Eh bien moi j'ai bien aimé cette histoire. C'est vrai que le scénariste a mêlé espionnage et mysticisme de façon un peu artificielle, mais pour ne pas gonfler le lecteur, il y a rajouté une bonne pincée d'humour bon enfant, sans prétention. Du coup, ça se lit plutôt pas mal, sans heurts. Le dessin de Béhé est pas mal maîtrisé, assez proche finalement de ce que fait Francq pour Largo Winch, ce qui le rend assez accessible. On passe un bon moment, même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre.
Certes, l'aspect faussement SF colle cruellement à l'actualité des 20 dernières années, mais comme cela a déjà été signalé, cele a été fait, et mieux, dans d'autres séries. Le dessin de Béhé n'est pas exceptionnel, mais cela se lit sans déplaisir... A noter que le tome 1 se suffit à lui-même, et peut se lire indépendamment du reste.
Sans conteste, ce pavé de 600 pages est une réussite. Primé (avec raison) à Angoulème, ce comics nous conte l'histoire de vie de différents jeunes adultes à New York. La vie n'est pas simple bien entendu pour des jeunes sortant à peine de leur étude et devant faire leur trou dans un monde professionnel de plus en plus dur. Non la vie n'est pas rose dans ce récit. Elle se veut réaliste. De ce fait, on vit à plusieurs dans un appart avec tous les problèmes liés à la cohabitation. Il y l'amour bien entendu. Sujet tellement central dans la vie de tout individu. Qui dit amour dit moments de bonheur, de remise en question et de déceptions. A cela vous ajoutez un peu d'alcool, quelques petites fêtes accompagnées de dérapages inhérents à ce genre de chose, une société peu scrupuleuse qui exploite ses travailleurs et vous obtenez une image critique et réussie de notre société occidentale. Bref, vous l'aurez compris, le réalisme est au cœur de cette Bande dessinée. Toutefois le sujet est traité avec légèreté, humour et sensibilité. On rit, on est ému mais à aucun moment le poids du livre n'affecte la lecture. En somme, un très agréable moment de lecture.
Visiblement, Chantal Montellier a voulu réagir au film mettant en scène Isabelle Adjani et Depardieu, pour rétablir une certaine vérité, ou du moins sa version des faits concernant Camille Claudel. Elle utilise pour cela Julie Bristol, héroïne récurrente d'une partie de son oeuvre, et la confronte à la vision que l'on a aujourd'hui de la vie de la célèbre sculptrice. Son récit est entrecoupé de scènes de vie de cette dernière, à l'époque où elle travaillait/couchait avec Rodin, mais aussi à la fin de sa vie, ces 30 années qu'elle passera dans un hôpital psychiatrique. Tout cela pour avoir montré une trop forte propension à l'érotisme et au macabre dans ses oeuvres. On n'apprend pas grand-chose, au final, dans cet album, mais la passion -palpable- qu'éprouve Montellier pour cette pionnière est quand même louable.
Sur le plan graphique, Même si Montellier a parfois un peu de mal avec l'anatomie, son dessin est loin d'être désagréable. Mais il est carrément gâché par des couleurs très "années 80", faites de pastels en aplats, de pâleurs assez repoussantes (et malvenues).
Dommage, car cet album méritait mieux.
???
Difficile, très difficile de rester accroché à cette... histoire. L'intrigue est vraiment compliquée à suivre, on se perd très vite en essayant de s'accrocher à "Zorro", ce personnage plutôt pathétique en fait. Quant aux autres... On ne comprend pas vraiment leur rôle. Je me suis vraiment accroché, car le dessin d'Altan me semble particulièrement laid. Vraiment, j'ai du mal avec ces nez-trompettes, ces regards toujours divergents, cet air complètement débile de TOUS les personnages...
A oublier illico.
