Les derniers avis (114672 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Meute de l'Enfer
La Meute de l'Enfer

La seule originalité de cette série repose sur son décor historique : l'Empire Romain Orientale (ou Empire Byzantin) au 6e siècle après J-C. Ce décor permet de donner un semblant de profondeur au récit mais pour le moment, il parait assez inutile tant l'histoire aurait pu se situer n'importe où d'autre. En effet, passé la rapide explication du contexte historique, on se retrouve totalement dans une histoire classique du médiéval-fantastique ou de l'héroic-fantasy façon Donjons & Dragons. Les hordes combattantes sont remplacées par des Scythes, des Thraces et autres ennemis ou alliés de Byzance, mais nous n'en verrons pas grand chose d'autre que le simple fait de savoir que les personnages principaux de notre aventure sont des guerriers ou des mages de combats habitués à la guerre. Pour le reste, c'est une banale histoire de quête d'un trésor caché dans un endroit magique et inaccessible pour lequel il faudra d'abord chercher une clé dans une sous-quête préliminaire. La magie a une place non négligeable dans ce décor Byzantin qui se voulait pourtant historique au départ. Et les ennemis de notre groupe de héros vont très vite se révéler être morts vivants et autres sorcières. Bref, malgré un décor un peu original, c'est un scénario médiéval-fantastique ultra-classique d'un groupe d'aventuriers puissants en quête d'un trésor. Mais quelque soit ce classicisme et l'aspect cliché de pas mal de choses dans cette histoire, ça se lit assez bien. La narration n'est pas mauvaise, l'histoire relativement bien construite et les personnages ont l'air d'avoir un petit peu d'intérêt. Quant au dessin, même si ce n'est pas totalement mon style préféré, il n'est pas mauvais et donne un aspect d'assez bonne qualité visuelle à la BD. Bref, une série sans surprise mais qui se laisse lire, sans pour autant que j'en conseille l'achat car c'est trop déjà-vu pour moi pour le moment.

11/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Je suis légion
Je suis légion

Le premier tome m'avait vraiment enthousiasmé par l'ambiance malsaine qui y régnait tout au long de ma lecture. Le deuxième album de la série n'est pas franchement aussi fascinant car j'ai trouvé que l'histoire était trop bavarde et trop complexe... il faudra que je le relise pour en faire un avis définitif... Avis pour le premier tome : J’ai vraiment adoré ce premier tome de « Je suis légion ». L’ambiance stressante, l’atmosphère fantastique de ce récit rappelle beaucoup le livre de Dan Simmons « l’échiquier du mal ». J’ai retrouvé dans la bédé cette sensation de malaise issue du roman et… j’en redemande ! « Le faune dansant » est un album accrocheur, à la narration haletante et vraiment bien scénarisé. Je salue la performance de Fabien Nury d’avoir su gérer efficacement le mélange d’espionnage, de fantastique, de politique et d’action en seulement un tome ! L’histoire se passe pendant la seconde guerre mondiale mais ce n’est pas, à mon avis, le gros intérêt de cette bédé. Le scénario aurait pu être adapté pour une autre guerre comme celle du conflit yougoslave. En fait, les gros points forts de cette bédé sont à rechercher du côté de la mise en page et la gestion du suspens. « Je suis légion » prend parfois des allures d’un documentaire en mettant en scène des résistants roumains face au nazisme. Au niveau narratif, j’ai eu souvent cette sensation que Fabien Nury jouait avec nos nerfs comme s’il dirigeait un orchestre en enchaînant efficacement les moments calmes et rapides. Le trait de Cassaday est très réaliste. Les dessins ressemblent à des photos, un peu trop même car les personnages sont assez difficiles à reconnaître au premier coup d’œil. Pour cela, Je conseille à ceux qui sont rebutés par ce dessin de lire « Le faune dansant » sans trop s’attarder sur le graphisme car le scénario de Fabien Nury est suffisamment captivant pour y passer un bon moment de lecture. Les cadrages sont très inspirés du cinéma, ça bouge, c’est recherché, bref… ça me fascine beaucoup. Sur ce point, le style et l’histoire me rappellent beaucoup une autre série dessinée par Jean Claude Claeys « Luger et paix ». La mise en couleurs est bonne mais par moment des mauvais effets photoshop se font un peu trop sentir en particulier quand il y a une source de lumière. Malgré tout, le ton orangé est adéquat à l’histoire, il fallait une ambiance assez stressante à ce récit et ce choix de couleurs est finalement bien adapté pour cette bédé qui dérange, fascine, nous prendre par les tripes ! « Le faune dansant » est un excellent premier tome, pour mon cas, ça a été une des meilleures surprises de l’année 2004. Note finale : 4/5

