Comme souvent quand Moebius est seul aux commandes, on part à fond dans le délire. Le Garage Hermétique (rien que ce nom qui ne veut rien dire en dit long) est une grand voyage dans le non-sens, où il devient très vite illusoire de tenter de trouver une quelconque intrigue structurée, tant le pseudo-scénario (inventé au fil de l'eau) ne sert à rien d'autre qu'à servir de prétexte à des planches sublimes.
Mais rien que pour ça, les aventures du Major Grubert valent le détour. Le talent de Moebius à son apogée c'est vraiment du plaisir à l'état pur, et le côté abscons de l'histoire se fait rapidement oublier.
Une approche intéressante de la BD, qui n'a guère été retentée depuis.
Pas grand chose à ajouter à ce qu'a (fort justement, comme toujours) dit Ro: cette BD (qui ne mérite même pas ce nom) est lamentable.
Prétexte à un étalage de viande en photos retouchées, les gags sont complètement nuls et convenus.
L'ensemble est d'une totale médiocrité, et le pire c'est que je suis sûr que ça va bien se vendre...
Cette série est sympa.
Le ton d'ensemble est vraiment gentillet (on est clairement dans une cible très grand public) et parfois un peu dégoulinant de bons sentiments. Ecologie, pacifisme, tolérance sont présents à haute dose dans cette série, parfois à la limite de la niaiserie.
Ceci dit, l'univers créé par Bati et Moebius (excusez du peu!) est cohérent et agréable. Les dessins de Bati sont très proches du style de son scénariste et reflètent une réelle maîtrise technique.
On notera que la colorisation de Bellamy est pour beaucoup dans la qualité graphique de la série.
Cette série n'a pas révolutionné ni la SF ni la Fantasy mais elle est suffisamment divertissante pour que l'on s'y attache.
Je pense que Lone Sloane est incontournable lorsque l'on s'intéresse à la BD et à son évolution en tant que médium artistique.
L'oeuvre de Druillet est unique, sa vision relayée par un style extraordinairement détaillé et complètement délirant mérite d'être approchée au moins une fois. L'univers de Lone Sloane fleure bon les 70s où la SF est outrancièrement baroque et teintée de fantasy, voire de mystique. Chaque planche est une composition incroyable, fourmillant de détails torturés, où une aventure/tentative vers un nouveau format de dessin.
L'ensemble ne laisse pas indemne mais nous sommes là à la limite de la BD, dans une frange d'art graphique que seul Druillet s'aventure à explorer.
On regrettera néanmoins une colorisation souvent pauvre ou de mauvais goût. Nul doute que les moyens actuels auraient permis de pallier ces défauts.
L'intérêt de Lone Sloane reposant presque exclusivement sur sa force picturale, le scénario en devient accessoire. Les histoires sont donc confuses, peu structurées et font référence à une certaine contre-culture qui pourra en laisser certains froids.
En résumé, à lire pour ne pas mourir idiot et se prendre une claque mais peut être pas à acheter car cela ne correspond plus vraiment à nos standards actuels.
Du grand Hermann. Excellent dessin, comme d'habitude. Ca rappelle un peu Les Tours de Bois-Maury, on suit l'errance des héros à travers leurs rencontres. Et c'est presque aussi réussi. Ce monde post troisième guerre mondiale est réussi et permet de nombreuses originalités, souvent bien senties, de Hermann. Les héros sont attachants et crédibles ; ils ne sont justement pas héroïques mais bien humains. Une série qui se lit avec beaucoup de plaisir, comme on aimerait en voir plus souvent.
Je ne vais pas m'étendre longtemps sur cette BD.
Le scénario est une énième resucée 'à la Tolkien' sur le thème du conflit opposant les forces du mal et celles du bien dans un monde HF sans aucune originalité. Les dialogues sont lourds et la mise en scène très académique.
Et puis ce graphisme qui pue l'ordinateur. Soyons clair je n'ai rien du tout contre l'usage de l'informatique dans la BD dans la mesure où cela est fait avec élégance et permet d'apporter une véritable valeur ajoutée (notamment sur les effets de colorisation) ou une innovation.
Mais quand, comme ici, ça n'apporte rien et ça 'déshumanise' le résultat d'ensemble, beurk, beurk, beurk..
Passez votre chemin, vous ne perdrez pas grand chose.
Autant vous le dire tout de suite, moi les mangas, c'est vraiment pas ma tasse de thé, et l'alpinisme, c'est vraiment quelque chose qui me passe très au dessus (c'est le cas de le dire). Donc 'le Sommet des Dieux' avait un sacré challenge à relever pour me convaincre.
Et bien c'est chose faite.
Cet ouvrage est très, très impressionnant. Le style graphique, même s'il garde une précision et une finesse très japonaises est quand même très proche de nos canons européens. Il est de plus agrémenté par des représentations de scènes de montagne à couper le souffle. Sur certaines planches, on ressent presque du vertige face à ces vides abyssaux et ces parois verticales balayées par le vent. Ce dessin superbement maîtrisé m'a fait comprendre l'ivresse et la folie qui rongent Habu et Hase, ces alpinistes extrêmes.
