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Les dernier avis (88184 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série The Big Country
The Big Country

The Big Country est un polar sombre et réaliste, l'histoire du shérif d'une petite ville du Texas à la poursuite d'un homme qui a tué son ex-femme et son nouvel amant sous les yeux de sa propre fille. Au-delà de l'enquête policière elle-même, on découvre les côtés sombres de la ville mais aussi du passé familial du shérif. Je n'ai pas accroché à cette lecture. Le graphisme est déplaisant, avec un encrage qui ne trace que les contours et le reste est "dessiné" à la couleur informatique avec beaucoup d'effets de contre-jour et d'obscurité. Les personnages se ressemblent beaucoup et j'ai confondu plusieurs fois le shérif et son adjoint. La narration est également désagréable. A plusieurs moments, il y a des sortes d'ellipses qui m'ont donné l'impression d'avoir raté une page et de ne pas comprendre où le récit en était soudain arrivé. Il faut s'accrocher pour s'y retrouver. Et puis l'histoire en elle-même prend bien des détours pour au final ne pas raconter grand chose. Elle joue aussi trop sur son côté sombre comme si c'était une fin en soi. Sincèrement, je n'ai pas pris de plaisir.

07/04/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Julie Doohan
Julie Doohan

Luc Brahy et Thierry Cailleteau nous renvoient avec cette nouvelle série en pleine période de prohibition aux Etats-Unis. Mais plutôt que de reprendre les sempiternelles luttes de gangs pour le marché de l'alcool dans les grandes villes comme Chicago, nous nous retrouvons en pleine cambrousse, dans l'état de Virginie. C'est dans ce bled que le père de Julie Doohan a monté sa distillerie clandestine qui permet de fournir tous les bars clandestins irlandais de la région. Mais les choses tournent rapidement mal pour lui, et Julie qui vient de terminer brillamment ses études universitaires revient au bled pour prendre la relève. Ici, tout le monde dans la bourgade profitait de la manne de son père et entend bien la conserver. Mais entre les gangs italiens qui ne l'entendent pas de cette oreille et un cousin qui profiterait bien de la mort du père de Julie pour mettre la main sur la ferme enclavée sur ses terres, la petite bourgade tranquille paumée au milieu de la Virginie va se transformer en vrai champ de bataille... Ce premier tome pose de bonne base pour une série somme toute assez classique mais dynamique tant l'action est omniprésente vu le caractère explosif des personnages principaux, Julie en étant le fer de lance. Bon j'ai trouvé que notre héroïne, même éduquée par un père boxeur, mais partie faire ses études "en ville" retrouvait un peu facilement ses marques et se sortait facilement de situations explosives. Mais bon, voilà une bonne BD d'aventure divertissante pour ceux qui aiment l'action ! Pour ce qui est du dessin de Thierry Cailleteau, il est plutôt bon mais par contre je ne suis pas fan de la colorisation de Simon Champelovier. Je trouve qu'elle aplatit les scènes et dessert les planches, c'est dommage. Je jetterai un oeil à la suite par curiosité, mais bon, rien de transcendant pour moi avec cette nouvelle série. (2.5/5)

07/04/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
Couverture de la série Le Coeur d'Yildirim
Le Coeur d'Yildirim

Tiens ! Yslaire se met à la BD jeunesse ? Ah non, pourtant le trait pourrait-y laisser croire, et pour cause, Marc-Antoine Boidin a travaillé sur la suite de Sambre. Et c'est avec la scénaristeValérie Chappellet qu'il nous propose cet album qui s'inscrit dans la plus pure tradition des histoires d'aventures avec pirates et créatures fantastiques. Lucas et Virginie viennent de s'enfuir en prenant la mer de l'orphelinat où la vie devenait insupportable pour redémarrer une nouvelle vie. C'est sur une frêle embarcation qu'ils ont donc pris la mer et Lucas pour distraire sa soeur lui raconte la légende du pirate Yildirim. Mais la mer est pleine de dangers et quand le fantastique s'en mêle cela n'arrange pas forcément les choses. Car c'est le fantôme du pirate Yildirim qui va repêcher nos jeunes fugueurs afin de récupérer son coeur que la reine de sirènes lui a arraché. Lucas va donc être envoyé au royaume des sirènes dans ce but... La première chose qui marque en ouvrant cette BD c'est le soin apporté au graphisme ; Marc-Antoine Boidin a travaillé sur 6 tomes du préquel "La guerre des Sambre" et cela se sent. Ajoutez à cela un papier épais, et c'est un réel plaisir de suivre ce récit digne des grands contes classiques. Mais, car il y a un mais, quelle ne fût pas ma surprise d'arriver au bout de ce récit au bout de... 24 pages ! Entre l'épaisseur des pages et le jeu de 7 familles tiré du récit proposé en fin d'album, je me suis fait plus que surprendre ! Alors oui le récit est bien construit, le graphisme très travaillé, mais même pour une BD jeunesse, ça fait pas lourd à se mettre sous la dent et on avale l'album en 5 minutes chrono, ce qui risque de frustrer plus d'un lecteur... (2.5/5)

