Mon avis est un peu mitigé et je vois d’après les avis précédents qu’on aime cet album ou pas. Je dirais que mon intérêt est allé décroissant. D’un côté j’aimais le début de cette aventure avec cette équipe d’humains accompagnés de chiens-cochons ou cochon-chiens, en fait chiens génétiquement modifiés qui parlent et ont des sentiments. Puis on découvre que l’histoire n’est là que pour présenter une ribambelle d’œuvres du musée du Louvre dont certaines doubles pages de peinture font vraiment empilage dans l’idée « il faut en caser le plus possible » dans l’album. Enfin les objets du musée eux-mêmes s’animent et parlent, puis un épisode sur la 2nde guerre mondiale forcément imposé. Bref l’exercice a des relents de publicité pour le Louvre, même si publicité n’est pas le terme. A mon avis l’album doit se trouver à coup sûr dans la boutique du musée.
On pourrait le recommander aux enfants pour en découvrir un peu plus sur l’art, mais j’ai trouvé que les dialogues avaient un certain niveau de langage qui pouvait leur être étranger. On peut le recommander aux personnes qui s’intéressent à l’art, les reproductions des peintures, je ne sais pas comment c’est fait, sont en tout cas de toute beauté.
Ce dernier opus de David B. aux éditions Futuropolis aborde comme l’indique le sous-titre de la couverture 19 rêves de l’auteur. Bien sûr l’exercice est intéressant et ces histoires toutes plus ou moins longues (entre 2 et 8 pages environ) ont parfois le don de nous enchanter par cet univers et l’imagination que peut avoir David B. Mais, de l’autre côté, ce sont des rêves et par définition sans queue ni tête, sans réel fil conducteur, on se fait surprendre sur les premières histoires quand on les enchaîne sans avoir vu la fin de la précédente ni même une petite transition.
Le style est de plus très linéaire : "je fais ci je vais là, un singe me saute dessus etc." hop, histoire suivante.
L’auteur a d’ailleurs une excellente mémoire pour se rappeler de rêves qu’il a fait dans les années 80, blague à part je pense qu’il les écrivait au réveil mais je le félicite car je me souviens rarement de mes rêves.
Côté dessin cela reste propre au style de l’auteur dont je ne suis pas spécialiste. J’aime beaucoup, et les couleurs de ces rêves du soir sont agréables.
Il s’agit là d’une lecture intéressante mais que je ne recommanderai qu’aux fans de l’auteur, qui apprécieront à coup sûr, et aux personnes qui souhaitent rêver un peu ou chercher l’inspiration.
J'ai hésité sur la note car le dernier tome est loin de valoir les deux premiers. Mais, cette BD est vraiment excellente tant sur le dessin que sur le scénario. L'idée et la manière dont elle est traitée est sensationnelle. L'ambiance est glauque mais terriblement attrayante. Sans aucun doute une réussite.
Tout a d'ores et déjà été dit... Dessin, scénario sont sans reproches. Seule la fin ne m'a pas trop emballé car trop fantastique, elle tranche quelque peu avec l'aspect historique du reste. Mais bon, c'est une BD qui vaut vraiment le coup d'être lue et de figurer dans une collection.
"Les pompiers" quand les soldats du feu s’enflamment …
Je trouve les gags de Cazenove pas très drôles et c’est plutôt gênant pour une bd qui mise tout la dessus. Et sur pas mal de strips que les protagonistes soient des pompiers ou des boulangers ne change rien à la dynamique du gag, ce qui pour moi caractérise un large manque d’inspiration. Et je ne parle pas des répétitions, mais bon, là, c’est monnaie courante avec les bds à gags.
Les dessins de Stédo sont assez sympas tout en rondeur et en simplicité qui convient parfaitement à une série d’humour.
Les couleurs informatisées de Favrelle, n’ont rien d’exceptionnelles, ce sont de simples aplats avec de légers dégradés. Mais c’est lot courant avec ce genre.
J'ai découvert cette série après l'achat du sourire du clown qui m'a beaucoup impressionné, la réputation de cette série m'avait toujours intrigué, et il faut me rendre à l'évidence que sa réputation n'est pas usurpée.
