Les derniers avis (115233 avis)

Par okilebo
Note: 4/5
Couverture de la série Lune d'argent sur Providence
Lune d'argent sur Providence

Le Western Fantastique est un sujet déjà traîté chez Vents d'Ouest. Oui, La Piste des Ombres de Tiburce Oger a déjà ouvert la voie avec beaucoup de réussite. Et voici donc qu'ils remettent le couvert avec cette mini-série qui sera développée en seulement deux tomes. Le résultat est vraiment à la hauteur. Le scénario est mené avec beaucoup de cohérence et d'intelligence. Le sujet traité est, certes, pas forcément très original mais on rentre dans le récit avec beaucoup d'interêt. Si on devine certains aboutissants, on est totalement intrigué par d'autres et je vous avoue que j'attends la suite avec beaucoup d'impatience. Les personnages ne manquent pas d'humour et certains d'entre eux sont même parfois émouvants (je pense surtout à la petite Simone). Je remarque de plus en plus que le Western et le fantastique sont deux genres qui se marient très bien ensemble et cette BD confirme tout à fait mon propos. Le dessin de Hérenguel est vraiment superbe. Il se dégage de son graphisme beaucoup de finesse et les couleurs chatoyantes de l'album viennent encore plus accentuer cet effet. Les personnages sont très expressifs et les décors sont élégants. Du beau travail ! Le comble du bonheur c'est qu'on a droit à un dossier en fin d'album + un ex-libris, le tout inséré dans une enveloppe et bien-sûr pour 12,5 € . La classe ! Vous aurez compris que je vous conseille vivement de lire Lune d'Argent sur Providence !

18/10/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Le Petit Bleu de la Côte Ouest

Lire un nouveau Tardi est toujours un plaisir. Pourtant, je ne classerais pas cet album dans mon top ten. N'empêche que cela reste une bonheur graphique et narratif. D'un point de vue scénaristique, cette adaptation du roman de Manchette est réussie. Les personnages sont denses à souhaits et je vous avoue avoir eu un petit faible pour les deux tueurs qui malgrès leur cruauté, ne manquent pas d'humour. L'histoire en elle-même est menée tambour battant et on suit les aventures de cet ingenieur en fuite avec beaucoup d'interêt. Bon, c'est vrai que le climat qui règne dans l'album m'a semblé parfois un peu malsain. De plus, par moment, j'ai trouvé la narration un peu agacante mais part ça, l'histoire se tient parfaitement. Au niveau du dessin, Tardi est en grande forme. Le noir & blanc lui va vraiment bien. Le Petit Bleu de la Côte Ouest est un polar bien ficelé. Si vous aimez ce genre d'ambiance, vous serez comblés ! A lire !

18/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5
Couverture de la série Les rois vagabonds
Les rois vagabonds

Formidable. Incompréhensible qu'un tel album soit passé inaperçu. Car ces Rois vagabonds est tout simplement une oeuvre maîtresse non seulement du neuvième art des années 2000, mais aussi de la littérature américaine. Car la peinture de l'Amérique de la Grande Dépression est saisissante. Loin des clichés avec les banquiers qui se jettent du haut des immeubles, cet album nous fait découvrir un autre pan du décor, un phénomène qui a pris une incroyable ampleur dans cette entre-deux-guerres si triste : celui des Hobos. Ces gens errants, à la fois clochards et saisonniers itinérants, qui se déplaçaient par centaines de petits groupes dans les Etats-Unis. C'est un phénomène toujours courant outre-Atlantique, et intégré depuis longtemps dans la culture et la littérature américaines. En témoignent de célèbres ouvrages, comme le Huckleberry Finn de Mark Twain, le Sur la route de Jack Kerouac. Des ouvrages fondamentaux, comme l'est le présent album. C'est l'Amérique dans toute sa nudité qui nous est ici révélée. Dan Burr a adapté graphiquement le roman de James Vance, dans un noir et blanc absolument remarquable, à la fois sobre et minutieux. Le seul bémol est selon moi le manque de différenciation des visages des personnages mâles adultes. Mais il ne s'agit là que d'un détail, qui ne peut pas entacher le bonheur de lire ce monument. J'ai hésité à mettre la note maximale, mais devant l'enthousiasme de l'ami JBT, je me suis laissé emporter. :)

18/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Ring
Ring

Lire le premier volume est un exploit difficile mais réalisable. Dessin consensuel, scénario embrouillé, héroïne énervante et pleurnicharde au possible. Le tout est bien indigeste. Mais le summum reste le volume 2 qui compte moitié moins de pages pour le même prix et qui se paie le luxe de résumer le volume 1 sur les trentes premières pages ! Remarquez, il vaut mieux : l'histoire est pire que celle du précédent. Personnellement, je n'ai pas réussi à terminer. Je m'arrête ici... Tant pis pour Le volume 3 (Ring 0). Un manga qui se vend sans scrupule sur son nom, c'est donc à éviter sans regret.

17/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Originals
Originals

Originals! Une sacrée bonne surprise, Dave Gibbons est un dessinateur au talent incontestable, pour Originals Gibbons dessine et scénarise une histoire qui lui est toute personnelle. L'histoire est d'une simplicité absolue, les thèmes visités sont ceux de l'amour et de l'amitié. La force d'Originals lui vient de sa narration particulière et de sa représentation rétro-futuriste absolument géniale. Aucun univers ne ressemble à celui d'Originals, Dave Gibbons est anglais cela se voit dans toutes les cases de cette oeuvre. La BD est imprimée sur du papier noir, les dessins sont en gris et noir plutôt qu'en noir et blanc, et cela donne une patine toute particulière au style classieux de Dave Gibbons. Feuilletez cet album, voyez par vous même les dessins et la mise en page, c'est extraordinaire. Pour finir je dirais juste que cette histoire toute simple, parfois brutale, parfois poétique mérite d'être lue, si le propos est souvent délicieusement suranné, le style est toujours agressif et dynamique. La fin est sans surprises, ici pas de twist surréaliste pour surprendre le lecteur et plomber la BD, juste une fin magnifique et attendue. Lisez Originals.

