Les derniers avis (114523 avis)

Couverture de la série Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)

Écouter ceux qui réduisent Hokuto no Ken à un simple défouloir pour testostérone, la preuve d un manque criant d'analyse: on passe totalement à côté de l'essentiel. Sous la violence graphique se cache une œuvre d'une noirceur métaphysique absolue qui traite de la condition humaine quand toutes les structures sociales se sont effondrées. Là où les détracteurs ne voient que des personnages "plats", il y a en réalité une exploration brutale du concept de Fatum, chaque protagoniste est prisonnier d'une étoile, d'un destin qu'il ne peut fuir, transformant le récit en une véritable tragédie grecque moderne. Kenshiro n'est pas un héros d'action classique, c'est une figure christique qui ne tire pas sa puissance de la colère, mais de la tristesse. Le Musô Tensei, l'ultime arcane du Hokuto Shinken, est la concrétisation philosophique de l'empathie il ne peut être maîtrisé que par celui qui a accepté de porter sur ses épaules toute la douleur du monde. On est à des années-lumière du schéma de puissance basique. Raoh, de son côté, incarne une volonté de puissance nietzschéenne poussée à son paroxysme, cherchant à instaurer une paix tyrannique pour mettre fin au chaos, une réflexion politique complexe sur le prix de l'ordre face à la liberté qui d'ailleurs aurait de forte chznce de réellement exister si un monde comme ça exister. Le manga déconstruit même les codes de la virilité en montrant des colosses qui expriment leur humanité par les larmes et le sacrifice, comme Shu se laissant écraser par la pyramide pour sauver l'avenir. C'est une œuvre sur la transmission, le deuil et la persistance de la moralité dans un univers nihiliste. Si certains s'arrêtent à la forme sans voir le fond, c'est qu'ils n'ont tout simplement pas les outils intellectuels pour saisir la poésie tragique qui se joue entre deux explosions de chair, retourner lire demon slayer où d autre shonen basique si vous êtes incapable de décoder le fond d un manga iconique.

20/03/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Vavam Vampire
Vavam Vampire

J'ai lu les 3 premiers tomes de cette série et pour l'instant c'est pas trop mal. Un vampire travail dans un bain public depuis qu'il a été sauvé par le petit-fils du propriétaire. Il aime bien les jeunes hommes puceau alors il attend que le petit-fils devient un homme pour lui sucer son sang. Malheureusement, dès son premier jour de lycée, le petit-fils tombe amoureux d'une fille....Le vampire va tout faire pour qu'il reste puceau et évidemment ce n'est pas facile à faire. L'intrigue est pas trop mal et l'humour m'a bien fait sourire à défaut d'avoir réussi à me faire rire. L'intrigue avance bien et l'apparition de nouveaux personnages permet de renouveler les situations. Cela dit je ne suis pas certain que cela va bien ternir la route jusqu'à la fin, surtout lorsque je vois qu'il y a déjà une dizaine de tomes sortie au Japon. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants ou approfondi en dehors du vampire et du chasseur de vampire. Le dessin est pas mal.

19/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Quête de l'Oiseau du Temps
La Quête de l'Oiseau du Temps

Une référence qui mérite largement son statut. La Quête de l'Oiseau du Temps, c'est typiquement le genre d'œuvre qu'on respecte de réputation avant même de l'avoir ouverte. Et pour une fois, la réalité est à la hauteur de la légende. Le dessin de Loisel s'impose dès les premières cases : riche, détaillé, vivant. Chaque planche respire l'aventure et le fantastique, avec une maîtrise qui donne immédiatement du poids et de la chair à l'univers. Ce n'est pas seulement beau, c'est habité. Mais ce qui fait la vraie force de la série, c'est son ambiance. On est dans la fantasy, certes, mais avec quelque chose en plus : une maturité d'écriture rare pour le genre, un mélange subtil d'humour, de mélancolie et de gravité qui évite tous les clichés. Le récit sait faire sourire et émouvoir dans la même page, sans que ça sonne jamais faux. Les personnages y sont pour beaucoup. Le duo principal est savoureux; plein de caractère, de vécu, avec une vraie évolution au fil des albums. On s'y attache sans même s'en apercevoir. L'histoire, elle, prend son temps, et c'est une qualité. Pas d'adrénaline forcée, mais une progression maîtrisée, construite, qui fait confiance au lecteur. On sent une œuvre pensée sur la durée, avec un vrai sens de la narration et de la construction dramatique. Ce qui frappe au final, c'est ce côté à la fois classique et intemporel. La Quête de l'Oiseau du Temps a posé des bases dans la BD de fantasy francophone; et ça se ressent à chaque page. Une référence qui a une vraie âme. Et ça, ça ne vieillit pas.

