Les derniers avis (113863 avis)

Par Pierig
Note: 3/5
Couverture de la série LA 22 millième dimension
LA 22 millième dimension

"La 22 millième dimension" est la première bd de Varanda. A ce titre, il est intéressant de se pencher sur l’origine de ce projet, assez inhabituelle il est vrai. Il a en effet été initié par des habitants d’un quartier défavorisé de St-Quentin, la ville d’Alberto. Selon les dires mêmes de l’auteur (sur le site de Soleil), c’est cette bd qui a donné naissance au projet Bloodline. Ce one shot, à tirage confidentiel, était destiné à être diffusé uniquement dans la ville précitée. Je me demande encore comment une dizaine d’exemplaires se sont retrouvés dans une bouquinerie bruxelloise . . . enfin, je n’ai pas longtemps hésité à le prendre au vu du prix de vente dérisoire (1 euro). Et bien m’en a pris car si l’histoire en elle-même ne déchaîne pas les passions, le dessin de Varanda est à couper le souffle (surtout en N&B comme c’est le cas ici !). Attention, ce n’est pas mauvais comme récit, ça se laisse lire d’ailleurs très bien mais il accumule quelques poncifs du genre (honnête mais peu original donc). J’imagine que l’intérêt de cet album pour les habitants de St-Quentin doit être tout autre. Voici donc un one shot qui, pour un lecteur autre que celui du Vermandois, vaut surtout le détour pour découvrir la toute première oeuvre de cet auteur talentueux qu'est Alberto Varanda. Et pour 1 euro, c’est clair que je ne regrette pas mon achat !

14/05/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les P'tits diables (Tom et Nina)
Les P'tits diables (Tom et Nina)

En lisant cette série, ce sont beaucoup d'autres séries qu'on a l'impression de retrouver : un peu de Kid Paddle, un peu du début des Cosmonautes du Futur, un peu de Calvin et Hobbes, etc... Bref, un concentré de séries déjà vues mais marrantes. Alors qu'est-ce que ça donne ? Ca donne une impression de cliché au départ, mais finalement ça se laisse bien lire et assez rapidement on rigole même avec joie. Le dessin n'est pas mauvais, l'humour assez cinglant. Bon, il faut avouer que ce sont souvent des gags légèrement déjà-vus, voire répétitifs et sans grande surprise, mais malgré cela j'ai rigolé assez souvent au long des 2 tomes que j'ai lus. C'est marrant, pas prise de tête, suffisamment bien raconté pour être plaisant tout au long d'un album sans lasser trop vite. En résumé, ce ne sont pas des personnages ni des gags vraiment originaux, mais c'est marrant.

14/05/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Wolverine - La Mort aux trousses
Wolverine - La Mort aux trousses

Un peu comme dut, j'ai été déçu de ne pas voir dans ce "premier" recueil des aventures de Wolverine un récit sur ses origines. Cependant, et parce que c'est l'un des héros les plus charismatiques du Marvel Universe, je me suis plongé dans la lecture avec plaisir. On retrouve le héros malgré lui, obligé de subir ses accès de fureur et torturé par sa conviction. Le scénario n'offre pas beaucoup de surprises, même s'il est relativement plaisant, servi par un graphisme nerveux, bien qu'un peu inégal. Cela reste toutefois assez distrayant, sans casser des briques.