Le scénario est bien construit, émaillé de nombreux flash backs (toujours passionnants) mais il a quand même certaines longueurs (les affres du photographe alors qu'il est à Tokyo notamment) mais cela est peut être le résultat d'une transposition un peu trop littérale du roman (que je n'ai pas lu). Ce petit travers est assez largement contrebalancé par le fait que l'intrigue nous maintient en haleine de bout en bout.
Une oeuvre forte, sur un sujet inhabituel, réalisée avec brio.
Je n’ai lu que le tome 1 et je dois dire que le dessin de Jousselin me plait toujours autant. L’histoire est sans prétention mais bien sympathique. Contrairement à Kael, j’apprécie beaucoup les albums édités par les "indépendants" qui sont en marge des productions de masse et se révèlent être souvent une bonne surprise.
Je savais à peu près à quoi m’attendre en lisant cette série dont les deux tomes forment une histoire complète. C’est sans doute la raison pour laquelle ma note n’est pas aussi assassine que celle des autres (quoique ?). J’ai aussi des circonstances atténuantes, à savoir que je suis amateur de westerns et que Yann et Lamy sont deux auteurs que j’apprécie.
Yann a pêché par excès en voulant faire de Colt Walker un récit reprenant tous les codes du western spaghetti à la Clint où le "gentil" ne semble pas être un grand sentimental. Une fois rentré dans l’histoire, le premier opus n’est pas si mal. Toutefois, le suivant, publié bien après, déçoit. On sent que Yann a dû forcer pour boucler ce cycle et cela devient un peu n’importe quoi. Concernant le dessin, j’ai trouvé Lamy plus inspiré dans "Trio Grande" ou encore "Wayne Redlake".
Alléché par le titre (y a de quoi, non ? :) ), j’ai été plutôt déçu par le contenu de ce récit qui narre les aléas de la vie d’un écrivain qui a du mal à vendre son roman (et au vu du titre de son nanar, on comprend pourquoi !). Le dessin n’est pas désagréable mais ce n’est pas trop ma tasse de thé non plus. Ca me fait penser à du dessin de presse. Bref, la collection Comix recèle de bien meilleurs albums !
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Le Garage hermétique (Major Fatal)
Comme souvent quand Moebius est seul aux commandes, on part à fond dans le délire. Le Garage Hermétique (rien que ce nom qui ne veut rien dire en dit long) est une grand voyage dans le non-sens, où il devient très vite illusoire de tenter de trouver une quelconque intrigue structurée, tant le pseudo-scénario (inventé au fil de l'eau) ne sert à rien d'autre qu'à servir de prétexte à des planches sublimes. Mais rien que pour ça, les aventures du Major Grubert valent le détour. Le talent de Moebius à son apogée c'est vraiment du plaisir à l'état pur, et le côté abscons de l'histoire se fait rapidement oublier. Une approche intéressante de la BD, qui n'a guère été retentée depuis.
Ibiza Club
Pas grand chose à ajouter à ce qu'a (fort justement, comme toujours) dit Ro: cette BD (qui ne mérite même pas ce nom) est lamentable. Prétexte à un étalage de viande en photos retouchées, les gags sont complètement nuls et convenus. L'ensemble est d'une totale médiocrité, et le pire c'est que je suis sûr que ça va bien se vendre...
Altor
Cette série est sympa. Le ton d'ensemble est vraiment gentillet (on est clairement dans une cible très grand public) et parfois un peu dégoulinant de bons sentiments. Ecologie, pacifisme, tolérance sont présents à haute dose dans cette série, parfois à la limite de la niaiserie. Ceci dit, l'univers créé par Bati et Moebius (excusez du peu!) est cohérent et agréable. Les dessins de Bati sont très proches du style de son scénariste et reflètent une réelle maîtrise technique. On notera que la colorisation de Bellamy est pour beaucoup dans la qualité graphique de la série. Cette série n'a pas révolutionné ni la SF ni la Fantasy mais elle est suffisamment divertissante pour que l'on s'y attache.
Lone Sloane
Je pense que Lone Sloane est incontournable lorsque l'on s'intéresse à la BD et à son évolution en tant que médium artistique. L'oeuvre de Druillet est unique, sa vision relayée par un style extraordinairement détaillé et complètement délirant mérite d'être approchée au moins une fois. L'univers de Lone Sloane fleure bon les 70s où la SF est outrancièrement baroque et teintée de fantasy, voire de mystique. Chaque planche est une composition incroyable, fourmillant de détails torturés, où une aventure/tentative vers un nouveau format de dessin. L'ensemble ne laisse pas indemne mais nous sommes là à la limite de la BD, dans une frange d'art graphique que seul Druillet s'aventure à explorer. On regrettera néanmoins une colorisation souvent pauvre ou de mauvais goût. Nul doute que les moyens actuels auraient permis de pallier ces défauts. L'intérêt de Lone Sloane reposant presque exclusivement sur sa force picturale, le scénario en devient accessoire. Les histoires sont donc confuses, peu structurées et font référence à une certaine contre-culture qui pourra en laisser certains froids. En résumé, à lire pour ne pas mourir idiot et se prendre une claque mais peut être pas à acheter car cela ne correspond plus vraiment à nos standards actuels.
