Tome 1 Zelda
Nous voilà transportés au Mexique en Mai 1864 sur une terre que je ne peux m’imaginer que parallèle où la science aurait évolué d’une manière bien plus rapide que sur la notre. Je présuppose également pour la suite de la série quelques libertés du coté Historique. Tout cela n’est pas gênant mais bien au contraire me donne l’envie de plonger dans la liberté d’imagination des auteurs.
Les plus :
De belles couleurs variées et douces.
Un univers décalé plein de trouvailles.
Un tome facile à lire et qui laisse présager plusieurs histoires dans l’histoire, j’imagine déjà pour la suite quelques aspects de Fantastique.
Les moins :
Les proportions des personnages (entre leur tête et leur tronc par exemple) ainsi que les zones d’ombres sur leurs visages qui ne les embellissent pas particulièrement (même les héros par moments). Il y a des tronches que je trouve vraiment laides.
Malgré de nombreux dialogues cela se lit trop vite à mon goût et je trouve le changement d’ambiances et de situations trop rapide
Conclusion : 3/5
Je lirai la suite avec intérêt pour voir comment va évoluer l’histoire.
Pour l’achat je dis oui pour l’originalité du scénario.
Violeff a deux idoles : Tardi sur le plan graphique, et Michel Audiard pour les dialogues. Malheureusement, pour les scénarios, il ne peut compter que sur lui-même, et c'est pas de la tarte. Sur le papier, son concept peut être intéressant : chacun de ses quatre personnages apparaît, devient le héros principal d'une histoire, puis disparaît. Chassé-croisé, portes qui claquent, quiproquos, le vaudeville urbain et policier à la Audiard est une référence évidente. Mais la gouaille parisienne de ses personnages et -surtout- de la narration alourdit grandement l'histoire, déjà assez banale. Quant à son dessin, je l'ai dit, c'est vaguement du Tardi, mais en moins bien. Tous ses personnages sont moches, même les femmes fatales. Ceci dit, ça se laisse quand même lire sans trop de problèmes, et j'avouerai que j'ai même été surpris, une fois, au cours de ma lecture.
Il y a des univers dans lesquels on entre facilement et puis d'autres qui nous laissent sur le bord de la route. Pour ma part, je suis bien entré dans le monde de Cromwell stone. Contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, je n'ai pas trouvé l'ensemble hermétique. C'est vrai que toutes les réponses ne sont pas servies sur un plateau, mais la cohérence de l'ensemble est telle, qu'on arrive à ce construire son propre chemin dans la densité de l'histoire.
Quant au graphisme, il "brille" de manière extraordinaire dans la maîtrise du noir et gris. Les planches sont visuellement d'une beauté qui frappe l'esprit. L'approche des personnages est plus classique, mais tout aussi maîtrisé.
Ma conclusion : une bd à (re)découvrir, sans aucune hésitation.
Ghost In The Shell (GITS ça sera plus court...) est une bd qu'il faut "mâcher". Je l'ai lue pour la première fois quand j'avais une vingtaine d'années, j'ai pas compris grand chose mais j'ai adoré l'ambiance générale et le dessin. Un peu comme quand j'ai vu Lost Highway, rien compris mais la tête remplie d'images.
Après quelque lectures j'ai commencé à m'intéresser à la géopolitique, aux nanotechnologies et aux divers sujets évoqués dans ce manga. Entre temps je suis tombé sur Orion (du même auteur) qui part plus dans un délire mystico-technologique unique en son genre et qui était aussi compréhensible que GITS... Au bout d'un moment j'ai eu la sensation que les pièces du puzzle commençaient à s'assembler et là... oh joie! Oh bonheur! De la bouffe pour le cerveau!!! On finit par capter que les protagonistes vivent à la fois dans un monde réel et virtuel et que dans la mesure où c'est une chose naturelle pour eux l'auteur le présente comme tel. On passe du réel au virtuel, du virtuel au réel... sans que ce soit présenté comme une chose extraordinaire et ça peut prêter à confusion. D'autant plus que quand Masamune Shirow se lance dans un truc il y va à fond. Il part dans les conséquences économiques, philosophiques, politiques, sociales... Ses scénarios sont comparables aux réseaux informatiques tentaculaires qu'il décrit, ça part dans tous les sens, on y trouve un peu tout et n'importe quoi mais le tout reste très cohérent.