19/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 1/5
Couverture de la série Mickey Mouse par Floyd Gottfredson
Mickey Mouse par Floyd Gottfredson

Pas pour moi mais une œuvre qui mérite le respect. J'avais une vraie curiosité en ouvrant Mickey Mouse de Floyd Gottfredson. Malheureusement, je n'ai pas réussi à aller au bout, et c'est toujours un peu frustrant quand on s'attendait à accrocher. Ce n'est pourtant pas faute de qualités objectives. Les dessins ont un charme indéniable : on sent immédiatement l'importance historique du travail de Gottfredson, son rôle fondateur dans l'histoire de la bande dessinée. C'est propre, lisible, avec une vraie identité graphique. Mais voilà, ça n'a tout simplement pas pris pour moi. Le rythme et la narration m'ont maintenu à distance, sans jamais réussir à me faire entrer vraiment dans le récit. Peut-être une question d'époque, peut-être une question de sensibilité personnelle. Je pense malgré tout que cette œuvre saura séduire les fans de Disney et de Mickey, ou ceux qui s'intéressent aux racines du genre et à son histoire. C'est une lecture qui a clairement sa place dans la culture de la BD mais ce n'était juste pas la mienne.

19/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 4/5
Couverture de la série Loba Loca
Loba Loca

Quelle belle surprise que Loba Loca! Je m'attendais à une lecture légère, et j'y ai trouvé bien davantage. Une BD qui touche juste, avec une sincérité et une profondeur qui ne se révèlent qu'au fil des pages. L'histoire nous raconte un road trip initiatique autant intérieur qu'extérieur. Et c'est précisément cette quête qui donne toute sa force au récit. On suit Guada, l'héroïne qui a grandie sans père, dont toute l'aventure gravite autour de cette énigme identitaire. Qui suis-je, vraiment, quand une partie de moi m'a toujours manqué? Quand la vérité éclate enfin, c'est une révélation fulgurante qui marque autant le personnage que le lecteur. Ça m'a évoqué irrésistiblement la maxime socratique gravée au fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même... » Loba Loca en capture parfaitement l'esprit. Une jeune femme en pleine introspection, qui mûrit, se révèle et trouve peu à peu sa place dans le monde. Cette BD m'a semblé très juste dans sa façon de raconter ce chemin intérieur. Le dessin, fluide et chaleureux, épouse parfaitement cette atmosphère intime et drôle par moment. Il ne cherche pas à impressionner, il accompagne, et c'est exactement ce qu'il fallait. Simple en surface, riche au fond. Loba Loca laisse une empreinte douce.

19/03/2026 (modifier)
Par Isma
Note: 4/5
Couverture de la série Les Indes fourbes
Les Indes fourbes

