Les derniers avis (114098 avis)

Par Don Lope
Note: 3/5
Couverture de la série Gotham Central
Gotham Central

Je découvre peu à peu le monde merveilleux du comics de super-héros et notamment l'univers de Batman qui est, à mon avis, le plus intéressant d'entre eux. Curieux dès lors de s'attaquer à cette série alors que le bat-justicier y est peu présent ? Oui, c'est vrai, et je reconnais que c'en est même parfois un peu frustrant, ce qui explique pourquoi je ne mets pas une meilleur note pour l'instant à cette pourtant très bonne série. Car ne vous méprenez pas, "Gotham Central" a de nombreuses qualités. Le mérite tout d'abord de nous plonger dans l'univers méphitique de Gotham comme peu d'autres BD ont réussi à le faire auparavant; sûrement est-ce dû au fait que l'on suit ici les aventures d'hommes et de femmes presque ordinaires confrontés à la lie de la mégalopole et utilisant des moyens autrement plus rudimentaires que ceux du justicier masqué. Dès lors, l'inégalité de ces combats (contre Freeze et Two faces pour les premiers tomes) rend l'ensemble encore plus noir. D'autant plus que les auteurs ne font pas vraiment dans la dentelle niveau violence : mourir à Gotham est clairement plus qu'une allusion dans cette série. Autre atout : on s'attache carrément aux personnages, à leurs vies et à leurs problèmes (le tome 2 est en ce sens nettement supérieur). Enfin la psychologie des super vilains est beaucoup plus approfondie qu'à l'habitude, ce qui ajoute au côté thriller un plus indéniable. Bref, il n'est pas impossible que j'augmente ma note dans l'avenir si la qualité continue crescendo, même si je reconnais que le graphisme de cette série n'est pas franchement ma tasse de thé.

15/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 2/5
Couverture de la série Eternal Midnight
Eternal Midnight

Je ne sais pas trop quoi dire sur cette BD. Le dessin, d'orientation manga, est très fouillé, souvent associé à une mise en scène un peu complexe, ce qui rend l'ensemble parfois un peu difficile à suivre et à appréhender. La colorisation est vraiment très belle et d'un point de vue graphique c'est souvent très joli. Mais alors l'histoire.. J'avoue que j'ai pas compris grand chose. L'auteur nous plonge dans son univers un peu comme si on était supposé en connaître déjà tous les tenants et aboutissants et en nous donnant quelques infos au compte goutte. C'est plutôt déconcertant et frustrant. Il faut impérativement une deuxième lecture pour commencer à piger quelque chose. Pour le reste, l'histoire ne m'a pas paru pour l'instant super originale et malgré le suspense de la fin du premier tome, elle ne m'a pas vraiment donné envie d'acquérir la suite. Dommage.

15/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 4/5
Couverture de la série Capricorne
Capricorne

Sur cette série, je suis vraiment à deux doigts de mettre cinq étoiles. Ce qui est proprement hallucinant avec Andreas, c'est le niveau de complexité ahurissant de ses scénarios. On peut avoir une lecture simple, voir Capricorne comme une BD aventure/action classique et y trouver son bonheur : il y a ce qu'il faut de bagarres, poursuites, explosions, grands méchants, etc.. Mais on peut aussi la lire, la relire (et la re-relire 5 ou 6 fois) et découvrir toute la richesse de l'intrigue dont les circonvolutions s'étalent sur plusieurs volumes. Un petit détail prend tout son sens trois tomes plus loin, une scène permet de comprendre une situation un peu obscure deux tomes avant, et j'en passe. Andreas tisse ses intrigues comme on joue aux échecs, en ayant trois (voire quatre) coups d'avance. Capricorne a donc une cohérence en béton et réserve son lot de surprise. Le dessin d'Andreas est particulier, j'ai mis un peu de temps à l'apprécier mais je suis maintenant un fan. Et certaines planches sont véritablement à tomber par terre en ayant des convulsions. Ce mec est un malade du détail et de la mise en scène. C'est souvent génial. Alors pourquoi pas 'Culte' ? Je pense néanmoins que l'oeuvre reste difficile d'accès et demande un gros, gros travail de lecture (presque d'exégèse) pour en profiter pleinement. Son hermétisme est donc parfois un peu décourageant. Mais pour qui se donne la peine, c'est le bonheur garanti !

15/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 3/5
Couverture de la série Philip et Francis (Les Aventures de)
Philip et Francis (Les Aventures de)

Je ne suis pas très grand amateur de parodie. Non que l'idée de désacraliser des grands classiques me gêne, mais plutôt parce que je trouve en général le procédé un peu facile et les résultats souvent médiocres. Eh bien, dans ce cas précis, j'ai été agréablement surpris. Les auteurs ont fait un travail sérieux, fidèles aux traits caractéristiques des héros de Jacobs tout en ajoutant une grosse dose de délire et d'humour potache assez original et qui ne s'appuie pas uniquement sur la caricature des personnages principaux. Bien sûr, les gags ne sont pas toujours très fins mais certaines situations m'ont vraiment fait marrer (et c'est plutôt rare pour une BD) et le scénario frappe là où ça fait mal dans l'oeuvre du maître, en se focalisant sur les femmes, complètement occultées dans les Blake et Mortimer originels. J'ai également été sensible au soin avec lequel ils ont recréé le Londres des années 50 et on sent que cette reconstitution n'a pas été faite à la légère. Le dessin, très différent du style Jacobs, m'a bien plu et sert parfaitement le sujet. Je serai preneur pour la suite.

