Un scénario bien documenté et solide, et Giroud est très fort sur ce point. On apprécie la recherche, les détours dans le passé, de se mettre dans la peau du personnage qu'on apprécie toujours plus au fur-et-à-mesure de l'histoire. J'aurais apprécié un peu moins d'histoire autour du journaliste, qui prend souvent le dessus (d'un côté, il faut expliquer son engagement), et un peu plus de rétrospective, d'analyse sur la psychologie du personnage principal, objet de l'enquête. Et un peu moins de naïveté de la part de ce journaliste (il est un peu aveugle..).
Les dessins ne sont pas de haute volée, et la couleur n'y est pas pour rien.
Mais dans l'ensemble, j'ai apprécié la lecture et l'histoire. Pas mal du tout.
Un bon ouvrage, avec des dessins simples et des bonnes idées. Une esquisse de société, un point de vue "de la capitale", un mélange de sentiments pas toujours partagés.
Après lecture du tome 3, je reviens sur mon avis "pas mal" pour le classer en "franchement bien". Il manquait un petit quelque chose (une trame et un peu plus de sens) que l'auteur nous livre ici sur un plateau.
Les silences des personnages en disent long, leur humour ne faiblit pas et on aime leur petite vie qui sa rapproche parfois un peu la nôtre.
Oui, pas mal comme album jeunesse. On voit que Delphine Rieu a fait du chemin depuis Les Gotozis. Le récit, bien que archi-convenu, se laisse lire sans difficulté. On y suit les trépidantes aventures de Trum, une curieuse petite bébête qui tient à la fois de Caliméro (pour le caractère intrépide) et d'un grimlins (pour le joli minois). Que dire du dessin ? Certes, il y a de bonnes choses mais aussi de moins bonnes. Parmi ces dernières, on peut relever les grosses difficultés que semble éprouver Tiho à dessiner des humains. Ainsi, on comprend mieux pourquoi il focalise son trait sur des bébêtes grimlinomorphes ou sur des pious. De son côté, la mise en couleur est chatoyante mais pêche parfois par une utilisation excessive des filtres de 'toshop.
Bref, un bon petit album détente à condition de ne pas trop lui en demander . . .
Comme quoi on peut avoir de bonnes références et se planter (une fois n'est pas coutume pour les auteurs). C'est poussif, bourré de lieux communs... et pourtant il y avait du potentiel.
Pas mal, pas mal du tout même, le scénar est intéressant et bien ficelé. On suit avec plaisir les personnages. J'ai apprécié, bien que soft, les jeux de couleur. Je crois que cela a déjà été dit mais c'est vraiment une bonne surprise.
Je trouve que globalement cette BD est réussie, tant pour le scénario que le graphisme. L'expression des animaux est bien rendue...peut-être pourrait-on pousser un peu plus sur la psychologie du héros qui a un lourd potentiel. J'attends quand même (avec impatience néanmoins) le prochain tome pour confirmer ce jugement.
C'est du pur plaisir de voir évoluer ces rats. Le cynisme et l'humour noir sont de qualité. La comparaison avec la société est franchement réussie, un poil pessimiste mais tout l'humour est justement à ce niveau.
J'adore le dessin. J'avoue que la qualité des scénarios est parfois inégale mais à faire pâlir bon nombre d'autres BD. Si l'on doit n'en lire qu'un seul (ce qui serait dommage, mais bon...), je conseille le tome 2 "Jefferson ou le mal de vivre"... là le mot culte prend à mon avis tout son sens.
J'ai acheté l'album par hasard pour le dessin et les couleurs assez réussies... Je regrette, au final, cela ne pallie pas un scénario creux, vide, plat.
Totalement inintéressant.
Pffiou, alors ça, c’est du scénario ! En quelques pages, j’ai quitté mon douillet canapé, et me suis retrouvée jetée sur les routes en compagnie des vagabonds, chômeurs, enfants abandonnés, tous victimes de la grande dépression consécutive à la crise de 1929. On est pris aux tripes, le dessin, un noir et blanc fin et fouillé, ajoute encore au sentiment de désesp-errance (;)), bref, on est scotché.
C’est donc une lecture assez éprouvante, un peu à la manière de Maus ou de Gen d'Hiroshima, mais, également passionnante. En effet, outre l'histoire personnelle du personnage principal, le contexte est remarquablement bien décrit, et permet de se faire une idée assez précise de la terrible situation de ces gens ; il y a même, à la fin de l'album, quelques annexes documentaires. Peut-être plus à emprunter qu’à acheter, parce que ce n’est pas une ambiance dans laquelle il fait bon se replonger régulièrement, à mon avis, mais à lire, très certainement.