Jeremiah
Du grand Hermann. Excellent dessin, comme d'habitude. Ca rappelle un peu Les Tours de Bois-Maury, on suit l'errance des héros à travers leurs rencontres. Et c'est presque aussi réussi. Ce monde post troisième guerre mondiale est réussi et permet de nombreuses originalités, souvent bien senties, de Hermann. Les héros sont attachants et crédibles ; ils ne sont justement pas héroïques mais bien humains. Une série qui se lit avec beaucoup de plaisir, comme on aimerait en voir plus souvent.
Le Seigneur d'Ombre
Je ne vais pas m'étendre longtemps sur cette BD. Le scénario est une énième resucée 'à la Tolkien' sur le thème du conflit opposant les forces du mal et celles du bien dans un monde HF sans aucune originalité. Les dialogues sont lourds et la mise en scène très académique. Et puis ce graphisme qui pue l'ordinateur. Soyons clair je n'ai rien du tout contre l'usage de l'informatique dans la BD dans la mesure où cela est fait avec élégance et permet d'apporter une véritable valeur ajoutée (notamment sur les effets de colorisation) ou une innovation. Mais quand, comme ici, ça n'apporte rien et ça 'déshumanise' le résultat d'ensemble, beurk, beurk, beurk.. Passez votre chemin, vous ne perdrez pas grand chose.
Le Sommet des dieux
Autant vous le dire tout de suite, moi les mangas, c'est vraiment pas ma tasse de thé, et l'alpinisme, c'est vraiment quelque chose qui me passe très au dessus (c'est le cas de le dire). Donc 'le Sommet des Dieux' avait un sacré challenge à relever pour me convaincre. Et bien c'est chose faite. Cet ouvrage est très, très impressionnant. Le style graphique, même s'il garde une précision et une finesse très japonaises est quand même très proche de nos canons européens. Il est de plus agrémenté par des représentations de scènes de montagne à couper le souffle. Sur certaines planches, on ressent presque du vertige face à ces vides abyssaux et ces parois verticales balayées par le vent. Ce dessin superbement maîtrisé m'a fait comprendre l'ivresse et la folie qui rongent Habu et Hase, ces alpinistes extrêmes. Le scénario est bien construit, émaillé de nombreux flash backs (toujours passionnants) mais il a quand même certaines longueurs (les affres du photographe alors qu'il est à Tokyo notamment) mais cela est peut être le résultat d'une transposition un peu trop littérale du roman (que je n'ai pas lu). Ce petit travers est assez largement contrebalancé par le fait que l'intrigue nous maintient en haleine de bout en bout. Une oeuvre forte, sur un sujet inhabituel, réalisée avec brio.
Voltige et Ratatouille
Je n’ai lu que le tome 1 et je dois dire que le dessin de Jousselin me plait toujours autant. L’histoire est sans prétention mais bien sympathique. Contrairement à Kael, j’apprécie beaucoup les albums édités par les "indépendants" qui sont en marge des productions de masse et se révèlent être souvent une bonne surprise.
Colt Walker
Je savais à peu près à quoi m’attendre en lisant cette série dont les deux tomes forment une histoire complète. C’est sans doute la raison pour laquelle ma note n’est pas aussi assassine que celle des autres (quoique ?). J’ai aussi des circonstances atténuantes, à savoir que je suis amateur de westerns et que Yann et Lamy sont deux auteurs que j’apprécie. Yann a pêché par excès en voulant faire de Colt Walker un récit reprenant tous les codes du western spaghetti à la Clint où le "gentil" ne semble pas être un grand sentimental. Une fois rentré dans l’histoire, le premier opus n’est pas si mal. Toutefois, le suivant, publié bien après, déçoit. On sent que Yann a dû forcer pour boucler ce cycle et cela devient un peu n’importe quoi. Concernant le dessin, j’ai trouvé Lamy plus inspiré dans "Trio Grande" ou encore "Wayne Redlake".
Mes voisins sont formidables
Alléché par le titre (y a de quoi, non ? :) ), j’ai été plutôt déçu par le contenu de ce récit qui narre les aléas de la vie d’un écrivain qui a du mal à vendre son roman (et au vu du titre de son nanar, on comprend pourquoi !). Le dessin n’est pas désagréable mais ce n’est pas trop ma tasse de thé non plus. Ca me fait penser à du dessin de presse. Bref, la collection Comix recèle de bien meilleurs albums !