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Les derniers avis (92787 avis)

Couverture de la série La Fortune des Winczlav
La Fortune des Winczlav

Très décevant. Pour le dessin: de beaux décors, sans doute, mais des couleurs ternes, des personnages froids et fort peu expressifs, auxquels il est difficile de s'attacher. Pire: le scénario! Qu'est devenu le grand Van Hamme? On a l'impression de lire un résumé. Dans cette histoire qui s'étale sur des décennies, tout est survolé, c'est une suite de scènes éparses auxquelles on aimerait s'intéresser davantage, mais on tourne la page et on est ailleurs, parfois des années plus tard... Le personnage qui donne son titre à l'album disparaît à la planche 31, et sa réapparition brutale à la fin est une grosse ficelle. Plus gênant encore: le "recyclage" de péripéties lues dans XIII et dans Les Maîtres de l'Orge, le médecin ivre qui rate une opération, la vengeance atroce, l'engagement hypocrite d'un détective pour détourner les soupçons...

24/06/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Spécial animaux
Spécial animaux

2.5 Un recueil d'histoires du journal de Spirou avec des animaux et comme souvent dans ce genre d'albums, il y a du bon et du moins bon. Ce sont toutes des histoires one-shot quoiqu'on retrouve une histoire courte de Broussaille (si je me trompe pas, ce recueil a été publié juste avant que cette série ait enfin des albums). La première histoire est décevante parce que derrière le pseudo de Ley Kip il y a Franquin et les membres de son studio de l'époque (Roba, Jidéhem et le peu connu Marcel Denis), des auteurs qui ont marqué l'histoire du Journal donc sauf que si j'aime bien l'oiseau qu'Ils ont créé, l'humour n'est pas fraichement marrant. L'Histoire de Wasterlain veut surtout pour son dessin et celui de Malik avec Le hérisson m'a laissé froid. Le court récit de Broussaille est sympathique tout comme celui de Mittei et Seron avec les oiseaux, mais ce n'est pas mémorable. Il reste deux histoires que j'ai bien aimé: celui de Mittei et Walthéry sur le chien qui se fait abandonner qui est bien cruel malgré le happy end et j'aime bien la dernière avec le lionceu qui est lui aussi bien cruel et en plus on peu admirer le dessin de Warnant, un dessinateur qui a peu publié de BD et qui a un excellent style. Donc voilà sur 7 histoires il y en a 3 que je trouve bof, deux moyennes et deux bonnes. Une bonne moyen en somme. Si vous êtres du journal Spirou et que vous trouvez l'album en occasion pour pas cher, je conseil la lecture.

24/06/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Vincent Murat
Vincent Murat

Je découvre avec cette œuvre de jeunesse que Frank Pé a toujours été un dessinateur lent ! Œuvre de jeunesse veut dire que le dessin est moins maitrisé que ce que l'auteur nous a habitué par la suite. Certaines expressions et gestes des personnages sont un peu étranges par moment, mais j'ai connu pire. Le vrai problème selon moi est le scénario rempli d'action virile à la Archie Cash qui ne m'attire pas trop et qui ne réussit pas à Pé, il y a comme un décalage entre son dessin et le scénario. Il reste quelques scènes fortes et la prise de conscience du personnage de Vincent Murat est bien amenée, mais globalement l'album ne m'a pas passionné et je me suis ennuyé la plupart du temps. Une curiosité pour les fans du dessinateur.

23/06/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Brice Bolt
Brice Bolt

De la BD réaliste classique de Charlier, c'est à dire qu'on va trouver du texte et plein de péripéties, le héros ne pouvant faire trois pas sans être en danger de mort. Le scénario est bien fait et va séduire les fans du scénariste. Personnellement, j'ai trouvé que cela se lisait plutôt bien même si à la longue voir le héros et son collège journaliste toujours échapper à la mort cela devient un peu lassant, mais c'est un reproche qu'on pourrait faire à la plupart des séries de l'époque. Il y a quelques facilités (la méchante organisation a vraiment un budget illimité !) et quelques ficelles sont un peu grosses, mais c'est pas trop grave. Le seul truc qui m'agace est que la fin du deuxième tome m'a semblé précipitée, l'action va plus vite et il y a quelques éléments qui demeurent sans réponses. L'avis d'Agecanonix m'apprend que la série a reçu des plaintes et je m'imagine que peut-être Charlier a été forcé de terminer son histoire à la va-vite et qu'il avait peut-être prévu un ou deux tomes de plus au départ. Quant au dessin de Puig, c'est le style réaliste qu'on retrouve chez les dessinateurs espagnols de cette époque. J'adore ce genre, mais je trouve qu'ici le dessin est gâché sur certaines cases qui ont des couleurs trop sombres qui nuisent à la lisibilité.

