Pas mal cette BD. Elle parle d'un fléau qui nous concerne tous un jour ou l'autre : la crise de la trentaine. A cet âge-là, on peut se sentir englué dans une certaine monotonie, un train-train médiocre, autant sur le plan professionnel qu'affectif. Drysdale montre bien ces sentiments : des moments de silence, entrecoupés de paroles aussi vaines qu'automatiques, des habitudes auto-destructrices... Et puis ces moments de pure confusion, ceux de la rupture, du chagrin, ceux où l'on comprend certaines choses. Le dessin, autant que le récit, se retrouve destructuré, cassé, réduit à quelques traits... C'est assez impressionnant de justesse, criant de vécu aussi. Il y a des scènes poignantes, comme celle où Pierre est entouré d'avatars de Karinne qui lui disent ses quatre vérités, celle de la rupture avec l'étudiante, où les mots ne sont pas dits, mais parfaitement représentés par Karinne que l'on voit partir... De la pudeur pure...
Cependant, je n'ai pas été bouleversé par cet album, où une certaine spécificité culturelle québécoise prend parfois le pas sur de l'universalité, ce qui fait que je n'ai pas compris certains éléments...
Un vrai petit bijou que cet album, passé totalement inaperçu. Les auteurs, pourtant, ont mis tout leur coeur et leur savoir-faire, pour raconter cette histoire d'amour à tiroirs.
C'est en effet une histoire d'amour à plusieurs niveaux : d'abord l'amour du prochain, surtout lorsqu'il vient d'ailleurs. Ici, ce sont les Zaïrois (habitants de l'ex-Congo belge) qui sont mis à l'honneur, au travers des personnages de Papa The Boss (bonhomme et paternel) et de Marie-Constance (tendre et sensuelle), mais aussi au travers du Père Mutien, moine défroqué qui a succombé aux charmes capiteux de l'Afrique. Avec en filigrane l'histoire médiocre de Vincent, cet étudiant maussade qui refuse de céder aux appels au plaisir de cette jeune femme noire... L'amour de l'Afrique, les auteurs l'évoquent plus directement au travers de quelques planches superbes, tant du point de vue du dessin, des couleurs et de la voix "off", qui nous permettent de suivre le parcours du Père Mutien.
Et c'est aussi l'amour de Liège, l'une des plus belles villes de la Wallonie, qui est ici sublimée, courtisée par le dessin et les couleurs chaudes de Warnauts et Raives, unis dans ce petit bonheur.
Une ode à la vie, à l'amour. Par les temps qui courent, ça fait du bien.
Du grand Bilal sur le plan du dessin qui apparemment ne cesse de s'améliorer ; quant au scénario, il est comme lui seul en fait : visionnaire, original, bon. Ses inconditionnels aimeront, les autres pourront être séduits, l'esthétique de cette série étant moins repoussante que les autres.
A lire.
Vraiment génial ! C’est plus qu'une simple BD, c'est un roman, une oeuvre qui mêle beaucoup de choses, dont une dose de philosophie, et qui force à la réflexion et l'introspection. Taniguchi use ici d'un vieux ressort : le voyage dans le temps, mais traité avec une profondeur inédite et de l'originalité, par exemple : le héros est M. Toutlemonde et il vit des évènements de M. Toulemonde. (pas de sur-homme qui peut changer le monde par son retour dans le passé) Et c'est par là que l'identification est si facile. Résultat, on est forcément pris par cette histoire.
Le dessin n'a lui rien d'original ni de remarquable, mais il faut avouer qu'il est sans fautes et convient bien à l'histoire.
Alors, en conclusion, oui, quartier lointain est bien culte ; pour preuve son succès qui est bien mérité.
Après avoir feulleté cette série, je m'attendais à un polar désuet et bidon, une série sans aucun interêt. Mais finalement, elle n'est pas si mal.
C'est surtout le dessin qui fait désuet. André Osi a une certaine maîtrise technique mais son trait dans cette série ressemble un peu au style de Jean Graton (en plus expressif quand même), enfin bref au dessin de vieilles BDs réalistes du style qui pouvaient paraitre dans le journal Tintin dans les années 70. Ca donne donc un aspect figé et vieillot au tout qui ne m'a guère donné envie d'entamer ma lecture. Rien de vraiment moche, et d'ailleurs ça se lit assez bien visuellement parlant, mais pas accrocheur du tout et surtout sans style personnel.
Quant au scénario, c'est lui qui m'a assez agréablement surpris. L'intrigue est complexe, mêlant d'assez nombreux personnages dans une enquête à base de terrorisme, d'espionnage et de big business. Le tout n'a pas le dynamisme d'un Largo Winch, mais c'est vrai qu'on n'en est pas très loin et qu'il y a quelques points communs notables. La série porte sur une enquête qui captive assez à partir de la fin du premier tome et qui se révèle bien montée et réaliste. Bon, ça ne manque pas par moments de petites touches de naïveté et de quelques petites facilités scénaristiques, mais globalement ça passe très bien et on a là un assez bon polar bien conçu.
