En avant-propos, J-P Duffour explique que le projet initial consistait en un recueil de 80 pages environ, en noir et blanc, pour l'éditeur japonais Kodansha. Le principe était de raconter une série de courtes histoires ayant pour cadre les différents étages d'un gratte-ciel. Mais finalement, l'éditeur jugera ces histoires trop noires et trop peu logiques, et le projet tournera court.
En fait, il y a bien une logique à ces courts récits, celle des rêves, ce qui les rend plutôt attachants. En particulier, L'Escalier maudit m'a évoqué des souvenirs de mes propres rêves. Malheureusement, c'est trop court, toutes les nouvelles ne sont pas du même niveau, et le dessin de Duffour, pour une fois en couleur, et dans lequel j'ai relevé un clin d'oeil à Spiegelman, n'apporte pas ce petit grain de folie qui aurait rendu cet album carrément sympa. Je ne regrette pas mon achat, mais je reste tout de même sur ma faim.
2.5
En général j'aime bien les histoires qui prennent pour cadre un contexte historique avec une pointe de fantastique, raison pour laquelle je pensais apprécier La Conjuration d'Opale.
Evidemment le contexte ne fait pas tout et le scénario est le plus important comme dans toute bonne BD. Seulement j'ai trouvé ce dernier assez peu convaincant, en effet malgré un démarrage plus que mystérieux qui laissait augurer une bonne suite (l'étrange Nostradamus et ses opales), la trame principale m'a semblé bien trop classique, superficielle, un air de déjà-vu flottant cruellement...c'est simple ce premier tome se cantonne à une description des personnages, puis une brève quête et une fin rapide et téléphonée qui à mon avis n'a pas sa place dans le premier tome :s
De ce fait j'ai l'impression d'avoir lu un récit en accéléré qui aurait mérité d'être amplement développé, mais peut-être est-ce un choix de l'auteur.
Je verrais bien chaque tome se dérouler à une génération et une époque différentes d'où cette condensation utile dans ce premier tome...si c'était le cas la suite pourrait se révéler très intéressante :)
Verdict au prochain tome !
Le dessin et la colorisation sont certainement le point fort de cette BD en ce qui me concerne. Une véritable réussite que nous livrent là Hamm et Grun, un port de La Rochelle très bien représenté, des personnages et des décors criants de vérité, de magnifiques couleurs jaune/vert/bleu terne et vieillot qui donnent presque l'impression de lire un livre parcheminé ou toute autre oeuvre moyenâgeuse, ce qui, vous l'aurez deviné, contribue à l'ambiance et au réalisme de cette BD qui se déroule au 17ème siècle :)
Au final malgré un scénario très moyen, le graphisme de qualité me donne envie de lire la suite, qui pourrait probablement rehausser l'intérêt de la série. Enfin, n'oublions pas que c'est Corbeyran aux commandes, et qu'il peut nous réserver bien des choses et des surprises au vu de la qualité de ses autres séries.... ;)
3.5
Voici un thème tout à fait original dans l'univers de la BD, du moins à ma connaissance. L'idée d'un virus inconnu qui pourrait mettre en danger la population mondiale m'a tout de suite accroché, et après la lecture de ce premier tome, force est de constater que ça fonctionne, d'autant plus que je suis friand de ce genre d'histoires fantastiques...
On sent la maîtrise scénaristique de Callède, qui arrive à donner une patte cinématographique à son récit, chose qui ne me déplaît pas (on peut faire le parallèle avec certains films). Malgré un enchaînement relativement classique on est embarqué dans l'histoire pour ne plus décrocher jusqu'à la fin.
Bien sûr on sent qu'il y a encore du travail sur la profondeur psychologique des personnages (si c'est comme Enchaînés c'est du tout bon) et sur la complexité du scénario, mais ce premier opus n'a pour but que d'installer l'intrigue et la suite risque donc d'être fort prometteuse :)
Au niveau des dessins ils sont tous simplement très bons à mon goût, clairs et modernes, détaillés mais pas surchargés ; une colorisation tout à fait réussie.
