Je me rattache à l'avis de Ro sur cet album.
La vie de ce jeune garçon n'est pas franchement passionnante même si je l'ai suivi avec un certain plaisir. Les petites aventures qui lui arrivent sont sympas mais je me suis demandé quel était le but de cet album.
En fait je crois qu'il n'y en pas, ou alors c'est raté, en tout cas on suit Paul à la fin de ses études et au début de sa vie active, son premier amour, mais en refermant l'album je me suis dit "bon ben voila quoi, c'est lu." Ya pas grand chose qui reste en mémoire.
Le dessin est gentillet, ça glisse tout seul, au fond c'est la seule chose que je retiendrai vraiment.
"Pas mal" ça convient bien à cet album, trop léger sûrement.
Deuxième série que je lis de Sfar après l'excellent Chat du rabbin.
Les histoires de ce professeur sont complètement décalées. Il n’y a aucune explication donnée ou même recherchée à ces phénomènes fantastiques et tant mieux, ça plomberait le récit.
Là on se laisse guider, j’ai suivi avec joie le professeur et ses amis dans leurs aventures, l’humour est présent, les personnages sont attachants, que du bon quoi.
Bon, le dessin de Sfar on n’accroche ou on n’accroche pas, il est très singulier, baroque, moi ça m’a pas posé de problèmes, il convient bien à ce genre de récit et à ses péripéties. J’ai pas noté trop de différences au changement de dessinateur, Tanquerelle reprend le style de Sfar.
La narration est originale, Sfar joue avec les personnages et leur point de vue, leur investissement dans l’histoire, comme avec Eliphas ou la fille de Humpty Dumpty.
Les 3 premiers tomes se valent et sont très différents, le quatrième est en dessous niveau scénar, il se passe presque rien.
Une bonne série, pleines de qualités, j’attends les autres tomes !
Ah oui, j'aimais beaucoup cette BD, que je n'ai lue que partiellement quand elle paraissait dans Okapi. C'était bien fait et pour la bonne cause, et très agréable à lire. Par contre, sur le moment ça me semblait assez anecdotique comme BD, et ça m'a beaucoup amusée de me rendre compte des années plus tard que c'étaient Gibrat et Guy Vidal qui étaient derrière !
Le scénario est effectivement un peu naïf, mais ça sert le sujet je pense, vu le public auquel cette série était destinée. Quant au dessin, il est moins léché que ce que fait Gibrat aujourd'hui, mais il avait un certain charme et de la spontanéité.
J'ai hésité à poster cette série, vu que j'ai lu les histoires 3,4 et 5, et que seules les trois premières sont sorties en albums, plus édités qui plus est.
Mais bon, le dessinateur n'est pas n'importe qui, et puis j'avais vraiment aimé quand je lisais ça dans Okapi.
Christinne est une héroïne sympathique, toujours prête à secourir ceux qui ont besoin d'elle, tout en restant assez humaine, crevée et effrayée quand ça tourne mal. Bref, elle est presque parvenue à me donner la vocation pour être médecin.
Dans les deux dernières histoires (celles qui n'ont pas été publiées donc), il y a une dimension romantique que je trouve trop naïve aujourd'hui mais qui m'avait bien plu quand j'étais ado.
Le dessin de Gibrat, s'il rappelle inévitablement le Sursis, n'est que l'ébauche de ce qu'il deviendra. Les proportions des personnages en particulier sont parfois un peu étranges.
C'est une série sympa, un peu naïve et pédagogique mais qui se lit sans problème, et dont le dessin amusera les fans de Gibrat. Plutôt pour pré-ados quand même.
Une série attachante, qui nous permet de suivre l'apprentissage de la vie d'un jeune homme pas épargné par les aléas de celle-ci. Attention, il ne se passe pas grand-chose dans Névé. Il y a de longs silences, des moments contemplatifs. Le scénariste démontre une vraie tendresse pour son personnage.
Le (seul) gros défaut vient en fait des couleurs, que je trouve ternes, alors qu'une telle série, identifiée par des associations de couleurs, aurait eu besoin de teintes plus vives, plus pétantes.
