Le dessin est chouette, la couleur est faite à la main, ça bavouille parfois, on voit souvent le rouge des crayonnés préliminaires, mais j'adore le résultat.
Même si le fait qu'Anton assiste à une enquête policière est assez peu probable "dans la vraie vie", ne boudons pas notre plaisir pour ce détail (personne n'a jamais prétendu que la BD était la vraie vie). L'enquête peut paraître light, mais ce n'est pas cela qui importe. Dans Blacksad, il s'agissait plus du dessin que du scénario, ici, il s'agit plus du dessin, de la mise en scène et des états d'âme de chacun que de l'enquête, qui sert finalement de prétexte. De toute façon, Trillo est loin d'être manchot.
L'album est estampillé tome 1, je suppose donc qu'on peut espérer une suite. En attendant, ce tome 1 compose une histoire complète qui présente des personnages, dont au moins un reviendra, puisque la série porte son nom.
Eh ben mes amis, on n’est pas près d’arrêter d’en bouffer, du Taniguchi. Depuis le succès de Quartier Lointain, Casterman et consorts nous en abreuvent à flot continu. Le moindre petit truc qu’il a publié au cours de sa longue carrière débarque chez nous quelle que soit sa qualité, avec pour les éditeurs l’assurance d’une bonne vente sur son seul nom. Terre de rêves, qui rassemble des histoires courtes publiées en 91, sent le fond de tiroir à plein nez. Des histoires presque sans intrigue sur un clébard, des chats, une panthère… et en plus la dernière histoire fait clairement "pièce rapportée", quelque chose qui a été fourré dedans de force, pour pouvoir atteindre la taille réglementaire d’un album à 12.75 €.
Niveau scénario, pas grand’chose à se mettre sous la dent : la longue et pénible agonie d’un vieux chien malade, l’adoption d’une chatte par un couple, un alpiniste qui s’offre une ascension de l’Annapurna à 40 ans (oui, je sais, la dernière sonne un peu plus excitante, mais en fait c’est quasiment la plus soporifique). Si vous êtes indulgent, vous penserez que comme c’est japonais et qu’en plus c’est Taniguchi, ce dénuement scénaristique fait de cet album un ouvrage fortement imprégné de sagesse, de poésie, de philosophie et tout le bordel. Si vous êtes comme moi, ben, vous vous ferez un peu chier, parce que la vie passionnante de nos amies les bêtes, surtout quand elles sont impotentes et incontinentes comme le vieux toutou du début, ça va bien 5 minutes, mais on se lasse vite des histoires de promenades, de vétérinaire et de caca dans la litière (même si en toile de fond, ça parle du temps qui passe, des liens affectifs...). Quant aux personnages humains de cet album, ils sont tous bons à gifler : le couple qui n’a pas eu d’enfant et qui reporte toute son affection sur des animaux (à aucun moment on n’a l’impression qu’ils s’aiment tous les deux, on croirait deux vagues potes qui se sont mis en colocation par simple peur de la solitude) est typiquement le genre de personnes que je ne supporte pas dans la vie, et l’alpiniste délaisse femme et enfants et claque toutes les économies de la famille pour aller risquer sa vie sur une montagne…
Le dessin, c’est du Taniguchi, ça ne change pas d’un iota d’un album sur l’autre : décors très bien, animaux pas mal, humains avec des tronches désespérément niaises. Il faut signaler quand même que l’auteur abuse un peu au niveau de la représentation des détails pipi-caca, puis qu’on a droit à des plans du chien qui se pisse sur les pattes ou qui coule un bronze, du caca collé au poils de cul du chat, des grosses crottes dans la caisse, il ne manque guère que quelques scènes de vomi pour avoir la totale, mais je suppose que Casterman trouvera bien quelques histoires inédites dans le même genre à publier pour faire un tome 2 avec des hamsters ou des canaris.
Je mettrais bien 1/5, parce que comme dit le barème de BDthèque, j’ai "vraiment pas aimé !" ; maintenant, je reconnais que c’est pas non plus la pire des daubes, donc ça ne mérite peut-être quand même pas la note minimale.
