Cet album devrait paraitre assez insipide même à un passionné de vélo. C'est tellement commercial et ça se veut tellement grand public qu'on stagne dans les anecdotes de bas étages, romancées au possible. Les gags peinent à arracher deux sourires sur 44 pages et encore, c'est parce que je me remémorais Gaston sur son vélo gagnant le Tour de France. Pas l'Alpe d'Huez du médiocre mais un bon Tourmalet.
Mais c'est quoi tous ces gens qui n'assistent à aucun concert? :)
Alors que je ne suis pas très grand fan de Titeuf, j'ai trouvé cet album tout à fait savoureux. L'humour ne tombe jamais à plat et l'ensemble est plus que crédible: on sent le vrai aficionado en lisant ses planches, qui rappellent fréquemment des aventures assez similaires que l'on a pu vivre, même si je suis quand même loin des 50 concerts par an de Zep. Un album frais, où chaque planche fait mouche.
Ultra est une histoire qui se sert des super-héros pour illustrer un propos axé sur le côté humain des personnages, pour la énième fois, serait-on tenté de dire.
Dans la forme on suit l'action des héros, en l'occurrence des héroïnes, qui combattent le crime, sur le fond c'est leur vie personnelle, l'aspect intime qui sont importants.
Les frères Luna ne s'embarrassent pas d'explications pour justifier les fabuleux pouvoirs de leurs personnages, ils préfèrent insister sur le côté affectif, privilégier les dialogues à l'action. Certes, les dialogues sont parfois savoureux et prêtent à sourire, mais il faut vraiment apprécier cette bande de midinettes qui se font des soirées entre copines, pour parler de la misère qu'est leur vie affective tout en ayant l'air très heureuses.
Quand on parle du job de super-héros ici, c'est surtout pour en montrer les travers: Les paillettes, la célébrité, l'importance du merchandising et autres sponsors. Bref, c'est un business plutôt juteux et l'esprit vertueux du justicier masqué n'existe pas. C'est une idée qui en vaut une autre... dommage que le tout soit amené avec si peu de finesse, dommage aussi que certains thèmes importants soient à peine effleurés.
Les scènes d'action sont rares et brèves, mais la plupart du temps elles fonctionnent bien. Les dessins sont sobres et agréables, très éloignés du style comic habituel.
Le travail de colorisation est important, selon l'ambiance la teinte générale change et reflète bien l'état d'esprit dans lequel se trouvent les personnages.
Si vous vous sentez de suivre les déboires affectifs de cette sympathique bande de nymphettes déguisées sur deux cent pages, c'est à lire. Certains passages valent le détour.
Quant à l'acheter, c'est une autre histoire...
Dessins magnifiques, scenario intéressant, mélange de médiéval, de fantastique et de gore. Quelques pointes d'humour et de sexe, une BD indispensable à lire au moins jusqu'au tome 6.
Le dessin change ensuite pour devenir moins clair mais n'enlève rien à l'intérêt de cette quête.
A lire absolument !
Je suis surpris de voir Don Lope et Kael avoir apprécié le scénario de cette BD car je l'ai personnellement trouvée franchement nulle : le scénario ultra-classique des amateurs de SM, une jeune fille prude qui se retrouve dans une "école" où elle va devoir se plier aux sévices sexuels de tous, élèves, professeurs, "clients", et qui, bien sûr, finira par y prendre goût et dépasser le maître. Pour ceux qui n'aiment pas les relations dominations-soumissions, les coups de fouets et les fessées, les "viols plus ou moins acceptés" et autres spécialités SM, le récit de cet album n'a strictement aucun interêt ni originalité.
Par contre, le dessin est effectivement bon. Hormis le fait que les visages se ressemblent un peu les uns les autres, l'ensemble des planches sont visuellement très bonnes, très lisibles, et tout, du décor aux anatomies, est très réussi.
Mais un bon dessin ne suffit absolument à donner une quelconque valeur à cette BD au scénario cliché et sans interêt.
Ce qui me plait dans cette bd, c'est avant tout le dessin, plutôt original, qui fait penser à du noir et blanc sans en être vraiment, avec un jeu sur les ombres et les lumières assez saisissant. Rien que pour cela, la bd vaut le détour.
Pourquoi "seulement" 3/5 ? Hé bien, je trouve que le scénario se traine un petit peu, même si certaines choses ont l'air de se préciser vers la fin du troisième tome.
Maintenant, pourquoi avoir pris Mac Cay, un auteur de bd bien réel, pour une histoire fantastique ? La bd "dream of the rarabit fiend" à vraiment l'air de servir de faire-valoir culturel, et ne semble pas avoir grand chose à voir avec l'histoire qui nous est contée. Dommage, car cette orientation ralentit franchement l'intrigue.
