En voyant cette BD sur les rayonnages de Carrefour, je me suis dit "ça y est, voilà encore une série commerciale d'humour industriel à la façon des éditions Bamboo et autres Guides de...". C'est pour ça que j'ai été agréablement surpris en lisant cette BD car le niveau n'en est pas mauvais.
Le dessin n'a rien d'exceptionnel ni d'original mais il est très convenable et assez sympa. Les couleurs elles-mêmes ne sont pas trop mauvaises, pas trop pêtantes comme dans nombre de BDs d'humour de bas de gamme.
Et ensuite, j'ai finalement réalisé qu'il y avait matière à faire pas mal de gags pas mauvais et assez originaux en prenant pour thème le cyclisme amateur. La petite bande de personnages cyclistes est sympa et assez attachante. Les gags ne se répêtent pas et sont souvent assez drôles.
Bref, ça se lit très bien et ça fait passer un bon moment.
Alors, si ça me fait rire moi qui n'aime pas le vélo, ça doit être excellent pour les fans de cyclisme.
Comme beaucoup, j'ai acheté cet album les yeux fermés. Il y avait tant de trucs intéressants écrits à propos de cette Lola, que j'ai voulu la rencontrer. C'est à préciser, parce que quand j'ai ouvert cet album à sa sortie, l'envie n'était pas là. Je trouvais l'ensemble, bizarre...
Aprés lecture, je reconnais une nouvelle fois, les limites de mon intuition personnelle. J'ai beaucoup aimé cette Lola, qui ne m'avait pourtant pas spécialement tapé dans l'oeil.
L'histoire est fine, les références discrètes au cinéma sont bien vues (j'ai du mal à croire que Matrix n'a pas influencé Qwak), et l'humour est présent. Mais ce que j'ai vraiment aimé, c'est la vision du monde, du sexe et des gens que propose cette histoire. Par exemple ? : "sur terre je m'en sortais avec mon cul, dans l'espace il n'y avait pas de raison que ça change" (je cite de mémoire cette réplique qui a tout d'une réplique culte...).
Côté graphisme, c'est bourré de trouvailles. sur ce coup là, Qwak, se révèle plein de ressources et d'imagination.
Bref, une petite bd bien foutue qui a tout ce qu'il faut, la où il faut.
mon conseil qui semble évident ? A lire d'urgence !
Hé bé, ça nous rajeunit pas des BD comme celle là.
Je me souviens qu'à l'époque, je guettai fébrilement mon Casus Belli bimestriel, mon impatience de rôliste tout juste pubère (une époque dont j'ai fait disparaître toutes les photos) en partie alimentée par l'idée d'y retrouver une ou deux planches sur le gob' pathétique créé par Ségur et Chevalier.
Avec le recul, je me dis qu'il ne faut pas se leurrer. C'est réservé à un public ultra-précis (les joueurs d'AD&D) et même dans ce cadre là, il faut reconnaître que c'est quand même pas ultra-méga poîlant.
Il y a certes ça et là quelques bonnes trouvailles mais ça reste de la private joke très confidentielle qui n'a que peu de chances de faire réagir le lecteur lambda.
A réserver aux nostalgiques qui ne manqueront pas de pousser un soupir sur le thème de 'Ah, quelle époque, quand même...' (sauf s'il réussissent un jet de protection avec un malus de -3).
Ce nouvel avatar du monde de troy, n'a visiblement pas d'autre vocation que celle de divertir. Et globalement, il y parvient... Bon, ça ne veut pas dire, qu'on tient là, une trés bonne bd... Ca veut juste dire, que si l'on veut se détendre sans se prendre trop la tête, on ne risque pas d'être déçu.
Côté graphisme, c'est pas mal. J'aime bien le travail de Tota.
Si je n'ai pas été trop déçu par l'ensemble (la nuance de mon propos, vient du fait que c'est gonflant quand même, de voir une série à succès déclinée sous tous les tons. C'est lourd...), je ne conseille quand même pas l'achat. Moi, je l'aie lue dans un supermarché. Et franchement, je crois, que c'est le meilleur endroit pour la lecture d'un tel album.
Il n'y a pas de doute, Gimenez est une bête de dessin, et particulièrement lorsqu'il s'éclate dans le style SF. Les vaisseaux et engins de combat qu'il crée sont superbement réalistes et il n'a pas son pareil pour taper dans la mise en page grand spectacle.
Sa façon de représenter la gente féminine n'est pas désagréable non plus (même si selon lui la femme n'est pas digne de ce qualificatif sans une paire de mamelles digne d'une baleine).
En revanche, je trouve le scénario du Quatrième Pouvoir un peu limité et paradoxalement pour une histoire assez simpliste, confus.
L'intérêt de cette BD est donc avant tout (et presque uniquement)visuel; mais il est vrai que sur ce plan, on en a pour son argent.
