Je n'ai jamais beaucoup consulté le blog de Frantico : je trouvais ça plutôt marrant c'est vrai, mais lire des BDs sur un écran d'ordi, je trouve ça inconfortable. Du coup, je suis plutôt content de voir qu'Albin Michel a décidé de publier tout ça sous forme de véritable album de BD (même si maintenant je crains un peu que n'importe quel bloggeur-dessinateur prêt à tout déballer sur sa sexualité réussisse à se faire publier à son tour même s'il n'a aucun talent*).
Que le contenu soit tiré de faits réels ou pas, que Frantico soit réellement un dessinateur inconnu prénommé François ou un pseudonyme de Trondheim ou autre, ce serait intéressant à savoir mais pas très important, dans le fond. Même si, comme il l'avoue lui-même, son travail a un côté "sous-Riad Sattouf et sous-Joe Matt", Frantico a quand même sa personnalité et son style à lui. "Décomplexé" n'est pas le terme que j'emploierais pour le qualifier : l'homme est au contraire bourré de complexes, trop gros, trop chauve, trop obsédé, trop minable... Alors impudique oui, mais pas décomplexé. C'est évidemment ce qui fait le charme de sa BD, qui à part ça n'est quand même pas à mourir de rire et ne raconte rien de super intéressant : pas de langue de bois chez Frantico. Il n'épargne aucun détail sordide (le doigt dans le cul pour effriter le caca quand il est constipé, clâââââsse), il se montre misanthrope, vache, n'hésite pas à taper sur ses collègues en les nommant (les derniers albums de Baudoin c'est de la merde, Sfar a des goûts de chiottes... Il se ferait des copains s'il postait des avis ici, Frantico). Il ne cherche jamais à faire le sympa, se fout de passer pour un gros con, un pervers, un goujat, un tocard, nous épargne les passages de réflexions "philosophiques" ou les leçons de politique et de morale que distillent tant d'autres bédéistes-autobiographes (genre Sfar, tiens). Bref, il a un ton à lui, qui le distingue nettement de la majorité des auteurs reconnus du monde de la BD "sérieuse-adulte-intimiste", et que personnellement, j'apprécie beaucoup.
A part ça, les dialogues sonnent juste et le dessin, comment dire... De prime abord ça a l'air sommaire, et c'est sûr que ce n'est pas "joli", et en même temps, pour illustrer des propos comme ceux-là, il est parfait.
Bref, voilà, j'ai beaucoup de sympathie pour ce gros album. Je précise quand même que c'est plutôt une BD pour mecs à mon avis, dans la mesure où les filles (dans mon entourage en tout cas) ont tendance à se lasser rapidement des histoires de branlette et de caca.
*j'ai un quota de choses négatives à dire même dans mes avis à 4 étoiles, désolé
Ah ben je me suis bien fait eu...
Je l'avoue, je fais partie de ceux qui ont découvert le blog de Frantico un peu sur le tard, peu de temps avant qu'il ne s'arrête, en fait. Et du coup, j'ai tout lu presque d'une traite. Et j'ai vraiment beaucoup aimé ce phénomène de la génération internet. Alors de voir ça imprimé sur du vrai papier, pour une diffusion en librairie, eh bien je n'ai pas hésité à le lire.
Comme l'explique Ro dans son avis, c'est le côté complètement décomplexé qui a fait le succès du blog du petit chauve au bouc. Il a une vie totalement morne, complètement crédible, sexuellement misérable. Et il raconte ça avec une décontraction et un naturel confondants. Mais Frantico n'est-il pas un prête-nom, un homme de paille comme il en existe des centaines de millions sur le Web ? Ne serait-ce pas un vrai auteur de BD, chevronné, qui a tenté de faire une nouvelle expérience ? Difficile à dire, d'autant que les seules personnes à le connaître en tant que Frantico (en gros, 5 ou 6 bloggeurs réputés et son éditeur), ne diront rien, sauf sous la menace. Le mystère reste entier...
Ce manga m'a interpellé car j'avais déjà eu la chance de voir un film japonais méconnu en France qui se nomme Suicide Club. Ici, je vais uniquement vous parler du manga puis faire une petite comparaison, mais vraiment très rapide.