Une galerie de personnages profonde et humaine, reposant sur un scénario dont le mécanisme à rebondissement me laisse pantois. Un découpage complexe mais sans faille dans la clarté du récit, jouant avec les flashs back comme d'une histoire parallèle renforçant les destins croisés de chaque protagoniste.
Et que penser du sujet tellement réaliste et toujours d’actualité, comme un révélateur des ambivalences de notre société. Je remarque que la série à presque 15 ans d'existence et que les questions qu'elles soulèvent font de M. Brunshwig un visionnaire, et je ne m'étonne plus de cette formidable anticipation que j'ai pu trouver dans le sourire du clown...
Deux auteurs de notre temps qui agitent avec talent le miroir de nos peurs et de nos incompréhensions. Des BD à méditer, des bd pour grandir.
Un must du genre.....
Le principe aidant (un dessinateur nouveau à chaque fois), la qualité de la série s'avère bien inégale. Certains tomes sont vraiment biens d'autres sont très, très ennuyeux. Dommage car le thème à mon avis est génial. Je crois que l'on attend trop de cette BD qui finalement sort du lot soit, mais parfois difficilement.
Je suis très déçu par cette série. Pourtant, comme pour le Chat du Rabbin (au moins le tome 1), il y avait un vrai potentiel. Je n'ai pas vu de philosophie tant la réflexion est minimaliste. Le scénario n'a rien d'extraordinaire. Bon, j'ai quand même apprécié les quelques pointes d'humour et puis le dessin me fait marrer.
J'achèterai les prochains tomes car j'aime avoir des séries complètes mais ça s'arrête là.
Le soap opera, c'est un peu comme le roman-photo ou les histoires sentimentales à quatre sous façon Harlequin : c'est un genre tellement risible en soi qu'il se passe presque de parodie. Faites le test, regardez 5 minutes d'Amour, Gloire et Beauté et vous verrez qu'il n'y a pas vraiment besoin qu'un humoriste repasse derrière pour que ce soit drôle. Mais vous noterez aussi que c'est drôle... 5 minutes, mais après ça, fini, on a fait le tour, on a compris comment ça fonctionnait, sur quoi ça reposait, et il n'y a plus qu'à zapper, parce que bon quand même, c'est nul. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a jamais eu de bonne parodie de soap opera, mais le risque quand on se lance là-dedans est de faire une copie si fidèle du modèle qu'elle en devient aussi nulle.
"Eva Miranda" oscille entre parodie et pastiche de ce genre et, à force de se balancer ainsi le cul entre deux chaises, finit par basculer du mauvais côté (le pastiche trop proche du modèle plutôt que la parodie outrée et absurde comme, je ne sais pas moi, mettons ça ou ça) : à part quelques scènes qui font sourire (sans plus), l'album apparaît rapidement aussi creux et niais qu'un vrai épisode des Feux de l'Amour. Intrigue à deux balles, dialogues à deux balles, fausses pubs ratées : ça sert à rien de parodier un truc naze si c'est pour faire soi-même un truc aussi naze. Mais visiblement le scénariste est très fier de tout ça puisqu'il n'hésite pas à signer soi-même sa propre préface bien pompeuse sur le thème du soap opera comme symbole de notre 3ème millénaire vulgaire, superficiel et consumériste (j'adore les auteurs qui 1) enfilent un beau costume de chevalier blanc pour enfoncer des portes ouvertes depuis 20 ans et 2) jouent la carte du "tout le monde est nul et con, sauf toi bien sûr ami lecteur, qui a choisi mon livre parce que, comme moi, tu n'es pas dupe de ce monde nul et con").
Bref, 2 étoiles parce que le dessin est chouette dans son genre, mais à part ça, pfffffffrrrrrrrt...
Un peu comme Tardi, il faut se faire au dessin de SFAR... c'est à tour beau et moche (c'est vrai que parfois le chat ressemble à tout sauf à un chat), mais justement moi, ça me fait marrer et au final cela fait le charme de la BD.
L'humour est présent dans toute la série, même si, hélas aucun des 3 derniers tomes ne vaut en humour, en cynisme et en délicatesse le premier tome (à mon sens celui-ci mériterait d'être classé culte).
Ah, si le chat pouvait à nouveau parler aux hommes...
