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Couverture de la série Les Âges perdus
Les Âges perdus

Un récit post-apocalypse de plus, un genre qui peut avoir du potentiel, mais ici ça ne m’a pas convaincu. Le postulat de départ ? Une apocalypse – sous forme de comètes destructrices – anéantit quasiment toute vie sur Terre. Nous sommes ensuite projetés quelques milliers d’années plus tard. Et rapidement quelque chose cloche. Car, comme souvent, l’intrigue est bancale, et le degré de « régression » des humains est mal maîtrisé, et ici peu crédible : ils sont retournés à une vie préhistorique, ont tout oublié des connaissances humaines, y compris l’agriculture (dont la « redécouverte » constitue un des sels de l’histoire). Peu crédible selon moi, surtout que par ailleurs ils semblent maîtriser la métallurgie (si j’en crois leurs armes en métal). Et vers la fin du premier tome, lorsqu’un protagoniste exhibe quelques feuillets de manuscrits enluminés du moyen-âge, c’est encore moins crédible (ils auraient survécu à l’air libre durant des milliers d’années, en ayant préalablement résisté aux incendies de « l’apocalypse » !???), surtout que notre personnage « préhistorique » semble comprendre ce qui est présenté sur ces feuillets (de façon écrite ou implicite !?). Trop d’invraisemblances et de facilités donc pour pouvoir entrer sereinement dans l’histoire. Je vais d’ailleurs chipoter, mais alors que l’apocalypse est censée s’être déroulée à la fin du Xème siècle, un des feuillets représentés page 34 du premier tome montre une miniature que je connais bien, datant du XIVème siècle… Par la suite on quitte ce qui reste de l’Angleterre pour rejoindre le « continent », et là aussi les ruines parfaitement conservées des maisons de « Lutecia » (bizarre, car au Xème siècle la ville ne s’appelait déjà plus comme ça – indépendamment du fait qu’il parait incroyable que son nom ait traversé les millénaires pour atteindre des populations sans écriture) – y compris des parties en bois (on retrouve par la suite d’autres ruines qu’on dirait abandonnées depuis quelques années seulement…) défient l’entendement. Et dans le troisième album, je n’ai pas compris le décalage qui pouvait exister entre la cité du Roi-Taon et d’autres espaces (comme Anglia, mais pas que), la « régression » historique ayant connu de gros écarts entre régions ! Un troisième album où la question de l’agriculture – et de l’élevage – revient au premier plan, après avoir été totalement oubliée… Avec l’apparition du peuple des Hommes-Cerfs dans le deuxième tome, cela bascule de plus en plus dans une sorte de fantasy/fantastique (et je pense que l’intrigue aurait dû s’y concentrer, oubliant l’ancrage historique foireux). Seuls les trois premiers tomes étaient disponibles dans ma médiathèque. Je ne connais donc pas la conclusion de cette histoire. Mais, si elle est dynamique et rythmée, elle souffre de trop de fragilités scénaristiques. Et du coup, j’ai moins de regret de rester sans conclusion.