11/08/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Persepolis
Persepolis

Passionnant. C'est tout simplement passionnant. Marjane Satrapi est pour moi l'essence de la bonne autobiographe en BD. Car elle a une histoire vraiment particulière, assez chahutée, tout à fait incroyable. Elle est passée par des moments très compliqués, voire dramatiques. Mais elle ne s'est (presque) jamais départie de son ouverture d'esprit, de son humour, de sa franchise, qui lui ont parfois sauvé la mise. J'ai lu tous les albums presque d'une traite, et j'en redemande. :)

11/08/2005 (modifier)
Couverture de la série Vagabond
Vagabond

UPDATE : 20 tomes lus ! Ouhlalalala quelle claque ! On s'approche de la note maximale là ... on est loins du manga Slam Dunk du même hauteur, qui pour être un divertissement sympa et franchement d'exellenet qualité est a des années lumières de celui ci ! On pense tomber dans un manga pas très fut-fut du genre "je le plus meilleur du monde au sabre parce que je le vaut bien" et on plonge dans un superbe voyage dans le Japon dans un univers impitoyable, dur, violent, absurde, prenant, enigmatique et finalement très émouvant : le sabre et le samouraï ! La réflexion gagne souvent un statut bien supérieurs au simple domaien du sabre et sera souvent intéressante dans quelque domaine que ce soit (Miyamoto Musashi à d'ailleurs écrit un traité de sabre qui servait en réalité dans la vie courante) et finalement on s'apperçoit qu'on à trouvé le moyen le plus brute mais le plus beau, le plus violent mais le plus esthétique, le plus primitif mais le plus efficace pour explorer la nature humaine dans ses recoins. Sans le porter au Panthéon philosophique il faut reconnaître à Vagabond la pertinence de son propos. Après le dessin Magnifique que l'on sentait commncer à poindre dans Slam Dunk, bien que plus brouillon ici, cole finalement parfaitement bien à l'oeuvre. On se sent gagné par l'émotion des comabts, cette maîtrise de Takehiko Inoue à nous plonger dans l'action et nous faire vibrer avait déja quelque chose de suprenant dans Slam Dunk qui faisait reconnaître le talent mais là on crie au génie en refermant le manga ... ne pas s'arrêter aux premeirs dessisn du mangas qui, pour être bon, s'améliore encore par la suite ! Bref, un chef d'oeuvre !