Personnellement j'ai adoré cette BD. Effectivement Christophe Bec est très éloigné de ses productions en tant que dessinateur. Son scénario a vraiment beaucoup de charme : la rencontre de ces deux personnages esseulés que la vie n'a pas épargnés est à la fois un peu triste, poétique mais aussi jubilatoire. Voila des personnages attachants que l'on suit avec plaisir.
Le dessin est également pour une bonne part dans la réussite de cet ouvrage. Il est vraiment superbe.
De même pour les couleurs. Moi qui ne suis vraiment pas un fan de la colorisation informatique, elle est ici très réussie.
Un scénario pour le moment encore assez mystérieux mais dont l'ambiance décalée est très prenante, des personnages attachants, un dessin très particulier mais dont je suis fan, des couleurs chaudes : vraiment une très grande réussite et assurément un de mes coups de cœur.
Si la suite est du même acabit, 5/5 !
Après avoir lu les 2 premiers tomes de cette suite du triangle secret, ce que l'on peut en dire est que ceux qui ont apprécié la série mère, ne seront pas déçus par ce "INRI".
Alors que dans le TS, on suivait Didier Mosèle à notre époque avec quelques incursions dans le passé, ici il s'agit de l'inverse. On suit les 5 "frères" au début du XIIe siècle et il y a quelques pages dédiés à notre époque.
Le dessin n'est toujours pas extraordinaire, mais la force de cette BD se situe dans son scénario et dans tous les mystères qui en découlent...
Encore 2 ans pour connaître le fin mot de l'histoire...dommage c'est long.
3ème tome lu et le mystère est intact
je monte ma note à culte car j'ai passé un très bon moment à re-lire les deux premiers tome avant de me jeter sur le 3ème.
Encore un an à attendre et dire que "Hertz" arrive...
Me voilà lancé à travers toutes les séries du Donjon, et pour le moment Potron minet est celle qui m'a le plus convaincu.
Contrairement à Zenith, l'humour y est plus fin et n'est pas le seul atout de la série. La touche de romantisme est ce qui caractérise le mieux PM.
J'aime bien les dessins de Blain et encore plus lorsqu'il s'agit des épopées nocturnes de Hyacinthe dans la ville d'Antipolis.
Malgré une légère baisse de qualité dans PM -97 (moins romantique et plus sanglant), j'attends la suite avec impatience (ce devrait être PM -88 ???).
A noter qu'à mon goût, la couverture "Un justicier dans l'ennui" est la plus belle couv' toutes séries Donjon comprises.
Ca pourrait être bien, mais qu’est ce que c’est mou! Il y’a vraiment trop peu de texte! Seul les dessins sont sympas.
Non, vraiment je n’accroche pas au style.
J’ai beaucoup apprécié l’univers de cette BD, qui se place dans un futur post-apocalyptique. L’intrigue évolue énormément au cours des albums et je trouve en cela que le 3ieme album est une véritable réussite. Les personnages sont particulièrement bien travaillés : On nous livre quelques brides d’informations sur chacun d’eux au fur et à mesure de l’histoire. C’est bien fait et cela nous tient en halène.
Le dessin est superbe (une mention très bien pour les personnages) et la mise en couleur est de toute beauté.
J’aime beaucoup et il me tarde vraiment de lire la suite.
MAJ 04/07/06 après lecture du tome 4: Franchement cette BD est excellentissime ! Le scénario est super bien ficelé et nos personnages sortent enfin de l’enclave de Magon. Ils y rencontrent de nouveaux personnages tout aussi mystérieux les uns que les autres. Attention de ne pas laisser en plan le lecteur par rapport à la découverte du vaisseau spatial dans le deuxième tome.
Ce genre d'album est toujours délicat à aborder, les fans de Lucky Luke (dont je suis, soit dit en passant...) peuvent être heurtés par la mise en situation parfois assez inattendue du tireur le plus rapide de l'histoire de la BD.
Ceci dit il faut relativiser, et oublier un peu le premier degré, c'est clair que: "Rocky Luke le blouson noir qui se tire plus vite que son ombre", c'est un peu léger, mais il y a quelques histoires sympathiques dans cet album.