17/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Tatanka
Tatanka

Le coup du virus ultra-mortel transmi de l'animal vers l'homme, c'est dans l'air du temps avec la vache folle, la grippe aviaire et compagnie. Plusieurs supports ont déja explorés le thème (le splendide "Alerte" un film pété de fric et sans interêt où Dustin Offman en fait des tonnes pendant que son public s'endort) y compris la BD même si c'est plus souvent dans un cadre SF. Ici c'est une association, menée par deux frères et soeurs d'origine Indienne, qui lutte contre le mutisme et les cachoteries de la sacro-sainte et puissante US Army. Pour l'originalité on repassera... Pour les personnages c'est du classique, Brian le journaliste et son look de fashion victim m'a particulièrement exaspéré. Les dessins sont très proprets et sans aucune personnalité. Une BD qui n'a pas forcément de défauts, elle est juste inintéressante.

17/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Prosopopus
Prosopopus

Pour apprécier, mieux vaut aimer le style graphique de De Crécy. Cette BD entièrement muette offre une intrigue tordue et un monstre aux couleurs vives et à l'allure sympathique. J'ai particulièrement apprécié le passage mêlant la scène de sexe et d'autopsie, cette façon de représenter la chair de manière si différente d'une case à l'autre est originale. À lire à l'occasion.

17/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Babiole et Zou
Babiole et Zou

Note approximative : 2.5/5 J'aime bien Greg et ses nombreuses séries mais je dois dire que cette série oubliée n'est vraiment pas sa meilleure. Côté dessin, c'est du 100% Greg dans la lignée d'Achille Talon. J'aime assez ce dessin rond et dynamique même s'il n'a rien d'exceptionnel techniquement parlant. Côté scénario, ce sont des aventures policières très classiques pour l'époque. Le couple cliché de reporters qui découvrent avant la police des complots et autres préparatifs de vols. L'histoire est bien menée, les dialogues assez sympas, mais ça n'a rien de très original. Je dois dire que les récits sont d'un tel banal que je me suis assez vite ennuyé. En outre, quand j'aime l'abondance de texte et de dialogues dans une BD comme Achille Talon, je trouve qu'elle plombe le rythme d'une BD d'aventure comme celle-ci. Bref, c'est potable comme BD et ça n'a pas trop mal vieilli, mais ce n'est pas passionnant.

17/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Pleine lune
Pleine lune

Le "survival" est un sous-genre cinématographique fun et jouissif pour peu que l'on en apprécie les délires. Une idée simple, une ou des personnes ordinaires, se trouvent en des lieux hostiles et sont menacés par des monstres ou autres débiles consanguins armés jusqu'au dents pour leur trouer la peau. Ils ne peuvent se raccrocher à rien car tout se retourne contre eux, toute rencontre est une menace potentielle et toute issue est forcément bloquée. De ce genre, citons le film "Délivrance" comme en étant une des références majeure. "Pleine lune" emprunte cette voie, un type détestable en tout points, va vivre un calvaire aussi brutal que déstabilisant, tout au long d'une nuit de pleine lune. Cet employé de l'administration, si fier de régner sur son petit univers minable, va se retrouver errant dans un monde qu'il craint, le monde réel, le vrai mais sous son jour le plus violent. Le scénario est très simple, le supense monte crescendo et l'auteur n'hésite pas à pousser les situations jusqu'à l'outrance ni à mettre en scène des personnages à la limite de la caricature pour enfoncer le clou. Cela peut paraître un peu gros mais il faut reconnaître que au niveau de la tension émotionnelle ça fonctionne à merveille. Difficile de rester insensible devant cette avalanche de cruelles mésaventures, le personnage principal, Tolwiek, est un minable, il le sait, il est ici confronté à ses peurs les plus viscérales et il s'écroule, il subit, il fuit. Il a perdu de sa superbe, de sa fierté le long de de cette nuit, lui qui était si autosatisfait d'utiliser son semblant de pouvoir sur les plus faibles. Pourtant en lisant on éprouve presque de la pitié pour ce minable, le monde nous apparaît froid, irréel, les situation sont surréalistes, et l'ambiance fleure bon le fantastique. En fait, une lecture coupable mais jouissive tant on est content malgré tout de voir Tolwiek poussé au dela de ce qu'il peut endurer. Le noir et blanc sied à merveille pour cette histoire sombre, où les nuances sont importantes et les apparences trompeuses. Au final cette BD contient pas mal d'éléments pour être qualifiée de chef-d'oeuvre, mais... La fin déçoit, cette histoire qui malmène et fait douter le lecteur, ou la tension est palpable, ou l'on sent le spectre du fantastique planer... se conclut de manière bien trop facile. Avait-on vraiment besoin de cette explication foireuse? Avait-on besoin de cette morale inutile? C'est ainsi en tout cas, dommage, à mon avis Chabouté plombe son oeuvre sur les deux dernières pages. À lire tout de même, de nombreuses qualités demeurent.

17/10/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 3/5
Couverture de la série Spoogue
Spoogue

Ca ne ressemble pas à grand chose que je connais, mais je dois avouer que c'est bien plaisant. Le dessin est très bon, l'histoire est pleine de rebondissements et agrémentée d'une certaine dose d'humour assez bien senti. En clair : un bon moment de lecture.

17/10/2005 (modifier)