Les derniers avis (114235 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vol du Corbeau
Le Vol du Corbeau

Ce diptyque est la suite d’une autre histoire du même auteur, Le Sursis, mais peut quand même se lire indépendamment. Je conseille toutefois la lecture de cette dernière, d’abord parce qu’elle introduit certains personnages, et ensuite parce que c’est une très bonne série ! Mais revenons à ce vol du corbeau. L’histoire est vraiment intéressante, et dépeint la vie de quelques parisiens lors de l’occupation allemande. Ces derniers participent plus ou moins à la résistance. Jeanne y participe activement en cachant du matériel chez elle, François se sert du contexte tendu pour mettre au point ses magouilles de voleur, et d'Huguette et René continuent leur vie de mariniers comme si de rien n’était. Et tout ce beau monde se retrouve embarqué dans la même galère. Un scenario plein de rebondissements, d’aventure et d’humour. Le dessin est tout simplement magnifique. Chaque case est un tableau du Paris de l’époque, et les couleurs sont somptueuses. Jeanne est très belle, Gibrat sait dessiner les belles courbes, pas de doute là dessus. En conclusion, si vous aimez ce que fait généralement Gibrat, et si vous avez aimé « Le Sursis », jetez-vous sur ce diptyque terriblement efficace.

30/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 2/5
Couverture de la série Luuna
Luuna

C'est dommage, ça partait bien. Le contexte (légendes indiennes) est original et la trame de départ est bien pensée (une jeune indienne partagée entre deux totems représentant bien et mal). Il y avait là de quoi construire une sérier vraiment innovante et intéressante. Mais bon, les dessins ne m'ont pas vraiment emballé (c'est vrai que ça ressemble un peu à du Disney) et je ne les ai pas trouvés assez fouillés ni réalistes à mon goût (et qu'est ce que ça m'énerve les séries où les auteurs se sentent obligés de nous asséner des petites bestioles censément drôles et mignonnes - j'ai nommé ici les Pipintus). Les histoires passent à côté de leur potentiel. Là où la 'schizophrénie' de Luuna aurait pu donner lieur à des développements intéressants, ou au moins à des scènes d'anthologie (notamment quand elle est possédée par sa part d'ombre), on reste face à quelque chose d'assez fade et décevant. A noter cependant, le rebondissement à la toute fin du tome 3 pourrait signifier que la série prend un nouveau virage plus sérieux et moins gentillet. A voir ..

30/06/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Hitler=SS
Hitler=SS

Qu'il est difficile de donner un avis sur cette BD. Peut-on rire de tout ? Je suis prêt à le penser, oui, et j'ai vraiment lu cette BD par curiosité en me disant que traiter un sujet aussi polémique et sensible pouvait faire ressortir quelque chose de vraiment original, fort voire marrant. Je me sentais assez distant du sujet, assez insensible pour ne pas sombrer du tout dans la polémique, pour n'être choqué par rien et rigoler de voir le tabou se faire littéralement exploser par la plume trash et acide de Vuillemin et Gourion. Et effectivement, j'ai été soufflé par l'audace des premières pages de l'album, par la première image même qui montre la photo d'un déporté maigre et pitoyable grimé avec une mèche et une moustache à la Hitler. Je me suis dit : "Oupf ! Hé beh ! Si ça commence comme ça, ça va être fort !". Quand j'ai lu ensuite le petit roman photo où le professeur Choron et d'autres de sa bande jouent le rôle d'officiers nazis qui critiquent la BD Hitler=SS elle-même ou la complimentent par moments, je trouvais ça drôle aussi. Mais c'est ensuite que la BD démarre pour de bon. Ce sont des gags ou histoires courtes dessinées par Vuillemin pour la plupart, à l'exception de quelques gags en une image qu'il n'a pas dessinés et qui n'ont pas le même humour aussi trash. Car c'est trash : les nazis y sont représentés en glorieux cons, les juifs en victimes naïves et torturables à loisir, les homosexuels en obsédés dégueus et dignes d'être lynchés par les autres prisonniers, les déportés dans leur ensemble sont vus comme une bande de lâches idiots prêts à s'entretuer par connerie et par haine de leur prochain, les français ou autres pays conquis sont des collabos, dénonciateurs, lâches et salopards, et partout des profiteurs, des salauds, des connards plus écoeurants les uns que les autres. Certains gags m'ont fait rire par leur incorrection politique totale et leur audace dans la manière dont les auteurs font croire qu'ils se placent du côté des nazis. Pour l'exemple, l'image de la galerie demande "pourquoi ?" en montrant les monceaux de cadavres des camps, et la page suivante, imprimée par les imprimeries Goebbels répond : "Parce que !!" avec un nazi glorieux et combattant. Ou encore un petit jeu en une image représentant un aryen beau et fort placé à côté d'une foule de déportés où la légende dit : "Il y a 6 millions d'erreurs dans cette image, saurez-vous les trouver et les éliminer ?". Nul anti-semitisme ni anti-homosexualité dans tout cela à mes yeux, les auteurs traitent de la torture en général, de l'horreur de la guerre et de l'extermination en général et ces gags auraient pour la plupart pu aussi bien se placer dans les camps Khmers Rouges ou les Goulags de Staline. Néanmoins, je suis ressorti de ma lecture avec un véritable malaise. Je ne suis pas aussi insensible que je le pensais. Il y a une telle accumulation d'horreur, de trash, de violence, de monstruosité humaine qui est représentée dans ces "gags" que c'en est... écoeurant. La dénonciation par le politiquement incorrect a marché d'une certaine manière lors de ma lecture. C'est une BD assez forte et qui fonctionne sur ce plan là. Par contre... par contre, j'ai trop vite retrouvé l'humour typique de Vuillemin, cet humour crade, souvent scato, violent, dégueu. Certains gags n'ont même rien à voir avec le décor nazi qu'est sensée représenter la BD, comme par exemple le gag avec les mouches dont une mouche à merde. De même, je n'ai guère rigolé à la plupart des histoires que j'ai trouvées lourdes et pas vraiment drôles. Certaines images, certains gags sont forts et audacieux mais beaucoup sont assez mauvais, voire redondants avec d'autres gags de Vuillemin dans ses autres BDs qui n'ont rien à voir avec le sujet. Cette BD a joué sur le côté choc de son sujet et de la façon dont elle le traite avec dérision et le désir de choquer, mais passé la surprise et le choc, elle devient rapidement écoeurante et assez peu drôle. Alors à ce prix là, et même si c'est une BD rare car interdite en France par la censure, je trouve qu'elle ne vaut pas tant que ça la peine d'être lue.

