"Double JE" est un diptyque qui se penche sur les dérives des manipulations génétiques et du clonage en particulier. Thème mainte fois abordé, donc peu original. Toutefois, deux éléments clés donnent à cette bd un attrait particulier :
1/ le côté visionnaire car, au moment de sa date de parution (début des années 90), le clonage n’était pas encore maîtrisé pour les mammifères. Dolly fut le premier animal cloné (hors batraciens) avec plus ou moins de "réussite" et depuis lors, la technique s’est grandement améliorée puisqu’on peut maintenant cloner n’importe quel animal. Reste juste la barrière éthique que certains n’hésiteront pas à franchir, si ce n’est déjà fait pour l’homme . . .
2/ la recherche documentaire de Toff très fouillée qui rend le côté visionnaire "crédible".
Concernant cette "docu-fiction", le scénario est intelligemment construit pour éviter de tomber dans l’écueil d’une bd "juste" bien documentée. Le final réserve donc quelques surprises . . . Pour conclure, juste signaler que, contrairement à certains, j’apprécie beaucoup les dessins de Béhé, découvert grâce à Chimères.
Cette série inaugura (à ma connaissance) un style graphique baroque et TRES fouillé, dans lequel la décrépitude semble gagner des reliquats sublimes laissés par des générations de bâtisseurs colossaux. Essayez d'en voir quelques pages car le style vaut le détour, même si le scénario n'est pas (Vraiment pas)... le point fort de cette série.
Arf ! Excellent !
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dav ne manque pas d’idées, ni d’humour ! La lecture est jouissive à souhait avec des situations délirantes et autres jeux de mots. Le fond de l’histoire est plutôt ténu (faut être honnête) mais ce n’est pas ce qu’on attend d’une bd qui mise sur la forme, à la fois grotesque/ débile/ amusante/ poilante . . . Le dessin de Dav est sympa et bien caractéristique. Mais ce qui rend les planches particulièrement attrayantes, ce sont les couleurs de BenGrrr, véritable petit génie du pinceau virtuel !
J’apprécie donc la spontanéité et la fraîcheur de l’ensemble qui permet de passer un bon (mais court) moment !
Ames sérieuses, s’abstenir ! ;)
J'admets que ma note peut paraître exagérée, mais cette série a vraiment un charisme hors du commun, voir un héro partir à l'aventure avec sa canne à pèche est pour moi un régal. J'admets également que les dessins sont assez...moyens. Mais jusqu'à la fin de "greed island" au moins, cette série est culte, et des perso tels qu'hisoka, gon ou kirua marquent indéniablement les lecteurs.
Cette série est remarquable à plus d'un titre: Dessins, design et style graphique novateurs (dessins très "angulaires"), et thème jamais abordé à ma connaissance: shamanisme (même si j'imagine que le réalisme doit être à des centaines de km des préoccupations de l'auteur...). Il règne ici un air de grande classe, tant dans les dessins que dans les thèmes abordés. Certaines scènes sont un peu longuettes, mais le charisme des personnages relèvera immanquablement votre sens de l'intérêt. L'un des plus beaux shonen manga actuel.
Cette note semblera trop exagérée pour des lecteurs mais il faut savoir que je suis un fan de westerns spaghettis.
J’ai retrouvé dans cette bd l’esprit des films de Sergio Léone : l’exagération, les gros plans, l’humour, les grandes gueules… Aaaahhh, il ne reste plus que la musique de Ennio Morricone en fond de lecture pour que tout soit parfait ! Pas grave, j’ai un de ses cds !
A l’image de « Trio Grande » des mêmes auteurs, l’ambiance est parfaitement adaptée à cette histoire farfelue. Isabelle Rabarot nous montre encore ses grands talents de coloriste avec sa mise en couleurs aux tons orangés et azurs.
La mise en page et les cadrages sont excellents. Le dessin de Lamy est dynamique et va comme sied à cette bd.
« 500 fusils » est un album très divertissant et dont je ne me lasse pas de le relire !
