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Les derniers avis (91905 avis)

Par greg
Note: 3/5
Couverture de la série Métal (Guice/Brown)
Métal (Guice/Brown)

ATTENTION, contrairement à ce qui est indiqué ici, la série n'est pas finie, mais semble bien avoir été abandonnée en cours de route. En soit, ces aventures techno-médiévales sont assez réussies, le concept de projection mentale dans une armure de métal est original, les dessins plutôt réussis, et les personnages relativement charismatiques. En fait le gros soucis concerne cet abandon : le tome 3 se termine sur un Cliffhanger, et ne résout aucun des points principaux de l'intrigue, pire les dernières pages rajoutent un nouvel élément qui enfonce le lecteur lambda dans un océan de perplexité. Hélas, il est plus que probable que nous ne verrons jamais la fin de l'histoire, le tome 3 est sorti en 2010, et aucun tome 4 n'a jamais été annoncé. Dommage.

17/04/2021 (modifier)
Couverture de la série La cabane au fond du trou
La cabane au fond du trou

Fräneck est parfois à la limite du concept, et entre ici au chausse-pied dans le cadre d’un « immeuble ». J’avoue que cet opus m’a laissé perplexe. J’ai trouvé l’objet joli bien sûr, et le dessin lui aussi réussi, donnant une certaine poésie à l’ensemble. La chute sauve le tout et donne un tour humoristique à cette « histoire », même si je trouve qu’il manque ici quelque chose pour lui donner plus de force. Quant à la lecture, elle est encore plus rapide (c’est dire !) que pour les autres opus de cette collection, car ce leporello est entièrement muet. Séduisant esthétiquement, mais un chouia décevant me concernant.

16/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Hanté (Polystyrène)
Hanté (Polystyrène)

Étrange petite histoire que celle-ci, où tous les habitants de l’immeuble semblent « habités » par leur obsession, tandis que l’habitat (cet immeuble qui donne le cadre comme tous les opus de cette collection), se révèle lui-même vivant, consistant, capable de ressentir des émotions ? Vite lu bien sûr, comme toujours pour cette collection, mais s’il y a peu de texte, chaque image est soignée – et certaines ont un décor dessiné méticuleusement et assez riche. On peut être frustré par une intrigue bridée par le format (il y avait peut-être matière à développer le côté fantastique), mais c’est un petit « apéritif de lecture » plutôt bien fait. Et un bel objet encore.

16/04/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Tout est vrai
Tout est vrai

S'il est bien une chose que j'adore avec la maison d'édition Ici Même, c'est de me faire surprendre quasi à chaque album. Que ce soit avec l'immersif La Fange dernièrement (sélectionné pour Angoulême), ou l'exotique Nippon Folklore - Mythes et légendes du Soleil-levant plus avant, chaque production nous embarque dans un univers toujours inattendu, grâce aux récit ou encore aux graphismes singuliers proposés. Cette fois encore avec "Tout est vrai", l'auteur italien Giacommo Nanni (Prix de l'audace Angoulême 2020 pour son album Acte de Dieu) nous prend à rebrousse poil tant par son graphisme inattendu que l'histoire qu'il nous propose. C'est par le prisme narratif d'une corneille qu'il nous replonge dans les dramatiques événements des attentats de Charlie Hebdo en 2015. Cet animal très intelligent et doué d'une mémoire surprenante va donc jouer le fil conducteur entre certains des protagonistes de ce drame. Tel un puzzle remonté petit à petit façon chorale par les "objets cadeaux" glanés de-ci de-là et les rencontres de notre corneille, la trame dramatique se tisse inexorablement. Et c'est là toute l'originalité de cet album qui relie entre eux des drames éloignés mais aux implications concomitantes, et des créatures que tout sépare. Que vient donc faire la guerre d'Algérie dans ce récit ? Que viens faire ce flic "libérateur" de corneilles dans cette histoire ? C'est ce que nous allons froidement découvrir au fil des pages et des envols de notre corneille. Car c'est sous l'égide de ce ton distant et factuel de notre corneille que les connexions vont opérer... Giacommo Nanni articule son récit original autour d'un graphisme qui l'est tout autant ; tout en trames colorées, oscillant entre la photographie et l'affiche vue à la loupe révélant sa trame en quadrichromie. On est tout d'abord déconcerté, puis, cadrages, découpages et le récit aidant, on se laisse petit à petit bercer par la poésie qui en émane, tel un tableau de Seurat sur lequel nos yeux auraient fini par faire la focale. Il sait jouer des contrastes pour nourrir son histoire. Voilà donc un album déroutant, qui ne cherche pas à imposer, mais à exposer, à recontextualiser, à tirer les lignes, à briser les codes, en abordant un sujet brulant sans y laisser ses ailes. Le pari était ardu, je suis même sorti de ma lecture circonspect. J'ai attendu quelques jours avant d'arriver à canaliser un tant soit peu mon ressenti pour rédiger cet avis, en retournant tout ça dans ma tête. Et quand on réalise qu'un album fait cet effet, c'est qu'il a vraiment quelque chose de singulier et qui mérite toute notre attention.