30/06/2005 (modifier)
Par Gevaudan
Note: 2/5
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

Mon avis ne porte que sur la Ligne de Front. Bon ben, j'ai pas trouvé ça terrible. Le ton général de l'album hésite entre l'humour délirant que Larcenet sait mettre en oeuvre avec brio et le tragique dans son aspect réquisitoire contre la guerre. Je n'ai rien contre le mélange des genres mais je trouve ici que la mayonnaise ne prend pas et l'ensemble m'a déconcerté plus qu'autre chose. Par ailleurs le couplet anti-militariste de Larcenet, je l'ai trouvé très convenu et un peu facile dans son propos. Dans la série la guerre c'est moche, les politiciens sont des salauds, l'herbe est verte et l'eau ça mouille, Larcenet joue une partition des plus classiques que d'autres ont d'ailleurs orchestré avec beaucoup plus de talent sur le même thème (je pense bien sûr à Tardi). Il n'apporte rien de véritablement nouveau au sujet (ah si, le truc des engoulevents, c'est plutôt bien trouvé) et verse parfois un peu dans le grotesque quand il va voir du côté du mystico-fumeux (le passage sur la mère des bombes m'a franchement gavé). En résumé, les politiques et les généraux sont tous des lâches et des ordures, les soldats sont tous des braves types au grand coeur, et rien mais alors vraiment rien ne saurait justifier qu'on fasse la guerre parce que c'est vraiment trop moche. Désolé ce genre de platitudes, ça me laisse froid et je trouve ça extrêmement simpliste. A lire uniquement pour le comique de certaines scènes et dialogues, pour le reste on peut facilement trouver mieux sur le même thème.

30/06/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Comment je suis devenu stupide
Comment je suis devenu stupide

Adapté d'un roman de Martin Page, cet album nous montre un drôle de cheminement, celui d'Antoine, garçon trop intelligent qui décide de régresser pour enfin vivre heureux... Un drôle de cheminement en effet, puisqu'il tentera aussi de se suicider, tout cela sans succès. Au cours de ses aventures, il croisera divers personnages, dont une drôlatique momie qui tente en permanence de se suicider. C'est frais, sympathique, et le sujet, noir, du suicide est traité de façon assez légère. Le dessin de Witko, semi-réaliste, apporte une touche d'humour à ce conte un peu noir.

30/06/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série L'Auberge du Bout du Monde
L'Auberge du Bout du Monde

Je suis tombé par hasard sur cette BD, n'y croyant pas trop... Et puis j'ai tout de suite été pris dans l'histoire en l'ouvrant ! On a là ce qui se fait de mieux en termes de divertissements, de contes racontés au coin du feu... Oger a vraiment réussi son coup, d'autant plus qu'avec un dessinateur de la trempe de Patrick Prugne, l'illustration est superbe ! Poésie, sensibilité, discrétion, tout est bon dans ce premier album.

