Je n'ai pas trop accroché à l'album.
Dommage parce que j'ai bien aimé le dessin, bien dynamique comme je l'aime. La narration l'est aussi, on ne tombe pas dans l'adaptation de roman qui mets pleins de textes narratifs inutiles et on ne dirait même pas qu'on lit une adaptation. En fait, j'ai bien accroché au début et puis au fil des pages j'ai fini par décrocher. Le début est un peu déroutant avec cette vielle un peu folle qui tue un homme d'affaire important. Qui sont les commanditaires ? Ben on le sera jamais parce que le récit mets en vedette cette tueuse à gage particulière.
C'est un des reproches que j'ai au niveau du scénario. Il y a des informations qui semblent important et au final ça va nulle part. Le meilleur exemple est qu'on a plusieurs scènes avec une mère qui habite avec son jeune fils qui cherche un emploi comme femme de ménage. À cause d'un quiproquos, la vieille sénile la tue et après une scène on ne voit plus jamais le fils qui a perdu sa mère. Toutes les tranches de vies avec ses personnages ne servent à rien, elle aurait pu juste apparaitre le temps de mourir et il y aurait aucune différence. À force de voir la mémé tuée tout le long, cela finit par tourner en rond et ce n'est pas vraiment drôle. On dirait le scénario de quelqu'un qui a regardé un film des frères Coen et qui a essayé d'imiter leur style.
2.5
Je serais moins enthousiasmé que les autres posteurs. Il faut dire que je connais bien la période de la prohibition incluant la vie d'Al Capone donc on ne peut pas dire que j'ai appris grand chose de nouveau en lisant cet album.
Cela n'est pas nécessairement un défaut, je pense que j'aurais arroché si la narration était dynamique, mais ce n'est pas le cas. La mise en scène est un plate, surtout si je la compare aux séries sur la mafia de David Chauvel. L'idée qu'Al Capone narre sa vie à sa mère en se présentant dans la narration comme une innocence victime alors que les images montrent le contraire est rigolo, mais très vite cela devient répétitif et j'ai fini par trouver le temps un peu long.
Cela reste toutefois une biographie complète pour ceux qui ne connaisse pas trop la vie d'Al Capone. Je recommande vraiment que pour les lecteurs dont les connaissances sur cette période de l'histoire américaine sont faibles.
Un recueil d'histoires courtes avec des inédits mais également des histoires précédemment publiées dans Metal Hurlant, Zoulou et Pilote.
On se rend compte que Sire a beaucoup honoré ce type de commandes, des strips de quelques pages.
Il y a du noir et blanc et de la couleur mais on ne retrouve jamais le niveau de finition ni le grain de folie de Bois Willys hélas.
On a plus l'impression de voir des crayonnés ou des brouillons. Même le nouveau lettrage souffre de ce manque de moyens.
On retrouve des personnages connus, Bettie, Zybline, Rick Bravo et Sadico.
Tout ça ne casse pas trois pattes à un canard. J'ai fini par tourner les pages machinalement pour arriver à la fin.
Bois Willys est une bande assez réputée chez les connaisseurs des Humanos.
Denis Sire a trouvé son style et emprunte moins à d'autres. La couleur fait son apparition et permet de mettre en valeur les belles carrosseries...
Certaines cases font la moitié ou bien l'intégralité d'une planche, on se rapproche de l'illustration par moment.
Le troisième et même quatrième degré fait aussi partie des nouveautés hélas (ou tant mieux?) : ça part complètement en sucette à partir de la moitié de l'intrigue et bon courage à celui qui arrivera à y comprendre quelque-chose.
De l'espionnage, des androïdes, des pin-up : ça fait donc 3/5, une notation fantaisiste pour un album qui n'en manque pas (de fantaisie, suivez un peu).
Une très belle surprise.
Je feuilletais les pages de cette BD, rangée au rayon enfant chez mon libraire, sans grande attente, lorsque le dessin de Juni Ba a éveillé ma curiosité… pour mon plus grand plaisir.
J’ai finalement passé un très agréable moment de lecture.
J’ai beaucoup aimé le ton de la BD et l’écriture, mais surtout le style. Comme disait Georges-Louis Leclerc de Buffon : "Le style, c’est l’homme." Et celui de Juni Ba est du pur caractère : un trait expressif, énergique, avec une vraie patte. C’est le genre de dessin que l’on reconnaît immédiatement et qui donne une identité forte à l’album. Clairement, gros coup de foudre pour le style graphique de l’auteur.
Cette lecture m’a d’ailleurs donné envie de découvrir d’autres œuvres de Juni Ba, que je ne connaissais pas du tout avant cet album.