L'histoire :
Un jour, à une station de métro de Tokyo, 54 lycéennes se jettent toutes ensemble sur les rails. (Il faut savoir que cette introduction est tirée d'un fait réel). Le carnage est total, excepté une jeune fille qui s'en tire sans une seule égratignure. Pourquoi ces filles ont-elles sautés et que va-t-il se passer pour la survivante qui semble très confiante de ce qui arrive ?
J'avoue que ce résumé n'est pas vraiment terrible car je n'ai pas envie d'en raconter plus !!
Côté scénario :
Bien entendu, il ne faut surtout pas s'attendre à un épisode des Bisounours !! C'est un manga particulièrement gore et malsain. Malgré cela, le scénario est vraiment très bien ficelé. On virevolte entre l'enquête policière, les évènements surnaturels et l'amitié incassable. Beaucoup de grands thèmes dans un seul manga, mais tellement bien traités qu'on en sort satisfait !
Côté dessins :
Tous les goûts sont dans la nature, personnellement, j'aime bien aimé le style de dessin qui est particulièrement sobre et sérieux. La mise en page est vraiment originale car on passe des dessins à des écrans d'ordinateurs ou encore quelques photos retravaillées il me semble. Il faut savoir que l'auteur Usamaru Furuya est à la base un peintre et qu'il ne connaissait pas les règles de construction d'un manga. Malgré cela, il s'en tire royalement bien.
Côté personnages :
Les personnages sont très attachants ! On ne tombe jamais dans la caricature. On pourrait même penser, vu aux dessins sérieux et aux personnages qu'on est en présence d'un manga social. On se plait à aimer certains personnages et à détester voir craindre d'autres.
Mon avis de lecteur :
Personnellement, j'avais vu et apprécié le film. J'ai donc foncé vers le manga, assez confiant ! Quelle ne fût pas ma déroute de voir que le film et le manga sont totalement différents ! Mais il n'empêche que j'ai profondément aimé ce manga ! Alors que je pensais être encore au début de l'histoire, j'en avais déjà lu les trois quarts !!! L'immersion est totale et le temps n'existe plus quand je lis ce manga. Enfin, les pages finales m'ont totalement scotché et emballé. Par contre, les propos de cette histoire peuvent être choquants et incompréhensible pour certains lecteurs. En tout cas, je le recommande, mais pas aux âmes sensibles ni aux ptits "djeuns" !
**
Le seul véritable lien entre le film et le manga réside dans la scène d'introduction. Ensuite, les deux supports partent chacun dans une histoire aussi différente qu'originale. Je préfère ne rien dévoiler des deux, mais je pense que si quelqu'un aime l'un des deux, il aimera l'autre et sera ravi de voir une version aussi différente (avec tout de même quelques points communs, mais de l'ordre du détail).
Ce comic book qu'on pourrait qualifier de one-shot relate un passage de la vie de deux personnages (Tom et Tori) après une catastrophe d'ordre planétaire : une invasion de morts-vivants.
Côté scénario :
Le scénario est de Steve Niles, à savoir, l'auteur d'une partie des aventures de Spawn (Dark Ages, Hellspawn). L'histoire n'est pas vraiment originale. Le monde est envahi par les zombies (pour une raison connue cette fois). On suit donc ces deux personnages qui ne semblent pas s'apprécier l'un l'autre. Vive l'ambiance pourrie ! L'originalité (bien que moindre) se résume dans l'évolution des zombies au cours des pages et du temps qui passe (mais je n'en dirai pas plus pour ne rien raconter).
Côté dessins :
Kieron Dwyer est le dessinateur de Remains. Il a déjà à son actif des plusieurs comics de super héros dont les X-Men, Superman, Batman ou encore Captain America. Les dessins sont ici très crayonnés, un peu glauque et très "cracra". Tout ceci correspondant à merveille avec l'ambiance générale de l'histoire ! Les zombies sont vraiment repoussants ! Un pur régal niveau dessin ! Et puis, ça change des dessins tous propres tout mignons qu'on retrouve trop souvent dans les bd !
