Depuis le temps qu’on parle de Trondheim… J’ai découvert « les formidables aventures de Lapinot » que très récemment et je suis tombé sous le « charme » de ce personnage après avoir lu cinq tomes de la série. Personnellement, cet attachement m’est venu au fur et à mesure que je lisais les albums.
« Lapinot » est certainement avec « Lincoln » la série la plus sympathique que j’ai lue jusqu’à maintenant. Voici mes avis (désolé s’ils sont brefs !) pour les tomes suivants !
« Blacktown », la première aventure de Lapinot se passe dans le milieu du Far West. C’est en le relisant que je me suis aperçu de la richesse de cet ouvrage. « Blacktown » est en gros une satire de notre société. C’est un album pas franchement hilarant mais les situations dans lesquelles Lapinot se retrouve montrent à quel point en est arrivée la bêtise humaine. Les dialogues, comme dans la séquence au bar, sont savoureux ! Note finale : 4/5
« Slalom » : bédé très sympa dans le milieu des sports d’hiver, les personnages secondaires comme Richard et le play boy se révèlent très présents ! Note finale : 4/5
« Pichenettes » : Pour l’instant, c’est un de mes albums préférés de « Lapinot », c’est hilarant, certaines séquences comme lorsque nos amis jouent aux billes ou encore les tentatives de suicide d’un des personnages sont irrésistibles ! Note finale : 4/5
« Walter » : Grosse satire des films d’épouvante et policiers, « Walter » est un album que j’ai moyennement apprécié. Note finale : 3/5
« Vacances de Printemps » : Avec cette bédé, les amateurs de poésie, de dialogues savoureux seront aux anges ! Le cadre british et les nombreuses références à Shakespeare sont vraiment sympathiques et adéquats au scénario. Note finale : 4/5
« La vie comme elle vient » : Je me demande encore comment j'ai fait pour ne pas découvrir cette série plus tôt ! "La vie comme elle vient" est sans conteste le meilleur tome de la série. L'histoire monte de plus en plus en puissance, nous prend par les tripes pour arriver à cette fin terriblement émouvante ! Le scénario est très accrocheur et on sent que l'auteur a du métier ! Cette bédé est une ode à la vie, son message est clair : profitons de la vie et aimons-nous les uns les autres. A mon avis, il est fort possible que les aventures de Lapinot puissent continuer puisque les tomes peuvent se lire indépendamment. Note finale : 5/5
Avis pour les deux premiers tomes
Très bon moment de détente et de rires bons enfants avec cette équipe de truffions !
Cette bd m’a fortement rappelé les mémorables joutes de « rolistes »auxquelles je participais dans ma jeunesse. Les personnages, que ce soit pour le nain, l’elfe, etc... sont à l’image des stéréotypes qu’on se faisait d’eux. Mais dans cette bédé, c’est poussé à l’extrême ! Le scénario est simple et tout est prétexte pour qu’on se marre à condition d’avoir gardé cet humour de bande. Le dessin est agréable, bien dans l’esprit humoristique de cette nouvelle série. Je reproche toutefois le réemploi trop systématique de certaines cases.
Le tome 2 reste dans la lignée du premier avec cet humour bon enfant si caractéristique de la série. Cependant, je trouve que la colorisation faite par ordinateur est trop prononcée par rapport au premier tome (sous entendu "trop photoshop"), ça me gache le plaisir de lecture.
Note finale : 3/5
Avis pour le tome 3
Après deux tomes que j’ai appréciés, John Lang et Marion Poinsot viennent de réaliser un nouvel album du « Donjon de Naheulbeuk » inaugurant ainsi le deuxième cycle. Cette fois-ci, l’action se déroule principalement en plein air.
Dans cette nouvelle aventure, l’équipe de tarés composée d’un ranger, d’un nain, d’une elfe, d’un ogre et de sa traductrice, d’une magicienne, d’un ménestrel et d’un barbare ont pour objectif d’échanger une abominable statue contre 8 000 pièces d’or. Cependant, la transaction ne se passe pas comme prévu et notre joyeuse compagnie va devoir traverser toute la contrée pour obtenir cet argent.
