Voilà une série qui s’annonçait sous de bons auspices ! Deux scénaristes talentueux, un dessinateur plus qu’honnête… A l’arrivée Labyrinthes ressemble à un assemblage hétéroclite sans vraiment de qualité. Certes, la variété des labyrinthes explorés est intéressante, mais mal exploitée à mon sens. Le personnage du Professeur Ariane évolue hors des sentiers battus (notamment au tome 3), mais on a du mal à s’y intéresser.
Reste une série courte (c’est mieux quand la qualité est moyenne, comme c’est le cas ici…) ; plutôt pas mal dessinée, mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable.
Une curiosité cette BD. Fusion de l’une des passions de Forest, les péniches, et d’une envie d’écrire une histoire sans véritable fin, elle nous emmène sur les pas de Jules, enfant à la fois candide et intelligent, dans une aventure avec un grand A, dans un style à la fois vernien et Club des Cinq. même si ce n’est pas trépidant, ça se suit sans déplaisir, tellement le plaisir –justement- de Forest transparaît de chaque case.
Etrange album. Racontant les dernières heures du catharisme au travers de l’épisode de Montségur, c’est une page importante de l’Histoire de France qui est ici exposée. Mais malheureusement, les moyens ne sont pas à la hauteur des ambitions des auteurs. Car le scénario, censé éclaircir ces heures sombres, est assez nébuleux la plupart du temps, et ce n’est pas le dessin qui permettra d’améliorer les choses. Confus, brumeux, approximatif, on a même du mal à distinguer les personnages. Même si cette histoire est courte (c’est un diptyque), la lecture en est difficile.
Un petit coup de cœur pour cette BD qu’on nous a présentée comme un phénomène. Car c’est vraiment une belle BD. Peu d’auteurs ont abordé avec cette sensibilité, ce recul, mais aussi cette immersion les amours lesbiennes adolescentes. Ca sent d’ailleurs presque le vécu (en même temps, c’est difficile à vérifier, je n’ai jamais été lesbienne). Le dessin m’a un peu rebuté : figé, trop répétitif à mon goût, il m’a gêné dans ma lecture.
Bref, j’ai été touché par cette histoire simple et compliquée à la fois. Il manque un peu d’originalité dans le graphisme pour me conquérir totalement.
Marrante cette histoire du géant vert se passant dans un futur alternatif. Les auteurs ne s’embarrassent pas trop de réflexions sur les paradoxes temporels et c’est tant mieux, car on a hâte de voir Hulk en action (non, on ne le verra pas faire caca, même s’il est très en colère). Ceci dit, même si l’histoire est assez fun, l’intrigue ne brille pas par son originalité ; on voit venir les rebondissements d’assez loin. Le dessin de Perez est assez bon, très bon même par moments. Cela procure un assez bon moment de lecture, qui ravira probablement les fans du personnage.
Techniquement, Jirô Taniguchi n’est pas le premier auteur japonais dont j’aie lu les œuvres dessinées, si l’on tient compte des adaptations et novellisations illustrées de Goldorak (entre autres). Mais là, à la première lecture de L’Homme qui marche au milieu des années 1990, j’avais tout de suite été conquis par son style narratif et graphique (les deux étant indissociables chez cet auteur). Et même s’il s’agit d’adaptations de nouvelles d’un auteur populaire au japon, Taniguchi reste dans la même veine, et, en ce qui me concerne, le charme opère toujours, dix ans plus tard.
L’Orme du Caucase nous propose, en huit nouvelles, plusieurs variations sur le thème de la séparation d’avec un être cher, souvent un membre de la famille. L’amour, au sens large, et donc le chagrin dû à la séparation, sont donc au cœur des intrigues. Pas de violence, ou si peu, qu’on a l’impression que la vie au Japon contemporain est un long fleuve (presque) tranquille. Car la séparation peut durer plusieurs jours, des années, toute une vie, mais elle trouve toujours un aboutissement, une issue, voire une justification. La séparation, la disparition de l’être aimé peuvent faire très mal, vous faire sombrer dans des abîmes de folie ou vous permettre de recommencer une nouvelle vie. On remarquera également, dans ces nouvelles, des thèmes chers à l’auteur japonais les plus populaires en France : la nature et le respect des traditions.
