Les derniers avis (114566 avis)

Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Fulù
Fulù

Je ne connais pas trop l'oeuvre du duo Trillo/Risso, mais cette série m'avait tapé dans l'oeil il y a déjà quelques années, avec ses couvertures envoûtantes, cette héroïne à la peau sombre et au regard inoubliable. J'ai pu plonger dans les abîmes de la sorcière africaine, qui croisa toutes sortes d'aventuriers au fil de ses pérégrinations. Je dois dire que c'est assez plaisant, que le personnage de Fulù est assez fascinant... Mais il manque quand même de l'âme à cette histoire. Ce genre de supplément qui vous transporte dans les esprits anciens de l'Afrique, le charme vénéneux d'une véritable sorcière, le souffle épique de l'aventure... Tous ces éléments sont en germe dans Fulù, mais curieusement ils restent tapis, comme les esprits de la forêt. On a l'impression de suivre une suite de péripéties sans grand relief, avec des personnages parfois difformes (même la capiteuse Fulù, un comble !)... Quant aux couleurs, elles sont finalement pas mal, même si un petit plus aurait avantageusement gommé certains défauts graphiques... Une lecture plaisante, mais un peu décevante.

26/07/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 3/5
Couverture de la série Oumpah-Pah
Oumpah-Pah

BD intéressante par bien des aspects. Pour faire court, je dirais que c'est une transposition d'Astérix au pays des Indiens, ou plutôt, un prototype des aventures du guerrier gaulois, puisqu'Oumpah-Pah a été créé bien avant. Malgré des similitudes évidentes, cette BD n'atteint pas le niveau de son illustre progéniture. Les situations comiques sont ici au moins aussi géniales que dans Astérix. Les dessins sont quasiment identiques: ils sont donc très bons. Non, ce qui fait la différence tient à la nature-même du héros. En effet, cet Indien n'a que peu d'épaisseur face à l'archétype de l'antihéros que représente Astérix. De plus, le contexte historique (la rencontre entre colons et Indiens en Amérique du Nord) semble offrir moins de possibilités scénaristiques que le vaste monde de l'Empire romain. On peut déjà remarquer une nette tendance aux jeux de mots et aux calembours, bien qu'ils soient moins développés. En fait, l'histoire ne repose que sur les tribulations du seul duo (De la pâte feuilletée est un excellent personnage, beaucoup plus charismatique que son compagnon Oumpah-Pah), sans personnages (un village par exemple) suffisament charismatiques pour étayer le récit. Bref, Oumpah-Pah ne semble être qu'une ébauche d'Astérix. Néanmoins, quand bien même elle ne ralirait pas autour d'elle plusieurs générations, cette BD reste très plaisante à lire, et c'est là le principal.

26/07/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

Excellent. Un des plus beaux dessins que j'ai vu, tout en aquarelle, vraiment réaliste, une histoire simple mais tellement réaliste et belle. Une BD qui ne peut laisser insensible que les obtus. A lire.

26/07/2005 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Mémoires d'un commercial
Mémoires d'un commercial

Tout pareil que copaing Spooky : au niveau du dessin c'est super moche, et côté dialogues et situations c'est prétentieux, c'est sordide et c'est pas drôle. J'ajouterai en plus que la triste vie des VRP n'est pas franchement un sujet nouveau et que ces Mémoires d'un commercial sentent le déjà-vu alors que l'auteur semble nous asséner tout ça comme s'il était le 1er à en parler. Bref, une lecture plutôt déconseillée.

26/07/2005 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 3/5
Couverture de la série Sans Pitié
Sans Pitié

Marseille, un polar, il n’en fallait pas beaucoup plus pour me décider à lire cette bande dessinée. Premier tome d’une trilogie, cet album nous plonge dans les cotés les plus obscurs de la cité phocéenne. Pour le moment, le scénario est un peu touffu. Drogue, sexe, meurtre, trafiquants et flics ripoux constituent les principaux ingrédients de cette histoire. Le décor se met en place avec au beau milieu de tout cela un zonard qui fera les frais d’événements qui le dépassent complètement. Ceci n’est tout de même pas parfait car on a du mal à cerner les tenants et aboutissants de la petite « tambouille » mitonnée par les caïds locaux. Gageons que des éclaircissements nous serons fournis dans les deux prochains tomes. Coté dessins, les planches réalisées par Olivier Thomas sont sur la même longueur d’onde que le récit : sombres à souhait. Les ambiances glauques sont ainsi bien représentées, notamment grâce au travail du coloriste (et scénariste) qui accentue cette noirceur. Un travail propre et efficace. Avec « Sans Pitié », on délaisse quelque peu le Marseille lisse façon Pagnol pour se rapprocher des descriptions de la « French Connexion ». A suivre...