24/04/2026 (modifier)
Par Hub
Note: 4/5
Couverture de la série Frontier
Frontier

Frontier est une lecture de science-fiction particulièrement réussie, qui propose bien plus qu’un simple récit d’aventure spatiale. Sous ses airs de SF dynamique et accessible, l’album développe un univers crédible et immersif où la conquête spatiale sert surtout de miroir à des problématiques très actuelles : exploitation des ressources, rapports de domination, inégalités sociales. L’un des grands points forts de l’album est sa capacité à nous plonger très rapidement dans cet univers. Guillaume Singelin installe son décor avec efficacité, sans surcharger le récit d’explications inutiles. On entre vite dans l’histoire, on comprend les enjeux, et on suit les personnages avec plaisir. Le rythme est fluide, naturel, et rend la lecture particulièrement agréable. L’ambiance générale est excellente : il y a une vraie sensation d’immersion, un univers vivant, cohérent, dans lequel on sent à la fois le souffle de l’aventure spatiale et le poids des réalités humaines qui s’y jouent. Cette dimension sociale donne de la profondeur au récit sans jamais alourdir la narration. Le dessin contribue énormément à cette réussite. Avec un style très dynamique, aux influences manga assumées, Guillaume Singelin donne beaucoup d’énergie à son univers. Les personnages sont expressifs, les scènes sont lisibles, et l’ensemble possède une vraie identité visuelle. Ce choix graphique apporte une légèreté bienvenue à un fond plus dense, et l’équilibre fonctionne très bien. Ce qui rend Frontier particulièrement plaisant, c’est cette capacité à mêler aventure, accessibilité et réflexion. Le récit reste prenant du début à la fin, tout en proposant un arrière-plan riche et intelligent. Sans révolutionner le genre, l’album parvient à offrir une science-fiction généreuse, immersive et pleine d’humanité. Une très belle réussite dans le registre de la SF moderne, portée par un univers fort et un dessin vibrant.

24/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La Chevaleresse
La Chevaleresse

Héloïse, jeune fille empêchée de devenir chevalier par une société médiévale patriarcale, se fiance à Armand, promis au maniement des armes alors qu'il ne rêve que de dessin, afin d'échanger discrètement leurs rôles et de vivre enfin selon leurs aspirations. Utiliser un cadre médiéval pour interroger les rôles de genre, les injonctions sociales et la liberté de choisir sa propre voie est une idée pertinente et difficilement contestable, qui a d'ailleurs déjà été explorée avec succès ces dernières années dans des albums comme Peau d'Homme par exemple. Cet album tente à son tour de s'emparer de ces thématiques à travers une histoire d'échange de rôles, avec une héroïne passionnée par le combat dans un monde qui ne laisse aucune place à ce type d'ambition féminine. Mais son principal problème vient de la manière dont tout cela est mis en scène. Très rapidement, j'ai eu l'impression de lire une histoire assez adolescente, qui empile des intentions très contemporaines sans vraiment se soucier de crédibilité historique, ni même parfois de sa propre logique interne. Dès le postulat de départ, j'avais du mal à croire que leur échange de rôles puisse fonctionner ne serait-ce que plus de quelques minutes, et pourtant le scénario le traite comme une évidence sans jamais vraiment questionner les limites très concrètes d'un tel plan. Plus globalement, l'écriture m'a semblé assez immature, avec une vision du monde souvent très binaire : les hommes sont fréquemment réduits à des figures brutales, guerrières ou obtuses (à l'exception de rares personnages plus artistes ou marginaux), tandis que les femmes incarnent plus volontiers la sensibilité, l'ouverture d'esprit ou les victimes d'un système patriarcal écrasant. L'intention est claire, mais l'ensemble manque de nuance et donne l'impression d'un scénario écrit pour valider des idées déjà établies plutôt que pour construire des personnages réellement complexes. La romance m'a également paru assez téléphonée, avec un côté roman adolescent très calibré dans sa manière d'aborder l'ouverture d'esprit, la liberté identitaire et les relations entre personnages. Là encore, les thèmes abordés sont légitimes, mais tout va trop vite et manque de naturel pour me convaincre émotionnellement. Côté dessin, c'est plus contrasté. J'ai trouvé certaines planches assez jolies, notamment grâce à une colorisation douce qui crée une belle ambiance, mais le trait m'a aussi semblé irrégulier, avec parfois des visages ou des anatomies un peu maladroits et des décors assez vides. Ce n'est donc pas une BD dénuée de qualités, notamment pour un lectorat adolescent qui pourra facilement adhérer à son message d'émancipation et de tolérance. Mais en ce qui me concerne, j'ai surtout eu le sentiment d'une lecture trop démonstrative, qui manque de subtilité, de maturité narrative et de vraisemblance pour pleinement fonctionner. Note : 2,5/5