Par contre, alors que ça date des années 90 et que le tome 3 date de 1996, ce dernier tome justement a trop voulu s'accrocher à l'aspect technique de son intrigue avec une description d'un réseau GSM satellitaire et surtout des phases de hacking informatique qui sont assez risibles et dépassées de nos jours. Mince, quoi, 1996, ce n'est quand même pas la préhistoire de l'informatique : Windows 95 existait déjà... Ceci dit, j'ai trouvé ça hilarant de voir le "super pirateur" du groupe du tome 3 ne pas arrêter de balancer des "Par la toute puissance du Méga-Drive !", "Mille virus !", "Par le grand code mutant !", et autres expressions du même acabit : j'espère que ce n'était pas voulu pour faire réaliste ! ;)
"Kid Lucky", C’est les aventures de Lucky Luke quand il était petit. Même principe que pour Le Petit Spirou, à la grande différence que ce ne sont pas des gags en une page mais une histoire par tome.
Les scénarii de Léturgie sont plutôt moyens, pas très originaux. Les fans de Lucky Luke apprécieront peut être de découvrir quelques détails sur l’enfance de leur héros, sa rencontre avec Jolly Jumper et les Dalton, … Je trouve le personnage de Old Timer assez sympa.
Côté dessin, Morris et Pearce, c’est du même niveau qu’un Lucky Luke classique, c'est-à-dire pas mal du tout.
Les couleurs du Studio Leonardo, c’est les mêmes que pour la série originale. Quoique un peu fade sur certaines cases.
Je ne conseille pas l’achat, il y a déjà assez à faire avec la série mère où l’on trouve largement mieux. Je note 2, je serai monté à 2,5 si c’était possible mais je ne peux pas me résoudre à mettre 3.
Fred Duval a quand même raison d'essayer d'étendre et d'utiliser l'univers qu'il a créé pour ses deux séries-phares, Carmen Mc Callum et Travis. Bon, okay, le faux cross-over Carmen+Travis : les récits étant une sorte de laboratoire d'apprentissage à la qualité discutable, cette fois-ci c'est plus convaincant. D'abord parce que Pacman est un personnage qui, je pense, est non seulement populaire, mais aussi parce qu'il peut avoir une histoire intéressante. C'est le cas, puisqu'on suit les aventures du hacker rasta avec un certain plaisir, plaisir auquel le graphisme de Fred Blanchard, enfin revenu à la BD (à quand le retour de Vatine ?), n'est pas étranger. Designer de grand talent, il se lâche beaucoup plus dans le dessin des personnages, ce qui donne parfois l'impression que ce sont deux dessinateurs différents qui ont oeuvré sur ces planches... Sans que cela soit choquant. :)
Ce n'est tout de même pas du niveau des séries-mères, du point de vue scenario, mais cela reste sympa. A réserver aux fans du genre et de Duval, cependant.
Lamentable !
Le début était prometteur ; il semblait annoncer une intrigue complexe et originale. Mais la suite révèle que ce n'était qu'une promesse "chiraquienne". Tout cela est très mal ficelé. On a aussi la présence de fantastique débridé qui ne semble suivre aucune logique. Peut-être n'est-il qu'une facilité scénaristique. Autre facilité : le racolage. Des personnages qui semblent tous sortir d'une agence de mannequins et beaucoup d'érotisme, à tout bout de chant, sans intérêt majeur ; mais c'est peut-être l'objectif de la série. C'est simple, on dirait du Manara qui a essayé de faire un effort sur le scénario, la qualité du dessin en moins.
Peut-être que je n'ai pas tout saisi à ce scénario, mais, même quand on a tout compris, je ne pense pas qu'on puisse qualifier cette BD de bonne.
A éviter absolument !
Ça sent l’œuvre de jeunesse, les effets sont beaucoup trop appuyés par endroits, souvent inutilement, c'est souvent décoratif, ça sent trop le "truc fait pour séduire" : bref ce n'est pas le chef d’œuvre comme certains l'ont annoncé ; ça a cela dit un mérite : mettre en lumière le bourrage "religieux" de crâne que certains petits américains ont reçu depuis leur enfance !
Difficile de ne pas penser à Titeuf en découvrant Jazon, tant le petit suisse a fait des émules, pas toujours à la hauteur du modèle... Mais ici, surprise ! Les gags sont d'une rare qualité, servis par un dessin simple et efficace ; le tout illuminé par des couleurs chaudes. Ce premier tome atteint largement son but : faire rire.