16/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Carthage
Carthage

Dommage que cette Bd ait été abandonnée, ça partait très bien, mais au final, je ne regrette pas d'avoir lu ces 2 albums, on en apprend quand même pas mal sur Carthage, d'autant plus que les Bd sur la rivalité entre Rome et Carthage sont plutôt rares. Mais on dirait que cette page d'Histoire n'a pas de chance puisque l'autre bande qui partait bien aussi sur le même sujet (Barca) a également été abandonnée, et comme par hasard, les 2 bandes sont éditées par Soleil, pourquoi est-ce que ça ne m'étonne pas ? Ce n'est pas la partie que je connais le mieux sur l'histoire de Rome, mais comme c'est de l'Histoire antique, ça m'intéresse évidemment. Apparemment, les auteurs ont dû bénéficier d'une documentation solide, aussi bien sur la religion carthaginoise qui reste assez méconnue, avec ses coutumes barbares et ses sacrifices d'enfants au dieu Baal, que sur le général Hannibal dont le portrait dressé ici semble être assez proche de ce que j'ai pu lire ou voir dans des docs historiques. On se retrouve donc en pleine guerres puniques qui ont joué un rôle majeur dans le développement de Rome et dans le déclin de Carthage, on connait la fameuse diatribe de Caton l'Ancien qui commençait tous ses discours avec "Carthage doit être détruite" (Delenda Cartago), ça prouve l'inquiétude de Rome face à cette cité carthaginoise qui avait une grande puissance politique, économique et militaire. A propos de politique, dès le tome 1, on est dans le complot et les intrigues de pouvoir, la compromission et la corruption, tout est bon pour affaiblir Carthage, le ton est très politique, et l'ensemble de la Bd est très verbeux, je conçois que ça puisse ennuyer les néophytes. D'autant plus que ces rouages politiques sont un peu abscons par moments, le contexte politico-économique n'est guère passionnant, et les auteurs n'ont pas crée de personnages attachants qui auraient pu aider à rendre cette narration plus captivante. Sur le plan graphique, c'est du beau travail, qui semble avoir reproduit les décors carthaginois avec soin selon les infos disponibles. Le trait est épais et très sûr ; sur le tome 2, le changement de dessinateur n'est pas gênant, Ana Luiza Koehler a remplacé Mauro De Luca mais les 2 styles sont proches, la ligne graphique est donc respectée, même si le dessin de Mauro est un peu plus puissant. Une bonne Bd mais qui encore une fois a été sabordée en privant le lecteur d'une dynamique qui laissait entrevoir de grandes promesses.

16/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Orgies barbares
Orgies barbares

On est loin dans cette série de l’esthétique du porno bourgeois et du fétichisme contemporain. En effet, les histoires courtes se déroulent dans un moyen-âge revisité, mâtiné parfois de fantastique. Mais foin de l’époque, tout le monde pense avant tout à forniquer. Peu importe le flacon, pourvu qu’on ait la fesse… il ne faut en effet pas s’attendre à des scénarios trop développés. D’une part parce que chaque histoire est assez courte. D’autre part parce que les scènes de cul s’enchainent (et là les positions, relativement variées, sont assez contemporaines et correspondent aux « attendus » des pornos actuels). De la même manière, les femmes ne sont pas frileuses, et sont peu vêtues – elles sont mêmes généralement totalement épilées. On le voit, c’est bien un univers porno actuel, déplacé de façon artificielle dans un passé lointain, un dépaysement qui tient lieu de principale originalité. On peut quand même aussi noter que les femmes ont parfois un rôle dominant (notamment cette inquisitrice aux méthodes assez personnelles). Bon, sinon, graphiquement, le dessin est bon, et les scènes de cul sont très bien rendues. Selon vos attentes, cela peut suffire. Même si j’en ressors quelque peu déçu, c'est quand même une lecture qui peut plaire à ceux qui souhaite voir illustrer certains fantasmes dans un cadre vaguement d'héroic-fantasy.

