Mon avis ne porte que sur la Ligne de Front.
Bon ben, j'ai pas trouvé ça terrible.
Le ton général de l'album hésite entre l'humour délirant que Larcenet sait mettre en oeuvre avec brio et le tragique dans son aspect réquisitoire contre la guerre.
Je n'ai rien contre le mélange des genres mais je trouve ici que la mayonnaise ne prend pas et l'ensemble m'a déconcerté plus qu'autre chose.
Par ailleurs le couplet anti-militariste de Larcenet, je l'ai trouvé très convenu et un peu facile dans son propos. Dans la série la guerre c'est moche, les politiciens sont des salauds, l'herbe est verte et l'eau ça mouille, Larcenet joue une partition des plus classiques que d'autres ont d'ailleurs orchestré avec beaucoup plus de talent sur le même thème (je pense bien sûr à Tardi). Il n'apporte rien de véritablement nouveau au sujet (ah si, le truc des engoulevents, c'est plutôt bien trouvé) et verse parfois un peu dans le grotesque quand il va voir du côté du mystico-fumeux (le passage sur la mère des bombes m'a franchement gavé).
En résumé, les politiques et les généraux sont tous des lâches et des ordures, les soldats sont tous des braves types au grand coeur, et rien mais alors vraiment rien ne saurait justifier qu'on fasse la guerre parce que c'est vraiment trop moche.
Désolé ce genre de platitudes, ça me laisse froid et je trouve ça extrêmement simpliste.
A lire uniquement pour le comique de certaines scènes et dialogues, pour le reste on peut facilement trouver mieux sur le même thème.
Adapté d'un roman de Martin Page, cet album nous montre un drôle de cheminement, celui d'Antoine, garçon trop intelligent qui décide de régresser pour enfin vivre heureux...
Un drôle de cheminement en effet, puisqu'il tentera aussi de se suicider, tout cela sans succès. Au cours de ses aventures, il croisera divers personnages, dont une drôlatique momie qui tente en permanence de se suicider. C'est frais, sympathique, et le sujet, noir, du suicide est traité de façon assez légère. Le dessin de Witko, semi-réaliste, apporte une touche d'humour à ce conte un peu noir.
Je suis tombé par hasard sur cette BD, n'y croyant pas trop... Et puis j'ai tout de suite été pris dans l'histoire en l'ouvrant ! On a là ce qui se fait de mieux en termes de divertissements, de contes racontés au coin du feu... Oger a vraiment réussi son coup, d'autant plus qu'avec un dessinateur de la trempe de Patrick Prugne, l'illustration est superbe ! Poésie, sensibilité, discrétion, tout est bon dans ce premier album.
Exceptionnel !
Un livre que l'on ne sait pas lâcher...on le lit d'une seule traite !
Tout y est prenant. Les personnages sont si attachants !
On se lie d'amitié avec l'anti-héros de la série dès les premières pages.
Des dessins fins, dépouillés, expressifs....et les couleurs...ah les couleurs...quelle beauté...
Une BD culte ! Je vous la conseille vivement !
Si le style de Reutimann fait penser à celui de Blain, dès la page 6, grâce aux couleurs employées, le dessinateur a su s'éloigner de son confrère. Lorsque j'ai lu cette bd, j'ai tout de suite pensé aux films de capes et d'épées : ce village de province, c'est celui de "la tulipe noire", le héros c'est Jean Marais ou encore Gérard Philippe dans "Fanfan la tulipe", bref si vous aimez ce genre de film, ce livre est pour vous : de l'action, de l'humour, des rebondissements.
Plusieurs trames dans ce premier opus (qui en comptera 3, d'après ce que m'avait dit Reutimann à Angoulême en janvier dernier) : l'histoire de Valbert, imprégné des idées de Rousseau sur l'éducation des enfants, et libertin sur les bords ; celle de Théodore Boukal, auteur de "Mazarinades" contre le régime et celle d'un sombre complot melant le Clergé et la noblesse.
Un très bon volume de présentation dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde.
Première série que je lis d'Andreae, hé ben en tout cas c'est drôlement beau!! Les couleurs, le dessin servent bien l'univers de fêtes déjantées du 1 et des grands espaces du 2.
