J'ai lu dans un journal ( dont je ne sais plus le nom) que l'on retrouvait l'esprit des Sextraordinaires aventures de Zizi et Peter Panpan, dans l'esprit, le cynisme, l'humour... Pas du tout!!
Je trouve qu'on en est bien loin... Le scénario est creux, vide sans sens... Le final, bien que non téléphoné, n'apporte vraiment pas grand chose - et ce d'autant plus qu'il n'y a vraiment aucun suspens dans cette BD...
Je trouve que le thème est racoleur, et mélange sexe, paillettes pour permettre de critiquer la "jet-set", tout en jouant sur le côté "on vous montre tout ce qu'est la jet set" et donc en participant quel que peu renforcer la position d'éloignement que l'on peut éprouver face à "ce monde"...
C'est donc un gala mais sans le côté marrant et ragoteur de gala, qui amuse 30 secondes... C'est donc l'ennui total cette BD.
Peut-être peut-on trouver un intérêt dans le dessin qui a certes ses qualités, mais qui ne colle vraiment pas avec le côté provocateur de la BD... Malgré ses qualités, il participe à ce sentiment d'ennui...
Alors je ne sais si cette BD est de l'humour ou de la satyre sociale, mais sa lecture est à proscrire dans tous les cas... Sa seule utilité dans ma bibliothèque (on me l'a offerte) est de me servir de support pour écrire...
En règle générale, je ne suis pas hyper-fan de BD-documentaires. Je suis même souvent très agacé par les consensus autour de BD "sérieuses" comme Rural ! ou Pilules bleues, persuadé que les gens les encensent non pas pour récompenser leur qualité, mais simplement pour témoigner leur sympathie à la cause traitée dans ces albums.
C'est donc avec un a priori plutôt négatif que j'ai ouvert Le Photographe (je précise néanmoins que je ne suis pas maso et que je n'ai pas décidé de le lire pour le plaisir de me faire du mal : c'était une obligation professionnelle).
J'ai été agréablement surpris, et j'ai dévoré les 2 tomes sans m'arrêter, comme une passionnante série d'aventures.
Le dessin de Guibert et les photos se complètent parfaitement. Le propos est intelligent, instructif, lucide, jamais larmoyant, ne verse pas dans la glorification à outrance des héros-qui-vouent-leur-vie-à-aider-les-autres.
Le périple de cette caravane se suit avec intérêt, on ne s'ennuie pas un instant. Bref, j'ai hâte que le tome 3 sorte.
Voilà une BD bien drôle comme je les aime... Se moquer gentiment des altermondialistes sans tomber dans une lourde parodie tout juste bonne à faire rire le MEDEF et les lecteurs du Figaro, telle est la grande réussite de cet album.
La caricature est franchement bien vue, certains gags m'ont carrément fait éclater de rire (la mascotte du mouvement ATTAC, l'arme absolue de José Bové, la visite à la boutique altermondialiste...), bref j'ai passé un très bon moment avec cette BD.
Après avoir lu Baker Street, je cherchais une série similaire pour me replonger dans cette ambiance victorienne qui inspire tellement d'auteurs et qui me séduirait tout autant. J'ai été comblé avec Green Manor qui est une série tout à fait réussie.
Velhmann nous offre un scénario très plaisant où l'humour parfois glauque est omniprésent. Ces histoires de meurtres ne manquent pas d'originalité. Certaines d'entres elles sont même très recherchées dans leur conception. Bien sûr, l'ambiance générale du récit est axée sur la dérision et c'est franchement convaincant.
Le dessin de Bodart est, lui aussi, très réussi. Son trait met bien en valeur le scénario.
En résumé, Green Manor est une série qui mérite d'être suivie.
A conseiller !
Le Capitaine Ecarlate est un album surréaliste, surprenant et un peu déconcertant. Pourtant, sans être transcendant, j'ai trouvé la lecture de cet album très agréable.
Je ne connaissais pas David B. et c'est avec beaucoup de joie que j'ai découvert sa vision un peu décalée de la bd.
Le récit se lit donc assez facilement. A condition, bien sûr, d'accepter le fait qu'un bateau pirate sème la terreur sur Paris en volant au dessus des toits. Il est clair qu'on est, ici, plongé dans un conte et à partir de là, on peut se permettre beaucoup de choses. A noter que grâce à cet album, j'ai découvert un écrivain que je ne connaissais absolument pas : Marcel Schwob. Le Capitaine Ecarlate est inspiré d'une de ces nouvelles. Me voilà plus malin !