Hormis le fait que l’histoire se passe loin des donjons, le scénario ne propose franchement rien de nouveau à se mettre sous la dent.
Cependant, je dois avouer que j’ai apprécié l’humour d’équipe employé dans cette BD. Cet humour ne m’est jamais apparu vulgaire, il joue entre le comique de situation et des jeux de mots du nain dont il ne se lasse pas de se moquer de l’elfe.
Personnellement, je ne me suis jamais lassé de cet humour. A défaut de me faire franchement rire, il y a quelque chose de sympathique et de plaisant à lire qui m’est ressorti à la lecture de ce nouveau tome. Le conseil que je donnerais pour tous les lecteurs qui se demandent si ce livre vaut l’achat, c’est d’en lire au moins le début pour voir si vous appréciez cet humour.
Le dessin de Marion Poinsot est assez personnel. L’auteur possède un style humoristique qui met en scène des personnages aux grands yeux pour mieux les caricaturer. Marion Poinsot présente des décors qui me sont apparus assez détaillés et agréables à contempler.
J’ai aimé la mise en couleurs de cet album, les tons et l’ambiance employés me sont parus parfaitement adaptés à ce scénario. Sur ce point, je trouve que de gros progrès ont été réalisés par rapport aux deux premiers albums dont les couleurs m’ont semblées trop « flashyes ».
Troisième album du « Donjon de Naheulbeuk », ce nouvel album confirme tout le bien que je pense de cette série. J’aime particulièrement cet humour de bande et de répétition. J’apprécie également le fait que ces aventures aient permis de me rappeler les nombreuses parties de déconnades entre « rôlistes » de ma jeunesse.
Note finale : 3/5
Marc Dacier était l'une des séries-événements des années 60 dans le journal Spirou. Né du talent conjugué de Jean-Michel Charlier, roi des récits d'aventure haletants, et d'Eddy Paape, le "pape" d'alors du dessin réaliste, ce petit reporter intrépide parcourait le monde en quête du scoop, bien souvent malgré lui. Il se retrouvait dans des situations souvent périlleuses, mais pas toujours rocambolesques, où sa débrouillardise et son aplomb faisaient des merveilles.
A présent ces aventures gardent une saveur quelque peu surannée, avec un ton qui a vieilli, mais ça se laisse encore lire sans déplaisir.
4/5 pour le tome 1 particulièrement réussi dans son dessin, mais surtout ses personnages aux personnalités si drôles, si caricaturales du monde des motards. Par la suite, la série perd en qualité tant du point de vue du dessin que des scénarios. Mais le numéro 1 est à lire pour une bonne partie de rigolade.
OAH quel bonheur ! Quel personnage ! Et quelle rigolade ! L'humour est omniprésent, dans le personnage de Gaston. Sa gentillesse (ou sa mollesse), sa décontraction, son assurance dans ses capacités d'inventeur, son ingéniosité, sa paresse, ses aspects enfantins, son physique, sa maladresse, son décalage ... Il fait vraiment du bien au moral ce Gaston. En plus, dessiné par Franquin, c'est du pur plaisir.
A lire, à relire, à re-relire, etc.
Une très bonne série. Humoristique, mais il faut l'avouer, pas désopilante. Mais même si on ne rit pas tout le temps, on ne peut réprimer un sourire tant tout cela est bien fait. Les personnages sont originaux et drôles, on trouve de nombreuses références à des sujets variés et les dialogues sont savoureux à souhait. Parfois cela fait penser à Michel Audiard ayant essayé de la BD. Et puis les dessins sont si bons.
A lire.
Une vraie tranche d'humour. Qui ne fait pas souvent dans la finesse, un peu dans la provocation (pour les catholiques), mais qui, au moins, est vraiment drôle. L'humour est dans les situations, les personnages, les détails, les dialogues, le dessin (parfaitement adapté). Maester semble n'avoir aucun tabou, en tout cas concernant l'église ou la morale, et si vous savez rire de tout, vous allez vous bidonner.