Ca fait penser à La Nef c'est sûr et même à Horologium, les humains, les machines, la séquestration de gens dans un grand espace...
Dommage que les ficelles soient plus connues dans le second tome, ce n'est qu'une idée faite avec la lecture, et j'espère qu'Andreae nous surprendra encore par la suite.
Une bonne ptite série, qui pourrait prendre encore de l'envergure dans l'avenir, à suivre c'est certain.
Vous vous souvenez du film "American Beauty" ? Ce fameux long métrage où un père de famille se met à avoir marre de la vie et qui se détruit lui-même au fil des ans. C'est un peu le même refrain que j'ai ressenti à la lecture de cet ouvrage.
Bien entendu, le décor change et c’est en Iran que l'histoire se déroule. Nasser Ali Khan est un père d'une famille de 3 enfants, il est musicien et n'aime pas sa femme. Le jour où cette dernière lui casse son instrument de musique et faute d'en trouver un d'aussi bonne qualité, il se décide à ne plus manger ni boire pour mourir... Marjane Satrapi nous raconte les 8 derniers jours de sa vie et nous fait partager les derniers instants que se remémore Nasser Ali Khan. C'est ainsi qu'on apprendra comment il en est venu à l'envie de mettre fin à ses jours...
Le scénario de cette bédé est entièrement concentré sur ce personnage. Peu importe que ça se passe en Iran, les évènements auxquels est confronté Nasser Ali Khan aurait bien pu se dérouler dans n'importe quel pays étant donné la similitude entre les religions et les règles qui y régissent. Je suis à la fois peiné par la déception amoureuse de Nasser Ali et dérouté par l'égoïsme dont il a fait preuve envers ses enfants. Petite remarque en passant : je suis très étonné qu'un homme puisse mourir en seulement 8 jours ! Avis aux amateurs !
Je n'aime pas particulièrement le dessin de Marjane Satrapi mais je reconnais qu'il est extrêmement lisible. A mon sens, la grande force de "Poulet aux prunes" réside dans la neutralité des propos de l'auteur et la mise en avant de son scénario.
Alors pourquoi je ne conseille pas l’achat de cette bédé ? Peut-être parce que je trouve le dessin et la mise en page de Marjane trop simples (cadrages classiques pas du tout cinématographiques) ou pas assez expressif (très peu de gros plans sur les visages) à mon goût. Personnellement, cette bédé ne m’a pas autant marqué que ça bien que l’histoire soit réelle.
Malgré un thème archi-connu, le premier tome de cette série m’a accroché. « Tatanka » est le nom d’une association qui lutte contre la violence sur les animaux. Le récit débute par une intervention de nuit de quelques membres de ce groupe dans une animalerie. Le but de ce groupe consiste à délivrer des animaux destinés à des expériences de laboratoire. Mais ceux-ci vont être surpris de ne découvrir aucun animal, l’armée les ayant fait « évacuer » sous peu…mais pour quelle raison ? A partir de cette trame, l’histoire va devenir de plus en plus malsaine. Cette bédé manque beaucoup d’originalité mais le dessin de Séjourné arrive à nous faire oublier ce défaut. Néanmoins, je reconnais que le scénario est parfaitement rodé. Le dessinateur a un trait vraiment remarquable et ses cadrages sont très pertinents. La mise en page est excellente, le tout se lit sans heurt grâce à la grande fluidité de la narration. Il y a dans cette façon de raconter quelque chose qui me fait dire que cette bédé aurait pu faire un bon film. Cependant, je trouve que la mise en couleurs de certaines planches utilise un peu trop des tons vives. Les personnages ne sont pas vraiment attachants ni même antipathiques, ils ont ce côté qui me fait dire qu’ils sont finalement proches de la réalité. « Morsure » est finalement un album qui possède un excellent graphisme mais qui souffre d’un scénario trop peu original pour rendre cette bédé plus que prometteuse. Le deuxième tome me sera décisif pour savoir si je dois posséder cette série ou non.
« Adios Palomita » est une bd sortie en 1992, malgré son ancienneté, elle reste pour moi un des meilleurs albums westerns spaghettis au même titre que « 500 fusils » et « L’étoile du désert ».