Davodeau est un auteur qui m'étonnera toujours. Chacun de ces albums est un réel bonheur et comme de juste, les Mauvaises Gens est une bd à ne pas négliger.
Etant fan de cet auteur, j'ai, d'abord, pensé que j'aurais du mal à rester objectif en donnant mon avis. Et puis avec un peu de réflexion, je me suis dit qu'on ne pouvait nier l'évidence : cet album est bon, y a pas à discuter !
Des années 40 à nos jours, l'auteur nous parle, ici, du parcours de ces parents, militants socialistes et ouvriers dans l'âme. Je vous avoue qu'à la base, l'histoire du socialisme vu à travers les yeux d'habitants de la France profonde n'est pas vraiment ma tasse de thé. Pourtant, je dois reconnaître que j'ai été captivé par le récit.
De plus, dans une certaine mesure, je pense que l'on peut dire que nous avons beaucoup de chance de vivre à notre époque. Il suffit de voir dans quelles conditions travaillait la maman de l'auteur, ça fait réfléchir. On comprend alors qu'un combat pour une vie meilleure était vraiment nécessaire.
Le dessin de Davodeau reste fidèle à lui-même. Son graphisme est idéal pour ce genre de récit.
Les Mauvaises Gens est un one-shot de qualité. Il ne faudrait pas s'étonner qu'il soit nominer à Angoulême, ce qui serait totalement mérité.
A suivre sans hésitation !
Trait de Craie est un album qui possède beaucoup de qualités. De plus, l'histoire baigne dans une ambiance très détendue, du moins en apparence.
Le scénario de Prado est construit avec beaucoup d'intelligence. Les traits de caractères des personnages principaux sont très bien développés également, ce qui nous plonge au sein du récit avec beaucoup d'efficacité. L'histoire débute en douceur mais on est vite interpellé par son aspect fantastique qui, bien évidement, intensifie notre curiosité.
Le dessin de Prado est très réussi. Celui-ci met très bien en valeur l'histoire en elle-même. Les couleurs sont, quant à elles, de toute beauté.
Trait de craie est un récit à suivre impérativement !
Et bien que voilà une série de mauvais goût. J'ai lu ce truc chez un ami (si, si, c'est vrai !) et franchement j'ai eu du mal à finir ma lecture.
Les gags ne sont vraiment pas convaincants et le dessin est très banal.
Le plus marrant, c'est que cette bd est le genre de cadeau qu'on est susceptible de recevoir quand les gens ne savent pas quoi vous offrir. Horreur et damnation !
Que dire de plus ? A éviter !
"Kookaburra Universe" est une série de one shot gravitant autour des personnages de Crisse de la série Kookaburra.
• TOME #1 - "Le secret du sniper" :
Pour ce premier tome, en bon père, c’est Crisse qui lance la machine avec une histoire qui traite de l’enfance de Dragan, le héros de la série mère. Et très paradoxalement, c’est l’histoire à laquelle j’ai le moins accroché.
Au dessins, Mitric se débrouille bien même si ce n’est pas mon dessinateur préféré sur cette série. Et petit détail, je n’aime pas les nez de ses personnages : trop gros.
Les couleurs de Noël, ça va, mais je les trouve tout de même un peu trop pâlottes.
• TOME #2 et #3 - "Taman Kha" + "Mano Kha" :
Cette histoire d’Ange, se déroule sur deux tomes. Elle nous dévoile la période de l’enfance jusqu’à l’age adulte de Taman Kha, la sublime amazone de Kookaburra, et son amour haine envers son frère Mano Kha qui après avoir été mal traité (comme tous les males des amazones), se venge et s’enfuit. Ce scénar est essentiellement basé sur les sentiments et la psychologie des personnages.
Les dessins de Paty sont très jolis et ses amazones sont magnifiques.
Les couleurs de Noël collent parfaitement aux dessins.
• TOME #4 - "SkullFace" :
Cette histoire de Gaudin est ma préférée jusqu’à présent. J’aime beaucoup le renversement de situation du dernier tiers du tome concernant les révélations faite sur SkullFace. Je ne m’y attendais pas du tout.
Au dessin Briones s’en sort très bien. J’aime bien. A noter un style très différent à ce qu’il a déjà fait précédemment beaucoup plus "clair et simplifier" qui pourrait déranger certains lecteurs. Je préfère son SullFace à celui de Crisse.
A la couleur, c’est Lamirand et c’est très chouette, même si par moment, je trouve que c’est un peu trop vif et brillant.
