"Moréa", c’est de la BD réaliste avec de la science-fiction et du fantastique.
Le scénario de Arleston et Latil est assez sympa malgré les multiples références un peu trop flagrantes (Largo Winch / Highlander / Stargate / James Bond). Le premier tome lance bien l’histoire, le second stagne un peu, et le trois et le quatre reprennent un rythme plus à mon goût.
La trame de la série est la suivante : Moréa, à la tête d’une gigantesque multinationale, et « dragon » immortel, doit combattre les « anges » pour veiller à ce que l’humanité ne sombre pas dans le cao.
Moi, qui ne suit pas un adepte des BDs réalistes, je trouve le dessin de Labrosse très joli, bien que le tome 1 soit un peu en dessous par rapport aux autres (Mais bon pour un tome 1 c’est largement compréhensible). L’héroïne Moréa est magnifique pour s’en convaincre, il suffit de contempler les très belles couvertures de la série surtout celle des albums 3 et 4.
Les couleurs des tomes 1 à 3 de Arpin sont jolies, mais je préfère celles de Labrosse du tome 4 où l’on peut mieux apprécier le contraste entre les ombres et la lumière.
Après avoir dessiné et scénarisé « Betty blues », Renaud Dillies nous revient avec une BD dans la même veine que son premier album où le jazz et les déceptions sentimentales sont à l’honneur.
Mais à la différence de « Betty Blues », l’histoire de ce duo de musiciens est un vrai tourbillon de la vie ! Sourires, rigolades, peines, inquiétudes face aux péripéties de Sumato et de son complice ont jalonné ma lecture de cette BD à l’inverse de « Betty Blues » où la tristesse prenait le pas sur les autres considérations de la vie.
Je ne remercierai jamais assez l’auteur d’avoir remis un de mes couples bédéphiles adorés que sont Susan et Peter dans cette histoire !
Merci aussi pour ces purs moments de tendresse, de bonheur et aussi paradoxalement de tristesse.
De gros progrès, à mon avis, ont été réalisés au niveau du dessin. Dans cet album, le coup de crayon semble plus sûr par rapport à celui de « Betty Blues ». La mise en page est un régal avec ses enchaînements de pleines pages et petites cases qui donnent beaucoup de vie à l’album.
Ça fait longtemps que je n’avais pris autant de plaisir à lire une BD, celle-ci m’a marqué, accroché, pris dans mes tripes… bref, un sans-faute ! Comme le dit si bien un autre bédéphile, « Sumato » est une pépite ! Et je suis totalement d’accord avec lui !
Attention les gars, ça c'est du lourd!
Les aventures de Valérian et Laureline, tout lecteur de BD amateur de SF est obligé de connaître. On est en face d'un des piliers fondateurs du genre en France.
Il faut cependant reconnaître que l'ensemble de l'oeuvre est d'une qualité assez inégale. Certains albums sont des purs chefs d'oeuvre (je pense notamment à l'Empire des Mille Planètes, les Héros de l'Equinoxe, l'Ambassadeur des Ombres et surtout, surtout, le diptyque Métro Châtelet et Brooklyn Station) servis par des scénarios brillants et intelligents et des dessins plein de richesse, parfaitement maîtrisés.
Malheureusement, la production récente (disons à partir de Sur les frontières) est franchement en dessous, surtout au niveau du scénario.
Je regrette franchement le temps de Galaxity et de l'empire terrien.
Mais, bien entendu, la série reste incontournable.
Voilà ce qu'on appelle un grand classique.
Je me souviens avoir découvert cette BD il y a une bonne quinzaine d'années alors que je lisais Casus Belli ou les auteurs avaient fait naître Kroc le Bô (fermeture de la parenthèse de rôliste nostalgique).
Cette histoire qui paraît au premier abord ultra-convenue pour de l'heroic fantasy (un groupe d'aventuriers qui se lance dans une quête) prend rapidement un tournant beaucoup plus complexe et tourmenté qu'elle ne le laissait présager. Le conflit entre les anciens dieux, les répercussions sur le royaume des nains, le déchirement des amitiés au sein du groupe et la fin tragique de nombre de protagonistes sont autant de facteurs qui font la richesse et la force de cette série.
