Il faut garder à l'esprit qu'il s'agit ici d'une série jeunesse. Lue avec des yeux d'adultes comme je l'ai fait le scénario parait bien naïf et "gentillet".
Le dessin lui-même a ce côté "naïf" qui donne l'impression de voir un petit livre illustré pour enfants, qu'on regarde la couverture ou qu'on feuillette les albums. On ne peut pas dire que le style soit particulièrement beau ou esthétisant : les décors sont très simplifiés, les personnages simples et souvent caricaturaux et le tout ressemble à des décors de conte pour enfant.
L'histoire elle-même, comme on peut en juger en lisant le premier tome, est naïve. Un fourbe conseiller du roi de la ville d'Uli ourdit un complot à la solde des Turcs, mais le jeune prince est le seul à voir sa fourberie et c'est avec l'aide d'une petite tzigane qu'ils vont ensemble réveiller la population d'Uli pour sauver la ville des méchants Turcs. Les tomes suivants sont du même tonneau, opposant méchants adultes fourbes contre gentils enfants dans des aventures relativement variées.
Tout cela n'a rien de très original ni de vraiment prenant, mais ça se laisse lire même si le sujet doit vraiment plus intéresser un enfant qu'un adulte.
Cet album est avant tout une grosse satire du monde de la BD.
Tout le monde y passe : le chasseur de dédicaces qui va les revendre sur ebay, le braqueur de librairies qui veut un tirage de tête, le maniaque qui sait distinguer le vrai du faux, les éditeurs (je vous laisse deviner lesquels…). De nombreux clins d’œil parsèment donc cette BD même s’ils désavantagent les intéressés. En fait, je suis très surpris –pour l’instant ?- du peu de réactions des intéressés envers cet album, peut-être pourrait-on voir en cela le signe que ceux-ci ont malgré tout de l’humour…
Le scénario est tiré par les cheveux et j’avoue que ça ne m’a pas passionné du tout. Je ne suis pas fan aussi de ce type de dessin mais je reconnais que cet album se lit très agréablement.
« Décime moi un maton » est finalement une BD qui est plutôt destinée à ceux qui connaissent assez bien le monde de l’édition.
Corbeyran signe une bd où l’histoire et le fantastique se rejoignent.
L’intrique débute à Marseille en 1561 où Nostradamus guérit 3 malades de la peste et leur donnent 3 opales en échange du serment que 3 de leurs enfants se retrouveront plus tard. An 1628, La Rochelle, ville protestante, est assiégée par l’armée dirigée par le cardinal Richelieu. Dans un des navires bloqués dans ce port se trouve une des opales. Ce navire appartient à l’un de ces malades qui confie à sa fille adoptive sa rencontre avec Nostradamus… Non loin de là, les deux autres fils qui possèdent l’opale rodent dans les parages…
Je suis tombé sous le charme de ce dessin, ce style hyper réaliste ressemble beaucoup à celui de Delaby. L’ensemble est très soigné, très détaillé aussi, les tons pastels rendent agréable la lecture de cette bédé. C’est une vraie réussite !
Par contre, au niveau du scénario, il y a des choses que j'ai de la peine à croire ! Parmi elles, j’ai du mal à imaginer qu’une femme de race noire pouvait se balader tranquillement et se faire respecter par la population à une époque où les « noirs » étaient considérées comme une sous-race ! Autre chose que je trouve exagéré de la part du scénariste, c'est la seconde moitié du livre où l'héroïne se balade à moitié nue dans une scène d'action un peu trop longue à mon goût. Dommage !
Nouvel album d’un dessinateur que j’apprécie énormément, « Féroce » est une bd assez difficile à appréhender.
L’histoire est pourtant simple, elle met en scène un guerrier chef viking qui se questionne sur la vie et lutte contre une malédiction issue de ses actes barbares. Pour cela, il sera aider tout au long de ce récit par un shaman et un enfant qui l’ont recueilli après la décimation de son équipage. Il y a, dans cet album, un parfum de philosophie et de conte. Tout au long de ce récit, le scénariste à travers son personnage s’interroge sur la portée des actes de tuerie et leurs utilités. « Féroce » est donc à milles lieux des récits d’héroic fantasy qui inondent le marché de la bd.
