Voilà un album qui n’a rien de formidable mais qui m’aura permis de découvrir le joli trait de Peynet. Ce gars est très doué pour dessiner les personnages féminins. Evidemment, on est chez Soleil, mais ses femmes à lui sont quand même très éloignées de la bimbo guerrière aux gros seins façon Crisse ou Les feux d’Askell. Ici, son trait évoque plus celui d’un Vicomte, délicat et sensuel. Tous ses personnages féminins sont des beautés sans aucune trace de vulgarité. Il y a dans cet album deux-trois séquences muettes qui ont une force narrative et visuelle indéniable et qui, en terme de découpage, de justesse dans les expressions et de pure mise en scène, ne sont pas à la portée du premier dessinateur venu. Je pense surtout à la scène qui ouvre l'album et à celle qui la ferme.
D’un point de vue scénaristique, c’est du pur Soleil. De la fantasy, mais sans la moindre traces d’humour (ce qui aurait été tout de même malvenu). Gaudin propose une histoire que l’on suit sans peine, c’est relativement bien foutu : trois peuples unissent leur force pour lutter contre une maladie qui ravage les leurs : le feul. Mais ce premier tome tire quelque peu en longueur un préambule pourtant assez simple : chacun des peuples accuse l’autre d’empoisonner la rivière avant de se rendre compte qu’ils sont tout trois touché par la maladie... 46 pages pour en arriver là... d’autant qu’on a un peu la sensation quand même que certaines péripéties sont là pour remplir l’album, genre : l’attaque d’un monstre, l’arrivée d’un ennemi; la dispute entre deux personnages... Malgré ces manquements, c’est de la bd de bonne facture; mais faut avouer que ce n'est pas très original... Moi je verrai bien le talentueux Peynet au service d’une histoire un peu moins balisée et un peu plus profonde, dans un autre registre, celui du roman graphique intimiste façon « Le cahier bleu »...
A acheter? Si vous êtes un gros fan d’heroïc fantasy et qu’il vous faut votre dose mensuelle, pourquoi pas... Sinon, je vous conseillerais plutôt d’attendre le deuxième tome pour voir ce que donne la suite...
Voilà typiquement le genre de BD qui me laisse totalement de glace. L'auteur a lu Pessoa, a beaucoup aimé l'une de ses Lettres, et a décidé de l'utiliser pour en faire le cœur d'une BD minimaliste. Nous avons donc là un récit sans paroles, ou presque (deux phylactères en tout et pour tout), en noir et blanc, et particulièrement plat.
Ophélie se balade, croise des gens, qui sont parfois des DRH, mais il ne se passe quasiment rien. Vrai de vrai : regardez les images de la galerie. C'est d'un ennui mortel. Si au moins on pouvait lire la Lettre en question... Mais non, on passe très vite, et on a hâte de finir la "lecture", qui intervient vite, parce qu'il n'y a "que" 88 pages.
Assez inégal ce petit recueil destiné à montrer le regard de six auteurs sur l'écologie et l'environnement. Au lieu du brûlot que l'on aurait pu attendre, on a juste droit à des considérations graphiques sans réel lien avec le sujet. Trois histoires cependant relèvent (un peu) l'intérêt : celle de l'américain Emerson (assez sympathique dans le genre baba cool), celle de Trondheim (verbeuse mais restant agréable à lire), et celle de Blutch et Menu, proche du docu-reportage.
Seule cette dernière me semble coller au sujet, même si les auteurs semblent rester en retrait. A croire qu'ils ont peur d'avouer (si toutefois c'est le cas) qu'ils sont attirés par l'écologie...
Ce qui est sûr c'est que c'est pas par son dessin que ce one-shot brille. C'est aux antipodes de ce que fait Jeff Smith dans Bone, c'est mal proportionné, maladroit, un peu ça va mais là c'est très limite quand même. La couleur à la limite ne me dérange pas plus que ça, c'est flashi j'y fait pas attention.
Après cette histoire de jeunesse m'a un peu laissé sur ma faim, en fait c'est quand ça commençais à devenir intéressant que c'est fini, faut dire que la suite on la connaît, elle est racontée dans la série mère.
En fait on cerne plus précisément les rapports entre les personnages que sont Rose, Lucius et Briard, leur apprentissage de ce qu'est le rêve. Ce qui est dommage c'est qu'il n'y a pas de réelle explication à la méchanceté de Briard comme je m'y attendais, quelque chose de concret qui puisse expliquer qu'elle devienne ce qu'elle est dans Bone.
