Les derniers avis (115238 avis)

Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Sebastian X
Sebastian X

Un futur où un homme d'Eglise possède à peu près tout, y compris le remède miracle contre toutes les maladies. Un groupe de résistants à cet état de fait, mené par une idole multicarte. Bien sûr. A la clé, une histoire de substitution d'identité, qui réserve bien des surprises... Enfin, qui est censée en réserver. Parce que l'on voit venir de loin cet "effet" de surprise. Je n'en dirai pas plus, pour ne pas éreinter le peu de suspense, mais j'ai lu cet album d'un air distrait, car l'histoire n'es pas des plus passionnantes, et qui plus est, même illustrée par une "star" du comics US (Immonen a dessiné Superman), ne soulève pas grand-chose de plus qu'un intérêt poli. De plus, ce style de dessin, avec un encrage triple, et des "intérieurs" de personnages carrément bâclés, ne me satisfait pas du tout. C'est une série qui part assez mal...

19/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Au Pays des Ombres (Vincent mon frère mort-vivant)
Au Pays des Ombres (Vincent mon frère mort-vivant)

Ca partait plutôt bien, cet album... Un dessin très sympa, un peu enfantin dans le genre, mais il faut rappeler que tout est vu par les yeux d'un enfant, ou presque. L'histoire était bien menée, à la fois attachante et dynamique, suffisamment en tout cas pour accrocher le lecteur. Et puis vers la moitié, en gros quand on quitte Antoine pour se retrouver avec le Diable, ça ne fonctionne plus. Pire, le dessin de Thierry Martin semble perdre quelque peu de sa maîtrise, pendant quelques pages... Mais finalement ça rentre dans l'ordre par la suite, et l'album redevient distrayant et original. Dommage que ce passage à vide ait plombé cet album, qui possède par ailleurs une superbe maquette.

18/10/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Touba
Touba

Quand on lit des gags de Touba, on pense immédiatement au Chat de Philippe Geluck : c'est vraiment la même idée de base et les mêmes thématiques. Touba n'a du singe que l'apparence car il se comporte complètement comme un humain qui nous ferait part de ses reflexions sur l'absurdité du monde, sur ses pensées et sur la société humaine avec force jeux de mots et un peu de parti-pris. Le dessin de Jak est correct pour de la BD d'humour. Rien de fameux mais ça se lit bien et l'humour passe bien. Certains jeux de mots ou certaines absurdités sont bien trouvées et attirent le sourire, voire même l'envie de les replacer pour les meilleures d'entre eux. Mais par contre, il faut le dire : je me suis ennuyé et je n'ai pas souri à plus des trois quarts de ces gags. Beaucoup de jeux de mots sont soit tirés par les cheveux soit pas drôles au final. Et surtout, je ne me suis absolument pas attaché à ce singe lui-même, Touba, qui a un je-ne-sais-quoi d'assez agaçant en lui-même. Bref, une BD qui ne m'a pas vraiment fait rire alors que c'est son but et qui manque d'originalité vis-à-vis du Chat de Geluck.

18/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Au centre du Nowhere
Au centre du Nowhere

Après Central Park et Les Passe-Murailles, Jean-Luc Cornette continue à tracer son chemin singulier dans la BD belge. A la frontière des genres, sans public bien défini, avec un vernis de critique sociale. Ici l'humour et le décalage légèrement loufoque servent de prétexte à une fable gentillette, presque un conte pour enfants à la Dickens, doublée d'une quête initiatique où Elmore va découvrir quels sont ses véritables sentiments et motivations. On sourit, on fronce les sourcils. Cornette a réussi son pari : interloquer son lecteur. Car à l'issue du premier tome, on ne voit pas trop où il veut en venir. Cependant, le dessin de Michel Constant, moins réaliste que dans Bitume et donc, d'après ses dires, plus relâché, nous permet d'admirer sa technique, alliant une certaine élégance à une ligne claire qui, sans être austère, n'en est pas moins assez classique. Cornette parsème son récit d'éléments sympathiques (l'âne en particulier) qui nous rendent l'univers attachant. Voyons où ira la série...

18/10/2005 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série A History of Violence
A History of Violence

Ma première réaction en ouvrant ce bouquin pour la 1ere fois fut un « Beuaaaaargh » bien placé, sans doute suivi d’une remarque un peu plus évoluée comme « Fioulalaaa ». Vince Locke a vraiment un style graphique particulier, au trait tremblotant et approximatif, et le résultat final peut paraître un peu brouillon. L’histoire, elle, est haletante et efficace, et entraîne le lecteur dans un tourbillon de violence au fil des 286 pages qui composent ce tome unique. Elle n’est pas vraiment innovante, mais se lit d’une traite, et la fin est bien. Bref, une bonne histoire de gangsters, un bon moment de lecture, à condition de ne pas vous attendre à l’histoire de l’année, et de ne pas accorder trop d’importance aux dessins. Je me demande quand même si Delcourt aurait acheté les droits d’adaptation de ce comic-book si le film qui en est tiré ne sortait pas sur les écrans le mois prochain (ouuh la mauvaise langue).