Voir Lucky Luke renoncer à la clope et se mettre à la paille pour sniffer de la coke à la place, afin d'éviter de donner aux enfants lecteurs le goût à ce fléau malsain qu'est la cigarette, était un joli pied de nez à une idée bien-pensante et bien pesante à l'époque...
J'ai bien aimé aussi l'histoire où Lucky Luke, le pourri de service, va flinguer les gentils frères Dalton... et se fait flinguer à son tour par Blondin !
J'ai trouvé cela sympa de mettre en scène ensemble le cow-boy le plus célèbre de la BD et l'anti-héros le plus emblématique du "sous-genre" qu'est le western spaghetti.
Alors il est clair que c'est du collectif décontracté, que certaines libertés sont prises et que l'on est loin du génie. Mais quelques éléments fonctionnent, quelques idées sont bonnes, c'est une parodie qui en vaut une autre.
Attention BD marquante!
Lola Cordova (quel nom!) est une expérience de lecture très agréable, les innovations visuelles fourmillent à chaque page, le scénario réussi à allier une originalité déjantée à une simplicité déroutante.
Lola Cordova est une BD au moins aussi fatale que son héroïne éponyme, on a une envie dévorante de la lire très vite pour ne pas perdre une miette de l'intrigue... et en même temps on s'extasie devant tant d'innovations graphiques et picturales; du coup, sitôt la BD lue une envie pressante et irréversible de relecture se fait sentir.
Au niveau des illustrations, ok c'est du "photoshop", c'est du "à l'ordi" mais ce n'est pas froid ni sans âme, c'est de perpétuelles expériences graphiques intelligentes, et, quand la technique se place au service de l'art avec autant de justesse on ne peut que s'incliner devant le résultat.
L'héroïne, quelle héroïne! Quand on emploie ce mot pour Lola il est loin d'être galvaudé. Lola Cordova est une pute camée qui veut sauver le monde, elle ne recule devant rien pour y parvenir elle a un charme fou et sait se servir de ses avantages mieux que personne. En plus son humour à froid est des plus ravageur et fait toujours mouche.
Une BD culte de facto, même si à l'instar de pas mal d'autres posteurs, j'ai trouvé l'apparition de Chirac, sur la page la plus molle de l'album, assez malvenue. Dommage, c'est un court passage un peu frileux et incongru qui contraste avec les scènes barrées qui débordent de l'album.
Ce mauvais trip dissipé on retombe assez vite avec plaisir dans l'univers irrévérencieux et décalé de Lola Cordova, assez vite pour lui pardonner cette petite facilité...
Puis quelques pages après, quel final!
Bref, si je devais utiliser une formule simple pour décrire cette BD, je dirais : "Couillue et d'une rare intensité". A acheter, à lire, à aimer...
Du même auteur, j’avais bien aimé Fille perdue, j’étais curieux de voir ce qu’allait donner The Birthday Riots, et… j’ai été déçu. Encore une histoire de petite bourge adolescente qui s’ennuie avec ses parents mous et découvre qu’il y a un monde en dehors de chez elle. Le tout, nimbé d’un soupçon de mystère, d’une petite touche de fantastique extra-light. Donc exactement comme le 1er album, a priori. Sauf que là, la sauce ne prend pas. Les personnages ont l’air si creux, si mornes… On ne s’intéresse à aucun d’entre eux, leur sort nous indiffère, d’autant plus qu’à vrai dire, leurs "aventures" ne sont pas franchement palpitantes.
A part ça, il y a le côté "réflexion sur le pouvoir-qui-pourrit-tout", sur les renoncements et les compromis qui viennent avec l'âge, sur la crise de la quarantaine, sur le racisme, mais y a rien de neuf et de particulièrement intéressant dedans, et ça reste très superficiel.
La traduction est médiocre, ça valait bien la peine que DEUX traducteurs bossent sur ces 60 pages… Style lourd, erreurs, "notes de traducteurs" superflues (dans un album dont le titre anglais n’est, en revanche, même pas traduit, je trouve ça un peu rigolo de coller des notes de bas de page pour expliquer que "political sciences" signifie "sciences politiques"… On croirait des stagiaires qui en ont trop fait en espérant faire plus sérieux).
Bref, un album dont vous pourrez vous passer sans problème.