De la bonne vieille BD des années 80, Ivor m'avait plu à l'époque par son style de dessin très classique et des histoires sans grande originalité mais solidement construites et parsemées d'une ou deux trouvailles originales.
Force est de reconnaître que cette série, aujourd'hui quasiment introuvable a fort mal vieilli et qu'elle ne souffre pas la comparaison avec les classiques du genre.
Bah.. Ca ne vous empêchera pas de passer un bon moment avec si vous arrivez à mettre la main dessus.
J'ai bien aimé Blacksad.
Les BD dont les protagonistes sont des animaux 'humanisés' sont certes légion mais celle servies par un tel talent dans le dessin sont beaucoup plus rares. L'idée d'y associer des histoires et une ambiance de polar US à la Chandler est effectivement brillante.
Et je dois avouer que cela a été suffisant pour me tenir en haleine dans le deux premiers tomes.
C'est pourquoi je mets 3 étoiles et je recommande à l'achat.
J'ai bien aimé Blacksad, donc, mais je suis plus réservé pour la suite.
Parce qu'il ne faut non plus se mentir. Les scénarios sont quand même franchement moyens: au mieux on est dans du ultra-classique, au pire dans de l'inexistant (prétexte à faire évoluer le personnage principal).
En bref, j'attends les auteurs de pied ferme pour la suite. Et il faudra qu'ils redressent sérieusement la barre sur le plan de l'intrigue pour que je continue à adhérer, parce que les jolis dessins sans rien derrière, moi, ça me saoulera assez rapidement.
Wait and see, donc.
S'il y a bien une chose qui m'énerve en BD (comme en littérature d'ailleurs), c'est de voir un bon sujet/thème de départ gaspillé par une mise en oeuvre foirée.
Et là, ça n'a pas loupé. Pourtant, moi j'en attendais beaucoup de cette BD. Pensez donc : la légende de la ville d'Ys (celle que ma grand mère bretonne me racontait avec une fierté toute celtique dans sa voix), si ça c'est pas un sujet en or.
Et là, qu'est ce qu'on retrouve au final ?
Un pavé proprement indigeste, dont les dessins sont certes irréprochables mais dont l'intrigue est longue, lente, confuse et soporifique à souhaits. C'est bien simple, à la fin, j'étais presque pressé que cette foutue ville soit engloutie pour que je puisse refermer ce damné bouquin !
Cerise sur le gâteau : les auteurs ont jugé bon d'en rajouter sur le thème de 'nous les pauvres bretons, asservis par un jacobisme parisien odieusement centralisateur qui détruit nos coutumes et nous empêche de vivre notre alcoolisme millénaire en paix'. Excusez moi, mais je n'ai pas compris ce que cela venait faire là dedans et ce sont donc autant de pages que j'ai allègrement sautées (et ne venez pas me traiter de parisien dédaigneux, ma famille est du Finistère).
Bref un beau fiasco, bien réalisé mais franchement plombé par sa lourdeur menhiresque.
Ma note s'approche du 3,5/5.
Car Kingdom Come a été pour moi un choc d'abord visuel. Alex Ross a un talent fou, il tient sa plume comme un dieu ! Qu'il soit amené à en illustrer (des dieux, ou des demis), n'est dès lors pas très étonnant...
Presque chaque case est une peinture d'une incroyable efficacité, photoréaliste comme l'a souligné le posteur initial, et c'est un vrai régal pour les yeux.
Au niveau de l'histoire, on a parfois un peu de mal à accrocher. Bon, c'est vrai, le retour de Superman et ses amis au premier plan n'est pas irrésistible, mais on n'en est pas loin. J'ai été un peu dérouté par la profusion des super-héros. Je suppose qu'ils viennent tous de l'univers DC, mais vu que je ne connais pas trop celui-ci... Je me suis senti un peu perdu.
Ceci dit, ce fut un excellent moment de lecture.
Un petit OVNI que cette BD (un comble quand on parle de SF, me direz vous) où Cailleteau et Vatine s'essaient à la parodie du genre qui va les rendre célèbres avec Aquablue.
Les aventures de Stan Pulsar, archétype du héros 'à l'américaine', musclé, beau gosse, meilleur pilote de toute la flotte terrienne et un peu con sur les bords, ne sont certes pas un monument de finesse scénaristique mais se laissent lire très agréablement.
Dans le dessin de Vatine se trouvent les prémices de ses futures grandes oeuvres, tandis que les histoires de Cailleteau sont efficaces et bien cadencées.
On appréciera la petite (mais c'est toujours agréable) touche d'érotisme que les auteurs ont ajouté à leur mélange et que l'on ne retrouve plus dans leurs autres oeuvres.
A lire pour se détendre et passer un bon moment, sans plus.