10/08/2005 (modifier)
Couverture de la série Spirale
Spirale

On en rit encore ! Je ne sais pas vraiment de quelle bois se chauffe la profonde prétention de cette triple bouse mais, pour ignorer quelle en est la cause, j'en connais au moins les conséquences : A LA FLOTTE ! Dans un village Japonais (c'est un Village donc c'est reculé donc c'est censé rendre l'ambiance angoissante... bouh !) Une malédiction pèse : la malédiction DE LA SPIRALE (tintintin) ! Sur cette idée pas mauvaise du tout (le symbole de la Spirale étant à fort potentiel horrifique), l'auteur, visiblement très convaincu par lui-même, va nous embourber dans un navet de Série Z totalement ridicule, sans crédibilité... et sans faire peur ! Une fois qu'on à pigé que tout le monde va se mettre à péter les plombs et faire des spirales puis mourir, sans qu'aucun neuneu n'ait eu la bonne idée de foutre le camp voir si l'herbe est plus verte ailleurs, quel besoin de se farcir ce cafouillage grotesque qui, esthétiquement, cherche à péter plus haut que son c** ????? On a droit à des scènes ahurissantes de grand n'importe quoi : des mecs en spirale dans des bassines, des batailles de cheveux, des gosses changés en escargots... Rajoutez à cela des nuages noirs dans le ciel prenant des formes bizarres, des phénomènes des plus en plus évidemment paranormaux, une dizaine de morts ou d'aliénés ... Et personne ne pense à déménager ! Nan, nan, flegme japonais ou crise d'abrutissement aiguë quand, au Japon, une araignée mutante tombe dans votre café du matin, vous froncez le sourcil et vous continuez à touiller ! Soyons sérieux, ce coté "deux de tension" des habitants plombe la lecture ! Le délire visuel et le surréalisme ridicule et inadapté l'achèvent ! Quant aux dialogues, je ne sais pas ce qu'est la jeunesse japonaise mais j'ai la furieuse impression de ne pas me trouver avec des ados : entre maturité exagérée ou puérilité caricaturale, on a droit à une brochette de personnages qui vous tiennent un discours psychologique en 3 points avant de fondre en larmes pour une histoire de sucette... Ca arrange peu la crédibilité du truc qui, visiblement, essayait déjà de se faire la plus mince possible ! En résumé, c'est totalement ridicule, crédibilité zéro, dialogues tartes... J'ai vaguement pensé à du second degré ou une parodie... Même pas ! NUL !

10/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série La Malle Sanderson
La Malle Sanderson

Au vu des nombreux prix décernés pour cette bd et de sa nomination pour le meilleur dessin au dernier festival d’Angoulême, je m'attendais à ressentir un choc lors de ma lecture de cet album. Ce ne fut pas le cas à cause d'un scénario classique et surtout d'un dessin que je trouve trop figé. Le ton monochrome employé par l'auteur pour cette bd ne semble pas vraiment en adéquation avec le thème, ce choix semble avoir été pris pour donner une ambiance immortalisée par les nombreux films en noir et blanc de cette époque. Et pourtant, j’aurai aimé voir plus de couleurs dans les passages où le public attend le début du spectacle dans le grand hall du théâtre, j’aurai aimé ressentir cette ambiance de fête ! De même, les séquences de fin où l’action devient conséquente sont, à mon avis, gâchées par ce dessin statique. La narration est bonne et les dialogues sont excellents mais le scénario se révèle sans surprise. Les cadrages et la mise en page sont excellents mais manquent singulièrement de fantaisie. J'ai donc lu "la malle sanderson" avec un sentiment d’ennui…

10/08/2005 (modifier)
Par Da Rocha
Note: 3/5
Couverture de la série Luna Almaden
Luna Almaden

Avec « Luna Almaden », la collection Aire Libre s'enrichit d'un bon petit polar mené par Clarke et Denis Lapière. L'idée de départ est intéressante puisqu'il s'agit de nous faire vivre les aventures de Luna, une jeune aveugle, en positionnant la narration suivant sa perception du monde. Le défit était attrayant car il ne doit pas être aisé d'imaginer les ressentis et sensations d'une non voyante. Le challenge me semble réussit. Au fil de l'histoire, le lecteur entre peu à peu dans la peau de Luna, aidé il est vrai par quelques cases noires simulant la cécité et intelligemment distillées. Le scénario élaboré par Denis Lapière est simple mais bien ficelé. Bien qu'il s'agisse d'un polar, le parti pris du scénariste n'est pas de brouiller les pistes. Le système narratif fait que le lecteur sait Luna innocente d'emblée. La véritable question réside dans la manière dont la machination va se dénouer tant les apparences chargent la jeune femme aux yeux des principaux protagonistes. Les tenants et les aboutissants nous seront dévoilés sans rebondissements scénaristiques artificiels. Logiquement, simplement. Pour les dessins, Clarke adopte ici un style plus réaliste qu'à son habitude. Le trait est vif et sans fioritures. La trouvaille des cases noircies participe à l'ambiance générale de cette bande dessinée. Les couleurs des planches sont peut-être un peu froides, mais cela n'est guère dérangeant. Une mention particulière doit être donnée à la couverture très réussie et intrigante. Voilà une histoire très plaisante à lire, mais qui se parcourt peut-être un peu rapidement.