23/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Plus profond que l'océan
Plus profond que l'océan

Une histoire simple où le papy raconte sa vie à ses petits-enfants, depuis son enfance dans son pays natal, en passant par son émigration dans cet autre pays froid, jusqu'à son mariage avec leur mamy. On est très loin de tout misérabilisme, on est plutôt dans le récit aux allures poétiques et vaguement nostalgiques, destiné sans doute à un public assez jeune. De fait, presque tout se déroule bien malgré toutes les difficultés que la réalité pourrait sinon venir jeter dans les roues de cette histoire. C'est une lecture qui est donc assez rafraîchissante mais qui a eu un intérêt assez limité pour moi.

23/06/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Réfugiés climatiques & castagnettes
Réfugiés climatiques & castagnettes

Ce diptyque de David Ratte s'entame de manière sympathique mais... sans plus pour le moment. Il faut dire que l'auteur avait mis la barre haut avec ses deux séries Le Voyage des Pères qui étaient à la fois originales et drôles. Ici, on a toujours un fond d'originalité, mais l'humour est nettement moins présent et on a au final plutôt droit à une sorte de roman graphique léger, en apparence empli de bons sentiments. Le concept initial est ce qui fait la force de l'intrigue. Le dérèglement climatique est tel que les pays du Sud de l'Europe sont inondés et leur population doit se réfugier vers d'autres pays, notamment la France. Et là, les habitations sont réquisitionnées par le gouvernement pour que chaque foyer ayant une chambre de libre accueille au moins un réfugié, qu'il le veuille ou non, sans séparer les familles si possible. Cependant, ce contexte de départ aboutit finalement à une histoire relativement classique de cohabitation forcée entre deux protagonistes que tout oppose. D'un côté un jeune homme de bonne famille, gentil mais assez névrosé et agoraphobe, et de l'autre une grand-mère espagnole bonne vivante, discrète mais entreprenante, et veillant sur sa famille comme une mère poule. Pour ce qui est du premier tome actuellement paru, le récit ne décolle pas vraiment. On a droit à la mise face au fait accompli de cette vie forcée à plusieurs, aux désagréments que cela implique pour le héros, toutefois légèrement compensés par les visites régulières de la charmante petite-fille de sa colocataire. On a droit aussi à quelques quiproquos et à une critique assez classique de l'esprit égoïste d'une bourgeoisie caricaturale. Mais pas de véritable développement de l'intrigue jusque là, pas plus que de vraie communication entre le jeune homme et la vieille dame. Donc je reste un peu circonspect envers cette lecture qui est certes plaisante mais qui ne marque pas pour le moment ni par son originalité ni par son impact émotionnel ou humoristique. A voir si le second tome apportera quelque chose de plus concret.

23/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

Aujourd'hui 23 juin 2021, le pré-rapport du GIEC fait les gros titres. Quelles que soient les mesures prises pour atténuer la crise climatique, les conséquences dévastatrices du réchauffement vont devenir concrètes avant 2050. La lecture de cet énorme volume sur le réchauffement climatique sorti en 2012 le disait déjà, de façon infiniment plus marquante. Après sa lecture, poster ici un avis est totalement futile. Le dessin de Squarzoni est fidèle à lui-même, et qui a lu Garduno, en temps de paix ne sera pas surpris par la forme qui peut sembler partir un peu dans tous les sens de l'argumentation, ni par l'immixtion incongrue de membres d'ATTAC dans ces pages. Ouvrage d'un auteur de BD se renseignant sur le sujet, il ne s'agit pas d'une compilation scientifique dont les données sont à l'épreuve de toutes les critiques. Les chiffres cités provenant de différentes sources, leur disparité est même normale. Mais les mécanismes expliqués le sont clairement et le constat, lui, semble inattaquable. Et rigoureusement désespérant. Je suis sorti de cette lecture il y a plus de 15 jours, broyé. En me demandant ce que je pouvais faire à mon échelle, humaine et personnelle, pour moins accroître ce problème tout en conservant une vie "acceptable". Le premier pas est de limiter le superflu, mais c'est déjà compliqué. La notion de superflu regroupe en effet des choses très hétérogènes. On peut se passer facilement d'une partie de ce superflu, avec quelques efforts on peut se passer d'une autre partie de superflu, et à un moment on va arriver au superflu dont on a besoin, ou tout au moins au superflu dont on a envie. Je peux par exemple très bien me passer de voyages en avion. Me passer de livres n'est pas possible. Fort heureusement les bibliothèques sont là pour ça et sont sans doute un bon moyen de réduire l'émission de gaz à effet de serre. Éliminer les gaspillages d’électricité est sans doute très facile au-dessus d'un certain seuil, en deçà duquel cependant où on commencera à générer de l'inconfort. Une alimentation plus locale est paradoxalement bien plus coûteuse. Une alimentation plus végétarienne (flexitarienne est le terme, je crois), c'est déjà le cas. Faire moins d'enfants (sujet qui n'est pas évoqué dans Saison brune, ce qui est tout de même vraiment dommage), c'est pas possible. Ils sont déjà nés, et l'IVG post-natale n'est pas une option. Et bien sûr cette notion de superflu varie d'une personne à l'autre. Ces gestes personnels par contre, même s'ils sont entrepris par des millions d'individus, ne suffiront pas. Il faut aussi une politique globale, avec une vision, une ambition, des moyens, et sans doute de la coercition. Il faudrait déjà, de même que le nutriscore sur l'alimentation, un GES-score sur TOUS les produits et services, pour que tout le monde puisse connaître le coût écologique de sa consommation, et soit en mesure d'agir pour la réduire. Et rien que pour ça les difficultés sont énormes. Alors pour des mesures plus globales, plus politiques, je n'ai pas l'impression qu'on soit bien barrés. Déjà à notre échelle nationale, où il y a certes des choses mises en place, mais où globalement j'ai l'impression que l'écologie ne sert que de ramasse-voix électorales, mais surtout internationale. Imaginer qu'environ 200 pays avec les hommes politiques qui sont derrière vont réussir à se mettre d'accord sur un sujet qui va tâcher leurs gros égos bien boursouflés, les contraindre, les limiter, demander de partager des richesses en volume limité et donc d'accepter d'en donner à leurs voisins, générer de l'insatisfaction dans leurs populations et mettre en jeu la réélection de ces hommes politiques, oui, imaginer ça c'est du délire à l'état pur. Mon véritable regret est l'absence d'un tome 2. En effet, Saison brune montre le problème. Un tome 2 aurait pu esquisser des solutions. Conclusion : on va dans le mur à pleine vitesse. Personne - ou tout le monde, c'est pareil - ne tient le volant, et ceux qui freinent sont ultra-minoritaires. Note à mon moi de dans un, cinq, dix ans : qu'as-tu fait, finalement ?

