C'est une bd que l'on adore ou que l'on déteste, je ne pense pas que la demi-mesure existe pour ce livre. J'ai évidemment adoré cette bd, pleine de retenue et d'émotion. Les premières pages peuvent a priori paraître rebutantes mais il faut persévérer.
Une relation père-fils biaisée par la mort de la mère, est admirablement décrite par l'auteur. L'image du masque (celui du lion) que revêt le héros pour se protéger de la réalité est très bien trouvée : d'ailleurs, le père lui demandera de l'enlever pour affronter l'impossible. Le dessin et le thème ne sont pas loin de nous rappeler l'étrange et pathétique Jimmy Corrigan de Chris Ware. C'est un livre fort, très fort (comment ne pas être bouleversé quand Thomas, le gamin, vient rejoindre son père dans son lit, avant le départ...). La maladie, la mort, le remord, l'absence et la déchéance y sont traités avec délicatesse et intelligence.
Les dessins sont sobres, les décors inexistants, l'histoire poignante, mais je vous jure que c'est un petit chef-d'oeuvre, plein de tendresse, avec une histoire dans l'histoire puisque c'est le protagoniste principal, Thomas Tennant, qui préface la bd.
Superbe album, sur un sujet difficile, qui évite l'écueil du pathos et nous restitue le désarroi d'un petit garçon, caché derrière son masque de lion, aux prises avec la pire des réalités, et l'insupportable douleur de son père. S'appuyant sur des dessins abstraits et froids, Hornschemeier nous livre ici une oeuvre magistrale, toute en pudeur et d'une grande dignité.
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois.
Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer.
Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus.
Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre...
En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville.
En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille".
Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire.
En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor.
L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée.
Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques.
Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu.
Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu.
En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture.
Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus.
Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante.
A lire sans hésiter.
Note approximative : 2.5/5
Je partais avec un bon a priori pour ma lecture de cette série car je n'ai jamais lu les livres de Gaston Leroux et j'étais heureux de trouver ainsi un moyen de découvrir ses oeuvres célèbres que je n'ai pas le temps de lire en véritable roman.
Mais déjà, j'ai été un peu refroidi par le dessin. Il est stylisé ligne claire ce qui ne me dérange pas, mais il est également très moyen. Beaucoup d'erreurs, d'approximations, de petits ratés qui donnent un résultat lisible mais très passable visuellement parlant. Bon, mais rien de vraiment moche pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant.
L'ennui, c'est qu'ensuite, la narration ne colle pas non plus. Adapter un roman est un exercice difficile car il y a énormément d'informations à faire passer dans le faible nombre de pages d'une BD. Le scénariste a choisi ici de condenser un maximum, avec un grand nombre de cases par pages et de dialogues. Ca pourrait aller si la narration ne pêchait pas vraiment. Les paroles de Rouletabille sont souvent incompréhensibles, les subtilités du roman échappant totalement à leur passage en BD. De même, les déductions logiques du héros échappent souvent largement au lecteur car il ne passe pas en BD la somme d'informations, d'ambiance, d'indices qui passent dans un roman. Et finalement, les scènes d'action elles-mêmes sont parfois embrouillées et j'ai dû relire certaines pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi tel personnage dit telle chose.
L'adaptation et la narration me semblent donc très moyennes. Et surtout, l'interêt du passage en BD me parait vraiment assez dispensable car les images n'apportent pas grand chose, l'essentiel de l'information de ces histoires étant inclus dans les dialogues.
Déception donc malgré l'intérêt que je portais à une adaptation en BD d'oeuvres littéraires intéressantes.
Je dois avouer que ce genre de Bd n'est habituellement pas ma tasse de thé.
Mais là, je me suis laissé prendre au jeu : j'ai tout de suite été happé par le scénario. C'est un bon polar, qui maintient un suspense tout au long des (nombreux) tomes. En revanche les dessins... mais bon, j'ai trouvé l'histoire suffisamment intéressante, mais pas toujours vraiment crédible, pour passer l'éponge là-dessus.
BD oubapienne.
On peut saluer l'exercice de style, mais ça reste quand même de la BD expérimentale.
Une curiosité, une réussite, certes, mais qu'il aurait, je pense, été préférable d'intégrer à un oupus.