26/07/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 2/5
Couverture de la série Rafales
Rafales

C'est la première fois que je lis un album de cette collection. La plupart des titres de Troisième Vague sont souvent de facture très classiques. Dans le cas de Rafales, on retrouve ce classisisme mais ce qui a titillé ma curiosité c'est une phrase qui est un peu le moteur de la série : "L'homme est une erreur de la nature". Le scénario de Desberg est divisé en deux parties. Dans la première, sur un fond d'anti-mondialisation, le scénariste place les bases du récit. Le problème c'est que j'ai eu parfois l'impression de me trouver dans un album de Largo Winch, ce qui, entre nous, n'est vraiment pas ma tasse de thé. Malheureusement, la deuxième partie n'est pas beaucoup plus attrayante. Excepté qu'on y apprend un peu plus sur cette fille plutôt atypique : India Allen. Au niveau du dessin, celui de Vallès est très réussi. Bien-sûr, c'est vrai que ces personnages figés et peu expressifs peuvent agacer certains lecteurs mais l'auteur compense par des visages tout en finesse ainsi que des paysages brûlant de réalisme. En résumé, je me suis un peu ennuyé en lisant cet album et il est donc évident que je n'en conseille pas l'achat sauf si vous êtes amateur des séries de cette collection.

26/07/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Le Chien de mon patron
Le Chien de mon patron

Si je devais résumer ce one-shot, je dirais que Le Chien de Mon Patron est un condensé de vie quotidienne au Japon. Ce recueil d'histoires est très bien écrit. Chacune d'elles apporte son lot de bonheur et de soucis, le tout, bien-sûr, avec une bonne dose d'humour. Excepté pour "la Romance du salon" que j'ai trouvé moins concluant, les autres récits se sont révélés plutôt convaincant. J'ai eu un petit faible pour "Il faut que tu sois là" qui nous parle d'un pdg d'une entreprise en faillite, obligé de travailler dans un fast-food pour gagné sa vie. En somme, c'est très instructif car par le biais de cet album, on apprend un peu mieux comment fonctionne le système social japonnais. Pour le dessin, celui de Takahashi est réussi bien que assez classique. J'ai beaucoup ris en voyant certaines expressions de visage (page 6). Comme, par exemple, case 4, page 6. Le Chien de mon Patron vous fera passer un bon moment, c'est agréable à lire et puis on en sort avec un sourire radieux, ce qui n'est pas à dédaigner. A lire !

26/07/2005 (modifier)
Par carlito
Note: 4/5
Couverture de la série Casanova sous les Plombs de Venise
Casanova sous les Plombs de Venise

Casanova fut interné a Venise (dans les plombs de Venise) pendant une periode de sa vie qui reste meconnue. Cette BD propose d'eclaircir cette histoire. Les deux premiers tomes sont vraiment intriguants. Ca ressemble a Blain (Isaac le Pirate) coté dessin et pour l'instant ca ne faiblit pas. Les expressions des personnages sont bien rendues et on ne sort jamais de l'histoire (ce qui est bluffant car ca reste quand meme un huis clot). Le scenario lui aussi va lorgner du coté des deux premiers tomes d'Isaac: c'est tres fluide et poétique. C'est de la grande BD. Je reactualise cet avis apres avoir lu le dernier tome (3 tomes au total) qui ne fait que confirmer la bonne impression des premiers tomes. Une BD a lire absolument.