Une BD qui se veut divertissante, à lire dans le noir avec du popcorn et un soda (lol) pour passer un très bon moment ;)
Une histoire où le personnage principal peut arrêter le temps, idée alléchante sur le papier.
Pourtant je trouve que l’histoire ne décolle jamais vraiment, et si j’ai passé un bon moment de lecture, on ne peut pas dire que j’ai été enthousiasmé. Disons que j’avais un peu l’impression d’avoir déjà lu ce genre de bouquin. Arrêter le temps pour pouvoir regarder sous les jupes des filles/cambrioler une banque/baisser le pantalon d’un pote (rayez les mentions inutiles), je pense qu’on y a déjà tous pensé non ?
La fin qui de toute évidence se veut surprenante m’a laissé sur la mienne, de faim. Enfaim, heuuu enfin la lecture de ce one-shot est bien trop rapide malgré ses 62 pages.
Bref, un avis assez négatif pour une BD quand même sympa, mais au final une impression de trop peu et de déjà vu (ou lu).
Après l'administration fiscale américaine, Stephen Desberg choisit maintenant les services secrets US comme théâtre de ses nouvelles intrigues.
Dans ce premier opus, il pose les bases de son histoire et nous présente Floyd, le personnage central. Globalement, il s'agit d'un récit d'espionnage à travers le monde sans originalité ébouriffante, mais efficace ! En scénariste expérimenté, Desberg nous entraîne dans deux époques différentes afin d'esquisser ses diverses intrigues. Les thèmes abordés sont bien choisis, notamment les suspicions quant à l'élection du Président des Etats-Unis, car cela mêle habilement fiction et réalité. Je pense que la vraie force du récit est là. Néanmoins, malgré le talent indéniable du scénariste, on ne parvient pas encore à se prendre d'amitié pour Floyd. Gageons que cela viendra par la suite.
Le graphisme de Hugues Labiano est expressif et restitue au mieux les ambiances des années 50-60. Son style semi-réaliste est reconnaissable à la façon très particulière qu'il a de dessiner ses personnages : on se croirait presque dans Mister George ! Ses cadrages sont bien sentis et donnent un petit coté cinématographique.
Un premier tome honnête au concept convainquant.
Mon avis sur cette série n'est basé que sur ma connaissance de la BD, car je ne connais absolument pas les livres de Arnaud. Le scénario est passionnant, plein de rebondissements et jamais décevant, on en demande toujours plus et on en a toujours plus!
La seule ombre au tableau est le dessin, il traduit très mal les expressions des personnages, ce les rend lointains et sans aucune expression ou sentiment apparent, même la colère n'est pas crédible.
J'ai quand même mis 4/5 car le scénario le vaut largement, et le dessin plus que mauvais au tome 1 a énormément été amélioré au fur et à mesure de l'avancement de la série. Peut être aura-t-on des personnages humains d'ici quelques tomes...
(il parait même que les 2 premiers tomes vont être entièrement redessinés, pour reprendre le mauvais dessin initial... Affaire à suivre)
Voila, la série est finie désormais, une fin magnifique et totalement inattendue, qui ne nous fait pas regretter d'avoir attendu.
C'est une série au dessin magnifique (et encore c'est un faible mot pour le décrire), et au scénario prenant quoi que un peu confus.
C'est justement sur le scénario que la série fait défaut, on s'attend à quelque chose de long et de développé, mais ça finit par couper court, on en sait pas beaucoup plus sur certains personnages oubliés aussi vite qu'ils sont apparus, malgré leur importance (je pense a celui qui est sensé être le "vilain" de l'histoire).
Mais les personnages principaux sont bien là, avec leur personnalité, leur caractère et tout ce qu'il faut pour qu'on s'attache à eux.
Un conseil tout de même, lisez et relisez attentivement les 6 tomes, l'histoire est bien entière et bien complète, quoi que pas forcement évidente, et qui a tendance à finir bien plus vite qu'on ne l'aurait cru.