L’histoire met en scène une fable sombre autour d’un être solitaire et d’une créature maudite évoluant dans une forêt étrange, avec un parfum de conte et de folklore. L’ensemble est à la fois poétique et inquiétant.
Une très belle découverte.
Une bonne petite récréation cette première bande publiée aux Humanos.
Denis Sire nous embarque dans un voyage inspiré du raypunk où l'érotisme chic rencontre l'aventure spatiale, où le glamour du récit se mêle aux fantasmes futuristes.
J'ai tout de suite pensé à Barbarella de Roger Vadim.
C'est intemporel puisque c'est un exercice de style qui ne recherche pas le réalisme.
La carte maîtresse de Sire sont les pin-up anachroniques qui fournissent un alibi pour entrainer le héros dans toutes sortes d'aventures.
Le format feuilletonesque nuit un peu à la qualité de l'intrigue.
Il vaut mieux connaître ce que fait l'auteur avant de se lancer.
Je ne suis a priori pas un gros amateur des histoires romantiques, des récits mettant en avant des animaux de compagnie. Je ne recherche pas non plus les récits larmoyants. C'est dire si cet album semblait de pas être fait pour moi.
Mais, au final, je dois dire que cette lecture a été plutôt agréable.
Le texte est assez littéraire (c'est l'adaptation d'un roman, que je ne connaissais pas), mais très peu présent. Beaucoup de pages muettes, ou en tout cas où le texte s'efface derrière les images, ou les silences. De la même façon, le récit, qui tourne pas mal autour du deuil (de la mère, de la femme aimée, d'un animal aimé comme un frère ou un fils, ou comme un "meilleur ami"), trouve un bel équilibre et ne joue pas uniquement et pas trop sur une montée du pathos et des larmes. Au deux tiers du récit, l'entrechoc de la maladie d'Ubac (le chien dont la mort a déclenché l'écriture autobiographique de ce récit) et du brusque décès de la mère de l'auteur est traité de façon simple, mais forte.
Par delà les valeurs et passions du héros/auteur (nature, montagne, détachement des objets et du confort, mais aussi des carcans administratifs pour son boulot de prof), c'est une belle déclaration d'amour à un compagnon avec lequel il a noué de très fortes relations. C'est quelque chose qui parlera sûrement à tous ceux qui vivent avec des animaux, nouent avec eux des liens forts.
Pour accompagner ce récit assez intimiste - mais presque à portée universelle, le dessin de Munuera est vraiment très bon. Fluide et agréable, présentant de belles planches, avec une colorisation assez douce, raccord avec le propos.
Une lecture difficile tant le fil narratif m’a paru décousu et complexe.
J’avais pourtant beaucoup d’attente pour cette BD après une lecture enthousiasmante de @Raptor…
Alors certes, la diversité des techniques graphiques utilisées (dessin, peinture, collage) donne un super résultat, c’est indéniable.
De par le style artistique et le thème abordé, j’ai d’ailleurs vu plusieurs similitudes avec le travail du peintre allemand Otto Dix.
Toutefois, je trouve que cet aspect prédominant de l’art finit par desservir le récit.
J’en viens même à me questionner sur l’intérêt d’utiliser la bande dessinée ici. Un livrable composé de différents tableaux (légendés ou non) aurait été tout aussi pertinent, quitte à le publier par la suite sous forme papier pour une plus large diffusion (dans le cadre de l’hommage à l’œuvre de Paul Nash pour lequel Dave McKean a été sollicité).
J’ai finalement une analyse plutôt semblable à celle des précédents aviseurs mais un ressenti qui diverge.
Note réelle : 2.5/5 que je pousse à 3 pour l’originalité ainsi que la beauté de certains poèmes !
Un concept intrigant… mais qui ne m’a pas convaincu
Ce manga m’a été fortement conseillé par mon libraire, persuadé que j’allais "kiffer".
Il est vrai que le pitch de départ est particulièrement intéressant : l’histoire commence avec le plan étrange d’une maison dont certains détails paraissent incohérents. L’idée de mener une enquête à partir de ce simple plan avait quelque chose de fascinant.
Malheureusement, la lecture ne m’a vraiment pas convaincu. Les conclusions arrivent beaucoup trop vite et les déductions se font de manière assez hâtive... Le mystère est posé de façon intrigante, mais les explications semblent tomber presque immédiatement.
De plus, les personnages apparaissent soudainement pour faire avancer l’enquête, donnant l’impression de sortir de nulle part.
Le concept reste original et l’idée de base est bonne, mais pour ma part le premier tome ne m’a pas convaincu.