• TOME #5 - "Les larmes de Gosharad" :
L’histoire de ce tome relate les faits d’une mission de Dragan Preko, qui à cette époque n’était encore qu’un jeune Sniper des forces armées de l’alliance terrestre. Le scénario de Tackian et Miquel, se déroule très bien jusqu’à la moitié de le l’album, après je suis un peu déçu par la tournure des évènements SPOILERS avec cette histoire de réalité virtuelle FIN SPOILERS qui m’a un peu embrouillés.
Le dessin de Ludolullabi est très beau. Le visage de ses personnages est très largement inspiré du style manga. L’environnement, le cadrage et la mise page des planches ont un aspect très comics. Cependant, je trouve que certaines scènes de combats sont difficiles à suivre mais ça vient sûrement de l’apparence fantomatique et insaisissable de l’ennemi auquel doivent faire face les Snipers.
Les couleurs de Lamirand sont exceptionnelles, à couper le souffle. J’adore ses tons tantôt verdâtre, tantôt orangé, bleuté… sans vouloir rouvrir le débat « coloriste auteur ou pas », moi, je dis que sur cet album là, il n’y a pas photo, les couleurs ne sont pas qu’un petit faire valoir...
• TOME #6 - "Le serment Darkoïd" :
C’est Mitric, devenu directeur de collection pour la série, qui scénarise ce tome. L’histoire met à l’honneur les Dakoïds, les plus féroces guerriers de l'univers. Les Amazones semblent avoir trouvées une faille qui pourrait mettre fin l’hégémonie de cette race: un secret gardé depuis l'aube de la civilisation Dakoïd. Cet album est assez intéressant car on en apprend plus sur les terrifiants méchants de la série mère. Ils apparaissent nettement plus humain et sensible. Ils ont une histoire, des coutumes et un secret.
Les dessins et les couleurs des frères Olivier et Stéphane Péru sont très jolis, ils rentrent parfaitement dans le moule Kookaburra sans pour autant jouer les photocopieurs. Les femmes Dakoïdes sont belles pour des monstres, les guerriers en imposent vraiment (mais il ne faut pas forcément se fier aux apparences, je n’en dirais pas plus ;)) Les effets spéciaux (si on peut utiliser ce terme en BD) rendent très bien.
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Le Tour de France
Cet album devrait paraitre assez insipide même à un passionné de vélo. C'est tellement commercial et ça se veut tellement grand public qu'on stagne dans les anecdotes de bas étages, romancées au possible. Les gags peinent à arracher deux sourires sur 44 pages et encore, c'est parce que je me remémorais Gaston sur son vélo gagnant le Tour de France. Pas l'Alpe d'Huez du médiocre mais un bon Tourmalet.
Happy Rock (L'enfer des concerts)
Mais c'est quoi tous ces gens qui n'assistent à aucun concert? :) Alors que je ne suis pas très grand fan de Titeuf, j'ai trouvé cet album tout à fait savoureux. L'humour ne tombe jamais à plat et l'ensemble est plus que crédible: on sent le vrai aficionado en lisant ses planches, qui rappellent fréquemment des aventures assez similaires que l'on a pu vivre, même si je suis quand même loin des 50 concerts par an de Zep. Un album frais, où chaque planche fait mouche.
Ultra
Ultra est une histoire qui se sert des super-héros pour illustrer un propos axé sur le côté humain des personnages, pour la énième fois, serait-on tenté de dire. Dans la forme on suit l'action des héros, en l'occurrence des héroïnes, qui combattent le crime, sur le fond c'est leur vie personnelle, l'aspect intime qui sont importants. Les frères Luna ne s'embarrassent pas d'explications pour justifier les fabuleux pouvoirs de leurs personnages, ils préfèrent insister sur le côté affectif, privilégier les dialogues à l'action. Certes, les dialogues sont parfois savoureux et prêtent à sourire, mais il faut vraiment apprécier cette bande de midinettes qui se font des soirées entre copines, pour parler de la misère qu'est leur vie affective tout en ayant l'air très heureuses. Quand on parle du job de super-héros ici, c'est surtout pour en montrer les travers: Les paillettes, la célébrité, l'importance du merchandising et autres sponsors. Bref, c'est un business plutôt juteux et l'esprit vertueux du justicier masqué n'existe pas. C'est une idée qui en vaut une autre... dommage que le tout soit amené avec si peu de finesse, dommage aussi que certains thèmes importants soient à peine effleurés. Les scènes d'action sont rares et brèves, mais la plupart du temps elles fonctionnent bien. Les dessins sont sobres et agréables, très éloignés du style comic habituel. Le travail de colorisation est important, selon l'ambiance la teinte générale change et reflète bien l'état d'esprit dans lequel se trouvent les personnages. Si vous vous sentez de suivre les déboires affectifs de cette sympathique bande de nymphettes déguisées sur deux cent pages, c'est à lire. Certains passages valent le détour. Quant à l'acheter, c'est une autre histoire...