Quant au dessin je trouve que même si on peut trouver à redire sur les planches informatisées des vol.3&4 c'est de l'excellent travail. Quant aux dessins noir et blanc, ils font partie de ceux qui donnent le plus une impression de mouvement, c'est très, très dynamique et personnellement j'adore ça!
Longtemps les couvertures de ces trois albums m'ont interpellé. Elles promettaient des récits épiques, hauts en couleurs, passionnants.
Lorsqu'on ouvre les albums, on est d'abord frappé par les dessins : pointilleux, précis, réalistes, ils sont vraiment beaux. Quant aux scénarii... Qu'est-ce que c'est creux ! J'ai lu les 3 albums en 45 minutes ! Le premier est particulièrement médiocre. Aucun rythme, aucun intérêt, alors qu'en appuyant sur le mystère du Conquérant, il y aurait eu matière à faire un bon album. Le second n'est guère mieux, même si le choix d'avoir un "héros" (pas très charismatique cependant) oblige Dionnet à une plus grande rigueur. Rigueur plus évidente avec le tome 3, où ça devient tout juste divertissant.
Des albums à admirer, mais pas à lire...
Deuxième album que je lis de cet auteur, l’histoire de Monty Wheeler est très fine, très subtile.
Kalesniko est toujours aussi avare de dialogues préférant suggérer les sentiments et pensées de ses personnages par des attitudes ou des regards lourds de sens. J’aime beaucoup cela, de même que le dessin, lui aussi fin et élégant, à l’image de l’héroïne, la mystérieuse Kyung Seo.
Quant au scénario : au début, cela paraît un peu cousu de fil blanc avec ce Monty, sorte de Peter Pan fossilisé dans ses préjugés, réac au possible et confondant sa femme avec le fantasme qu’il s’en est fait, réduisant celle-ci à une jolie poupée exotique. La fin, dont les indices annonciateurs sont quasi imperceptibles, est plutôt habile.
Par ailleurs, comme dans Alex, Kalesniko aborde le thème de la création artistique (photographie, théâtre) ce qui ajoute de l’intérêt à l’histoire (et quelques puces à l’oreille) et permet quelques digressions symboliques bienvenues.
J’ai toujours du mal à trancher entre oui et non, s’agissant de l’achat de ce titre, en ce qui me concerne, je me suis contentée de l’emprunter.
C'est bien parce que je ne l'ai lu qu'étant adulte et que je tente de considérer que le vrai public doit être jeune que je suis indulgent avec cette série, mais franchement je l'ai trouvée plutôt moyenne.
Le dessin est bon, de ce côté là, rien à redire. Les décors des grands arbres et des maisons des Bogros qui y sont installées sont même beaux, tout court.
Mais par contre, je n'ai accroché ni aux personnages des Bogros eux-mêmes ni au scénario de ces histoires. L'idée de rendre les Bogros peureux de tout, c'est rigolo un instant mais je m'en suis très vite lassé, et les auteurs aussi s'en sont lassés dirait-on puisque l'idée semble un peu oubliée dès la seconde histoire du tome 2. Et c'est surtout parce que je ne trouve pas tout ça vraiment drôle que je me suis plutôt ennnuyé à la lecture. Je suis dans le cas que déplore Arzak ci-dessous, j'ai reconnu une grande partie du décor des Schtroumpfs dans cette série : un village de lutins gentils mais un peu simplets, à la différence près qu'à leur tête ils ont deux "chefs", un docteur assez intelligent qui rappelle le Grand Schrtoumpf et un chef colérique et égocentrique qui lui s'éloigne du concept schtroumpf. Ensuite, il est vrai que les thèmes abordés sont parfois largement différents de ceux des histoires de Schtroumpfs, avec comme exemple flagrant l'histoire sur la sexualité des Bogros dans le tome 2, mais... je n'ai pas accroché. Je n'accroche pas à la narration encombrée de dialogues un peu longuets et je n'accroche pas à l'humour que je trouve trop prévisible, trop naïf.
