Transposer ce classique de la littérature dans un univers de Space-opéra, il fallait oser.
Je pense même que Melville aurait apprécié.
Difficile de concevoir un récit ayant pour thème un cétacé dans l'espace. De ce fait, Jean-Pierre Pécau, le scénariste, a modifié ce détail important en développant une histoire où des chasseurs d'astéroïdes partent à la recherche de la grande comète blanche pour assouvir leur soif de vengeance.
Je dois dire que cette adaptation ne m'a pas convaincu. On a du mal à s'interesser au destin des personnages.
Le dessin de Zeliko Pahek est très influencé par le style de Juan Gimenez. Cette ressemblance n'est vraiment pas dérangeante et je pense que son coup de crayon va encore s'améliorer avec le temps.
Les couleurs pastelles sont très jolies et apaisantes.
A noter : la couverture est réalisée par Manchu.
Cette série est prévue en 2 tomes, le deuxième opus étant annoncé pour Août 2005.
Je pense que cela se fera sans moi !
Dommage !
Voici une série qui a tout à fait sa place dans la très belle collection Poisson Pilote de Dargaud. En deux tomes à peine, Vehlmann boucle une superbe histoire, à la fois dure, cruelle, onirique mais aussi emprunt de courage et d’espoir . . . c’est une formidable aventure humaine qui domine le récit. A ce sujet, je trouve la relation entre Maki et Cuzquino très touchante. Que dire si ce n’est que le contexte est original (la civilisation Inca) et la situation de départ également (la disparition du soleil). En outre, j’ai été séduit par les planches très colorées et par ce dessin, au trait fin et hachuré, plein de sensibilité ! Du beau travail !
Hé ben, quelle réussite !
Dans la Venise du XVe S, deux espions, l’un officiant pour la France et l’autre pour l’Allemagne, se voient contraint de cohabiter. Les missions, moteurs de l’histoire, ne sont que prétextes à se voir confronter ces deux espions dans des joutes verbales absolument géniales (pour reprendre les propos de Woody). Vénézia, c’est donc une bd "détente" qui vaut essentiellement par les propos truculents échangés entre ces deux espions (que nous appellerons ici Miss Tortellini et Mister Spaghetti, ou l’inverse, c'est comme vous voulez ;)). Le dessin de Parme est, en outre, bien en osmose avec les scénari de Trondheim. Pour terminer, j’ajouterais que cette bd est loin d’être enfantine. D’ailleurs, je doute qu’un enfant puisse saisir toutes les subtilités de la prose de Trondheim !
Lecture très très agréable et chaudement conseillée !
Bref, j’en redemande !
C’est un album qui fait dans la démesure ... rarement il m’a été donné de lire un premier tome aussi dense tant narrativement que graphiquement parlant.
Mon appréciation ne porte que sur le plaisir de lecture, pas sur les qualités "objectives" de cet album ! Car le travail de Ludiwine n’est en rien négligeant, bien au contraire ... il impressionne mais ne séduit pas. Il m’a été difficile de rentrer dans cette histoire trop dense, trop riche et d’une complexité plutôt rude. La multitude des personnages impliqués dans ce récit et leurs desseins voilés rendent la lecture fastidieuse. Le dessin est certes très abouti et d’une grande précision mais les planches sont trop chargées, trop détaillées, n’offrant pas une bonne lisibilité.
Il est évident que ce premier opus n’a de sens sans une suite, malheureusement compromise depuis longtemps. Bel effort de Lidiwine mais un peu vain.
Pour la petite histoire, il semblerait que l'auteur ait signé chez Delcourt en 1986 avec la sortie du premier tome de la saga du "dernier loup d'Oz" programmée pour 1988 ... la parution ne fut effective qu'en 1994 et après une 5eme version! Pas étonnant que Ludwine ait jeté l’éponge depuis lors ...
Cet album est assez classique en fait, une femme éprise de liberté vit sa vie intensément au fil de ses rencontres.
La narration est bien pensée, utiliser la vieille femme qui raconte son passé amoureux (un peu comme dans Titanic) pour livrer son histoire, j'ai apprécié.
On se rend compte que sa vision est sans cesse déformée, celle du présent surtout, alors que son passé est limpide et lisible.