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Anton Blake
Le dessin est chouette, la couleur est faite à la main, ça bavouille parfois, on voit souvent le rouge des crayonnés préliminaires, mais j'adore le résultat. Même si le fait qu'Anton assiste à une enquête policière est assez peu probable "dans la vraie vie", ne boudons pas notre plaisir pour ce détail (personne n'a jamais prétendu que la BD était la vraie vie). L'enquête peut paraître light, mais ce n'est pas cela qui importe. Dans Blacksad, il s'agissait plus du dessin que du scénario, ici, il s'agit plus du dessin, de la mise en scène et des états d'âme de chacun que de l'enquête, qui sert finalement de prétexte. De toute façon, Trillo est loin d'être manchot. L'album est estampillé tome 1, je suppose donc qu'on peut espérer une suite. En attendant, ce tome 1 compose une histoire complète qui présente des personnages, dont au moins un reviendra, puisque la série porte son nom.
Terre de rêves
Eh ben mes amis, on n’est pas près d’arrêter d’en bouffer, du Taniguchi. Depuis le succès de Quartier Lointain, Casterman et consorts nous en abreuvent à flot continu. Le moindre petit truc qu’il a publié au cours de sa longue carrière débarque chez nous quelle que soit sa qualité, avec pour les éditeurs l’assurance d’une bonne vente sur son seul nom. Terre de rêves, qui rassemble des histoires courtes publiées en 91, sent le fond de tiroir à plein nez. Des histoires presque sans intrigue sur un clébard, des chats, une panthère… et en plus la dernière histoire fait clairement "pièce rapportée", quelque chose qui a été fourré dedans de force, pour pouvoir atteindre la taille réglementaire d’un album à 12.75 €. Niveau scénario, pas grand’chose à se mettre sous la dent : la longue et pénible agonie d’un vieux chien malade, l’adoption d’une chatte par un couple, un alpiniste qui s’offre une ascension de l’Annapurna à 40 ans (oui, je sais, la dernière sonne un peu plus excitante, mais en fait c’est quasiment la plus soporifique). Si vous êtes indulgent, vous penserez que comme c’est japonais et qu’en plus c’est Taniguchi, ce dénuement scénaristique fait de cet album un ouvrage fortement imprégné de sagesse, de poésie, de philosophie et tout le bordel. Si vous êtes comme moi, ben, vous vous ferez un peu chier, parce que la vie passionnante de nos amies les bêtes, surtout quand elles sont impotentes et incontinentes comme le vieux toutou du début, ça va bien 5 minutes, mais on se lasse vite des histoires de promenades, de vétérinaire et de caca dans la litière (même si en toile de fond, ça parle du temps qui passe, des liens affectifs...). Quant aux personnages humains de cet album, ils sont tous bons à gifler : le couple qui n’a pas eu d’enfant et qui reporte toute son affection sur des animaux (à aucun moment on n’a l’impression qu’ils s’aiment tous les deux, on croirait deux vagues potes qui se sont mis en colocation par simple peur de la solitude) est typiquement le genre de personnes que je ne supporte pas dans la vie, et l’alpiniste délaisse femme et enfants et claque toutes les économies de la famille pour aller risquer sa vie sur une montagne… Le dessin, c’est du Taniguchi, ça ne change pas d’un iota d’un album sur l’autre : décors très bien, animaux pas mal, humains avec des tronches désespérément niaises. Il faut signaler quand même que l’auteur abuse un peu au niveau de la représentation des détails pipi-caca, puis qu’on a droit à des plans du chien qui se pisse sur les pattes ou qui coule un bronze, du caca collé au poils de cul du chat, des grosses crottes dans la caisse, il ne manque guère que quelques scènes de vomi pour avoir la totale, mais je suppose que Casterman trouvera bien quelques histoires inédites dans le même genre à publier pour faire un tome 2 avec des hamsters ou des canaris. Je mettrais bien 1/5, parce que comme dit le barème de BDthèque, j’ai "vraiment pas aimé !" ; maintenant, je reconnais que c’est pas non plus la pire des daubes, donc ça ne mérite peut-être quand même pas la note minimale.
