Les derniers avis (113577 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Fou du Roy
Le Fou du Roy

Note approximative : 2.5/5 Plus que deux séries et j'aurais lu toutes les séries en rapport avec les 7 vies de l'Epervier. Et dans cette liste de séries, je dois admettre que le Fou du Roy est loin d'être la plus passionnante. Le dessin est très moyen au début pour s'améliorer au fil des tomes sans jamais devenir vraiment extra. Quant au scénario, pour ceux qui ont lu le Masque de Fer, ils verront vite que le scénario des 9 tomes du Fou du Roy est résumé quasiment complètement en quelques pages dans cette autre série du cycle. Tout est basé sur l'idée que Molière, Jean-Baptiste Poquelin, est en réalité le fils caché de Louis XIII et donc prétendant au trône. Et ensuite, tout le scénario se poursuit sur la chronologie de la vie du futur Molière et des évènements politiques qui se trament autour de lui et parfois contre lui. Franchement, rien de passionnant concernant cette intrigue qui n'avance pas, dont on n'attend pas grand chose et qui ne captive pas du tout. Seul l'aspect Historique est assez sympa puisqu'on suit au jour le jour ou presque les évènements historiques et politiques du règne de Louis XIII jusqu'à l'avènement de Mazarin. 9 tomes pour aussi peu d'intérêt autre que d'apprendre une portion d'Histoire, ça fait un peu beaucoup...

14/04/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Jardin des perversions - Maxime
Le Jardin des perversions - Maxime

Tiens ? Pour une fois, c'est moi qui ai vu l'aspect comique d'une BD porno ? Concernant le dessin, je ne le trouve pas mauvais. Il me fait grandement penser au dessin de Solé pour Fluide Glacial, à la fois assez réaliste mais aussi assez caricatural notamment sur les visages. Il faut admettre que ce dessin ne colle pas totalement avec une BD purement porno mais accentue justement le côté humoristique. Car côté scénario, l'histoire c'est : un clodo qui traîne dans un parc s'imagine des fantasmes caustiques où il met en scène les passants et les visiteurs du parc, gens heureux et autres bourgeois qu'il méprise. Il se met également en scène en seigneur au pouvoir de séduction et de domination total, au pied duquel les femmes se pâment et les hommes deviennent des chiffes molles. La BD est divisée en plusieurs fantasmes puis en une petite histoire différente au final. Et il faut admettre que je n'ai pas tout de suite vu le côté humoristique dans la première histoire car ce n'est qu'à la fin qu'on découvre qu'il ne s'agissait que d'un fantasme du clodo. Quand on a compris ça ensuite, on comprend mieux les scènes suivantes et, même si le sexe est l'élément essentiel, il y a franchement de quoi se marrer devant ces vengeances sexuelles presque mesquines de ce clodo mégalo. La façon dont il s'imagine comme un dieu sexuel au membre impressionnant, dont les femmes sont folles de lui ("oh la la, cet homme a un humour divin !", "oh, comme il me fascine", "oh, que j'aimerais qu'il me prenne !", ...), est traitée sans détour sur le plan de l'humour. Sur ce plan là, ce n'est pas très fin, mais au moins il n'y a pas ambiguïté : l'auteur fait vraiment ça pour rigoler, pas que pour le cul. Alors bon, faut avouer qu'on se lasse assez vite de cet humour, qu'on lit plus ça par curiosité que par réel intérêt, que le côté porno est assez castré par ces caricatures de fantasme mais bon, j'ai assez rigolé à la lecture quand même.

14/04/2005 (modifier)
Par legonz
Note: 3/5
Couverture de la série Nic Oumouk
Nic Oumouk

Un bon Larcenet C'est ce que je me suis dit en refermant cet album, qui n'a rien d'une pépite, mais qui demeure tout de même un agréable moment de lecture. On sent toute la tendresse que Manu Larcenet a pour son personnage, et les tribulations de ce dernier dans sa banlieue sont touchantes de naïveté. Le mode humoristique n'empêche pas de parler de sujets graves comme le racket, les problèmes familiaux, l'analphabétisme... Une chronique sociale assez drôle, mais qui n'a certes pas la puissance d'une chronique sociale réaliste. On passe quand même un bon moment, assurément une BD à lire.

14/04/2005 (modifier)
Couverture de la série Happy mania
Happy mania

Happy mania est un Shojo mettant en scène une héroïne gentiment insupportable et naïve, bon ce n'est pas bien nouveau mais Happy mania est plutôt bien construit. Les situations cocasses ne manquent pas et il y a des moments assez drôles qui prêtent parfois à sourire. Les personnages sont tous plus ou moins farfelus et le récit s'articule autour de leurs préoccupations intimes, vu que l'auteure force presque jusqu'à la caricature les sentiments exacerbés des personnages s'étalent sur toutes les pages de ce manga. Ca ne tombe pas dans le guimauve ni le larmoyant, l'auteure bouscule gentiment son héroïne et se moque un peu des séries gentilles et positives du genre. Les dessins (pour ce que j'en sais) me semblent correspondre aux standards du Shojo, aspect un peu filasse des traits, peu de trame et une représentation assez épurée des gens quand ils sont nus. Moi qui suit plutôt allergique au style "Gros yeux" j'ai bien aimé ici, ainsi que la façon qu'a Anno de dessiner les bouches des femmes... Au final Happy mania est un Shojo plutôt sympathique, même si je ne suis pas trop client de ce type de lecture. Pas extraordinaire mais correct.

