D'habitude, je lis les commentaires plus que je n'en écris, mais je me dois de faire exception pour cette BD. Pris complètement par hasard dans le rayon parce que la couverture était simplement "jolie", j'ai dévoré le premier tome et été bluffé sur le second. Le dessin est aussi doux et beau que l'histoire. J'étais content de lire enfin quelque chose qui me permette de ressentir des sentiments nouveaux en lisant une bd. Lorsque j'ai tourné la dernière page, le sourire béa, j'avais l'impression d'avoir été me promener au bord de la mer ou dans les bois, c'est tellement raffraîchissant!
"Les garnimos", tout est dit dans le titre... Animaux et garnements.
Dav, nous livre une histoire destinée à nos chères têtes blondes mais à la différence des très tendances Titeuf, Petit Spirou, … ici, il ne s’agit pas d’un album formaté sur le système un gag par planche mais d’une vraie histoire. Même si celle-ci est plutôt un simple prétexte à enchaîner les gags, la lecture est plus agréable comme ça. Les dialogues sont toujours justes, bien trouvés, et très inspirés (Spécial dédicace au rap des hyènes :D). L’humour cocasse et surréaliste fait que même les plus "vieux" y trouveront leur compte.
Les dessins de Dav sont très jolis. Parfait pour une BD jeunesse. Les personnages sont vraiment tout mimi et très expressifs.
BenGrrr a su trouver les couleurs chaudes dans des tons orangés qui collent parfaitement à l’ambiance savane. La colo est tout bonnement magnifique ; simple et efficace comme le dessin.
Rahhh mais 30 pages, c’est trop court…
Quatre ans ! Quatre ans qu’il m’a fallu pour relire cet album ! Une première lecture que j’ai arrêtée au trois-quarts de l’intégrale à cause de l’ambiance malsaine régnant tout au long de cette histoire. Et bizarrement, c’est cette ambiance qui m’a fait accrocher à cette deuxième lecture.
Les auteurs se sont inspirés d’« alien » pour réaliser cette série, ça se voit et, d’après leurs remerciements, ne le cachent pas ! Sans atteindre le suspens et l’atmosphère de ce film culte, Marazano et Bec ont néanmoins signé une bonne BD.
L’histoire est classique, elle met en scène un commando qui intervient dans une base d’une planète glaciale dont ils n’ont aucune nouvelle de ses résidents. Les soldats n’ont eu qu’une seule consigne : ils doivent à tout prix laisser la base intacte… mais une fois sur place, ils tomberont un par un…
L’atmosphère malsaine qui règne tout au long de cette série est principalement due par la pression psychologique subie par les personnages qui voient leurs compagnons mourir un par un sous d’étranges circonstances.
Le scénariste a mis beaucoup de scènes de discussions entre ces soldats qui peuvent lasser des lecteurs. Moi-même, j’ai eu beaucoup de mal à m’accrocher à ces débats mais qui contribuent énormément à cette sale ambiance.
En gros, je reproche aux auteurs d’avoir étiré leur histoire par ces nombreux débats et aussi par l’emploi de scènes qui n’apportent que peu de choses aux lecteurs. A la décharge du scénariste, je déplore également par moments la faible taille de la police de texte qui a entaché mon confort de lecture.
J’aime bien le dessin réaliste de Bec qui est en totale adéquation avec ce récit.
Toutefois, j’ai trouvé dommage que les visages ne soient pas assez différenciés. J’ai eu tout au long de l’album la difficulté de savoir reconnaître tout de suite les personnages. Je pense que Christophe Bec aurait gagné à rendre un peu moins réaliste son trait un peu à la manière de Bajram pour que son style gagne en lisibilité.
J’aurais bien aimé voir une version noir et blanc de cette série pour mieux apprécier le dessin de Bec. La mise en couleurs est assez discrète et se révèle finalement adaptée à l’histoire.
Au final, « Zéro absolu » m’a laissé un sentiment mitigé. Il y a dans cette série quelque chose qui me dit que, sans ces défauts de lisibilité et de narration, ça aurait pu être une excellente BD. Malgré tout, je me souviendrai toujours de cette sale ambiance !
Un futur où un homme d'Eglise possède à peu près tout, y compris le remède miracle contre toutes les maladies. Un groupe de résistants à cet état de fait, mené par une idole multicarte. Bien sûr. A la clé, une histoire de substitution d'identité, qui réserve bien des surprises...