Une lecture vraiment très plaisante et drôle. L'humour est omniprésent sous différentes formes de comique. On trouve aussi de nombreuses références et clins d'oeil à toutes sortes de choses. Le dessin est excellent et convient parfaitement à cette histoire fantastique pleine de rebondissements et de drôlerie. Tout ça n'est pas sans rappeler Astérix.
A ne pas manquer.
Le Tumulus (Tome 1)
Avec "Le Tumulus", Roger Seiter nous livre une histoire qui donne envie de découvrir ce que réservent les autres volumes de la série "Fog".
Les personnages évoluent dans un Londres fin de 19e siècle à l'ambiance sombre, limite glauque sur certaines planches. L'intrigue se déroule de façon habile au gré des indices distillés ça et là par le scénariste. A l'instar de certains lecteurs, j'ai également pensé aux romans de Conan Doyle en parcourant ce tome.
Côté graphisme, on ne peut pas dire que le style de Cyril Bonin laissera le lecteur indifférent. Pour ma part, il m'a fallu quelques planches avant de me familiariser avec un dessin pour le moins étrange dans lequel évoluent des personnages anguleux et parfois distordus. A la réflexion, cela n'est pas désagréable et renforce même l'attrait de cet opus.
En route pour "Le Destin de Jane" (tome 2)...
Le destin de Jane (Tome 2)
Avec ce deuxième tome, les protagonistes de « Fog » poursuivent leurs palpitantes aventures pour notre plus grand plaisir.
L'histoire, particulièrement bien construite, continue pour partie dans les bas-fonds de Londres. Une nouvelle fois, Roger Seiter nous livre les réponses au compte goutte et fait résolument pencher son intrigue du coté de l'enquête policière en délaissant peu à peu les éléments fantastiques. Tout ceci est réellement bien amené : les brumes de l'enquête se dissipent, mais le scénariste parvient malgré tout à conserver secrète l'identité du vrai coupable jusqu'aux derniers instants. De la belle ouvrage.
Le trait si particulier de Cyril Bonin renforce efficacement l'atmosphère oppressante des ruelles londoniennes instaurée par le scénariste. Une fois immergé dans l'histoire (et cela arrive vite), ce style peu commun en devient finalement agréable à l’œil.
Les deux premiers opus constituent un cycle efficace qu'il serait dommage de laisser passer !
Voilà une série que les amateurs d'aviation et d'histoire de la seconde guerre mondiale devraient apprécier mais qui ne m'a personnellement guère accroché.
Côté dessin, Molinari a un style réaliste un peu à la façon de la série Buck Danny. Mais malgré un trait relativement maîtrisé (notamment concernant les avions bien sûr), il y a différentes choses qui ne me plaisent pas dans l'encrage surtout mais aussi dans la colorisation des premiers tomes. Techniquement, c'est un dessin correct, mais autant dans la mise en page que dans le rendu final des planches, je ne trouve pas cette série vraiment belle.
Concernant le scénario ensuite, c'est une pure tranche d'Histoire. "La vraie aventure de ces héros du ciel qu'étaient les Tigres Volants", voilà en gros le sous-titre que pourrait porter la série. C'est à dire de l'aventure, de l'action, des scènes de combat, mais pas d'humour, pas de romance, rien que du sérieux. On a même droit à un héros grand blond et américain, le héros typique quoi, d'ailleurs bien trop lisse et "va-t-en guerre" pour s'y attacher malgré son aspect ''rebelle''. Et la narration et le récit, tout comme ce héros, font légèrement désuets, comme une bonne vieille aventure historique et militaire comme il en paraissait dans les magazines de BD il y a quelques décennies.
Le récit est réaliste, avec son lot de morts aussi bien chez les "méchants Japs" que chez les "héros anglais et américains". Mais comme il se base sur la réalité historique, ça manque d'un peu de fiction pour accrocher au récit pour de bon.
En outre, les bulles de narration et les dialogues sont assez lourds et empêchent le récit de prendre un rythme captivant.
Une intention louable au départ de décrire l'héroïsme d'aviateurs dans une région et une période historique peu connue (le Sud-Est Asiatique quand le Japon était la Grande Puissance régionale) mais au final une série assez ennuyeuse et pas très bien construite.