Suivre des contes ou légende de Bretagne racontés par un membre du petit peuple, c'est très prenant, d'autant plus qu'à chaque histoire on découvre un nouveau dessinateur. Les contes sont très agréables à lire et on prend plaisir à redécouvrir des personnages d'un tome à l'autre à l'occasion d'un nouveau conte. C'est vrai que les dessinateurs ont un peu le même style (mais pas trop non plus) mais il vaut mieux, on aime une BD pour son style de dessin, et si celui-ci change de façon flagrante en cours d'histoire ce n'est pas forcement très agréable.
Je reproche cependant deux petites choses à cette série:
- Premièrement les êtres magiques qui sont les personnages principaux, et qui sont sensé aider les gens bons et méritants, nous laissent pourtant l'impression de choisir bien vite leur "amis méritants", je ne vois pas toujours où est le mérite.
- Deuxièmement certains contes sont très courts, et l'histoire est aussi vite finie qu'elle a commencé.
Attirée par la sublime couverture, je me suis procurée cet album, impatiente de savoir si l'histoire serait à la hauteur. En fait, après lecture, je reste sur une impression mitigée. Le scénario nous ressert l'habituel cocktail d'intrigues de palais pour la conquête du pouvoir, de religieux despotiques et de jeune femme rebelle décidée à tout chambouler. De plus, il y a des maladresses dans le scénario : pourquoi, par exemple, y a t'il un lien entre l'accession au trône et le dressage de l'aigle blanc Acis ? Certains dialogues manquent singulièrement de naturel, certaines scènes s'enchaînent de façon un peu artificielle, on n'est pas vraiment pris par l'histoire. Maladresses que l'on retrouve dans le dessin, ainsi le visage de Galathéa, qui n'est pas constant, d'une page à l'autre, et puis, il y a cette mise en couleurs photoshop, pfff ! Certes, il y a une certaine atmosphère, une douceur toute féminine dans les traits et le choix des ambiances chromatiques, certaines vignettes sont même très belles, cet album est à cet égard un bel objet, très agréable à feuilleter, mais je reste sceptique. J'espère réviser à la hausse ma note, avec le prochain tome.
Note approximative : 2.5/5
Ne sachant rien de cette série, j'étais attiré par le texte accrocheur de 4e de couverture et surtout par la beauté et l'étrangeté des gravures qui sont un des éléments principaux de l'intrigue et qu'on retrouve en couverture de chaque album. Ces gravures en elles-mêmes suffisent à susciter en moi l'émotion et l'interêt.
Mais par contre, à côté de ça, je n'aime pas le véritable dessin de la BD. Je le trouve très peu maîtrisé, presque amateur par moments, avec notamment de très gros ratés au niveau des anatomies, des perspectives, avec des personnages aux bras trop petits par rapport à leurs têtes, avec des femmes nues très moches, des décors la moitié du temps vides ou alors assez laids. Bon, ok, je force le trait et en réalité le dessin reste convenable et la série lisible, mais franchement ces quelques manques de maîtrise technique m'ont gâché une partie du plaisir de lecture.
Quant au scénario, j'ai également moins été accroché que je l'aurais aimé. L'idée de base de ce Territoire et l'intrigue autour me parait bonne mais je n'ai pas trop apprécié son traitement. Les personnages par exemple manquent franchement de profondeur à mon goût et les côtés clichés façon série américaine où les New-Yorkais sont tous beaux, riches et soit avocats soit médecins soit artistes avec des histoires de cul entre chacun d'eux, ça me lasse très vite.
Le côté fantastique lui-même, ce qui en principe aurait dû m'accrocher n'est pas traité non plus d'une manière capable de me captiver : manque de rythme, manque de suspense, manque de mystère avec les explications pseudo-scientifiques foireuses du gourou rasta aux cheveux blancs. De même, quand je vois à la fin du tome 2 une tentative de créer une deuxième intrigue parrallèle avec un complot et un meurtre, je décroche encore plus.
Pourtant l'idée du scénario est bonne, la narration pas mauvaise, et l'intrigue pourrait être pas mal. En gros, c'est une série pas mal qui pêche à mes yeux par certains ratés au nvieau du dessin et du scénario. Dommage...