16/04/2021 (modifier)
Couverture de la série La Cathédrale des Abymes
La Cathédrale des Abymes

J'aime moyennement la dark fantasy, mais là je fais une exception, j'ai de suite senti qu'on n'était pas dans une énième série de HF parce que quand je me trouve face à un récit d'une telle profusion dans son déroulement et surtout face à une partie graphique aussi sensationnelle, je suis de suite conquis. Pourtant je me méfiais parce que ma lecture d'Arawn m'avait bien déçu, aussi suis-je rentré dans cette histoire avec circonspection. C'est de la dark fantasy sombre et tragique, j'oserais même dire qu'il y a un petit air shakespearien dans tout ça, en beaucoup plus sombre, et surtout c'est beaucoup moins bourrin que Arawn et ça n'a strictement rien à voir avec les Bd de fantasy plus légères ou pour ados du genre Lanfeust de Troy qui ne m'a jamais fait vibrer (même si c'est sympa) ou Les Forêts d'Opale que j'avais bien aimé. Non, ici Istin prend son temps et développe une intrigue ambitieuse, bien échafaudée, en distillant à chaque tome des informations qui enrichissent l'univers et en installant une atmophère fascinante. L'histoire est d'une grande complexité, tout est très sérieux, faut s'accrocher et s'investir totalement dans cet univers au risque de s'y perdre. Il y a beaucoup de personnages, on va d'un lieu à un autre, d'un personnage à l'autre, la qualité du scénario se démarque de tout ce que j'ai pu lire jusqu'ici dans le genre, même si Istin réutilise pas mal de codes connus ; les personnages sont vraiment intéressants, j'aime beaucoup la templière Sinead qui a l'allure d'une héroïne à la fois très féminine et très forte. Tout ceci est illustré par Grenier avec une dextérité graphique, comme il l'a fait sur Arawn, sauf que là ce n'est pas ennuyeux, et ces dessins, oulalah ! qu'est-ce que c'est beau ! c'est somptueux, fabuleux, on dirait presque des tableaux, bref j'ai pas les mots, et je me réjouis quand un récit d'une telle qualité est illustré par un dessin aussi merveilleux, c'est l'osmose totale de la perfection scénaristique et graphique. Grenier livre des images qui ont une force évocatrice, j'adore ce style de dessin-peinture, ça m'a rappelé un peu le style de Segrelles sur Le Mercenaire, même si le côté pictural chez Segrelles était plus marqué ; ici, c'est d'une puissance phénoménale dans le détail des fonds de cases, des arrière-plans, des nombreux éléments décoratifs ou des ambiances qui alternent les paysages arides et les paysages glacés. La mise en page est sublimée par des cadrages de différentes tailles, des pleine-pages et des double pages qui rendent un visuel carrément époustouflant, on s'arrête sur ces dessins, on les scrute avec attention, on y revient tellement ils sont grandioses surtout dans certaines architectures fantasmagoriques. D'ailleurs ça crée des ambiances cinématographiques, on pense bien sûr à la trilogie du Seigneur des Anneaux de PJ, qui a dû probablement influencer Grenier, notamment dans les architectures ; mais dans ce déferlement de splendeur visuelle, je trouve étrange d'avoir donné le physique de l'acteur Philippe Noiret à Don Coskarelli, ça n'est pas très compatible, c'est pour moi le seul grief que j'ai sur cette série qui m'a totalement ébloui.

16/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Jujitsuffragettes - Les Amazones de Londres
Jujitsuffragettes - Les Amazones de Londres

Lorsque j’ai vu la couverture et surtout le titre, j’ai d’abord pensé à une histoire d’humour lourdingue calibrée pour les supermarchés. Heureusement, un rapide feuilletage m’a permis de passer outre cette erreur d’appréciation. Des suffragettes, j’avais une image bien ancrée de femmes manifestant dans le calme pour obtenir le droit de vote, dans l’Angleterre du début du XXème siècle. Et aussi que ce droit leur avait été « donné » relativement facilement à cette époque. Deux grosses erreurs que cet album m’a permis de corriger. En effet, nous assistons bien à cette lutte féministe, mais nous voyons aussi à quels obstacles elles font face : de certains hommes politiques (par misogynie ou par calcul politique), de certains hommes craignant de perdre leur prédominance (à la maison comme dans la société) et des milieux économiques, qui voient dans la révolte des femmes l’avant-garde d’autres révoltes égalitaires. C’est d’ailleurs autour de ces deux aspects (révolte féministe, ou alors plus largement convergences des luttes) que les suffragettes se divisent un peu sur la fin. Et surtout, contrairement à ce que je croyais, et pour confirmer le jeu de mots du titre, ces femmes vont s’organiser pour se défendre, en apprenant à maîtriser le jujitsu, sous l’influence d’une femme étonnante, qui enseigne cette discipline, et qui va devenir un élément important de la révolte féministe. Au final, l’album se lit agréablement et assez vite. Il est complété par des documents d’époque, de courtes biographies des principales protagonistes. C’est très instructif. Le dessin, un peu naïf, est efficace et dynamique – sans être forcément de ceux que je préfère.