On est très, très au dessus de la production de masse médiocre qui innonde le genre actuellement (bouchez vous le nez et plongez dans l'univers de Troy, la comparaison est révélatrice).
Le dessin a un style unique, très tourmenté (au point que les poses des personnages sont parfois à la limite du réaliste) et la colorisation est une pure merveille.
Pourquoi pas 5 étoiles? Hum, en dépit de ses très, très nombreuses qualités, cette série n'atteint pas le sommets du genre qu'estla Quête de l'Oiseau du Temps. Peut être parce que l'univers reste quand même très collé aux stéréotypes de D&D. Mais ça se discute..
Voilà effectivement une petite série très peu connue.
C'est relativement dommage car le premier tome est une vraie réussite. Il nous fait découvrir avec humour mais sans trahison la mythologie scandinave, ses protagonistes principaux et une partie de leurs motivations.
Le dessin, très original, n'est pas désagréable et le tout se lit avec plaisir et sans effort. Juste un bémol sur le premier tome : la trame de l'histoire qui part un peu dans tous les sens, se scindant parfois en de petites historiettes intéressantes mais à la limite de la disgression.
Le tome 2 que j'ai lu récemment, plusieurs années après le 1, a été une franche déception. Le dessin m'a paru bâclé et la colorisation franchement pourrie. L'histoire est franchement ennuyeuse et ne bénéficie plus de l'attrait de la découverte. Pour être clair, j'ai sauté plusieurs pages avant d'abandonner définitivement la lecture.
Si vous trouvez le premier tome, lisez le et restez en là.
J'ai découvert Donjon Zenith lors d'un de mes anniversaires. Quelques jours plus tard j'allais déjà acheter le deuxième ! Un véritable chef d'œuvre de Sfar et Trondheim ! Ayant eu vite la série complète (parue) j'ai acheté d'autres Donjons pour combler mon manque de Zénith. J'ai presque autant accroché mais pour moi les Zenith restent les meilleurs ! Un pur moment de bonheur à chaque page et éclats de rire garantis !
Pffff... Je n'aime rien dans cette BD. J'ai failli mettre 2/5 parce que j'ai réussi à la lire jusqu'à la fin sans la refermer d'un coup sec, mais franchement non, c'est vraiment une Bd que je trouve nulle en tout point.
A commencer par le dessin : c'est du 100% informatique, images digitalisées, visages copiés/collés, décors 3D. La Bd est sortie en 2002 mais je crois que déjà à cette époque j'aurais trouvé ça moche. Quant à le lire maintenant, ça fait vraiment dépassé au niveau technique. Et de toutes façons, c'est tout simplement moche à mes yeux.
Quant au scénario, il est indigent. Ca commence comme des dizaines de séries télé américaines ou comme autant de films d'action. Ca accumule facilités scénaristiques et tentatives de masquer les raccourcis et incohérences du scénario. Une fille "jolie et cool qui se la joue rebelle de la vie" reçoit un jour un mail supra-important qui ne lui était pas du tout destinée. Comme par hasard, elle fréquente une bande de super-hackers qui vont pirater le réseau de la puissante et méchante Corporation qui a envoyé ce mail. Dans la même seconde, la méchante Corporation les fait exterminer par une équipe du SWAT. Alors la jolie fille saute par la fenêtre, tombe dans la poubelle placée en dessous et s'enfuie par les égouts. Maintenant, elle veut se venger ! Alors elle va rencontrer un caïd de la pègre Russe à Gibraltar qui va aussitôt lui raconter toute sa vie et lui offrir de devenir sa meilleure amie et associée puisqu'après tout il n'y a qu'elle qui peut aller en Russie délivrer des otages. Elle y va, les otages se révèlent être des hackers formidables et surtout très obéissants. Elle décide de les embaucher (avec quel argent, elle n'a que dalle en principe ?), elle les amène aux USA, monte une affaire pleine de gros sous, apprend que la méchante Corporation a une affaire en Ecosse, va en Ecosse, se transforme en super James Bond Girl, investit une base des méchants, vole un saumon mutant, fait s'écrouler l'affaire des méchants, et pour finir elle survit à une bombe placée à 1 mètre d'elle au 20e étage d'un immeuble en s'en sortant avec une jambe un peu cassée.