Enfin, qui est censée en réserver. Parce que l'on voit venir de loin cet "effet" de surprise. Je n'en dirai pas plus, pour ne pas éreinter le peu de suspense, mais j'ai lu cet album d'un air distrait, car l'histoire n'es pas des plus passionnantes, et qui plus est, même illustrée par une "star" du comics US (Immonen a dessiné Superman), ne soulève pas grand-chose de plus qu'un intérêt poli.
De plus, ce style de dessin, avec un encrage triple, et des "intérieurs" de personnages carrément bâclés, ne me satisfait pas du tout.
C'est une série qui part assez mal...
Ca partait plutôt bien, cet album... Un dessin très sympa, un peu enfantin dans le genre, mais il faut rappeler que tout est vu par les yeux d'un enfant, ou presque. L'histoire était bien menée, à la fois attachante et dynamique, suffisamment en tout cas pour accrocher le lecteur. Et puis vers la moitié, en gros quand on quitte Antoine pour se retrouver avec le Diable, ça ne fonctionne plus. Pire, le dessin de Thierry Martin semble perdre quelque peu de sa maîtrise, pendant quelques pages... Mais finalement ça rentre dans l'ordre par la suite, et l'album redevient distrayant et original. Dommage que ce passage à vide ait plombé cet album, qui possède par ailleurs une superbe maquette.
Quand on lit des gags de Touba, on pense immédiatement au Chat de Philippe Geluck : c'est vraiment la même idée de base et les mêmes thématiques. Touba n'a du singe que l'apparence car il se comporte complètement comme un humain qui nous ferait part de ses reflexions sur l'absurdité du monde, sur ses pensées et sur la société humaine avec force jeux de mots et un peu de parti-pris.
Le dessin de Jak est correct pour de la BD d'humour. Rien de fameux mais ça se lit bien et l'humour passe bien.
Certains jeux de mots ou certaines absurdités sont bien trouvées et attirent le sourire, voire même l'envie de les replacer pour les meilleures d'entre eux. Mais par contre, il faut le dire : je me suis ennuyé et je n'ai pas souri à plus des trois quarts de ces gags. Beaucoup de jeux de mots sont soit tirés par les cheveux soit pas drôles au final. Et surtout, je ne me suis absolument pas attaché à ce singe lui-même, Touba, qui a un je-ne-sais-quoi d'assez agaçant en lui-même.
Bref, une BD qui ne m'a pas vraiment fait rire alors que c'est son but et qui manque d'originalité vis-à-vis du Chat de Geluck.
Après Central Park et Les Passe-Murailles, Jean-Luc Cornette continue à tracer son chemin singulier dans la BD belge. A la frontière des genres, sans public bien défini, avec un vernis de critique sociale. Ici l'humour et le décalage légèrement loufoque servent de prétexte à une fable gentillette, presque un conte pour enfants à la Dickens, doublée d'une quête initiatique où Elmore va découvrir quels sont ses véritables sentiments et motivations. On sourit, on fronce les sourcils. Cornette a réussi son pari : interloquer son lecteur. Car à l'issue du premier tome, on ne voit pas trop où il veut en venir. Cependant, le dessin de Michel Constant, moins réaliste que dans Bitume et donc, d'après ses dires, plus relâché, nous permet d'admirer sa technique, alliant une certaine élégance à une ligne claire qui, sans être austère, n'en est pas moins assez classique. Cornette parsème son récit d'éléments sympathiques (l'âne en particulier) qui nous rendent l'univers attachant. Voyons où ira la série...
Ma première réaction en ouvrant ce bouquin pour la 1ere fois fut un « Beuaaaaargh » bien placé, sans doute suivi d’une remarque un peu plus évoluée comme « Fioulalaaa ». Vince Locke a vraiment un style graphique particulier, au trait tremblotant et approximatif, et le résultat final peut paraître un peu brouillon.
L’histoire, elle, est haletante et efficace, et entraîne le lecteur dans un tourbillon de violence au fil des 286 pages qui composent ce tome unique. Elle n’est pas vraiment innovante, mais se lit d’une traite, et la fin est bien.
Bref, une bonne histoire de gangsters, un bon moment de lecture, à condition de ne pas vous attendre à l’histoire de l’année, et de ne pas accorder trop d’importance aux dessins. Je me demande quand même si Delcourt aurait acheté les droits d’adaptation de ce comic-book si le film qui en est tiré ne sortait pas sur les écrans le mois prochain (ouuh la mauvaise langue).
Le Western Fantastique est un sujet déjà traîté chez Vents d'Ouest. Oui, La Piste des Ombres de Tiburce Oger a déjà ouvert la voie avec beaucoup de réussite.
Et voici donc qu'ils remettent le couvert avec cette mini-série qui sera développée en seulement deux tomes.