24/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Fils de bourge - Le doux printemps 1936
Fils de bourge - Le doux printemps 1936

À la fin de l'année 1935, dans une petite ville industrielle française, François, 17 ans, grandit sous l'autorité d'un père violent, notable local aux sympathies fascisantes, tandis que la montée des tensions sociales et politiques précède l'arrivée du Front populaire. Les récits situés dans les années 30 se concentrent souvent sur la montée du fascisme ou annoncent directement la Seconde Guerre mondiale, mais abordent plus rarement les conflits sociaux qui ont précédé l'élection du Front populaire et le climat politique qui l'a rendu possible. Cet album montre bien à quel point la situation pouvait être explosive dans certaines villes industrielles, avec une opposition sociale extrêmement marquée entre bourgeoisie locale et classe ouvrière, tout en laissant déjà entrevoir les fractures idéologiques qui ressurgiront pendant l'Occupation, entre futurs collaborateurs séduits par les idées fascistes et figures plus proches du communisme ou du socialisme qui entreront plus tard dans la Résistance. Visuellement, Eric Stalner livre quelque chose de solide. Son dessin reste dans une ligne assez classique et académique, mais c'est propre, lisible et efficace. La colorisation soignée fonctionne bien, notamment dans le contraste entre les décors campagnards verdoyants et les scènes d'intérieur plus étouffantes autour du père du héros. Les personnages sont reconnaissables et la mise en scène sait créer une vraie proximité avec François. Le scénario repose sur une base assez convenue : le fils adolescent qui se rebelle contre un père autoritaire et violent, puis s'émancipe au contact d'un milieu populaire présenté comme plus sincère et solidaire. L'album souffre aussi parfois d'un certain manichéisme, avec des bourgeois particulièrement odieux et méprisants face à des "rouges" certes plus brusques et parfois violents, mais montrés comme loyaux et profondément humains. Du coup, la confrontation sociale paraît par moments un peu caricaturale, avec une haine et un mépris très appuyés de part et d'autre. Ceci dit, quand on observe aujourd'hui certaines formes de radicalisation et de polarisation, on se dit aussi que les tensions de l'époque pouvaient sans doute être tout aussi violentes, simplement sous d'autres formes. Mais malgré ces réserves, cela fonctionne vraiment bien. J'ai été pris par le parcours de François, par sa manière d'encaisser progressivement la violence de son père jusqu'à parvenir à lui résister, par son tiraillement entre son milieu d'origine et ses nouveaux amis, par cette camaraderie parfois très virile née des luttes communes, ainsi que par la discrète romance qui se développe en parallèle. Il y a une vraie envie de le voir triompher des injustices qu'il subit, à la fois sur le plan familial et social. Le rythme est efficace, le récit est accrocheur, et j'ai surtout apprécié qu'il s'agisse d'un one-shot qui va réellement au bout de son histoire. L'épilogue de plusieurs pages consacré aux années suivantes apporte une vraie satisfaction et donne encore plus de poids au destin de François et des autres personnages, tout en renforçant l'intérêt historique de l'ensemble. Au-delà de son classicisme, c'est surtout une BD qui parvient à rendre cette période charnière très concrète et incarnée, en montrant comment les fractures sociales et politiques de l'époque annonçaient déjà une partie des drames à venir.

24/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Mare au diable
La Mare au diable

Un album qui m'a déçu parce le résumé est pas du tout ce que l'on retrouve dans la BD ! Je m'attendais à un petit conte sympathique remplit de créatures fantastiques et au final...ben il y a du fantastique, mais qui sert à rien dans le récit et qu'on aurait pu éliminer sans problème. Il faut dire que c'est adapté librement d'un roman que je n'ai pas lu, mais de ce que j'ai lu sur internet il ne semble pas avoir grand chose de fantastique dans l'œuvre originale. C'est une bête histoire d'amour entre un jeune veuf et une jeune fille et cela ne m'aurait pas dérangé si au moins c'était bien fait, mais j'ai trouvé que c'était banal et froid. Je ne me suis pas du tout attaché aux personnages et à leur histoire. Il faut dire aussi que c'état les débuts de VoRo et cela se voit au dessin qui est très inégal et fait souvent amateur. Les débuts d'un auteur qui fera mieux par la suite. Un péché de jeunesse à l'intérêt très limité en ce qui me concerne.

