Quand on part d'un scénario pour faire un album, c'est une base bien plus solide qu'un dessin. Et ici la base n'est rien moins qu'un roman d'anticipation/science fiction. Ainsi, en ajoutant un bon dessin, on obtient forcément une BD excellente. J'ai lu les trois premiers tomes d'une traite, et j'attends la suite.
Comme certains de mes devanciers, je n'ai jamais mis les pieds à un concert, mais je me suis plongé avec délices dans cette chronique à la fois féroce et tendre de cet univers très particulier. Zep semble en avoir tiré la quintessence, et du coup, on sourit pas mal à ces situations tout à fait ridicules... Son trait est tout à fait agréable, du niveau des Titeuf, et on dévore les gags.
D'un intérêt faible sous tous les aspects. Mais il faut rappeler qu'il s'agit d'une série d'épisodes de l'Echo des savanes. Alors c'est un peu érotique, un peu comique, un peu aventureux, mais tout cela sans grande réussite. L'auteur a visiblement manqué d'inspiration sur ce coup ; de Arnon préférez Dinausor Bop plus réussi.
"Richard Cœur de Lion" ou comment revisiter la légende du bon roi Richard…
Brrémaud nous livre encore une histoire bien barrée à l’image de Robin Hood, mais un peu plus … comment dire… adulte bien que cette fois ci les personnages sont animalisé à la Disney. Et vous savez quoi, Richard Cœur de Lion est un lion, dingue ça… :D
Bon pour l’instant ce n’est qu’un premier tome, c’est donc difficile de ce faire un avis catégorique sur le scénario, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai passé un bon moment en lisant cette BD.
Les dessins et les couleurs de Bertolucci sont très très très très chouettes, les personnages ont vraiment de bonnes têtes, bien expressives. On voit tout de suite au style, que l’auteur à fait un passage chez Disney même si certaines planches sont un peu sanguinolentes.
Je mets un petit 4/5 d’encouragement en attendant patiemment la suite.
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EDIT (10/01/2007):
Généralement quand je remets à jour un avis, je fais ça en fondant mon nouveau constat avec l’ancien afin de privilégier la forme, mais là je tiens à bien marquer cette mise à jour pour mettre en avant ma déception et mon ras le bol après la lecture du tome 2 concluant la série.
Comme pour le tome 1, le scénar n'est pas le principal attrait, mais là ça me semble tout de même très expédié par rapport au premier. Ça vient peut être du fait qu'on ne capte pas ce qui se passe entre la page 23 à 25 (j’y reviendrai plus bas) mais je serais curieux de savoir si c'était vraiment prévu en deux tomes.
Le dessin qui était génial dans le premier a beaucoup perdu avec un encrage plus brouillon et des personnages changeant notamment Paranoïa dont le visage prend une forme de plus en plus humaine.
Et pour finir l’impression a un gros loupé de la page 23 à 25 qui a les mêmes phylactères (bulles et texte identiques répétés sur trois pages). Pour ne rien arranger je crois que ça intervient pendant un moment clef. Je pense vraiment qu’il y a -du foutage de gueule- car tous les exemplaires sont dans le même cas, y faut pas me dire que Soleil n'était pas au courant.
Je suis extrêmement déçu par ce second tome dont le travail ME semble bâclé sur l'ensemble de la conception. Je ne conseille donc plus la lecture et encore moins l’achat. Ma note passe de 4 à 1.
/!\ ATTENTION, méfiez vous des avis élogieux suivants qui ne sont pas mis à jour à l’heure où j’édite mon avis.
"Robin Hood" ou comment revisiter la légende de Robin de bois…
Brrémaud nous conte une histoire bien barrée avec un humour plus que décalé. Le scénario est vraiment tordu et déjanté à souhait. Certains peuvent d’ailleurs ne pas aimer ce style un peu chaotique. Mais c’est ce qui fait l’originalité de cette série. Les personnages principaux sont ridiculisés. Et histoire de mettre encore plus le bazar, le monde féerique où ils évoluent est peuplé de dragons (armés de lunettes d’aviateur) et de tout plein d’autres bébêtes bizarres.
Les dessins et les couleurs de Loche sont chouettes. Ils retranscrivent parfaitement bien le côté enfantin et irrévérencieux de l'histoire. De plus, je trouve que les illustrations gagnent en qualité au fil des trois albums, le trait s’arrondit de plus en plus. La double pages du tome 3 est tout bonnement magnifique.