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Les Cyclistes
En voyant cette BD sur les rayonnages de Carrefour, je me suis dit "ça y est, voilà encore une série commerciale d'humour industriel à la façon des éditions Bamboo et autres Guides de...". C'est pour ça que j'ai été agréablement surpris en lisant cette BD car le niveau n'en est pas mauvais. Le dessin n'a rien d'exceptionnel ni d'original mais il est très convenable et assez sympa. Les couleurs elles-mêmes ne sont pas trop mauvaises, pas trop pêtantes comme dans nombre de BDs d'humour de bas de gamme. Et ensuite, j'ai finalement réalisé qu'il y avait matière à faire pas mal de gags pas mauvais et assez originaux en prenant pour thème le cyclisme amateur. La petite bande de personnages cyclistes est sympa et assez attachante. Les gags ne se répêtent pas et sont souvent assez drôles. Bref, ça se lit très bien et ça fait passer un bon moment. Alors, si ça me fait rire moi qui n'aime pas le vélo, ça doit être excellent pour les fans de cyclisme.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Comme beaucoup, j'ai acheté cet album les yeux fermés. Il y avait tant de trucs intéressants écrits à propos de cette Lola, que j'ai voulu la rencontrer. C'est à préciser, parce que quand j'ai ouvert cet album à sa sortie, l'envie n'était pas là. Je trouvais l'ensemble, bizarre... Aprés lecture, je reconnais une nouvelle fois, les limites de mon intuition personnelle. J'ai beaucoup aimé cette Lola, qui ne m'avait pourtant pas spécialement tapé dans l'oeil. L'histoire est fine, les références discrètes au cinéma sont bien vues (j'ai du mal à croire que Matrix n'a pas influencé Qwak), et l'humour est présent. Mais ce que j'ai vraiment aimé, c'est la vision du monde, du sexe et des gens que propose cette histoire. Par exemple ? : "sur terre je m'en sortais avec mon cul, dans l'espace il n'y avait pas de raison que ça change" (je cite de mémoire cette réplique qui a tout d'une réplique culte...). Côté graphisme, c'est bourré de trouvailles. sur ce coup là, Qwak, se révèle plein de ressources et d'imagination. Bref, une petite bd bien foutue qui a tout ce qu'il faut, la où il faut. mon conseil qui semble évident ? A lire d'urgence !
Kroc le Bô
Hé bé, ça nous rajeunit pas des BD comme celle là. Je me souviens qu'à l'époque, je guettai fébrilement mon Casus Belli bimestriel, mon impatience de rôliste tout juste pubère (une époque dont j'ai fait disparaître toutes les photos) en partie alimentée par l'idée d'y retrouver une ou deux planches sur le gob' pathétique créé par Ségur et Chevalier. Avec le recul, je me dis qu'il ne faut pas se leurrer. C'est réservé à un public ultra-précis (les joueurs d'AD&D) et même dans ce cadre là, il faut reconnaître que c'est quand même pas ultra-méga poîlant. Il y a certes ça et là quelques bonnes trouvailles mais ça reste de la private joke très confidentielle qui n'a que peu de chances de faire réagir le lecteur lambda. A réserver aux nostalgiques qui ne manqueront pas de pousser un soupir sur le thème de 'Ah, quelle époque, quand même...' (sauf s'il réussissent un jet de protection avec un malus de -3).
Les Conquérants de Troy
Ce nouvel avatar du monde de troy, n'a visiblement pas d'autre vocation que celle de divertir. Et globalement, il y parvient... Bon, ça ne veut pas dire, qu'on tient là, une trés bonne bd... Ca veut juste dire, que si l'on veut se détendre sans se prendre trop la tête, on ne risque pas d'être déçu. Côté graphisme, c'est pas mal. J'aime bien le travail de Tota. Si je n'ai pas été trop déçu par l'ensemble (la nuance de mon propos, vient du fait que c'est gonflant quand même, de voir une série à succès déclinée sous tous les tons. C'est lourd...), je ne conseille quand même pas l'achat. Moi, je l'aie lue dans un supermarché. Et franchement, je crois, que c'est le meilleur endroit pour la lecture d'un tel album.
Le quatrième pouvoir
Il n'y a pas de doute, Gimenez est une bête de dessin, et particulièrement lorsqu'il s'éclate dans le style SF. Les vaisseaux et engins de combat qu'il crée sont superbement réalistes et il n'a pas son pareil pour taper dans la mise en page grand spectacle. Sa façon de représenter la gente féminine n'est pas désagréable non plus (même si selon lui la femme n'est pas digne de ce qualificatif sans une paire de mamelles digne d'une baleine). En revanche, je trouve le scénario du Quatrième Pouvoir un peu limité et paradoxalement pour une histoire assez simpliste, confus. L'intérêt de cette BD est donc avant tout (et presque uniquement)visuel; mais il est vrai que sur ce plan, on en a pour son argent.