J'ai un avis rigoureusement identique à celui de Arzak : cette BD n'est pas vraiment une BD érotique, et l'érotisme qu'on y trouve est même franchement dispensable. Cet album est dans la veine de ces BDs de Manara que je trouve un peu délirantes, comme Courts métrages par exemple, où le récit ne s'encombre pas de vraisemblance ni d'une fin digne de ce nom.
L'idée de cette BD est une critique violente de la télévision et de ce monde de stars privilégiées et fortunées qui sont comme autant de nobles aristocrates coupés du monde au moment de la Révolution Française. J'apprécié le caractère violemment direct et furieux de la dénonciation que Manara fait de ce star-system de la télé qui, moi aussi, me répugne. C'est une accusation un peu naïve mais efficace et assez joussive quand on voit les présentateurs vedettes et autres directeurs d'antenne se faire guillotiner allègrement.
A côté de ce discours plein de bon sens et de défoulement intellectuel, Manara nous colle cependant une histoire bidon d'une jeune danseuse prise dans la tourmente de cette étrange révolution, avec comme à l'habitude de Manara une jupe très courte montrant régulièrement les parties intimes de sa belle héroïne et une part d'érotisme dont on aurait pu au final largement se passer dans le récit.
Manara dessine toujours des femmes aussi superbes, des hommes pas trop mal mais des décors (surtout les décors urbains) assez ratés. Ceci dit, c'est vrai que la seule présence d'aussi belles femmes dans son récit et la promesse de les voir dénudées amène plus facilement le lecteur (mâle) à lire sa BD qui sans cela aurait eu du mal attirer par la seule promesse de sa réflexion sur la télé-spectacle et le star-system.
Une BD qui se fond dans la masse des BDs de Manara de petite qualité au niveau scénario et au dessin agréable, mais une BD qui se détache quand même un peu du lot par l'interêt défoulatoire de sa critique de le show-business.
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Les oubliés d'Annam
Un scénario bien documenté et solide, et Giroud est très fort sur ce point. On apprécie la recherche, les détours dans le passé, de se mettre dans la peau du personnage qu'on apprécie toujours plus au fur-et-à-mesure de l'histoire. J'aurais apprécié un peu moins d'histoire autour du journaliste, qui prend souvent le dessus (d'un côté, il faut expliquer son engagement), et un peu plus de rétrospective, d'analyse sur la psychologie du personnage principal, objet de l'enquête. Et un peu moins de naïveté de la part de ce journaliste (il est un peu aveugle..). Les dessins ne sont pas de haute volée, et la couleur n'y est pas pour rien. Mais dans l'ensemble, j'ai apprécié la lecture et l'histoire. Pas mal du tout.
Le combat ordinaire
Un bon ouvrage, avec des dessins simples et des bonnes idées. Une esquisse de société, un point de vue "de la capitale", un mélange de sentiments pas toujours partagés. Après lecture du tome 3, je reviens sur mon avis "pas mal" pour le classer en "franchement bien". Il manquait un petit quelque chose (une trame et un peu plus de sens) que l'auteur nous livre ici sur un plateau. Les silences des personnages en disent long, leur humour ne faiblit pas et on aime leur petite vie qui sa rapproche parfois un peu la nôtre.
Trum
Oui, pas mal comme album jeunesse. On voit que Delphine Rieu a fait du chemin depuis Les Gotozis. Le récit, bien que archi-convenu, se laisse lire sans difficulté. On y suit les trépidantes aventures de Trum, une curieuse petite bébête qui tient à la fois de Caliméro (pour le caractère intrépide) et d'un grimlins (pour le joli minois). Que dire du dessin ? Certes, il y a de bonnes choses mais aussi de moins bonnes. Parmi ces dernières, on peut relever les grosses difficultés que semble éprouver Tiho à dessiner des humains. Ainsi, on comprend mieux pourquoi il focalise son trait sur des bébêtes grimlinomorphes ou sur des pious. De son côté, la mise en couleur est chatoyante mais pêche parfois par une utilisation excessive des filtres de 'toshop. Bref, un bon petit album détente à condition de ne pas trop lui en demander . . .