Cet avis porte sur le tome 51 "Mystère en Antarctique" :
Après une cinquantième aventure fort décevante, c'est avec inquiétude que j'ai abordé ce nouvel opus. Et là, surprise, on retrouve un Bergèse bien inspiré dans ce scénario. En effet l'intrigue débute rapidement. Bien sûr, on retrouve un Sonny gaffeur, mais le plus surprenant reste ce personnage féminin, Cindy, qui semble faire de la figuration dans l'album (comme si Bergèse ne savait plus que faire de sa création). Bon, il reste toujours les imperfections propres à Bergèse : Tuckson toujours aussi mal dessiné, le "running gag" du chien qui commence à peser, le décor choisi (l'Antarctique) rappelle étrangement le mythique "NC 22654 ne répond plus"- mais après plus de 50 aventures, cela devient difficile de trouver des territoires vierges. Côté positif : Bergèse dessine toujours aussi bien les avions, les combats aériens et surtout, il m'a fait passer un agréable moment de lecture. En utilisant l'actualité militaire (le porte avion "Charles de Gaulle"), politique (l'écologie avec ces cousins de "Greenpeace", l'ONU), Bergèse s'en est plutôt bien sorti. Un petit bémol tout de même, avec le discours un peu naïf de Buck Danny sur "les victimes de toutes les guerres". Malgré une couverture ratée (un Buck Danny peu reconnaissable), j'ai été ravi, contrairement au précédent album, de retrouver mes héros d'enfance.
Il s'agit d'une histoire ayant pour cadre les conquêtes napoléoniennes en Egypte, nous sommes vers 1820. Un inspecteur et son adjoint enquête sur une série de meurtres ayant pour toile de fond l'égypte.
Rien de bien transcendant à tout cela, l'inspecteur fait son enquête, va chez l'un chez l'autre, et arrive petit à petit à dévoiler un pan du mystère. Ce premier tome pose les bases d'une confrérie, et en tout cas la dernière page m'a bien intrigué.
Un petit côté sympa de l'histoire est de mettre en scène des personnages historiques comme Vivant Denon qui fut un dessinateur de la campagne d'Egypte.
Sympa, peut-être plus destiné à ceux qui aiment tout ce qui touche à l'Egypte ou encore à cette période napoléonienne.
Les auteurs de Jessica Blandy reviennent ici avec une histoire somme toute simple et dans l'air du temps : celle d'une call-girl que l'on jette dans les bras d'un juge intègre (ces nouveaux héros de la république) pour... vous le découvrirez plus tard mais cela n'est pas difficile à deviner.
Par rapport à leur série "Jessica Blandy", tout respire le luxe : palace avec vue sur l'arc de Triomphe, galerie d'art, décors, même les putes...
Le côté intello n'est pas oublié : du passage Jouffroy Verdeau (rempli de bouquinistes) aux références à Paul Morand et André Breton , notre héroïne est loin d'être la blonde écervelée de service.
Fidèle à ses habitudes, Renaud n'a pu s'empêcher de dessiner des scènes d'un érotisme certes soft, mais qui trouvent leur place dans le scénario.
J'ai d'ailleurs trouvé le trait très réussi dans cet album, peut être en raison des couleurs.
Mais il y a un petit quelque chose qui fait que je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire : sans doute la froideur des personnages et un scénario convenu.
Sans tomber dans l'histoire à l'eau de rose −comme le signale le quatrième de couverture− cette série −qui retracera la vie d'un membre de l'agence de call-girl− se laisse lire. Agréable mais sans plus.
Cet avis porte sur le tome 2 :
Autant le tome 1 de cette série était encourageant et ouvrait cette uchronie vers une histoire grandiose (les plaines enneigées d'une Sibérie imaginaire, un général rebelle à l'autorité impériale, fidèle à ses idéaux révolutionnaires et prêt à renverser le pouvoir, tel un Bernadotte de l'Empire), autant ce second (car je ne sais si pour moi il y aura un troisième) est navrant et verse vers la bouffonnerie !
On passe des grands espaces au quasi huis clos d'un théâtre, où se déroule le renversement de l'histoire, scène navrante et ridicule d'un complot abracadabrantesque.
A cela vient s'ajouter des dialogues bien creux et gratuits, comme "enculé... putain... salope... poufiasse... putain de sale pute...", bref, amis de la poésie bonjour.