Quand je lis cet album, j’ai l’impression de regarder un film de Sergio Léone. Les cadrages, les gros plans, l’ambiance, les flash-backs, tout cela est caractéristique de la patte du maître ! De nombreuses scènes rappellent beaucoup « Le bon, la brute et le truand ».
Cette bd m’a beaucoup captivé par sa mise en scène d’une redoutable efficacité et par ce scénario farfelu et original qui nous tient en haleine.
Et puis, il y a cette ambiance ! J’adore cette mise en couleurs de Isabelle Rabarot qui utilise pertinemment les tons orangés, azurs et brunes (pour les passages en flash-back).
Certes, il y a des passages totalement ridicules notamment avec le loup ou encore avec la mitraillette mais il faut dire que Sergio Léone n’était pas avare lui-aussi sur ce point-là ! Le dessin de lamy est très dynamique et sied parfaitement à ce type de bd.
Si vous avez aimé cet album et désirez prolonger ce moment de lecture , précipitez-vous alors sur « 500 fusils – Wayne Redlake » ou regardez un film de Sergio Léone !
J'avais beaucoup aimé Broderies, de Marjane Satrapi. Authenticité et humour étaient au rendez-vous. C'est encore le cas de cet album, primé à Angoulême. Satrapi arrive encore à nous surprendre. Puisant son inspiration dans son histoire familiale (qui semble très riche), elle nous livre un album sympathique et inattendu. Prenant comme point de départ le drame (un peu absurde) de cet homme qui, ne pouvant plus jouer du tar, décide de mourir. Mais pas trop vite, et il arrive à réagir à ce qui se passe autour de lui, alors qu'on eût pu craindre qu'il s'en désintéressât complètement. Les situations comiques surviennent au milieu du processus, et Nasser Ali ne peut pas mourir comme il le souhaite.
Cela donne un espèce de conte à la fois grave et léger, très agréable à lire, mais sans plus.
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Une aventure rocambolesque de...
Mon avis ne porte que sur la Ligne de Front. Bon ben, j'ai pas trouvé ça terrible. Le ton général de l'album hésite entre l'humour délirant que Larcenet sait mettre en oeuvre avec brio et le tragique dans son aspect réquisitoire contre la guerre. Je n'ai rien contre le mélange des genres mais je trouve ici que la mayonnaise ne prend pas et l'ensemble m'a déconcerté plus qu'autre chose. Par ailleurs le couplet anti-militariste de Larcenet, je l'ai trouvé très convenu et un peu facile dans son propos. Dans la série la guerre c'est moche, les politiciens sont des salauds, l'herbe est verte et l'eau ça mouille, Larcenet joue une partition des plus classiques que d'autres ont d'ailleurs orchestré avec beaucoup plus de talent sur le même thème (je pense bien sûr à Tardi). Il n'apporte rien de véritablement nouveau au sujet (ah si, le truc des engoulevents, c'est plutôt bien trouvé) et verse parfois un peu dans le grotesque quand il va voir du côté du mystico-fumeux (le passage sur la mère des bombes m'a franchement gavé). En résumé, les politiques et les généraux sont tous des lâches et des ordures, les soldats sont tous des braves types au grand coeur, et rien mais alors vraiment rien ne saurait justifier qu'on fasse la guerre parce que c'est vraiment trop moche. Désolé ce genre de platitudes, ça me laisse froid et je trouve ça extrêmement simpliste. A lire uniquement pour le comique de certaines scènes et dialogues, pour le reste on peut facilement trouver mieux sur le même thème.
Comment je suis devenu stupide
Adapté d'un roman de Martin Page, cet album nous montre un drôle de cheminement, celui d'Antoine, garçon trop intelligent qui décide de régresser pour enfin vivre heureux... Un drôle de cheminement en effet, puisqu'il tentera aussi de se suicider, tout cela sans succès. Au cours de ses aventures, il croisera divers personnages, dont une drôlatique momie qui tente en permanence de se suicider. C'est frais, sympathique, et le sujet, noir, du suicide est traité de façon assez légère. Le dessin de Witko, semi-réaliste, apporte une touche d'humour à ce conte un peu noir.