Super catho
Comme quoi on peut avoir de bonnes références et se planter (une fois n'est pas coutume pour les auteurs). C'est poussif, bourré de lieux communs... et pourtant il y avait du potentiel.
Corps à corps (Aire Libre)
Pas mal, pas mal du tout même, le scénar est intéressant et bien ficelé. On suit avec plaisir les personnages. J'ai apprécié, bien que soft, les jeux de couleur. Je crois que cela a déjà été dit mais c'est vraiment une bonne surprise.
Blacksad
Je trouve que globalement cette BD est réussie, tant pour le scénario que le graphisme. L'expression des animaux est bien rendue...peut-être pourrait-on pousser un peu plus sur la psychologie du héros qui a un lourd potentiel. J'attends quand même (avec impatience néanmoins) le prochain tome pour confirmer ce jugement.
Pacush Blues
C'est du pur plaisir de voir évoluer ces rats. Le cynisme et l'humour noir sont de qualité. La comparaison avec la société est franchement réussie, un poil pessimiste mais tout l'humour est justement à ce niveau. J'adore le dessin. J'avoue que la qualité des scénarios est parfois inégale mais à faire pâlir bon nombre d'autres BD. Si l'on doit n'en lire qu'un seul (ce qui serait dommage, mais bon...), je conseille le tome 2 "Jefferson ou le mal de vivre"... là le mot culte prend à mon avis tout son sens.
La Maison Winchester
J'ai acheté l'album par hasard pour le dessin et les couleurs assez réussies... Je regrette, au final, cela ne pallie pas un scénario creux, vide, plat. Totalement inintéressant.
Les rois vagabonds
Pffiou, alors ça, c’est du scénario ! En quelques pages, j’ai quitté mon douillet canapé, et me suis retrouvée jetée sur les routes en compagnie des vagabonds, chômeurs, enfants abandonnés, tous victimes de la grande dépression consécutive à la crise de 1929. On est pris aux tripes, le dessin, un noir et blanc fin et fouillé, ajoute encore au sentiment de désesp-errance (;)), bref, on est scotché. C’est donc une lecture assez éprouvante, un peu à la manière de Maus ou de Gen d'Hiroshima, mais, également passionnante. En effet, outre l'histoire personnelle du personnage principal, le contexte est remarquablement bien décrit, et permet de se faire une idée assez précise de la terrible situation de ces gens ; il y a même, à la fin de l'album, quelques annexes documentaires. Peut-être plus à emprunter qu’à acheter, parce que ce n’est pas une ambiance dans laquelle il fait bon se replonger régulièrement, à mon avis, mais à lire, très certainement.
Révolution
J'ai un avis rigoureusement identique à celui de Arzak : cette BD n'est pas vraiment une BD érotique, et l'érotisme qu'on y trouve est même franchement dispensable. Cet album est dans la veine de ces BDs de Manara que je trouve un peu délirantes, comme Courts métrages par exemple, où le récit ne s'encombre pas de vraisemblance ni d'une fin digne de ce nom. L'idée de cette BD est une critique violente de la télévision et de ce monde de stars privilégiées et fortunées qui sont comme autant de nobles aristocrates coupés du monde au moment de la Révolution Française. J'apprécié le caractère violemment direct et furieux de la dénonciation que Manara fait de ce star-system de la télé qui, moi aussi, me répugne. C'est une accusation un peu naïve mais efficace et assez joussive quand on voit les présentateurs vedettes et autres directeurs d'antenne se faire guillotiner allègrement. A côté de ce discours plein de bon sens et de défoulement intellectuel, Manara nous colle cependant une histoire bidon d'une jeune danseuse prise dans la tourmente de cette étrange révolution, avec comme à l'habitude de Manara une jupe très courte montrant régulièrement les parties intimes de sa belle héroïne et une part d'érotisme dont on aurait pu au final largement se passer dans le récit. Manara dessine toujours des femmes aussi superbes, des hommes pas trop mal mais des décors (surtout les décors urbains) assez ratés. Ceci dit, c'est vrai que la seule présence d'aussi belles femmes dans son récit et la promesse de les voir dénudées amène plus facilement le lecteur (mâle) à lire sa BD qui sans cela aurait eu du mal attirer par la seule promesse de sa réflexion sur la télé-spectacle et le star-system. Une BD qui se fond dans la masse des BDs de Manara de petite qualité au niveau scénario et au dessin agréable, mais une BD qui se détache quand même un peu du lot par l'interêt défoulatoire de sa critique de le show-business.