Chroniques de la lune noire
Dessins magnifiques, scenario intéressant, mélange de médiéval, de fantastique et de gore. Quelques pointes d'humour et de sexe, une BD indispensable à lire au moins jusqu'au tome 6. Le dessin change ensuite pour devenir moins clair mais n'enlève rien à l'intérêt de cette quête. A lire absolument !
Education anglaise
Je suis surpris de voir Don Lope et Kael avoir apprécié le scénario de cette BD car je l'ai personnellement trouvée franchement nulle : le scénario ultra-classique des amateurs de SM, une jeune fille prude qui se retrouve dans une "école" où elle va devoir se plier aux sévices sexuels de tous, élèves, professeurs, "clients", et qui, bien sûr, finira par y prendre goût et dépasser le maître. Pour ceux qui n'aiment pas les relations dominations-soumissions, les coups de fouets et les fessées, les "viols plus ou moins acceptés" et autres spécialités SM, le récit de cet album n'a strictement aucun interêt ni originalité. Par contre, le dessin est effectivement bon. Hormis le fait que les visages se ressemblent un peu les uns les autres, l'ensemble des planches sont visuellement très bonnes, très lisibles, et tout, du décor aux anatomies, est très réussi. Mais un bon dessin ne suffit absolument à donner une quelconque valeur à cette BD au scénario cliché et sans interêt.
McCay
Ce qui me plait dans cette bd, c'est avant tout le dessin, plutôt original, qui fait penser à du noir et blanc sans en être vraiment, avec un jeu sur les ombres et les lumières assez saisissant. Rien que pour cela, la bd vaut le détour. Pourquoi "seulement" 3/5 ? Hé bien, je trouve que le scénario se traine un petit peu, même si certaines choses ont l'air de se préciser vers la fin du troisième tome. Maintenant, pourquoi avoir pris Mac Cay, un auteur de bd bien réel, pour une histoire fantastique ? La bd "dream of the rarabit fiend" à vraiment l'air de servir de faire-valoir culturel, et ne semble pas avoir grand chose à voir avec l'histoire qui nous est contée. Dommage, car cette orientation ralentit franchement l'intrigue.
Les Mauvaises Gens
Davodeau est un auteur qui m'étonnera toujours. Chacun de ces albums est un réel bonheur et comme de juste, les Mauvaises Gens est une bd à ne pas négliger. Etant fan de cet auteur, j'ai, d'abord, pensé que j'aurais du mal à rester objectif en donnant mon avis. Et puis avec un peu de réflexion, je me suis dit qu'on ne pouvait nier l'évidence : cet album est bon, y a pas à discuter ! Des années 40 à nos jours, l'auteur nous parle, ici, du parcours de ces parents, militants socialistes et ouvriers dans l'âme. Je vous avoue qu'à la base, l'histoire du socialisme vu à travers les yeux d'habitants de la France profonde n'est pas vraiment ma tasse de thé. Pourtant, je dois reconnaître que j'ai été captivé par le récit. De plus, dans une certaine mesure, je pense que l'on peut dire que nous avons beaucoup de chance de vivre à notre époque. Il suffit de voir dans quelles conditions travaillait la maman de l'auteur, ça fait réfléchir. On comprend alors qu'un combat pour une vie meilleure était vraiment nécessaire. Le dessin de Davodeau reste fidèle à lui-même. Son graphisme est idéal pour ce genre de récit. Les Mauvaises Gens est un one-shot de qualité. Il ne faudrait pas s'étonner qu'il soit nominer à Angoulême, ce qui serait totalement mérité. A suivre sans hésitation !
Trait de craie
Trait de Craie est un album qui possède beaucoup de qualités. De plus, l'histoire baigne dans une ambiance très détendue, du moins en apparence. Le scénario de Prado est construit avec beaucoup d'intelligence. Les traits de caractères des personnages principaux sont très bien développés également, ce qui nous plonge au sein du récit avec beaucoup d'efficacité. L'histoire débute en douceur mais on est vite interpellé par son aspect fantastique qui, bien évidement, intensifie notre curiosité. Le dessin de Prado est très réussi. Celui-ci met très bien en valeur l'histoire en elle-même. Les couleurs sont, quant à elles, de toute beauté. Trait de craie est un récit à suivre impérativement !
Le Guide de...