Taniguchi se pose, au fil de son œuvre, comme un témoin attentif et discret de son temps et de son pays, et nous ne pouvons que nous incliner devant son énorme talent.
Pour commencer, voilà un bel album au format original (et inrangeable dans une bibliothèque commune ;) ) et à la couverture que je trouve bien jolie.
Ayant lu Dallas Cowboy et Presque, je m'attendais au même graphisme et à la même structure de récit intimiste. J'ai donc été surpris (pas désagréablement) par cette narration sous forme de strip, avec une chute à chacun, chute moitié comique moitié noire.
J'aime le dessin simple et "rigolo" à la fois, tout en étant esthétique et si typique de ce dessin que je connais de Larcenet. C'est un dessin qui est beaucoup moins sombre que dans les autres albums de Larcenet chez les Rêveurs et par goût il est plus à même de me plaire.
Et effectivement, j'ai bien accroché aux premiers strips que je trouvais marrants et intéressants à la fois. Mais hélas, je me suis très vite lassé. Je ne suis pas un pessimiste du tout par nature, et les rares fois où je l'ai été et où j'ai produit quelque chose dans cet état (un poème en l'occurrence), une fois la déprime passée, je l'ai trouvé ridicule et s'enfonçant artificiellement dans une déprime auto-produite. Et c'est hélas un peu l'impression que j'ai eue dans la grosse première moitié de ces strips car je trouvais les strips assez répétitifs dans le thème "la vie est une chienne mais au final, dites-vous que ça ne peut qu'empirer". Ces strips là ne me faisaient plus rire, je n'arrivais plus à accrocher et j'ai même dû relire quelques cases quelques fois tant mon attention décrochait.
Mais l'intérêt est revenu avec un rire quand Larcenet parle de son "armure de séduction" passée la moitié de l'album. Le rire venait non pas du texte, toujours sérieux, noir mais sincère, mais du décalage avec la représentation graphique qu'il a choisi d'en faire dans le strip associé.
C'est cette association de dessins "rigolos" avec un sujet franchement noir qui a fini par me convaincre à apprécier cette BD, du moins en partie.
Et en effet, j'ai trouvé quelques strips vraiment forts et touchants, presque tous sur la fin, notamment ceux où il parle de ses parents, des fantômes de l'existence, etc... Et j'ai également bien apprécié le final et son "On fera avec...".
En résumé, un sentiment en demi-teinte pour moi pour cet album puisque je n'ai pas vraiment aimé sa première moitié mais que j'ai été touché par une bonne dizaine de strips, voire un peu plus.
Voici une énième série de fantasy estampillée Arlseton (ni franchement bonne, ni fondamentalement mauvaise) qui présente un nouvel univers : celui du monde d’Amphel, ne devant son existence matérielle qu’aux élixirs des mages. Nouvel univers ? pas vraiment puisque Scotch reprend bon nombre d’éléments déjà vus dans Lanfeust ou encore les forêts d’Opale pour ne citer qu’eux.
C’est clairement une bd destinée à divertir, mais y parvient-elle ? oui et non.
Cet album bénéficie du talent narratif de Scotch et de sa faculté à créer des univers cohérents (quoique, c’est souvent les mêmes ficelles qu’il utilise). En revanche, cette série hérite aussi de son humour parfois poussif et répétitif (ça, c’est moins heureux). De même, le côté libidineux du personnage principal, un peu à la Nicky Larson, est franchement dispensable.
Bref, une bd de fantasy qui peut divertir pour autant qu’on ne soit pas trop exigeant . . .