16/04/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

Je poursuis ma découverte de Taniguchi par cet album qui a grandement participé à la popularité de l'auteur. J'ai mis une bonne semaine pour enfin trouver les mots pour cet avis, mais encore aujourd'hui, je ne sais toujours pas si j'ai aimé ou non cette lecture. Un homme apprend la mort de son père et se rend donc dans sa famille pour les funérailles. Il n'a plus vu sa famille depuis de nombreuses années et n'a jamais vraiment gardé contact avec son père, depuis le divorce de ses parents. Notre héros va se replonger dans ses souvenirs, aidé par son oncle, sa sœur et autre proche du défunt père et se rendre compte que son paternel n'était peut être pas exactement celui qu'il imaginait. Juste après avoir fini ma lecture, j'étais prêt à mettre 1 ou 2 étoiles à l'album tellement j'ai eu difficile à le terminer. L'album est beau, fluide et vraiment bien amené, mais le sujet traité est dur. On y parle d'une relation ratée entre un père et son fils, et ce à cause de l'égoïsme du fils, de son incapacité à voir plus loin le bout de son nez. Rarement, j'ai été autant écœuré, scandalisé par le comportement du personnage principal d'une histoire. Etre spectateur de cette relation gâchée, de cet individu centré sur ses intérêts m'a été très difficile. Et comment marquer son désaccord avec le personnage principal d'une bande dessinée? Arrêter sa lecture. J'ai finalement poursuivi ma lecture tant bien que mal et mis plusieurs jours à la digérer. En y repensant maintenant, je me dis que Taniguchi a encore une fois réalisé une grande œuvre au vu du nombre d'émotions que cela m'a procuré. Comme Quartier lointain, les émotions ressenties ne sont pas très joyeuses. Quartier lointain nous fait ressentir de la tristesse, de la nostalgie, de la compassion, de la mélancolie et toutes autres émotions négatives mais à connotations positives. Ici, "Le journal de mon père" nous fait également ressentir de la tristesse, mais plus sombre. J'ai ressenti du désespoir, du regret, de la frustration, du dégout et plein d'émotions négatives, et uniquement négatives. A la fin de ma lecture, j'étais vidé de toute énergie positive, je doutais de ma relation avec mon propre père (alors qu'elle est merveilleuse), j'ai sombré dans un petit épisode dépressif ( qui n'a duré qu'une soirée je vous rassure). Je ne pense pas que je relirai un jour cet album, ni que je le conseillerai. Néanmoins, je ne peux nier le fait que cet album est réussi vu la palette d'émotion qu'il m'a fait vivre et son impact qu'il pourrait avoir sur d'autres lecteurs. Je pense que ce manga pourrait aussi servir d'électrochoc pour certaines personnes ressemblant au personnage principal ou simplement rappeler les priorités de la vie à n'importe qui. Je vais tacher de rester sur une note positive et sur l'un des messages que l'auteur a voulu nous transmettre : la famille, on n'en a qu'une... Prenez en soin et profitez en. PS: Tous les "ouh, ah uh, iih, ooh" pour montrer que les gens sont tristes et pleurs étaient-ils vraiment nécessaire ? A chaque fois, cela me sortait du récit et j'avais comme image en tête des familles endeuillées essayer de se réconcilier par le plaisir de la chair. Bon après j'ai peut être l'esprit mal tourné mais cela m'a agacé et je me devais de vous en faire part ! 3,5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

16/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Mille tempêtes
Mille tempêtes

Voici une chouette lecture ! L’éditeur précise qu’une version en Noir et Blanc existe. Sans préjuger de sa qualité, je trouverais dommage de se priver du travail de colorisation de Sandoval, vraiment très beau, sans esbroufe, comme le dessin : l’aspect graphique est pour beaucoup dans le charme exercé par cette histoire. C’est un conte mêlant noirceur des forces du mal et joie des premiers émois, des relations amicales, l’héroïne étant au cœur de tous ces thèmes. L’histoire est finalement assez simple, la narration fluide – même si les premières pages multiplient les personnages et les différents mondes. Surtout, Sandoval a réussi à bien équilibrer fantastique et narration traditionnelle. En tout cas c’est un album épais (très beau travail éditorial au passage !) qui se lit vite (car il y a peu de textes, mais c’est aussi qu’on est embarqué dans ce conte d’une grande fraicheur).

16/04/2021 (modifier)