Ivor
De la bonne vieille BD des années 80, Ivor m'avait plu à l'époque par son style de dessin très classique et des histoires sans grande originalité mais solidement construites et parsemées d'une ou deux trouvailles originales. Force est de reconnaître que cette série, aujourd'hui quasiment introuvable a fort mal vieilli et qu'elle ne souffre pas la comparaison avec les classiques du genre. Bah.. Ca ne vous empêchera pas de passer un bon moment avec si vous arrivez à mettre la main dessus.
Blacksad
J'ai bien aimé Blacksad. Les BD dont les protagonistes sont des animaux 'humanisés' sont certes légion mais celle servies par un tel talent dans le dessin sont beaucoup plus rares. L'idée d'y associer des histoires et une ambiance de polar US à la Chandler est effectivement brillante. Et je dois avouer que cela a été suffisant pour me tenir en haleine dans le deux premiers tomes. C'est pourquoi je mets 3 étoiles et je recommande à l'achat. J'ai bien aimé Blacksad, donc, mais je suis plus réservé pour la suite. Parce qu'il ne faut non plus se mentir. Les scénarios sont quand même franchement moyens: au mieux on est dans du ultra-classique, au pire dans de l'inexistant (prétexte à faire évoluer le personnage principal). En bref, j'attends les auteurs de pied ferme pour la suite. Et il faudra qu'ils redressent sérieusement la barre sur le plan de l'intrigue pour que je continue à adhérer, parce que les jolis dessins sans rien derrière, moi, ça me saoulera assez rapidement. Wait and see, donc.
Bran Ruz
S'il y a bien une chose qui m'énerve en BD (comme en littérature d'ailleurs), c'est de voir un bon sujet/thème de départ gaspillé par une mise en oeuvre foirée. Et là, ça n'a pas loupé. Pourtant, moi j'en attendais beaucoup de cette BD. Pensez donc : la légende de la ville d'Ys (celle que ma grand mère bretonne me racontait avec une fierté toute celtique dans sa voix), si ça c'est pas un sujet en or. Et là, qu'est ce qu'on retrouve au final ? Un pavé proprement indigeste, dont les dessins sont certes irréprochables mais dont l'intrigue est longue, lente, confuse et soporifique à souhaits. C'est bien simple, à la fin, j'étais presque pressé que cette foutue ville soit engloutie pour que je puisse refermer ce damné bouquin ! Cerise sur le gâteau : les auteurs ont jugé bon d'en rajouter sur le thème de 'nous les pauvres bretons, asservis par un jacobisme parisien odieusement centralisateur qui détruit nos coutumes et nous empêche de vivre notre alcoolisme millénaire en paix'. Excusez moi, mais je n'ai pas compris ce que cela venait faire là dedans et ce sont donc autant de pages que j'ai allègrement sautées (et ne venez pas me traiter de parisien dédaigneux, ma famille est du Finistère). Bref un beau fiasco, bien réalisé mais franchement plombé par sa lourdeur menhiresque.
Kingdom Come
Ma note s'approche du 3,5/5. Car Kingdom Come a été pour moi un choc d'abord visuel. Alex Ross a un talent fou, il tient sa plume comme un dieu ! Qu'il soit amené à en illustrer (des dieux, ou des demis), n'est dès lors pas très étonnant... Presque chaque case est une peinture d'une incroyable efficacité, photoréaliste comme l'a souligné le posteur initial, et c'est un vrai régal pour les yeux. Au niveau de l'histoire, on a parfois un peu de mal à accrocher. Bon, c'est vrai, le retour de Superman et ses amis au premier plan n'est pas irrésistible, mais on n'en est pas loin. J'ai été un peu dérouté par la profusion des super-héros. Je suppose qu'ils viennent tous de l'univers DC, mais vu que je ne connais pas trop celui-ci... Je me suis senti un peu perdu. Ceci dit, ce fut un excellent moment de lecture.
Stan Pulsar - L'As des astres
Un petit OVNI que cette BD (un comble quand on parle de SF, me direz vous) où Cailleteau et Vatine s'essaient à la parodie du genre qui va les rendre célèbres avec Aquablue. Les aventures de Stan Pulsar, archétype du héros 'à l'américaine', musclé, beau gosse, meilleur pilote de toute la flotte terrienne et un peu con sur les bords, ne sont certes pas un monument de finesse scénaristique mais se laissent lire très agréablement. Dans le dessin de Vatine se trouvent les prémices de ses futures grandes oeuvres, tandis que les histoires de Cailleteau sont efficaces et bien cadencées. On appréciera la petite (mais c'est toujours agréable) touche d'érotisme que les auteurs ont ajouté à leur mélange et que l'on ne retrouve plus dans leurs autres oeuvres. A lire pour se détendre et passer un bon moment, sans plus.