07/04/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Takeru
Takeru

2.5 Une oeuvre de l'auteur de Cobra:The Space Pirate et ça se voit facilement: le héros ressemble à Cobra, il y a de l'action virile et les femmes portent toutes des bikinis sexy et même la super femme badass a besoin d'être sauvée par le héros et tombe évidemment amoureux du héros. J'ai beaucoup moins aimé que Cobra. Premièrement, le héros n'a pas le charisme de Cobra et il faut dire qu'il manque d'humour. Le ton est un peu trop sérieux pour une histoire qui possède des éléments trop kitsch pour moi. Ça passe mieux dans une oeuvre qui mélange l'humour et le sérieux comme Cobra. Deuxièmement, j'aime moins le dessin ici. Non seulement l'auteur utilise de la couleur alors que son trait est beaucoup plus élégant en noir et blanc, mais en plus si je me fie à ce que j'ai lu sur wikipedia, il a utilisé l'ordinateur et cela explique pourquoi j'ai trouvé que le dessin était aussi froid et un peu figé par moment. Sinon, le récit est de la fantasy un peu basique qui manque de rebondissement prenant. Par exemple, il y a une révélation sur la princesse et dès que j'ai vu cette révélation j'ai compris ce qui allait arriver à ce personnage. Ça se laisse lire, mais je pense que c'est uniquement conseillé aux fans hardcore de l'auteur et/ou amateur de BD virile où le héros obtient la fille après avoir vaincu les méchants. Le truc le plus intéressant pour moi est comment l'auteur mélangeait le Japonais médiéval avec de la technologie futuriste.

07/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Le Spécimen
Le Spécimen

Un scénario de Walter Hill et Matz ? Je fonce. En Sibérie – loin de tout – existe un laboratoire secret dans lequel les condamnés à mort sont utilisés pour des expériences médicales. L’exécution de l’un d’entre eux ne se passe du tout comme cela était convenu. Une coupure d’électricité et … apparait en lieu et place d’un des pires criminels de Russie, un inconnu les yeux vides sans pupilles. Un huis clos insolite mi thriller, mi fantastique efficace à travers 128 pages. Un excellent moment de lecture.

07/04/2020 (modifier)
Par grogro
Note: 4/5
Couverture de la série Seuls sont les indomptés
Seuls sont les indomptés