J'aime beaucoup Emmanuel Guibert et une fois de plus, je n'ai pas été déçu par son graphisme de toute beauté. Les traits doux et délicats de ses personnages sont vraiment très beaux. Ce dessinateur a vraiment beaucoup de talent !
Ce one-shot est un album curieux. Je ne dirais pas qu'il est à conseiller mais plutôt à essayer.
A vous de voir !
C'est un bon début, mais l'histoire n'est pas assez développée à mon goût pour que j'aie eu le temps de vraiment l'apprécier et elle ne m'a pas marquée non plus. On nous présente quasiment que quelques personnages plus ou moins sympathiques.
Le dessin est plutôt agréable, du moins il paraît adapté à ce genre d'histoire un peu enfantine.
A suivre pour voir comment ça se goupille
Cet album a un premier gros défaut qu'on ne peut que constater au premier coup d'oeil : sa couverture, sur le coup je me suis demandé si ce n'était pas l'adaptation en BD du nanarifique Barb Wire...
En feuilletant j'ai trouvé les dessins plutôt réussis, en voyant que c'était Rucka au scénario et vu que j'ai trouvé son Queen & Country plutôt sympa, j'ai lu cet album.
Alors niveau scénar, c'est nul il n'y a rien à sauver, l'histoire sent le réchauffé et on se demande bien ce que cette embrouille abracadabrante peut avoir comme intérêt pour l'apprentie Veuve ou ses supérieurs.
Aux dessins le travail de Kordey est correct, j'aime bien la mise en case et les couleurs sont "ambiance", c'est le côté positif de l'album.
Mais ! Comme ce ne sont pas non plus des chefs d'œuvres et que le "fan service" dégouline de partout (les plans sur les seins ou le cul de l'héroïne sont nombreux), cela ne suffit pas à sauver l'album du ratage complet.
Reste ensuite les deux histoires avec l'autre Veuve (Natasha qui se dandine aux côtés de Fury, des vengeurs, d'œil de faucon... bref qui sert de personnage secondaire un peu partout chez Marvel depuis 20 ans), toutes deux creuses et sans intérêt.
Des histoires bouches trous qui ne révèlent rien sur le personnage de la Veuve, qui n'ont aucun lien entre elles et qui n'ont aucun lien non plus avec l'histoire principale.
Et ce n'est pas parce que DD se balance sous la pluie et que le punisher vient donner un coup de flingue que cela va changer grand chose.
Un album très très mauvais, à éviter !
Devant tant d’avis dithyrambiques, j’ai profité d’une visite chez mon libraire pour me le procurer, et merci…
C’est génial ce truc. Et pourtant, ça cumule les handicaps (à mon sens), du photoshop en veux-tu ? En voila… et un scénario qui, mis entre les mains de n’importe qui, aurait pu donner un des pires nanars jamais vu.
Mais Qwak domine tout de A à Z sans la moindre fausse note, le dessin est traité avec beaucoup de brio, variation du trait et du style, mis en page donnant un vrai rythme aux dessins et le scénario est super bétonné.
On y croit… on n’y croit pas… on y croit à son histoire à Lola. Qwak nous emmène là où il veut et on se laisse faire, parce que ça fonctionne très bien et que c’est taillé au millimètre.
Bon, c’est clair, il y a du cul, mais en même temps c’est l’histoire d’une pute, et qui sait se servir de son « fond de commerce » pour obtenir tout ce qu’elle veut. Y compris sauver la terre (ou plutôt ses copines) de la destruction totale.
La première phrase donne effectivement le ton. Mais il n’y a rien de trop, c’est pas de la fesse pour de la fesse, ça s'inscrit dans une vrai logique scénaristique et ça ne tombe pas comme un cheveux (à défaut d’autre chose) dans la soupe. Bon, je n’irais pas l’offrir à mon petit neveu, non plus…
C’est absolument à lire, c’est la bd du moment, et je crois même qu’elle restera une référence…
Faisant fi des -très- mauvaises critiques laissées par mes prédécesseurs, je me suis lancé dans la lecture de cette bd en essayant de laisser mes a priori aux vestiaires.