Le dessin de O. Supiot est en totale adéquation avec le scénario. En fait, c’est la fabuleuse mise en couleurs qui impressionne le lecteur. Tantôt apaisante avec les tons pastel, azur, verdâtre qui représentent l’immensité de la toundra ou la banquise, tantôt violente avec l’utilisation de tons rougeâtres lors des scènes de combats, le lecteur en prend plein les yeux dans le bon sens du terme ! Ce format inhabituel pour une bédé est parfaitement maîtrisé par le dessinateur qui en profite pour glisser pertinemment des grandes cases représentatives de l’immensité des paysages contribuant ainsi à l’aspect épique de ce récit.
Après « le dérisoire », O. Supiot confirme son grand talent de coloriste secondé en grande partie par un scénariste qui lui va comme un gant ! « Féroce » est, à mon avis, un album moins attractif à lire que « Le dérisoire » des mêmes auteurs, mais l'histoire et ses réflexions qu'elles inspirent méritent amplement qu’on s’attache aux péripéties de ce viking !
Note finale : 3,5/5
Qu’est ce que c’est lourd. Ce genre de BD me laisse perplexe. Vous avez lu le gag de la galerie ? Non ? Allez le lire, et revenez, je vous attends ici.
Bon, franchement, ça vous a fait rire ? Si oui, alors jetez-vous sur cette BD, c’est rempli de « gags » de ce genre. Bon je sais que l’humour, c’est toujours assez subjectif, à vous de voir donc, mais feuilletez avant d’acheter, même si vous êtes un fan de Tronchet.
Quelle magnifique BD ! J’adore le trait de Simon Hureau et l’excellente qualité d’impression du livre rend vraiment un grand hommage à cet auteur.
C’est la première fois que je lis un album de Simon Hureau, je ne savais pas qu’il avait réalisé « Palaces » avant que j’entame la lecture de cette BD. Le « bureau des prolongations » est la suite des aventures de Simon Hureau en Indochine dont la première partie avait été raconté dans « Palaces ».
Ce qui est frappant lorsqu’on lit cet album, c’est la relative distraction de notre auteur qui se fait voler ses papiers dans un pays où la lenteur de cette administration est incomparable à la réputation de la nôtre ! Il y a aussi le fait que Simon Hureau est un homme qui aime les contacts avec les habitants et qu’il arrive à travers ses péripéties à nous transmettre ses impressions, à nous faire partager ses contacts.
Lorsque j’ai feuilleté le « bureau des prolongations », j’ai ressenti cette envie de découvrir ses aventures, ce plaisir de lire ! Merci donc à l’auteur pour ces moments d’aventures exotiques ! Va falloir que je « déniche » « Palaces » maintenant !
Cet album se démarque de la plupart de la production actuelle par son ton très sympathique. Lydia est une étudiante et elle est élevée seule par un père au passé militaire envahissant. Cette fille n’a qu’un seul rêve, c’est d’être une artiste peintre mais son souhait heurte à l’hostilité de son père. En cette fin d’année scolaire, Lydia doit s’inscrire dans une université et cherche coûte que coûte un cours où elle pourra concilier sa passion et les attentes que place son père envers elle. C’est ainsi qu’elle choisira l’université de Mertownville mais une fois sur place, celle-ci va s’apercevoir que plein de choses étranges s’y déroulent. L’intérêt de cette bédé réside dans les rencontres sympathiques que Lydia va se faire dans cette université. De ce fait, la plupart des personnages me sont vite devenus attachants et familiers. Ce premier tome semble donc être une longue introduction mais dont la lecture est agréable et finalement assez accrocheuse pour suivre avec intérêt les prochaines aventures de cette étudiante !
Note approximative : 2.5/5
Si je suis plus indulgent avec cette BD que Pierig ci-dessous, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour.
Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat.
Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke.
Le thème traité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD.
Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant.
Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Je dois dire que j’éprouve quelques difficultés à décrypter la ligne de conduite de la collection Expresso de chez Dupuis, tant cette dernière me semble "fourre tout". Pour preuve, on y trouve cet album de Clarke, plutôt destiné à être publié chez Fluide. Ces gags en une planche prennent le contre pieds de la joie d’être parent . . . à lire au 3e degré donc. Mais malheureusement, ça tombe presque toujours à plat et la gratuité des propos tout comme le mauvais goût me dérangent. Bref, je n’ai pas ri un seul instant, ni même esquissé le moindre sourire.
Côté dessin, Clarke s’est contenté du service minimum. Il ne force pas son talent, il le gâche ! Par simplicité, il affuble tous ses personnages d’une paire de lunette, gommant toute expression des visages (un comble dans des moments pareils, tels que la naissance d’un enfant). De même, la démarche des gens ressemble plus à celle d’un automate auquel on aurait fixé des pinces à vélo sur leurs pantalons.
Un gros flop . . .
Je partage assez bien l’avis de Ro : à la lecture de ces gags, on ne peut s’empêcher de penser à Kid Paddle et Calvin et Hobbes. Tom et Nina sont de vrai p’tits monstres, surtout la fillette, très perfide (à l’inverse de Kid Paddle, il est vrai). Depuis Boule et Bill, les bds humorsitiques mettant en scène des enfants ont bien évolué : fini l’enfant unique et sa bande de copains, place maintenant aux relations "frère et soeur". Et de fait, les gags changent eux aussi : de sympathiques, ils deviennent plus âpre. Avec cette série, rien de bien neuf et de bien original au niveau des gags. Quelque uns sont réussis mais ils restent trop inégaux dans l’ensemble. En outre, le dessin des personnages me fait penser à celui de "Bibul" mais en plus stylisé. Bref, le dessin ne me séduit pas plus que cela non plus . . . Cependant, il doit être efficace pour les jeunes, le public cible.
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Modou la tzigane
Il faut garder à l'esprit qu'il s'agit ici d'une série jeunesse. Lue avec des yeux d'adultes comme je l'ai fait le scénario parait bien naïf et "gentillet". Le dessin lui-même a ce côté "naïf" qui donne l'impression de voir un petit livre illustré pour enfants, qu'on regarde la couverture ou qu'on feuillette les albums. On ne peut pas dire que le style soit particulièrement beau ou esthétisant : les décors sont très simplifiés, les personnages simples et souvent caricaturaux et le tout ressemble à des décors de conte pour enfant. L'histoire elle-même, comme on peut en juger en lisant le premier tome, est naïve. Un fourbe conseiller du roi de la ville d'Uli ourdit un complot à la solde des Turcs, mais le jeune prince est le seul à voir sa fourberie et c'est avec l'aide d'une petite tzigane qu'ils vont ensemble réveiller la population d'Uli pour sauver la ville des méchants Turcs. Les tomes suivants sont du même tonneau, opposant méchants adultes fourbes contre gentils enfants dans des aventures relativement variées. Tout cela n'a rien de très original ni de vraiment prenant, mais ça se laisse lire même si le sujet doit vraiment plus intéresser un enfant qu'un adulte.
Les Aventures de Simon Nian
Cet album est avant tout une grosse satire du monde de la BD. Tout le monde y passe : le chasseur de dédicaces qui va les revendre sur ebay, le braqueur de librairies qui veut un tirage de tête, le maniaque qui sait distinguer le vrai du faux, les éditeurs (je vous laisse deviner lesquels…). De nombreux clins d’œil parsèment donc cette BD même s’ils désavantagent les intéressés. En fait, je suis très surpris –pour l’instant ?- du peu de réactions des intéressés envers cet album, peut-être pourrait-on voir en cela le signe que ceux-ci ont malgré tout de l’humour… Le scénario est tiré par les cheveux et j’avoue que ça ne m’a pas passionné du tout. Je ne suis pas fan aussi de ce type de dessin mais je reconnais que cet album se lit très agréablement. « Décime moi un maton » est finalement une BD qui est plutôt destinée à ceux qui connaissent assez bien le monde de l’édition.