Max de Radigues nous habitue depuis quelques années à réaliser de bonnes, voire très bonnes BDs. Son univers, adolescent/jeune adulte la plupart du temps, est bien ficelé. Cet âge entre deux semble demeurer très vivace dans son esprit. Sa mise en cases est par conséquent très sensible, très "vraie", que ce soit au niveau des dialogues, des situations ou des personnages eux-mêmes. Bon, faut dire que le scénar est basé sur l’œuvre d'Edward Abbey. Du lourd donc ! Seuls sont les indomptés ne fait pas exception à la règle. Très bien scénarisée, cette histoire parvient à nous promener de A à Z sans que l'on sente poindre le moindre ennui. Les personnages sont incarnés, quoiqu'un brin caricaturaux. Mention spéciale à Jack Burns, le fameux indompté, qui suit sa bille sans ciller. Le dessin d'Hugo Piette, sans être renversant, est très fluide. Il saisit les habitudes des personnages avec justesse et restitue particulièrement bien les atmosphères. Ce sont les visages que je trouve un peu bâclés, malheureusement, même si c'est quand même autrement plus convaincant que chez Davodeau, par exemple. Il y a plein de choses très très réussies dans cet album, dont le respect que l'inspecteur semble éprouver pour Burns, renvoyant dans les cordes la meute de chasseurs de têtes mobilisée pour la traque et sans l'ombre d'une éthique (Abbey était quand même bien misanthrope). Mais ce qui m'a vraiment plu, c'est le personnage insignifiant du routier. J'ai aimé le parallèle que Radigues établit entre son héros qui trace sa propre route loin des sentiers battus, n'hésitant pas à cisailler les barbelés qui se dresseraient devant lui, et ce routier fruste, épuisé de fatigue, prisonnier des grands axes qu'il connait par cœur et esclaves des relais grouillant où l'on propose les sempiternels menus à base de saucisses, burgers, oeufs... Et où, son unique espace de liberté semble consister à choisir de noyer ses pancakes avec du sirop d'érable... Toujours les même décors, les mêmes villes qui se ressemblent toutes... Bref ! L'un subit sa routine pendant que l'autre trace sa route. L'ironie du sort (ou plus exactement du scénario) veut que ce soit précisément ce chauffeur, dont on passe l'essentiel de la BD à se demander ce qu'il peut bien venir faire dans cette histoire, qui va tuer notre ami Burns, le percutant de plein fouet alors que ce dernier se contentait de traverser la route à cheval. Radigues parvient à donner corps à la "philosophie" d'Edward Abbey qui se définissait lui-même comme un conservateur sauvage et utopiste, critiquant sans cesse l'urbanisme effréné et la démesure industrielle pour ses effets destructeurs sur un territoire. On y est, non ?

07/04/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Parodie
La Parodie

J'aime bien les parodies quand elles respectent un certain niveau de finesse et de subtilité de l'humour. Mais avec cet album, on est dans la grosse parodie bien épaisse qui en fait des tonnes et ça ne me fait pas rire du tout. Contrairement à la couverture qui laisse penser à un pastiche d'Asterix, c'est en réalité Thorgal qui sert de base à son scénario et à ses personnages principaux, à l'exception de XIII en tant que second rôle important. Mais l'album est l'occasion pour l'auteur d'insérer un maximum d'autres clins d'oeil et personnages issus d'autres BD franco-belges, allant de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles au professeur Tournesol de "tintin". Il y en a tellement que ça sent régulièrement l'humour forcé. "Ah, là j'ai une case de libre, ça n'a rien à voir avec l'intrigue, c'est pas particulièrement drôle, mais je peux y placer tel personnage, je vous le mets quand même ?" L'intrigue globale est du même tonneau. C'est une surabondance de jeux de mots dans les noms des personnages, et de gags souvent lourdement amenés. Plusieurs fois, je me suis fait la réflexion à la lecture d'une case qu'on voyait clairement qu'elle était uniquement destinée à mettre en place un futur gag ou jeu de mots et immanquablement celui-ci arrivait une ou deux cases après. Le scénario d'ensemble n'est pas palpitant, et comme pour beaucoup de parodies qui partent parfois un peu dans le délire, il devient assez vite confus et on perd un peu le fil de l'objectif de chaque protagoniste. Le récit est au service de l'humour et pas l'inverse, et cela se ressent souvent beaucoup trop. Ce qui est d'autant plus dommage quand l'humour ne me fait pas rire. Ceci étant dit, le dessin n'est pas mauvais et ça sauve l'ensemble. A l'image de la couverture, il a un style rappelant celui d'Uderzo, malgré des visages et expressions plus basiques. C'est plutôt bien fait et agréable à la lecture. Et il colle pas mal aux personnages parodiés. Au point parfois de donner presque l'impression d'être décalqué sur eux, comme ce sentiment que j'ai eu en voyant le nain Tathzy qui paraissait être l'exacte réplique de l'aspect et des postures du nain de jardin de l'univers d'Olivier Rameau. Pas assez de finesse dans la parodie, une intrigue bancale et rapidement ennuyeuse, et trop de gags lourdement amenés dans cet album pour pouvoir me plaire.