25/07/2005 (modifier)
Par carlito
Note: 3/5
Couverture de la série Les Extravagantes Enquêtes d'Otto et Watson
Les Extravagantes Enquêtes d'Otto et Watson

Tout est tres bizarre dans cette BD polonaise qui a gagné le concours Glenat-Arte de BD européenne en 2003. Cette idee de transformer les livres en boisson pour commencer, cette maniere de voyager dans Varsovie (par les egouts), et ce curieux animal de compagnie: le fidele rat Watson. Les dessins sont bien maitrisés pour une premiere BD. Ca ressemble de temps en temps a du Tardi. Le scenario malgré sa loufoquerie se tient. Je n'aime pas trop comment les victimes de "la phrase qui tue" gardent ce regard bleu un peu bizarre apres avoir lu le billet. La rat Watson est genial, utilisé pour nettoyer un pistolet ou envoyé faire des courses. Vous allez l'adorez.

25/07/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

"Blacksad" est une des BD-phares du moment. Elle est l'objet d'un véritable engouement populaire, et ce pour de multiples raisons. Tout d'abord la BD est originale dans bien des aspects et, si l'on peut dire, apporte quelque chose de neuf dans le monde du 9ème art. "Blacksad" n'est évidemment pas la première série qui met en scène des animaux se comportant comme des humains. La fameuse BD "De capes et de crocs" est un exemple assez éloquent. Néanmoins le traitement est ici tout à fait particulier. En effet, ces animaux évoluent dans un environnement familier (paysage urbain américain habituel), et rien, hormis bien sûr leur apparence, ne pourrait laisser croire qu'ils ne sont pas "hommes". Et c'est là que se situe tout l'intérêt, parmi tant d'autres, de la série: à la manière du célèbre fabuliste De la Fontaine qui cherchait à dénoncer les travers de la cour de Louis XIV, tous les vices, tous les aspects les plus noirs de l'âme humaine sont analysés avec une acuité rare, par le prisme innocent d'une faune variée et bigarrée. Ce paradoxe n'a pour but que de rendre l'analyse plus évidente, plus flagrante, et par là-même de faire naître une prise de conscience chez le lecteur, qui, sans cet habile procédé, ne se serait sans doute pas aperçu du "message". Abordons maintenant cette BD sous l'angle du graphisme. Les dessins en eux-mêmes sont d'une grande qualité, quand bien même ils ne seraient pas sublimes. Malgré tout, le dessinateur a un talent certain pour dessiner les corps, de même que pour les expressions sur les visages. La mise en place d'une ambiance sombre grâce à des couleurs bien choisies, une vraie ambiance de film noir américain, participe également à l'intérêt de la série. Mais ce qui m'a en premier lieu surpris, c'est le découpage: les cadrages sont d'une précision et d'une minutie allucinantes. Grâce à cela, le récit est d'une fluidité et d'un dynamisme incroyable, on se croirait vraiment devant un film. En cela, "Blacksad" se rapproche des mangas, sans tomber cependant dans l'extravagance graphique de ces derniers. Mais bien avant l'originalité qu'elle peut apporter, "Blacksad" reste un polar dans toutes les règles de l'art. Ce sont avant tout les tribulations de ce policier désabusé bien plus que blasé qui fonde l'attrait de la BD. La construction de sa personnalité est une réussite: on s'attache à lui, on voit qu'il ne se résume à sa vie professionnelle, qu'il doute sur lui-même et n'est pas infaillible. Les personnages secondaires sont d'une profondeur peu atteinte en bande-dessinée. Les scénarios sont de très bonne facture, bien que l'on puisse reprocher que les conclusions soient le fait de la fatalité plutôt que de l'intelligence et de la persévérence de l'enquêteur. Cependant les histoires permettent d'aborder, comme il a été dit précédemment, des thèmes graves et non moins importants: la précarité, le racisme, l'adultère... Cette BD aux dessins très bons et à la construction parfaite se présente donc, outre quelques aspects originaux très intéressants, comme un polar efficace, qui toutefois a le mérite de nous faire pencher habilement sur des faits de société, et par là-même, de nous faire réfléchir. N'oublions pas que seuls deux tomes de cette série ont été publiés. Espérons que les prochains albums de "Blacksad" atteigneront le niveau des deux premiers, et que le souffle ne retombera pas...

25/07/2005 (modifier)