Une série sans réel défaut, sympathique surtout pour la jeunesse à mon avis, mais qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé personnellement ni par son humour ni par son originalité relative.
"Eloge de la poussière" ! Quel titre ! Il résume parfaitement le contenu de l'album. Baudoin avec son trait nerveux qui semble constamment s'effacer comme le vent emmenant avec lui des grains de sables. Un trait poussiéreux, voilà le dessin ce n'est que ça : de la poussière.
Tout comme les souvenirs... Les souvenirs qui reviennent tout à coup comme une tempête et ses rafales de vent. La mort d'un père, l'amour avec une femme, avec un corps. Un chien trouvé, puis tué avant même qu'on ne l'oublie. La poussière n'existe pas ! C'est l'homme qui la crée. Mathilde fixe du regard une vague avant qu'elle ne disparaisse à tout jamais. Ce n'est qu'en les regardant, en les écoutant tous les jours qu'elle ne mourons plus sur le sable. Elles ne seront plus du sable mais de la poussière : dans les souvenirs, sur une feuille...
Et puis il y a cette mère malade, sans mémoire. La tête ouverte comme un fenêtre : elle laisse s'envoler les derniers souvenirs. Et son fils qui la voit déjà comme un cadavre, comme de la poussière. Pourtant elle est toujours là, elle est toujours cette femme malicieuse.
"L'éloge de la poussière" est un album bouleversant. Il nous amène à Nice, à Beyrouth, il nous fait voyager à travers les années de page en page. Ces images recomposées viennent se nicher à l’intérieur de nous. Certainement l'une des plus belles autobiographie de la bande dessinée, l’une des plus justes, qui décrit parfaitement ce qu’est la mémoire, la véritable réalité humaine. Peu importe le temps, les lieux, ce qui est beau ce sont les grains de poussières qui volent dans cet album proustien.
J'ai été agréablement surprise par le vol du corbeau. Des échos plutôt défavorables étaient parvenus à mes oreilles, et je m'attendais à être déçue. Pour moi c'est une BD qui se veut légère, il ne faut pas y voir plus qu'une "aventurette sous l'occupation". Les personnages sont moins intéressants que dans "le sursis", mais il y a par contre un plaisir palpable de l'auteur dans son dessin et surtout sa mise en couleur. L'histoire et le cadre font cliché, mais ça rajoute un charme un peu désuet je trouve.
Bref, de la bonne BD distrayante, très jolie, bien racontée, pas prise de tête. ça fait du bien de temps en temps.
Moui... Je ne suis pas fan des BDs de Servais mais celle-ci se lit assez bien.
Le dessin est sympa, toujours avec la touche spécifique du dessin de Servais que parfois je trouve un peu vieillotte mais qui ici est rehaussé par des couleurs réussies.
Quant à l'histoire, elle se lit bien. Je lui ai trouvé un peu plus de rythme et d'action que dans les autres histoires de Servais qui m'ennuient assez vite, mais il y a toujours ce rythme assez lent, ce petit quelque chose qui fait que je ne vois pas facilement le fil conducteur de la série et qui ne me donne pas vraiment envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite. Le scénario est assez bon mais je ne me suis pas attaché aux personnages et surtout pas à la Belle Coquetière elle-même que je trouve presque désagréable par son obsession idiote pour le cruel Gilles le blond. En outre, beaucoup de choses sont assez prévisibles dans ce scénario finalement.
Une BD assez jolie qui se lit plutôt bien mais qui ne m'a pas captivé et ne marquera pas mes esprits.
