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Couverture de la série Mariée par correspondance
Mariée par correspondance

Deuxième album que je lis de cet auteur, l’histoire de Monty Wheeler est très fine, très subtile. Kalesniko est toujours aussi avare de dialogues préférant suggérer les sentiments et pensées de ses personnages par des attitudes ou des regards lourds de sens. J’aime beaucoup cela, de même que le dessin, lui aussi fin et élégant, à l’image de l’héroïne, la mystérieuse Kyung Seo. Quant au scénario : au début, cela paraît un peu cousu de fil blanc avec ce Monty, sorte de Peter Pan fossilisé dans ses préjugés, réac au possible et confondant sa femme avec le fantasme qu’il s’en est fait, réduisant celle-ci à une jolie poupée exotique. La fin, dont les indices annonciateurs sont quasi imperceptibles, est plutôt habile. Par ailleurs, comme dans Alex, Kalesniko aborde le thème de la création artistique (photographie, théâtre) ce qui ajoute de l’intérêt à l’histoire (et quelques puces à l’oreille) et permet quelques digressions symboliques bienvenues. J’ai toujours du mal à trancher entre oui et non, s’agissant de l’achat de ce titre, en ce qui me concerne, je me suis contentée de l’emprunter.

29/04/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les Bogros
Les Bogros

C'est bien parce que je ne l'ai lu qu'étant adulte et que je tente de considérer que le vrai public doit être jeune que je suis indulgent avec cette série, mais franchement je l'ai trouvée plutôt moyenne. Le dessin est bon, de ce côté là, rien à redire. Les décors des grands arbres et des maisons des Bogros qui y sont installées sont même beaux, tout court. Mais par contre, je n'ai accroché ni aux personnages des Bogros eux-mêmes ni au scénario de ces histoires. L'idée de rendre les Bogros peureux de tout, c'est rigolo un instant mais je m'en suis très vite lassé, et les auteurs aussi s'en sont lassés dirait-on puisque l'idée semble un peu oubliée dès la seconde histoire du tome 2. Et c'est surtout parce que je ne trouve pas tout ça vraiment drôle que je me suis plutôt ennnuyé à la lecture. Je suis dans le cas que déplore Arzak ci-dessous, j'ai reconnu une grande partie du décor des Schtroumpfs dans cette série : un village de lutins gentils mais un peu simplets, à la différence près qu'à leur tête ils ont deux "chefs", un docteur assez intelligent qui rappelle le Grand Schrtoumpf et un chef colérique et égocentrique qui lui s'éloigne du concept schtroumpf. Ensuite, il est vrai que les thèmes abordés sont parfois largement différents de ceux des histoires de Schtroumpfs, avec comme exemple flagrant l'histoire sur la sexualité des Bogros dans le tome 2, mais... je n'ai pas accroché. Je n'accroche pas à la narration encombrée de dialogues un peu longuets et je n'accroche pas à l'humour que je trouve trop prévisible, trop naïf. Une série sans réel défaut, sympathique surtout pour la jeunesse à mon avis, mais qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé personnellement ni par son humour ni par son originalité relative.

29/04/2005 (modifier)
Par Martial
Note: 5/5
Couverture de la série Eloge de la poussière
Eloge de la poussière

"Eloge de la poussière" ! Quel titre ! Il résume parfaitement le contenu de l'album. Baudoin avec son trait nerveux qui semble constamment s'effacer comme le vent emmenant avec lui des grains de sables. Un trait poussiéreux, voilà le dessin ce n'est que ça : de la poussière. Tout comme les souvenirs... Les souvenirs qui reviennent tout à coup comme une tempête et ses rafales de vent. La mort d'un père, l'amour avec une femme, avec un corps. Un chien trouvé, puis tué avant même qu'on ne l'oublie. La poussière n'existe pas ! C'est l'homme qui la crée. Mathilde fixe du regard une vague avant qu'elle ne disparaisse à tout jamais. Ce n'est qu'en les regardant, en les écoutant tous les jours qu'elle ne mourons plus sur le sable. Elles ne seront plus du sable mais de la poussière : dans les souvenirs, sur une feuille... Et puis il y a cette mère malade, sans mémoire. La tête ouverte comme un fenêtre : elle laisse s'envoler les derniers souvenirs. Et son fils qui la voit déjà comme un cadavre, comme de la poussière. Pourtant elle est toujours là, elle est toujours cette femme malicieuse. "L'éloge de la poussière" est un album bouleversant. Il nous amène à Nice, à Beyrouth, il nous fait voyager à travers les années de page en page. Ces images recomposées viennent se nicher à l’intérieur de nous. Certainement l'une des plus belles autobiographie de la bande dessinée, l’une des plus justes, qui décrit parfaitement ce qu’est la mémoire, la véritable réalité humaine. Peu importe le temps, les lieux, ce qui est beau ce sont les grains de poussières qui volent dans cet album proustien.