L'Auberge du Bout du Monde
Je suis tombé par hasard sur cette BD, n'y croyant pas trop... Et puis j'ai tout de suite été pris dans l'histoire en l'ouvrant ! On a là ce qui se fait de mieux en termes de divertissements, de contes racontés au coin du feu... Oger a vraiment réussi son coup, d'autant plus qu'avec un dessinateur de la trempe de Patrick Prugne, l'illustration est superbe ! Poésie, sensibilité, discrétion, tout est bon dans ce premier album.
Le combat ordinaire
Exceptionnel ! Un livre que l'on ne sait pas lâcher...on le lit d'une seule traite ! Tout y est prenant. Les personnages sont si attachants ! On se lie d'amitié avec l'anti-héros de la série dès les premières pages. Des dessins fins, dépouillés, expressifs....et les couleurs...ah les couleurs...quelle beauté... Une BD culte ! Je vous la conseille vivement !
Valbert
Si le style de Reutimann fait penser à celui de Blain, dès la page 6, grâce aux couleurs employées, le dessinateur a su s'éloigner de son confrère. Lorsque j'ai lu cette bd, j'ai tout de suite pensé aux films de capes et d'épées : ce village de province, c'est celui de "la tulipe noire", le héros c'est Jean Marais ou encore Gérard Philippe dans "Fanfan la tulipe", bref si vous aimez ce genre de film, ce livre est pour vous : de l'action, de l'humour, des rebondissements. Plusieurs trames dans ce premier opus (qui en comptera 3, d'après ce que m'avait dit Reutimann à Angoulême en janvier dernier) : l'histoire de Valbert, imprégné des idées de Rousseau sur l'éducation des enfants, et libertin sur les bords ; celle de Théodore Boukal, auteur de "Mazarinades" contre le régime et celle d'un sombre complot melant le Clergé et la noblesse. Un très bon volume de présentation dans lequel on ne s'ennuie pas une seconde.
Terre mécanique
Première série que je lis d'Andreae, hé ben en tout cas c'est drôlement beau!! Les couleurs, le dessin servent bien l'univers de fêtes déjantées du 1 et des grands espaces du 2. Ca fait penser à La Nef c'est sûr et même à Horologium, les humains, les machines, la séquestration de gens dans un grand espace... Dommage que les ficelles soient plus connues dans le second tome, ce n'est qu'une idée faite avec la lecture, et j'espère qu'Andreae nous surprendra encore par la suite. Une bonne ptite série, qui pourrait prendre encore de l'envergure dans l'avenir, à suivre c'est certain.
Poulet aux Prunes
Vous vous souvenez du film "American Beauty" ? Ce fameux long métrage où un père de famille se met à avoir marre de la vie et qui se détruit lui-même au fil des ans. C'est un peu le même refrain que j'ai ressenti à la lecture de cet ouvrage. Bien entendu, le décor change et c’est en Iran que l'histoire se déroule. Nasser Ali Khan est un père d'une famille de 3 enfants, il est musicien et n'aime pas sa femme. Le jour où cette dernière lui casse son instrument de musique et faute d'en trouver un d'aussi bonne qualité, il se décide à ne plus manger ni boire pour mourir... Marjane Satrapi nous raconte les 8 derniers jours de sa vie et nous fait partager les derniers instants que se remémore Nasser Ali Khan. C'est ainsi qu'on apprendra comment il en est venu à l'envie de mettre fin à ses jours... Le scénario de cette bédé est entièrement concentré sur ce personnage. Peu importe que ça se passe en Iran, les évènements auxquels est confronté Nasser Ali Khan aurait bien pu se dérouler dans n'importe quel pays étant donné la similitude entre les religions et les règles qui y régissent. Je suis à la fois peiné par la déception amoureuse de Nasser Ali et dérouté par l'égoïsme dont il a fait preuve envers ses enfants. Petite remarque en passant : je suis très étonné qu'un homme puisse mourir en seulement 8 jours ! Avis aux amateurs ! Je n'aime pas particulièrement le dessin de Marjane Satrapi mais je reconnais qu'il est extrêmement lisible. A mon sens, la grande force de "Poulet aux prunes" réside dans la neutralité des propos de l'auteur et la mise en avant de son scénario. Alors pourquoi je ne conseille pas l’achat de cette bédé ? Peut-être parce que je trouve le dessin et la mise en page de Marjane trop simples (cadrages classiques pas du tout cinématographiques) ou pas assez expressif (très peu de gros plans sur les visages) à mon goût. Personnellement, cette bédé ne m’a pas autant marqué que ça bien que l’histoire soit réelle.