Carême
Personnellement j'ai adoré cette BD. Effectivement Christophe Bec est très éloigné de ses productions en tant que dessinateur. Son scénario a vraiment beaucoup de charme : la rencontre de ces deux personnages esseulés que la vie n'a pas épargnés est à la fois un peu triste, poétique mais aussi jubilatoire. Voila des personnages attachants que l'on suit avec plaisir. Le dessin est également pour une bonne part dans la réussite de cet ouvrage. Il est vraiment superbe. De même pour les couleurs. Moi qui ne suis vraiment pas un fan de la colorisation informatique, elle est ici très réussie. Un scénario pour le moment encore assez mystérieux mais dont l'ambiance décalée est très prenante, des personnages attachants, un dessin très particulier mais dont je suis fan, des couleurs chaudes : vraiment une très grande réussite et assurément un de mes coups de cœur. Si la suite est du même acabit, 5/5 !
I.N.R.I
Après avoir lu les 2 premiers tomes de cette suite du triangle secret, ce que l'on peut en dire est que ceux qui ont apprécié la série mère, ne seront pas déçus par ce "INRI". Alors que dans le TS, on suivait Didier Mosèle à notre époque avec quelques incursions dans le passé, ici il s'agit de l'inverse. On suit les 5 "frères" au début du XIIe siècle et il y a quelques pages dédiés à notre époque. Le dessin n'est toujours pas extraordinaire, mais la force de cette BD se situe dans son scénario et dans tous les mystères qui en découlent... Encore 2 ans pour connaître le fin mot de l'histoire...dommage c'est long. 3ème tome lu et le mystère est intact je monte ma note à culte car j'ai passé un très bon moment à re-lire les deux premiers tome avant de me jeter sur le 3ème. Encore un an à attendre et dire que "Hertz" arrive...
Donjon Potron-minet
Me voilà lancé à travers toutes les séries du Donjon, et pour le moment Potron minet est celle qui m'a le plus convaincu. Contrairement à Zenith, l'humour y est plus fin et n'est pas le seul atout de la série. La touche de romantisme est ce qui caractérise le mieux PM. J'aime bien les dessins de Blain et encore plus lorsqu'il s'agit des épopées nocturnes de Hyacinthe dans la ville d'Antipolis. Malgré une légère baisse de qualité dans PM -97 (moins romantique et plus sanglant), j'attends la suite avec impatience (ce devrait être PM -88 ???). A noter qu'à mon goût, la couverture "Un justicier dans l'ennui" est la plus belle couv' toutes séries Donjon comprises.
Les Gardiens du Maser
Ca pourrait être bien, mais qu’est ce que c’est mou! Il y’a vraiment trop peu de texte! Seul les dessins sont sympas. Non, vraiment je n’accroche pas au style.
Les Chroniques de Magon
J’ai beaucoup apprécié l’univers de cette BD, qui se place dans un futur post-apocalyptique. L’intrigue évolue énormément au cours des albums et je trouve en cela que le 3ieme album est une véritable réussite. Les personnages sont particulièrement bien travaillés : On nous livre quelques brides d’informations sur chacun d’eux au fur et à mesure de l’histoire. C’est bien fait et cela nous tient en halène. Le dessin est superbe (une mention très bien pour les personnages) et la mise en couleur est de toute beauté. J’aime beaucoup et il me tarde vraiment de lire la suite. MAJ 04/07/06 après lecture du tome 4: Franchement cette BD est excellentissime ! Le scénario est super bien ficelé et nos personnages sortent enfin de l’enclave de Magon. Ils y rencontrent de nouveaux personnages tout aussi mystérieux les uns que les autres. Attention de ne pas laisser en plan le lecteur par rapport à la découverte du vaisseau spatial dans le deuxième tome.