Côté personnages :
Les personnages ne sont pas vraiment originaux. On tombe plus ou moins dans du déjà vu, mais l'ambiance en générale est très tendue et donc très plaisante (pour les esprits torturés tel que le mien). On se retrouve avec des dialogues de folies et des casses assez sympa ! Sinon, le tout reste très caricatural, mais dans cet univers un peu décalé, ça colle parfaitement !
Mon avis après la lecture :
Tout d'abord, j'ai été vraiment (agréablement) surpris en lisant la préface (rédigée par Jay Wicky). Pour une fois qu'une préface de bande dessinée est de qualité et que l'auteur à de vraies choses à dire, ça valait la peine d'être relevé dans cette humble critique. En tout cas, j'ai été vraiment agréablement surpris par cette bande dessinée au niveau des personnages. J'aime vraiment beaucoup les deux personnages principaux et la relation qu'ils entretiennent. Au début, j'ai été un peu rebuté par les dessins, mais en fait, ils reflètent parfaitement l'ambiance du monde en putréfaction, on arrive presque à ressentir les odeurs à la vue des dessins !
Au final, c'est une bande dessinée que je recommande aux fans de zombies et de comics !! Ne vous attendez pas à une histoire qui va innover vis à vis du mythe du mort-vivant, mais attendez vous plutôt à passer un agréable moment dans cet univers post-apocalyptique !!
Rah, mais c'est génial "Dans les villages" !
Cabanes et un grand auteur, qui n'a jamais connu qu'un succès d'estime, malheureusement.
Mais à l'heure où sort enfin le 5ème tome tant attendu, il faut absolument lire cet ovni BDistique !
Bon, ne le cachons pas, c'est assez spécial, mais moi personnellement ça me fait mourir de rire. Cet univers complètement absurde est peuplé d'êtres attachants et drôles, et leur histoire est faite de rebondissements tous plus inattendus que le précédent.
Et graphiquement, c'est très beau.
Bref, une série à découvrir !
Ah les chroniques de la vie de banlieue !!! Une des BDs qui m'a le plus fait rire (avec le génie des alpages et les premières RAB).
Ces chroniques pince-sans-rire et délirantes dans un univers très seventies sont vraiment savoureuses. Le dessin y est excellent, l'humour très original (moi ça me fait mourir de rire).
Mes albums de Caza préférés !
Intrigante. C'est le terme qui me vient à l'esprit à la lecture du premier tome de cette série. Parce que l'on touche à l'indicible, au tabou, à l'invisible. Selon certains historiens de la médecine, et certains praticiens aujourd'hui, pratiquer un trou dans le crâne permettrait de relâcher quelque peu la pression à l'intérieur de la boîte crânienne, et donc au cerveau de mieux respirer, comme ceux des bébés, avant que la fontanelle se referme. Yamamoto, réputé comme l'un des auteurs les plus transgressifs du Japon (voir l'adaptation de son manga Ichi the killer par Takeshi Miike), nous emmène aux frontières de l'étrange avec cette histoire. Mais attention, la trépanation, dont il est question, est une opération qui ne va pas sans risque ; l'éditeur Tonkam a d'ailleurs indiqué en fin d'ouvrage "La trépanation est extrêmement dangereuse. Ne faites pas ça chez vous".
Le premier tome n'offre pas beaucoup d'action, c'est plus une introduction à ce qui va suivre, même si la fin nous promet une suite des plus intéressante. Attention à l'addiction.
Claus le Clown et Simon le lezard sont deux amis voués à une existence miséreuse. Un jour pourtant, un manager leur propose d'intégrer son équipe de rois de l'évasion, leur promettant des milles et des cents. Ils devront alors participer aux épreuves très médiatisées parce que risquées des jeux phares du 22ème siècle. Rapidement les deux héros seront confrontés aux manigances de la Mafia chapotant ces jeux à la recherche de profit.
Ce thème des combats truqués me paraît franchement éculé. Les couleurs sont parfois criardes et le style graphique changeant est désorientant. De plus la fin se termine en eau de boudin et je ne vois vraiment pas où les auteurs ont voulu en venir.
Haaaaaaa le beau dessin que voilà!