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Un Moment d'intimité
Pas mal cette BD. Elle parle d'un fléau qui nous concerne tous un jour ou l'autre : la crise de la trentaine. A cet âge-là, on peut se sentir englué dans une certaine monotonie, un train-train médiocre, autant sur le plan professionnel qu'affectif. Drysdale montre bien ces sentiments : des moments de silence, entrecoupés de paroles aussi vaines qu'automatiques, des habitudes auto-destructrices... Et puis ces moments de pure confusion, ceux de la rupture, du chagrin, ceux où l'on comprend certaines choses. Le dessin, autant que le récit, se retrouve destructuré, cassé, réduit à quelques traits... C'est assez impressionnant de justesse, criant de vécu aussi. Il y a des scènes poignantes, comme celle où Pierre est entouré d'avatars de Karinne qui lui disent ses quatre vérités, celle de la rupture avec l'étudiante, où les mots ne sont pas dits, mais parfaitement représentés par Karinne que l'on voit partir... De la pudeur pure... Cependant, je n'ai pas été bouleversé par cet album, où une certaine spécificité culturelle québécoise prend parfois le pas sur de l'universalité, ce qui fait que je n'ai pas compris certains éléments...
Kin' la Belle
Un vrai petit bijou que cet album, passé totalement inaperçu. Les auteurs, pourtant, ont mis tout leur coeur et leur savoir-faire, pour raconter cette histoire d'amour à tiroirs. C'est en effet une histoire d'amour à plusieurs niveaux : d'abord l'amour du prochain, surtout lorsqu'il vient d'ailleurs. Ici, ce sont les Zaïrois (habitants de l'ex-Congo belge) qui sont mis à l'honneur, au travers des personnages de Papa The Boss (bonhomme et paternel) et de Marie-Constance (tendre et sensuelle), mais aussi au travers du Père Mutien, moine défroqué qui a succombé aux charmes capiteux de l'Afrique. Avec en filigrane l'histoire médiocre de Vincent, cet étudiant maussade qui refuse de céder aux appels au plaisir de cette jeune femme noire... L'amour de l'Afrique, les auteurs l'évoquent plus directement au travers de quelques planches superbes, tant du point de vue du dessin, des couleurs et de la voix "off", qui nous permettent de suivre le parcours du Père Mutien. Et c'est aussi l'amour de Liège, l'une des plus belles villes de la Wallonie, qui est ici sublimée, courtisée par le dessin et les couleurs chaudes de Warnauts et Raives, unis dans ce petit bonheur. Une ode à la vie, à l'amour. Par les temps qui courent, ça fait du bien.
Le Sommeil du Monstre
Du grand Bilal sur le plan du dessin qui apparemment ne cesse de s'améliorer ; quant au scénario, il est comme lui seul en fait : visionnaire, original, bon. Ses inconditionnels aimeront, les autres pourront être séduits, l'esthétique de cette série étant moins repoussante que les autres. A lire.
Quartier lointain
Vraiment génial ! C’est plus qu'une simple BD, c'est un roman, une oeuvre qui mêle beaucoup de choses, dont une dose de philosophie, et qui force à la réflexion et l'introspection. Taniguchi use ici d'un vieux ressort : le voyage dans le temps, mais traité avec une profondeur inédite et de l'originalité, par exemple : le héros est M. Toutlemonde et il vit des évènements de M. Toulemonde. (pas de sur-homme qui peut changer le monde par son retour dans le passé) Et c'est par là que l'identification est si facile. Résultat, on est forcément pris par cette histoire. Le dessin n'a lui rien d'original ni de remarquable, mais il faut avouer qu'il est sans fautes et convient bien à l'histoire. Alors, en conclusion, oui, quartier lointain est bien culte ; pour preuve son succès qui est bien mérité.