En revanche, il y a une chose qui m’a dérangé dans cette série, c’est l’espèce de texture sac a patates que l’on voit tout au long du tome 3. A priori, c’est dû au choix du papier à dessin. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à m’habituer, d’ailleurs il faut plutôt dire que je n’ai pas réussi. Ce petit détail m’a un peu gâché la lecture de ce dernier tome.
Y’a pas à dire, elle porte bien son titre, cette bd ! Ames sensibles, abstenez-vous ! Vous ne trouverez aucun plaisir dans cette lecture édifiante. Pervers en manque de sensations, régalez-vous ! C’est du sucre ! Ces récits improbables et nauséabonds cultivent le mauvais goût aussi sûrement que d’autres la médiocrité. L’avantage, avec le mauvais goût, c’est que lorsqu’il est assumé jusqu’au bout, sans aucune retenue, on entre dans le terrain de l’humour noir (très) trash. Tandis que la médiocrité ne fait jamais rire, même dans ses niveaux les plus ultimes. Si vous ne saviez pas comment une femme peut faire du saut à l’élastique avec ses grandes lèvres, si vous ignorez qu’il est possible pour un homme de faire l’amour à une table, et si vous n’imaginez pas quelle torture un dessinateur est prêt à infliger à un personnage qu’il vient de dessiner… lisez ce truc, y’a tout ça dedans.
Cet album rappellera évidement les Gilles Hamesh que le même Durand (qui se fait appeler Durandur quand il donne dans le trash-porno-gore-humoristique) avait réalisé avec Jodorowsky. La veine est la même, saillante et purulente. Un tout petit peu moins inspirée peut-être, alors que certaines histoires sont proprement géniales, d’autres nous laissent sur la faim...
Carabas a une nouvelle fois inventé une nouvelle collection pour ce livre hors norme. Comme ils avaient déjà eu l’idée géniale d’appeler une de leur collection « Alternative » (sic), là, ils ont carrément opté pour « Révolution », avec le R renversé en rouge…(re-sic). Bravo monsieur Carabas, très joli, très design, on s’y croirait presque, mais faudrait penser à les remplir vos collections au lieu d’en créer une pour chaque bouquin…
Le prix est fleuri aussi. 20 euros pour un bouquin noir et blanc de 160 pages, ça reste cher pour ce que c'est vite lu (2 cases par planches en moyenne).
Je ne serai pas trop sévère avec cette série, qui vise un public plutôt la tranche d'age de l'héroïne, c'est à dire 10-15 ans.
J'ai souri à certains gags, certains m'ont semblé plutôt capilotractés, voire un peu lourdingues, mais bon, l'ensemble reste lisible, surtout pour le public visé.
Coté dessin rien de particulier, on a là un style qui s'il n'est pas minimaliste, n'est pas très fouillé non plus. Mais le résultat reste très honnête et de toute manière l'intérêt de l'album est ailleurs.
En effet on se trouve de suite plongé dans une ambiance digne d'un film des frères Coen, avec des personnages tous plus excentriques les uns que les autres, un scénario qui part en vrille, des protagonistes qui perdent le contrôle de la situation, mais qui persistent dans leurs erreurs. Le tout accompagné d'une pointe d'humour noir.
Vraiment une bonne petite lecture récréative.
Hum. Quand j'ai vu ça sur les rayonnages de ma bibliothèque favorite, j'ai cru qu'il y avait un dictionnaire dans le rayon BD. Mais non, c'est une anthologie assez incroyable sur ce support. Enfin, "anthologie" est peut-être un terme galvaudé. Disons que c'est un assemblage de bric et de broc, contenant 2000 pages de BD (au sens large parfois), réunissant de nombreux auteurs du monde entier.
Il y a bien sûr à boire et à manger dans cet énorme opus (2, 6 kg sur la balance), mais c'est surtout l'occasion de découvrir de nombreux auteurs, et pour beaucoup de se demander pourquoi leur travail ne nous est pas encore parvenu (je parle du marché francophone grand public). Car il y a du talent là-dedans. Graphique, narratif, il y a beaucoup de bonnes idées, de la plus absconse au bassement matérialiste.
C'est un véritable laboratoire-musée, orientation dont la maison L'Association s'est fait la tête de proue depuis une quinzaine d'années. L'entreprise est à saluer.
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;)
Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu.
J'attends le tome 2 avec impatience.
