Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (93380 avis)

Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Katanga
Katanga

Avec Sylvain Vallée je savais déjà que visuellement j’allais être conquis par cette série. Si vous rajoutez un scénario vigoureux pleins de rebondissements dans un Congo dans les années 60 ravagé par la guerre civile, vous obtenez une série haute en couleur. Les mercenaires sont nombreux et ils nous rappellent la difficile période post colonisation, souvent traumatisante pour la population avec les nombreux coups d’états. Les crimes de guerre sont dénoncés. Idem pour l’esclavage des noirs par les blancs, l’inefficacité de l’ONU à gérer les situations tendues ou encore l’avidité des européens pour les richesses de l’Afrique. Des sujets sérieux sont abordés mais cela n’empêche pas une lecture prenante et captivante. Le découpage est rythmé, un peu en mode cinématographique. C’est remarquable. Et les personnages ont des tronches incroyables. Du grand art. Au final une série caniculaire bien ficelée. Vous finirez la lecture la gorge sèche mais vous aurez désormais une idée précise de ce que sont les diamants de sang. Je recommande vivement.

19/09/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Tueur
Le Tueur

Je suis sûr que vous êtes tous pareils. Quand vous êtes dans une librairie, chez un bouquiniste ou à la médiathèque, vous êtes en quête d’un album qui va aiguiller vos sens. Vous cherchez la perle à 4 ou 5 étoiles. Pour vous aider il y a mieux que farfouiller ou fureter. Il a les conseils d’un pro et me concernant ce sont ceux de Paco qui m'ont aidé à trouver une série admirable ! C’est magnifique d’avoir un poteau qui travaille au sein d’une médiathèque et d’être accompagné. « Tu as déjà lu cette série ? Ben non. Prend cela va te plaire » C’est rapide, directif et diablement efficace. J’ai dévoré les albums les uns après les autres. Il me connait bien le bougre. C’est ma came cette série. J’adore. J’ai l’impression de retrouver le frère de Léon, le tueur à gages de Luc Besson. Il refroidi les cibles désignées sans trop se poser de questions existentielles. C’est pour lui un boulot comme un autre même si l’hémoglobine est souvent présente. Il est seul et sans ami. Il n’y a que le pognon qui l’intéresse. Notre héros est froid mais je l’avoue attachant au final. Pas au point quand même de le trouver sympathique. C’est toute l’ambivalence de cette série. C’est parfait. Cette série est un bijou terrible. Pas de temps mort. Il y a du rythme. Les rebondissements sont nombreux qui font que tu ne peux pas lâcher cette lecture palpitante. Les flashbacks sont nombreux mais cela ne va pas casser la cadence de lecture. Juste une petite pause pour reprendre son souffle avant de repartir de l’avant. Le graphisme n’est pas magique. C’est simple mais terriblement efficace. Peut-être un trait peu trop saccadé. Le découpage par contre est très étudié avec un cadrage comme au cinéma. Très efficace. Paco encore un grand merci de m’avoir fait découvrir cette série. J’étais passé complétement à côté. A découvrir ou à re découvrir. 4 étoiles bien sur.

19/09/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 2/5
Couverture de la série Le Souffle du géant
Le Souffle du géant

2 jeunes filles partent en quête d'un géant qu'elles doivent abattre, afin de récupérer son dernier souffle. Souffle qui servira à ressusciter leur maman. Leur voyage est sympa, les dangers sont nombreux et l'univers est chouette. Mais c'est du vu, vu et revu... L'auteur s'est (trop) inspiré de nombreuses œuvres de la BD, de la littérature et de la pop culture, au point que j'ai eu l'impression de voir de nombreux remakes (Hansel et Gretel et frères des ours entre autres). La conclusion de l'histoire est téléphonée. Dès le début on devine où l'auteur veut nous emmener. Enfin, je n'ai pas accroché au style graphique de la BD. Heureusement, c'est une BD qui se lit très vite, étant donné qu'il y a très peu de textes. 2 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

19/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Banquier du Reich
Le Banquier du Reich