Imaginez de sylvestres paysages, resplendissant des couleurs de l'été indien! Dans ces bois, une paisible bourgade, typique de l'Ouest Américain. Arrive une charmante rouquine travaillant pour une compagnie d'assurance. Puis vient un shérif à l'athlétique physique. Au premier abord un peu benêt, sa sollicitude envers la jeune demoiselle le rend vite bien attachant.
Après un début fort bucolique, la violence surgit dans les attaques meurtrières d'une bête sauvage. A la croisée du western et du fantastique l'histoire s'emballe et la lecture de ce 1er volet est vraiment très plaisante. De nombreux personnages viennent intensifier le récit. La jeune fille se révèle avoir plus d'un tour dans son sac et le marshall quant à lui, aura bien du mal à maintenir la paix dans sa ville.
Il est dommage que le scénario soit à la fois un peu convenu et tiré par les cheveux. Pourquoi faire intervenir l'ordre des templiers (ce qui rappel d'autres séries), là où l'exploitation de l'univers chamanique des indiens d'Amérique aurait sans doute suffit. Surtout lorsqu'on se dit fan du film « Blueberry » de Yan Kounen.
Sans conteste, ce premier album est une réussite et laisse entrevoir, si la suite est à la hauteur une oeuvre de très bonne qualité.
J’ai connu le donjon de Naheulbeuk bien avant sa sortie en bd et j ai adoré. Etant fan de bd en tout genre, j’ai voulu l’acheter, mais je l’ai lue avant, j ai été très déçue et j’ai changé d avis.
Comme certain l’ont déjà dit, les dessins ne correspondent pas assez au personnage, il y a trop de couleurs (ça fait dessin animé) et sans les bruits de fond, la musique et tout ça, c'est beaucoup moins drôle.
Il n'y a absolument rien de nouveau, c’est les mêmes dialogues et les mêmes gags. Il n’y a aucun intérêt à la lire ou à l’acheter si on a écouté les mp3. Mais ceux qui ne les ont jamais écoutés pourraient trouver la bd excellente.
En résumé écoutez les mp3 et laissez la bd de coté.
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Le Blog de Frantico
Je n'ai jamais beaucoup consulté le blog de Frantico : je trouvais ça plutôt marrant c'est vrai, mais lire des BDs sur un écran d'ordi, je trouve ça inconfortable. Du coup, je suis plutôt content de voir qu'Albin Michel a décidé de publier tout ça sous forme de véritable album de BD (même si maintenant je crains un peu que n'importe quel bloggeur-dessinateur prêt à tout déballer sur sa sexualité réussisse à se faire publier à son tour même s'il n'a aucun talent*). Que le contenu soit tiré de faits réels ou pas, que Frantico soit réellement un dessinateur inconnu prénommé François ou un pseudonyme de Trondheim ou autre, ce serait intéressant à savoir mais pas très important, dans le fond. Même si, comme il l'avoue lui-même, son travail a un côté "sous-Riad Sattouf et sous-Joe Matt", Frantico a quand même sa personnalité et son style à lui. "Décomplexé" n'est pas le terme que j'emploierais pour le qualifier : l'homme est au contraire bourré de complexes, trop gros, trop chauve, trop obsédé, trop minable... Alors impudique oui, mais pas décomplexé. C'est évidemment ce qui fait le charme de sa BD, qui à part ça n'est quand même pas à mourir de rire et ne raconte rien de super intéressant : pas de langue de bois chez Frantico. Il n'épargne aucun détail sordide (le doigt dans le cul pour effriter le caca quand il est constipé, clâââââsse), il se montre misanthrope, vache, n'hésite pas à taper sur ses collègues en les nommant (les derniers albums de Baudoin c'est de la merde, Sfar a des goûts de chiottes... Il se ferait des copains s'il postait des avis ici, Frantico). Il ne cherche jamais à faire le sympa, se fout de passer pour un gros con, un pervers, un goujat, un tocard, nous épargne les passages de réflexions "philosophiques" ou les leçons de politique et de morale que distillent tant d'autres bédéistes-autobiographes (genre Sfar, tiens). Bref, il a un ton à lui, qui le distingue nettement de la majorité des auteurs reconnus du monde de la BD "sérieuse-adulte-intimiste", et que personnellement, j'apprécie beaucoup. A part ça, les dialogues sonnent juste et le dessin, comment dire... De prime abord ça a l'air sommaire, et c'est sûr que ce n'est pas "joli", et en même temps, pour illustrer des propos comme ceux-là, il est parfait. Bref, voilà, j'ai beaucoup de sympathie pour ce gros album. Je précise quand même que c'est plutôt une BD pour mecs à mon avis, dans la mesure où les filles (dans mon entourage en tout cas) ont tendance à se lasser rapidement des histoires de branlette et de caca. *j'ai un quota de choses négatives à dire même dans mes avis à 4 étoiles, désolé