Et bien que voilà une série de mauvais goût. J'ai lu ce truc chez un ami (si, si, c'est vrai !) et franchement j'ai eu du mal à finir ma lecture. Les gags ne sont vraiment pas convaincants et le dessin est très banal. Le plus marrant, c'est que cette bd est le genre de cadeau qu'on est susceptible de recevoir quand les gens ne savent pas quoi vous offrir. Horreur et damnation ! Que dire de plus ? A éviter !
Kookaburra Universe
"Kookaburra Universe" est une série de one shot gravitant autour des personnages de Crisse de la série Kookaburra. • TOME #1 - "Le secret du sniper" : Pour ce premier tome, en bon père, c’est Crisse qui lance la machine avec une histoire qui traite de l’enfance de Dragan, le héros de la série mère. Et très paradoxalement, c’est l’histoire à laquelle j’ai le moins accroché. Au dessins, Mitric se débrouille bien même si ce n’est pas mon dessinateur préféré sur cette série. Et petit détail, je n’aime pas les nez de ses personnages : trop gros. Les couleurs de Noël, ça va, mais je les trouve tout de même un peu trop pâlottes. • TOME #2 et #3 - "Taman Kha" + "Mano Kha" : Cette histoire d’Ange, se déroule sur deux tomes. Elle nous dévoile la période de l’enfance jusqu’à l’age adulte de Taman Kha, la sublime amazone de Kookaburra, et son amour haine envers son frère Mano Kha qui après avoir été mal traité (comme tous les males des amazones), se venge et s’enfuit. Ce scénar est essentiellement basé sur les sentiments et la psychologie des personnages. Les dessins de Paty sont très jolis et ses amazones sont magnifiques. Les couleurs de Noël collent parfaitement aux dessins. • TOME #4 - "SkullFace" : Cette histoire de Gaudin est ma préférée jusqu’à présent. J’aime beaucoup le renversement de situation du dernier tiers du tome concernant les révélations faite sur SkullFace. Je ne m’y attendais pas du tout. Au dessin Briones s’en sort très bien. J’aime bien. A noter un style très différent à ce qu’il a déjà fait précédemment beaucoup plus "clair et simplifier" qui pourrait déranger certains lecteurs. Je préfère son SullFace à celui de Crisse. A la couleur, c’est Lamirand et c’est très chouette, même si par moment, je trouve que c’est un peu trop vif et brillant. • TOME #5 - "Les larmes de Gosharad" : L’histoire de ce tome relate les faits d’une mission de Dragan Preko, qui à cette époque n’était encore qu’un jeune Sniper des forces armées de l’alliance terrestre. Le scénario de Tackian et Miquel, se déroule très bien jusqu’à la moitié de le l’album, après je suis un peu déçu par la tournure des évènements SPOILERS avec cette histoire de réalité virtuelle FIN SPOILERS qui m’a un peu embrouillés. Le dessin de Ludolullabi est très beau. Le visage de ses personnages est très largement inspiré du style manga. L’environnement, le cadrage et la mise page des planches ont un aspect très comics. Cependant, je trouve que certaines scènes de combats sont difficiles à suivre mais ça vient sûrement de l’apparence fantomatique et insaisissable de l’ennemi auquel doivent faire face les Snipers. Les couleurs de Lamirand sont exceptionnelles, à couper le souffle. J’adore ses tons tantôt verdâtre, tantôt orangé, bleuté… sans vouloir rouvrir le débat « coloriste auteur ou pas », moi, je dis que sur cet album là, il n’y a pas photo, les couleurs ne sont pas qu’un petit faire valoir... • TOME #6 - "Le serment Darkoïd" : C’est Mitric, devenu directeur de collection pour la série, qui scénarise ce tome. L’histoire met à l’honneur les Dakoïds, les plus féroces guerriers de l'univers. Les Amazones semblent avoir trouvées une faille qui pourrait mettre fin l’hégémonie de cette race: un secret gardé depuis l'aube de la civilisation Dakoïd. Cet album est assez intéressant car on en apprend plus sur les terrifiants méchants de la série mère. Ils apparaissent nettement plus humain et sensible. Ils ont une histoire, des coutumes et un secret. Les dessins et les couleurs des frères Olivier et Stéphane Péru sont très jolis, ils rentrent parfaitement dans le moule Kookaburra sans pour autant jouer les photocopieurs. Les femmes Dakoïdes sont belles pour des monstres, les guerriers en imposent vraiment (mais il ne faut pas forcément se fier aux apparences, je n’en dirais pas plus ;)) Les effets spéciaux (si on peut utiliser ce terme en BD) rendent très bien.