15/06/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Les chemins de Malefosse
Les chemins de Malefosse

Autant les premiers tomes de cette série laissaient présager une intrigue véritablement suivie et je craignais de la voir ainsi s'étirer et se diluer sur les 12 tomes déjà parus, autant j'ai été finalement assez agréablement surpris de découvrir au bout du tome 3 ou 4 environ que les albums deviennent rapidement totalement indépendants. Alors bien sûr, il y a un suivi chronologique, on retrouve d'un tome au suivant une continuité dans les évènements, mais on peut très bien lire un tome sans avoir lu les précédents. Au niveau du dessin, j'ai eu un tout petit peu de réticence à apprécier le style du premier tome que je trouvais encore un peu hésitant, pas tout à fait maîtrisé. Mais le dessin devient très bon au fil des tomes, rappelant parfois l'excellence (à mes yeux) de celui de Bourgeon. Et comme Bourgeon dans les Compagnons du Crépuscule, les auteurs font ici le choix de nous plonger véritablement dans l'intrigue historique en nous offrant les textes en ancien Français. Et globalement, autant sur ces dialogues que sur le décor et les personnages, l'aspect Historique de cette BD est fouillé et réussi. Il y a moult choses à apprendre dans cette série sur une période très précise de l'histoire, autour de 1590 et durant les guerres de religion qui ont précédé l'avènement d'Henri IV. Les héros, Gunther et Pritz, sont des mercenaires Allemands qui ont plus ou moins voué leur cause à Henri IV contre la Ligue Catholique. Mais leurs aventures vont les amener à voyager de loin en loin, de Bretagne jusqu'en Suisse, de Navarre jusqu'à Paris, avec pour chaque album ou presque son contexte et son décor géographique différent. Les scénarios de chaque album sont relativement originaux et intelligents. Mais il y a à mes yeux un gros souci au niveau de la compréhension de chacun de ces scénarios : les intrigues sont souvent complexes, se basant sur des données historiques et régionales qui m'ont souvent échappé, et les dialogues en vieux Français de même qu'un manque d'explication notoire (tout semble rapidement compris par les héros et leur entourage, mais moi, lecteur, je n'ai pas toujours compris) n'arrangent rien. Sur plusieurs albums, j'ai préféré me laisser porter par l'action et les évènements car le pourquoi du comment m'était souvent ardu à déchiffrer. En cela, la série m'a un peu déçu même si elle doit au contraire plaire d'autant plus aux puristes de l'Histoire et des intrigues complexes et parfois même psychologiques.

15/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 3/5
Couverture de la série Courtney Crumrin
Courtney Crumrin

En lisant Courtney Crumrin, il est évidemment très difficile de ne pas penser à Harry Potter. Effectivement, le sujet est très proche: un enfant dont la vie quotidienne est sinistre (parents fades et arrivistes, environnement scolaire déprimant) découvre peu à peu un univers baigné de sorcellerie et de fantastique dans lequel il trouve peu à peu sa place et révèle son véritable talent. Mais le parallèle s'arrête là. Quand Harry Potter garde un ton bon enfant et plutôt optimiste, les aventures de Courtney sont résolument sombres et inquiétantes, imprégnées de cynisme et de cruauté. Le traitement des terreurs infantiles est ici sans concession et - je pense - beaucoup plus intéressant. L'univers auquel Courtney fait face est impitoyable et rempli de dangers mortels qui ne frappent pas que les méchants et/ou les adultes. Plus d'un enfant innocent en fait les frais dans les deux volumes que j'ai lus. Par ailleurs, certaines histoires sont véritablement effrayantes et n'ont rien à envier aux classiques de l'épouvante (je pense notamment à la première histoire du T. 2, celle où sévit le hobgobelin décharné). Le dessin mérite également le détour, il m'a fait très souvent penser à celui de Mike Mignolla, le créateur de Hellboy, tant dans le trait que dans le découpage des planches. En revanche, je trouve les histoires d'une qualité assez inégale et j'aurais préféré une trame plus longue à des historiettes un peu trop courtes à mon goût. J'attends de pouvoir lire le dernier tome pour décider de mettre ou non une quatrième étoile (ce qui dépendra de l'évolution du scénario).

15/06/2005 (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5
Couverture de la série Eye Shield 21
Eye Shield 21

Un nouveau shonen, dans le style très classique du jeune lycéen japonais qui découvre un sport en club et qui va de compétitions en rencontres se passionner et devenir très fort. Le plus de cette série, c'est son humour omniprésent. J'aime pas trop le style Slam Dunk, mais cette série n'a rien à voir. Le trio central, qui tente désespérément de redorer le blason de leur club alors qu'ils ne sont que trois, est irrésistible. En particulier Hiruma, véritable terreur du lycée mais qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier, qui me fait penser à une espèce de "démon-renard" de la mythologie japonaise. Ce n'est pas réaliste, c'est même complètement loufoque, et ça se lit avec grand plaisir. Quelques passages plus sérieux permettent de s'attacher aux trois personnages et d'espérer qu'ils vont un jour ou l'autre parvenir à leurs fins. Voilà donc un bon nouveau shonen, pas trop répétitif et bien délirant !