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Hauteville House
Tome 1 Zelda Nous voilà transportés au Mexique en Mai 1864 sur une terre que je ne peux m’imaginer que parallèle où la science aurait évolué d’une manière bien plus rapide que sur la notre. Je présuppose également pour la suite de la série quelques libertés du coté Historique. Tout cela n’est pas gênant mais bien au contraire me donne l’envie de plonger dans la liberté d’imagination des auteurs. Les plus : De belles couleurs variées et douces. Un univers décalé plein de trouvailles. Un tome facile à lire et qui laisse présager plusieurs histoires dans l’histoire, j’imagine déjà pour la suite quelques aspects de Fantastique. Les moins : Les proportions des personnages (entre leur tête et leur tronc par exemple) ainsi que les zones d’ombres sur leurs visages qui ne les embellissent pas particulièrement (même les héros par moments). Il y a des tronches que je trouve vraiment laides. Malgré de nombreux dialogues cela se lit trop vite à mon goût et je trouve le changement d’ambiances et de situations trop rapide Conclusion : 3/5 Je lirai la suite avec intérêt pour voir comment va évoluer l’histoire. Pour l’achat je dis oui pour l’originalité du scénario.
Faux contact
Violeff a deux idoles : Tardi sur le plan graphique, et Michel Audiard pour les dialogues. Malheureusement, pour les scénarios, il ne peut compter que sur lui-même, et c'est pas de la tarte. Sur le papier, son concept peut être intéressant : chacun de ses quatre personnages apparaît, devient le héros principal d'une histoire, puis disparaît. Chassé-croisé, portes qui claquent, quiproquos, le vaudeville urbain et policier à la Audiard est une référence évidente. Mais la gouaille parisienne de ses personnages et -surtout- de la narration alourdit grandement l'histoire, déjà assez banale. Quant à son dessin, je l'ai dit, c'est vaguement du Tardi, mais en moins bien. Tous ses personnages sont moches, même les femmes fatales. Ceci dit, ça se laisse quand même lire sans trop de problèmes, et j'avouerai que j'ai même été surpris, une fois, au cours de ma lecture.
Cromwell Stone
Il y a des univers dans lesquels on entre facilement et puis d'autres qui nous laissent sur le bord de la route. Pour ma part, je suis bien entré dans le monde de Cromwell stone. Contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, je n'ai pas trouvé l'ensemble hermétique. C'est vrai que toutes les réponses ne sont pas servies sur un plateau, mais la cohérence de l'ensemble est telle, qu'on arrive à ce construire son propre chemin dans la densité de l'histoire. Quant au graphisme, il "brille" de manière extraordinaire dans la maîtrise du noir et gris. Les planches sont visuellement d'une beauté qui frappe l'esprit. L'approche des personnages est plus classique, mais tout aussi maîtrisé. Ma conclusion : une bd à (re)découvrir, sans aucune hésitation.
The Ghost in the shell
Ghost In The Shell (GITS ça sera plus court...) est une bd qu'il faut "mâcher". Je l'ai lue pour la première fois quand j'avais une vingtaine d'années, j'ai pas compris grand chose mais j'ai adoré l'ambiance générale et le dessin. Un peu comme quand j'ai vu Lost Highway, rien compris mais la tête remplie d'images. Après quelque lectures j'ai commencé à m'intéresser à la géopolitique, aux nanotechnologies et aux divers sujets évoqués dans ce manga. Entre temps je suis tombé sur Orion (du même auteur) qui part plus dans un délire mystico-technologique unique en son genre et qui était aussi compréhensible que GITS... Au bout d'un moment j'ai eu la sensation que les pièces du puzzle commençaient à s'assembler et là... oh joie! Oh bonheur! De la bouffe pour le cerveau!!! On finit par capter que les protagonistes vivent à la fois dans un monde réel et virtuel et que dans la mesure où c'est une chose naturelle pour eux l'auteur le présente comme tel. On passe du réel au virtuel, du virtuel au réel... sans que ce soit présenté comme une chose extraordinaire et ça peut prêter à confusion. D'autant plus que quand Masamune Shirow se lance dans un truc il y va à fond. Il part dans les conséquences économiques, philosophiques, politiques, sociales... Ses scénarios sont comparables aux réseaux informatiques tentaculaires qu'il décrit, ça part dans tous les sens, on y trouve un peu tout et n'importe quoi mais le tout reste très cohérent. Quant au dessin je trouve que même si on peut trouver à redire sur les planches informatisées des vol.3&4 c'est de l'excellent travail. Quant aux dessins noir et blanc, ils font partie de ceux qui donnent le plus une impression de mouvement, c'est très, très dynamique et personnellement j'adore ça!