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Période Glaciaire
Mon avis est un peu mitigé et je vois d’après les avis précédents qu’on aime cet album ou pas. Je dirais que mon intérêt est allé décroissant. D’un côté j’aimais le début de cette aventure avec cette équipe d’humains accompagnés de chiens-cochons ou cochon-chiens, en fait chiens génétiquement modifiés qui parlent et ont des sentiments. Puis on découvre que l’histoire n’est là que pour présenter une ribambelle d’œuvres du musée du Louvre dont certaines doubles pages de peinture font vraiment empilage dans l’idée « il faut en caser le plus possible » dans l’album. Enfin les objets du musée eux-mêmes s’animent et parlent, puis un épisode sur la 2nde guerre mondiale forcément imposé. Bref l’exercice a des relents de publicité pour le Louvre, même si publicité n’est pas le terme. A mon avis l’album doit se trouver à coup sûr dans la boutique du musée. On pourrait le recommander aux enfants pour en découvrir un peu plus sur l’art, mais j’ai trouvé que les dialogues avaient un certain niveau de langage qui pouvait leur être étranger. On peut le recommander aux personnes qui s’intéressent à l’art, les reproductions des peintures, je ne sais pas comment c’est fait, sont en tout cas de toute beauté.
Les complots nocturnes
Ce dernier opus de David B. aux éditions Futuropolis aborde comme l’indique le sous-titre de la couverture 19 rêves de l’auteur. Bien sûr l’exercice est intéressant et ces histoires toutes plus ou moins longues (entre 2 et 8 pages environ) ont parfois le don de nous enchanter par cet univers et l’imagination que peut avoir David B. Mais, de l’autre côté, ce sont des rêves et par définition sans queue ni tête, sans réel fil conducteur, on se fait surprendre sur les premières histoires quand on les enchaîne sans avoir vu la fin de la précédente ni même une petite transition. Le style est de plus très linéaire : "je fais ci je vais là, un singe me saute dessus etc." hop, histoire suivante. L’auteur a d’ailleurs une excellente mémoire pour se rappeler de rêves qu’il a fait dans les années 80, blague à part je pense qu’il les écrivait au réveil mais je le félicite car je me souviens rarement de mes rêves. Côté dessin cela reste propre au style de l’auteur dont je ne suis pas spécialiste. J’aime beaucoup, et les couleurs de ces rêves du soir sont agréables. Il s’agit là d’une lecture intéressante mais que je ne recommanderai qu’aux fans de l’auteur, qui apprécieront à coup sûr, et aux personnes qui souhaitent rêver un peu ou chercher l’inspiration.
Berceuse assassine
J'ai hésité sur la note car le dernier tome est loin de valoir les deux premiers. Mais, cette BD est vraiment excellente tant sur le dessin que sur le scénario. L'idée et la manière dont elle est traitée est sensationnelle. L'ambiance est glauque mais terriblement attrayante. Sans aucun doute une réussite.
Le Troisième Testament
Tout a d'ores et déjà été dit... Dessin, scénario sont sans reproches. Seule la fin ne m'a pas trop emballé car trop fantastique, elle tranche quelque peu avec l'aspect historique du reste. Mais bon, c'est une BD qui vaut vraiment le coup d'être lue et de figurer dans une collection.
Les Pompiers
"Les pompiers" quand les soldats du feu s’enflamment … Je trouve les gags de Cazenove pas très drôles et c’est plutôt gênant pour une bd qui mise tout la dessus. Et sur pas mal de strips que les protagonistes soient des pompiers ou des boulangers ne change rien à la dynamique du gag, ce qui pour moi caractérise un large manque d’inspiration. Et je ne parle pas des répétitions, mais bon, là, c’est monnaie courante avec les bds à gags. Les dessins de Stédo sont assez sympas tout en rondeur et en simplicité qui convient parfaitement à une série d’humour. Les couleurs informatisées de Favrelle, n’ont rien d’exceptionnelles, ce sont de simples aplats avec de légers dégradés. Mais c’est lot courant avec ce genre.