23/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Kongo
Kongo

Inspiré de plusieurs de ses oeuvres (« Un avant-poste du progrès », « Au cœur des ténèbres »), mais aussi et surtout des souvenirs personnels de Conrad, ce récit de Christian Perrissin est très fidèle au regard porté par ce grand auteur sur une certaine forme de colonisation : c’est dire si cet album est intéressant et recommandable ! On y suit un Conrad encore plein d’illusions (il rêve de découvrir l’Afrique profonde par admiration pour Stanley), qu’il va perdre rapidement, pour se forger une opinion tranchée et en décalage avec la quasi-totalité des Blancs qu’il côtoie au Congo. Au travers de son périple, et de son regard, c’est l’horreur des crimes commis au nom du « roi des Belges » - mais aussi par extension de la colonisation européenne en Afrique – que nous découvrons. C’est bien d’un « ténébreux voyage » qu’il s’agit, comme le signale le sous-titre de l’album. Quant au dessin de Tom Tirabosco, il est toujours simple et efficace. Surtout, son trait gras, naïf, jouant sur quelques nuances de gris et du Noir et Blanc, se révèle très en accord avec le récit, d’une cruelle noirceur. Enfin, un dossier court (4 pages), mais dense, complet et très instructif présente le contexte, les protagonistes que nous avons croisés. Il est accompagné d’une très bonne bibliographie (sur le sujet, sur Conrad, et de Conrad). Tout ceci complète très bien la lecture de cet album, dont je vous recommande la lecture.

23/06/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série La Fange
La Fange

« La Fange » est un album original et assez horrifiant. « Falter City » est une ville cauchemardesque dans laquelle je ne survivrais personnellement pas longtemps, et les mésaventures de la famille Wise sont parfois drôles, mais surtout glauques. Il y a sans doute là une allégorie aux abus du capitalisme, de la loi du plus fort etc. mais je dois avouer que ma lecture se fit surtout au premier degré. La mise en image façon « comics indé » est réussie, avec un style « super crade » qui donne un charme fou à l’album. J’ai particulièrement apprécié les superbes pleines pages, qui fourmillent de détails que j’ai pris beaucoup de plaisir à explorer. Ce genre d’album un peu trash n’est pas forcément ma tasse de thé, mais je lirai certainement la suite (qui semble probable, même si ce tome se lit indépendamment).

23/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 2/5
Couverture de la série Nelson Lobster
Nelson Lobster

Il y a plusieurs points que je n’aime pas dans cette bd : 1/ le graphisme et les couleurs très lisses, très dessin animé, alors qu’il aurait mieux valu un dessin plus réaliste pour une histoire de marins. 2/ le personnage de la Mort, représenté façon sorcière dans Blanche Neige, que je trouve très déplacé et horripilant dans cette série. Il me semble que faire intervenir la Mort déséquilibre l'histoire ; un simple démon, un simple ennemi aurait suffi pour que le tout soit plus cohérent et harmonieux. 3/ si le texte est très bien écrit, il devient parfois verbeux à la longue et rend la bd ennuyeuse à cause du faux rythme qu’il génère notamment au début du tome 2 ou j’ai fini par lâcher la lecture. J’ai quand même terminé le tome 1 que j’ai trouvé plaisant excepté le dessin.

23/06/2021 (modifier)