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Le Robinet récalcitrant
En avant-propos, J-P Duffour explique que le projet initial consistait en un recueil de 80 pages environ, en noir et blanc, pour l'éditeur japonais Kodansha. Le principe était de raconter une série de courtes histoires ayant pour cadre les différents étages d'un gratte-ciel. Mais finalement, l'éditeur jugera ces histoires trop noires et trop peu logiques, et le projet tournera court. En fait, il y a bien une logique à ces courts récits, celle des rêves, ce qui les rend plutôt attachants. En particulier, L'Escalier maudit m'a évoqué des souvenirs de mes propres rêves. Malheureusement, c'est trop court, toutes les nouvelles ne sont pas du même niveau, et le dessin de Duffour, pour une fois en couleur, et dans lequel j'ai relevé un clin d'oeil à Spiegelman, n'apporte pas ce petit grain de folie qui aurait rendu cet album carrément sympa. Je ne regrette pas mon achat, mais je reste tout de même sur ma faim.
La Conjuration d'Opale
2.5 En général j'aime bien les histoires qui prennent pour cadre un contexte historique avec une pointe de fantastique, raison pour laquelle je pensais apprécier La Conjuration d'Opale. Evidemment le contexte ne fait pas tout et le scénario est le plus important comme dans toute bonne BD. Seulement j'ai trouvé ce dernier assez peu convaincant, en effet malgré un démarrage plus que mystérieux qui laissait augurer une bonne suite (l'étrange Nostradamus et ses opales), la trame principale m'a semblé bien trop classique, superficielle, un air de déjà-vu flottant cruellement...c'est simple ce premier tome se cantonne à une description des personnages, puis une brève quête et une fin rapide et téléphonée qui à mon avis n'a pas sa place dans le premier tome :s De ce fait j'ai l'impression d'avoir lu un récit en accéléré qui aurait mérité d'être amplement développé, mais peut-être est-ce un choix de l'auteur. Je verrais bien chaque tome se dérouler à une génération et une époque différentes d'où cette condensation utile dans ce premier tome...si c'était le cas la suite pourrait se révéler très intéressante :) Verdict au prochain tome ! Le dessin et la colorisation sont certainement le point fort de cette BD en ce qui me concerne. Une véritable réussite que nous livrent là Hamm et Grun, un port de La Rochelle très bien représenté, des personnages et des décors criants de vérité, de magnifiques couleurs jaune/vert/bleu terne et vieillot qui donnent presque l'impression de lire un livre parcheminé ou toute autre oeuvre moyenâgeuse, ce qui, vous l'aurez deviné, contribue à l'ambiance et au réalisme de cette BD qui se déroule au 17ème siècle :) Au final malgré un scénario très moyen, le graphisme de qualité me donne envie de lire la suite, qui pourrait probablement rehausser l'intérêt de la série. Enfin, n'oublions pas que c'est Corbeyran aux commandes, et qu'il peut nous réserver bien des choses et des surprises au vu de la qualité de ses autres séries.... ;)
Tatanka
3.5 Voici un thème tout à fait original dans l'univers de la BD, du moins à ma connaissance. L'idée d'un virus inconnu qui pourrait mettre en danger la population mondiale m'a tout de suite accroché, et après la lecture de ce premier tome, force est de constater que ça fonctionne, d'autant plus que je suis friand de ce genre d'histoires fantastiques... On sent la maîtrise scénaristique de Callède, qui arrive à donner une patte cinématographique à son récit, chose qui ne me déplaît pas (on peut faire le parallèle avec certains films). Malgré un enchaînement relativement classique on est embarqué dans l'histoire pour ne plus décrocher jusqu'à la fin. Bien sûr on sent qu'il y a encore du travail sur la profondeur psychologique des personnages (si c'est comme Enchaînés c'est du tout bon) et sur la complexité du scénario, mais ce premier opus n'a pour but que d'installer l'intrigue et la suite risque donc d'être fort prometteuse :) Au niveau des dessins ils sont tous simplement très bons à mon goût, clairs et modernes, détaillés mais pas surchargés ; une colorisation tout à fait réussie. Une BD qui se veut divertissante, à lire dans le noir avec du popcorn et un soda (lol) pour passer un très bon moment ;)
Les mesures du temps
Une histoire où le personnage principal peut arrêter le temps, idée alléchante sur le papier. Pourtant je trouve que l’histoire ne décolle jamais vraiment, et si j’ai passé un bon moment de lecture, on ne peut pas dire que j’ai été enthousiasmé. Disons que j’avais un peu l’impression d’avoir déjà lu ce genre de bouquin. Arrêter le temps pour pouvoir regarder sous les jupes des filles/cambrioler une banque/baisser le pantalon d’un pote (rayez les mentions inutiles), je pense qu’on y a déjà tous pensé non ? La fin qui de toute évidence se veut surprenante m’a laissé sur la mienne, de faim. Enfaim, heuuu enfin la lecture de ce one-shot est bien trop rapide malgré ses 62 pages. Bref, un avis assez négatif pour une BD quand même sympa, mais au final une impression de trop peu et de déjà vu (ou lu).