13/04/2005 (modifier)
Par Kael
Note: 1/5
Couverture de la série Original La Blue Girl
Original La Blue Girl

Le trip avec les montres à tentacules, ça m'amuse dans les jeux (day of tentacle, toute ma jeunesse...) mais quand c'est dans un manga porno, ça me saoule au plus haut point : Ca n'a rien d'excitant, c'est visuellement assez laid, et c'est sombrement ridicule. Quand on y ajoute un coup de censure nippone qui blanchit les sexes humains, et rend flous les sexe démoniaques et les anus (si si), ça devient vraiment très chiant... Cette BD n'est donc pas du tout une bonne BD de cul, par contre, classer ça dans un rayon humour ne serait pas si choquant ! Petit florilège de dialogues : Dans le tome 2 : L'héroïne, à des monstres qui viennent de violer une de ses amies : "bandes de petits mal élevés, vous allez payer pour ce que vous avez fait, moi aussi je sais utiliser des produits hautement aphrodisiaques" et pouf, les monstres crèvent illico d'avoir trop joui. Dans le 1er tome, un démon a attrapé Kimo (l'héroïne) et s'apprête à la violer : le démon : nous n'avons pas un membre viril, mais des membres lubriques ! Kimo : je suis encore vierge ! Je n'offrirai ma virginité qu'à un beau garçon dont je serai amoureuse ! Ou dans le 3e tome, Kimo vient de transformer son clitoris en truc de la forme d'une bite et dit "la technique du gourdin de vénus était donc toute indiquée pour contrer cette experte du plaisir féminin !" J'ose à peine parler de la technique (dont j'ai oublié le nom, mais c'était bien marrant aussi) qui permet à Kimo de rendre ses poils pubiens plus durs que de l'acier. Comme ça, elle écarte les jambes et les balance super fort à la gueule du monstre. Trop fort. Bref, des trucs débiles comme ça, il y en a 3 par page, donc c'est franchement drôle... ça permet de rendre la lecture pas trop chiante, parce que sinon, ya rien de bien. En fait, c'est un bon gros nanar cette BD, c'est très kitsh :)

13/04/2005 (modifier)
Couverture de la série Fuzz & Pluck
Fuzz & Pluck

Espèce de road movie fait de rencontres bizarres et au dessin très underground, on sent bien dans Fuzz & Pluck une critique de la société. Qu'il s'agisse de la justice, de la prison remplacée par la servitude (l'esclavage), de l'hypocrisie et de la condescendance des bourgeois (on pourrait presque dire de ces sales bourgeois, au vu de l'album), des gourous à deux balles ou des scientifiques (ici zoologistes) de pacotille, etc., le panel est large. Il est par contre à peine grinçouillant et éminemment peu original. Alors certains passages ont beau être vaguement drôles ou intéressants, dans l'ensemble cette lecture ne laissera pas de marque.

13/04/2005 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5
Couverture de la série Journal d'un défaitiste
Journal d'un défaitiste

Dans la catégorie "auteurs de comics sérieux et politiquement engagés", Sacco est totalement éclipsé par son collègue Spiegelman aux yeux du grand public. Il faut dire que faire des BDs sur le sort misérable du peuple palestinien ou les tragédies vécues par les civils maltais sous Mussolini vous offre une couverture médiatique moins importante que si vous choisissez des sujets plus vendeurs comme la Shoah ou les attentats du 11 septembre. Du coup, Sacco reste dans l’ombre… Mais bon, ça n’enlève rien à son talent et, à défaut de s’être fait des couilles en or et un piédestal en marbre de Grand Auteur de Bandes Dessinées, Sacco a quand même toute mon estime et mon admiration ce qui, vous en conviendrez, n’est quand même pas de la gnognotte. Tantôt drôle, tantôt tragique, passant des anecdotes débiles sur la vie de rockers ratés en tournée à des planches glaçantes sur les bombardements sur des populations civiles, l’album montre l’étendue de la palette de Sacco, à mes yeux l’un des plus grands auteurs de comics actuels, moins pour sa plume de dessinateur (vu que son style n’est pas super beau, pour ne pas dire moche) que pour sa plume d’écrivain-reporter, son regard lucide et ironique sur le monde, son humour, sa modestie… Soyons clair : si vous n’avez pas aimé Palestine ou Gorazde, ce n’est pas le Journal d’un défaitiste qui vous réconciliera avec cet auteur. En revanche, si vous ne le connaissez pas du tout, c’est le meilleur moyen de découvrir son œuvre (et de savoir tout de suite si vous aimerez ou non ses autres bouquins). Et si vous êtes fan, c’est carrément un titre indispensable. Certains chapitres sont quand même plus faibles que d’autres. Autre défaut : il faut avouer que c’est un peu un mix de tout et n’importe quoi ; l’album manque donc un peu de cohésion. Du coup, il passe à côté de la note maximale. Cela dit, ça reste un excellent livre, qui vaut bien ses 21 euros.