Je m'arrêterai donc au tome 1.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Serpent majuscule
Je n'ai pas trop accroché à l'album. Dommage parce que j'ai bien aimé le dessin, bien dynamique comme je l'aime. La narration l'est aussi, on ne tombe pas dans l'adaptation de roman qui mets pleins de textes narratifs inutiles et on ne dirait même pas qu'on lit une adaptation. En fait, j'ai bien accroché au début et puis au fil des pages j'ai fini par décrocher. Le début est un peu déroutant avec cette vielle un peu folle qui tue un homme d'affaire important. Qui sont les commanditaires ? Ben on le sera jamais parce que le récit mets en vedette cette tueuse à gage particulière. C'est un des reproches que j'ai au niveau du scénario. Il y a des informations qui semblent important et au final ça va nulle part. Le meilleur exemple est qu'on a plusieurs scènes avec une mère qui habite avec son jeune fils qui cherche un emploi comme femme de ménage. À cause d'un quiproquos, la vieille sénile la tue et après une scène on ne voit plus jamais le fils qui a perdu sa mère. Toutes les tranches de vies avec ses personnages ne servent à rien, elle aurait pu juste apparaitre le temps de mourir et il y aurait aucune différence. À force de voir la mémé tuée tout le long, cela finit par tourner en rond et ce n'est pas vraiment drôle. On dirait le scénario de quelqu'un qui a regardé un film des frères Coen et qui a essayé d'imiter leur style.
Al Capone
2.5 Je serais moins enthousiasmé que les autres posteurs. Il faut dire que je connais bien la période de la prohibition incluant la vie d'Al Capone donc on ne peut pas dire que j'ai appris grand chose de nouveau en lisant cet album. Cela n'est pas nécessairement un défaut, je pense que j'aurais arroché si la narration était dynamique, mais ce n'est pas le cas. La mise en scène est un plate, surtout si je la compare aux séries sur la mafia de David Chauvel. L'idée qu'Al Capone narre sa vie à sa mère en se présentant dans la narration comme une innocence victime alors que les images montrent le contraire est rigolo, mais très vite cela devient répétitif et j'ai fini par trouver le temps un peu long. Cela reste toutefois une biographie complète pour ceux qui ne connaisse pas trop la vie d'Al Capone. Je recommande vraiment que pour les lecteurs dont les connaissances sur cette période de l'histoire américaine sont faibles.
Lisa Bay
Un recueil d'histoires courtes avec des inédits mais également des histoires précédemment publiées dans Metal Hurlant, Zoulou et Pilote. On se rend compte que Sire a beaucoup honoré ce type de commandes, des strips de quelques pages. Il y a du noir et blanc et de la couleur mais on ne retrouve jamais le niveau de finition ni le grain de folie de Bois Willys hélas. On a plus l'impression de voir des crayonnés ou des brouillons. Même le nouveau lettrage souffre de ce manque de moyens. On retrouve des personnages connus, Bettie, Zybline, Rick Bravo et Sadico. Tout ça ne casse pas trois pattes à un canard. J'ai fini par tourner les pages machinalement pour arriver à la fin.
Bois Willys (Ziblyne et Bettie)
Bois Willys est une bande assez réputée chez les connaisseurs des Humanos. Denis Sire a trouvé son style et emprunte moins à d'autres. La couleur fait son apparition et permet de mettre en valeur les belles carrosseries... Certaines cases font la moitié ou bien l'intégralité d'une planche, on se rapproche de l'illustration par moment. Le troisième et même quatrième degré fait aussi partie des nouveautés hélas (ou tant mieux?) : ça part complètement en sucette à partir de la moitié de l'intrigue et bon courage à celui qui arrivera à y comprendre quelque-chose. De l'espionnage, des androïdes, des pin-up : ça fait donc 3/5, une notation fantaisiste pour un album qui n'en manque pas (de fantaisie, suivez un peu).
Les Fables du Roi des Aulnes
Une très belle surprise. Je feuilletais les pages de cette BD, rangée au rayon enfant chez mon libraire, sans grande attente, lorsque le dessin de Juni Ba a éveillé ma curiosité… pour mon plus grand plaisir. J’ai finalement passé un très agréable moment de lecture. J’ai beaucoup aimé le ton de la BD et l’écriture, mais surtout le style. Comme disait Georges-Louis Leclerc de Buffon : "Le style, c’est l’homme." Et celui de Juni Ba est du pur caractère : un trait expressif, énergique, avec une vraie patte. C’est le genre de dessin que l’on reconnaît immédiatement et qui donne une identité forte à l’album. Clairement, gros coup de foudre pour le style graphique de l’auteur. Cette lecture m’a d’ailleurs donné envie de découvrir d’autres œuvres de Juni Ba, que je ne connaissais pas du tout avant cet album. L’histoire met en scène une fable sombre autour d’un être solitaire et d’une créature maudite évoluant dans une forêt étrange, avec un parfum de conte et de folklore. L’ensemble est à la fois poétique et inquiétant. Une très belle découverte.