En outre, je ne sais si l'intention y est mais l'héroïne, Marie, est de plus en plus laide au fil des pages et également de plus en plus ridicule et haïssable. A tel point, que je n'ai pas envie de connaître la suite. A éviter.
Cette BD est une adaptation d’une nouvelle de Lovecraft, auteur connu pour ses récits fantastiques.
L’histoire se passe pendant la première guerre mondiale, un sous-marin allemand torpille un cargo. Le lendemain, un survivant de ce massacre est signalé sur le submersible et les hommes d’équipage le rejetteront en mer après que le second ait récupéré une étrange figurine dans une des poches de ce marin. Ensuite, des phénomènes surréalistes vont apparaître dans le sous-marin…
Ce qui frappe à la lecture de cette BD, c’est son traitement informatique d’une forte intensité qui pourra rebuter de nombreux lecteurs. L’encrage est très très fin et il est assez difficile de distinguer les contours des personnages qui sont noyés dans des couleurs froides aux dégradés très lisses. Et pourtant ! Ne vous laissez pas décourager par ce graphisme ! Cet album possède d’indéniables qualités.
Tout d’abord, la mise en scène est excellente, la narration est d’une fluidité exemplaire. Ensuite, malgré son imposant traitement informatique, le choix des couleurs desserte parfaitement l’ambiance inquiétante de ce récit fantastique.
Et enfin, il y a ce scénario qui accroche le lecteur, qui nous force à se poser des questions, qui nous captive. Il y a aussi ce détestable sous-marinier allemand, archétype de ce que le Reich voulait imposer comme « race supérieure ».
Au final, je suis ressorti dérangé de cette lecture et très agréablement surpris par ce scénario dont le traitement graphique me présageait le contraire. Agréablement surpris aussi par cette nouvelle de Lovecraft, un auteur que je viens de découvrir grâce à cette BD !
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Minuit à Rhodes
Eh bien moi j'ai bien aimé cette histoire. C'est vrai que le scénariste a mêlé espionnage et mysticisme de façon un peu artificielle, mais pour ne pas gonfler le lecteur, il y a rajouté une bonne pincée d'humour bon enfant, sans prétention. Du coup, ça se lit plutôt pas mal, sans heurts. Le dessin de Béhé est pas mal maîtrisé, assez proche finalement de ce que fait Francq pour Largo Winch, ce qui le rend assez accessible. On passe un bon moment, même si ce n'est pas un chef-d'oeuvre.
Péché mortel
Certes, l'aspect faussement SF colle cruellement à l'actualité des 20 dernières années, mais comme cela a déjà été signalé, cele a été fait, et mieux, dans d'autres séries. Le dessin de Béhé n'est pas exceptionnel, mais cela se lit sans déplaisir... A noter que le tome 1 se suffit à lui-même, et peut se lire indépendamment du reste.
De mal en pis
Sans conteste, ce pavé de 600 pages est une réussite. Primé (avec raison) à Angoulème, ce comics nous conte l'histoire de vie de différents jeunes adultes à New York. La vie n'est pas simple bien entendu pour des jeunes sortant à peine de leur étude et devant faire leur trou dans un monde professionnel de plus en plus dur. Non la vie n'est pas rose dans ce récit. Elle se veut réaliste. De ce fait, on vit à plusieurs dans un appart avec tous les problèmes liés à la cohabitation. Il y l'amour bien entendu. Sujet tellement central dans la vie de tout individu. Qui dit amour dit moments de bonheur, de remise en question et de déceptions. A cela vous ajoutez un peu d'alcool, quelques petites fêtes accompagnées de dérapages inhérents à ce genre de chose, une société peu scrupuleuse qui exploite ses travailleurs et vous obtenez une image critique et réussie de notre société occidentale. Bref, vous l'aurez compris, le réalisme est au cœur de cette Bande dessinée. Toutefois le sujet est traité avec légèreté, humour et sensibilité. On rit, on est ému mais à aucun moment le poids du livre n'affecte la lecture. En somme, un très agréable moment de lecture.