Epopées fantastiques (Arn / Les armées du conquérant)
Longtemps les couvertures de ces trois albums m'ont interpellé. Elles promettaient des récits épiques, hauts en couleurs, passionnants. Lorsqu'on ouvre les albums, on est d'abord frappé par les dessins : pointilleux, précis, réalistes, ils sont vraiment beaux. Quant aux scénarii... Qu'est-ce que c'est creux ! J'ai lu les 3 albums en 45 minutes ! Le premier est particulièrement médiocre. Aucun rythme, aucun intérêt, alors qu'en appuyant sur le mystère du Conquérant, il y aurait eu matière à faire un bon album. Le second n'est guère mieux, même si le choix d'avoir un "héros" (pas très charismatique cependant) oblige Dionnet à une plus grande rigueur. Rigueur plus évidente avec le tome 3, où ça devient tout juste divertissant. Des albums à admirer, mais pas à lire...
Mariée par correspondance
Deuxième album que je lis de cet auteur, l’histoire de Monty Wheeler est très fine, très subtile. Kalesniko est toujours aussi avare de dialogues préférant suggérer les sentiments et pensées de ses personnages par des attitudes ou des regards lourds de sens. J’aime beaucoup cela, de même que le dessin, lui aussi fin et élégant, à l’image de l’héroïne, la mystérieuse Kyung Seo. Quant au scénario : au début, cela paraît un peu cousu de fil blanc avec ce Monty, sorte de Peter Pan fossilisé dans ses préjugés, réac au possible et confondant sa femme avec le fantasme qu’il s’en est fait, réduisant celle-ci à une jolie poupée exotique. La fin, dont les indices annonciateurs sont quasi imperceptibles, est plutôt habile. Par ailleurs, comme dans Alex, Kalesniko aborde le thème de la création artistique (photographie, théâtre) ce qui ajoute de l’intérêt à l’histoire (et quelques puces à l’oreille) et permet quelques digressions symboliques bienvenues. J’ai toujours du mal à trancher entre oui et non, s’agissant de l’achat de ce titre, en ce qui me concerne, je me suis contentée de l’emprunter.
Les Bogros
C'est bien parce que je ne l'ai lu qu'étant adulte et que je tente de considérer que le vrai public doit être jeune que je suis indulgent avec cette série, mais franchement je l'ai trouvée plutôt moyenne. Le dessin est bon, de ce côté là, rien à redire. Les décors des grands arbres et des maisons des Bogros qui y sont installées sont même beaux, tout court. Mais par contre, je n'ai accroché ni aux personnages des Bogros eux-mêmes ni au scénario de ces histoires. L'idée de rendre les Bogros peureux de tout, c'est rigolo un instant mais je m'en suis très vite lassé, et les auteurs aussi s'en sont lassés dirait-on puisque l'idée semble un peu oubliée dès la seconde histoire du tome 2. Et c'est surtout parce que je ne trouve pas tout ça vraiment drôle que je me suis plutôt ennnuyé à la lecture. Je suis dans le cas que déplore Arzak ci-dessous, j'ai reconnu une grande partie du décor des Schtroumpfs dans cette série : un village de lutins gentils mais un peu simplets, à la différence près qu'à leur tête ils ont deux "chefs", un docteur assez intelligent qui rappelle le Grand Schrtoumpf et un chef colérique et égocentrique qui lui s'éloigne du concept schtroumpf. Ensuite, il est vrai que les thèmes abordés sont parfois largement différents de ceux des histoires de Schtroumpfs, avec comme exemple flagrant l'histoire sur la sexualité des Bogros dans le tome 2, mais... je n'ai pas accroché. Je n'accroche pas à la narration encombrée de dialogues un peu longuets et je n'accroche pas à l'humour que je trouve trop prévisible, trop naïf. Une série sans réel défaut, sympathique surtout pour la jeunesse à mon avis, mais qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé personnellement ni par son humour ni par son originalité relative.