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La Compagnie des Glaces
Quand on part d'un scénario pour faire un album, c'est une base bien plus solide qu'un dessin. Et ici la base n'est rien moins qu'un roman d'anticipation/science fiction. Ainsi, en ajoutant un bon dessin, on obtient forcément une BD excellente. J'ai lu les trois premiers tomes d'une traite, et j'attends la suite.
Happy Rock (L'enfer des concerts)
Comme certains de mes devanciers, je n'ai jamais mis les pieds à un concert, mais je me suis plongé avec délices dans cette chronique à la fois féroce et tendre de cet univers très particulier. Zep semble en avoir tiré la quintessence, et du coup, on sourit pas mal à ces situations tout à fait ridicules... Son trait est tout à fait agréable, du niveau des Titeuf, et on dévore les gags.
Les Furies
D'un intérêt faible sous tous les aspects. Mais il faut rappeler qu'il s'agit d'une série d'épisodes de l'Echo des savanes. Alors c'est un peu érotique, un peu comique, un peu aventureux, mais tout cela sans grande réussite. L'auteur a visiblement manqué d'inspiration sur ce coup ; de Arnon préférez Dinausor Bop plus réussi.
Richard Coeur de Lion
"Richard Cœur de Lion" ou comment revisiter la légende du bon roi Richard… Brrémaud nous livre encore une histoire bien barrée à l’image de Robin Hood, mais un peu plus … comment dire… adulte bien que cette fois ci les personnages sont animalisé à la Disney. Et vous savez quoi, Richard Cœur de Lion est un lion, dingue ça… :D Bon pour l’instant ce n’est qu’un premier tome, c’est donc difficile de ce faire un avis catégorique sur le scénario, tout ce que je peux vous dire c’est que j’ai passé un bon moment en lisant cette BD. Les dessins et les couleurs de Bertolucci sont très très très très chouettes, les personnages ont vraiment de bonnes têtes, bien expressives. On voit tout de suite au style, que l’auteur à fait un passage chez Disney même si certaines planches sont un peu sanguinolentes. Je mets un petit 4/5 d’encouragement en attendant patiemment la suite. ---------------------------- EDIT (10/01/2007): Généralement quand je remets à jour un avis, je fais ça en fondant mon nouveau constat avec l’ancien afin de privilégier la forme, mais là je tiens à bien marquer cette mise à jour pour mettre en avant ma déception et mon ras le bol après la lecture du tome 2 concluant la série. Comme pour le tome 1, le scénar n'est pas le principal attrait, mais là ça me semble tout de même très expédié par rapport au premier. Ça vient peut être du fait qu'on ne capte pas ce qui se passe entre la page 23 à 25 (j’y reviendrai plus bas) mais je serais curieux de savoir si c'était vraiment prévu en deux tomes. Le dessin qui était génial dans le premier a beaucoup perdu avec un encrage plus brouillon et des personnages changeant notamment Paranoïa dont le visage prend une forme de plus en plus humaine. Et pour finir l’impression a un gros loupé de la page 23 à 25 qui a les mêmes phylactères (bulles et texte identiques répétés sur trois pages). Pour ne rien arranger je crois que ça intervient pendant un moment clef. Je pense vraiment qu’il y a -du foutage de gueule- car tous les exemplaires sont dans le même cas, y faut pas me dire que Soleil n'était pas au courant. Je suis extrêmement déçu par ce second tome dont le travail ME semble bâclé sur l'ensemble de la conception. Je ne conseille donc plus la lecture et encore moins l’achat. Ma note passe de 4 à 1. /!\ ATTENTION, méfiez vous des avis élogieux suivants qui ne sont pas mis à jour à l’heure où j’édite mon avis.
Robin Hood
"Robin Hood" ou comment revisiter la légende de Robin de bois… Brrémaud nous conte une histoire bien barrée avec un humour plus que décalé. Le scénario est vraiment tordu et déjanté à souhait. Certains peuvent d’ailleurs ne pas aimer ce style un peu chaotique. Mais c’est ce qui fait l’originalité de cette série. Les personnages principaux sont ridiculisés. Et histoire de mettre encore plus le bazar, le monde féerique où ils évoluent est peuplé de dragons (armés de lunettes d’aviateur) et de tout plein d’autres bébêtes bizarres. Les dessins et les couleurs de Loche sont chouettes. Ils retranscrivent parfaitement bien le côté enfantin et irrévérencieux de l'histoire. De plus, je trouve que les illustrations gagnent en qualité au fil des trois albums, le trait s’arrondit de plus en plus. La double pages du tome 3 est tout bonnement magnifique. En revanche, il y a une chose qui m’a dérangé dans cette série, c’est l’espèce de texture sac a patates que l’on voit tout au long du tome 3. A priori, c’est dû au choix du papier à dessin. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à m’habituer, d’ailleurs il faut plutôt dire que je n’ai pas réussi. Ce petit détail m’a un peu gâché la lecture de ce dernier tome.