23/04/2026 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Du sang sur la neige - La tragédie de Reesor Siding
Du sang sur la neige - La tragédie de Reesor Siding

Un album qui m'a surpris dans sa forme. Je m'attendais à une œuvre de fiction qui raconterait une tragédie syndicale oubliée (il faut dire que le nord de l'Ontario est une région surtout rurale, peu peuplé et loin du centre d'animation de cette province) et en fait c'est un documentaire. On suit tout le long le scénariste, qui est aussi historien, discuté de l'affaire avec une autre historienne dans des petites cases apposés sur des dessins plus grands et c'est la source d'une bonne partie du texte de l'album. Je ne suis pas particulièrement fan du procédé, en particulier parce que l'aspect art séquentiel de cette BD est souvent minimal hormis quelques moments percutant où ne sont pas présent les historiens comme lorsqu'on voit un individu prendre son fusil pour tirer sur les grévistes. C'est vraiment le genre de BD documentaire où j'ai l'impression qu'on aurait pu faire un livre sans problème. Il faut dire aussi que le travail de Quesnel ressemble plus à de l'illustration et si j'aime bien les décors, j'aime un peu moins les personnages qui sont souvent trop figés. On dirait juste que quelqu'un a dessiné par-dessus des photos. Sinon, cela reste quand même un album intéressant qui remets en lumière une affaire que toute le monde a oubliée. L'événement en lui-même est d'ailleurs banalement tragique pour n'importe qui qui connait un peu l'histoire des luttes ouvrières: compagnie toute puissante qui fait la loi, grévistes qui essaient d'améliorer leurs sorts, les autorités qui ne font rien et cela se termine dans le drame et la parodie de justice. Triste schéma qu'on a vu bien trop souvent !

23/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 4/5
Couverture de la série Bernard Prince
Bernard Prince

Après un début hésitant et peu convaincant en tant que policier (il y avait déjà un détective dans le journal de Tintin), tout a changé pour Bernard avec l'héritage du Cormoran. Avec Djinn et le si plein de couleurs Barney, l'équipage était au complet pour partir à l'aventure sur tous les continents du monde. Malgré les tronches laides dessinées par Hermann, la véritable protagoniste dans beaucoup des albums de la série est la nature, les menaces et les défis de phénomènes extrêmes. Cela a permis des dessins spectaculaires et des séquences mémorables. Ce fut ma première lecture du duo Hermann et Greg et elle reste pour moi la série d'aventure par excellence. Avec les dessins de Dany ou Aidans ( auteurs que j'aime pourtant beaucoup) ce n'était plus la même chose, et la dernière aventure (texte de Yves H.) était dispensable.

23/04/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 2/5
Couverture de la série Docteur Jekyll & Mister Hyde
Docteur Jekyll & Mister Hyde

Je ne connaissais pas encore Mattotti et j'espérais trouver une adaptation plus consensuelle du célèbre roman de R. L. Stevenson. Cependant, il s'agit d'une succession de tableaux expressionnistes, bons pour être exposés dans une galerie. C'est de l'art, oui, mais cela laisse beaucoup à désirer en tant que bande dessinée. Ce fut un choc pour lequel je n'étais pas préparé.

