honte de lire encore ça pour certaines. La recette fonctionne. Les dialogues ne sont pas mauvais, les histoires bateaux mais assez prenantes, les dessins bons, les personnages attachants (ou enervants quand les auteurs veulent qu'ils soient vus ainsi par les lecteurs). Ca marche parfaitement pour s'identifier à l'une ou l'autre des ces héroïnes, pour avoir ses chouchous et ceux qu'on aiment moins, pour en discuter entre copines, etc... Bref, ça plait aux jeunes. Maintenant pour un lecteur adulte, ça se lit avec un large détachement, on peut même s'énerver de voir à quel point ce produit est artificiel et copiant sans honte des idées d'autres auteurs de la même branche. Mais si on n'a rien d'autre à lire, ça se laisse lire notamment grâce à des dialogues assez matures par moment, à des personnages mignons et au dessin sympa.
Little Nemo in Slumberland
Oh mon dieu que "Little Nemo" est beau et toujours moderne malgré son grand age !!! La moindre planche recèle des trésors d'inventivité graphique, et un imaginaire foisonnant et sans limite. C'est une des BDs les plus fascinantes qu'il m'ait été donné de lire. Après, certes, la lecture en continu des recueils peut être assez rébarbative... mais lire une planche de temps à autres, comme c'était prévu dans le format d'origine, c'est un véritable régal. Un des plus grands chef-d'oeuvres de la BD mondiale... il serait vraiment dommage de passer à côté ! Mise à jour 2008 : quelqu'un qui me connait bien a eu la magnifique idée de m'offrir l'édition Delcourt au format original des planches (format raisin je crois). QUE C'EST BEAU ! Toutes les autres éditions obligent à se munir d'une loupe pour profiter pleinement du niveau de détail et de l'inventivité de Mc Kay, mais dans se format on s'en prend littéralement plein la figure. Certes, ce livre est cher (encore qu'au poids je pense qu'on s'y retrouve ;) ), mais c'est pour moi désormais l'unique façon de rendre justice à ce chef d'oeuvre. Seul défaut : pas évident de lui trouver une place dans la bibliothèque :)
Le vieil homme qui n’écrivait plus
On retrouve la patte de Sokal dans le dessin de cette BD mais c'est clair que c'est tellement éloigné de son style habituel (celui de Canardo) qu'on a l'impression de lire une BD d'un autre auteur. Quoiqu'il en soit, c'est une Bd visuellement très correcte. L'histoire, quant à elle, est pas mal, alternant entre une petite enquête de nos jours et des souvenirs de l'époque de la seconde Guerre Mondiale. Le scénario est bien ficelé et assez bon mais il ne marque pas l'esprit à mon goût. Comme le dit l'avis ci-dessous, il y a une petite impression de déjà-vu, une histoire de romance et de trahison dans le passé qui entraine des rancoeurs tenaces dans le présent. Pas très original mais ça se laisse lire.
Salvatore
Hmm... Je ne suis pas de l'avis enthousiaste de certains avis ci-dessous. Je n'ai jamais trop aimé les oeuvres de De Crécy. Son dessin au trait "sciemment hésitant" ne me plait pas toujours. Et pourtant il faut admettre que nombre de planches de cette BD (et la couverture aussi) sont très esthétiques et ont une réelle beauté. Bref, même si je n'aime pas tout dans ce dessin, je trouve que c'est une belle BD. Ensuite, concernant le scénario, je suis assez circonspect. L'histoire est assez originale, et son traitement narratif l'est sans doute encore plus (il m'a légèrement fait penser à la narration d'Amélie Poulain d'ailleurs). Mais il y a quelques points qui m'ont lassé, voire déplu. A commencer par le personnage de la cochonne que je trouve moche d'une part, lassant d'autre part et surtout assez peu original dans cette idée de personnage complètement bigleux qui ne voit rien de ce qui se passe autour de lui alors qu'il lui arrive des aventures incroyables (une alter-ego de Mister Magoo, quoi). Et comme ce personnage emplit un tiers de la BD, cela ne m'a guère arrangé. Pour le reste du scénario, c'est assez sympa mais je demande vraiment à voir la suite car je ne suis pas encore convaincu.
Week-end avec préméditation
Note approximative : 2.5/5 J'attendais nettement mieux de cette BD. Déjà le dessin ne m'a guère charmé. Assez naïf par moments, il ne m'a jamais paru vraiment beau dans ses traits. Par contre, j'aime assez la façon dont les niveaux de gris sont obtenus, la technique utilisée est sympa. Ensuite, je ne suis pas entré dans l'histoire. Les personnages ne m'ont guère accroché et surtout pas le regretté disparu que j'ai trouvé trop froid, trop inhumain dans sa tranquillité permanente. Et quand on n'accroche pas aux personnages et qu'on ne réussit pas à entrer dans l'histoire, immédiatement, le côté sensible de la Bd vous passe à côté. D'autant plus que l'album se lit assez vite finalement. Bref, je n'ai pas accroché même si je trouve l'histoire pas mauvaise et le dessin relativement sympa.
Transparent
Sympathique, ce manga. L’idée de départ est originale, et assez bien exploitée à travers les différentes histoires. Cela se renouvelle pas mal, chaque nouvelle histoire présente un autre transparent et ses problèmes de façon assez variée. Mais par contrecoup, le tout manque un peu d’un liant, d’un fil conducteur un peu plus épais qui transformerait cette juxtaposition d’anecdotes en un bon récit. Les personnages récurrents n’y suffisent pas, et c’est un peu dommage, ou du moins ça risque de l’être si cette série se prolonge trop. Le premier tome se suffit en effet parfaitement, on fait bien le tour du sujet. Et puis que ce soit pour les dessins ou le style, on est quand même, quoi qu’en dise Arzak, assez proche des shojos, et cela risque de rebuter des lecteurs.