Du très très bon 4, presque du cinq...Peut-être qu'à force de relectures, je vais vraiment adorer cette BD. En effet mes sentiments ont évolué face à cette BD.
Je pense que si j'avais du mettre un avis au sortir de la lecture ça aurait du 2.5, car j'étais assez gêné au départ pas le caractère super touffu du dessin et par le fait que le scénario pouvait parfois sembler manquer de fil conducteur. Mais je gardais toujours une attirance pour cette Bd sans savoir pourquoi, et donc à force de relecture, je trouve que cette série est de très grande qualité.
Pour le dessin : le caractère touffu, qui me gênait au départ, se révèle en fait être un point fort de cette BD, car ça apporte beaucoup : des touches d'humour, de la compréhension, de la nostalgie.
En en fait c'est la même chose pour le scénario, les nombreuses ruptures qui m'ont gênées au début révèlent en fait de beaucoup de finesse et de justesse dans le traitement du sujet.
Je reste donc très largement conquis par cette BD, jusqu'à me dire que dès que j'ai des sous je vais l'acheter.
C'est un petit trois à mon sens.
Les dessins sont pas super jolis mais collent pas mal avec le côté décalé et naïf de la BD. Mais je trouve qu'il reste un côté brouillon sur de dessin qui ne pousse pas à la lecture.
L'humour m'a pas fait poussé des grands glapissements d'hilarité, mais seulement des sourires. Des gagas sont assez marrants mais on a un côté répétitif surtout sur le plan culinaire et animalier, malgré mon respect pour les corbeaux et les cochons. J'ai bien aimé par contre l'espèce d'épopée à travers les modes religieux que peut faire Alban et les petites touches de critiques ironiques sur les pratiques religieuses.
C'est donc à parcourir quand on a du temps et l'envie de se prendre la tête. Je trouve que ça rentre pas pas mal dans la catégorie "empruntable à la médiathèque"
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Labyrinthes
Voilà une série qui s’annonçait sous de bons auspices ! Deux scénaristes talentueux, un dessinateur plus qu’honnête… A l’arrivée Labyrinthes ressemble à un assemblage hétéroclite sans vraiment de qualité. Certes, la variété des labyrinthes explorés est intéressante, mais mal exploitée à mon sens. Le personnage du Professeur Ariane évolue hors des sentiers battus (notamment au tome 3), mais on a du mal à s’y intéresser. Reste une série courte (c’est mieux quand la qualité est moyenne, comme c’est le cas ici…) ; plutôt pas mal dessinée, mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable.
Enfants c'est l'Hydragon qui passe
Une curiosité cette BD. Fusion de l’une des passions de Forest, les péniches, et d’une envie d’écrire une histoire sans véritable fin, elle nous emmène sur les pas de Jules, enfant à la fois candide et intelligent, dans une aventure avec un grand A, dans un style à la fois vernien et Club des Cinq. même si ce n’est pas trépidant, ça se suit sans déplaisir, tellement le plaisir –justement- de Forest transparaît de chaque case.
La Chute
Etrange album. Racontant les dernières heures du catharisme au travers de l’épisode de Montségur, c’est une page importante de l’Histoire de France qui est ici exposée. Mais malheureusement, les moyens ne sont pas à la hauteur des ambitions des auteurs. Car le scénario, censé éclaircir ces heures sombres, est assez nébuleux la plupart du temps, et ce n’est pas le dessin qui permettra d’améliorer les choses. Confus, brumeux, approximatif, on a même du mal à distinguer les personnages. Même si cette histoire est courte (c’est un diptyque), la lecture en est difficile.
Blue
Un petit coup de cœur pour cette BD qu’on nous a présentée comme un phénomène. Car c’est vraiment une belle BD. Peu d’auteurs ont abordé avec cette sensibilité, ce recul, mais aussi cette immersion les amours lesbiennes adolescentes. Ca sent d’ailleurs presque le vécu (en même temps, c’est difficile à vérifier, je n’ai jamais été lesbienne). Le dessin m’a un peu rebuté : figé, trop répétitif à mon goût, il m’a gêné dans ma lecture. Bref, j’ai été touché par cette histoire simple et compliquée à la fois. Il manque un peu d’originalité dans le graphisme pour me conquérir totalement.