Les dessins sont justes corrects, les couleurs un peu fadasses, rien de transcendant côté graphique.
Bref, un album que j'ai trouvé tout juste moyen, mais la fin m'a fortement déçu, bof, bof...
Gunnm est un de mes premiers mangas, et si yavait pas eu la fatigue c'est les 6 tomes qui y passaient à la suite.
C'est vraiment énorme, si on passe sur certaines scènes de combat un peu dures à suivre et le début médiocre, après fiouuuuuuuu!
Déjà le dessin de Kishiro est génial, très travaillé, il sait dessiner des machines complexes, mais aussi des persos très beaux et très fouillés, en commençant par Gally, ou Nova dans un style différent. Elle a un charisme et une personnalité que je n'avais jamais vus. Elle est une redoutable guerrière mais elle est aussi d'une grande sensibilité et on s'attache très vite à cet ange de la mort.
L'univers non plus n'est pas en reste, violent à souhait, propageant le rêve, l'espoir, les bagarres et la mort.
C'est un enchaînement de sensations diverses.
Kishiro se sert de cet univers pour parsemer de récit de pensées et réflexions philosophiques, concrètes ou sous entendues, laissant libre cours à la pensée du lecteur.
C'est vraiment du bon, des histoires comme ça j'en veux plein moi.
Heureusement que ya Last Order pour continuer à avoir sa dose :)
D'une réussite graphique indéniable, la narration n'est pas en reste. "Extrême Orient" utilise en toile de fond les affrontements entre Communistes et Nationalistes chinois du début des années 20 pour narrer le cheminement chaotique de Lu Fuzhi en ces temps troubles. Difficile de porter un jugement sur le récit puisque la fin n’est pas encore connue. Toutefois, on peut dire que Frank Bourgeron fait preuve de talent pour captiver l’attention du lecteur grâce à une narration simple mais efficace ! De plus, un sentiment de justesse et de rigueur dans le sujet traité domine à la lecture de cet album. Que dire des dessins si ce n’est que je suis tombé sous le charme de ce style à la fois très personnel et déjà si affirmé. Cet album m’aura permis de découvrir un auteur "complet" et qui promet !
NB : j’aurais classé cette bd en "inclassable" plutôt qu’en "policier-thriller", mais bon . . .
Le texte se trouvant sur le 4e de couv laissait entrevoir une bd ambitieuse. Malheureusement, comme on pouvait le craindre, elle s’est finalement révélée juste prétentieuse et tape à l’oeil.
L’histoire, manquant de consistance, ne m’a à aucun moment captivé. Pire, la narration agace avec des dialogues truffés de phrases "formatées" et un brin métaphoriques qui se veulent "lourde de sens" mais qui sonnent creux.
Les dessins sont maladroits et le trait trop gras ; j’ai eu beaucoup de mal avec l’expression des visages (les yeux en particulier), sans compter avec la posture des gens manquant de naturel. Enfin, la mise en couleur n’est pas des plus flatteuses.
Bref, cette bd se donne une ambition qu’elle n’atteint pas . . .
Comme d’autres, j’ai été bluffé par le récit "adulte" qui se cache sous un dessin pourtant bien dans le ton des productions traditionnelles "Dupuis". Le décalage entre l’histoire et le dessin surprend donc mais ne choque pas. Concernant cette histoire fantastique un brin mystérieuse, je la trouve intéressante et bien construite. De plus, j’apprécie tout particulièrement la dualité à laquelle est confrontée Alexia à la fin du premier tome. On peut concevoir chaque opus comme une étape supplémentaire venant enrichir l’histoire de cette fille qui cherche à comprendre les phénomènes paranormaux dont elle semble être à l’origine.
Malgré un dessin et une mise en page des plus correct, ce premier opus n’a pas réussi à me captiver outre mesure, en majeure partie à cause du caractère insipide des personnages. L’histoire, trop artificielle, ne m’a pas franchement emballé non plus. Dommage car les dessins de Van Liemt me plaisent assez (c’est aussi ce qui avait retenu mon attention).