14/05/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Superbe! Voilà le qualificatif qui convient à ce "one-shot" (oh mais que je n'aime pas ce terme !). Tout d'abord, le sujet. L'idée de fond, est je trouve, assez originale pour permettre une lecture assez captivante. Surtout quand on nous dit que les 5 premières pages sont inspirées de faits réels ! Quelque chose que j'apprécie beaucoup : la présentation des personnages au début, un par un. Cela nous met tout de suite dans l'ambiance, et donne un côté rétrospectif et pose les bases du récit. Car il faut bien savoir que cette histoire est avant tout basée sur les personnages, les hommes et les femmes qui la composent. Tout n'est en effet que rapports de force, luttes, oppositions, incompréhensions, mais aussi rapprochements et même amour... Bref, ce qui constitue l'essence de l'âme humaine. Les personnalités des protagonistes de cet opéra macabre et dérisoire (expression qui, je pense, s'applique parfaitement à cette BD) sont marquées et c'est tant mieux : les confrontations n'en sont que plus profondes et aiguës. Les hommes ne sont ni tout à fait bons ni tout à fait méchants (sauf peut-être Roger qui symbolise la partie la plus noire de l'humanité). Le récit est très bien mené, j'ai été captivé jusqu'au dénouement final que je trouve, malgré certaines critiques, très bien réalisé. C'est là que l'on prend pleinement conscience de l'absurdité du motif du conflit. Quand on y pense, les occasions de l'éviter ont été nombreuses, mais à chaque fois la fierté, l'honneur, la peur de perdre la face l'ont emporté, des choses que chacun de nous peut éprouver; on se dit : "Aurais-je réagi de la même façon?" C'est ce qui fait la grande force du début de l'histoire. Après, cet aspect-là devient moins évident mais on se laisse prendre par la tension. Le dessin, comme à l'habitude chez Hermann, est somptueux : il maîtrise avec une mæstria sans égale actuellement la technique de la couleur directe, et vraiment je ne peux me lasser de son style de dessin –je conseille d'ailleurs de lire ses autres one-shots, quand bien même ils n'ont pas scénarisés par Van Hamme qui, de temps à autre, nous sort de bien jolies perles. Une grande critique cependant pour "Lune de guerre" : il n'est pas assez long ! En effet, un récit plus long aurait suffi pour augmenter la tension jusqu'à l'affrontement final, la tension aurait pu atteindre un paroxysme qu'elle n'a pas atteint, et c'est bien dommage. D'autre part, et surtout, il aurait fallu approfondir les relations entre les personnages, aspect vraiment le plus intéressant : c'est une sorte de mini-étude sociologique à peine effleurée sur les rapports humains dans la crise que nous livre Van Hamme, et cela aurait été vraiment bien si ça avait été approfondi. Dix à vingt pages en plus auraient suffi. Quoi qu'il en soit, "Lune de guerre" demeure une excellente BD, distrayante et de surcroît très intéressante de par son aspect psychologique, et je conseille très vivement de la lire, et doublement pour ceux qui ne connaissent pas le style si particulier de Hermann !

13/05/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série L'Homme à la Valise
L'Homme à la Valise

Euh hum. Je vais sans doute me faire des ennemis sur ce coup-là, mais il s'agit du premier album de Goossens que je lis (enfin, je crois), et... bien ça ne m'a pas fait rire. Disons que j'attends toujours la chute de certaines histoires. Bon, par contre, je trouve le graphisme assez sympa, et je pense que Goossens pourrait même, en durcissant son trait, proposer des albums plus chiadés. Ca m'a fait passer un peu de temps.

13/05/2005 (modifier)
Par Wiizzzz
Note: 2/5
Couverture de la série Psychometrer Eiji
Psychometrer Eiji

Psychometer Eiji Tome 1 à 5. Franchement, c'est plutôt une bonne surprise au niveau du scénario. Le manga se veut sombre, les idées ne sont pas mauvaises (pas toujours assez approfondies) et le découpage est pas mauvais du tout. Mais un énorme problème, les graphismes. Ils ne collent absolument pas à l'ambiance sombre. Trop clairs, trop joyeux. Un gars se retrouve avec le bras arraché de sa petite copine dans la main et le reste est atomisé qu'on ne ressent rien. Pire la page d'après on rigole. La tension est presque inexistante malgré un scénario plutôt glauque. Psycomoter Eiji 6 et 7 Bon, mon avis ne change pas, le dessin est toujours beaucoup trop gentil pour le scénario. Et après toutes les horreurs qu'ils ont vus, ces étudiants n'ont vraiment pas l'air plus perturbé que ça. Des bouts de corps, des membres arrachés, victimes de tentatives de meurtres, mais c'est pas grave, toujours la bonne humeur et l'insouciance. Psychometre Eiji 8 à 13 Ha ben ça s'améliore niveau graphisme, plus sombre, il colle mieux à l'intrigue qui commence elle malheureusement à devenir un rien répétitive. Méchant - tue les filles - psychométrie alors que copine/amie/connaissance du héros se fait attaquer - trouve le méchant - bat le méchant. Et ça bouge pas d'un poil. Par contre, les perso n'ont toujours pas l'air d'avoir de séquelle face à tout ce qui leur arrive. On dirait presque que c'est normal. Si c'est le cas, moi je vous le dis, le Japon est un pays bien glauque... Psychomotrer Eiji 14 à 20 Toujours cette impression de répétition au niveau du scénario. Une ou deux enquêtes qui sont pas mal. Les graphismes même s'ils s'améliorent sont toujours trop gentillets. Et comme précédemment, ces jeunes de 17 ans qui se font violer, assassiner, tabasser, tirer dessus, charcuter, torturer... et encore plein de joyeusetés de ce genre ne semblent souffrir d'aucune séquelle psychologique. En résumé, à lire si on vous les prête, mais ne pas acheter !!

