Un récit social assez dur traité en puzzle « grande pièces », à la Pulp Fiction (mais sans humour). C’est assez inattendu en bd, très beau graphiquement, très réaliste dans son traitement… Mais quelques longueurs m’ont agacé et, de manière générale, cet album ne me donne pas envie de me lancer dans une relecture.
Difficile de nier la beauté du dessin de Durieux dans cet album, difficile de passer à côté de la tendresse et la poésie de certains passages. Mais l’ensemble manque de consistance et j’ai fini cet album plutôt dépité… et déçu.
Tout à fait d'accord avec les deux avis précédents. Malgré la sympathie indéniable qu'on peut avoir pour cet album et ses talentueux auteurs, il manque décidément quelque chose à ce one-shot pour dépasser le stade de sympathique. On termine même l'album avec la sensation que les auteurs sont passés à côté de leur vrai propos, qu'il y avait matière à proposer quelque chose de beaucoup plus audacieux.
Moi aussi, j'ai été directement frappé par les similitudes scénaristiques avec "Les dieux sont tombés sur la tête", même si le ton est résolument moins drôle.
Une série en quatorze volumes, dix pour conter la saga de Johnny Puparo et quatre pour parachever le tout, qui aura vu 3 dessinateurs se suivre sur le scénario de Corteggiani.
Le dessin, justement, est correct.
Dans un style relativement maîtrisé sans être exceptionnel, Marc Malès ouvre le bal, nous offrant un visuel réaliste, lisible et plutôt sympathique. C'est un dessin qui ne marque pas par son originalité mais qui ne laisse aucune mauvaise impression.
Vient ensuite Jean-Yves Mitton à partir du tome 4 qui a son style bien à lui, réaliste aussi et un petit peu plus maîtrisé techniquement même si ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé. Une fois de plus, rien à redire sur un dessin qui se lit très bien.
Emmanuel Barison, pour sa part, a un style plus moderne, un peu plus dépouillé. Je dois dire que j'aime moins que les deux autres mais il est encore une fois très lisible et permet de prendre du plaisir à la lecture.
Le scénario, maintenant, est très rigoureux au niveau historique. Ceux qui aiment les histoires de gangsters façon "Les Incorruptibles" vont sûrement adorer car c'est fait avec intelligence. Et surtout cela permet d'avoir un véritable aperçu historique des origines, de la création et de l'évolution de la Mafia, la "vraie" si je puis dire. Intéressant, bien raconté, bien fait.
Maintenant, quand on n'accroche pas tellement au sujet des gangsters et des organisations criminelles, et même si l'histoire est assez plaisante, je dois dire qu'elle ne m'a pas vraiment captivé. Le fil conducteur n'a pas suffi à me donner à chaque tome une envie pressante de lire la suite.
Pas mal, intéressant, assez bien raconté, mais pas indispensable.
J’aime beaucoup les œuvres de Georges Bess comme Escondida ou Leela et Krishna. Ce sont des albums hors normes et originaux, qui mettent en scène la création et le dessin de manière époustouflante. Ici, on le sent quelque peu bridé. L’intrigue, en tout cas, est beaucoup plus classique, presque académique en comparaison du reste de son œuvre en solo. Son dessin est toujours aussi superbe, les couleurs magnifiques, l’intrigue prenante, mais elle est quelque peu alourdie par des récitatifs et des dialogues trop verbeux. Malgré ces petites réticences, cela reste de la bd de qualité parfaitement recommandable.
Très concrètement, je suis franchement déçu par ce carnet de voyage très pleurnichard et plein de longueurs assez exaspérantes. C'est bien simple, j'ai la sensation qu'on pourrait en laisser tomber la moitié sans rien perdre de sa teneur... Moi qui avais adoré Blankets, je pense qu'on ne peut être que déçu face à ce déballage qui n'est passionnant qu'à de très rares instants.