Durandur
Y’a pas à dire, elle porte bien son titre, cette bd ! Ames sensibles, abstenez-vous ! Vous ne trouverez aucun plaisir dans cette lecture édifiante. Pervers en manque de sensations, régalez-vous ! C’est du sucre ! Ces récits improbables et nauséabonds cultivent le mauvais goût aussi sûrement que d’autres la médiocrité. L’avantage, avec le mauvais goût, c’est que lorsqu’il est assumé jusqu’au bout, sans aucune retenue, on entre dans le terrain de l’humour noir (très) trash. Tandis que la médiocrité ne fait jamais rire, même dans ses niveaux les plus ultimes. Si vous ne saviez pas comment une femme peut faire du saut à l’élastique avec ses grandes lèvres, si vous ignorez qu’il est possible pour un homme de faire l’amour à une table, et si vous n’imaginez pas quelle torture un dessinateur est prêt à infliger à un personnage qu’il vient de dessiner… lisez ce truc, y’a tout ça dedans. Cet album rappellera évidement les Gilles Hamesh que le même Durand (qui se fait appeler Durandur quand il donne dans le trash-porno-gore-humoristique) avait réalisé avec Jodorowsky. La veine est la même, saillante et purulente. Un tout petit peu moins inspirée peut-être, alors que certaines histoires sont proprement géniales, d’autres nous laissent sur la faim... Carabas a une nouvelle fois inventé une nouvelle collection pour ce livre hors norme. Comme ils avaient déjà eu l’idée géniale d’appeler une de leur collection « Alternative » (sic), là, ils ont carrément opté pour « Révolution », avec le R renversé en rouge…(re-sic). Bravo monsieur Carabas, très joli, très design, on s’y croirait presque, mais faudrait penser à les remplir vos collections au lieu d’en créer une pour chaque bouquin… Le prix est fleuri aussi. 20 euros pour un bouquin noir et blanc de 160 pages, ça reste cher pour ce que c'est vite lu (2 cases par planches en moyenne).
Norma
Je ne serai pas trop sévère avec cette série, qui vise un public plutôt la tranche d'age de l'héroïne, c'est à dire 10-15 ans. J'ai souri à certains gags, certains m'ont semblé plutôt capilotractés, voire un peu lourdingues, mais bon, l'ensemble reste lisible, surtout pour le public visé.
Voleurs de Chien
Coté dessin rien de particulier, on a là un style qui s'il n'est pas minimaliste, n'est pas très fouillé non plus. Mais le résultat reste très honnête et de toute manière l'intérêt de l'album est ailleurs. En effet on se trouve de suite plongé dans une ambiance digne d'un film des frères Coen, avec des personnages tous plus excentriques les uns que les autres, un scénario qui part en vrille, des protagonistes qui perdent le contrôle de la situation, mais qui persistent dans leurs erreurs. Le tout accompagné d'une pointe d'humour noir. Vraiment une bonne petite lecture récréative.
Comix 2000
Hum. Quand j'ai vu ça sur les rayonnages de ma bibliothèque favorite, j'ai cru qu'il y avait un dictionnaire dans le rayon BD. Mais non, c'est une anthologie assez incroyable sur ce support. Enfin, "anthologie" est peut-être un terme galvaudé. Disons que c'est un assemblage de bric et de broc, contenant 2000 pages de BD (au sens large parfois), réunissant de nombreux auteurs du monde entier. Il y a bien sûr à boire et à manger dans cet énorme opus (2, 6 kg sur la balance), mais c'est surtout l'occasion de découvrir de nombreux auteurs, et pour beaucoup de se demander pourquoi leur travail ne nous est pas encore parvenu (je parle du marché francophone grand public). Car il y a du talent là-dedans. Graphique, narratif, il y a beaucoup de bonnes idées, de la plus absconse au bassement matérialiste. C'est un véritable laboratoire-musée, orientation dont la maison L'Association s'est fait la tête de proue depuis une quinzaine d'années. L'entreprise est à saluer.
L'Enragé
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;) Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu. J'attends le tome 2 avec impatience.