Horizon Blanc
Après avoir feulleté cette série, je m'attendais à un polar désuet et bidon, une série sans aucun interêt. Mais finalement, elle n'est pas si mal. C'est surtout le dessin qui fait désuet. André Osi a une certaine maîtrise technique mais son trait dans cette série ressemble un peu au style de Jean Graton (en plus expressif quand même), enfin bref au dessin de vieilles BDs réalistes du style qui pouvaient paraitre dans le journal Tintin dans les années 70. Ca donne donc un aspect figé et vieillot au tout qui ne m'a guère donné envie d'entamer ma lecture. Rien de vraiment moche, et d'ailleurs ça se lit assez bien visuellement parlant, mais pas accrocheur du tout et surtout sans style personnel. Quant au scénario, c'est lui qui m'a assez agréablement surpris. L'intrigue est complexe, mêlant d'assez nombreux personnages dans une enquête à base de terrorisme, d'espionnage et de big business. Le tout n'a pas le dynamisme d'un Largo Winch, mais c'est vrai qu'on n'en est pas très loin et qu'il y a quelques points communs notables. La série porte sur une enquête qui captive assez à partir de la fin du premier tome et qui se révèle bien montée et réaliste. Bon, ça ne manque pas par moments de petites touches de naïveté et de quelques petites facilités scénaristiques, mais globalement ça passe très bien et on a là un assez bon polar bien conçu. Par contre, alors que ça date des années 90 et que le tome 3 date de 1996, ce dernier tome justement a trop voulu s'accrocher à l'aspect technique de son intrigue avec une description d'un réseau GSM satellitaire et surtout des phases de hacking informatique qui sont assez risibles et dépassées de nos jours. Mince, quoi, 1996, ce n'est quand même pas la préhistoire de l'informatique : Windows 95 existait déjà... Ceci dit, j'ai trouvé ça hilarant de voir le "super pirateur" du groupe du tome 3 ne pas arrêter de balancer des "Par la toute puissance du Méga-Drive !", "Mille virus !", "Par le grand code mutant !", et autres expressions du même acabit : j'espère que ce n'était pas voulu pour faire réaliste ! ;)
Kid Lucky
"Kid Lucky", C’est les aventures de Lucky Luke quand il était petit. Même principe que pour Le Petit Spirou, à la grande différence que ce ne sont pas des gags en une page mais une histoire par tome. Les scénarii de Léturgie sont plutôt moyens, pas très originaux. Les fans de Lucky Luke apprécieront peut être de découvrir quelques détails sur l’enfance de leur héros, sa rencontre avec Jolly Jumper et les Dalton, … Je trouve le personnage de Old Timer assez sympa. Côté dessin, Morris et Pearce, c’est du même niveau qu’un Lucky Luke classique, c'est-à-dire pas mal du tout. Les couleurs du Studio Leonardo, c’est les mêmes que pour la série originale. Quoique un peu fade sur certaines cases. Je ne conseille pas l’achat, il y a déjà assez à faire avec la série mère où l’on trouve largement mieux. Je note 2, je serai monté à 2,5 si c’était possible mais je ne peux pas me résoudre à mettre 3.
Travis Karmatronics
Fred Duval a quand même raison d'essayer d'étendre et d'utiliser l'univers qu'il a créé pour ses deux séries-phares, Carmen Mc Callum et Travis. Bon, okay, le faux cross-over Carmen+Travis : les récits étant une sorte de laboratoire d'apprentissage à la qualité discutable, cette fois-ci c'est plus convaincant. D'abord parce que Pacman est un personnage qui, je pense, est non seulement populaire, mais aussi parce qu'il peut avoir une histoire intéressante. C'est le cas, puisqu'on suit les aventures du hacker rasta avec un certain plaisir, plaisir auquel le graphisme de Fred Blanchard, enfin revenu à la BD (à quand le retour de Vatine ?), n'est pas étranger. Designer de grand talent, il se lâche beaucoup plus dans le dessin des personnages, ce qui donne parfois l'impression que ce sont deux dessinateurs différents qui ont oeuvré sur ces planches... Sans que cela soit choquant. :) Ce n'est tout de même pas du niveau des séries-mères, du point de vue scenario, mais cela reste sympa. A réserver aux fans du genre et de Duval, cependant.
Djinn
Lamentable ! Le début était prometteur ; il semblait annoncer une intrigue complexe et originale. Mais la suite révèle que ce n'était qu'une promesse "chiraquienne". Tout cela est très mal ficelé. On a aussi la présence de fantastique débridé qui ne semble suivre aucune logique. Peut-être n'est-il qu'une facilité scénaristique. Autre facilité : le racolage. Des personnages qui semblent tous sortir d'une agence de mannequins et beaucoup d'érotisme, à tout bout de chant, sans intérêt majeur ; mais c'est peut-être l'objectif de la série. C'est simple, on dirait du Manara qui a essayé de faire un effort sur le scénario, la qualité du dessin en moins. Peut-être que je n'ai pas tout saisi à ce scénario, mais, même quand on a tout compris, je ne pense pas qu'on puisse qualifier cette BD de bonne. A éviter absolument !
Blankets - Manteau de neige
Ça sent l’œuvre de jeunesse, les effets sont beaucoup trop appuyés par endroits, souvent inutilement, c'est souvent décoratif, ça sent trop le "truc fait pour séduire" : bref ce n'est pas le chef d’œuvre comme certains l'ont annoncé ; ça a cela dit un mérite : mettre en lumière le bourrage "religieux" de crâne que certains petits américains ont reçu depuis leur enfance !
Jazon
Difficile de ne pas penser à Titeuf en découvrant Jazon, tant le petit suisse a fait des émules, pas toujours à la hauteur du modèle... Mais ici, surprise ! Les gags sont d'une rare qualité, servis par un dessin simple et efficace ; le tout illuminé par des couleurs chaudes. Ce premier tome atteint largement son but : faire rire.