18/10/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 4/5
Couverture de la série Lune d'argent sur Providence
Lune d'argent sur Providence

Le Western Fantastique est un sujet déjà traîté chez Vents d'Ouest. Oui, La Piste des Ombres de Tiburce Oger a déjà ouvert la voie avec beaucoup de réussite. Et voici donc qu'ils remettent le couvert avec cette mini-série qui sera développée en seulement deux tomes. Le résultat est vraiment à la hauteur. Le scénario est mené avec beaucoup de cohérence et d'intelligence. Le sujet traité est, certes, pas forcément très original mais on rentre dans le récit avec beaucoup d'interêt. Si on devine certains aboutissants, on est totalement intrigué par d'autres et je vous avoue que j'attends la suite avec beaucoup d'impatience. Les personnages ne manquent pas d'humour et certains d'entre eux sont même parfois émouvants (je pense surtout à la petite Simone). Je remarque de plus en plus que le Western et le fantastique sont deux genres qui se marient très bien ensemble et cette BD confirme tout à fait mon propos. Le dessin de Hérenguel est vraiment superbe. Il se dégage de son graphisme beaucoup de finesse et les couleurs chatoyantes de l'album viennent encore plus accentuer cet effet. Les personnages sont très expressifs et les décors sont élégants. Du beau travail ! Le comble du bonheur c'est qu'on a droit à un dossier en fin d'album + un ex-libris, le tout inséré dans une enveloppe et bien-sûr pour 12,5 € . La classe ! Vous aurez compris que je vous conseille vivement de lire Lune d'Argent sur Providence !

18/10/2005 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5
Couverture de la série Le Petit Bleu de la Côte Ouest
Le Petit Bleu de la Côte Ouest

Lire un nouveau Tardi est toujours un plaisir. Pourtant, je ne classerais pas cet album dans mon top ten. N'empêche que cela reste une bonheur graphique et narratif. D'un point de vue scénaristique, cette adaptation du roman de Manchette est réussie. Les personnages sont denses à souhaits et je vous avoue avoir eu un petit faible pour les deux tueurs qui malgrès leur cruauté, ne manquent pas d'humour. L'histoire en elle-même est menée tambour battant et on suit les aventures de cet ingenieur en fuite avec beaucoup d'interêt. Bon, c'est vrai que le climat qui règne dans l'album m'a semblé parfois un peu malsain. De plus, par moment, j'ai trouvé la narration un peu agacante mais part ça, l'histoire se tient parfaitement. Au niveau du dessin, Tardi est en grande forme. Le noir & blanc lui va vraiment bien. Le Petit Bleu de la Côte Ouest est un polar bien ficelé. Si vous aimez ce genre d'ambiance, vous serez comblés ! A lire !

18/10/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5
Couverture de la série Les rois vagabonds
Les rois vagabonds

Formidable. Incompréhensible qu'un tel album soit passé inaperçu. Car ces Rois vagabonds est tout simplement une oeuvre maîtresse non seulement du neuvième art des années 2000, mais aussi de la littérature américaine. Car la peinture de l'Amérique de la Grande Dépression est saisissante. Loin des clichés avec les banquiers qui se jettent du haut des immeubles, cet album nous fait découvrir un autre pan du décor, un phénomène qui a pris une incroyable ampleur dans cette entre-deux-guerres si triste : celui des Hobos. Ces gens errants, à la fois clochards et saisonniers itinérants, qui se déplaçaient par centaines de petits groupes dans les Etats-Unis. C'est un phénomène toujours courant outre-Atlantique, et intégré depuis longtemps dans la culture et la littérature américaines. En témoignent de célèbres ouvrages, comme le Huckleberry Finn de Mark Twain, le Sur la route de Jack Kerouac. Des ouvrages fondamentaux, comme l'est le présent album. C'est l'Amérique dans toute sa nudité qui nous est ici révélée. Dan Burr a adapté graphiquement le roman de James Vance, dans un noir et blanc absolument remarquable, à la fois sobre et minutieux. Le seul bémol est selon moi le manque de différenciation des visages des personnages mâles adultes. Mais il ne s'agit là que d'un détail, qui ne peut pas entacher le bonheur de lire ce monument. J'ai hésité à mettre la note maximale, mais devant l'enthousiasme de l'ami JBT, je me suis laissé emporter. :)

18/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Ring
Ring

Lire le premier volume est un exploit difficile mais réalisable. Dessin consensuel, scénario embrouillé, héroïne énervante et pleurnicharde au possible. Le tout est bien indigeste. Mais le summum reste le volume 2 qui compte moitié moins de pages pour le même prix et qui se paie le luxe de résumer le volume 1 sur les trentes premières pages ! Remarquez, il vaut mieux : l'histoire est pire que celle du précédent. Personnellement, je n'ai pas réussi à terminer. Je m'arrête ici... Tant pis pour Le volume 3 (Ring 0). Un manga qui se vend sans scrupule sur son nom, c'est donc à éviter sans regret.

17/10/2005 (modifier)
Couverture de la série Originals
Originals

Originals! Une sacrée bonne surprise, Dave Gibbons est un dessinateur au talent incontestable, pour Originals Gibbons dessine et scénarise une histoire qui lui est toute personnelle. L'histoire est d'une simplicité absolue, les thèmes visités sont ceux de l'amour et de l'amitié. La force d'Originals lui vient de sa narration particulière et de sa représentation rétro-futuriste absolument géniale. Aucun univers ne ressemble à celui d'Originals, Dave Gibbons est anglais cela se voit dans toutes les cases de cette oeuvre. La BD est imprimée sur du papier noir, les dessins sont en gris et noir plutôt qu'en noir et blanc, et cela donne une patine toute particulière au style classieux de Dave Gibbons. Feuilletez cet album, voyez par vous même les dessins et la mise en page, c'est extraordinaire. Pour finir je dirais juste que cette histoire toute simple, parfois brutale, parfois poétique mérite d'être lue, si le propos est souvent délicieusement suranné, le style est toujours agressif et dynamique. La fin est sans surprises, ici pas de twist surréaliste pour surprendre le lecteur et plomber la BD, juste une fin magnifique et attendue. Lisez Originals.

17/10/2005 (modifier)