Black Op
Après l'administration fiscale américaine, Stephen Desberg choisit maintenant les services secrets US comme théâtre de ses nouvelles intrigues. Dans ce premier opus, il pose les bases de son histoire et nous présente Floyd, le personnage central. Globalement, il s'agit d'un récit d'espionnage à travers le monde sans originalité ébouriffante, mais efficace ! En scénariste expérimenté, Desberg nous entraîne dans deux époques différentes afin d'esquisser ses diverses intrigues. Les thèmes abordés sont bien choisis, notamment les suspicions quant à l'élection du Président des Etats-Unis, car cela mêle habilement fiction et réalité. Je pense que la vraie force du récit est là. Néanmoins, malgré le talent indéniable du scénariste, on ne parvient pas encore à se prendre d'amitié pour Floyd. Gageons que cela viendra par la suite. Le graphisme de Hugues Labiano est expressif et restitue au mieux les ambiances des années 50-60. Son style semi-réaliste est reconnaissable à la façon très particulière qu'il a de dessiner ses personnages : on se croirait presque dans Mister George ! Ses cadrages sont bien sentis et donnent un petit coté cinématographique. Un premier tome honnête au concept convainquant.
La Compagnie des Glaces
Mon avis sur cette série n'est basé que sur ma connaissance de la BD, car je ne connais absolument pas les livres de Arnaud. Le scénario est passionnant, plein de rebondissements et jamais décevant, on en demande toujours plus et on en a toujours plus! La seule ombre au tableau est le dessin, il traduit très mal les expressions des personnages, ce les rend lointains et sans aucune expression ou sentiment apparent, même la colère n'est pas crédible. J'ai quand même mis 4/5 car le scénario le vaut largement, et le dessin plus que mauvais au tome 1 a énormément été amélioré au fur et à mesure de l'avancement de la série. Peut être aura-t-on des personnages humains d'ici quelques tomes... (il parait même que les 2 premiers tomes vont être entièrement redessinés, pour reprendre le mauvais dessin initial... Affaire à suivre)
Les Gardiens du Maser
Voila, la série est finie désormais, une fin magnifique et totalement inattendue, qui ne nous fait pas regretter d'avoir attendu. C'est une série au dessin magnifique (et encore c'est un faible mot pour le décrire), et au scénario prenant quoi que un peu confus. C'est justement sur le scénario que la série fait défaut, on s'attend à quelque chose de long et de développé, mais ça finit par couper court, on en sait pas beaucoup plus sur certains personnages oubliés aussi vite qu'ils sont apparus, malgré leur importance (je pense a celui qui est sensé être le "vilain" de l'histoire). Mais les personnages principaux sont bien là, avec leur personnalité, leur caractère et tout ce qu'il faut pour qu'on s'attache à eux. Un conseil tout de même, lisez et relisez attentivement les 6 tomes, l'histoire est bien entière et bien complète, quoi que pas forcement évidente, et qui a tendance à finir bien plus vite qu'on ne l'aurait cru.