Hulk - Futur imparfait
Marrante cette histoire du géant vert se passant dans un futur alternatif. Les auteurs ne s’embarrassent pas trop de réflexions sur les paradoxes temporels et c’est tant mieux, car on a hâte de voir Hulk en action (non, on ne le verra pas faire caca, même s’il est très en colère). Ceci dit, même si l’histoire est assez fun, l’intrigue ne brille pas par son originalité ; on voit venir les rebondissements d’assez loin. Le dessin de Perez est assez bon, très bon même par moments. Cela procure un assez bon moment de lecture, qui ravira probablement les fans du personnage.
L'Orme du Caucase
Techniquement, Jirô Taniguchi n’est pas le premier auteur japonais dont j’aie lu les œuvres dessinées, si l’on tient compte des adaptations et novellisations illustrées de Goldorak (entre autres). Mais là, à la première lecture de L’Homme qui marche au milieu des années 1990, j’avais tout de suite été conquis par son style narratif et graphique (les deux étant indissociables chez cet auteur). Et même s’il s’agit d’adaptations de nouvelles d’un auteur populaire au japon, Taniguchi reste dans la même veine, et, en ce qui me concerne, le charme opère toujours, dix ans plus tard. L’Orme du Caucase nous propose, en huit nouvelles, plusieurs variations sur le thème de la séparation d’avec un être cher, souvent un membre de la famille. L’amour, au sens large, et donc le chagrin dû à la séparation, sont donc au cœur des intrigues. Pas de violence, ou si peu, qu’on a l’impression que la vie au Japon contemporain est un long fleuve (presque) tranquille. Car la séparation peut durer plusieurs jours, des années, toute une vie, mais elle trouve toujours un aboutissement, une issue, voire une justification. La séparation, la disparition de l’être aimé peuvent faire très mal, vous faire sombrer dans des abîmes de folie ou vous permettre de recommencer une nouvelle vie. On remarquera également, dans ces nouvelles, des thèmes chers à l’auteur japonais les plus populaires en France : la nature et le respect des traditions. Taniguchi se pose, au fil de son œuvre, comme un témoin attentif et discret de son temps et de son pays, et nous ne pouvons que nous incliner devant son énorme talent.
On fera avec
Pour commencer, voilà un bel album au format original (et inrangeable dans une bibliothèque commune ;) ) et à la couverture que je trouve bien jolie. Ayant lu Dallas Cowboy et Presque, je m'attendais au même graphisme et à la même structure de récit intimiste. J'ai donc été surpris (pas désagréablement) par cette narration sous forme de strip, avec une chute à chacun, chute moitié comique moitié noire. J'aime le dessin simple et "rigolo" à la fois, tout en étant esthétique et si typique de ce dessin que je connais de Larcenet. C'est un dessin qui est beaucoup moins sombre que dans les autres albums de Larcenet chez les Rêveurs et par goût il est plus à même de me plaire. Et effectivement, j'ai bien accroché aux premiers strips que je trouvais marrants et intéressants à la fois. Mais hélas, je me suis très vite lassé. Je ne suis pas un pessimiste du tout par nature, et les rares fois où je l'ai été et où j'ai produit quelque chose dans cet état (un poème en l'occurrence), une fois la déprime passée, je l'ai trouvé ridicule et s'enfonçant artificiellement dans une déprime auto-produite. Et c'est hélas un peu l'impression que j'ai eue dans la grosse première moitié de ces strips car je trouvais les strips assez répétitifs dans le thème "la vie est une chienne mais au final, dites-vous que ça ne peut qu'empirer". Ces strips là ne me faisaient plus rire, je n'arrivais plus à accrocher et j'ai même dû relire quelques cases quelques fois tant mon attention décrochait. Mais l'intérêt est revenu avec un rire quand Larcenet parle de son "armure de séduction" passée la moitié de l'album. Le rire venait non pas du texte, toujours sérieux, noir mais sincère, mais du décalage avec la représentation graphique qu'il a choisi d'en faire dans le strip associé. C'est cette association de dessins "rigolos" avec un sujet franchement noir qui a fini par me convaincre à apprécier cette BD, du moins en partie. Et en effet, j'ai trouvé quelques strips vraiment forts et touchants, presque tous sur la fin, notamment ceux où il parle de ses parents, des fantômes de l'existence, etc... Et j'ai également bien apprécié le final et son "On fera avec...". En résumé, un sentiment en demi-teinte pour moi pour cet album puisque je n'ai pas vraiment aimé sa première moitié mais que j'ai été touché par une bonne dizaine de strips, voire un peu plus.