La Conjuration d'Opale
Corbeyran signe une bd où l’histoire et le fantastique se rejoignent. L’intrique débute à Marseille en 1561 où Nostradamus guérit 3 malades de la peste et leur donnent 3 opales en échange du serment que 3 de leurs enfants se retrouveront plus tard. An 1628, La Rochelle, ville protestante, est assiégée par l’armée dirigée par le cardinal Richelieu. Dans un des navires bloqués dans ce port se trouve une des opales. Ce navire appartient à l’un de ces malades qui confie à sa fille adoptive sa rencontre avec Nostradamus… Non loin de là, les deux autres fils qui possèdent l’opale rodent dans les parages… Je suis tombé sous le charme de ce dessin, ce style hyper réaliste ressemble beaucoup à celui de Delaby. L’ensemble est très soigné, très détaillé aussi, les tons pastels rendent agréable la lecture de cette bédé. C’est une vraie réussite ! Par contre, au niveau du scénario, il y a des choses que j'ai de la peine à croire ! Parmi elles, j’ai du mal à imaginer qu’une femme de race noire pouvait se balader tranquillement et se faire respecter par la population à une époque où les « noirs » étaient considérées comme une sous-race ! Autre chose que je trouve exagéré de la part du scénariste, c'est la seconde moitié du livre où l'héroïne se balade à moitié nue dans une scène d'action un peu trop longue à mon goût. Dommage !
Féroce
Nouvel album d’un dessinateur que j’apprécie énormément, « Féroce » est une bd assez difficile à appréhender. L’histoire est pourtant simple, elle met en scène un guerrier chef viking qui se questionne sur la vie et lutte contre une malédiction issue de ses actes barbares. Pour cela, il sera aider tout au long de ce récit par un shaman et un enfant qui l’ont recueilli après la décimation de son équipage. Il y a, dans cet album, un parfum de philosophie et de conte. Tout au long de ce récit, le scénariste à travers son personnage s’interroge sur la portée des actes de tuerie et leurs utilités. « Féroce » est donc à milles lieux des récits d’héroic fantasy qui inondent le marché de la bd. Le dessin de O. Supiot est en totale adéquation avec le scénario. En fait, c’est la fabuleuse mise en couleurs qui impressionne le lecteur. Tantôt apaisante avec les tons pastel, azur, verdâtre qui représentent l’immensité de la toundra ou la banquise, tantôt violente avec l’utilisation de tons rougeâtres lors des scènes de combats, le lecteur en prend plein les yeux dans le bon sens du terme ! Ce format inhabituel pour une bédé est parfaitement maîtrisé par le dessinateur qui en profite pour glisser pertinemment des grandes cases représentatives de l’immensité des paysages contribuant ainsi à l’aspect épique de ce récit. Après « le dérisoire », O. Supiot confirme son grand talent de coloriste secondé en grande partie par un scénariste qui lui va comme un gant ! « Féroce » est, à mon avis, un album moins attractif à lire que « Le dérisoire » des mêmes auteurs, mais l'histoire et ses réflexions qu'elles inspirent méritent amplement qu’on s’attache aux péripéties de ce viking ! Note finale : 3,5/5
La Bite à Urbain
Qu’est ce que c’est lourd. Ce genre de BD me laisse perplexe. Vous avez lu le gag de la galerie ? Non ? Allez le lire, et revenez, je vous attends ici. Bon, franchement, ça vous a fait rire ? Si oui, alors jetez-vous sur cette BD, c’est rempli de « gags » de ce genre. Bon je sais que l’humour, c’est toujours assez subjectif, à vous de voir donc, mais feuilletez avant d’acheter, même si vous êtes un fan de Tronchet.
Bureau des prolongations
Quelle magnifique BD ! J’adore le trait de Simon Hureau et l’excellente qualité d’impression du livre rend vraiment un grand hommage à cet auteur. C’est la première fois que je lis un album de Simon Hureau, je ne savais pas qu’il avait réalisé « Palaces » avant que j’entame la lecture de cette BD. Le « bureau des prolongations » est la suite des aventures de Simon Hureau en Indochine dont la première partie avait été raconté dans « Palaces ». Ce qui est frappant lorsqu’on lit cet album, c’est la relative distraction de notre auteur qui se fait voler ses papiers dans un pays où la lenteur de cette administration est incomparable à la réputation de la nôtre ! Il y a aussi le fait que Simon Hureau est un homme qui aime les contacts avec les habitants et qu’il arrive à travers ses péripéties à nous transmettre ses impressions, à nous faire partager ses contacts. Lorsque j’ai feuilleté le « bureau des prolongations », j’ai ressenti cette envie de découvrir ses aventures, ce plaisir de lire ! Merci donc à l’auteur pour ces moments d’aventures exotiques ! Va falloir que je « déniche » « Palaces » maintenant !