La force du Punisher, c’est son côté « tough guy », sans pitié. Un homme dur, qui a dégusté dans le passé, et qui a décidé de dézinguer à tout va les fâcheux. Ce recueil de ses aventures ne déçoit pas de ce côté-là. Mâchoires crispées, muscles saillants, le Punisher avance et mitraille sans sourciller. Le dessin de Mike Zeck lui rend bien service, mais ce serait bien de lui faire la même tête d’une case sur l’autre. Peu original, il a toutefois l’avantage d’être parfaitement lisible. Quant au scénario, il tient en deux lignes, et c’est un peu dommage, car le Punisher manque du coup singulièrement de profondeur.
Amateurs d’histoires linéaires, passez votre chemin. Amateurs de grandes fresques médiévales pleines de bruit et de fureur, idem. Fans de récits intimistes, de secrets d’alcôves et de complots, suivez le mouvement. Il n’y a rien de tout cela dans Gaston Fébus, la BD censée conter la vie du personnage éponyme, l’une des plus passionnantes de l’Histoire du grand Sud-Ouest.
Très vite, la lecture montre une évidence : Pierre Tucco-Chala est peut-être un grand historien, spécialiste de Fébus, mais il ne saura jamais conter une histoire. Impossible. Jamais.
Car son récit est complètement haché, sujet à d’incroyables coupes scénaristiques. Des dizaines de personnages différents sont évoqués, sans que l’on comprenne véritablement si leur rôle est primordial ou négligeable. De même, tous les aspects de la vie de Gaston sont évoqués (ses difficultés à avoir un enfant avec son épouse légitime, son aura de chef de guerre, sa passion pour la chasse, son action pour le développement de la musique…) dans un grand désordre.
Quant à l’unité de temps, elle est jetée aux orties : le tome 1, par exemple, raconte 7 ans en 40 pages. Je parle du tome 1, car un deuxième (Gaston Fébus chez les Teutoniques – on dirait un titre d’album d’Astérix) était visiblement prévu, mais n’a jamais vu les jours… Mais dans ce n’importe quoi indigne d’un récit de cette ambition, il faut quand même retirer deux points positifs : d’abord le dossier pédagogique en fin de volume, plutôt clair, et bien étayé par une iconographie choisie avec soin.
Ensuite, et surtout, le dessin de De Huescar, vraiment très bon, régulier, réaliste, proche de celui du Philippe Delaby de Murena, pour rester dans le registre historique.
Malgré des couleurs un peu fades, c’est le gros point fort de cette série, à réserver, toutefois, aux amateurs d’histoire locale.
Pour une fois que Weyland sort de sa série-phare Aria, il fait… du sous-Aria ! Ou plutôt du Aria sans le dire. Car l’univers, les décors, voire les personnages, tout est pareil. L’héroïne, même si elle est –légèrement- plus pantouflarde qu’Aria, possède des traits de caractère très proches : de la détermination, une certaine forme de romantisme… Physiquement, elle en est d’ailleurs assez proche : blonde, pulpeuse, visage enfantin…
Je ne taxerai pas Weyland –dont j’aime beaucoup l’œuvre- d’hypocrisie, de nous vendre sous un autre nom une aventure sans doute banale de son héroïne fétiche ; je parlerai plutôt d’une incapacité de l’auteur à sortir de l’univers qu’il a créé et décliné à l’infini.
Pour le reste, cela reste divertissant et plaisant à lire.
Eric Gorski, polonais d’origine, a entrepris, un peu comme son héros, d’enquêter, de témoigner, de rendre compte de ce qu’il s’est passé dans les années 40 dans cette région. Vaste programme, tant l’administration s’est efforcée d’effacer ou de falsifier les faits durant 60 ans. Mais on comprend que cela lui tienne à cœur. Il s’agit d’une histoire effroyable, brumeuse et compliquée.