Une aventure de Julie Bristol
Visiblement, Chantal Montellier a voulu réagir au film mettant en scène Isabelle Adjani et Depardieu, pour rétablir une certaine vérité, ou du moins sa version des faits concernant Camille Claudel. Elle utilise pour cela Julie Bristol, héroïne récurrente d'une partie de son oeuvre, et la confronte à la vision que l'on a aujourd'hui de la vie de la célèbre sculptrice. Son récit est entrecoupé de scènes de vie de cette dernière, à l'époque où elle travaillait/couchait avec Rodin, mais aussi à la fin de sa vie, ces 30 années qu'elle passera dans un hôpital psychiatrique. Tout cela pour avoir montré une trop forte propension à l'érotisme et au macabre dans ses oeuvres. On n'apprend pas grand-chose, au final, dans cet album, mais la passion -palpable- qu'éprouve Montellier pour cette pionnière est quand même louable. Sur le plan graphique, Même si Montellier a parfois un peu de mal avec l'anatomie, son dessin est loin d'être désagréable. Mais il est carrément gâché par des couleurs très "années 80", faites de pastels en aplats, de pâleurs assez repoussantes (et malvenues). Dommage, car cet album méritait mieux.
Zorro Bolero
??? Difficile, très difficile de rester accroché à cette... histoire. L'intrigue est vraiment compliquée à suivre, on se perd très vite en essayant de s'accrocher à "Zorro", ce personnage plutôt pathétique en fait. Quant aux autres... On ne comprend pas vraiment leur rôle. Je me suis vraiment accroché, car le dessin d'Altan me semble particulièrement laid. Vraiment, j'ai du mal avec ces nez-trompettes, ces regards toujours divergents, cet air complètement débile de TOUS les personnages... A oublier illico.
Buck Danny
Cet avis porte sur le tome 51 "Mystère en Antarctique" : Après une cinquantième aventure fort décevante, c'est avec inquiétude que j'ai abordé ce nouvel opus. Et là, surprise, on retrouve un Bergèse bien inspiré dans ce scénario. En effet l'intrigue débute rapidement. Bien sûr, on retrouve un Sonny gaffeur, mais le plus surprenant reste ce personnage féminin, Cindy, qui semble faire de la figuration dans l'album (comme si Bergèse ne savait plus que faire de sa création). Bon, il reste toujours les imperfections propres à Bergèse : Tuckson toujours aussi mal dessiné, le "running gag" du chien qui commence à peser, le décor choisi (l'Antarctique) rappelle étrangement le mythique "NC 22654 ne répond plus"- mais après plus de 50 aventures, cela devient difficile de trouver des territoires vierges. Côté positif : Bergèse dessine toujours aussi bien les avions, les combats aériens et surtout, il m'a fait passer un agréable moment de lecture. En utilisant l'actualité militaire (le porte avion "Charles de Gaulle"), politique (l'écologie avec ces cousins de "Greenpeace", l'ONU), Bergèse s'en est plutôt bien sorti. Un petit bémol tout de même, avec le discours un peu naïf de Buck Danny sur "les victimes de toutes les guerres". Malgré une couverture ratée (un Buck Danny peu reconnaissable), j'ai été ravi, contrairement au précédent album, de retrouver mes héros d'enfance.
Pyramides
Il s'agit d'une histoire ayant pour cadre les conquêtes napoléoniennes en Egypte, nous sommes vers 1820. Un inspecteur et son adjoint enquête sur une série de meurtres ayant pour toile de fond l'égypte. Rien de bien transcendant à tout cela, l'inspecteur fait son enquête, va chez l'un chez l'autre, et arrive petit à petit à dévoiler un pan du mystère. Ce premier tome pose les bases d'une confrérie, et en tout cas la dernière page m'a bien intrigué. Un petit côté sympa de l'histoire est de mettre en scène des personnages historiques comme Vivant Denon qui fut un dessinateur de la campagne d'Egypte. Sympa, peut-être plus destiné à ceux qui aiment tout ce qui touche à l'Egypte ou encore à cette période napoléonienne.