23/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Un Chant de Noël
Un Chant de Noël

Difficile de reprocher grand-chose à cette adaptation tant elle fait globalement très bien ce qu'elle entreprend. Le récit de Charles Dickens est retranscrit de manière claire, fluide et accessible, avec un bon rythme narratif qui va à l'essentiel sans donner l'impression de trahir les grandes étapes du conte. Pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas encore Un chant de Noël, c'est clairement une porte d'entrée très efficace. Visuellement, c'est également une réussite. Le dessin de Thomas Labourot est soigné, expressif et agréable à parcourir, avec une colorisation lumineuse qui alterne bien les ambiances plus sombres et les passages plus chaleureux liés à l'esprit de Noël. J'ai aussi apprécié quelques petits clins d'œil graphiques qui modernisent légèrement l'ensemble sans dénaturer le matériau d'origine comme cette apparition furtive de Rémi Sans Famille le temps d'une scène. L'ensemble est vivant, lisible, et transmet bien la dimension magique du récit. Mon principal bémol vient finalement de ce qui fait aussi la qualité de l'album : sa grande fidélité au texte original. Comme il existe déjà énormément d'adaptations de ce conte, il est difficile d'y trouver un véritable effet de surprise ou une relecture particulièrement marquante quand on connaît déjà bien l'histoire. Certains dialogues peuvent aussi paraître un peu naïfs ou convenus dans une lecture moderne, même si cela reste largement lié au matériau d'origine. Et j'avoue avoir trouvé que Scrooge amorçait son revirement moral un peu trop rapidement, puisqu'il commence déjà à se remettre en question dès la visite du premier esprit, ce qui rend sa transformation légèrement abrupte. Mais en dehors de cela, c'est une adaptation très propre, sincère et efficace. Elle remplit bien son rôle pour faire découvrir ce grand classique de Dickens à un jeune public ou à des lecteurs qui ne l'ont jamais lu. En revanche, ceux qui connaissent déjà le conte par cœur risquent surtout d'y retrouver une version appliquée plutôt qu'une réinterprétation vraiment originale. Note : 3,5/5

23/04/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Complot des grenouilles
Le Complot des grenouilles

Pendant leurs vacances dans un petit village de montagne, Léna et ses amis s'ennuient ferme jusqu'au jour où ils découvrent une mystérieuse pierre rose et d'improbables grenouilles parlantes organisées en société secrète, bien décidées à menacer le village. Le point de départ de cette BD jeunesse, à savoir ces grenouilles parlantes et leur drôle de secte secrète, est forcément absurde, mais l'album assume pleinement son côté farfelu et en fait le moteur d'une aventure amusante. Il y a une énergie communicative, des situations volontairement improbables, un humour qui attire le sourire, et une bonne capacité à retrouver cette logique de l'enfance où l'extraordinaire surgit naturellement au coin d'un champ ou d'une rivière. L'ensemble m'a parfois rappelé certaines séries d'animation du début des années 2010 dans son ton, son sens du mouvement et sa manière de mélanger aventure, humour et bizarrerie. L'album s'adresse un peu plus à de jeunes lecteurs qu'à des adultes et va parfois vite dans son déroulement, mais il conserve un bon sens du rythme et une envie constante d'emmener ses jeunes héros d'une idée farfelue à une autre. La partie graphique est plutôt réjouissante. Le dessin a une bonne personnalité, avec des designs expressifs, des compositions lisibles et une palette de couleurs vive qui crée des ambiances variées selon les scènes. On sent aussi des influences multiples (animation, manga, BD jeunesse plus classique) sans que l'autrice espagnole donne l'impression de simplement reproduire quelque chose de déjà vu. Il y a au contraire une vraie identité visuelle qui se dégage de l'ensemble. Je suis en revanche plus mesuré sur les quelques scènes muettes qui ne sont pas toujours évidentes à comprendre immédiatement : heureusement, les dialogues qui suivent permettent de mieux saisir ce qui y était représenté. C'est une aventure jeunesse imaginative et pleine d'énergie, qu'on lit avec le sourire et qui est portée par le graphisme très prometteur de Júlia Rubau Vigara, dont je pense qu'on reverra d'autres œuvres publiées en France à l'avenir.

23/04/2026 (modifier)