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Les Formidables Aventures de Lapinot
Depuis le temps qu’on parle de Trondheim… J’ai découvert « les formidables aventures de Lapinot » que très récemment et je suis tombé sous le « charme » de ce personnage après avoir lu cinq tomes de la série. Personnellement, cet attachement m’est venu au fur et à mesure que je lisais les albums. « Lapinot » est certainement avec « Lincoln » la série la plus sympathique que j’ai lue jusqu’à maintenant. Voici mes avis (désolé s’ils sont brefs !) pour les tomes suivants ! « Blacktown », la première aventure de Lapinot se passe dans le milieu du Far West. C’est en le relisant que je me suis aperçu de la richesse de cet ouvrage. « Blacktown » est en gros une satire de notre société. C’est un album pas franchement hilarant mais les situations dans lesquelles Lapinot se retrouve montrent à quel point en est arrivée la bêtise humaine. Les dialogues, comme dans la séquence au bar, sont savoureux ! Note finale : 4/5 « Slalom » : bédé très sympa dans le milieu des sports d’hiver, les personnages secondaires comme Richard et le play boy se révèlent très présents ! Note finale : 4/5 « Pichenettes » : Pour l’instant, c’est un de mes albums préférés de « Lapinot », c’est hilarant, certaines séquences comme lorsque nos amis jouent aux billes ou encore les tentatives de suicide d’un des personnages sont irrésistibles ! Note finale : 4/5 « Walter » : Grosse satire des films d’épouvante et policiers, « Walter » est un album que j’ai moyennement apprécié. Note finale : 3/5 « Vacances de Printemps » : Avec cette bédé, les amateurs de poésie, de dialogues savoureux seront aux anges ! Le cadre british et les nombreuses références à Shakespeare sont vraiment sympathiques et adéquats au scénario. Note finale : 4/5 « La vie comme elle vient » : Je me demande encore comment j'ai fait pour ne pas découvrir cette série plus tôt ! "La vie comme elle vient" est sans conteste le meilleur tome de la série. L'histoire monte de plus en plus en puissance, nous prend par les tripes pour arriver à cette fin terriblement émouvante ! Le scénario est très accrocheur et on sent que l'auteur a du métier ! Cette bédé est une ode à la vie, son message est clair : profitons de la vie et aimons-nous les uns les autres. A mon avis, il est fort possible que les aventures de Lapinot puissent continuer puisque les tomes peuvent se lire indépendamment. Note finale : 5/5
Le Donjon de Naheulbeuk
Avis pour les deux premiers tomes Très bon moment de détente et de rires bons enfants avec cette équipe de truffions ! Cette bd m’a fortement rappelé les mémorables joutes de « rolistes »auxquelles je participais dans ma jeunesse. Les personnages, que ce soit pour le nain, l’elfe, etc... sont à l’image des stéréotypes qu’on se faisait d’eux. Mais dans cette bédé, c’est poussé à l’extrême ! Le scénario est simple et tout est prétexte pour qu’on se marre à condition d’avoir gardé cet humour de bande. Le dessin est agréable, bien dans l’esprit humoristique de cette nouvelle série. Je reproche toutefois le réemploi trop systématique de certaines cases. Le tome 2 reste dans la lignée du premier avec cet humour bon enfant si caractéristique de la série. Cependant, je trouve que la colorisation faite par ordinateur est trop prononcée par rapport au premier tome (sous entendu "trop photoshop"), ça me gache le plaisir de lecture. Note finale : 3/5 Avis pour le tome 3 Après deux tomes que j’ai appréciés, John Lang et Marion Poinsot viennent de réaliser un nouvel album du « Donjon de Naheulbeuk » inaugurant ainsi le deuxième cycle. Cette fois-ci, l’action se déroule principalement en plein air. Dans cette nouvelle aventure, l’équipe de tarés composée d’un ranger, d’un nain, d’une elfe, d’un ogre et de sa traductrice, d’une magicienne, d’un ménestrel et d’un barbare ont pour objectif d’échanger une abominable statue contre 8 000 pièces d’or. Cependant, la transaction ne se passe pas comme prévu et notre joyeuse