C’est en me rappelant des avis de bédéphiles sur cet album et en manque de nouveautés pour cette période estivale que je me suis mis en lire « le prestige de l’uniforme ».
Pourtant, cet album n’avait rien de bien attirant à mes yeux...
D’abord, je ne suis pas vraiment fan de ce type de dessin. Personnellement, je ne suis pas persuadé que ce style sied à merveille avec cette histoire… vaste débat ! Ensuite, j’avais en souvenir ma lecture de « Comix Remix », autre bd de cette collection qui m’avait moyennement convaincu.
J’ai bien aimé la première partie du livre avec ce mari qui délaisse son foyer pour privilégier son activité professionnelle. Cet homme est obsédé par la vision des blouses de couleurs différentes qui permet à chacun de se positionner au sein de la hiérarchie de l’entreprise. Ce mari va tout faire pour monter de grade afin de se faire « respecter » et se « faire une place valorisante ». Cette première moitié du livre est, pour moi, réellement touchant et dévoile une société qui pourrait être une sorte de petite caricature pessimiste de la nôtre. Elle est vraiment réussie cette introduction !
C’est ensuite que mon avis sera plus mitigé… alors que je ne m’y attendais pas vraiment, l’histoire va au fur et à mesure se transformer à un récit de super héros blasé. Certes, j’ai été ému par la fidélité de cette femme et de la détresse de cet homme mais c’est vraiment les seuls points qui m’a fait accrocher à la deuxième partie. Dommage ! Néanmoins, le « prestige de l’uniforme » est finalement une bd qui mérite largement une lecture de votre part !
Une histoire poignante, pas autobiographique, mais inspirée de faits et témoignages réels. J’ai suivi les déboires et doutes de Toland avec un intérêt grandissant au fil des pages (le début est un peu mou), et les derniers chapitres m’ont tout simplement serré le cœur. Je me suis attaché aux différents personnages comme rarement, j’ai vraiment eu l’impression de souffrir avec eux.
Le sujet aide forcement à donner plus d’impact au récit, la narration n’étant finalement qu’un bête rapport de fait. Mais les réflexions intérieures du personnage principal sont criantes de vérité, le coté psychologique est vraiment bien développé. La façon dont les doutes de Toland sur sa propre sexualité se mêlent aux incidents de son entourage est tout simplement fascinante.
Alors d’accord, « Un monde de différence » n’est peut-être pas une BD innovante, mais elle se penche sur un sujet universel et malheureusement intemporel: L’intolérance. Le résultat est une histoire poignante, marquante, que je vous encourage à découvrir si le sujet vous intéresse un tant soit peu. Un de mes comics préférés, toutes catégories confondues.
Note : La VO est un peu difficile à lire, avec beaucoup d’argot américain, beaucoup de mots compliqués, et des accents retranscrits dans le texte. Vous voilà prévenus !
Je ne connais pas bien la production de Yann, mais c'est vrai que cette nouvelle série lorgne du côté "politiquement correct/ tous publics" des productions récentes. Le scénariste a vraiment succombé aux effets de mode en écrivant ce truc plein de technologie et d'humour foireux. Les personnages sont particulièrement creux. Je n'en ai retenu aucun qui sorte du lot, ni le héros, ni son complice à l'humour tout pourri de salle de garde. Le tout est servi un dessin qui se situe entre du Francq et du Juillard, sans avoir le niveau d'aucun de ces deux. Ca se laisse néanmoins lire sans déplaisir, mais il est clair que si ça ne sort pas des sentiers battus, la note baissera...
L’idée d’une intrigue tournant autour du mythique Tabou et le St Germain des prés de l’après deuxième guerre mondiale avec Boris Vian, Juliette Greco et Jean-Paul Sartre, ça ne me déplaisait pas… a priori. Le résultat s’avère un peu trop anecdotique à mon goût. Y’a quelques bons moments, mais cet album ne donne pas spécialement envie d’être relu... Un petit trois étoiles...