L'action pour l'action, le big business facile, le hacking "pour les nuls mais ça marche à donf" (j'ai adoré l'explication du hack d'un site de paiement en ligne "en modifiant les fichiers Cgi-Bin du site afin de détourner les clients vers un site Ssl à soi sur lequel on aura mis ton Rib"), franchement... je trouve ça pitoyable.
Et le pire, c'est que cet album coûte super cher !!!
La série ne compte qu'un tome à ce jour, je ne sais pas s'il y en aura un second mais je comprendrais que ce ne soit pas le cas.
Voilà j’aimerais donner mon avis sur Lanfeust des étoiles car il y a peu de temps que j’ai découvert cette BD et je pense qu’elle mérite d’être lue. Je trouve que le scénario est plutôt original même si dans le premier tome ont peut s’embrouiller en entendant parler de prince marchant pour la première fois. Par ailleurs les auteurs ont su bien doser l’humour et les combats pur qui pourraient être lassants au bout d’un moment.
Sinon je trouve que les dessins sont de très bonne qualité, ils sont soignés dans les moindres détails parfois même jusqu'à la trace de rouille sur un vaisseau et sont donc agréables à regarder. Je recommande cette BD à tous les amateurs de science fiction et fantastique.
Je viens de lire les 10 volumes de cette série que l'on m'avait prêtés.
Et j'avoue que mes sentiments sont très mitigés.
La lecture des premiers tomes m'avait fait l'effet d'une très grosse claque dans la gueule: un style graphique un peu brouillon et plein d'originalité, un univers cauchemardesque aux dimensions écrasantes, des créatures inquiétantes, mélanges de machinerie et de biologie et une action ultra-violente et spectaculaire.
Ce coktail explosif a marché à fond pendant, disons, les quatre premiers volumes. Mais après, on commence sérieusement à se lasser d'une action somme toute très répétitive (un gros monstre arrive, Killy sort son flingue magique, fait exploser le gros monstre et dix buildings de cinquante kilomètres de haut, et un autre gros monstre arrive, et Killy sort son flingue, etc...) alors que dans le même temps, l'auteur ne donne que très peu d'éclaircissements sur le background (après 10 tomes, je n'ai toujours rien compris, désolé).
En fait, si cette BD avait été moins délayée et avec plus de clarté pour le lecteur, la force de son graphisme et la noirceur de son univers auraient suffit à en faire un petit bijou.
Mais là, c'est trop long, répétitif à outrance et complètement abscons. Dommage.
Pas une mauvaise idée cette collection double-expresso. Le principe : des one-shots bien épais, des histoires servies en une seule fois, et non en deux albums comme aurait pu le faire l’éditeur. Et tout cela pour un prix raisonnable.
Tout comme Comix Remix (premier titre de la collection), ce "Prestige de l’uniforme" me plait, mais je n’arrive néanmoins pas à le considérer comme un album de première importance. J’aime bien voir des auteurs européens s’emparer des thématiques du comics mainstream : les super-héros, la transformation corporelle...Ca peut donner lieu à des choses intéressantes ou décalées. Mais l’ennui c’est que les américains, de leur côté, n’ont pas attendu les européens pour décliner ses personnages de manière plus profonde et plus psychologique... Bendis et Alan Moore sont passés par là, il y a belle lurette déjà…Du coup, le caractère sociologique et introspectif de cet album tombe un peu à plat. De plus, la transformation du héros fait irrémédiablement penser à Swamp thing...
A part ça, c’est un album parfaitement recommandable, le dessin, un peu brut façon « barre à mine », est efficace et la narration très bien foutue. C’est sur le fond que cet album fait un peu pétard mouillé.