Le Blog de Frantico
Ah ben je me suis bien fait eu... Je l'avoue, je fais partie de ceux qui ont découvert le blog de Frantico un peu sur le tard, peu de temps avant qu'il ne s'arrête, en fait. Et du coup, j'ai tout lu presque d'une traite. Et j'ai vraiment beaucoup aimé ce phénomène de la génération internet. Alors de voir ça imprimé sur du vrai papier, pour une diffusion en librairie, eh bien je n'ai pas hésité à le lire. Comme l'explique Ro dans son avis, c'est le côté complètement décomplexé qui a fait le succès du blog du petit chauve au bouc. Il a une vie totalement morne, complètement crédible, sexuellement misérable. Et il raconte ça avec une décontraction et un naturel confondants. Mais Frantico n'est-il pas un prête-nom, un homme de paille comme il en existe des centaines de millions sur le Web ? Ne serait-ce pas un vrai auteur de BD, chevronné, qui a tenté de faire une nouvelle expérience ? Difficile à dire, d'autant que les seules personnes à le connaître en tant que Frantico (en gros, 5 ou 6 bloggeurs réputés et son éditeur), ne diront rien, sauf sous la menace. Le mystère reste entier...
Le Cercle du Suicide
Ce manga m'a interpellé car j'avais déjà eu la chance de voir un film japonais méconnu en France qui se nomme Suicide Club. Ici, je vais uniquement vous parler du manga puis faire une petite comparaison, mais vraiment très rapide. L'histoire : Un jour, à une station de métro de Tokyo, 54 lycéennes se jettent toutes ensemble sur les rails. (Il faut savoir que cette introduction est tirée d'un fait réel). Le carnage est total, excepté une jeune fille qui s'en tire sans une seule égratignure. Pourquoi ces filles ont-elles sautés et que va-t-il se passer pour la survivante qui semble très confiante de ce qui arrive ? J'avoue que ce résumé n'est pas vraiment terrible car je n'ai pas envie d'en raconter plus !! Côté scénario : Bien entendu, il ne faut surtout pas s'attendre à un épisode des Bisounours !! C'est un manga particulièrement gore et malsain. Malgré cela, le scénario est vraiment très bien ficelé. On virevolte entre l'enquête policière, les évènements surnaturels et l'amitié incassable. Beaucoup de grands thèmes dans un seul manga, mais tellement bien traités qu'on en sort satisfait ! Côté dessins : Tous les goûts sont dans la nature, personnellement, j'aime bien aimé le style de dessin qui est particulièrement sobre et sérieux. La mise en page est vraiment originale car on passe des dessins à des écrans d'ordinateurs ou encore quelques photos retravaillées il me semble. Il faut savoir que l'auteur Usamaru Furuya est à la base un peintre et qu'il ne connaissait pas les règles de construction d'un manga. Malgré cela, il s'en tire royalement bien. Côté personnages : Les personnages sont très attachants ! On ne tombe jamais dans la caricature. On pourrait même penser, vu aux dessins sérieux et aux personnages qu'on est en présence d'un manga social. On se plait à aimer certains personnages et à détester voir craindre d'autres. Mon avis de lecteur : Personnellement, j'avais vu et apprécié le film. J'ai donc foncé vers le manga, assez confiant ! Quelle ne fût pas ma déroute de voir que le film et le manga sont totalement différents ! Mais il n'empêche que j'ai profondément aimé ce manga ! Alors que je pensais être encore au début de l'histoire, j'en avais déjà lu les trois quarts !!! L'immersion est totale et le temps n'existe plus quand je lis ce manga. Enfin, les pages finales m'ont totalement scotché et emballé. Par contre, les propos de cette histoire peuvent être choquants et incompréhensible pour certains lecteurs. En tout cas, je le recommande, mais pas aux âmes sensibles ni aux ptits "djeuns" ! ** Le seul véritable lien entre le film et le manga réside dans la scène d'introduction. Ensuite, les deux supports partent chacun dans une histoire aussi différente qu'originale. Je préfère ne rien dévoiler des deux, mais je pense que si quelqu'un aime l'un des deux, il aimera l'autre et sera ravi de voir une version aussi différente (avec tout de même quelques points communs, mais de l'ordre du détail).