Le résultat est vraiment à la hauteur. Le scénario est mené avec beaucoup de cohérence et d'intelligence. Le sujet traité est, certes, pas forcément très original mais on rentre dans le récit avec beaucoup d'interêt. Si on devine certains aboutissants, on est totalement intrigué par d'autres et je vous avoue que j'attends la suite avec beaucoup d'impatience. Les personnages ne manquent pas d'humour et certains d'entre eux sont même parfois émouvants (je pense surtout à la petite Simone).
Je remarque de plus en plus que le Western et le fantastique sont deux genres qui se marient très bien ensemble et cette BD confirme tout à fait mon propos.
Le dessin de Hérenguel est vraiment superbe. Il se dégage de son graphisme beaucoup de finesse et les couleurs chatoyantes de l'album viennent encore plus accentuer cet effet. Les personnages sont très expressifs et les décors sont élégants. Du beau travail !
Le comble du bonheur c'est qu'on a droit à un dossier en fin d'album + un ex-libris, le tout inséré dans une enveloppe et bien-sûr pour 12,5 € . La classe !
Vous aurez compris que je vous conseille vivement de lire Lune d'Argent sur Providence !
Lire un nouveau Tardi est toujours un plaisir. Pourtant, je ne classerais pas cet album dans mon top ten. N'empêche que cela reste une bonheur graphique et narratif.
D'un point de vue scénaristique, cette adaptation du roman de Manchette est réussie. Les personnages sont denses à souhaits et je vous avoue avoir eu un petit faible pour les deux tueurs qui malgrès leur cruauté, ne manquent pas d'humour.
L'histoire en elle-même est menée tambour battant et on suit les aventures de cet ingenieur en fuite avec beaucoup d'interêt. Bon, c'est vrai que le climat qui règne dans l'album m'a semblé parfois un peu malsain. De plus, par moment, j'ai trouvé la narration un peu agacante mais part ça, l'histoire se tient parfaitement.
Au niveau du dessin, Tardi est en grande forme. Le noir & blanc lui va vraiment bien.
Le Petit Bleu de la Côte Ouest est un polar bien ficelé. Si vous aimez ce genre d'ambiance, vous serez comblés !
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Où le regard ne porte pas...
D'habitude, je lis les commentaires plus que je n'en écris, mais je me dois de faire exception pour cette BD. Pris complètement par hasard dans le rayon parce que la couverture était simplement "jolie", j'ai dévoré le premier tome et été bluffé sur le second. Le dessin est aussi doux et beau que l'histoire. J'étais content de lire enfin quelque chose qui me permette de ressentir des sentiments nouveaux en lisant une bd. Lorsque j'ai tourné la dernière page, le sourire béa, j'avais l'impression d'avoir été me promener au bord de la mer ou dans les bois, c'est tellement raffraîchissant!
Les Garnimos
"Les garnimos", tout est dit dans le titre... Animaux et garnements. Dav, nous livre une histoire destinée à nos chères têtes blondes mais à la différence des très tendances Titeuf, Petit Spirou, … ici, il ne s’agit pas d’un album formaté sur le système un gag par planche mais d’une vraie histoire. Même si celle-ci est plutôt un simple prétexte à enchaîner les gags, la lecture est plus agréable comme ça. Les dialogues sont toujours justes, bien trouvés, et très inspirés (Spécial dédicace au rap des hyènes :D). L’humour cocasse et surréaliste fait que même les plus "vieux" y trouveront leur compte. Les dessins de Dav sont très jolis. Parfait pour une BD jeunesse. Les personnages sont vraiment tout mimi et très expressifs. BenGrrr a su trouver les couleurs chaudes dans des tons orangés qui collent parfaitement à l’ambiance savane. La colo est tout bonnement magnifique ; simple et efficace comme le dessin. Rahhh mais 30 pages, c’est trop court…
Zéro absolu
Quatre ans ! Quatre ans qu’il m’a fallu pour relire cet album ! Une première lecture que j’ai arrêtée au trois-quarts de l’intégrale à cause de l’ambiance malsaine régnant tout au long de cette histoire. Et bizarrement, c’est cette ambiance qui m’a fait accrocher à cette deuxième lecture. Les auteurs se sont inspirés d’« alien » pour réaliser cette série, ça se voit et, d’après leurs remerciements, ne le cachent pas ! Sans atteindre le suspens et l’atmosphère de ce film culte, Marazano et Bec ont néanmoins signé une bonne BD. L’histoire est classique, elle met en scène un commando qui intervient dans une base d’une planète glaciale dont ils n’ont aucune nouvelle de ses résidents. Les soldats n’ont