Le Pouvoir des innocents
J'ai découvert cette série après l'achat du sourire du clown qui m'a beaucoup impressionné, la réputation de cette série m'avait toujours intrigué, et il faut me rendre à l'évidence que sa réputation n'est pas usurpée. Une galerie de personnages profonde et humaine, reposant sur un scénario dont le mécanisme à rebondissement me laisse pantois. Un découpage complexe mais sans faille dans la clarté du récit, jouant avec les flashs back comme d'une histoire parallèle renforçant les destins croisés de chaque protagoniste. Et que penser du sujet tellement réaliste et toujours d’actualité, comme un révélateur des ambivalences de notre société. Je remarque que la série à presque 15 ans d'existence et que les questions qu'elles soulèvent font de M. Brunshwig un visionnaire, et je ne m'étonne plus de cette formidable anticipation que j'ai pu trouver dans le sourire du clown... Deux auteurs de notre temps qui agitent avec talent le miroir de nos peurs et de nos incompréhensions. Des BD à méditer, des bd pour grandir. Un must du genre.....
Le Décalogue
Le principe aidant (un dessinateur nouveau à chaque fois), la qualité de la série s'avère bien inégale. Certains tomes sont vraiment biens d'autres sont très, très ennuyeux. Dommage car le thème à mon avis est génial. Je crois que l'on attend trop de cette BD qui finalement sort du lot soit, mais parfois difficilement.
Socrate le demi-chien
Je suis très déçu par cette série. Pourtant, comme pour le Chat du Rabbin (au moins le tome 1), il y avait un vrai potentiel. Je n'ai pas vu de philosophie tant la réflexion est minimaliste. Le scénario n'a rien d'extraordinaire. Bon, j'ai quand même apprécié les quelques pointes d'humour et puis le dessin me fait marrer. J'achèterai les prochains tomes car j'aime avoir des séries complètes mais ça s'arrête là.
Eva Miranda
Le soap opera, c'est un peu comme le roman-photo ou les histoires sentimentales à quatre sous façon Harlequin : c'est un genre tellement risible en soi qu'il se passe presque de parodie. Faites le test, regardez 5 minutes d'Amour, Gloire et Beauté et vous verrez qu'il n'y a pas vraiment besoin qu'un humoriste repasse derrière pour que ce soit drôle. Mais vous noterez aussi que c'est drôle... 5 minutes, mais après ça, fini, on a fait le tour, on a compris comment ça fonctionnait, sur quoi ça reposait, et il n'y a plus qu'à zapper, parce que bon quand même, c'est nul. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a jamais eu de bonne parodie de soap opera, mais le risque quand on se lance là-dedans est de faire une copie si fidèle du modèle qu'elle en devient aussi nulle. "Eva Miranda" oscille entre parodie et pastiche de ce genre et, à force de se balancer ainsi le cul entre deux chaises, finit par basculer du mauvais côté (le pastiche trop proche du modèle plutôt que la parodie outrée et absurde comme, je ne sais pas moi, mettons ça ou ça) : à part quelques scènes qui font sourire (sans plus), l'album apparaît rapidement aussi creux et niais qu'un vrai épisode des Feux de l'Amour. Intrigue à deux balles, dialogues à deux balles, fausses pubs ratées : ça sert à rien de parodier un truc naze si c'est pour faire soi-même un truc aussi naze. Mais visiblement le scénariste est très fier de tout ça puisqu'il n'hésite pas à signer soi-même sa propre préface bien pompeuse sur le thème du soap opera comme symbole de notre 3ème millénaire vulgaire, superficiel et consumériste (j'adore les auteurs qui 1) enfilent un beau costume de chevalier blanc pour enfoncer des portes ouvertes depuis 20 ans et 2) jouent la carte du "tout le monde est nul et con, sauf toi bien sûr ami lecteur, qui a choisi mon livre parce que, comme moi, tu n'es pas dupe de ce monde nul et con"). Bref, 2 étoiles parce que le dessin est chouette dans son genre, mais à part ça, pfffffffrrrrrrrt...
Le Chat du Rabbin
Un peu comme Tardi, il faut se faire au dessin de SFAR... c'est à tour beau et moche (c'est vrai que parfois le chat ressemble à tout sauf à un chat), mais justement moi, ça me fait marrer et au final cela fait le charme de la BD. L'humour est présent dans toute la série, même si, hélas aucun des 3 derniers tomes ne vaut en humour, en cynisme et en délicatesse le premier tome (à mon sens celui-ci mériterait d'être classé culte). Ah, si le chat pouvait à nouveau parler aux hommes...