Les contes du Korrigan
Suivre des contes ou légende de Bretagne racontés par un membre du petit peuple, c'est très prenant, d'autant plus qu'à chaque histoire on découvre un nouveau dessinateur. Les contes sont très agréables à lire et on prend plaisir à redécouvrir des personnages d'un tome à l'autre à l'occasion d'un nouveau conte. C'est vrai que les dessinateurs ont un peu le même style (mais pas trop non plus) mais il vaut mieux, on aime une BD pour son style de dessin, et si celui-ci change de façon flagrante en cours d'histoire ce n'est pas forcement très agréable. Je reproche cependant deux petites choses à cette série: - Premièrement les êtres magiques qui sont les personnages principaux, et qui sont sensé aider les gens bons et méritants, nous laissent pourtant l'impression de choisir bien vite leur "amis méritants", je ne vois pas toujours où est le mérite. - Deuxièmement certains contes sont très courts, et l'histoire est aussi vite finie qu'elle a commencé.
Galathéa
Attirée par la sublime couverture, je me suis procurée cet album, impatiente de savoir si l'histoire serait à la hauteur. En fait, après lecture, je reste sur une impression mitigée. Le scénario nous ressert l'habituel cocktail d'intrigues de palais pour la conquête du pouvoir, de religieux despotiques et de jeune femme rebelle décidée à tout chambouler. De plus, il y a des maladresses dans le scénario : pourquoi, par exemple, y a t'il un lien entre l'accession au trône et le dressage de l'aigle blanc Acis ? Certains dialogues manquent singulièrement de naturel, certaines scènes s'enchaînent de façon un peu artificielle, on n'est pas vraiment pris par l'histoire. Maladresses que l'on retrouve dans le dessin, ainsi le visage de Galathéa, qui n'est pas constant, d'une page à l'autre, et puis, il y a cette mise en couleurs photoshop, pfff ! Certes, il y a une certaine atmosphère, une douceur toute féminine dans les traits et le choix des ambiances chromatiques, certaines vignettes sont même très belles, cet album est à cet égard un bel objet, très agréable à feuilleter, mais je reste sceptique. J'espère réviser à la hausse ma note, avec le prochain tome.
Le Territoire
Note approximative : 2.5/5 Ne sachant rien de cette série, j'étais attiré par le texte accrocheur de 4e de couverture et surtout par la beauté et l'étrangeté des gravures qui sont un des éléments principaux de l'intrigue et qu'on retrouve en couverture de chaque album. Ces gravures en elles-mêmes suffisent à susciter en moi l'émotion et l'interêt. Mais par contre, à côté de ça, je n'aime pas le véritable dessin de la BD. Je le trouve très peu maîtrisé, presque amateur par moments, avec notamment de très gros ratés au niveau des anatomies, des perspectives, avec des personnages aux bras trop petits par rapport à leurs têtes, avec des femmes nues très moches, des décors la moitié du temps vides ou alors assez laids. Bon, ok, je force le trait et en réalité le dessin reste convenable et la série lisible, mais franchement ces quelques manques de maîtrise technique m'ont gâché une partie du plaisir de lecture. Quant au scénario, j'ai également moins été accroché que je l'aurais aimé. L'idée de base de ce Territoire et l'intrigue autour me parait bonne mais je n'ai pas trop apprécié son traitement. Les personnages par exemple manquent franchement de profondeur à mon goût et les côtés clichés façon série américaine où les New-Yorkais sont tous beaux, riches et soit avocats soit médecins soit artistes avec des histoires de cul entre chacun d'eux, ça me lasse très vite. Le côté fantastique lui-même, ce qui en principe aurait dû m'accrocher n'est pas traité non plus d'une manière capable de me captiver : manque de rythme, manque de suspense, manque de mystère avec les explications pseudo-scientifiques foireuses du gourou rasta aux cheveux blancs. De même, quand je vois à la fin du tome 2 une tentative de créer une deuxième intrigue parrallèle avec un complot et un meurtre, je décroche encore plus. Pourtant l'idée du scénario est bonne, la narration pas mauvaise, et l'intrigue pourrait être pas mal. En gros, c'est une série pas mal qui pêche à mes yeux par certains ratés au nvieau du dessin et du scénario. Dommage...