Je ne m'attendais pas à être autant embarqué dans Les Indes Fourbes, et pourtant, dès les premières pages, quelque chose s'est mis en place; discrètement, presque sournoisement. Ce n'est pas une BD qui cherche à séduire d'emblée. Elle t'envoûte peu à peu, jusqu'à te tenir complètement. Je voulais connaître le fin mot de toute cette histoire. Le dessin de Guarnido est, à lui seul, une raison de s'y plonger. Magistral. Un style classique et lumineux, d'une richesse et d'une expressivité rares. Les décors fourmillent, les visages parlent, la lumière sculpte chaque scène. On y sent l'héritage des grands maîtres espagnols et flamands (vive la Belgique), mais aussi une nervosité du trait qui rend chaque planche vibrante, vivante. Le scénario d'Alain Ayroles est d'une intelligence redoutable. Construit comme une vaste tromperie, il fait du lecteur le complice involontaire des mensonges du héros. Le texte est ciselé, parfois ironique, souvent cruel, toujours brillant. L'intrigue joue avec les codes du roman picaresque pour mieux les dynamiter : mensonge, survie, fatalité — tout s'entremêle dans une grande comédie humaine pleine de faux-semblants. Quant à Pablos de Ségovie, il est fascinant précisément parce qu'il est indéfendable. Rusé, pathétique, orgueilleux et fragile à la fois, il incarne cette quête illusoire de grandeur où la morale se brouille sans cesse. On oscille en permanence entre admiration et répulsion — et c'est là toute la force du récit. Un léger bémol, pour ma part : la dernière partie m'a semblé légèrement en retrait, comme si le rythme s'y relâchait un peu après un début absolument irrésistible. Mais ce serait vraiment chipoter face à l'ampleur de l'ensemble. Les Indes Fourbes est une œuvre dense, exigeante, somptueuse à chaque page. Une lecture qui demande de l'attention, mais qui récompense largement par sa profondeur, sa puissance narrative et ce mélange rare de beauté et de cruauté. Une BD qui reste en tête, et dans le cœur, bien longtemps après qu'on l'avoir refermée. Un incontournable!

19/03/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Couleur tombée du ciel
La Couleur tombée du ciel

La Couleur tombée du ciel reste pour moi une nouvelle marquante de Lovecraft, mais de manière assez particulière : ce n'est pas tant sa fin en apothéose que sa montée en tension, lente et insidieuse, qui m'avait vraiment marqué à la lecture. Dans cette adaptation manga par Gou Tanabe, j'ai presque ressenti l'inverse. La progression m'a paru plus plate, moins prenante, et j'avoue avoir été régulièrement agacé par le comportement de la famille, qui refuse obstinément de fuir ou même simplement d'arrêter de consommer l'eau du puits et les produits contaminés, alors que la situation devient rapidement intenable. Là où le texte original instaurait une angoisse diffuse et inexorable, j'ai eu ici davantage l'impression d'une mécanique un peu répétitive. En revanche, la fin m'a nettement plus impressionné que dans la nouvelle. Le médium graphique permet à Tanabe de livrer quelque chose de beaucoup plus visuel et spectaculaire, avec des planches marquantes qui donnent enfin toute sa dimension à cette couleur indicible. Je suis en revanche plus réservé sur le dessin dans son ensemble. D'une part, les personnages ont un aspect très fermiers du Far West qui ne correspond pas vraiment à l'image que je me faisais de la Nouvelle-Angleterre de Lovecraft. D'autre part, le trait et l'encrage, assez chargés et parfois un peu biscornus, rendent certaines scènes difficiles à lire, notamment dès qu'il s'agit de représenter des transformations ou des formes organiques inhabituelles. Cela nuit parfois à la lisibilité, là où l'horreur devrait au contraire gagner en clarté visuelle. Au final, une adaptation globalement fidèle et intéressante, avec une conclusion visuellement réussie, mais qui perd selon moi en tension ce qu'elle gagne en spectacle, et dont le graphisme ne me plait pas vraiment.

19/03/2026 (modifier)
Couverture de la série C'était demain
C'était demain

Mo/CDM est un auteur assez prolifique, qui joue toujours sur le même registre de l’humour gras et con. Un registre qui m’intéresse a priori. Mais ses productions – entre chaque série, mais aussi à l’intérieur d’un même album – sont assez inégales. C’est encore le cas avec ce recueil d’histoires courtes. Mais l’ensemble m’a globalement déçu. Bien sûr j’ai souri, voire ri, à plusieurs reprises, et quelques chutes sont bien amenées. Surtout dans les histoires les plus courtes d’ailleurs. Car lorsque l’auteur développe, ça tombe trop souvent dans du n’importe quoi qui s’étale trop, moins drôle. Voire pas drôle du tout. Concernant le dessin, c’est du classique pour cet auteur. Un trait adapté à son humour, qui passe bien, avec une colorisation qui elle aussi ne joue pas sur les détails et la finesse. Comme pour les histoires, le trop est ici ennemi du bien, et certaines planches sont trop surchargées, avec les couleurs tapantes ça rend un peu indigeste la lecture, et accentue sur certaines histoires un peu plus longues l’impression de vacuité. Mais globalement j’aime bien son dessin caricatural, simple et dynamique. Clairement, sur ce type de recueil, Mo/CDM est bien plus efficace sur des gags courts, punchy (même si, sur Cosmik Roger il a su être percutant sur la durée). Par exemple le gag très con (même si prévisible) sur les déchets envoyés dans l’espace sur une planète éloignée est réussi. Note réelle 2,5/5.