Venus H.
Les auteurs de Jessica Blandy reviennent ici avec une histoire somme toute simple et dans l'air du temps : celle d'une call-girl que l'on jette dans les bras d'un juge intègre (ces nouveaux héros de la république) pour... vous le découvrirez plus tard mais cela n'est pas difficile à deviner. Par rapport à leur série "Jessica Blandy", tout respire le luxe : palace avec vue sur l'arc de Triomphe, galerie d'art, décors, même les putes... Le côté intello n'est pas oublié : du passage Jouffroy Verdeau (rempli de bouquinistes) aux références à Paul Morand et André Breton , notre héroïne est loin d'être la blonde écervelée de service. Fidèle à ses habitudes, Renaud n'a pu s'empêcher de dessiner des scènes d'un érotisme certes soft, mais qui trouvent leur place dans le scénario. J'ai d'ailleurs trouvé le trait très réussi dans cet album, peut être en raison des couleurs. Mais il y a un petit quelque chose qui fait que je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire : sans doute la froideur des personnages et un scénario convenu. Sans tomber dans l'histoire à l'eau de rose −comme le signale le quatrième de couverture− cette série −qui retracera la vie d'un membre de l'agence de call-girl− se laisse lire. Agréable mais sans plus.
Marie des loups
Cet avis porte sur le tome 2 : Autant le tome 1 de cette série était encourageant et ouvrait cette uchronie vers une histoire grandiose (les plaines enneigées d'une Sibérie imaginaire, un général rebelle à l'autorité impériale, fidèle à ses idéaux révolutionnaires et prêt à renverser le pouvoir, tel un Bernadotte de l'Empire), autant ce second (car je ne sais si pour moi il y aura un troisième) est navrant et verse vers la bouffonnerie ! On passe des grands espaces au quasi huis clos d'un théâtre, où se déroule le renversement de l'histoire, scène navrante et ridicule d'un complot abracadabrantesque. A cela vient s'ajouter des dialogues bien creux et gratuits, comme "enculé... putain... salope... poufiasse... putain de sale pute...", bref, amis de la poésie bonjour. En outre, je ne sais si l'intention y est mais l'héroïne, Marie, est de plus en plus laide au fil des pages et également de plus en plus ridicule et haïssable. A tel point, que je n'ai pas envie de connaître la suite. A éviter.
U-29
Cette BD est une adaptation d’une nouvelle de Lovecraft, auteur connu pour ses récits fantastiques. L’histoire se passe pendant la première guerre mondiale, un sous-marin allemand torpille un cargo. Le lendemain, un survivant de ce massacre est signalé sur le submersible et les hommes d’équipage le rejetteront en mer après que le second ait récupéré une étrange figurine dans une des poches de ce marin. Ensuite, des phénomènes surréalistes vont apparaître dans le sous-marin… Ce qui frappe à la lecture de cette BD, c’est son traitement informatique d’une forte intensité qui pourra rebuter de nombreux lecteurs. L’encrage est très très fin et il est assez difficile de distinguer les contours des personnages qui sont noyés dans des couleurs froides aux dégradés très lisses. Et pourtant ! Ne vous laissez pas décourager par ce graphisme ! Cet album possède d’indéniables qualités. Tout d’abord, la mise en scène est excellente, la narration est d’une fluidité exemplaire. Ensuite, malgré son imposant traitement informatique, le choix des couleurs desserte parfaitement l’ambiance inquiétante de ce récit fantastique. Et enfin, il y a ce scénario qui accroche le lecteur, qui nous force à se poser des questions, qui nous captive. Il y a aussi ce détestable sous-marinier allemand, archétype de ce que le Reich voulait imposer comme « race supérieure ». Au final, je suis ressorti dérangé de cette lecture et très agréablement surpris par ce scénario dont le traitement graphique me présageait le contraire. Agréablement surpris aussi par cette nouvelle de Lovecraft, un auteur que je viens de découvrir grâce à cette BD !