Menace diabolique
Une bonne petite récréation cette première bande publiée aux Humanos. Denis Sire nous embarque dans un voyage inspiré du raypunk où l'érotisme chic rencontre l'aventure spatiale, où le glamour du récit se mêle aux fantasmes futuristes. J'ai tout de suite pensé à Barbarella de Roger Vadim. C'est intemporel puisque c'est un exercice de style qui ne recherche pas le réalisme. La carte maîtresse de Sire sont les pin-up anachroniques qui fournissent un alibi pour entrainer le héros dans toutes sortes d'aventures. Le format feuilletonesque nuit un peu à la qualité de l'intrigue. Il vaut mieux connaître ce que fait l'auteur avant de se lancer.
Il était une fois l'escalade
Pas mal du tout. Mais un peu trop long et pas accrocheur. Heureusement de magnifiques illustrations et des annexes très instructives.
Son odeur après la pluie
Je ne suis a priori pas un gros amateur des histoires romantiques, des récits mettant en avant des animaux de compagnie. Je ne recherche pas non plus les récits larmoyants. C'est dire si cet album semblait de pas être fait pour moi. Mais, au final, je dois dire que cette lecture a été plutôt agréable. Le texte est assez littéraire (c'est l'adaptation d'un roman, que je ne connaissais pas), mais très peu présent. Beaucoup de pages muettes, ou en tout cas où le texte s'efface derrière les images, ou les silences. De la même façon, le récit, qui tourne pas mal autour du deuil (de la mère, de la femme aimée, d'un animal aimé comme un frère ou un fils, ou comme un "meilleur ami"), trouve un bel équilibre et ne joue pas uniquement et pas trop sur une montée du pathos et des larmes. Au deux tiers du récit, l'entrechoc de la maladie d'Ubac (le chien dont la mort a déclenché l'écriture autobiographique de ce récit) et du brusque décès de la mère de l'auteur est traité de façon simple, mais forte. Par delà les valeurs et passions du héros/auteur (nature, montagne, détachement des objets et du confort, mais aussi des carcans administratifs pour son boulot de prof), c'est une belle déclaration d'amour à un compagnon avec lequel il a noué de très fortes relations. C'est quelque chose qui parlera sûrement à tous ceux qui vivent avec des animaux, nouent avec eux des liens forts. Pour accompagner ce récit assez intimiste - mais presque à portée universelle, le dessin de Munuera est vraiment très bon. Fluide et agréable, présentant de belles planches, avec une colorisation assez douce, raccord avec le propos.
Black Dog - Les Rêves de Paul Nash
Une lecture difficile tant le fil narratif m’a paru décousu et complexe. J’avais pourtant beaucoup d’attente pour cette BD après une lecture enthousiasmante de @Raptor… Alors certes, la diversité des techniques graphiques utilisées (dessin, peinture, collage) donne un super résultat, c’est indéniable. De par le style artistique et le thème abordé, j’ai d’ailleurs vu plusieurs similitudes avec le travail du peintre allemand Otto Dix. Toutefois, je trouve que cet aspect prédominant de l’art finit par desservir le récit. J’en viens même à me questionner sur l’intérêt d’utiliser la bande dessinée ici. Un livrable composé de différents tableaux (légendés ou non) aurait été tout aussi pertinent, quitte à le publier par la suite sous forme papier pour une plus large diffusion (dans le cadre de l’hommage à l’œuvre de Paul Nash pour lequel Dave McKean a été sollicité). J’ai finalement une analyse plutôt semblable à celle des précédents aviseurs mais un ressenti qui diverge. Note réelle : 2.5/5 que je pousse à 3 pour l’originalité ainsi que la beauté de certains poèmes !
The strange house
Un concept intrigant… mais qui ne m’a pas convaincu Ce manga m’a été fortement conseillé par mon libraire, persuadé que j’allais "kiffer". Il est vrai que le pitch de départ est particulièrement intéressant : l’histoire commence avec le plan étrange d’une maison dont certains détails paraissent incohérents. L’idée de mener une enquête à partir de ce simple plan avait quelque chose de fascinant. Malheureusement, la lecture ne m’a vraiment pas convaincu. Les conclusions arrivent beaucoup trop vite et les déductions se font de manière assez hâtive... Le mystère est posé de façon intrigante, mais les explications semblent tomber presque immédiatement. De plus, les personnages apparaissent soudainement pour faire avancer l’enquête, donnant l’impression de sortir de nulle part. Le concept reste original et l’idée de base est bonne, mais pour ma part le premier tome ne m’a pas convaincu. Je m'arrêterai donc au tome 1.