Il faut beaucoup de talent pour intéresser un lecteur avec des sujets comme la médiocrité ou l'ennui. Clowes y réussit à merveille. Je me suis toujours demandé comment cet auteur s'y prenait pour y parvenir à chaque fois. Peut-être ses livres sont-ils le miroir de nos (mes ?) propres faiblesses ? Mais sans chercher une réponse psy ou métaphysique, Daniel Clowes possède un véritable et immense talent, tout simplement.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Adieu, maman
C'est une bd que l'on adore ou que l'on déteste, je ne pense pas que la demi-mesure existe pour ce livre. J'ai évidemment adoré cette bd, pleine de retenue et d'émotion. Les premières pages peuvent a priori paraître rebutantes mais il faut persévérer. Une relation père-fils biaisée par la mort de la mère, est admirablement décrite par l'auteur. L'image du masque (celui du lion) que revêt le héros pour se protéger de la réalité est très bien trouvée : d'ailleurs, le père lui demandera de l'enlever pour affronter l'impossible. Le dessin et le thème ne sont pas loin de nous rappeler l'étrange et pathétique Jimmy Corrigan de Chris Ware. C'est un livre fort, très fort (comment ne pas être bouleversé quand Thomas, le gamin, vient rejoindre son père dans son lit, avant le départ...). La maladie, la mort, le remord, l'absence et la déchéance y sont traités avec délicatesse et intelligence. Les dessins sont sobres, les décors inexistants, l'histoire poignante, mais je vous jure que c'est un petit chef-d'oeuvre, plein de tendresse, avec une histoire dans l'histoire puisque c'est le protagoniste principal, Thomas Tennant, qui préface la bd.
Adieu, maman
Superbe album, sur un sujet difficile, qui évite l'écueil du pathos et nous restitue le désarroi d'un petit garçon, caché derrière son masque de lion, aux prises avec la pire des réalités, et l'insupportable douleur de son père. S'appuyant sur des dessins abstraits et froids, Hornschemeier nous livre ici une oeuvre magistrale, toute en pudeur et d'une grande dignité.
Les Feux d'Askell
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois. Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer. Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus. Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
Sans Pitié
"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre... En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville. En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille". Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire. En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor. L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée. Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques. Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.
Sur la route encore
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu. Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu. En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture. Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus. Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
Cité de verre
Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante. A lire sans hésiter.
Rouletabille
Note approximative : 2.5/5 Je partais avec un bon a priori pour ma lecture de cette série car je n'ai jamais lu les livres de Gaston Leroux et j'étais heureux de trouver ainsi un moyen de découvrir ses oeuvres célèbres que je n'ai pas le temps de lire en véritable roman. Mais déjà, j'ai été un peu refroidi par le dessin. Il est stylisé ligne claire ce qui ne me dérange pas, mais il est également très moyen. Beaucoup d'erreurs, d'approximations, de petits ratés qui donnent un résultat lisible mais très passable visuellement parlant. Bon, mais rien de vraiment moche pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant. L'ennui, c'est qu'ensuite, la narration ne colle pas non plus. Adapter un roman est un exercice difficile car il y a énormément d'informations à faire passer dans le faible nombre de pages d'une BD. Le scénariste a choisi ici de condenser un maximum, avec un grand nombre de cases par pages et de dialogues. Ca pourrait aller si la narration ne pêchait pas vraiment. Les paroles de Rouletabille sont souvent incompréhensibles, les subtilités du roman échappant totalement à leur passage en BD. De même, les déductions logiques du héros échappent souvent largement au lecteur car il ne passe pas en BD la somme d'informations, d'ambiance, d'indices qui passent dans un roman. Et finalement, les scènes d'action elles-mêmes sont parfois embrouillées et j'ai dû relire certaines pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi tel personnage dit telle chose. L'adaptation et la narration me semblent donc très moyennes. Et surtout, l'interêt du passage en BD me parait vraiment assez dispensable car les images n'apportent pas grand chose, l'essentiel de l'information de ces histoires étant inclus dans les dialogues. Déception donc malgré l'intérêt que je portais à une adaptation en BD d'oeuvres littéraires intéressantes.
Le Triangle Secret
Je dois avouer que ce genre de Bd n'est habituellement pas ma tasse de thé. Mais là, je me suis laissé prendre au jeu : j'ai tout de suite été happé par le scénario. C'est un bon polar, qui maintient un suspense tout au long des (nombreux) tomes. En revanche les dessins... mais bon, j'ai trouvé l'histoire suffisamment intéressante, mais pas toujours vraiment crédible, pour passer l'éponge là-dessus.
Cercle vicieux
BD oubapienne. On peut saluer l'exercice de style, mais ça reste quand même de la BD expérimentale. Une curiosité, une réussite, certes, mais qu'il aurait, je pense, été préférable d'intégrer à un oupus.
Ghost World
Il faut beaucoup de talent pour intéresser un lecteur avec des sujets comme la médiocrité ou l'ennui. Clowes y réussit à merveille. Je me suis toujours demandé comment cet auteur s'y prenait pour y parvenir à chaque fois. Peut-être ses livres sont-ils le miroir de nos (mes ?) propres faiblesses ? Mais sans chercher une réponse psy ou métaphysique, Daniel Clowes possède un véritable et immense talent, tout simplement.