Un très bel album qui évite de justesse quelques poncifs sur l'esprit sportif et la réalisation individuelle. Là où d'autres en auraient rajouté dans la leçon de morale à deux balles, Lax joue dans la finesse. L'émotion tient dans le caratère à la fois passionné et contenu du ton employé. Un bel exemple d'équilibre.
La palme de l'ambiance pour cette collection d'histoires à la Edgar A. Poe ! Le dessin de Bézian est SU-PER-BE ! Ses couleurs divines ! Les intrigues sont classiques mais efficaces, c'est du fantastique subtil et feutré comme on en voit assez peu en bd (rien à voir avec La collection Insomnies de chez Delcourt).
Ca fait du bien de lire un western indien qui sort des sentiers battus et du discours angélique néo-roussélien new-age habituel sur le bon indien. Ici, le personnage principal est un guerrier, et un guerrier, c’est tout sauf un gentil indien qui ne fait que prier les fleurs, honorer son copain bison et observer les étoiles, non, un guerrier, il mise tout sur la force, et quand il veut se marier, il va enlever la fille du chef du village voisin.
Ce qui fait du bien aussi, c’est d’être face à un mélange des genres étonnant. Mille Visages l’avait déjà prouvé à sa manière : le fantastique et le western peuvent faire bon ménage. « La danse du temps », y ajoute des croyances indiennes (authentiques ou non, on s’en fout un peu), et c’est beau comme une fable. Le dessin de Baranko, pour sa part, est tout simplement superbe.
Tome 2
Le tome deux est aussi réussi que le premier. L'intrigue prend carrément des allures de tragédie antique. L'une des séries les plus originales du moment!
C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Tardi retrouve le polar, Manchette…et les Humanos (où il avait démarré). Il est difficile de résister aux charmes de ce dessin noir et blanc et à ce ton désabusé qui fait tout le sel des meilleurs polars français.
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Des oiseaux, des mers
Un récit social assez dur traité en puzzle « grande pièces », à la Pulp Fiction (mais sans humour). C’est assez inattendu en bd, très beau graphiquement, très réaliste dans son traitement… Mais quelques longueurs m’ont agacé et, de manière générale, cet album ne me donne pas envie de me lancer dans une relecture.
Central Park
Difficile de nier la beauté du dessin de Durieux dans cet album, difficile de passer à côté de la tendresse et la poésie de certains passages. Mais l’ensemble manque de consistance et j’ai fini cet album plutôt dépité… et déçu.
Monroe
Tout à fait d'accord avec les deux avis précédents. Malgré la sympathie indéniable qu'on peut avoir pour cet album et ses talentueux auteurs, il manque décidément quelque chose à ce one-shot pour dépasser le stade de sympathique. On termine même l'album avec la sensation que les auteurs sont passés à côté de leur vrai propos, qu'il y avait matière à proposer quelque chose de beaucoup plus audacieux. Moi aussi, j'ai été directement frappé par les similitudes scénaristiques avec "Les dieux sont tombés sur la tête", même si le ton est résolument moins drôle.
De Silence et de Sang
Une série en quatorze volumes, dix pour conter la saga de Johnny Puparo et quatre pour parachever le tout, qui aura vu 3 dessinateurs se suivre sur le scénario de Corteggiani. Le dessin, justement, est correct. Dans un style relativement maîtrisé sans être exceptionnel, Marc Malès ouvre le bal, nous offrant un visuel réaliste, lisible et plutôt sympathique. C'est un dessin qui ne marque pas par son originalité mais qui ne laisse aucune mauvaise impression. Vient ensuite Jean-Yves Mitton à partir du tome 4 qui a son style bien à lui, réaliste aussi et un petit peu plus maîtrisé techniquement même si ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé. Une fois de plus, rien à redire sur un dessin qui se lit très bien. Emmanuel Barison, pour sa part, a un style plus moderne, un peu plus dépouillé. Je dois dire que j'aime moins que les deux autres mais il est encore une fois très lisible et permet de prendre du plaisir à la lecture. Le scénario, maintenant, est très rigoureux au niveau historique. Ceux qui aiment les histoires de gangsters façon "Les Incorruptibles" vont sûrement adorer car c'est fait avec intelligence. Et surtout cela permet d'avoir un véritable aperçu historique des origines, de la création et de l'évolution de la Mafia, la "vraie" si je puis dire. Intéressant, bien raconté, bien fait. Maintenant, quand on n'accroche pas tellement au sujet des gangsters et des organisations criminelles, et même si l'histoire est assez plaisante, je dois dire qu'elle ne m'a pas vraiment captivé. Le fil conducteur n'a pas suffi à me donner à chaque tome une envie pressante de lire la suite. Pas mal, intéressant, assez bien raconté, mais pas indispensable.