eu qu’une seule consigne : ils doivent à tout prix laisser la base intacte… mais une fois sur place, ils tomberont un par un… L’atmosphère malsaine qui règne tout au long de cette série est principalement due par la pression psychologique subie par les personnages qui voient leurs compagnons mourir un par un sous d’étranges circonstances. Le scénariste a mis beaucoup de scènes de discussions entre ces soldats qui peuvent lasser des lecteurs. Moi-même, j’ai eu beaucoup de mal à m’accrocher à ces débats mais qui contribuent énormément à cette sale ambiance. En gros, je reproche aux auteurs d’avoir étiré leur histoire par ces nombreux débats et aussi par l’emploi de scènes qui n’apportent que peu de choses aux lecteurs. A la décharge du scénariste, je déplore également par moments la faible taille de la police de texte qui a entaché mon confort de lecture. J’aime bien le dessin réaliste de Bec qui est en totale adéquation avec ce récit. Toutefois, j’ai trouvé dommage que les visages ne soient pas assez différenciés. J’ai eu tout au long de l’album la difficulté de savoir reconnaître tout de suite les personnages. Je pense que Christophe Bec aurait gagné à rendre un peu moins réaliste son trait un peu à la manière de Bajram pour que son style gagne en lisibilité. J’aurais bien aimé voir une version noir et blanc de cette série pour mieux apprécier le dessin de Bec. La mise en couleurs est assez discrète et se révèle finalement adaptée à l’histoire. Au final, « Zéro absolu » m’a laissé un sentiment mitigé. Il y a dans cette série quelque chose qui me dit que, sans ces défauts de lisibilité et de narration, ça aurait pu être une excellente BD. Malgré tout, je me souviendrai toujours de cette sale ambiance !
Sebastian X
Un futur où un homme d'Eglise possède à peu près tout, y compris le remède miracle contre toutes les maladies. Un groupe de résistants à cet état de fait, mené par une idole multicarte. Bien sûr. A la clé, une histoire de substitution d'identité, qui réserve bien des surprises... Enfin, qui est censée en réserver. Parce que l'on voit venir de loin cet "effet" de surprise. Je n'en dirai pas plus, pour ne pas éreinter le peu de suspense, mais j'ai lu cet album d'un air distrait, car l'histoire n'es pas des plus passionnantes, et qui plus est, même illustrée par une "star" du comics US (Immonen a dessiné Superman), ne soulève pas grand-chose de plus qu'un intérêt poli. De plus, ce style de dessin, avec un encrage triple, et des "intérieurs" de personnages carrément bâclés, ne me satisfait pas du tout. C'est une série qui part assez mal...
Au Pays des Ombres (Vincent mon frère mort-vivant)
Ca partait plutôt bien, cet album... Un dessin très sympa, un peu enfantin dans le genre, mais il faut rappeler que tout est vu par les yeux d'un enfant, ou presque. L'histoire était bien menée, à la fois attachante et dynamique, suffisamment en tout cas pour accrocher le lecteur. Et puis vers la moitié, en gros quand on quitte Antoine pour se retrouver avec le Diable, ça ne fonctionne plus. Pire, le dessin de Thierry Martin semble perdre quelque peu de sa maîtrise, pendant quelques pages... Mais finalement ça rentre dans l'ordre par la suite, et l'album redevient distrayant et original. Dommage que ce passage à vide ait plombé cet album, qui possède par ailleurs une superbe maquette.
Touba
Quand on lit des gags de Touba, on pense immédiatement au Chat de Philippe Geluck : c'est vraiment la même idée de base et les mêmes thématiques. Touba n'a du singe que l'apparence car il se comporte complètement comme un humain qui nous ferait part de ses reflexions sur l'absurdité du monde, sur ses pensées et sur la société humaine avec force jeux de mots et un peu de parti-pris. Le dessin de Jak est correct pour de la BD d'humour. Rien de fameux mais ça se lit bien et l'humour passe bien. Certains jeux de mots ou certaines absurdités sont bien trouvées et attirent le sourire, voire même l'envie de les replacer pour les meilleures d'entre eux. Mais par contre, il faut le dire : je me suis ennuyé et je n'ai pas souri à plus des trois quarts de ces gags. Beaucoup de jeux de mots sont soit tirés par les cheveux soit pas drôles au final. Et surtout, je ne me suis absolument pas attaché à ce singe lui-même, Touba, qui a un je-ne-sais-quoi d'assez agaçant en lui-même. Bref, une BD qui ne m'a pas vraiment fait rire alors que c'est son but et qui manque d'originalité vis-à-vis du Chat de Geluck.