Le premier mot qui me vient après ma lecture : waouh. J'aime les bd historiques et plus particulièrement celles qui racontent la "petite histoire" avec ses conséquences sur la "grande histoire". Ce diptyque raconte la vie de Hjalmar Schacht de 1923 à sa mort en 1970. Personnage énigmatique, Schacht était un banquier et un économiste de renom, qui après la défaite de l'Allemagne en 1918 et le traité de Versailles, va essayer de remettre son pays sur le devant de l'échiquier mondial. Pour cela il ira jusqu'à être le ministre des finances d'Adolf Hitler. Quelle maestria dans la narration, Boisserie et Guillaume ont la merveilleuse idée de nous conter cette histoire sous la forme d'un interrogatoire entre Schacht et un agent du mossad, ce qui permet de faire cogiter nos méninges. L'agent du mossad, dont l'identité nous sera dévoilée à la fin du tome deux, fait contre poids aux dire du banquier. Chacun aura sa propre idée sur cet économiste. Deux couvertures austères qui mettent de suite dans l'ambiance. Le dessin rétro nous transporte de suite dans ces années d'entre deux guerres. Ce n'est pas m'ont style, mais il est tout à fait en harmonie avec le récit. Une petite merveille que je conseille vivement.

19/09/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Histoire de la Grande Chartreuse en BD
Histoire de la Grande Chartreuse en BD

Je fais partie du public cible de cette BD : j’ai grandi aux pieds de la Chartreuse, et je m’intéresse un peu à l’Histoire locale. J’ai d’ailleurs acheté cette BD dans la boutique de l’Abbaye Notre-Dame-de-Chalais… A ce titre je ressors ravi de ma lecture. Laurent Bidot (qui a également réalisé Le Secret de la Chartreuse) nous livre un album certes très académique au niveau de la narration et du dessin, mais très instructif et intéressant. Tous les événements historiques importants y sont racontés (incendies, persécutions, évictions) et même l’athée que je suis ressent beaucoup d’admiration pour ces individus extraordinaires. Le dessin permet par ailleurs de reconnaître et visiter des sommets bien connus du massif de la Chartreuse. Mon seul reproche sera le format même de la BD : 48 pages, c’est bien peu pour résumer plus de 900 ans d’histoire, et on survole forcément les événements. Un album académique, mais qui intéressera sans doute les férus d’Histoire du Dauphiné.

19/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Britten et Associé
Britten et Associé

Je suis resté sur ma faim à la lecture de cette histoire. Le dessin – et la colorisation – sont intéressants, plutôt originaux, avec des nuances sombres qui dominent. Mais le trait est aussi statique (quelques airs de Götting parfois) et surtout certaines planches sont difficiles à déchiffrer (et certains textes à lire). Quant à l’intrigue, c’est une banale histoire d’enquête après un mort (assassinat, suicide ?) menée par un détective, à la demande de la veuve. Le détective en question s’appuie sur un acolyte surprenant (un banal sachet de thé, avec lequel il « dialogue : du coup, c’est assez verbeux). Surtout, le rythme est vraiment trop mollasson, et j’ai finit par m’ennuyer un peu, d’autant plus que les révélations finales n’ont pas suffi à faire sortir l’histoire d’un certain déjà vu. C’est dommage, car il y a avait quelques points originaux (dessin, personnalité du héros) qui auraient pu mener vers quelque chose de meilleur. Mais ici, si cela se laisse quand même lire, je n’y ai pas vraiment trouvé mon compte. Note réelle 2,5/5.

19/09/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5
Couverture de la série Perramus
Perramus

Parti pour découvrir un monument de la bd , un symbole de la bd engagée contre les régimes totalitaires, je suis à la fin de ma lecture enchanté par les premiers tomes et déçu par le dernier tome de la série. Un sentiment final mitigé mais Perramus est globalement une bd à lire absolument. Ce réquisitoire contre toutes les juntes militaires d’Amérique du Sud mises en place pour combattre le communisme dénoncent les dérives des pays dirigés par des militaires. Les auteurs prennent comme exemple leur propre pays, l'Argentine victime d'un dictature de 1982 à 1989, ils témoignent de l'impact sur la population. Ce récit nous fait vivre et comprendre la peur des habitants traqués. Un héros qui décide d'oublier pour survivre dans cette société. Le dessin orignal en noir et blanc est tellement réussi qu'il donne encore plus de force au message envoyé par l'auteur. Les visages, les décors sont comme le scénario aux frontières du réel et de l'irréel pour dénoncer les crimes de la junte au pouvoir. La complémentarité entre le scénariste et le dessinateur nous transporte dans une ambiance oppressante, dans un monde déshumanisé où les événements nous paraissent irréels et les auteurs exploitent avec talent ces situations pour faire évoluer leurs personnages aux frontières du réel. Merci à Futuropolis pour la réédition en intégrale de la série.