19/03/2026 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Terres d'Ynuma
Terres d'Ynuma

Après les Elfes, les Nains, les Ocs, l'ouverture vers un semblant de continent africain avec les Terres d'Ogon, un nouvel horizon s'ouvre dans le Monde d'Aquilon : Les Terres d'Ynuma, qui revisite façon fantasy la mythologie japonaise. Si j'ai commencé par me dire "Allez... Encore une nouvelle extension de l'univers déjà mastard du monde d'Aquilon !", j'avoue avoir un faible pour la mythologie japonaise, et j'ai donc plongé empli de curiosité dans ce nouveau cycle. On retrouve Nicolas Jarry au scénario, déjà bien investi dans l'univers, et Vax au dessin, que j'avais découvert avec Guerres & Dragons et le cycle Terres d'Ogon. Son trait est agréable et je l'ai trouvé très inspiré dans ce nouvel univers asiatique. Ses personnages sont bons, ses décors très réussis et immergeants, et les créatures fantastiques du folklore japonais magnifiquement réalisées. Si le coup du duo improbable ne brille pas par son originalité, il fonctionne pour autant très bien. Le titre de cet album tient au légendaire Samouraï rouge qui accompagne la prêtresses Mei-Jen dans ses exorcismes. Et nos deux compères ne chaument pas ! Chaque petite aventure s'ouvre sur un haïku formant au fil des pages un récit au long cours. Voici donc un nouveau pan de cet univers qui s'ouvre de façon très plaisante ; on est vite happé quand, comme moi, le folklore japonais et la fantasy vous titillent. Espérons juste que nous ne soyons pas partis pour une trop longue série de tomes qui finissent par noyer le lecteur (5 tomes sont pour l'instant annoncé). *** Tome 2 *** "Hijo", second tome de ce nouveau cycle des Terres d'Arran, nous propose de suivre les pas, ou plutôt les vols, d'un jeune messager et espion au service de la nation Raïda. Seul survivant d'une tragédie familiale, Hijo voue une haine farouche aux elfes qui ont décimé les siens. Mais malheureusement pour lui, il va devoir s'assoir sur cette rancoeur pour mener à bien la dernière mission que son maître lui a confié... C'est cette fois-ci le dessinateur Ma-Yi que je découvre aux pinceaux, et ma fois, son trait est plutôt agréable même si quelques penchants asiatiques lorgnant du côté du manga sur certains visages surprennent au début. Pour ce qui est du scénario, on reste dans une trame des plus classique, même s'il nous faudra attendre le prochain album pour avoir la fin. En effet, contrairement au premier opus, cet album est à suivre... Bref, pour l'instant ce second tome me convainc bien moins que le premier, et à moins d'une bonne surprise à venir, je descend ma note à 3.5/5 pour la série.

06/10/2025 (MAJ le 19/03/2026) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Cyborgs
Cyborgs