29/04/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vol du Corbeau
Le Vol du Corbeau

J'ai été agréablement surprise par le vol du corbeau. Des échos plutôt défavorables étaient parvenus à mes oreilles, et je m'attendais à être déçue. Pour moi c'est une BD qui se veut légère, il ne faut pas y voir plus qu'une "aventurette sous l'occupation". Les personnages sont moins intéressants que dans "le sursis", mais il y a par contre un plaisir palpable de l'auteur dans son dessin et surtout sa mise en couleur. L'histoire et le cadre font cliché, mais ça rajoute un charme un peu désuet je trouve. Bref, de la bonne BD distrayante, très jolie, bien racontée, pas prise de tête. ça fait du bien de temps en temps.

29/04/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Belle Coquetière
La Belle Coquetière

Moui... Je ne suis pas fan des BDs de Servais mais celle-ci se lit assez bien. Le dessin est sympa, toujours avec la touche spécifique du dessin de Servais que parfois je trouve un peu vieillotte mais qui ici est rehaussé par des couleurs réussies. Quant à l'histoire, elle se lit bien. Je lui ai trouvé un peu plus de rythme et d'action que dans les autres histoires de Servais qui m'ennuient assez vite, mais il y a toujours ce rythme assez lent, ce petit quelque chose qui fait que je ne vois pas facilement le fil conducteur de la série et qui ne me donne pas vraiment envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite. Le scénario est assez bon mais je ne me suis pas attaché aux personnages et surtout pas à la Belle Coquetière elle-même que je trouve presque désagréable par son obsession idiote pour le cruel Gilles le blond. En outre, beaucoup de choses sont assez prévisibles dans ce scénario finalement. Une BD assez jolie qui se lit plutôt bien mais qui ne m'a pas captivé et ne marquera pas mes esprits.

29/04/2005 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Requiem blanc
Requiem blanc

Après deuxième lecture, j'ai enfin pu appréhender la complexité de ce récit. Non pas qu'il soit très complexe par son sujet mais la narration est d'un ton très soutenu qui vous perd avec ses belles phrases. Les Blancs ont perdu leur emprise sur le monde par leur propre faute, et les actuels pays du sud, et anciens colonisés voire anciens esclaves, prennent leur place. Ceci n'est pas du goût de tous. Des contestataires entrent en jeu au sein du parti de la Légitimité Blanche, et une communauté sous-jacente l'hydre qui tente de déstabiliser le pouvoir. Ca sent fortement les partis d'extrême droite qu'on connait, en plus extrême encore, solution finale et tout le tralala. Dans tout cela Malcom Lean rejoint sa petite famille qu'il n'a pas vu depuis des années pour une mission sous la couverture de journaliste. La métaphore du jeu d'échecs est une toile de fond bien réaliste, avec cette lutte noirs contre blancs. Quelques idées sont bien vues pour un récit écrit en 1987. C'est assez prenant, on suit l'enquête de Malcom en essayant de dénouer les noeuds des relations et du rôle de chaque personnage. Je conseille de bien lire l'arbre généalogique donné en début d'album et de s'y référer dans la lecture pour bien comprendre. Le dessin de Rochette qu'on connaît aussi pour la série Le Transperceneige est bon, j'aime bien ce dessin noir et blanc. Bref récit assez ardu mais bien pensé, très bon dessin. Avis aux amateurs d'anticipation.