13/05/2005 (modifier)
Par bab
Note: 3/5
Couverture de la série Hauteclaire
Hauteclaire

L’histoire est fort sympathique, un peu de cape et de crocs, euh…et d’épée sur fond historique, ça me plait bien et le scénario tient bien la route. Le rythme est bien là, pas de temps mort, une vrai intrigue qui n’est pas d’une originalité exaltante mais qui nous laisse nous faire bercer par une ambiance XVII iéme très bien rendu je trouve. Une petite ambiance à la d’Artagnan… Pour ce qui est du dessin, c’est pas mon style préféré, on est à mi-chemin entre le très détaillé, très réaliste et le presque caricaturale. En fait les visages sont très travaillés et ça fait parfois un peu bizarre. Mais on s’habitue, d’autant plus que les décors sont très documentés. Une bd de cape et d’épée bien sympathique et j’attends le troisième et dernier tome.

13/05/2005 (modifier)
Par Gerve
Note: 4/5
Couverture de la série Murena
Murena

Grand amateur de BDs historiques, j'ai vraiment été conquis par cette BD. Les couleurs et les dessins sont superbes, la psychologie des personnages est bien fouillée et le contexte historique est particulièrement bien retranscrit. Enfin, je trouve que la lente évolution psychologique de Neron est rendue avec crédibilité.

13/05/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
Couverture de la série Crache - Le dernier homme sur Terre
Crache - Le dernier homme sur Terre

Ce one shot est une copie conforme d’ Anita Bomba, mais une copie réussie ! En effet, "Crache" n’est rien de moins que son l’alter ego masculin. Il a hérité du caractère rude de la plus explosive des cambrioleuses de toute la galaxie, cachant ses sentiments sous un visage froid et imperturbable. Pour plaire aux lecteurs d’Anita, Gratien use d’un découpage identique, sous forme de chapitres assez courts, et du même style narratif. La comparaison se poursuit avec le graphisme de Khéridine dont la ressemblance avec celui de Cromwell n’est pas fortuite. Le trait est sans doute moins caricatural mais reste très agréable à l’oeil (étonnant d’ailleurs que Khéridine n’ait réalisé que cet album !). Si la lecture d’ Anita Bomba vous a plu, "Crache" ne devrait pas vous décevoir !

13/05/2005 (modifier)
Par Picado
Note: 4/5
Couverture de la série Free Soul
Free Soul

Bah je pensais pouvoir la poster celle-là, mais je finissais de la lire (hier) et j'ai vu que c'était déjà fait... Personnellement je ne trouve pas ce nouvel opus aussi bien que Love My Life (qui reste mon gros coup de cœur) et que Indigo Blue... Sûrement aussi parce que je m'habitue au style de Ebine Yamaji. Le dessin est toujours aussi beau, voire même un peu plus travaillé, surtout pour le personnage de Niki. Sur ma note, on peut dire que c'est très bon (quasiment du 5/5) mais que sur l'échelle Ebine Yamaji, j'ai préféré Love My Life... donc la note est à lire en comparaison. L'histoire est je trouve un peu bancale, surtout au début, où l'héroïne se fait héberger un peu facilement au début... Par contre l'histoire d'amour de l'héroïne est très bien construite, et comme pour Indigo Blue, entre dans la complexité du genre humain et du sentiment amoureux avec beaucoup de finesse et de tendresse. C'est donc très agréable à lire. La relation avec le processus créatif donne pas mal de relief au manga, mais je trouve que ça pourrait être un peu plus poussé, surtout qu'on est dans la création de manga, et donc j'ai personnellement eu envie de plus d'implication de Ebine Yamaji, dans la relation que peut avoir une mangaka lesbienne qui écrit des histoires lesbiennes... J'ai trouvé que cette piste était très bonne, amusante et intrigante (il y a de l'Ebine Yamaji dans cette histoire) mais finalement pas mené jusqu'au bout. Surtout que l'on sent réellement que la vie du mangaka influe réellement sur la création de son œuvre, comme le prouve les nombreuses ressemblances entre Niki et Angie Reste que les questions que pose ce manga sont vraiment fortes et délivrées avec beaucoup de sensibilité. J'apprécie vraiment aussi qu'Ebine Yamaji explore le thème de la parenté (par les parents de Keito très présents, et par la sublimation du père de Niki), thème qui est très en lien avec l'homosexualité, et qui est un fil rouge dans toutes ses œuvres (notamment dans la première histoire de Sweet Loving Baby). C'est donc quelque chose d'universel, de beau... Un rêve un peu fou est d'un jour pouvoir rencontrer Ebine Yamaji, pour discuter de ses œuvres, de son histoire qui m'a l'air très présente dans ce qu'elle fait, tout simplement de la connaître car quelqu'un qui arrive à écrire des choses d'une telle force m'intrigue et me semble être quelqu'un de particulier. Je vais m'inscrire en cours de japonais (ou plus simplement travailler mon anglais de "flibustier" comme m'a dit un prof une fois).

12/05/2005 (modifier)