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Double JE
"Double JE" est un diptyque qui se penche sur les dérives des manipulations génétiques et du clonage en particulier. Thème mainte fois abordé, donc peu original. Toutefois, deux éléments clés donnent à cette bd un attrait particulier : 1/ le côté visionnaire car, au moment de sa date de parution (début des années 90), le clonage n’était pas encore maîtrisé pour les mammifères. Dolly fut le premier animal cloné (hors batraciens) avec plus ou moins de "réussite" et depuis lors, la technique s’est grandement améliorée puisqu’on peut maintenant cloner n’importe quel animal. Reste juste la barrière éthique que certains n’hésiteront pas à franchir, si ce n’est déjà fait pour l’homme . . . 2/ la recherche documentaire de Toff très fouillée qui rend le côté visionnaire "crédible". Concernant cette "docu-fiction", le scénario est intelligemment construit pour éviter de tomber dans l’écueil d’une bd "juste" bien documentée. Le final réserve donc quelques surprises . . . Pour conclure, juste signaler que, contrairement à certains, j’apprécie beaucoup les dessins de Béhé, découvert grâce à Chimères.
Légendes du chevalier Cargal
Cette série inaugura (à ma connaissance) un style graphique baroque et TRES fouillé, dans lequel la décrépitude semble gagner des reliquats sublimes laissés par des générations de bâtisseurs colossaux. Essayez d'en voir quelques pages car le style vaut le détour, même si le scénario n'est pas (Vraiment pas)... le point fort de cette série.
Les Garnimos
Arf ! Excellent ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dav ne manque pas d’idées, ni d’humour ! La lecture est jouissive à souhait avec des situations délirantes et autres jeux de mots. Le fond de l’histoire est plutôt ténu (faut être honnête) mais ce n’est pas ce qu’on attend d’une bd qui mise sur la forme, à la fois grotesque/ débile/ amusante/ poilante . . . Le dessin de Dav est sympa et bien caractéristique. Mais ce qui rend les planches particulièrement attrayantes, ce sont les couleurs de BenGrrr, véritable petit génie du pinceau virtuel ! J’apprécie donc la spontanéité et la fraîcheur de l’ensemble qui permet de passer un bon (mais court) moment ! Ames sérieuses, s’abstenir ! ;)
Hunter X Hunter
J'admets que ma note peut paraître exagérée, mais cette série a vraiment un charisme hors du commun, voir un héro partir à l'aventure avec sa canne à pèche est pour moi un régal. J'admets également que les dessins sont assez...moyens. Mais jusqu'à la fin de "greed island" au moins, cette série est culte, et des perso tels qu'hisoka, gon ou kirua marquent indéniablement les lecteurs.
Shaman King
Cette série est remarquable à plus d'un titre: Dessins, design et style graphique novateurs (dessins très "angulaires"), et thème jamais abordé à ma connaissance: shamanisme (même si j'imagine que le réalisme doit être à des centaines de km des préoccupations de l'auteur...). Il règne ici un air de grande classe, tant dans les dessins que dans les thèmes abordés. Certaines scènes sont un peu longuettes, mais le charisme des personnages relèvera immanquablement votre sens de l'intérêt. L'un des plus beaux shonen manga actuel.
Wayne Redlake - 500 Fusils
Cette note semblera trop exagérée pour des lecteurs mais il faut savoir que je suis un fan de westerns spaghettis. J’ai retrouvé dans cette bd l’esprit des films de Sergio Léone : l’exagération, les gros plans, l’humour, les grandes gueules… Aaaahhh, il ne reste plus que la musique de Ennio Morricone en fond de lecture pour que tout soit parfait ! Pas grave, j’ai un de ses cds ! A l’image de « Trio Grande » des mêmes auteurs, l’ambiance est parfaitement adaptée à cette histoire farfelue. Isabelle Rabarot nous montre encore ses grands talents de coloriste avec sa mise en couleurs aux tons orangés et azurs. La mise en page et les cadrages sont excellents. Le dessin de Lamy est dynamique et va comme sied à cette bd. « 500 fusils » est un album très divertissant et dont je ne me lasse pas de le relire !
