Les derniers avis (115039 avis)

Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Adieu, maman
Adieu, maman

C'est une bd que l'on adore ou que l'on déteste, je ne pense pas que la demi-mesure existe pour ce livre. J'ai évidemment adoré cette bd, pleine de retenue et d'émotion. Les premières pages peuvent a priori paraître rebutantes mais il faut persévérer. Une relation père-fils biaisée par la mort de la mère, est admirablement décrite par l'auteur. L'image du masque (celui du lion) que revêt le héros pour se protéger de la réalité est très bien trouvée : d'ailleurs, le père lui demandera de l'enlever pour affronter l'impossible. Le dessin et le thème ne sont pas loin de nous rappeler l'étrange et pathétique Jimmy Corrigan de Chris Ware. C'est un livre fort, très fort (comment ne pas être bouleversé quand Thomas, le gamin, vient rejoindre son père dans son lit, avant le départ...). La maladie, la mort, le remord, l'absence et la déchéance y sont traités avec délicatesse et intelligence. Les dessins sont sobres, les décors inexistants, l'histoire poignante, mais je vous jure que c'est un petit chef-d'oeuvre, plein de tendresse, avec une histoire dans l'histoire puisque c'est le protagoniste principal, Thomas Tennant, qui préface la bd.

22/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 5/5
Couverture de la série Adieu, maman
Adieu, maman

Superbe album, sur un sujet difficile, qui évite l'écueil du pathos et nous restitue le désarroi d'un petit garçon, caché derrière son masque de lion, aux prises avec la pire des réalités, et l'insupportable douleur de son père. S'appuyant sur des dessins abstraits et froids, Hornschemeier nous livre ici une oeuvre magistrale, toute en pudeur et d'une grande dignité.

22/09/2005 (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Les Feux d'Askell
Les Feux d'Askell

"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois. Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer. Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus. Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.

22/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Sans Pitié
Sans Pitié

"Marseille en BD" exposait fièrement le bandeau, comme si cela suffisait à en faire un chef-d'oeuvre... En abordant ce premier tome, "Mistral noir", j'avais un peu peur d'y voir un peu trop de clichés, comme ce fut souvent le cas, avec par exemple des films prenant pour cadre la ville. En fait non, dans la représentation des gens ou de leur comportement il n'y a pas d'exagération trop génante, même si il y a quelques utilisations parfois un peu facile d'un mode d'expression dit "de Marseille". Pour ce qui est de la représentation de la ville même, le tout reste plutôt flou, au sujet de la situation des lieux, c'est : prés de... entre Fos et Marseille etc. Même si certains endroits, déja maintes fois visités au travers d'oeuvres se servant de la ville comme cadre, sont ici représentés de façon assez fidèle, comme par exemple les fameux escaliers d'un célèbre quartier populaire. En fait c'est là que le bât blesse, cette BD nous est proposée comme si on allait sentir une ambiance particulière, liée viscéralement à l'âme de la ville de Marseille. Or ici la ville n'est qu'un cadre, un décor réussi certes, mais qui ne reste qu'un décor. L'intrigue n'est pas des plus extraordinaires, autant dire que dans ce tome, cela part tellement en tous sens que l'on n'avance pas trop dans l'histoire. Pour une histoire prévue en trois tomes c'est un peu inquiétant pour la suite. En clair c'est une histoire de mafieux réglant leurs comptes, dans laquelle une bande de jeunes se trouve embringuée. Les dessins sont réussis. Quoique de facture très classique, ils flattent l'oeil et nous proposent des personnages très (trop?) typiques. Pour l'instant, ce tome n'a pas assez d'arguments pour séduire. A voir ensuite si l'histoire réussit à donner de l'épaisseur à cette douce noirceur.

22/09/2005 (modifier)
Couverture de la série Sur la route encore
Sur la route encore

J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu. Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu. En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture. Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus. Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.

22/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 4/5
Couverture de la série Cité de verre
Cité de verre

Très belle adaptation du roman de Paul Auster, Cité de Verre est simplement mais superbement mis en images par Mazzuchelli. Le scénario est tiré au cordeau. Le dédoublement de la personnalité du héros, dans une cité labyrinthique (New York) et cauchemardesque, donne au final au lecteur une impression envoûtante. A lire sans hésiter.

22/09/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Rouletabille
Rouletabille

Note approximative : 2.5/5 Je partais avec un bon a priori pour ma lecture de cette série car je n'ai jamais lu les livres de Gaston Leroux et j'étais heureux de trouver ainsi un moyen de découvrir ses oeuvres célèbres que je n'ai pas le temps de lire en véritable roman. Mais déjà, j'ai été un peu refroidi par le dessin. Il est stylisé ligne claire ce qui ne me dérange pas, mais il est également très moyen. Beaucoup d'erreurs, d'approximations, de petits ratés qui donnent un résultat lisible mais très passable visuellement parlant. Bon, mais rien de vraiment moche pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant. L'ennui, c'est qu'ensuite, la narration ne colle pas non plus. Adapter un roman est un exercice difficile car il y a énormément d'informations à faire passer dans le faible nombre de pages d'une BD. Le scénariste a choisi ici de condenser un maximum, avec un grand nombre de cases par pages et de dialogues. Ca pourrait aller si la narration ne pêchait pas vraiment. Les paroles de Rouletabille sont souvent incompréhensibles, les subtilités du roman échappant totalement à leur passage en BD. De même, les déductions logiques du héros échappent souvent largement au lecteur car il ne passe pas en BD la somme d'informations, d'ambiance, d'indices qui passent dans un roman. Et finalement, les scènes d'action elles-mêmes sont parfois embrouillées et j'ai dû relire certaines pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et pourquoi tel personnage dit telle chose. L'adaptation et la narration me semblent donc très moyennes. Et surtout, l'interêt du passage en BD me parait vraiment assez dispensable car les images n'apportent pas grand chose, l'essentiel de l'information de ces histoires étant inclus dans les dialogues. Déception donc malgré l'intérêt que je portais à une adaptation en BD d'oeuvres littéraires intéressantes.

22/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 3/5
Couverture de la série Le Triangle Secret
Le Triangle Secret

Je dois avouer que ce genre de Bd n'est habituellement pas ma tasse de thé. Mais là, je me suis laissé prendre au jeu : j'ai tout de suite été happé par le scénario. C'est un bon polar, qui maintient un suspense tout au long des (nombreux) tomes. En revanche les dessins... mais bon, j'ai trouvé l'histoire suffisamment intéressante, mais pas toujours vraiment crédible, pour passer l'éponge là-dessus.

22/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 3/5
Couverture de la série Cercle vicieux
Cercle vicieux

BD oubapienne. On peut saluer l'exercice de style, mais ça reste quand même de la BD expérimentale. Une curiosité, une réussite, certes, mais qu'il aurait, je pense, été préférable d'intégrer à un oupus.

22/09/2005 (modifier)
Par Thierry T
Note: 5/5
Couverture de la série Ghost World
Ghost World

Il faut beaucoup de talent pour intéresser un lecteur avec des sujets comme la médiocrité ou l'ennui. Clowes y réussit à merveille. Je me suis toujours demandé comment cet auteur s'y prenait pour y parvenir à chaque fois. Peut-être ses livres sont-ils le miroir de nos (mes ?) propres faiblesses ? Mais sans chercher une réponse psy ou métaphysique, Daniel Clowes possède un véritable et immense talent, tout simplement.

22/09/2005 (modifier)