Les derniers avis (115077 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Hors-jeu
Hors-jeu

Si je ne me trompe pas, c'est la première bande dessinée de cet auteur que je lis de cet auteur et je n'ai pas trop envie de lire le reste de sa bibliographique... Le dessin est pas trop mal même si la mise en scène est souvent plate avec des suites de cases qui se ressemblent hormis un ou deux changements. C'est un effet de style qui peut plaire à certains lecteurs, mais pas à moi. Ce sont des histoires courtes ayant pour thème le football et je n'ai pas beaucoup rigolé durant ma lecture et je me suis vite ennuyé. La faute en partie au fait que les histoires tiraient souvent en longueur. Je me demande peut-être si c'est un problème générationnel. Je suis né au début des années 90, mais j'ai passé une bonne partie de ma jeunesse avec les vieux classiques de la BD Franco-Belge, une époque où les auteurs avaient un espace restreint pour s'exprimer et chez les plus grands auteurs on voit que chaque case est important et à un but précis . Maintenant on est pas obligé que chaque album fait 44 pages et cela permet plus de liberté aux auteurs, mais de plus en plus souvent j'ai l'impression qu'il y a trop de BD moderne où on prends inutilement son temps et cela casse le rythme. Ici, j'ai souvent eu l'impression qu'on prenait trop de cases pour raconter un gag qui aurait durer un ou deux pages si ça avait été produit dans les années 50-70. Pas un album pour moi.

10/05/2026 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série En marche ou grève
En marche ou grève

Je pense que j'ai tous les albums de David Snug ou quasi, et l'ouvrage ici présent est le seul de toute ma collection toutes bds confondues qui m'ait été dédicacé par l'auteur. Cela fait-il de moi un fan ? Je n'en sais rien, mais le fait est que j'aime toutes les bédés, comme dirait l'autre, de l'auteur. Et celle-ci ne fait pas exception à la règle. C'est même un bon cru. Déjà, stylistiquement parlant côté dessin, c'est l'album le plus abouti de l'auteur. J'aime beaucoup ce style, qui n'est pas si naïf et "moche" que ce que David Snug veut en dire. Il suffit de regarder un peu ce qui se fait autour, notamment sur internet, pour se rendre compte qu'il s'en sort très bien. Le trait est d'ailleurs bien plus net que lors de ses premiers albums, et ca donne un rendu hyper propre. Son personnage principal a une bonne petite bouille et un air sympathique, il est mine de rien assez expressif. Et j'avoue que je trouve toujours assez drôle les têtes des personnalités politiques qui sont calquées. Ça reste un dessin simple mais bien réalisé, avec peu ou pas de décors outre les fameux petits cacas signatures. Côté scénario, l'auteur nous fait le compte rendu des manifs auxquelles il a participé a l'occasion des mobilisations contre les retraites et en profite pour livrer son regard sur les situations politiques, sociétales du moment. C'est très souvent drôle, inspiré et redoutablement bien vu. Qu'on ne s'y trompe pas, derrière le dessin simpliste et l'apparente légèreté du propos et des réflexions du héros, il y a une solide culture politique derrière, comme dans chaque bd de Snug. Ça rejoint un peu en cela Koko n'aime pas le capitalisme, une apparente simplicité et de l'humour parfois absurde derrière lesquels se cache un propos politique précis, documenté et construit. C'est donc intelligent mais aussi très drôle. Les expressions du personnage sont assez rigolotes. Et plusieurs planches franchement drôles dans leur narration, leur parti pris, j'aime beaucoup celle de Marlène Schiappa dans Playboy, pour n'en citer qu'une. Allez, même si ça fait un petit bout de temps que je l'ai lue, un petit coup de coeur pour l'ami Snug. C'est sans doute ma deuxième bédé préférée de l'auteur après Dépôt de bilan de compétences et je trouve que son travail mérite de la lumière. Après tout, peut être que je suis vraiment fan.