Sinon l'aventure principale est pas inintéressante mais il faut vraiment la rattacher à Bone pour qu'elle prenne un minimum de son sens.
Pour les fans de Bone, je le suis, quand yen a plus yen a encore c'est au moins ça de pris.:)
Lucky Luke fait partie intégrante du cercle restreint de "véritable BD culte". Pas la peine de faire un roman, d'autres s'en sont très bien chargés, mais quand même, c'est superbe Lucky Luke. On y trouve des histoires incroyables. 72 albums, c'est tout de même énorme! Etant un grand lecteur de BD, j'avoue quand même que certains m'étaient complètement sortis de l'esprit. Les meilleurs tomes sont ceux de milieu de série, globalement ceux scénarisés par Goscinny. On y trouve même des chef-d'oeuvres. Oui, des chef d'oeuvres, et ce n'est pas un vain mot. Je ne saurai les citer tous. Mais Lucky Luke, de même que ces sacrés Dalton, appartient au patrimoine culturel européen (même si ces aventures ont pour cadre les Etats-Unis!), et reste l'un des fleurons (malgré quelques monumentales bouses) de la grande BD franco-belge...
J'ai lu cette petite BD trouvée par hasard à la terrasse d'un café et je me suis marrée toute seule devant les regards interloqués des passants.
C'est totalement absurde avec de l'humour noir comme j'aime... Et on peut le relire plusieurs fois en trouvant d'autres petits détails qu'on avait ratés à la première lecture.
C'est drôle, plein d'allusions fines, super bien construit et le parti pris de la répétition, pour hyper risqué qu'il soit est parfaitement conduit et utilisé.
Un vrai bon achat de hasard!
Tome 1 Zelda
Nous voilà transportés au Mexique en Mai 1864 sur une terre que je ne peux m’imaginer que parallèle où la science aurait évolué d’une manière bien plus rapide que sur la notre. Je présuppose également pour la suite de la série quelques libertés du coté Historique. Tout cela n’est pas gênant mais bien au contraire me donne l’envie de plonger dans la liberté d’imagination des auteurs.
Les plus :
De belles couleurs variées et douces.
Un univers décalé plein de trouvailles.
Un tome facile à lire et qui laisse présager plusieurs histoires dans l’histoire, j’imagine déjà pour la suite quelques aspects de Fantastique.
Les moins :
Les proportions des personnages (entre leur tête et leur tronc par exemple) ainsi que les zones d’ombres sur leurs visages qui ne les embellissent pas particulièrement (même les héros par moments). Il y a des tronches que je trouve vraiment laides.
Malgré de nombreux dialogues cela se lit trop vite à mon goût et je trouve le changement d’ambiances et de situations trop rapide
Conclusion : 3/5
Je lirai la suite avec intérêt pour voir comment va évoluer l’histoire.
Pour l’achat je dis oui pour l’originalité du scénario.
Violeff a deux idoles : Tardi sur le plan graphique, et Michel Audiard pour les dialogues. Malheureusement, pour les scénarios, il ne peut compter que sur lui-même, et c'est pas de la tarte. Sur le papier, son concept peut être intéressant : chacun de ses quatre personnages apparaît, devient le héros principal d'une histoire, puis disparaît. Chassé-croisé, portes qui claquent, quiproquos, le vaudeville urbain et policier à la Audiard est une référence évidente. Mais la gouaille parisienne de ses personnages et -surtout- de la narration alourdit grandement l'histoire, déjà assez banale. Quant à son dessin, je l'ai dit, c'est vaguement du Tardi, mais en moins bien. Tous ses personnages sont moches, même les femmes fatales. Ceci dit, ça se laisse quand même lire sans trop de problèmes, et j'avouerai que j'ai même été surpris, une fois, au cours de ma lecture.
Il y a des univers dans lesquels on entre facilement et puis d'autres qui nous laissent sur le bord de la route. Pour ma part, je suis bien entré dans le monde de Cromwell stone. Contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, je n'ai pas trouvé l'ensemble hermétique. C'est vrai que toutes les réponses ne sont pas servies sur un plateau, mais la cohérence de l'ensemble est telle, qu'on arrive à ce construire son propre chemin dans la densité de l'histoire.