Hélas, Gorski échoue à nous faire ressentir peur, clairvoyance et compréhension. Sur toute la ligne quasiment. Car son récit est chaotique, tout sauf linéaire. On suit le parcours de plusieurs de ces « témoins muets » du massacre de Katyn, et de deux victimes, mais les intrigues se chevauchent, s’intervertissent, et l’on perd rapidement le fil. D’autant plus que l’album est truffé de références historiques certes intéressantes dans l’absolu, mais inutiles dans le cadre du récit ; elles sont illustrées par des caricatures (de l’époque ?) elles aussi sans réel intérêt. Ajoutons que le mode de narration est un peu aléatoire : un coup c’est Wladislaw qui raconte, un coup Elzbieta, un coup l’un ou l’autre des témoins… La narration reprend parfois les textes des phylactères précédents, mais il faut alors se replacer dans une autre disposition pour saisir la différence. Bref, c’est le foutoir.
Si l’on achète l’album sur la seule foi de la couverture, bel exemple de style Stalner/Vicomte, on risque d’être déçu par le dessin lui-même. Morphologies et perspectives approximatives, fluidité inexistante entre les personnages et leurs attributs (couvre-chefs, vêtements) achèvent l’instillation d’ennui chez le lecteur lambda.
En résumé : la tentative de Gorski est louable, mais absolument inadaptable en BD, surtout par lui. Un article ou un ouvrage eût mieux convenu pour cette enquête, à réserver toutefois aux amateurs d’Histoire.
Comme souvent, j’ai du mal avec ces petits polars. Je les trouve souvent laborieux, trop court, et un rien m’as-tu-vu. C’est encore le cas ici. Les péripéties s’enchaînent trop facilement, les alliances des protagonistes sont trop artificielles… Quant au soi-disant arrière-plan géopolitique, il me semble soit trop caricatural, soit trop succinct pour être vraiment intéressant.
Le dessin de Toshy… Il est typique du genre, très expressionniste, mais un peu bâclé à mon goût. Encore un Petit meurtre à oublier…
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Paul en appartement
Je me rattache à l'avis de Ro sur cet album. La vie de ce jeune garçon n'est pas franchement passionnante même si je l'ai suivi avec un certain plaisir. Les petites aventures qui lui arrivent sont sympas mais je me suis demandé quel était le but de cet album. En fait je crois qu'il n'y en pas, ou alors c'est raté, en tout cas on suit Paul à la fin de ses études et au début de sa vie active, son premier amour, mais en refermant l'album je me suis dit "bon ben voila quoi, c'est lu." Ya pas grand chose qui reste en mémoire. Le dessin est gentillet, ça glisse tout seul, au fond c'est la seule chose que je retiendrai vraiment. "Pas mal" ça convient bien à cet album, trop léger sûrement.
Professeur Bell
Deuxième série que je lis de Sfar après l'excellent Chat du rabbin. Les histoires de ce professeur sont complètement décalées. Il n’y a aucune explication donnée ou même recherchée à ces phénomènes fantastiques et tant mieux, ça plomberait le récit. Là on se laisse guider, j’ai suivi avec joie le professeur et ses amis dans leurs aventures, l’humour est présent, les personnages sont attachants, que du bon quoi. Bon, le dessin de Sfar on n’accroche ou on n’accroche pas, il est très singulier, baroque, moi ça m’a pas posé de problèmes, il convient bien à ce genre de récit et à ses péripéties. J’ai pas noté trop de différences au changement de dessinateur, Tanquerelle reprend le style de Sfar. La narration est originale, Sfar joue avec les personnages et leur point de vue, leur investissement dans l’histoire, comme avec Eliphas ou la fille de Humpty Dumpty. Les 3 premiers tomes se valent et sont très différents, le quatrième est en dessous niveau scénar, il se passe presque rien. Une bonne série, pleines de qualités, j’attends les autres tomes !