Tatanka
Malgré un thème archi-connu, le premier tome de cette série m’a accroché. « Tatanka » est le nom d’une association qui lutte contre la violence sur les animaux. Le récit débute par une intervention de nuit de quelques membres de ce groupe dans une animalerie. Le but de ce groupe consiste à délivrer des animaux destinés à des expériences de laboratoire. Mais ceux-ci vont être surpris de ne découvrir aucun animal, l’armée les ayant fait « évacuer » sous peu…mais pour quelle raison ? A partir de cette trame, l’histoire va devenir de plus en plus malsaine. Cette bédé manque beaucoup d’originalité mais le dessin de Séjourné arrive à nous faire oublier ce défaut. Néanmoins, je reconnais que le scénario est parfaitement rodé. Le dessinateur a un trait vraiment remarquable et ses cadrages sont très pertinents. La mise en page est excellente, le tout se lit sans heurt grâce à la grande fluidité de la narration. Il y a dans cette façon de raconter quelque chose qui me fait dire que cette bédé aurait pu faire un bon film. Cependant, je trouve que la mise en couleurs de certaines planches utilise un peu trop des tons vives. Les personnages ne sont pas vraiment attachants ni même antipathiques, ils ont ce côté qui me fait dire qu’ils sont finalement proches de la réalité. « Morsure » est finalement un album qui possède un excellent graphisme mais qui souffre d’un scénario trop peu original pour rendre cette bédé plus que prometteuse. Le deuxième tome me sera décisif pour savoir si je dois posséder cette série ou non.
Trio Grande - Adios Palomita
« Adios Palomita » est une bd sortie en 1992, malgré son ancienneté, elle reste pour moi un des meilleurs albums westerns spaghettis au même titre que « 500 fusils » et « L’étoile du désert ». Quand je lis cet album, j’ai l’impression de regarder un film de Sergio Léone. Les cadrages, les gros plans, l’ambiance, les flash-backs, tout cela est caractéristique de la patte du maître ! De nombreuses scènes rappellent beaucoup « Le bon, la brute et le truand ». Cette bd m’a beaucoup captivé par sa mise en scène d’une redoutable efficacité et par ce scénario farfelu et original qui nous tient en haleine. Et puis, il y a cette ambiance ! J’adore cette mise en couleurs de Isabelle Rabarot qui utilise pertinemment les tons orangés, azurs et brunes (pour les passages en flash-back). Certes, il y a des passages totalement ridicules notamment avec le loup ou encore avec la mitraillette mais il faut dire que Sergio Léone n’était pas avare lui-aussi sur ce point-là ! Le dessin de lamy est très dynamique et sied parfaitement à ce type de bd. Si vous avez aimé cet album et désirez prolonger ce moment de lecture , précipitez-vous alors sur « 500 fusils – Wayne Redlake » ou regardez un film de Sergio Léone !
Poulet aux Prunes
J'avais beaucoup aimé Broderies, de Marjane Satrapi. Authenticité et humour étaient au rendez-vous. C'est encore le cas de cet album, primé à Angoulême. Satrapi arrive encore à nous surprendre. Puisant son inspiration dans son histoire familiale (qui semble très riche), elle nous livre un album sympathique et inattendu. Prenant comme point de départ le drame (un peu absurde) de cet homme qui, ne pouvant plus jouer du tar, décide de mourir. Mais pas trop vite, et il arrive à réagir à ce qui se passe autour de lui, alors qu'on eût pu craindre qu'il s'en désintéressât complètement. Les situations comiques surviennent au milieu du processus, et Nasser Ali ne peut pas mourir comme il le souhaite. Cela donne un espèce de conte à la fois grave et léger, très agréable à lire, mais sans plus.