10/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Black Out (Gainsbourg)
Black Out (Gainsbourg)

A l'origine Black Out était le scénario d'un film que Gainsbourg souhaitait tourner. Il l'explique dans l'interview disponible en introduction. Bon déjà cette bande étant l'unique incursion de Gainsbourg dans le 9eme art, c'est devenu un objet de collection très recherché. La superbe couverture aide beaucoup. En tant que bande dessinée, c'est une sorte de roman graphique avant l'heure. C'est aussi un hommage moderne aux films noir. C'est en effet très cinématographique, on retrouve certaines influences, je pense à Godard (le maniérisme quand les personnages se parlent) et Jacques Deray (le huis clos étouffant), toutes proportions gardées. L'histoire est une mise en abîme : un réalisateur de film est bloqué dans sa villa à cause d'une panne de courant et le scénario du film qu'il souhaite tourner est en train d'arriver dans le réel. Il y a souvent une impression de vacuité qui traverse les pages mais le récit se rattrape toujours in extremis. La fin confirme un sentiment d'inachevé. Au final la bande est vraiment habitée par l'esprit de Gainsbourg et c'est ce que j'étais venu rechercher. Lecture conseillée, à condition d'être amateur de l'homme à la tête de chou.

10/05/2026 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Sursis
Le Sursis

« Le Sursis » occupe une place particulière dans ma vie de BDphile : il s’agit de la première BD « adulte » que j’ai lue… c’était en 1999 lors de la parution du deuxième tome, et 2 ans avant la création de BDtheque… J’avais choisi ce diptyque grâce à son dessin, et 27 ans après, je réalise que j’avais eu la main heureuse ! L’histoire est rondement menée, il se passe tellement de choses dans ce petit village français sous l’occupation allemande : les petits drames de la vie, les amourettes, les débats politiques sur la terrasse du café, mais aussi la résistance qui s’organise, et la menace constante des Allemands et des collabos… tout ce cirque nous est conté par Julien, du haut de son grenier et lors de ses excursions nocturnes. J’ai pris beaucoup de plaisir à relire cette histoire champêtre, à suivre ce bal romantique entre nos deux protagonistes… surtout que le dessin de Gibrat est absolument magnifique… j’adore notamment ses personnages. Un diptyque immanquable en ce qui me concerne.

10/05/2001 (MAJ le 10/05/2026) (modifier)
Par Vaudou
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Heilman
Heilman

La seule bande dessinée qui peut concurrencer Den de Corben. Le parallèle m'a sauté aux yeux à la lecture. Bien que Voss et Richard Corben aient des styles graphiques très distincts, j'ai retrouvé la même sève créative issue de l'âge d'or de la bd fantastique adulte, période Métal Hurlant. On retrouve des points communs évidents à commencer par le canevas de base : Heilman va vivre un voyage initiatique dans un monde qui ne répond plus aux lois terrestres. Il lutte pour sa survie au sein d'environnements hostiles afin de trouver sa véritable identité. On retrouve dans les deux cas l'influence de Lovecraft, cette idée de puissances anciennes qui règnent sur des mondes en perdition. Heilman rajoute le mythe de Faust par dessus. Il y a chez l'un comme chez l'autre une exploration de l'inconscient, des pulsions primaires et de la douleur. La même volonté de transgression, de briser les codes. Le dessin est bien sûr très différent. On pourrait dire que Den représente le feu et Heilman la glace. Un style froid et minéral, mais qui partage une obsession similaire pour l'anatomie, la même volonté de jeter le corps de son héros en pâture. Heilman est l'autre face d'un des plus beaux diamants de la bande dessinée. Et comme toutes les pierres précieuses, accrochez vous pour le récupérer car la côte appliquée est assez déraisonnable...

10/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Troubles fêtes
Troubles fêtes

Qui n'a jamais eu le fantasme de voir Pélisse plus audacieuse et dénudée ? Avec cet album, que j'ai acheté et lu il y a de nombreuses années, Loisel a exaucé mes prières. Cependant, je pense que je préfère aujourd'hui garder le souvenir du désir. Les histoires sont courtes, les dessins sont bons, mais après, que reste-t-il ? Je dois avouer que je n'ai pas encore eu la patience de lire tout le texte de Rose Le Guirec qui dans une considérable partie du livre, est accompagné par les illustrations.

10/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Balthazar Picsou - L'Encyclopédie
Balthazar Picsou - L'Encyclopédie

Pour ceux qui possèdent déjà tout de Barks et de Rosa, cette édition est un peu redondante. Mais c'est toujours très agréable de relire Picsou (Scrooge McDuck) sous toutes les formes ! Pour les plus âgés, Romano Scarpa et quelques autres peuvent constituer une nouveauté. Les dessins sont très dynamiques et je pense qu'ils peuvent encore captiver de nouveaux lecteurs. Gaston a raison, il existe depuis que je suis petit une énorme production brésilienne. Tout n'a pas la même qualité, mais j'aime beaucoup lire les canards avec cet accent et ces expressions si typiques !

