Les derniers avis (114821 avis)

Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Une mansarde à Paris
Une mansarde à Paris

Une bd correcte, un dessin correct, un scénario correct, voilà ce que j’ai retenu d’« une mansarde à Paris ». Sergio Mélia nous conte les retrouvailles entre une femme et un homme dont ils se sont connus au lycée et avaient perdu de vue depuis plus de trois mois. La jeune femme s’installera chez l’appartement de son amant et cherchera à lui dissimuler son passé… J’ai aimé le dessin de Sergio Mélia inspiré de la ligne claire. La mise en couleurs est agréable avec l’utilisation de tons pastels qui renforce le côté glamour de cette histoire. La mise en situation dans les années 50 de « une mansarde à Paris » n’est pas franchement son point fort puisque la majeure partie de l’histoire se passe dans un huis-clos. Cette bd m’a semblé manquer de tensions surtout lors des scènes dramatiques, j’aurais bien voulu aussi que Gloria dévoile avec encore plus de difficultés son passé. Néanmoins, dans l’ensemble, « une mansarde à Paris » est une bd agréable à lire.

30/08/2005 (modifier)
Par Perle
Note: 4/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

Mais quelle beauté ! Alim le Tanneur est sans doute une des plus belles surprises de l'année ! Des dessins sublimes, d'une grande maîtrise, proches du dessin animé mais néanmoins très personnel... Un découpage aéré qui plonge immédiatement dans ce monde d'une grande beauté... Et ces couleurs ! Une pure merveille ! Le scénario, quant à lui, n'est pas en reste. Malgré quelques petits classiques, notamment au niveau de l'humour, Lupano invente un univers très original et des personnages loin des caricatures souvent regrettables dans ce genre. Une très belle bd, dont j'attends la suite avec impatience.

30/08/2005 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 3/5
Couverture de la série Cours Camarade !
Cours Camarade !

Road-movie nerveux (Existe-t-il des albums de Baru qui ne le sont pas ?), Cours camarade ! sonne, avec le recul, comme une répétition générale de L’Autoroute du soleil (que l'auteur considérait d'ailleurs à sa sortie comme un remake, vient-on de m'apprendre). Tous les ingrédients sont là : une trame sociale vite brossée et désespérante, des types perdus shootés à l’adrénaline, des filles sexy, et fragiles ! Dans un format plus court que celui qu'il adoptera pour le Japon (peut être un peu trop, du coup), Baru rôde son trait si particulier, jeté nerveusement à grands coups de pinceau. Le choix peut déplaire, mais si laideur il y a, elle est volontaire : celle des visages déformés par la haine, l'effroi et la douleur, celle de l'architecture grisâtre des banlieues et des carrosseries usées. Et puis pour terminer de vous convaincre, il y a cette case ! Une seule case, qui donne son titre à l'album, décalée et édifiante, simplement jubilatoire, avec cette incantation hurlée béatement par un personnage égarée dans son époque : « Cours camarade ! Le vieux monde est derrière toi ! »

30/08/2005 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 4/5
Couverture de la série Les Yeux à vif
Les Yeux à vif

Adrian Tomine, jeune prodige de la bande dessinée intimiste américaine voit chaque jour grossir les rangs de ses fans. Les Yeux à Vif est à mon sens le meilleur de ses volumes traduit en français ! J’avais bien aimé 'Blonde Platine' tout en déplorant un trop plein de lassitude dans la psychologie des personnages, de fait un peu trop monolithiques (même si dépeints avec grand talent). '32 histoires', recueil de planches de jeunesse valait surtout pour la genèse de l’auteur et la progression de son univers. Les récits repris dans Les Yeux à Vif sont riches, beaux, séduisants, sensibles et justes, plongeons en profondeur dans la psychologie adolescente : fragile et révoltée, méprisante et implorante. Evidemment, point de rebondissements, de courses poursuites, de mystère ésotérique, ni de complot politico-financier dans cet album. Ce n'est pas le propos. A travers ses personnages, Tomine nous parle un peu de lui, mais aussi beaucoup de nous, ou de ce que nous avons été. Tant pis si l’édition de Delcourt est paraît-il un peu light, le papier trop fin et les noirs pas assez noirs. Achetez ce bouquin si vous le trouvez !

30/08/2005 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 4/5
Couverture de la série L'Oud
L'Oud

On peut rendre grâce à Mourad Boudjellal d’avoir réuni les 3 volumes et réédité cette excellente série de son frérot. Si le premier des trois albums a pris un peu d’âge et pâtit à la fois de quelques maladresses de jeunesse et d’un ancrage un peu trop marqué dans la toile sociale des années 80, Farid Boudjellal trouve son rythme de croisière dès les deux suivants. Dans le portrait de la famille Slimani, immigrés algériens d’Ile de France, brossé à petites touches sensibles et humoristiques, il laisse intelligemment son intrigue de côté et parvient à trouver un très bel équilibre entre témoignage communautaire et universel familial. On se prend avec plaisir à devenir complice des facéties des plus jeunes et des coup de têtes des ados, tout en observant en écho, parfois avec effroi, la détresse intérieure des parents, qui font face, déracinés mais courageux, au gouffre qui grandit entre leurs principes éducatifs et les rêves de leurs enfants. Deux tous grands albums à multiples niveaux de lectures, qui surpassent à mon avis la trilogie Petit Polio.