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Moréa
"Moréa", c’est de la BD réaliste avec de la science-fiction et du fantastique. Le scénario de Arleston et Latil est assez sympa malgré les multiples références un peu trop flagrantes (Largo Winch / Highlander / Stargate / James Bond). Le premier tome lance bien l’histoire, le second stagne un peu, et le trois et le quatre reprennent un rythme plus à mon goût. La trame de la série est la suivante : Moréa, à la tête d’une gigantesque multinationale, et « dragon » immortel, doit combattre les « anges » pour veiller à ce que l’humanité ne sombre pas dans le cao. Moi, qui ne suit pas un adepte des BDs réalistes, je trouve le dessin de Labrosse très joli, bien que le tome 1 soit un peu en dessous par rapport aux autres (Mais bon pour un tome 1 c’est largement compréhensible). L’héroïne Moréa est magnifique pour s’en convaincre, il suffit de contempler les très belles couvertures de la série surtout celle des albums 3 et 4. Les couleurs des tomes 1 à 3 de Arpin sont jolies, mais je préfère celles de Labrosse du tome 4 où l’on peut mieux apprécier le contraste entre les ombres et la lumière.
Sumato
Après avoir dessiné et scénarisé « Betty blues », Renaud Dillies nous revient avec une BD dans la même veine que son premier album où le jazz et les déceptions sentimentales sont à l’honneur. Mais à la différence de « Betty Blues », l’histoire de ce duo de musiciens est un vrai tourbillon de la vie ! Sourires, rigolades, peines, inquiétudes face aux péripéties de Sumato et de son complice ont jalonné ma lecture de cette BD à l’inverse de « Betty Blues » où la tristesse prenait le pas sur les autres considérations de la vie. Je ne remercierai jamais assez l’auteur d’avoir remis un de mes couples bédéphiles adorés que sont Susan et Peter dans cette histoire ! Merci aussi pour ces purs moments de tendresse, de bonheur et aussi paradoxalement de tristesse. De gros progrès, à mon avis, ont été réalisés au niveau du dessin. Dans cet album, le coup de crayon semble plus sûr par rapport à celui de « Betty Blues ». La mise en page est un régal avec ses enchaînements de pleines pages et petites cases qui donnent beaucoup de vie à l’album. Ça fait longtemps que je n’avais pris autant de plaisir à lire une BD, celle-ci m’a marqué, accroché, pris dans mes tripes… bref, un sans-faute ! Comme le dit si bien un autre bédéphile, « Sumato » est une pépite ! Et je suis totalement d’accord avec lui !
Valérian
Attention les gars, ça c'est du lourd! Les aventures de Valérian et Laureline, tout lecteur de BD amateur de SF est obligé de connaître. On est en face d'un des piliers fondateurs du genre en France. Il faut cependant reconnaître que l'ensemble de l'oeuvre est d'une qualité assez inégale. Certains albums sont des purs chefs d'oeuvre (je pense notamment à l'Empire des Mille Planètes, les Héros de l'Equinoxe, l'Ambassadeur des Ombres et surtout, surtout, le diptyque Métro Châtelet et Brooklyn Station) servis par des scénarios brillants et intelligents et des dessins plein de richesse, parfaitement maîtrisés. Malheureusement, la production récente (disons à partir de Sur les frontières) est franchement en dessous, surtout au niveau du scénario. Je regrette franchement le temps de Galaxity et de l'empire terrien. Mais, bien entendu, la série reste incontournable.