10/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Mauvais Sang
Mauvais Sang

Nouvel album, nouvelle histoire et nouveau sujet : ici, il est question des troubles obsessionnels du comportement et de l'angoisse. On suit Tristan, un enfant vampire vivant seul avec ses tocs. Enfin, "seul", pas vraiment, il reste accompagné d'un orang-outant majordome ne sachant cuisiner qu'un seul plat (que Tristant déteste par ailleurs - le plat, pas le majordome) et tout une pelletée de fantômes et d'esprits en tout genre. Non, si Tristan se sent seul ce n'est pas physiquement, Tristan a tout simplement du mal à aller vers les autres à cause de ses tendances maniaques et angoissées, si bien que le pauvre vit entouré de ses idée noires. Et c'est par un beau matin (el famoso déclenchement de l'intrigue) que Tristan va faire la connaissance de la famille Lux, une famille haute en couleur et gentiment chaotique, et qu'il va enfin pouvoir commencer à aller de l'avant. C'est mignon tout plein, le dessin me rappelle celui d'artistes jeunesses que j'appréciais beaucoup lors de mon enfance, la narration elle-même est parfois pleine de fantaisie avec ses choix de mots, le côté réalisme magique qui parcoure les récits de cette collection est, encore une fois, bien présent zt toujours aussi charmant, bref, l'album est bon. Pas révolutionnaire, pas non plus d'une qualité telle qu'il saura convaincre un public de tous les horizons, mais en tout cas suffisamment qualitatifs pour charmer un jeune lectorat et quelques adultes rêveurs (ou nostalgiques de ce genre de récits).

09/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Jeannot
Jeannot

Autre album de la collection, autre récit plein de positivité et de fantaisie du quotidien. Ici il est question d'un vieille homme ayant autrefois vécu un drame duquel il ne s'est toujours pas remis et qui, on l'espère, pourra un jour retrouvé goût à la vie. Un vieux aigri qui cache une vieille (et douloureuse) blessure au cœur, qui s'enferme dans sa colère et ses regrets par peur d'affronter la perte qu'il a subit, une étrange capacité à communiquer avec les plantes permettant d'illustrer son rapport et son détachement émotionnel avec la nature qui l'entour, le tout soupoudré d'une petite romance entre vieilles personnes, la recette n'est pas révolutionnaire mais tout de même réussie. Il faut dire aussi (et surtout) que l'album est illustré par Carole Maurel, dessinatrice dont j'apprécie toujours énormément le travail et que je resterai toujours à minima positive sur le moindre des récots illustrés par se soins, ne serait-ce que pour l'expressivité de ses traits. L'album est loin d'être mauvais, peut-être un peut trop simple et convenu dans sa narration, mais il n'en reste pas moins un peu charmant, même pour la vieille aigrie que je suis. Pas celui que je conseillerai le plus dans cette collection mais une lecture agréable tour de même.

09/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Mitsuko
Mitsuko

Cet album est issu de la collection "Les Contes des Cœurs Perdus", sorte d'anthologie autour de petites histoires aux allures de contes, ou reigne une ambiance de réalisme magique et où l'on aborde avec positivité des sujets sentimentaux parfois assez forts mais néanmoins universels. Ici, il est question de l'éponyme Mitsuko, ou plutôt du regard que les habitants du village où elle habite lui réserve depuis plusieurs années. Mitsuko ne parle pas beaucoup, fuit le regard et la compagnie des autres et, crime apparemment inqualifiable, fouille dans les poubelles du voisinage. Son comportement a tôt fait de l'isoler des autres et la pauvre Mitsuko, vivant seule avec son père loin des autres, se sent seule et peine à communiquer. Ce qui est malheureux quand la perte de sa mère lui pèse sur le cœur. L'histoire est toute simple et son sujet de l'isolement et du jugement trop vite posé est joli, mais si l'album brille c'est avant tout pour son dessin magnifique, aux traits rond, épais et aux couleurs chaudes, mais aussi pour sa jolie allégorie du Kintsugi pour symboliser la situation de Mitsuko. Comme toujours dans cette collection il est ici question d'aborder avec positivité et fantaisie des sujets qui pourraient peser sur le cœur de son lectorat, de tout âge par ailleurs, et c'est avec joie que je recommande celui-ci. Sans doute très simple mais pas moins joliment raconté et illustré. (Note réelle 3,5)

09/05/2026 (modifier)