Au centre du Nowhere
Après Central Park et Les Passe-Murailles, Jean-Luc Cornette continue à tracer son chemin singulier dans la BD belge. A la frontière des genres, sans public bien défini, avec un vernis de critique sociale. Ici l'humour et le décalage légèrement loufoque servent de prétexte à une fable gentillette, presque un conte pour enfants à la Dickens, doublée d'une quête initiatique où Elmore va découvrir quels sont ses véritables sentiments et motivations. On sourit, on fronce les sourcils. Cornette a réussi son pari : interloquer son lecteur. Car à l'issue du premier tome, on ne voit pas trop où il veut en venir. Cependant, le dessin de Michel Constant, moins réaliste que dans Bitume et donc, d'après ses dires, plus relâché, nous permet d'admirer sa technique, alliant une certaine élégance à une ligne claire qui, sans être austère, n'en est pas moins assez classique. Cornette parsème son récit d'éléments sympathiques (l'âne en particulier) qui nous rendent l'univers attachant. Voyons où ira la série...
A History of Violence
Ma première réaction en ouvrant ce bouquin pour la 1ere fois fut un « Beuaaaaargh » bien placé, sans doute suivi d’une remarque un peu plus évoluée comme « Fioulalaaa ». Vince Locke a vraiment un style graphique particulier, au trait tremblotant et approximatif, et le résultat final peut paraître un peu brouillon. L’histoire, elle, est haletante et efficace, et entraîne le lecteur dans un tourbillon de violence au fil des 286 pages qui composent ce tome unique. Elle n’est pas vraiment innovante, mais se lit d’une traite, et la fin est bien. Bref, une bonne histoire de gangsters, un bon moment de lecture, à condition de ne pas vous attendre à l’histoire de l’année, et de ne pas accorder trop d’importance aux dessins. Je me demande quand même si Delcourt aurait acheté les droits d’adaptation de ce comic-book si le film qui en est tiré ne sortait pas sur les écrans le mois prochain (ouuh la mauvaise langue).
Lune d'argent sur Providence
Le Western Fantastique est un sujet déjà traîté chez Vents d'Ouest. Oui, La Piste des Ombres de Tiburce Oger a déjà ouvert la voie avec beaucoup de réussite. Et voici donc qu'ils remettent le couvert avec cette mini-série qui sera développée en seulement deux tomes. Le résultat est vraiment à la hauteur. Le scénario est mené avec beaucoup de cohérence et d'intelligence. Le sujet traité est, certes, pas forcément très original mais on rentre dans le récit avec beaucoup d'interêt. Si on devine certains aboutissants, on est totalement intrigué par d'autres et je vous avoue que j'attends la suite avec beaucoup d'impatience. Les personnages ne manquent pas d'humour et certains d'entre eux sont même parfois émouvants (je pense surtout à la petite Simone). Je remarque de plus en plus que le Western et le fantastique sont deux genres qui se marient très bien ensemble et cette BD confirme tout à fait mon propos. Le dessin de Hérenguel est vraiment superbe. Il se dégage de son graphisme beaucoup de finesse et les couleurs chatoyantes de l'album viennent encore plus accentuer cet effet. Les personnages sont très expressifs et les décors sont élégants. Du beau travail ! Le comble du bonheur c'est qu'on a droit à un dossier en fin d'album + un ex-libris, le tout inséré dans une enveloppe et bien-sûr pour 12,5 € . La classe ! Vous aurez compris que je vous conseille vivement de lire Lune d'Argent sur Providence !
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Lire un nouveau Tardi est toujours un plaisir. Pourtant, je ne classerais pas cet album dans mon top ten. N'empêche que cela reste une bonheur graphique et narratif. D'un point de vue scénaristique, cette adaptation du roman de Manchette est réussie. Les personnages sont denses à souhaits et je vous avoue avoir eu un petit faible pour les deux tueurs qui malgrès leur cruauté, ne manquent pas d'humour. L'histoire en elle-même est menée tambour battant et on suit les aventures de cet ingenieur en fuite avec beaucoup d'interêt. Bon, c'est vrai que le climat qui règne dans l'album m'a semblé parfois un peu malsain. De plus, par moment, j'ai trouvé la narration un peu agacante mais part ça, l'histoire se tient parfaitement. Au niveau du dessin, Tardi est en grande forme. Le noir & blanc lui va vraiment bien. Le Petit Bleu de la Côte Ouest est un polar bien ficelé. Si vous aimez ce genre d'ambiance, vous serez comblés ! A lire !