Quant au graphisme, il "brille" de manière extraordinaire dans la maîtrise du noir et gris. Les planches sont visuellement d'une beauté qui frappe l'esprit. L'approche des personnages est plus classique, mais tout aussi maîtrisé.
Ma conclusion : une bd à (re)découvrir, sans aucune hésitation.
Ghost In The Shell (GITS ça sera plus court...) est une bd qu'il faut "mâcher". Je l'ai lue pour la première fois quand j'avais une vingtaine d'années, j'ai pas compris grand chose mais j'ai adoré l'ambiance générale et le dessin. Un peu comme quand j'ai vu Lost Highway, rien compris mais la tête remplie d'images.
Après quelque lectures j'ai commencé à m'intéresser à la géopolitique, aux nanotechnologies et aux divers sujets évoqués dans ce manga. Entre temps je suis tombé sur Orion (du même auteur) qui part plus dans un délire mystico-technologique unique en son genre et qui était aussi compréhensible que GITS... Au bout d'un moment j'ai eu la sensation que les pièces du puzzle commençaient à s'assembler et là... oh joie! Oh bonheur! De la bouffe pour le cerveau!!! On finit par capter que les protagonistes vivent à la fois dans un monde réel et virtuel et que dans la mesure où c'est une chose naturelle pour eux l'auteur le présente comme tel. On passe du réel au virtuel, du virtuel au réel... sans que ce soit présenté comme une chose extraordinaire et ça peut prêter à confusion. D'autant plus que quand Masamune Shirow se lance dans un truc il y va à fond. Il part dans les conséquences économiques, philosophiques, politiques, sociales... Ses scénarios sont comparables aux réseaux informatiques tentaculaires qu'il décrit, ça part dans tous les sens, on y trouve un peu tout et n'importe quoi mais le tout reste très cohérent.
Quant au dessin je trouve que même si on peut trouver à redire sur les planches informatisées des vol.3&4 c'est de l'excellent travail. Quant aux dessins noir et blanc, ils font partie de ceux qui donnent le plus une impression de mouvement, c'est très, très dynamique et personnellement j'adore ça!
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Le Feul
Voilà un album qui n’a rien de formidable mais qui m’aura permis de découvrir le joli trait de Peynet. Ce gars est très doué pour dessiner les personnages féminins. Evidemment, on est chez Soleil, mais ses femmes à lui sont quand même très éloignées de la bimbo guerrière aux gros seins façon Crisse ou Les feux d’Askell. Ici, son trait évoque plus celui d’un Vicomte, délicat et sensuel. Tous ses personnages féminins sont des beautés sans aucune trace de vulgarité. Il y a dans cet album deux-trois séquences muettes qui ont une force narrative et visuelle indéniable et qui, en terme de découpage, de justesse dans les expressions et de pure mise en scène, ne sont pas à la portée du premier dessinateur venu. Je pense surtout à la scène qui ouvre l'album et à celle qui la ferme. D’un point de vue scénaristique, c’est du pur Soleil. De la fantasy, mais sans la moindre traces d’humour (ce qui aurait été tout de même malvenu). Gaudin propose une histoire que l’on suit sans peine, c’est relativement bien foutu : trois peuples unissent leur force pour lutter contre une maladie qui ravage les leurs : le feul. Mais ce premier tome tire quelque peu en longueur un préambule pourtant assez simple : chacun des peuples accuse l’autre d’empoisonner la rivière avant de se rendre compte qu’ils sont tout trois touché par la maladie... 46 pages pour en arriver là... d’autant qu’on a un peu la sensation quand même que certaines péripéties sont là pour remplir l’album, genre : l’attaque d’un monstre, l’arrivée d’un ennemi; la dispute entre deux personnages... Malgré ces manquements, c’est de la bd de bonne facture; mais faut avouer que ce n'est pas très original... Moi je verrai bien le talentueux Peynet au service d’une histoire un peu moins balisée et un peu plus profonde, dans un autre registre, celui du roman graphique intimiste façon « Le cahier bleu »... A acheter? Si vous êtes un gros fan d’heroïc fantasy et qu’il vous faut votre dose mensuelle, pourquoi pas... Sinon, je vous conseillerais plutôt d’attendre le deuxième tome pour voir ce que donne la suite...