07/04/2020 (modifier)
Couverture de la série Cachés
Cachés

Voilà un album qui vaut presque davantage pour le sujet développé que pour son traitement. En effet, ce traitement est parfois un peu roboratif, manque peut-être de rythme. Nous sommes placés, en même temps que la narratrice, en situation d’observateur des différents cas proposés. C’est un peu ça l’écueil : le texte relativement abondant, le côté « neutre », dépassionné le plus souvent utilisé, rend parfois cette lecture non pas inintéressante, mais quand même pas aussi accrocheuse que cela aurait pu ou dû l’être. Cette galerie de portraits a en tout cas le mérite de donner à voir des êtres différents (autistes ou autres pathologies proches), et le travail – la patience ! – dont doivent faire preuve ceux qui les accueillent dans les structures spécialisées.

07/04/2020 (modifier)
Couverture de la série Incognito
Incognito

Voilà une intrigue bien fichue, assez roublarde, avec une chute ironique, jouant sur des retournements de situations. J’ai par exemple bien aimé comment la fin est amenée à partir d’un film d’Hitchcock. Je croyais au départ que cela allait jouer sur le fantastique, avec un type doué de super pouvoirs (être invisible), mais finalement ce type est banal, comme le sont les 3 protagonistes principaux. Mais les relations qui vont les unir vont emmener une histoire prenante. Pas d’esbroufe dans l’intrigue, un dessin moderne lui aussi simple et efficace, nous avons là une sorte de Thriller à la chute ironique dont je vous recommande la lecture. J’aurais été curieux de voir ce qu’auraient pu donner d’autres tomes. Mais cette histoire se suffit à elle-même (et elle suffit à mon plaisir de lecteur).

07/04/2020 (modifier)
Couverture de la série Jean-Pierre Leureux
Jean-Pierre Leureux

J'ai redécouvert cette Bd avec ce personnage dans la collection complète des Circus que j'ai acquise en février (130 numéros) et que j'ai eue dans une de mes boutiques parisiennes, je l'avais pratiquement oubliée vu que dans les numéros de Circus que j'avais lus dans les années 80, ça ne m'avait pas ouvertement réjoui ni emballé. Et puis finalement, c'est assez sympathique. Il s'agit d'un brave type à barbe noire et petites lunettes, rondouillard et peu soigné, qui se sent moche et complexé par son apparence, ce qui n'est pas gagné pour draguer, car Leureux est une sorte d'obsédé sexuel qui évolue dans un Paris cosmopolite, à la recherche perpétuelle de la femme de sa vie, mais il cherche surtout à baiser. Malheureusement, il ne sait pas trop s'y prendre, il est maladroit, et son physique n'aide pas ; loser professionnel, Don Juan de la drague du pauvre, Leureux se fait souvent cruellement rembarrer par des femmes trop belles pour lui, il n'arrive à en ramener une chez lui que rarement, et quand ça lui arrive, elles ne sont pas terribles, mais ce qui compte dans l'immédiat pour lui, c'est le sexe. On peut déceler dans ce portrait quelques points communs avec Luc Leroi, l'anti-héros de Jean-Claude Denis, qui est aussi un loser et en recherche de femmes à mettre dans son lit, sauf que Leureux est quand même plus assoiffé par le sexe et qu'il n'est pas beau gosse. En fait, cette apparence est un auto-portrait physique de Jan Bucquoy que son compère Marc Hernu reproduit graphiquement. Après avoir créé Alain Moreau qui était une Bd trash et provocante, cette paire d'auteurs a eu envie de faire dans l'humoristique, même si on reconnait un poil quelques manœuvres crades ou pas très politiquement correctes de Bucquoy dans cet anti-héros, mais la plupart du temps, c'est un humour adulte qui correspond à la ligne éditoriale de Circus dans lequel la bande fera son apparition entre 1985 et 1988 en petits récits de doubles pages ou en gags d'une planche, indifféremment dans les numéros spéciaux et hors-série ou dans le mensuel. Hernu a dessiné cette bande dans un style semi-réaliste, différent de ce qu'on verra sur Le Destin de Sarah ou Alain Moreau. Voici donc une intéressante redécouverte même si cette bande n'est pas indispensable. Vraie note : 2,5/5.

07/04/2020 (modifier)