Prestige de l'uniforme
C’est en me rappelant des avis de bédéphiles sur cet album et en manque de nouveautés pour cette période estivale que je me suis mis en lire « le prestige de l’uniforme ». Pourtant, cet album n’avait rien de bien attirant à mes yeux... D’abord, je ne suis pas vraiment fan de ce type de dessin. Personnellement, je ne suis pas persuadé que ce style sied à merveille avec cette histoire… vaste débat ! Ensuite, j’avais en souvenir ma lecture de « Comix Remix », autre bd de cette collection qui m’avait moyennement convaincu. J’ai bien aimé la première partie du livre avec ce mari qui délaisse son foyer pour privilégier son activité professionnelle. Cet homme est obsédé par la vision des blouses de couleurs différentes qui permet à chacun de se positionner au sein de la hiérarchie de l’entreprise. Ce mari va tout faire pour monter de grade afin de se faire « respecter » et se « faire une place valorisante ». Cette première moitié du livre est, pour moi, réellement touchant et dévoile une société qui pourrait être une sorte de petite caricature pessimiste de la nôtre. Elle est vraiment réussie cette introduction ! C’est ensuite que mon avis sera plus mitigé… alors que je ne m’y attendais pas vraiment, l’histoire va au fur et à mesure se transformer à un récit de super héros blasé. Certes, j’ai été ému par la fidélité de cette femme et de la détresse de cet homme mais c’est vraiment les seuls points qui m’a fait accrocher à la deuxième partie. Dommage ! Néanmoins, le « prestige de l’uniforme » est finalement une bd qui mérite largement une lecture de votre part !
Stuck Rubber Baby (Un Monde de différence)
Une histoire poignante, pas autobiographique, mais inspirée de faits et témoignages réels. J’ai suivi les déboires et doutes de Toland avec un intérêt grandissant au fil des pages (le début est un peu mou), et les derniers chapitres m’ont tout simplement serré le cœur. Je me suis attaché aux différents personnages comme rarement, j’ai vraiment eu l’impression de souffrir avec eux. Le sujet aide forcement à donner plus d’impact au récit, la narration n’étant finalement qu’un bête rapport de fait. Mais les réflexions intérieures du personnage principal sont criantes de vérité, le coté psychologique est vraiment bien développé. La façon dont les doutes de Toland sur sa propre sexualité se mêlent aux incidents de son entourage est tout simplement fascinante. Alors d’accord, « Un monde de différence » n’est peut-être pas une BD innovante, mais elle se penche sur un sujet universel et malheureusement intemporel: L’intolérance. Le résultat est une histoire poignante, marquante, que je vous encourage à découvrir si le sujet vous intéresse un tant soit peu. Un de mes comics préférés, toutes catégories confondues. Note : La VO est un peu difficile à lire, avec beaucoup d’argot américain, beaucoup de mots compliqués, et des accents retranscrits dans le texte. Vous voilà prévenus !
Narvalo
Je ne connais pas bien la production de Yann, mais c'est vrai que cette nouvelle série lorgne du côté "politiquement correct/ tous publics" des productions récentes. Le scénariste a vraiment succombé aux effets de mode en écrivant ce truc plein de technologie et d'humour foireux. Les personnages sont particulièrement creux. Je n'en ai retenu aucun qui sorte du lot, ni le héros, ni son complice à l'humour tout pourri de salle de garde. Le tout est servi un dessin qui se situe entre du Francq et du Juillard, sans avoir le niveau d'aucun de ces deux. Ca se laisse néanmoins lire sans déplaisir, mais il est clair que si ça ne sort pas des sentiers battus, la note baissera...
Thomas ou le Retour du Tabou
L’idée d’une intrigue tournant autour du mythique Tabou et le St Germain des prés de l’après deuxième guerre mondiale avec Boris Vian, Juliette Greco et Jean-Paul Sartre, ça ne me déplaisait pas… a priori. Le résultat s’avère un peu trop anecdotique à mon goût. Y’a quelques bons moments, mais cet album ne donne pas spécialement envie d’être relu... Un petit trois étoiles...