Légendes des Contrées Oubliées
Voilà ce qu'on appelle un grand classique. Je me souviens avoir découvert cette BD il y a une bonne quinzaine d'années alors que je lisais Casus Belli ou les auteurs avaient fait naître Kroc le Bô (fermeture de la parenthèse de rôliste nostalgique). Cette histoire qui paraît au premier abord ultra-convenue pour de l'heroic fantasy (un groupe d'aventuriers qui se lance dans une quête) prend rapidement un tournant beaucoup plus complexe et tourmenté qu'elle ne le laissait présager. Le conflit entre les anciens dieux, les répercussions sur le royaume des nains, le déchirement des amitiés au sein du groupe et la fin tragique de nombre de protagonistes sont autant de facteurs qui font la richesse et la force de cette série. On est très, très au dessus de la production de masse médiocre qui innonde le genre actuellement (bouchez vous le nez et plongez dans l'univers de Troy, la comparaison est révélatrice). Le dessin a un style unique, très tourmenté (au point que les poses des personnages sont parfois à la limite du réaliste) et la colorisation est une pure merveille. Pourquoi pas 5 étoiles? Hum, en dépit de ses très, très nombreuses qualités, cette série n'atteint pas le sommets du genre qu'estla Quête de l'Oiseau du Temps. Peut être parce que l'univers reste quand même très collé aux stéréotypes de D&D. Mais ça se discute..
Valhalla
Voilà effectivement une petite série très peu connue. C'est relativement dommage car le premier tome est une vraie réussite. Il nous fait découvrir avec humour mais sans trahison la mythologie scandinave, ses protagonistes principaux et une partie de leurs motivations. Le dessin, très original, n'est pas désagréable et le tout se lit avec plaisir et sans effort. Juste un bémol sur le premier tome : la trame de l'histoire qui part un peu dans tous les sens, se scindant parfois en de petites historiettes intéressantes mais à la limite de la disgression. Le tome 2 que j'ai lu récemment, plusieurs années après le 1, a été une franche déception. Le dessin m'a paru bâclé et la colorisation franchement pourrie. L'histoire est franchement ennuyeuse et ne bénéficie plus de l'attrait de la découverte. Pour être clair, j'ai sauté plusieurs pages avant d'abandonner définitivement la lecture. Si vous trouvez le premier tome, lisez le et restez en là.
Donjon Zenith
J'ai découvert Donjon Zenith lors d'un de mes anniversaires. Quelques jours plus tard j'allais déjà acheter le deuxième ! Un véritable chef d'œuvre de Sfar et Trondheim ! Ayant eu vite la série complète (parue) j'ai acheté d'autres Donjons pour combler mon manque de Zénith. J'ai presque autant accroché mais pour moi les Zenith restent les meilleurs ! Un pur moment de bonheur à chaque page et éclats de rire garantis !
Hack and Cash
Pffff... Je n'aime rien dans cette BD. J'ai failli mettre 2/5 parce que j'ai réussi à la lire jusqu'à la fin sans la refermer d'un coup sec, mais franchement non, c'est vraiment une Bd que je trouve nulle en tout point. A commencer par le dessin : c'est du 100% informatique, images digitalisées, visages copiés/collés, décors 3D. La Bd est sortie en 2002 mais je crois que déjà à cette époque j'aurais trouvé ça moche. Quant à le lire maintenant, ça fait vraiment dépassé au niveau technique. Et de toutes façons, c'est tout simplement moche à mes yeux. Quant au scénario, il est indigent. Ca commence comme des dizaines de séries télé américaines ou comme autant de films d'action. Ca accumule facilités scénaristiques et tentatives de masquer les raccourcis et incohérences du scénario. Une fille "jolie et cool qui se la joue rebelle de la vie" reçoit un jour un mail supra-important qui ne lui était pas du tout destinée. Comme par hasard, elle fréquente une bande de super-hackers qui vont pirater le réseau de la puissante et méchante Corporation qui a envoyé ce mail. Dans la même seconde, la méchante Corporation les fait exterminer par une équipe du SWAT. Alors la jolie fille saute par la fenêtre, tombe dans la poubelle placée en dessous et s'enfuie par les égouts. Maintenant, elle veut se venger ! Alors elle va rencontrer un caïd de la pègre Russe à Gibraltar qui va aussitôt lui raconter toute sa vie et lui offrir de devenir sa meilleure amie et associée puisqu'après tout il n'y a qu'elle qui peut aller en Russie délivrer des otages. Elle y va, les otages se révèlent être des hackers formidables et surtout très obéissants. Elle décide de les embaucher (avec quel argent, elle n'a que dalle en principe ?), elle les amène aux USA, monte une affaire pleine de gros sous, apprend que la méchante Corporation a une affaire en Ecosse, va en Ecosse, se transforme en super James Bond Girl, investit une base des méchants, vole un saumon mutant, fait s'écrouler l'affaire des méchants, et pour finir elle survit à une bombe placée à 1 mètre d'elle au 20e étage d'un immeuble en s'en sortant avec une jambe un peu cassée. L'action pour l'action, le big business facile, le hacking "pour les nuls mais ça marche à donf" (j'ai adoré l'explication du hack d'un site de paiement en ligne "en modifiant les fichiers Cgi-Bin du site afin de détourner les clients vers un site Ssl à soi sur lequel on aura mis ton Rib"), franchement... je trouve ça pitoyable. Et le pire, c'est que cet album coûte super cher !!! La série ne compte qu'un tome à ce jour, je ne sais pas s'il y en aura un second mais je comprendrais que ce ne soit pas le cas.