30/08/2005 (modifier)
Par hipopom
Note: 3/5
Couverture de la série Les Ailes de Plomb
Les Ailes de Plomb

Voilà une bonne vieille histoire de barbouzes !! Ca mérite le coup d'oeil et après avoir lu un tome autant se finir l'histoire avec les deux restant (de toute façon on a bien envie de voir la suite). Graphiquement c'est moyen, mais correct, ça cadre plus ou moins avec l'époque. Les voitures elles sont réussies. Les scènes d'action sont bien, donc sans être exceptionnel, le dessin sert bien l'histoire. Celle-ci est prenante, et vraiment haletante. Elle décrit bien cet univers sombre et secret de ces hommes violents. Bien bien... Et les personnages sont réalistes, humains. Au final une bd prenante, originale d'une certaine façon, un polar bien ficelé.

30/08/2005 (modifier)
Par hipopom
Note: 3/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

Voilà une série prometteuse également. Un univers intéressant (j'ai l'impression qu'il y a une vraie recherche en ce moment pour créer des mondes inspirées de civilisations jusque là ignorées dans la BD et notamment de l'Inde et du Moyen Orient). L'histoire est bien amenée, et surtout bien trouvée, je m'attendais pas à cette découverte dans l'estomac de la baleine... Après on peut s'attendre à certains développements plus classiques, à voir... Le dessin est sympa, coloré dans le bon sens du terme, même si j'ai éprouvé quelques difficultés pour la gamine. Les décors sont bien faits, en tout cas la couleur donne vraiment une petite touche perso bien sympa. Pour l'instant on peut donc raisonnablement espérer une bonne série !

30/08/2005 (modifier)
Par hipopom
Note: 4/5
Couverture de la série L'Auberge du Bout du Monde
L'Auberge du Bout du Monde

J'ai acheté cet album car je me souvenais qu'il avait bonne presse dans BDT et j'en suis ravi. Mon "auberge du bout du monde" a comblé toutes mes attentes, aussi bien scénaristiques que graphiques. C'est vraiment un excellent premier tome et pourtant déjà riche en rebondissements et même en aventures tout simplement. Il se passe beaucoup de choses mais on est littéralement emporté par ces événements, et plongé dans cette atmosphère que les auteurs ont su installer avec brio. Un genre de BD que j'affectionne, et un début plus que prometteur, vivement la suite !!

30/08/2005 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Une mansarde à Paris
Une mansarde à Paris

« Une mansarde à Paris » reprend le sempiternel thème de l’amour, de l’amour qui est « trompé, fugitif ou coupable » comme l’écrivait si justement Chateaubriand. Ou encore celui de l’amour trahi tel que le décrivait Georges Cukor dans son film « Marguerite Gauthier » avec Greta Garbo et Robert Taylor. Bref j’ai retrouvé à travers le scénario de cette bande dessinée le charme de mes lectures ou de mes films préférés. Derrière une couverture très soignée, se cache un dessin tout en rondeur, à la fois nostalgique (proche de la ligne claire, de Chaland, voire de Floc’h) et audacieux par l’utilisation des couleurs (notamment le rouge qui ressort de l’ensemble de l’album). Certes, un côté fleur bleue se dégage de ce one shot , mais cela fait du bien dans la production actuelle dominée par la science fiction, l’héroïc et la catholic- fantaisy. Amoureux de Paris, nostalgique des années 50, (même si on ne retrouve pas exactement les rues de la capitale mais plutôt l’atmosphère de l’époque), ne manquez pas cette petite histoire naïve et dramatique. Décidement les auteurs espagnols ont le vent en poupe depuis quelques temps et pas seulement chez les éditions Paquet! Un seul bémol, la pagination. Quelle mauvaise idée d’avoir écrit en toutes lettres le numéro des pages de manière si disgracieuse ! Cela gâche le plaisir de la lecture

29/08/2005 (modifier)
Par Don Lope
Note: 2/5
Couverture de la série Elixirs
Elixirs

Je ne saurais mieux exprimer mon avis qu'Hespéride. J'ai été carrément déçu par "Elixirs", j'attendais beaucoup mieux de Varanda au dessin, c'est clair. Niveau scénar, il y a un je ne sais quoi qui manque par rapport aux Naufragés d'Ythaq ou au Conquérants de Troy: ça ne m'a pas du tout intéressé alors que je suis très client d'Arleston en général. Ici, je n'ai retrouvé que le clacissisme des scénars d'HF d'Arleston sans le brin de fantaisie (appelez ça comme vous voulez) qui me plait dans d'autres séries du bonhomme. C'est pas totalement soporifique mais ça fait pour le coup vraiment "déjà vu" (enfin encore plus que d'habitude quoi).

29/08/2005 (modifier)