15/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série L'Ascension et autres récits
L'Ascension et autres récits

Cet album est totalement indépendant de l’autre série de Mathieu « Julius Corentin Acquefacques ». « L’ascension » est un recueil de nouvelles de l’auteur. Certaines d’entre elles semblent être des histoires assez vieilles puisque M. A. Mathieu glisse par moment des dates comme 1985. L'album se révèle très agréable à lire et les histoires sont suffisamment différentes pour intéresser le lecteur. La bd démarre par un récit fantastique digne d’un extrait de la série phare de cet auteur. Ensuite, des nouvelles mi-fantastiques, mi-réalistes parsèmeront l’album. J’ai particulièrement apprécié « la valise » dont la chute est ironique et assez représentative de notre dérive vers le modernisme à outrance… j’aime le graphisme en noir et blanc de Marc-Antoine Mathieu, il demande une certaine adaptation de la part d’un lecteur novice mais se révèlera d’une lisibilité exemplaire. En tout cas, son trait est très personnel. Cet album n’est franchement pas une bd indispensable mais j’ai passé un agréable moment de lecture à le feuilleter.

15/06/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

Le temps de chien Mouiche, ça démarre pas trop mal et l'idée de faire voyager Freud aux Far West pour psychanalyser les indigènes est sympa. C'est avec bonheur qu'on retrouve la narration si typique de Manu Larcenet où quelques bons dialogues viennent ponctuer le récit. Mais (car il y a un mais), l'histoire manque de corps et le final laisse un goût de trop peu . . . ce qui m'empêche de donner plus de 3 étoiles à cet album. La ligne de front Manu Larcenet narre la "mission insolite" de Vincent Van Gogh, chargé de (dé)peindre la Grande Guerre pour rendre compte au président du Conseil de la situation sur la ligne de front . . . point de tournesols là bas, juste des paysages dévastés et des visages torturés. L’auteur décrit l’absurdité de la guerre et l’aveuglement des gallonneux totalement déconnectés de la réalité. Toutefois, le récit glisse tout doucement en son milieu, devenant plus imagé, plus symbolique dans sa deuxième moitié. L’allégorie des "hommes-oiseaux" et celle de la "mère des obus" sont des images lourdes de sens mais traitées sans noirceur excessive. La dernière planche est particulièrement réussie car elle donne à l’histoire toute son importance. Quant au dessin, c’est du Larcenet comme on le connaît, juste un peu plus noir que d’habitude pour coller à l’ambiance du récit.

15/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
Couverture de la série La Geste des Chevaliers Dragons
La Geste des Chevaliers Dragons

Le pays de la non vie : 3/5 L'avantage de cette série c'est qu'il s'agit, à chaque fois, d'un one shot. L'inconvénient de cette série, c'est qu'il s'agit, à chaque fois d'un one shot... avec un dessinateur différent. Je suis assez déçu par ce nouvel opus qui occulte quelque peu la mission des chevaliers dragons au profit d'une "chasse au trésor" initiée par Haïrin et sa famille. En effet, le scénario d'Ange repose sur le destin croisé de Mara, chevalier dragon, et d'une gamine, Eléanor. Dans cet épisode, les auteurs ont gommé le zeste d'érotisme, assez présent dans le premier volume (si ma mémoire est bonne), en l'annonçant d'ailleurs dès la page 9 en faisant dire à l'un personnage : "Un chevalier dragon ? Je croyais qu'elles étaient plus... plus... heu disons... déshabillées." On en arriverait même à oublier la présence du chevalier dragon dans cet opus, sans le remarquable et spectaculaire combat final. En effet, l'intrigue principale repose beaucoup plus sur la famille d'Eléanor (et les mystères du viell) que sur Mara. Espérons que le prochain numéro (qui sortira en 2005) sera meilleur. Les jardins du palais : 4/5 Je vais encore faire hurler certain(e)s mais "La geste des chevaliers dragons" est une série que j'affectionne particulièrement. Même si certains épisodes sont moins bons que d'autres, Ange a su créer un univers original et intéressant. Le dernier album faisait appel à la force et au tragique, ici, pour une fois, l'humour est au rendez-vous grâce au personnage de Jo, véritable ovni dans cette caste de chavaliers. Niveau scénario, la boucle est bouclée pour la recherche du pendentif, et ce d'une façon originale et drôle. Je suis resté en outre sous le charme du dessin de Christian Paty, qui s'accorde parfaitement au monde des "chevaliers dragons". De l'humour (beaucoup), de l'action, du charme (n'oublions pas que l'éditeur est "soleil") bref un opus qui fait vraiment honneur à cette série.

14/06/2005 (modifier)