compagnie va devoir traverser toute la contrée pour obtenir cet argent. Hormis le fait que l’histoire se passe loin des donjons, le scénario ne propose franchement rien de nouveau à se mettre sous la dent. Cependant, je dois avouer que j’ai apprécié l’humour d’équipe employé dans cette BD. Cet humour ne m’est jamais apparu vulgaire, il joue entre le comique de situation et des jeux de mots du nain dont il ne se lasse pas de se moquer de l’elfe. Personnellement, je ne me suis jamais lassé de cet humour. A défaut de me faire franchement rire, il y a quelque chose de sympathique et de plaisant à lire qui m’est ressorti à la lecture de ce nouveau tome. Le conseil que je donnerais pour tous les lecteurs qui se demandent si ce livre vaut l’achat, c’est d’en lire au moins le début pour voir si vous appréciez cet humour. Le dessin de Marion Poinsot est assez personnel. L’auteur possède un style humoristique qui met en scène des personnages aux grands yeux pour mieux les caricaturer. Marion Poinsot présente des décors qui me sont apparus assez détaillés et agréables à contempler. J’ai aimé la mise en couleurs de cet album, les tons et l’ambiance employés me sont parus parfaitement adaptés à ce scénario. Sur ce point, je trouve que de gros progrès ont été réalisés par rapport aux deux premiers albums dont les couleurs m’ont semblées trop « flashyes ». Troisième album du « Donjon de Naheulbeuk », ce nouvel album confirme tout le bien que je pense de cette série. J’aime particulièrement cet humour de bande et de répétition. J’apprécie également le fait que ces aventures aient permis de me rappeler les nombreuses parties de déconnades entre « rôlistes » de ma jeunesse. Note finale : 3/5
Marc Dacier
Marc Dacier était l'une des séries-événements des années 60 dans le journal Spirou. Né du talent conjugué de Jean-Michel Charlier, roi des récits d'aventure haletants, et d'Eddy Paape, le "pape" d'alors du dessin réaliste, ce petit reporter intrépide parcourait le monde en quête du scoop, bien souvent malgré lui. Il se retrouvait dans des situations souvent périlleuses, mais pas toujours rocambolesques, où sa débrouillardise et son aplomb faisaient des merveilles. A présent ces aventures gardent une saveur quelque peu surannée, avec un ton qui a vieilli, mais ça se laisse encore lire sans déplaisir.
Joe Bar Team
4/5 pour le tome 1 particulièrement réussi dans son dessin, mais surtout ses personnages aux personnalités si drôles, si caricaturales du monde des motards. Par la suite, la série perd en qualité tant du point de vue du dessin que des scénarios. Mais le numéro 1 est à lire pour une bonne partie de rigolade.
Gaston Lagaffe
OAH quel bonheur ! Quel personnage ! Et quelle rigolade ! L'humour est omniprésent, dans le personnage de Gaston. Sa gentillesse (ou sa mollesse), sa décontraction, son assurance dans ses capacités d'inventeur, son ingéniosité, sa paresse, ses aspects enfantins, son physique, sa maladresse, son décalage ... Il fait vraiment du bien au moral ce Gaston. En plus, dessiné par Franquin, c'est du pur plaisir. A lire, à relire, à re-relire, etc.
Litteul Kévin
Une très bonne série. Humoristique, mais il faut l'avouer, pas désopilante. Mais même si on ne rit pas tout le temps, on ne peut réprimer un sourire tant tout cela est bien fait. Les personnages sont originaux et drôles, on trouve de nombreuses références à des sujets variés et les dialogues sont savoureux à souhait. Parfois cela fait penser à Michel Audiard ayant essayé de la BD. Et puis les dessins sont si bons. A lire.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Une vraie tranche d'humour. Qui ne fait pas souvent dans la finesse, un peu dans la provocation (pour les catholiques), mais qui, au moins, est vraiment drôle. L'humour est dans les situations, les personnages, les détails, les dialogues, le dessin (parfaitement adapté). Maester semble n'avoir aucun tabou, en tout cas concernant l'église ou la morale, et si vous savez rire de tout, vous allez vous bidonner.