Remains
Ce comic book qu'on pourrait qualifier de one-shot relate un passage de la vie de deux personnages (Tom et Tori) après une catastrophe d'ordre planétaire : une invasion de morts-vivants. Côté scénario : Le scénario est de Steve Niles, à savoir, l'auteur d'une partie des aventures de Spawn (Dark Ages, Hellspawn). L'histoire n'est pas vraiment originale. Le monde est envahi par les zombies (pour une raison connue cette fois). On suit donc ces deux personnages qui ne semblent pas s'apprécier l'un l'autre. Vive l'ambiance pourrie ! L'originalité (bien que moindre) se résume dans l'évolution des zombies au cours des pages et du temps qui passe (mais je n'en dirai pas plus pour ne rien raconter). Côté dessins : Kieron Dwyer est le dessinateur de Remains. Il a déjà à son actif des plusieurs comics de super héros dont les X-Men, Superman, Batman ou encore Captain America. Les dessins sont ici très crayonnés, un peu glauque et très "cracra". Tout ceci correspondant à merveille avec l'ambiance générale de l'histoire ! Les zombies sont vraiment repoussants ! Un pur régal niveau dessin ! Et puis, ça change des dessins tous propres tout mignons qu'on retrouve trop souvent dans les bd ! Côté personnages : Les personnages ne sont pas vraiment originaux. On tombe plus ou moins dans du déjà vu, mais l'ambiance en générale est très tendue et donc très plaisante (pour les esprits torturés tel que le mien). On se retrouve avec des dialogues de folies et des casses assez sympa ! Sinon, le tout reste très caricatural, mais dans cet univers un peu décalé, ça colle parfaitement ! Mon avis après la lecture : Tout d'abord, j'ai été vraiment (agréablement) surpris en lisant la préface (rédigée par Jay Wicky). Pour une fois qu'une préface de bande dessinée est de qualité et que l'auteur à de vraies choses à dire, ça valait la peine d'être relevé dans cette humble critique. En tout cas, j'ai été vraiment agréablement surpris par cette bande dessinée au niveau des personnages. J'aime vraiment beaucoup les deux personnages principaux et la relation qu'ils entretiennent. Au début, j'ai été un peu rebuté par les dessins, mais en fait, ils reflètent parfaitement l'ambiance du monde en putréfaction, on arrive presque à ressentir les odeurs à la vue des dessins ! Au final, c'est une bande dessinée que je recommande aux fans de zombies et de comics !! Ne vous attendez pas à une histoire qui va innover vis à vis du mythe du mort-vivant, mais attendez vous plutôt à passer un agréable moment dans cet univers post-apocalyptique !!
Dans les villages
Rah, mais c'est génial "Dans les villages" ! Cabanes et un grand auteur, qui n'a jamais connu qu'un succès d'estime, malheureusement. Mais à l'heure où sort enfin le 5ème tome tant attendu, il faut absolument lire cet ovni BDistique ! Bon, ne le cachons pas, c'est assez spécial, mais moi personnellement ça me fait mourir de rire. Cet univers complètement absurde est peuplé d'êtres attachants et drôles, et leur histoire est faite de rebondissements tous plus inattendus que le précédent. Et graphiquement, c'est très beau. Bref, une série à découvrir !
Scènes de la vie de banlieue
Ah les chroniques de la vie de banlieue !!! Une des BDs qui m'a le plus fait rire (avec le génie des alpages et les premières RAB). Ces chroniques pince-sans-rire et délirantes dans un univers très seventies sont vraiment savoureuses. Le dessin y est excellent, l'humour très original (moi ça me fait mourir de rire). Mes albums de Caza préférés !