13/04/2005 (modifier)
Par legonz
Note: 5/5
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

Une des BDs les plus noires que j'ai jamais lue. Il est difficile de trouver dans l'ensemble de ce bien bel ouvrage une case qui respire autre chose que le désenchantement, la noirceur ou le pessimisme. Tout cela est glauque et cynique à souhait : bref, ça fait froid dans le dos (brrrr!!) L'histoire, quant à elle, est une sorte de "resucée" (po joli comme terme, mais j'en trouve pas d'autre...) de 1984, remise au goût du jour (m'enfin, tout cela reste excessivement intemporel tout de même). Moore a réussi à éviter le piège du canevas classique "héros gentil et sa belle qui veulent sauver le monde du totalitarisme", en insufflant au personnage principal un aspect sombre et inquiétant aussi bien dans son attitude que dans ses actes : moi j'aime beaucoup son côté "on ne peut pas faire la révolution sans faire péter quelques monuments", ça doit être mon petit côté Arlette qui ressort. Concernant le dessin, je trouve qu'il est en parfaite adéquation avec le message délivré, rien à redire là-dessus pour ma part ; même si ce n'est pas le plus beau coup de crayon qui soit, il est très expressif et singulièrement angoissant. Une lecture vivement conseillée donc, même si j'ai décroché une ou deux fois du récit. Un ouvrage qui doit, à mon sens, se trouver dans toute bonne BDthèque qui se respecte.

13/04/2005 (modifier)
Couverture de la série Fog
Fog

Franchement j'en attendais plus de cette série. Au début j'ai eu du mal à plonger dans l'intrigue tant la narration est molle, et le style graphique que je n'aime pas du tout ne m'a pas aidé à m'immerger, bien au contraire, les dessins même si ils ont un certain style manquent cruellement de personnalité. Ce n'est pas les couleurs fadasses qui vont relever le niveau. Rajoutez à cela un style bien trop lisse à mon goût au niveau des dialogues (certains trouveront peut-être cela subtil) et cela devient carrément un assommoir. En persistant je suis parvenu à lire trois tomes, je n'irai cependant pas plus loin. Même si les deux premiers tomes, malgré leur lourdeur, arrivent à captiver vers la fin de l'histoire, on redémarre beaucoup trop mollement avec le troisième, j'ai perdu courage. Fog reste une série qui offre certaines situations tendues et quelques rebondissements bien sentis mais qui est, malgré ses qualités, plombée par des longueurs insupportables. Déçu...

13/04/2005 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5
Couverture de la série Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)

Franchement, vu le résumé qui est fait sur la fiche et sans avoir lu les avis des différents lecteurs, j'aurais mis ma main à couper que c'était un bon gros nanar. Comme "Sophia" quoi sauf que là j'avais raison. Si j'étais tombé par hasard dessus chez mon libraire, il lui aurait fallu des tonnes de persuasion pour me convaincre d'acheter ce bouquin, le photoshopage extrème n'étant pas, de plus, mon sport préféré. Donc forcément, en attaquant la lecture de l'ovni et malgré la lecture des différents avis, j'étais toujours un peu circonspect je vous l'avouerais. Mais bon, Kael m'avait juré qu'il y avait du cul donc ça devait se lire pas trop mal quand même. Petite déception, du cul y en a pas tant que ça. Alors oui, certes, Lola est une pute et continue de mener une vie de bayadère même après avoir été enlevée par les extraterrestres mais c'est plus du cul marrant, notamment par la teneur des dialogues, qu'un défilé de chair gironde. Satisfaction: le graphisme, quand même vachement particulier, ne m'a pas fait plus souffrir que ça au contraire; il faut dire que le découpage est magistral, d'une originalité rarement vue en bande dessinée une fois que l'on a mis Andréas de côté. Le scénar est complétement déjanté; Qwak est dans un trip interstellaire et il nous y entraine avec brio. Toujours à la lisière du nanar de par les différentes inventions extraterrestres (une nana se baladant dans l'espace en taille Galactus X Rocco et respirant l'air des planètes qu'elle croise, est-ce encore un scénario?), Qwak échappe miraculeusement à la culbute fatale sauf peut-être vers la fin et cette planche avec Chirac (habillé tout de même, on n'est pas à Brégançon) qui est vraiment de trop. Le côté déjanté et complétement décousu, tel un Blier sous acide, m'a au final totalement séduit, de même que la fin, pas forcément très originale pourtant (elle suit un peu le même principe que tous les films traitant de la théorie du chaos en fait). Mais bon on est loin du culte tout de même. On tient là une bonne BD, originale, et c'est déjà pas mal!

13/04/2005 (modifier)