Tiens, une nouvelle série de Jean-Luc Istin... Ça faisait longtemps... Et encore une série concept de SF ? Mmmouais... Et ? Ba le sieur sait y faire et nous propose une nouvelle fois une série qui démarre sur les chapeaux de roue ! Installez-vous confortablement, sortez le pop-corn... C'est parti !!! Cette nouvelle série nous propose de suivre une équipe de personnages cyborg que nous allons découvrir au fil des tomes. Ce premier opus nous met sur le pas de la jeune Yuko, née avec un sévère handicap : elle n'a pas de bras (nann j'vous fait pas la blague sur le chocolat :P ). C'est avec celui qui l'a élevé, Akira, un maître en art martiaux qui forme la garde rapprochée du dictateur Tudor, que Yuko va grandir et apprendre à se battre. La novelle loi imposant l'euthanasie des personnes "imparfaites" va chambouler leur petit train-train et faire d'eux des fuyards avec une forte prime sur leur tête : tous les gangs de la mégalopole sont maintenant à leurs trousses... Franchement, je partais assez circonspect en attaquant ma lecture, redoutant une énième série du genre. Mais les auteurs sont bons... très bons ! Et on se retrouve vite happé par cette histoire, très rythmée, poussée par une narration survitaminée dans laquelle nos personnage charismatiques vont évoluer. Le dessin de Kael Ngu fait plus que le job, même si on est sur un trait relativement classique. En tout cas, voilà une nouvelle série B qui démarre plus que bien et nous promet de bons moments de lecture et de l'action à tout va ! Vivement la suite ! *** Tome 2 *** Lancé sur les chapeaux de roue, "Cyborgs" poursuit sur sa lancée et complète cette équipe de cyborgs féminins rebelles avec l'histoire de Sam. Gravement blessée suite à l'attentat qui a tué sa mère, Sam va devoir subir de lourdes opérations pour pouvoir remplacer jambes et bras. Et ce n'est que le début d'une looonngue période de rémission et d’acclimatation à ses nouveaux membres cybernétiques pour pouvoir parvenir à son objectif : la vengeance ! Car sa mère n'était pas n'importe qui ; elle était l'adversaire principale aux élections de Tudor, celui qui règne maintenant en dictateur... L'intrigue se poursuit donc en faisant toujours autant d'étincelles, tout en posant de nouveaux jalons et personnages intéressants. Entre les scènes d'action, les nouvelles révélations et des dialogues cinglants, on profite tranquillou du spectacle percutant qui nous est proposé, bien accrochés à notre pot de popcorn. Le dessin de Kael Ngu reste toujours aussi efficace et nous immerge parfaitement dans cet univers futuriste en gérant parfaitement les scènes d'action. Vivement la suite ! *** Tome 3 *** Encore un tome qui décoiffe ! Avec ce troisième opus, on revient légèrement en arrière dans la chronologie pour remonter juste avant l'élection de Tudor. On va apercevoir de loin les événements des tome 1 et 2, mais cette fois au travers du regard de Ramda, une flic un peu borderline, qui enquête sur un tueur en série qui a décidé de faire de ses proies des oeuvres d'art macabres... Ce pas de côté est plutôt bien vu, surtout qu'on se laisse embarquer par cette enquête tête la première. Et c'est quand tous les morceaux de ce puzzle s'assemblent qu'on en prend plein la gueule. C'est magnifiquement mené et le dessin d'Oleg Okunev (que je découvre) est très plaisant et nous immerge à souhait dans cet univers futuriste. Je reste sur ma note de 4 avec ce très bon 3e album. *** Tome 4 *** Un peu déçu par ce 4e tome... Ok l'intrigue avance, mais comparé au tome précédent qui m'avait beaucoup plu, celui-ci dénote et me semble le moins puissant de la série. L'album commence et s'étire sur un loooong flashback retraçant l'histoire de Syl, la fille de Russel. C'est à cause d'un attentat que Syl va perdre ses jambes et la vue et que Russel va passer des années à développer des membres cybernétiques pour "réparer" sa fille, puis ensuite les autres protagonistes que nous avons découvert avec les trois premiers tomes de la série. Pour le coup, j'ai trouvé cet album moins palpitant, même s'il explique certaines choses et raccroche les wagons. D'autre part, le dessin d'Alina Yerofieieva n'a pas la même saveur que les albums précédents, je l'ai trouvé moins aboutit, surtout sur les visages. C'est un peu l'inconvénient quand on change d'illustrateur entre chaque tome d'une même série... Espérons donc que le cinquième et dernier tome annoncé soit à la hauteur de la mayonnaise qu'on nous monte et que le tout ne fasse pas un gros pschiiiit au final (Appréciation globale 3.5/5)

23/05/2025 (MAJ le 19/03/2026) (modifier)