Elixirs
Voici une énième série de fantasy estampillée Arlseton (ni franchement bonne, ni fondamentalement mauvaise) qui présente un nouvel univers : celui du monde d’Amphel, ne devant son existence matérielle qu’aux élixirs des mages. Nouvel univers ? pas vraiment puisque Scotch reprend bon nombre d’éléments déjà vus dans Lanfeust ou encore les forêts d’Opale pour ne citer qu’eux. C’est clairement une bd destinée à divertir, mais y parvient-elle ? oui et non. Cet album bénéficie du talent narratif de Scotch et de sa faculté à créer des univers cohérents (quoique, c’est souvent les mêmes ficelles qu’il utilise). En revanche, cette série hérite aussi de son humour parfois poussif et répétitif (ça, c’est moins heureux). De même, le côté libidineux du personnage principal, un peu à la Nicky Larson, est franchement dispensable. Bref, une bd de fantasy qui peut divertir pour autant qu’on ne soit pas trop exigeant . . .
L'Ascension du Haut Mal
Du très très bon 4, presque du cinq...Peut-être qu'à force de relectures, je vais vraiment adorer cette BD. En effet mes sentiments ont évolué face à cette BD. Je pense que si j'avais du mettre un avis au sortir de la lecture ça aurait du 2.5, car j'étais assez gêné au départ pas le caractère super touffu du dessin et par le fait que le scénario pouvait parfois sembler manquer de fil conducteur. Mais je gardais toujours une attirance pour cette Bd sans savoir pourquoi, et donc à force de relecture, je trouve que cette série est de très grande qualité. Pour le dessin : le caractère touffu, qui me gênait au départ, se révèle en fait être un point fort de cette BD, car ça apporte beaucoup : des touches d'humour, de la compréhension, de la nostalgie. En en fait c'est la même chose pour le scénario, les nombreuses ruptures qui m'ont gênées au début révèlent en fait de beaucoup de finesse et de justesse dans le traitement du sujet. Je reste donc très largement conquis par cette BD, jusqu'à me dire que dès que j'ai des sous je vais l'acheter.
Alban
C'est un petit trois à mon sens. Les dessins sont pas super jolis mais collent pas mal avec le côté décalé et naïf de la BD. Mais je trouve qu'il reste un côté brouillon sur de dessin qui ne pousse pas à la lecture. L'humour m'a pas fait poussé des grands glapissements d'hilarité, mais seulement des sourires. Des gagas sont assez marrants mais on a un côté répétitif surtout sur le plan culinaire et animalier, malgré mon respect pour les corbeaux et les cochons. J'ai bien aimé par contre l'espèce d'épopée à travers les modes religieux que peut faire Alban et les petites touches de critiques ironiques sur les pratiques religieuses. C'est donc à parcourir quand on a du temps et l'envie de se prendre la tête. Je trouve que ça rentre pas pas mal dans la catégorie "empruntable à la médiathèque"