Les premières choses qui intriguent dans cette série, et qui pousse le lecteur dubitatif à s'y essayer, ce sont les couvertures avec leurs personnages presque désarticulés, tristes pantins prisonniers de décors sordides et de couleurs glauques (on tient un fan de la cité des enfants perdus).
La première impression se renforce au fil des pages. Le dessin, tout en mouvements est passablement étrange quoique intrigant tandis que le cadrage, relativement alambiqué, reste toujours lisible et fait parfois preuve d'inventivité.
Les couleurs, oscillant perpétuellement entre le vert et le rouge donnent un aspect lugubre, crépusculaire à cette bd... on aime... ou pas.
En ce qui concerne le scénario, on peut relever un certain nombre de maladresses et de clichés (la cité tout en béton qui aliène ses habitants, le grand despote très très méchant, la résistance prolétaire, les vilains garde-chiourmes à la mèche laquée bien connue, les héros, orphelins, élevés et utilisés par la pègre etc...)
Ce n'est pas l'originalité de son univers qui démarque cette bd.
Récapitulons: dessins étranges, colorisation glauque, univers convenu, scénario relativement classique... à éviter donc ?
Et bien non, malgré tous ces défauts, le charme opère plus ou moins et, à peine fini ce premier tome, je suis relativement pressé de m'attaquer aux deux suivants.
Bref, deux étoiles pour ce premier tome dont j'ignore s'il va déboucher sur une série à éviter ou sur une curiosité dont je vous conseillerai la location en bibliothèque.
EDIT: je viens de lire les tomes 2 et 3 et je suis plus en plus déconcerté par cette série.
après avoir vérifié que le tome 3 cloturait bien l'histoire (je vous assure que ce n'est pas si évident), il m'apparaît que cette bd tente de faire rentrer en 138 pages un peu tout et n'importe quoi.
Après l'univers dystopique du premier volume, on passe, dans le second volume à univers très coloré qui donne enfin un sens au nom donné à cette série avant de se retrouver, au tome 3, dans un univers post apocalyptique.
bref, 3 univers assez différents, 3 traitements de la couleur vraiment distincts (couleurs très glauques pour la ville du premier opus, très chaude pour le cirque du second et très lumineuse pour la découverte du monde extérieur...) et, malheureusement, l'impression de lire 3 bd ne racontant pas la même histoire.
on trouve dans cette histoire trop d'idées et de bouts de scénarii qui, une fois collés les uns aux autres, donnent la désagréable sensation que l'auteur manquait de ligne directrice.
une impression confirmée par des personnages aux rôles trop changeants et à la personnalité trop floue pour conserver une certaine cohérence.
bref, une déception en raison d'un scénario melting pot trop étendu pour être convenablement appréhendé dans un si petit nombre de pages.
en revanche, on passe un moment sympathique à la lecture de cette bd tant le dessin et le cadrage s'améliorent et s'affinent au fil des volumes.
Galaxy Express 999 est un space opéra plutôt connu de Leiji Matsumoto (Albator), une série animée en a été tirée et elle a été diffusée en France.
Au niveau de l'univers c'est très proche d'Albator : Des planètes inquiétantes, des vaisseaux spatiaux très années 70 et une ambiance très western (le Leijiverse!)
Pour ce qui est de l'histoire, elle est découpée en chapitres qui correspondent à des escales du Galaxy express sur des planètes diverses et variées bien souvent hostiles. A ce sujet, Matsumoto s'en sort plutôt bien, car même si la redondance se fait parfois sentir, il est assez imaginatif pour créer des personnages et des situations originales.
Les personnages principaux sont relativement intéressants, le duo Maetel/Tetsurô fonctionne plutôt bien. Dans cette quête ponctuée de phases d'action, de moments contemplatifs et de leçons de morales, Maetel la femme au passé mystérieux qui connaît toutes les choses de la vie, guide le candide Tetsurô vers son rêve impossible.
Le dessin, ce n'est clairement pas le point fort de Matsumoto, son style est naïf et les dessins sont sommaires. Et ce, même si on le compare a d'autres auteurs de sa génération : par exemple il n'a ni le talent dynamique, ni le sens du découpage d'un Tezuka.
Galaxy Express 999 reste un bon vieux classique du manga de science fiction, on peut donc pardonner le coup de vieux qui touche l'ensemble de l'oeuvre.
Une série qui s'adresse à un public plutôt adolescent, qui ne manque pas de qualités, mais qui au final n'est pas indispensable.