Ophélie et les directeurs des ressources humaines
Voilà typiquement le genre de BD qui me laisse totalement de glace. L'auteur a lu Pessoa, a beaucoup aimé l'une de ses Lettres, et a décidé de l'utiliser pour en faire le cœur d'une BD minimaliste. Nous avons donc là un récit sans paroles, ou presque (deux phylactères en tout et pour tout), en noir et blanc, et particulièrement plat. Ophélie se balade, croise des gens, qui sont parfois des DRH, mais il ne se passe quasiment rien. Vrai de vrai : regardez les images de la galerie. C'est d'un ennui mortel. Si au moins on pouvait lire la Lettre en question... Mais non, on passe très vite, et on a hâte de finir la "lecture", qui intervient vite, parce qu'il n'y a "que" 88 pages.
Noire est la terre
Assez inégal ce petit recueil destiné à montrer le regard de six auteurs sur l'écologie et l'environnement. Au lieu du brûlot que l'on aurait pu attendre, on a juste droit à des considérations graphiques sans réel lien avec le sujet. Trois histoires cependant relèvent (un peu) l'intérêt : celle de l'américain Emerson (assez sympathique dans le genre baba cool), celle de Trondheim (verbeuse mais restant agréable à lire), et celle de Blutch et Menu, proche du docu-reportage. Seule cette dernière me semble coller au sujet, même si les auteurs semblent rester en retrait. A croire qu'ils ont peur d'avouer (si toutefois c'est le cas) qu'ils sont attirés par l'écologie...
Bone - Rose
Ce qui est sûr c'est que c'est pas par son dessin que ce one-shot brille. C'est aux antipodes de ce que fait Jeff Smith dans Bone, c'est mal proportionné, maladroit, un peu ça va mais là c'est très limite quand même. La couleur à la limite ne me dérange pas plus que ça, c'est flashi j'y fait pas attention. Après cette histoire de jeunesse m'a un peu laissé sur ma faim, en fait c'est quand ça commençais à devenir intéressant que c'est fini, faut dire que la suite on la connaît, elle est racontée dans la série mère. En fait on cerne plus précisément les rapports entre les personnages que sont Rose, Lucius et Briard, leur apprentissage de ce qu'est le rêve. Ce qui est dommage c'est qu'il n'y a pas de réelle explication à la méchanceté de Briard comme je m'y attendais, quelque chose de concret qui puisse expliquer qu'elle devienne ce qu'elle est dans Bone. Sinon l'aventure principale est pas inintéressante mais il faut vraiment la rattacher à Bone pour qu'elle prenne un minimum de son sens. Pour les fans de Bone, je le suis, quand yen a plus yen a encore c'est au moins ça de pris.:)
Lucky Luke
Lucky Luke fait partie intégrante du cercle restreint de "véritable BD culte". Pas la peine de faire un roman, d'autres s'en sont très bien chargés, mais quand même, c'est superbe Lucky Luke. On y trouve des histoires incroyables. 72 albums, c'est tout de même énorme! Etant un grand lecteur de BD, j'avoue quand même que certains m'étaient complètement sortis de l'esprit. Les meilleurs tomes sont ceux de milieu de série, globalement ceux scénarisés par Goscinny. On y trouve même des chef-d'oeuvres. Oui, des chef d'oeuvres, et ce n'est pas un vain mot. Je ne saurai les citer tous. Mais Lucky Luke, de même que ces sacrés Dalton, appartient au patrimoine culturel européen (même si ces aventures ont pour cadre les Etats-Unis!), et reste l'un des fleurons (malgré quelques monumentales bouses) de la grande BD franco-belge...
Francis
J'ai lu cette petite BD trouvée par hasard à la terrasse d'un café et je me suis marrée toute seule devant les regards interloqués des passants. C'est totalement absurde avec de l'humour noir comme j'aime... Et on peut le relire plusieurs fois en trouvant d'autres petits détails qu'on avait ratés à la première lecture. C'est drôle, plein d'allusions fines, super bien construit et le parti pris de la répétition, pour hyper risqué qu'il soit est parfaitement conduit et utilisé. Un vrai bon achat de hasard!