30/06/2005 (modifier)
Par pouarma
Note: 5/5
Couverture de la série Le combat ordinaire
Le combat ordinaire

Exceptionnel ! Un livre que l'on ne sait pas lâcher...on le lit d'une seule traite ! Tout y est prenant. Les personnages sont si attachants ! On se lie d'amitié avec l'anti-héros de la série dès les premières pages. Des dessins fins, dépouillés, expressifs....et les couleurs...ah les couleurs...quelle beauté... Une BD culte ! Je vous la conseille vivement !

29/06/2005 (modifier)
Par herve
Note: 3/5
Couverture de la série Valbert
Valbert

Si le style de Reutimann fait penser à celui de Blain, dès la page 6, grâce aux couleurs employées, le dessinateur a su s'éloigner de son confrère. Lorsque j'ai lu cette bd, j'ai tout de suite pensé aux films de capes et d'épées : ce village de province, c'est celui de "la tulipe noire", le héros c'est Jean Marais ou encore Gérard Philippe dans "Fanfan la tulipe", bref si vous aimez ce genre de film, ce livre est pour vous : de l'action, de l'humour, des rebondissements. Plusieurs trames dans ce premier opus (qui en comptera 3, d'après ce que m'avait dit Reutimann à Angoulême en janvier dernier) : l'histoire de Valbert, imprégné des idées de Rousseau sur l'éducation des enfants, et libertin sur les bords ; celle de Théodore Boukal, auteur de "Mazarinades" contre le régime et celle d'un sombre complot melant le Clergé et la noblesse. Un très bon volume de présentation dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde.

29/06/2005 (modifier)
Par Monu
Note: 3/5
Couverture de la série Terre mécanique
Terre mécanique

Première série que je lis d'Andreae, hé ben en tout cas c'est drôlement beau!! Les couleurs, le dessin servent bien l'univers de fêtes déjantées du 1 et des grands espaces du 2. Ca fait penser à La Nef c'est sûr et même à Horologium, les humains, les machines, la séquestration de gens dans un grand espace... Dommage que les ficelles soient plus connues dans le second tome, ce n'est qu'une idée faite avec la lecture, et j'espère qu'Andreae nous surprendra encore par la suite. Une bonne ptite série, qui pourrait prendre encore de l'envergure dans l'avenir, à suivre c'est certain.

29/06/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Poulet aux Prunes
Poulet aux Prunes

Vous vous souvenez du film "American Beauty" ? Ce fameux long métrage où un père de famille se met à avoir marre de la vie et qui se détruit lui-même au fil des ans. C'est un peu le même refrain que j'ai ressenti à la lecture de cet ouvrage. Bien entendu, le décor change et c’est en Iran que l'histoire se déroule. Nasser Ali Khan est un père d'une famille de 3 enfants, il est musicien et n'aime pas sa femme. Le jour où cette dernière lui casse son instrument de musique et faute d'en trouver un d'aussi bonne qualité, il se décide à ne plus manger ni boire pour mourir... Marjane Satrapi nous raconte les 8 derniers jours de sa vie et nous fait partager les derniers instants que se remémore Nasser Ali Khan. C'est ainsi qu'on apprendra comment il en est venu à l'envie de mettre fin à ses jours... Le scénario de cette bédé est entièrement concentré sur ce personnage. Peu importe que ça se passe en Iran, les évènements auxquels est confronté Nasser Ali Khan aurait bien pu se dérouler dans n'importe quel pays étant donné la similitude entre les religions et les règles qui y régissent. Je suis à la fois peiné par la déception amoureuse de Nasser Ali et dérouté par l'égoïsme dont il a fait preuve envers ses enfants. Petite remarque en passant : je suis très étonné qu'un homme puisse mourir en seulement 8 jours ! Avis aux amateurs ! Je n'aime pas particulièrement le dessin de Marjane Satrapi mais je reconnais qu'il est extrêmement lisible. A mon sens, la grande force de "Poulet aux prunes" réside dans la neutralité des propos de l'auteur et la mise en avant de son scénario. Alors pourquoi je ne conseille pas l’achat de cette bédé ? Peut-être parce que je trouve le dessin et la mise en page de Marjane trop simples (cadrages classiques pas du tout cinématographiques) ou pas assez expressif (très peu de gros plans sur les visages) à mon goût. Personnellement, cette bédé ne m’a pas autant marqué que ça bien que l’histoire soit réelle.

29/06/2005 (modifier)