10/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Enchaînés
Enchaînés

Rares sont des bédés qui accrochent le lecteur comme « Enchaînés » ! Le deuxième tome confirme l’excellente impression du premier album : il m’a été impossible de se détacher du livre jusqu’au dénouement tellement le suspens est à son comble ! La bonne qualité de la mise en page, du découpage et surtout de la narration font de cette bédé un des meilleurs thrillers actuellement. Les personnages principaux sont carrément détestables : la mère qui fait tout pour assurer le besoin de ses 3 enfants, l’adolescent ridiculisé par ses camarades de classe, ils feront tout pour toucher le pactole en tuant l’autre ! Quelques-uns ont des remords pour effectuer cette tâche, les autres s’en foutent royalement, ils ont tous en tête ce gros paquet de pognon qui pourrait leur assurer un avenir infiniment plus radieux que la vie menée par chacun actuellement ! Paradoxalement, ces personnages clés se révèlent attachants et je me suis mis plusieurs fois à me demander ce que j’aurai fait à leur place ! Seul le dessin en ce qui concerne les anatomies des personnages peut être sujet à des critiques, c’est ça qui m’empêche de mettre cette série parmi les chefs d’œuvre du genre. Je comprendrais les lecteurs qui trouveront cette bédé exagérée mais ne vous trompez-pas ! Vous passerez malgré tout un excellent moment de lecture ! J’attends le prochain tome avec impatience !

10/08/2005 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
Couverture de la série Inner City Blues
Inner City Blues

Tome 1 : Arnold & Willie Dans cette série, l'ambiance des années 70 aux USA est très bien retranscrite avec les bars Dicos, les grosses américaines, le look de l'époque , les pantalons éléphants, etc... Les deux héros sont au début des voleurs de voitures qui reviendront par la suite, sous l'emprise du parrain local, des tueurs en série. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le dessin de Brüno pour se rendre compte qu'il est très personnel et qu'il s'accorde bien à cette bédé. Le scénario est une longue introduction, c'est un road-movie, il n'y a pas vraiment de fil conducteur. J'ai refermé l'album avec la sensation qu'il n'y a pas d'histoire à proprement parlé... mais la lecture du 2ème tome me démontrera le contraire ! Même avec un avis à priori mitigé, ne vous arrêtez pas à ce premier album et précipitez-vous sur le 2ème tome ! Attendez-vous à une grosse surprise ! Note finale : 3/5 Tome 2 : Priest Avec ce tome, c’est sous les traits d’un autre personnage que l’histoire mise en place par Fatima prend tout son sens. Le scénario reprend la même trame que le film « Jackie Brown » du réalisateur Quentin Tarantino. Dans « Priest », c’est comme si l’histoire redémarrait au tome 1 mais avec les yeux d’un autre personnage. Dès lors, les évènements vécus par Arnold et Willie du premier album apparaissent logiques et explicités. L’ambiance des années 70 est toujours parfaitement rendue par Brüno. Contrairement à « Arnold et Willie », je suis ressorti de cet album impatient de connaître la suite ! A tous les lecteurs déçus par le premier tome, faites l’effort de découvrir « Priest » car le dénouement final (la série devrait se terminer au 3ème tome) a l’air très prometteur ! Note finale : 4/5

10/08/2005 (modifier)
Par Pacman
Note: 2/5
Couverture de la série Amerikkka
Amerikkka

Bien sûr, je suis sensible au coté témoignage de la série, sur ce mouvement aux multiples ramifications, et dont la portée est, à mon avis, et comme le disent les auteurs, trop souvent minimisée. Il n'empêche que les choses sont rarement aussi simples que cela et le coté partial, voire militant de la bd m'a quand même beaucoup géné. Certes, ces agissements sont inexcusables et doivent être condamnés sans faille, mais dans la bd, on a l'impression que les militants anti Klan se battent envers et contre tout: la police infiltrée par le Klan, l'armée compatissante, le FBI qui étouffe les affaires, et même l'administration Bush qui compte sur les voix klanistes. Le coté chevalier blanc des héros devient vraiment lassant assez rapidement. C'est dommage, c'est un sujet très grave qui aurait mérité plus d'objectivité.

10/08/2005 (modifier)