Mertownville
Cet album se démarque de la plupart de la production actuelle par son ton très sympathique. Lydia est une étudiante et elle est élevée seule par un père au passé militaire envahissant. Cette fille n’a qu’un seul rêve, c’est d’être une artiste peintre mais son souhait heurte à l’hostilité de son père. En cette fin d’année scolaire, Lydia doit s’inscrire dans une université et cherche coûte que coûte un cours où elle pourra concilier sa passion et les attentes que place son père envers elle. C’est ainsi qu’elle choisira l’université de Mertownville mais une fois sur place, celle-ci va s’apercevoir que plein de choses étranges s’y déroulent. L’intérêt de cette bédé réside dans les rencontres sympathiques que Lydia va se faire dans cette université. De ce fait, la plupart des personnages me sont vite devenus attachants et familiers. Ce premier tome semble donc être une longue introduction mais dont la lecture est agréable et finalement assez accrocheuse pour suivre avec intérêt les prochaines aventures de cette étudiante !
Le Miracle de la Vie
Note approximative : 2.5/5 Si je suis plus indulgent avec cette BD que Pierig ci-dessous, c'est parce que j'aime beaucoup Clarke pour son dessin mais aussi pour la plupart de son humour. Mais il est certain que cette BD là est loin d'être son meilleur résultat. Le dessin est simple et sans réelle nouveauté quand on connaît Clarke. Le thème traité l'a déjà été très souvent et il n'y a pas vraiment de neuf sur le sujet dans cette BD. Et quant à l'humour, force m'est d'admettre qu'il est assez moyen, sans rien qui fasse éclater de rire ni qui donne une quelconque envie pressante de lire le gag suivant. Très moyen et surtout rapidement oubliable, hélas...
Le Miracle de la Vie
Je dois dire que j’éprouve quelques difficultés à décrypter la ligne de conduite de la collection Expresso de chez Dupuis, tant cette dernière me semble "fourre tout". Pour preuve, on y trouve cet album de Clarke, plutôt destiné à être publié chez Fluide. Ces gags en une planche prennent le contre pieds de la joie d’être parent . . . à lire au 3e degré donc. Mais malheureusement, ça tombe presque toujours à plat et la gratuité des propos tout comme le mauvais goût me dérangent. Bref, je n’ai pas ri un seul instant, ni même esquissé le moindre sourire. Côté dessin, Clarke s’est contenté du service minimum. Il ne force pas son talent, il le gâche ! Par simplicité, il affuble tous ses personnages d’une paire de lunette, gommant toute expression des visages (un comble dans des moments pareils, tels que la naissance d’un enfant). De même, la démarche des gens ressemble plus à celle d’un automate auquel on aurait fixé des pinces à vélo sur leurs pantalons. Un gros flop . . .
Les P'tits diables (Tom et Nina)
Je partage assez bien l’avis de Ro : à la lecture de ces gags, on ne peut s’empêcher de penser à Kid Paddle et Calvin et Hobbes. Tom et Nina sont de vrai p’tits monstres, surtout la fillette, très perfide (à l’inverse de Kid Paddle, il est vrai). Depuis Boule et Bill, les bds humorsitiques mettant en scène des enfants ont bien évolué : fini l’enfant unique et sa bande de copains, place maintenant aux relations "frère et soeur". Et de fait, les gags changent eux aussi : de sympathiques, ils deviennent plus âpre. Avec cette série, rien de bien neuf et de bien original au niveau des gags. Quelque uns sont réussis mais ils restent trop inégaux dans l’ensemble. En outre, le dessin des personnages me fait penser à celui de "Bibul" mais en plus stylisé. Bref, le dessin ne me séduit pas plus que cela non plus . . . Cependant, il doit être efficace pour les jeunes, le public cible.