De Cape et de Crocs
Une lecture vraiment très plaisante et drôle. L'humour est omniprésent sous différentes formes de comique. On trouve aussi de nombreuses références et clins d'oeil à toutes sortes de choses. Le dessin est excellent et convient parfaitement à cette histoire fantastique pleine de rebondissements et de drôlerie. Tout ça n'est pas sans rappeler Astérix. A ne pas manquer.
Fog
Le Tumulus (Tome 1) Avec "Le Tumulus", Roger Seiter nous livre une histoire qui donne envie de découvrir ce que réservent les autres volumes de la série "Fog". Les personnages évoluent dans un Londres fin de 19e siècle à l'ambiance sombre, limite glauque sur certaines planches. L'intrigue se déroule de façon habile au gré des indices distillés ça et là par le scénariste. A l'instar de certains lecteurs, j'ai également pensé aux romans de Conan Doyle en parcourant ce tome. Côté graphisme, on ne peut pas dire que le style de Cyril Bonin laissera le lecteur indifférent. Pour ma part, il m'a fallu quelques planches avant de me familiariser avec un dessin pour le moins étrange dans lequel évoluent des personnages anguleux et parfois distordus. A la réflexion, cela n'est pas désagréable et renforce même l'attrait de cet opus. En route pour "Le Destin de Jane" (tome 2)...
Le destin de Jane (Tome 2) Avec ce deuxième tome, les protagonistes de « Fog » poursuivent leurs palpitantes aventures pour notre plus grand plaisir. L'histoire, particulièrement bien construite, continue pour partie dans les bas-fonds de Londres. Une nouvelle fois, Roger Seiter nous livre les réponses au compte goutte et fait résolument pencher son intrigue du coté de l'enquête policière en délaissant peu à peu les éléments fantastiques. Tout ceci est réellement bien amené : les brumes de l'enquête se dissipent, mais le scénariste parvient malgré tout à conserver secrète l'identité du vrai coupable jusqu'aux derniers instants. De la belle ouvrage. Le trait si particulier de Cyril Bonin renforce efficacement l'atmosphère oppressante des ruelles londoniennes instaurée par le scénariste. Une fois immergé dans l'histoire (et cela arrive vite), ce style peu commun en devient finalement agréable à l’œil. Les deux premiers opus constituent un cycle efficace qu'il serait dommage de laisser passer !
Les Tigres volants
Voilà une série que les amateurs d'aviation et d'histoire de la seconde guerre mondiale devraient apprécier mais qui ne m'a personnellement guère accroché. Côté dessin, Molinari a un style réaliste un peu à la façon de la série Buck Danny. Mais malgré un trait relativement maîtrisé (notamment concernant les avions bien sûr), il y a différentes choses qui ne me plaisent pas dans l'encrage surtout mais aussi dans la colorisation des premiers tomes. Techniquement, c'est un dessin correct, mais autant dans la mise en page que dans le rendu final des planches, je ne trouve pas cette série vraiment belle. Concernant le scénario ensuite, c'est une pure tranche d'Histoire. "La vraie aventure de ces héros du ciel qu'étaient les Tigres Volants", voilà en gros le sous-titre que pourrait porter la série. C'est à dire de l'aventure, de l'action, des scènes de combat, mais pas d'humour, pas de romance, rien que du sérieux. On a même droit à un héros grand blond et américain, le héros typique quoi, d'ailleurs bien trop lisse et "va-t-en guerre" pour s'y attacher malgré son aspect ''rebelle''. Et la narration et le récit, tout comme ce héros, font légèrement désuets, comme une bonne vieille aventure historique et militaire comme il en paraissait dans les magazines de BD il y a quelques décennies. Le récit est réaliste, avec son lot de morts aussi bien chez les "méchants Japs" que chez les "héros anglais et américains". Mais comme il se base sur la réalité historique, ça manque d'un peu de fiction pour accrocher au récit pour de bon. En outre, les bulles de narration et les dialogues sont assez lourds et empêchent le récit de prendre un rythme captivant. Une intention louable au départ de décrire l'héroïsme d'aviateurs dans une région et une période historique peu connue (le Sud-Est Asiatique quand le Japon était la Grande Puissance régionale) mais au final une série assez ennuyeuse et pas très bien construite.