Médecins sans Frontières
Ah oui, j'aimais beaucoup cette BD, que je n'ai lue que partiellement quand elle paraissait dans Okapi. C'était bien fait et pour la bonne cause, et très agréable à lire. Par contre, sur le moment ça me semblait assez anecdotique comme BD, et ça m'a beaucoup amusée de me rendre compte des années plus tard que c'étaient Gibrat et Guy Vidal qui étaient derrière ! Le scénario est effectivement un peu naïf, mais ça sert le sujet je pense, vu le public auquel cette série était destinée. Quant au dessin, il est moins léché que ce que fait Gibrat aujourd'hui, mais il avait un certain charme et de la spontanéité.
Médecins sans Frontières
J'ai hésité à poster cette série, vu que j'ai lu les histoires 3,4 et 5, et que seules les trois premières sont sorties en albums, plus édités qui plus est. Mais bon, le dessinateur n'est pas n'importe qui, et puis j'avais vraiment aimé quand je lisais ça dans Okapi. Christinne est une héroïne sympathique, toujours prête à secourir ceux qui ont besoin d'elle, tout en restant assez humaine, crevée et effrayée quand ça tourne mal. Bref, elle est presque parvenue à me donner la vocation pour être médecin. Dans les deux dernières histoires (celles qui n'ont pas été publiées donc), il y a une dimension romantique que je trouve trop naïve aujourd'hui mais qui m'avait bien plu quand j'étais ado. Le dessin de Gibrat, s'il rappelle inévitablement le Sursis, n'est que l'ébauche de ce qu'il deviendra. Les proportions des personnages en particulier sont parfois un peu étranges. C'est une série sympa, un peu naïve et pédagogique mais qui se lit sans problème, et dont le dessin amusera les fans de Gibrat. Plutôt pour pré-ados quand même.
Névé
Une série attachante, qui nous permet de suivre l'apprentissage de la vie d'un jeune homme pas épargné par les aléas de celle-ci. Attention, il ne se passe pas grand-chose dans Névé. Il y a de longs silences, des moments contemplatifs. Le scénariste démontre une vraie tendresse pour son personnage. Le (seul) gros défaut vient en fait des couleurs, que je trouve ternes, alors qu'une telle série, identifiée par des associations de couleurs, aurait eu besoin de teintes plus vives, plus pétantes.
Le Punisher - Zéro absolu (Retour vers nulle part)
La force du Punisher, c’est son côté « tough guy », sans pitié. Un homme dur, qui a dégusté dans le passé, et qui a décidé de dézinguer à tout va les fâcheux. Ce recueil de ses aventures ne déçoit pas de ce côté-là. Mâchoires crispées, muscles saillants, le Punisher avance et mitraille sans sourciller. Le dessin de Mike Zeck lui rend bien service, mais ce serait bien de lui faire la même tête d’une case sur l’autre. Peu original, il a toutefois l’avantage d’être parfaitement lisible. Quant au scénario, il tient en deux lignes, et c’est un peu dommage, car le Punisher manque du coup singulièrement de profondeur.
Gaston Fébus
Amateurs d’histoires linéaires, passez votre chemin. Amateurs de grandes fresques médiévales pleines de bruit et de fureur, idem. Fans de récits intimistes, de secrets d’alcôves et de complots, suivez le mouvement. Il n’y a rien de tout cela dans Gaston Fébus, la BD censée conter la vie du personnage éponyme, l’une des plus passionnantes de l’Histoire du grand Sud-Ouest. Très vite, la lecture montre une évidence : Pierre Tucco-Chala est peut-être un grand historien, spécialiste de Fébus, mais il ne saura jamais conter une histoire. Impossible. Jamais. Car son récit est complètement haché, sujet à d’incroyables coupes scénaristiques. Des dizaines de personnages différents sont évoqués, sans que l’on comprenne véritablement si leur rôle est primordial ou négligeable. De même, tous les aspects de la vie de Gaston sont évoqués (ses difficultés à avoir un enfant avec son épouse légitime, son aura de chef de guerre, sa passion pour la chasse, son action pour le développement de la musique…) dans un grand désordre. Quant à l’unité de temps, elle est jetée aux orties : le tome 1, par exemple, raconte 7 ans en 40 pages. Je parle du tome 1, car un deuxième (Gaston Fébus chez les Teutoniques – on dirait un titre d’album d’Astérix) était visiblement prévu, mais n’a jamais vu les jours… Mais dans ce n’importe quoi indigne d’un récit de cette ambition, il faut quand même retirer deux points positifs : d’abord le dossier pédagogique en fin de volume, plutôt clair, et bien étayé par une iconographie choisie avec soin. Ensuite, et surtout, le dessin de De Huescar, vraiment très bon, régulier, réaliste, proche de celui du Philippe Delaby de Murena, pour rester dans le registre historique. Malgré des couleurs un peu fades, c’est le gros point fort de cette série, à réserver, toutefois, aux amateurs d’histoire locale.