Hauteville House
Tome 1 Zelda Nous voilà transportés au Mexique en Mai 1864 sur une terre que je ne peux m’imaginer que parallèle où la science aurait évolué d’une manière bien plus rapide que sur la notre. Je présuppose également pour la suite de la série quelques libertés du coté Historique. Tout cela n’est pas gênant mais bien au contraire me donne l’envie de plonger dans la liberté d’imagination des auteurs. Les plus : De belles couleurs variées et douces. Un univers décalé plein de trouvailles. Un tome facile à lire et qui laisse présager plusieurs histoires dans l’histoire, j’imagine déjà pour la suite quelques aspects de Fantastique. Les moins : Les proportions des personnages (entre leur tête et leur tronc par exemple) ainsi que les zones d’ombres sur leurs visages qui ne les embellissent pas particulièrement (même les héros par moments). Il y a des tronches que je trouve vraiment laides. Malgré de nombreux dialogues cela se lit trop vite à mon goût et je trouve le changement d’ambiances et de situations trop rapide Conclusion : 3/5 Je lirai la suite avec intérêt pour voir comment va évoluer l’histoire. Pour l’achat je dis oui pour l’originalité du scénario.
Faux contact
Violeff a deux idoles : Tardi sur le plan graphique, et Michel Audiard pour les dialogues. Malheureusement, pour les scénarios, il ne peut compter que sur lui-même, et c'est pas de la tarte. Sur le papier, son concept peut être intéressant : chacun de ses quatre personnages apparaît, devient le héros principal d'une histoire, puis disparaît. Chassé-croisé, portes qui claquent, quiproquos, le vaudeville urbain et policier à la Audiard est une référence évidente. Mais la gouaille parisienne de ses personnages et -surtout- de la narration alourdit grandement l'histoire, déjà assez banale. Quant à son dessin, je l'ai dit, c'est vaguement du Tardi, mais en moins bien. Tous ses personnages sont moches, même les femmes fatales. Ceci dit, ça se laisse quand même lire sans trop de problèmes, et j'avouerai que j'ai même été surpris, une fois, au cours de ma lecture.
Cromwell Stone
Il y a des univers dans lesquels on entre facilement et puis d'autres qui nous laissent sur le bord de la route. Pour ma part, je suis bien entré dans le monde de Cromwell stone. Contrairement à ce que j'ai pu lire ici ou là, je n'ai pas trouvé l'ensemble hermétique. C'est vrai que toutes les réponses ne sont pas servies sur un plateau, mais la cohérence de l'ensemble est telle, qu'on arrive à ce construire son propre chemin dans la densité de l'histoire. Quant au graphisme, il "brille" de manière extraordinaire dans la maîtrise du noir et gris. Les planches sont visuellement d'une beauté qui frappe l'esprit. L'approche des personnages est plus classique, mais tout aussi maîtrisé. Ma conclusion : une bd à (re)découvrir, sans aucune hésitation.
The Ghost in the shell
Ghost In The Shell (GITS ça sera plus court...) est une bd qu'il faut "mâcher". Je l'ai lue pour la première fois quand j'avais une vingtaine d'années, j'ai pas compris grand chose mais j'ai adoré l'ambiance générale et le dessin. Un peu comme quand j'ai vu Lost Highway, rien compris mais la tête remplie d'images. Après quelque lectures j'ai commencé à m'intéresser à la géopolitique, aux nanotechnologies et aux divers sujets évoqués dans ce manga. Entre temps je suis tombé sur Orion (du même auteur) qui part plus dans un délire mystico-technologique unique en son genre et qui était aussi compréhensible que GITS... Au bout d'un moment j'ai eu la sensation que les pièces du puzzle commençaient à s'assembler et là... oh joie! Oh bonheur! De la bouffe pour le cerveau!!! On finit par capter que les protagonistes vivent à la fois dans un monde réel et virtuel et que dans la mesure où c'est une chose naturelle pour eux l'auteur le présente comme tel. On passe du réel au virtuel, du virtuel au réel... sans que ce soit présenté comme une chose extraordinaire et ça peut prêter à confusion. D'autant plus que quand Masamune Shirow se lance dans un truc il y va à fond. Il part dans les conséquences économiques, philosophiques, politiques, sociales... Ses scénarios sont comparables aux réseaux informatiques tentaculaires qu'il décrit, ça part dans tous les sens, on y trouve un peu tout et n'importe quoi mais le tout reste très cohérent. Quant au dessin je trouve que même si on peut trouver à redire sur les planches informatisées des vol.3&4 c'est de l'excellent travail. Quant aux dessins noir et blanc, ils font partie de ceux qui donnent le plus une impression de mouvement, c'est très, très dynamique et personnellement j'adore ça!