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Moby Dick
Transposer ce classique de la littérature dans un univers de Space-opéra, il fallait oser. Je pense même que Melville aurait apprécié. Difficile de concevoir un récit ayant pour thème un cétacé dans l'espace. De ce fait, Jean-Pierre Pécau, le scénariste, a modifié ce détail important en développant une histoire où des chasseurs d'astéroïdes partent à la recherche de la grande comète blanche pour assouvir leur soif de vengeance. Je dois dire que cette adaptation ne m'a pas convaincu. On a du mal à s'interesser au destin des personnages. Le dessin de Zeliko Pahek est très influencé par le style de Juan Gimenez. Cette ressemblance n'est vraiment pas dérangeante et je pense que son coup de crayon va encore s'améliorer avec le temps. Les couleurs pastelles sont très jolies et apaisantes. A noter : la couverture est réalisée par Manchu. Cette série est prévue en 2 tomes, le deuxième opus étant annoncé pour Août 2005. Je pense que cela se fera sans moi ! Dommage !
La Nuit de l'Inca
Voici une série qui a tout à fait sa place dans la très belle collection Poisson Pilote de Dargaud. En deux tomes à peine, Vehlmann boucle une superbe histoire, à la fois dure, cruelle, onirique mais aussi emprunt de courage et d’espoir . . . c’est une formidable aventure humaine qui domine le récit. A ce sujet, je trouve la relation entre Maki et Cuzquino très touchante. Que dire si ce n’est que le contexte est original (la civilisation Inca) et la situation de départ également (la disparition du soleil). En outre, j’ai été séduit par les planches très colorées et par ce dessin, au trait fin et hachuré, plein de sensibilité ! Du beau travail !
Venezia
Hé ben, quelle réussite ! Dans la Venise du XVe S, deux espions, l’un officiant pour la France et l’autre pour l’Allemagne, se voient contraint de cohabiter. Les missions, moteurs de l’histoire, ne sont que prétextes à se voir confronter ces deux espions dans des joutes verbales absolument géniales (pour reprendre les propos de Woody). Vénézia, c’est donc une bd "détente" qui vaut essentiellement par les propos truculents échangés entre ces deux espions (que nous appellerons ici Miss Tortellini et Mister Spaghetti, ou l’inverse, c'est comme vous voulez ;)). Le dessin de Parme est, en outre, bien en osmose avec les scénari de Trondheim. Pour terminer, j’ajouterais que cette bd est loin d’être enfantine. D’ailleurs, je doute qu’un enfant puisse saisir toutes les subtilités de la prose de Trondheim ! Lecture très très agréable et chaudement conseillée ! Bref, j’en redemande !
Le dernier loup d'Oz
C’est un album qui fait dans la démesure ... rarement il m’a été donné de lire un premier tome aussi dense tant narrativement que graphiquement parlant. Mon appréciation ne porte que sur le plaisir de lecture, pas sur les qualités "objectives" de cet album ! Car le travail de Ludiwine n’est en rien négligeant, bien au contraire ... il impressionne mais ne séduit pas. Il m’a été difficile de rentrer dans cette histoire trop dense, trop riche et d’une complexité plutôt rude. La multitude des personnages impliqués dans ce récit et leurs desseins voilés rendent la lecture fastidieuse. Le dessin est certes très abouti et d’une grande précision mais les planches sont trop chargées, trop détaillées, n’offrant pas une bonne lisibilité. Il est évident que ce premier opus n’a de sens sans une suite, malheureusement compromise depuis longtemps. Bel effort de Lidiwine mais un peu vain. Pour la petite histoire, il semblerait que l'auteur ait signé chez Delcourt en 1986 avec la sortie du premier tome de la saga du "dernier loup d'Oz" programmée pour 1988 ... la parution ne fut effective qu'en 1994 et après une 5eme version! Pas étonnant que Ludwine ait jeté l’éponge depuis lors ...
Sarane
Cet album est assez classique en fait, une femme éprise de liberté vit sa vie intensément au fil de ses rencontres. La narration est bien pensée, utiliser la vieille femme qui raconte son passé amoureux (un peu comme dans Titanic) pour livrer son histoire, j'ai apprécié. On se rend compte que sa vision est sans cesse déformée, celle du présent surtout, alors que son passé est limpide et lisible. Les dessins sont justes corrects, les couleurs un peu fadasses, rien de transcendant côté graphique. Bref, un album que j'ai trouvé tout juste moyen, mais la fin m'a fortement déçu, bof, bof...