Lanfeust des Etoiles
Voilà j’aimerais donner mon avis sur Lanfeust des étoiles car il y a peu de temps que j’ai découvert cette BD et je pense qu’elle mérite d’être lue. Je trouve que le scénario est plutôt original même si dans le premier tome ont peut s’embrouiller en entendant parler de prince marchant pour la première fois. Par ailleurs les auteurs ont su bien doser l’humour et les combats pur qui pourraient être lassants au bout d’un moment. Sinon je trouve que les dessins sont de très bonne qualité, ils sont soignés dans les moindres détails parfois même jusqu'à la trace de rouille sur un vaisseau et sont donc agréables à regarder. Je recommande cette BD à tous les amateurs de science fiction et fantastique.
Blame !
Je viens de lire les 10 volumes de cette série que l'on m'avait prêtés. Et j'avoue que mes sentiments sont très mitigés. La lecture des premiers tomes m'avait fait l'effet d'une très grosse claque dans la gueule: un style graphique un peu brouillon et plein d'originalité, un univers cauchemardesque aux dimensions écrasantes, des créatures inquiétantes, mélanges de machinerie et de biologie et une action ultra-violente et spectaculaire. Ce coktail explosif a marché à fond pendant, disons, les quatre premiers volumes. Mais après, on commence sérieusement à se lasser d'une action somme toute très répétitive (un gros monstre arrive, Killy sort son flingue magique, fait exploser le gros monstre et dix buildings de cinquante kilomètres de haut, et un autre gros monstre arrive, et Killy sort son flingue, etc...) alors que dans le même temps, l'auteur ne donne que très peu d'éclaircissements sur le background (après 10 tomes, je n'ai toujours rien compris, désolé). En fait, si cette BD avait été moins délayée et avec plus de clarté pour le lecteur, la force de son graphisme et la noirceur de son univers auraient suffit à en faire un petit bijou. Mais là, c'est trop long, répétitif à outrance et complètement abscons. Dommage.
Prestige de l'uniforme
Pas une mauvaise idée cette collection double-expresso. Le principe : des one-shots bien épais, des histoires servies en une seule fois, et non en deux albums comme aurait pu le faire l’éditeur. Et tout cela pour un prix raisonnable. Tout comme Comix Remix (premier titre de la collection), ce "Prestige de l’uniforme" me plait, mais je n’arrive néanmoins pas à le considérer comme un album de première importance. J’aime bien voir des auteurs européens s’emparer des thématiques du comics mainstream : les super-héros, la transformation corporelle...Ca peut donner lieu à des choses intéressantes ou décalées. Mais l’ennui c’est que les américains, de leur côté, n’ont pas attendu les européens pour décliner ses personnages de manière plus profonde et plus psychologique... Bendis et Alan Moore sont passés par là, il y a belle lurette déjà…Du coup, le caractère sociologique et introspectif de cet album tombe un peu à plat. De plus, la transformation du héros fait irrémédiablement penser à Swamp thing... A part ça, c’est un album parfaitement recommandable, le dessin, un peu brut façon « barre à mine », est efficace et la narration très bien foutue. C’est sur le fond que cet album fait un peu pétard mouillé.