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J'ai lu dans un journal ( dont je ne sais plus le nom) que l'on retrouvait l'esprit des Sextraordinaires aventures de Zizi et Peter Panpan, dans l'esprit, le cynisme, l'humour... Pas du tout!! Je trouve qu'on en est bien loin... Le scénario est creux, vide sans sens... Le final, bien que non téléphoné, n'apporte vraiment pas grand chose - et ce d'autant plus qu'il n'y a vraiment aucun suspens dans cette BD... Je trouve que le thème est racoleur, et mélange sexe, paillettes pour permettre de critiquer la "jet-set", tout en jouant sur le côté "on vous montre tout ce qu'est la jet set" et donc en participant quel que peu renforcer la position d'éloignement que l'on peut éprouver face à "ce monde"... C'est donc un gala mais sans le côté marrant et ragoteur de gala, qui amuse 30 secondes... C'est donc l'ennui total cette BD. Peut-être peut-on trouver un intérêt dans le dessin qui a certes ses qualités, mais qui ne colle vraiment pas avec le côté provocateur de la BD... Malgré ses qualités, il participe à ce sentiment d'ennui... Alors je ne sais si cette BD est de l'humour ou de la satyre sociale, mais sa lecture est à proscrire dans tous les cas... Sa seule utilité dans ma bibliothèque (on me l'a offerte) est de me servir de support pour écrire...
Le Photographe
En règle générale, je ne suis pas hyper-fan de BD-documentaires. Je suis même souvent très agacé par les consensus autour de BD "sérieuses" comme Rural ! ou Pilules bleues, persuadé que les gens les encensent non pas pour récompenser leur qualité, mais simplement pour témoigner leur sympathie à la cause traitée dans ces albums. C'est donc avec un a priori plutôt négatif que j'ai ouvert Le Photographe (je précise néanmoins que je ne suis pas maso et que je n'ai pas décidé de le lire pour le plaisir de me faire du mal : c'était une obligation professionnelle). J'ai été agréablement surpris, et j'ai dévoré les 2 tomes sans m'arrêter, comme une passionnante série d'aventures. Le dessin de Guibert et les photos se complètent parfaitement. Le propos est intelligent, instructif, lucide, jamais larmoyant, ne verse pas dans la glorification à outrance des héros-qui-vouent-leur-vie-à-aider-les-autres. Le périple de cette caravane se suit avec intérêt, on ne s'ennuie pas un instant. Bref, j'ai hâte que le tome 3 sorte.
Il faut tuer José Bové
Voilà une BD bien drôle comme je les aime... Se moquer gentiment des altermondialistes sans tomber dans une lourde parodie tout juste bonne à faire rire le MEDEF et les lecteurs du Figaro, telle est la grande réussite de cet album. La caricature est franchement bien vue, certains gags m'ont carrément fait éclater de rire (la mascotte du mouvement ATTAC, l'arme absolue de José Bové, la visite à la boutique altermondialiste...), bref j'ai passé un très bon moment avec cette BD.
Green Manor
Après avoir lu Baker Street, je cherchais une série similaire pour me replonger dans cette ambiance victorienne qui inspire tellement d'auteurs et qui me séduirait tout autant. J'ai été comblé avec Green Manor qui est une série tout à fait réussie. Velhmann nous offre un scénario très plaisant où l'humour parfois glauque est omniprésent. Ces histoires de meurtres ne manquent pas d'originalité. Certaines d'entres elles sont même très recherchées dans leur conception. Bien sûr, l'ambiance générale du récit est axée sur la dérision et c'est franchement convaincant. Le dessin de Bodart est, lui aussi, très réussi. Son trait met bien en valeur le scénario. En résumé, Green Manor est une série qui mérite d'être suivie. A conseiller !
Le Capitaine Ecarlate
Le Capitaine Ecarlate est un album surréaliste, surprenant et un peu déconcertant. Pourtant, sans être transcendant, j'ai trouvé la lecture de cet album très agréable. Je ne connaissais pas David B. et c'est avec beaucoup de joie que j'ai découvert sa vision un peu décalée de la bd. Le récit se lit donc assez facilement. A condition, bien sûr, d'accepter le fait qu'un bateau pirate sème la terreur sur Paris en volant au dessus des toits. Il est clair qu'on est, ici, plongé dans un conte et à partir de là, on peut se permettre beaucoup de choses. A noter que grâce à cet album, j'ai découvert un écrivain que je ne connaissais absolument pas : Marcel Schwob. Le Capitaine Ecarlate est inspiré d'une de ces nouvelles. Me voilà plus malin ! J'aime beaucoup Emmanuel Guibert et une fois de plus, je n'ai pas été déçu par son graphisme de toute beauté. Les traits doux et délicats de ses personnages sont vraiment très beaux. Ce dessinateur a vraiment beaucoup de talent ! Ce one-shot est un album curieux. Je ne dirais pas qu'il est à conseiller mais plutôt à essayer. A vous de voir !