Rocky Luke - Banlieue west
Ce genre d'album est toujours délicat à aborder, les fans de Lucky Luke (dont je suis, soit dit en passant...) peuvent être heurtés par la mise en situation parfois assez inattendue du tireur le plus rapide de l'histoire de la BD. Ceci dit il faut relativiser, et oublier un peu le premier degré, c'est clair que: "Rocky Luke le blouson noir qui se tire plus vite que son ombre", c'est un peu léger, mais il y a quelques histoires sympathiques dans cet album. Voir Lucky Luke renoncer à la clope et se mettre à la paille pour sniffer de la coke à la place, afin d'éviter de donner aux enfants lecteurs le goût à ce fléau malsain qu'est la cigarette, était un joli pied de nez à une idée bien-pensante et bien pesante à l'époque... J'ai bien aimé aussi l'histoire où Lucky Luke, le pourri de service, va flinguer les gentils frères Dalton... et se fait flinguer à son tour par Blondin ! J'ai trouvé cela sympa de mettre en scène ensemble le cow-boy le plus célèbre de la BD et l'anti-héros le plus emblématique du "sous-genre" qu'est le western spaghetti. Alors il est clair que c'est du collectif décontracté, que certaines libertés sont prises et que l'on est loin du génie. Mais quelques éléments fonctionnent, quelques idées sont bonnes, c'est une parodie qui en vaut une autre.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Attention BD marquante! Lola Cordova (quel nom!) est une expérience de lecture très agréable, les innovations visuelles fourmillent à chaque page, le scénario réussi à allier une originalité déjantée à une simplicité déroutante. Lola Cordova est une BD au moins aussi fatale que son héroïne éponyme, on a une envie dévorante de la lire très vite pour ne pas perdre une miette de l'intrigue... et en même temps on s'extasie devant tant d'innovations graphiques et picturales; du coup, sitôt la BD lue une envie pressante et irréversible de relecture se fait sentir. Au niveau des illustrations, ok c'est du "photoshop", c'est du "à l'ordi" mais ce n'est pas froid ni sans âme, c'est de perpétuelles expériences graphiques intelligentes, et, quand la technique se place au service de l'art avec autant de justesse on ne peut que s'incliner devant le résultat. L'héroïne, quelle héroïne! Quand on emploie ce mot pour Lola il est loin d'être galvaudé. Lola Cordova est une pute camée qui veut sauver le monde, elle ne recule devant rien pour y parvenir elle a un charme fou et sait se servir de ses avantages mieux que personne. En plus son humour à froid est des plus ravageur et fait toujours mouche. Une BD culte de facto, même si à l'instar de pas mal d'autres posteurs, j'ai trouvé l'apparition de Chirac, sur la page la plus molle de l'album, assez malvenue. Dommage, c'est un court passage un peu frileux et incongru qui contraste avec les scènes barrées qui débordent de l'album. Ce mauvais trip dissipé on retombe assez vite avec plaisir dans l'univers irrévérencieux et décalé de Lola Cordova, assez vite pour lui pardonner cette petite facilité... Puis quelques pages après, quel final! Bref, si je devais utiliser une formule simple pour décrire cette BD, je dirais : "Couillue et d'une rare intensité". A acheter, à lire, à aimer...
The Birthday Riots
Du même auteur, j’avais bien aimé Fille perdue, j’étais curieux de voir ce qu’allait donner The Birthday Riots, et… j’ai été déçu. Encore une histoire de petite bourge adolescente qui s’ennuie avec ses parents mous et découvre qu’il y a un monde en dehors de chez elle. Le tout, nimbé d’un soupçon de mystère, d’une petite touche de fantastique extra-light. Donc exactement comme le 1er album, a priori. Sauf que là, la sauce ne prend pas. Les personnages ont l’air si creux, si mornes… On ne s’intéresse à aucun d’entre eux, leur sort nous indiffère, d’autant plus qu’à vrai dire, leurs "aventures" ne sont pas franchement palpitantes. A part ça, il y a le côté "réflexion sur le pouvoir-qui-pourrit-tout", sur les renoncements et les compromis qui viennent avec l'âge, sur la crise de la quarantaine, sur le racisme, mais y a rien de neuf et de particulièrement intéressant dedans, et ça reste très superficiel. La traduction est médiocre, ça valait bien la peine que DEUX traducteurs bossent sur ces 60 pages… Style lourd, erreurs, "notes de traducteurs" superflues (dans un album dont le titre anglais n’est, en revanche, même pas traduit, je trouve ça un peu rigolo de coller des notes de bas de page pour expliquer que "political sciences" signifie "sciences politiques"… On croirait des stagiaires qui en ont trop fait en espérant faire plus sérieux). Bref, un album dont vous pourrez vous passer sans problème.