Yvanaëlle - La Dame de Mordorez
Pour une fois que Weyland sort de sa série-phare Aria, il fait… du sous-Aria ! Ou plutôt du Aria sans le dire. Car l’univers, les décors, voire les personnages, tout est pareil. L’héroïne, même si elle est –légèrement- plus pantouflarde qu’Aria, possède des traits de caractère très proches : de la détermination, une certaine forme de romantisme… Physiquement, elle en est d’ailleurs assez proche : blonde, pulpeuse, visage enfantin… Je ne taxerai pas Weyland –dont j’aime beaucoup l’œuvre- d’hypocrisie, de nous vendre sous un autre nom une aventure sans doute banale de son héroïne fétiche ; je parlerai plutôt d’une incapacité de l’auteur à sortir de l’univers qu’il a créé et décliné à l’infini. Pour le reste, cela reste divertissant et plaisant à lire.
Témoins muets
Eric Gorski, polonais d’origine, a entrepris, un peu comme son héros, d’enquêter, de témoigner, de rendre compte de ce qu’il s’est passé dans les années 40 dans cette région. Vaste programme, tant l’administration s’est efforcée d’effacer ou de falsifier les faits durant 60 ans. Mais on comprend que cela lui tienne à cœur. Il s’agit d’une histoire effroyable, brumeuse et compliquée. Hélas, Gorski échoue à nous faire ressentir peur, clairvoyance et compréhension. Sur toute la ligne quasiment. Car son récit est chaotique, tout sauf linéaire. On suit le parcours de plusieurs de ces « témoins muets » du massacre de Katyn, et de deux victimes, mais les intrigues se chevauchent, s’intervertissent, et l’on perd rapidement le fil. D’autant plus que l’album est truffé de références historiques certes intéressantes dans l’absolu, mais inutiles dans le cadre du récit ; elles sont illustrées par des caricatures (de l’époque ?) elles aussi sans réel intérêt. Ajoutons que le mode de narration est un peu aléatoire : un coup c’est Wladislaw qui raconte, un coup Elzbieta, un coup l’un ou l’autre des témoins… La narration reprend parfois les textes des phylactères précédents, mais il faut alors se replacer dans une autre disposition pour saisir la différence. Bref, c’est le foutoir. Si l’on achète l’album sur la seule foi de la couverture, bel exemple de style Stalner/Vicomte, on risque d’être déçu par le dessin lui-même. Morphologies et perspectives approximatives, fluidité inexistante entre les personnages et leurs attributs (couvre-chefs, vêtements) achèvent l’instillation d’ennui chez le lecteur lambda. En résumé : la tentative de Gorski est louable, mais absolument inadaptable en BD, surtout par lui. Un article ou un ouvrage eût mieux convenu pour cette enquête, à réserver toutefois aux amateurs d’Histoire.
Groupe Tel-Aviv
Comme souvent, j’ai du mal avec ces petits polars. Je les trouve souvent laborieux, trop court, et un rien m’as-tu-vu. C’est encore le cas ici. Les péripéties s’enchaînent trop facilement, les alliances des protagonistes sont trop artificielles… Quant au soi-disant arrière-plan géopolitique, il me semble soit trop caricatural, soit trop succinct pour être vraiment intéressant. Le dessin de Toshy… Il est typique du genre, très expressionniste, mais un peu bâclé à mon goût. Encore un Petit meurtre à oublier…