28/04/2005 (modifier)
Par Monu
Note: 3/5
Couverture de la série Paul en appartement
Paul en appartement

Je me rattache à l'avis de Ro sur cet album. La vie de ce jeune garçon n'est pas franchement passionnante même si je l'ai suivi avec un certain plaisir. Les petites aventures qui lui arrivent sont sympas mais je me suis demandé quel était le but de cet album. En fait je crois qu'il n'y en pas, ou alors c'est raté, en tout cas on suit Paul à la fin de ses études et au début de sa vie active, son premier amour, mais en refermant l'album je me suis dit "bon ben voila quoi, c'est lu." Ya pas grand chose qui reste en mémoire. Le dessin est gentillet, ça glisse tout seul, au fond c'est la seule chose que je retiendrai vraiment. "Pas mal" ça convient bien à cet album, trop léger sûrement.

28/04/2005 (modifier)
Par Monu
Note: 4/5
Couverture de la série Professeur Bell
Professeur Bell

Deuxième série que je lis de Sfar après l'excellent Chat du rabbin. Les histoires de ce professeur sont complètement décalées. Il n’y a aucune explication donnée ou même recherchée à ces phénomènes fantastiques et tant mieux, ça plomberait le récit. Là on se laisse guider, j’ai suivi avec joie le professeur et ses amis dans leurs aventures, l’humour est présent, les personnages sont attachants, que du bon quoi. Bon, le dessin de Sfar on n’accroche ou on n’accroche pas, il est très singulier, baroque, moi ça m’a pas posé de problèmes, il convient bien à ce genre de récit et à ses péripéties. J’ai pas noté trop de différences au changement de dessinateur, Tanquerelle reprend le style de Sfar. La narration est originale, Sfar joue avec les personnages et leur point de vue, leur investissement dans l’histoire, comme avec Eliphas ou la fille de Humpty Dumpty. Les 3 premiers tomes se valent et sont très différents, le quatrième est en dessous niveau scénar, il se passe presque rien. Une bonne série, pleines de qualités, j’attends les autres tomes !

28/04/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 3/5
Couverture de la série Médecins sans Frontières
Médecins sans Frontières

Ah oui, j'aimais beaucoup cette BD, que je n'ai lue que partiellement quand elle paraissait dans Okapi. C'était bien fait et pour la bonne cause, et très agréable à lire. Par contre, sur le moment ça me semblait assez anecdotique comme BD, et ça m'a beaucoup amusée de me rendre compte des années plus tard que c'étaient Gibrat et Guy Vidal qui étaient derrière ! Le scénario est effectivement un peu naïf, mais ça sert le sujet je pense, vu le public auquel cette série était destinée. Quant au dessin, il est moins léché que ce que fait Gibrat aujourd'hui, mais il avait un certain charme et de la spontanéité.

28/04/2005 (modifier)
Par Thorn
Note: 3/5
Couverture de la série Médecins sans Frontières
Médecins sans Frontières

J'ai hésité à poster cette série, vu que j'ai lu les histoires 3,4 et 5, et que seules les trois premières sont sorties en albums, plus édités qui plus est. Mais bon, le dessinateur n'est pas n'importe qui, et puis j'avais vraiment aimé quand je lisais ça dans Okapi. Christinne est une héroïne sympathique, toujours prête à secourir ceux qui ont besoin d'elle, tout en restant assez humaine, crevée et effrayée quand ça tourne mal. Bref, elle est presque parvenue à me donner la vocation pour être médecin. Dans les deux dernières histoires (celles qui n'ont pas été publiées donc), il y a une dimension romantique que je trouve trop naïve aujourd'hui mais qui m'avait bien plu quand j'étais ado. Le dessin de Gibrat, s'il rappelle inévitablement le Sursis, n'est que l'ébauche de ce qu'il deviendra. Les proportions des personnages en particulier sont parfois un peu étranges. C'est une série sympa, un peu naïve et pédagogique mais qui se lit sans problème, et dont le dessin amusera les fans de Gibrat. Plutôt pour pré-ados quand même.

28/04/2005 (modifier)