Gunnm
Gunnm est un de mes premiers mangas, et si yavait pas eu la fatigue c'est les 6 tomes qui y passaient à la suite. C'est vraiment énorme, si on passe sur certaines scènes de combat un peu dures à suivre et le début médiocre, après fiouuuuuuuu! Déjà le dessin de Kishiro est génial, très travaillé, il sait dessiner des machines complexes, mais aussi des persos très beaux et très fouillés, en commençant par Gally, ou Nova dans un style différent. Elle a un charisme et une personnalité que je n'avais jamais vus. Elle est une redoutable guerrière mais elle est aussi d'une grande sensibilité et on s'attache très vite à cet ange de la mort. L'univers non plus n'est pas en reste, violent à souhait, propageant le rêve, l'espoir, les bagarres et la mort. C'est un enchaînement de sensations diverses. Kishiro se sert de cet univers pour parsemer de récit de pensées et réflexions philosophiques, concrètes ou sous entendues, laissant libre cours à la pensée du lecteur. C'est vraiment du bon, des histoires comme ça j'en veux plein moi. Heureusement que ya Last Order pour continuer à avoir sa dose :)
Extrême Orient
D'une réussite graphique indéniable, la narration n'est pas en reste. "Extrême Orient" utilise en toile de fond les affrontements entre Communistes et Nationalistes chinois du début des années 20 pour narrer le cheminement chaotique de Lu Fuzhi en ces temps troubles. Difficile de porter un jugement sur le récit puisque la fin n’est pas encore connue. Toutefois, on peut dire que Frank Bourgeron fait preuve de talent pour captiver l’attention du lecteur grâce à une narration simple mais efficace ! De plus, un sentiment de justesse et de rigueur dans le sujet traité domine à la lecture de cet album. Que dire des dessins si ce n’est que je suis tombé sous le charme de ce style à la fois très personnel et déjà si affirmé. Cet album m’aura permis de découvrir un auteur "complet" et qui promet ! NB : j’aurais classé cette bd en "inclassable" plutôt qu’en "policier-thriller", mais bon . . .
Le Livre des Amortels
Le texte se trouvant sur le 4e de couv laissait entrevoir une bd ambitieuse. Malheureusement, comme on pouvait le craindre, elle s’est finalement révélée juste prétentieuse et tape à l’oeil. L’histoire, manquant de consistance, ne m’a à aucun moment captivé. Pire, la narration agace avec des dialogues truffés de phrases "formatées" et un brin métaphoriques qui se veulent "lourde de sens" mais qui sonnent creux. Les dessins sont maladroits et le trait trop gras ; j’ai eu beaucoup de mal avec l’expression des visages (les yeux en particulier), sans compter avec la posture des gens manquant de naturel. Enfin, la mise en couleur n’est pas des plus flatteuses. Bref, cette bd se donne une ambition qu’elle n’atteint pas . . .
Les Démons d'Alexia
Comme d’autres, j’ai été bluffé par le récit "adulte" qui se cache sous un dessin pourtant bien dans le ton des productions traditionnelles "Dupuis". Le décalage entre l’histoire et le dessin surprend donc mais ne choque pas. Concernant cette histoire fantastique un brin mystérieuse, je la trouve intéressante et bien construite. De plus, j’apprécie tout particulièrement la dualité à laquelle est confrontée Alexia à la fin du premier tome. On peut concevoir chaque opus comme une étape supplémentaire venant enrichir l’histoire de cette fille qui cherche à comprendre les phénomènes paranormaux dont elle semble être à l’origine.
Incantations
Malgré un dessin et une mise en page des plus correct, ce premier opus n’a pas réussi à me captiver outre mesure, en majeure partie à cause du caractère insipide des personnages. L’histoire, trop artificielle, ne m’a pas franchement emballé non plus. Dommage car les dessins de Van Liemt me plaisent assez (c’est aussi ce qui avait retenu mon attention).