Salvatore
C'est un bon début, mais l'histoire n'est pas assez développée à mon goût pour que j'aie eu le temps de vraiment l'apprécier et elle ne m'a pas marquée non plus. On nous présente quasiment que quelques personnages plus ou moins sympathiques. Le dessin est plutôt agréable, du moins il paraît adapté à ce genre d'histoire un peu enfantine. A suivre pour voir comment ça se goupille
Veuve noire - Double jeu
Cet album a un premier gros défaut qu'on ne peut que constater au premier coup d'oeil : sa couverture, sur le coup je me suis demandé si ce n'était pas l'adaptation en BD du nanarifique Barb Wire... En feuilletant j'ai trouvé les dessins plutôt réussis, en voyant que c'était Rucka au scénario et vu que j'ai trouvé son Queen & Country plutôt sympa, j'ai lu cet album. Alors niveau scénar, c'est nul il n'y a rien à sauver, l'histoire sent le réchauffé et on se demande bien ce que cette embrouille abracadabrante peut avoir comme intérêt pour l'apprentie Veuve ou ses supérieurs. Aux dessins le travail de Kordey est correct, j'aime bien la mise en case et les couleurs sont "ambiance", c'est le côté positif de l'album. Mais ! Comme ce ne sont pas non plus des chefs d'œuvres et que le "fan service" dégouline de partout (les plans sur les seins ou le cul de l'héroïne sont nombreux), cela ne suffit pas à sauver l'album du ratage complet. Reste ensuite les deux histoires avec l'autre Veuve (Natasha qui se dandine aux côtés de Fury, des vengeurs, d'œil de faucon... bref qui sert de personnage secondaire un peu partout chez Marvel depuis 20 ans), toutes deux creuses et sans intérêt. Des histoires bouches trous qui ne révèlent rien sur le personnage de la Veuve, qui n'ont aucun lien entre elles et qui n'ont aucun lien non plus avec l'histoire principale. Et ce n'est pas parce que DD se balance sous la pluie et que le punisher vient donner un coup de flingue que cela va changer grand chose. Un album très très mauvais, à éviter !
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Devant tant d’avis dithyrambiques, j’ai profité d’une visite chez mon libraire pour me le procurer, et merci… C’est génial ce truc. Et pourtant, ça cumule les handicaps (à mon sens), du photoshop en veux-tu ? En voila… et un scénario qui, mis entre les mains de n’importe qui, aurait pu donner un des pires nanars jamais vu. Mais Qwak domine tout de A à Z sans la moindre fausse note, le dessin est traité avec beaucoup de brio, variation du trait et du style, mis en page donnant un vrai rythme aux dessins et le scénario est super bétonné. On y croit… on n’y croit pas… on y croit à son histoire à Lola. Qwak nous emmène là où il veut et on se laisse faire, parce que ça fonctionne très bien et que c’est taillé au millimètre. Bon, c’est clair, il y a du cul, mais en même temps c’est l’histoire d’une pute, et qui sait se servir de son « fond de commerce » pour obtenir tout ce qu’elle veut. Y compris sauver la terre (ou plutôt ses copines) de la destruction totale. La première phrase donne effectivement le ton. Mais il n’y a rien de trop, c’est pas de la fesse pour de la fesse, ça s'inscrit dans une vrai logique scénaristique et ça ne tombe pas comme un cheveux (à défaut d’autre chose) dans la soupe. Bon, je n’irais pas l’offrir à mon petit neveu, non plus… C’est absolument à lire, c’est la bd du moment, et je crois même qu’elle restera une référence…
Cirk
Faisant fi des -très- mauvaises critiques laissées par mes prédécesseurs, je me suis lancé dans la lecture de cette bd en essayant de laisser mes a priori aux vestiaires. Les premières choses qui intriguent dans cette série, et qui pousse le lecteur dubitatif à s'y essayer, ce sont les couvertures avec leurs personnages presque désarticulés, tristes pantins prisonniers de décors sordides et de couleurs glauques (on tient un fan de la cité des enfants perdus). La première impression se renforce au fil des pages. Le dessin, tout en mouvements est passablement étrange quoique intrigant tandis que le cadrage, relativement alambiqué, reste