19/09/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 3/5
Couverture de la série Fatale (Manchette/Cabanes)
Fatale (Manchette/Cabanes)

Ayant déjà lu La Position du Tireur Couché de Tardi, je retrouve pour la seconde fois une adaptation de JP Manchette, dont je n'ai lu aucun de ses romans... Qualitativement, je ne trouve pas le dessin homogène. Les traits esquissés sont plus ou moins maîtrisés, comme si le dessinateur se précipitait par moment. Dans le style, je regrette aussi les traits réalisés pour représenter la pluie. Ce sont des détails assez fréquents quand même, et c'est dommage parce-que le style et les couleurs me plaisent énormément. On trouvera peut-être que certaines cases sont assez sombres, mais ça m'a carrément plu. Il y a eu des variations d'ambiance que je trouve franchement réussie, notamment grâce aux couleurs. Le rendu graphique des différents personnages est réussi. Leur personnalité aussi. J'ai pu ressentir mon aversion envers cette petite caste supérieure locale et j'ai bien aimé la singularité du Baron. Quant au personnage principal, il a vraiment de l'allure. Elégante et irrésistible pour bien des hommes, Aimée cache bien les motivations profondes de ses actes, même si on comprend vite qu'elle déteste les gens profiteurs de la haute. La narration à la troisième personne donne encore plus de distance et de mystère envers cette jeune femme que l'on aime suivre et regarder. Sur tout le récit, l'ambiance sombre qui domine m'a plu. Le décor mérite le détour, mention particulière pour l'épilogue dans le quartier des docks de Bléville (agglo du Havre). Je m'y suis plongé aussitôt et les auteurs ont eu la bonne idée de prendre le temps de développer la scène (plus de 10 pages). Le dessin a par moment gâché un peu ma lecture et quelques scènes manquent de remontant ou de matières pour le scénario. C'est aussi une BD d'ambiance, où le polar fait belle figure. A découvrir!

19/09/2021 (modifier)
Couverture de la série On peut toujours rester amis
On peut toujours rester amis

A l'Est, rien de nouveau? Mais si !! Des jeunes créateurs nés en RDA comme Mawil font souffler un vent de fraicheur sur la bd occidentale. Une œuvre autobiographique où il n'y a ni action, ni sexe, ni violence, ni couleur, ni décor et un dessin que certains diront simpliste. Alors quoi ? C'est que justement ces ados ont vécu une expérience pacifique unique au monde. En une nuit, le 9 novembre 1989, ils ont changé de passeport, ce qui était interdit est devenu officiellement permis ( notamment dans la culture). Sans un coup de feu. Incroyable pour toute une génération Une chose n a pas changé quand on a treize, seize ou vingt ans , c'est la tendre découverte de l'autre sexe. Le mystère des filles quand on est un ado plutôt timide. Il faut trouver des lieux où se rencontrer et puisque Jésus était banni par la STASI pourquoi ne pas aller écouter son message. Surtout pour les fêtes du patronage avec de la nouvelle musique, où les camps en vélo sur la mer Baltique. On transgresse avec du vin français mais pour aller plus loin, une occasion manquée... On finit dans un squat international, une vraie tour de Babel Mais concrétiser n'est pas si facile!!!! Je trouve ce petit album tendre et drôle. Il me rappelle un monde où autour d'un feu, nous pouvions passer une soirée à nous regarder en riant sans avoir le nez vers un écran. Dans ce monde de brutes, ça fait du bien.

18/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Sept clones
Sept clones

Je suis partagé, un dessin plutôt pas mal mais un scénario alambiqué. Un début de lecture difficile avec les clones et leurs doubles, compliqué de savoir qui est qui. Une narration fluide mais cette "main" qui guide tout ce petit monde, ça fait kitch. Louis a créé un monde intéressant, nous sommes dans le futur et l'élection du premier président de tous les humains approche. Et après, une rencontre avec les aliens doit se produire, rencontre qui doit amener la prospérité pour tous. Des personnages intéressants dont le développement n'apporte rien au récit. Même si je n'ai pas vu arrivé la fin, je reste sur ma faim. De Caneva réalise de jolies planches, surtout celles des décors futuristes. Par contre les visages sont figés et manquent d'expressivités. Et les corps sont rigides. Une belle colorisation, mais un découpage plutôt classique. Bref un album sans point fort et donc dispensable.

18/09/2021 (modifier)