Eloge de la poussière
"Eloge de la poussière" ! Quel titre ! Il résume parfaitement le contenu de l'album. Baudoin avec son trait nerveux qui semble constamment s'effacer comme le vent emmenant avec lui des grains de sables. Un trait poussiéreux, voilà le dessin ce n'est que ça : de la poussière. Tout comme les souvenirs... Les souvenirs qui reviennent tout à coup comme une tempête et ses rafales de vent. La mort d'un père, l'amour avec une femme, avec un corps. Un chien trouvé, puis tué avant même qu'on ne l'oublie. La poussière n'existe pas ! C'est l'homme qui la crée. Mathilde fixe du regard une vague avant qu'elle ne disparaisse à tout jamais. Ce n'est qu'en les regardant, en les écoutant tous les jours qu'elle ne mourons plus sur le sable. Elles ne seront plus du sable mais de la poussière : dans les souvenirs, sur une feuille... Et puis il y a cette mère malade, sans mémoire. La tête ouverte comme un fenêtre : elle laisse s'envoler les derniers souvenirs. Et son fils qui la voit déjà comme un cadavre, comme de la poussière. Pourtant elle est toujours là, elle est toujours cette femme malicieuse. "L'éloge de la poussière" est un album bouleversant. Il nous amène à Nice, à Beyrouth, il nous fait voyager à travers les années de page en page. Ces images recomposées viennent se nicher à l’intérieur de nous. Certainement l'une des plus belles autobiographie de la bande dessinée, l’une des plus justes, qui décrit parfaitement ce qu’est la mémoire, la véritable réalité humaine. Peu importe le temps, les lieux, ce qui est beau ce sont les grains de poussières qui volent dans cet album proustien.
Le Vol du Corbeau
J'ai été agréablement surprise par le vol du corbeau. Des échos plutôt défavorables étaient parvenus à mes oreilles, et je m'attendais à être déçue. Pour moi c'est une BD qui se veut légère, il ne faut pas y voir plus qu'une "aventurette sous l'occupation". Les personnages sont moins intéressants que dans "le sursis", mais il y a par contre un plaisir palpable de l'auteur dans son dessin et surtout sa mise en couleur. L'histoire et le cadre font cliché, mais ça rajoute un charme un peu désuet je trouve. Bref, de la bonne BD distrayante, très jolie, bien racontée, pas prise de tête. ça fait du bien de temps en temps.
La Belle Coquetière
Moui... Je ne suis pas fan des BDs de Servais mais celle-ci se lit assez bien. Le dessin est sympa, toujours avec la touche spécifique du dessin de Servais que parfois je trouve un peu vieillotte mais qui ici est rehaussé par des couleurs réussies. Quant à l'histoire, elle se lit bien. Je lui ai trouvé un peu plus de rythme et d'action que dans les autres histoires de Servais qui m'ennuient assez vite, mais il y a toujours ce rythme assez lent, ce petit quelque chose qui fait que je ne vois pas facilement le fil conducteur de la série et qui ne me donne pas vraiment envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite. Le scénario est assez bon mais je ne me suis pas attaché aux personnages et surtout pas à la Belle Coquetière elle-même que je trouve presque désagréable par son obsession idiote pour le cruel Gilles le blond. En outre, beaucoup de choses sont assez prévisibles dans ce scénario finalement. Une BD assez jolie qui se lit plutôt bien mais qui ne m'a pas captivé et ne marquera pas mes esprits.