toujours lisible et fait parfois preuve d'inventivité. Les couleurs, oscillant perpétuellement entre le vert et le rouge donnent un aspect lugubre, crépusculaire à cette bd... on aime... ou pas. En ce qui concerne le scénario, on peut relever un certain nombre de maladresses et de clichés (la cité tout en béton qui aliène ses habitants, le grand despote très très méchant, la résistance prolétaire, les vilains garde-chiourmes à la mèche laquée bien connue, les héros, orphelins, élevés et utilisés par la pègre etc...) Ce n'est pas l'originalité de son univers qui démarque cette bd. Récapitulons: dessins étranges, colorisation glauque, univers convenu, scénario relativement classique... à éviter donc ? Et bien non, malgré tous ces défauts, le charme opère plus ou moins et, à peine fini ce premier tome, je suis relativement pressé de m'attaquer aux deux suivants. Bref, deux étoiles pour ce premier tome dont j'ignore s'il va déboucher sur une série à éviter ou sur une curiosité dont je vous conseillerai la location en bibliothèque. EDIT: je viens de lire les tomes 2 et 3 et je suis plus en plus déconcerté par cette série. après avoir vérifié que le tome 3 cloturait bien l'histoire (je vous assure que ce n'est pas si évident), il m'apparaît que cette bd tente de faire rentrer en 138 pages un peu tout et n'importe quoi. Après l'univers dystopique du premier volume, on passe, dans le second volume à univers très coloré qui donne enfin un sens au nom donné à cette série avant de se retrouver, au tome 3, dans un univers post apocalyptique. bref, 3 univers assez différents, 3 traitements de la couleur vraiment distincts (couleurs très glauques pour la ville du premier opus, très chaude pour le cirque du second et très lumineuse pour la découverte du monde extérieur...) et, malheureusement, l'impression de lire 3 bd ne racontant pas la même histoire. on trouve dans cette histoire trop d'idées et de bouts de scénarii qui, une fois collés les uns aux autres, donnent la désagréable sensation que l'auteur manquait de ligne directrice. une impression confirmée par des personnages aux rôles trop changeants et à la personnalité trop floue pour conserver une certaine cohérence. bref, une déception en raison d'un scénario melting pot trop étendu pour être convenablement appréhendé dans un si petit nombre de pages. en revanche, on passe un moment sympathique à la lecture de cette bd tant le dessin et le cadrage s'améliorent et s'affinent au fil des volumes.
Galaxy Express 999
Galaxy Express 999 est un space opéra plutôt connu de Leiji Matsumoto (Albator), une série animée en a été tirée et elle a été diffusée en France. Au niveau de l'univers c'est très proche d'Albator : Des planètes inquiétantes, des vaisseaux spatiaux très années 70 et une ambiance très western (le Leijiverse!) Pour ce qui est de l'histoire, elle est découpée en chapitres qui correspondent à des escales du Galaxy express sur des planètes diverses et variées bien souvent hostiles. A ce sujet, Matsumoto s'en sort plutôt bien, car même si la redondance se fait parfois sentir, il est assez imaginatif pour créer des personnages et des situations originales. Les personnages principaux sont relativement intéressants, le duo Maetel/Tetsurô fonctionne plutôt bien. Dans cette quête ponctuée de phases d'action, de moments contemplatifs et de leçons de morales, Maetel la femme au passé mystérieux qui connaît toutes les choses de la vie, guide le candide Tetsurô vers son rêve impossible. Le dessin, ce n'est clairement pas le point fort de Matsumoto, son style est naïf et les dessins sont sommaires. Et ce, même si on le compare a d'autres auteurs de sa génération : par exemple il n'a ni le talent dynamique, ni le sens du découpage d'un Tezuka. Galaxy Express 999 reste un bon vieux classique du manga de science fiction, on peut donc pardonner le coup de vieux qui touche l'ensemble de l'oeuvre. Une série qui s'adresse à un public plutôt adolescent, qui ne manque pas de qualités, mais qui au final n'est pas indispensable.