Homunculus
Intrigante. C'est le terme qui me vient à l'esprit à la lecture du premier tome de cette série. Parce que l'on touche à l'indicible, au tabou, à l'invisible. Selon certains historiens de la médecine, et certains praticiens aujourd'hui, pratiquer un trou dans le crâne permettrait de relâcher quelque peu la pression à l'intérieur de la boîte crânienne, et donc au cerveau de mieux respirer, comme ceux des bébés, avant que la fontanelle se referme. Yamamoto, réputé comme l'un des auteurs les plus transgressifs du Japon (voir l'adaptation de son manga Ichi the killer par Takeshi Miike), nous emmène aux frontières de l'étrange avec cette histoire. Mais attention, la trépanation, dont il est question, est une opération qui ne va pas sans risque ; l'éditeur Tonkam a d'ailleurs indiqué en fin d'ouvrage "La trépanation est extrêmement dangereuse. Ne faites pas ça chez vous". Le premier tome n'offre pas beaucoup d'action, c'est plus une introduction à ce qui va suivre, même si la fin nous promet une suite des plus intéressante. Attention à l'addiction.
Claus & Simon - Rois de l'évasion
Claus le Clown et Simon le lezard sont deux amis voués à une existence miséreuse. Un jour pourtant, un manager leur propose d'intégrer son équipe de rois de l'évasion, leur promettant des milles et des cents. Ils devront alors participer aux épreuves très médiatisées parce que risquées des jeux phares du 22ème siècle. Rapidement les deux héros seront confrontés aux manigances de la Mafia chapotant ces jeux à la recherche de profit. Ce thème des combats truqués me paraît franchement éculé. Les couleurs sont parfois criardes et le style graphique changeant est désorientant. De plus la fin se termine en eau de boudin et je ne vois vraiment pas où les auteurs ont voulu en venir.
Lune d'argent sur Providence
Haaaaaaa le beau dessin que voilà! Imaginez de sylvestres paysages, resplendissant des couleurs de l'été indien! Dans ces bois, une paisible bourgade, typique de l'Ouest Américain. Arrive une charmante rouquine travaillant pour une compagnie d'assurance. Puis vient un shérif à l'athlétique physique. Au premier abord un peu benêt, sa sollicitude envers la jeune demoiselle le rend vite bien attachant. Après un début fort bucolique, la violence surgit dans les attaques meurtrières d'une bête sauvage. A la croisée du western et du fantastique l'histoire s'emballe et la lecture de ce 1er volet est vraiment très plaisante. De nombreux personnages viennent intensifier le récit. La jeune fille se révèle avoir plus d'un tour dans son sac et le marshall quant à lui, aura bien du mal à maintenir la paix dans sa ville. Il est dommage que le scénario soit à la fois un peu convenu et tiré par les cheveux. Pourquoi faire intervenir l'ordre des templiers (ce qui rappel d'autres séries), là où l'exploitation de l'univers chamanique des indiens d'Amérique aurait sans doute suffit. Surtout lorsqu'on se dit fan du film « Blueberry » de Yan Kounen. Sans conteste, ce premier album est une réussite et laisse entrevoir, si la suite est à la hauteur une oeuvre de très bonne qualité.
Le Donjon de Naheulbeuk
J’ai connu le donjon de Naheulbeuk bien avant sa sortie en bd et j ai adoré. Etant fan de bd en tout genre, j’ai voulu l’acheter, mais je l’ai lue avant, j ai été très déçue et j’ai changé d avis. Comme certain l’ont déjà dit, les dessins ne correspondent pas assez au personnage, il y a trop de couleurs (ça fait dessin animé) et sans les bruits de fond, la musique et tout ça, c'est beaucoup moins drôle. Il n'y a absolument rien de nouveau, c’est les mêmes dialogues et les mêmes gags. Il n’y a aucun intérêt à la lire ou à l’acheter si on a écouté les mp3. Mais ceux qui ne les ont jamais écoutés pourraient trouver la bd excellente. En résumé écoutez les mp3 et laissez la bd de coté.