Péma Ling
J’aime beaucoup les œuvres de Georges Bess comme Escondida ou Leela et Krishna. Ce sont des albums hors normes et originaux, qui mettent en scène la création et le dessin de manière époustouflante. Ici, on le sent quelque peu bridé. L’intrigue, en tout cas, est beaucoup plus classique, presque académique en comparaison du reste de son œuvre en solo. Son dessin est toujours aussi superbe, les couleurs magnifiques, l’intrigue prenante, mais elle est quelque peu alourdie par des récitatifs et des dialogues trop verbeux. Malgré ces petites réticences, cela reste de la bd de qualité parfaitement recommandable.
Carnet de voyage (Un américain en balade)
Très concrètement, je suis franchement déçu par ce carnet de voyage très pleurnichard et plein de longueurs assez exaspérantes. C'est bien simple, j'ai la sensation qu'on pourrait en laisser tomber la moitié sans rien perdre de sa teneur... Moi qui avais adoré Blankets, je pense qu'on ne peut être que déçu face à ce déballage qui n'est passionnant qu'à de très rares instants.
L'Aigle sans orteils
Un très bel album qui évite de justesse quelques poncifs sur l'esprit sportif et la réalisation individuelle. Là où d'autres en auraient rajouté dans la leçon de morale à deux balles, Lax joue dans la finesse. L'émotion tient dans le caratère à la fois passionné et contenu du ton employé. Un bel exemple d'équilibre.
Ne touchez à rien
La palme de l'ambiance pour cette collection d'histoires à la Edgar A. Poe ! Le dessin de Bézian est SU-PER-BE ! Ses couleurs divines ! Les intrigues sont classiques mais efficaces, c'est du fantastique subtil et feutré comme on en voit assez peu en bd (rien à voir avec La collection Insomnies de chez Delcourt).
La Danse du temps
Ca fait du bien de lire un western indien qui sort des sentiers battus et du discours angélique néo-roussélien new-age habituel sur le bon indien. Ici, le personnage principal est un guerrier, et un guerrier, c’est tout sauf un gentil indien qui ne fait que prier les fleurs, honorer son copain bison et observer les étoiles, non, un guerrier, il mise tout sur la force, et quand il veut se marier, il va enlever la fille du chef du village voisin. Ce qui fait du bien aussi, c’est d’être face à un mélange des genres étonnant. Mille Visages l’avait déjà prouvé à sa manière : le fantastique et le western peuvent faire bon ménage. « La danse du temps », y ajoute des croyances indiennes (authentiques ou non, on s’en fout un peu), et c’est beau comme une fable. Le dessin de Baranko, pour sa part, est tout simplement superbe. Tome 2
Le tome deux est aussi réussi que le premier. L'intrigue prend carrément des allures de tragédie antique. L'une des séries les plus originales du moment!
Le Petit Bleu de la Côte Ouest
C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Tardi retrouve le polar, Manchette…et les Humanos (où il avait démarré). Il est difficile de résister aux charmes de ce dessin noir et blanc et à ce ton désabusé qui fait tout le sel des meilleurs polars français.