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Les dernier avis (87536 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Wild West
Wild West

Avec cette série, Thierry Gloris et Jacques Lamontagne se réapproprient le mythe de Calamity Jane. Ils nous racontent sa vie mais la romancent grandement. C'est en tout cas le cas pour le premier tome qui raconte un pan de son parcours avant qu'elle s'engage comme éclaireur dans l'armée, donc une partie de sa vie qui n'est pas racontée dans sa légende ni certifiée authentique. Les auteurs ont ainsi été plus ou moins libres de raconter ce qu'ils désiraient de cette période. Ils ont choisi de la présenter en femme de ménage dans un saloon-bordel, n'étant "riche que de sa vertu" car elle refuse de coucher. Agressée par un client violent, elle est sauvée par l'homme de main du patron du bordel dont elle tombe amoureuse. Mais les choses n'en restent pas moins compliquées pour elle et elle est finalement obligée de se prostituer elle aussi. C'est l'apparition en ville du célèbre chasseur de primes Wild Bill Hickok qui va entraîner la jeune femme dans l'aventure plus musclée. Wild West est une belle réalisation. Le décor western est crédible et bien vivant. Le dessin de Jacques Lamontagne est enthousiasmant et offre de jolies planches soignées qui plongent immédiatement le lecteur dans l'ambiance d'époque. Les couleurs participent de belle manière à l'ensemble. Et les personnages sont bien réalisés, même si le choix de présenter la jeune Calamity Jane comme une jolie jeune héroïne est un peu stéréotypé puisque son physique réel était bien plus rustique. Thierry Gloris a su combiner différents éléments authentiques de la biographie de Martha Cannary en un cocktail prenant qui se lit comme une aventure moderne avec ses surprises et ses rebondissements. On apprécie notamment de faire se rencontrer ces deux légendes de l'Ouest que sont Wild Bill et la future Calamity Jane. Autant la véritable Histoire nous raconte qu'ils se connaissaient effectivement, sans réellement plus de détails, autant les mettre pour de bon en action ensemble est tout de suite plus captivant. Cette bande dessinée a les germes d'une très bonne série. Mais elle demande encore à prendre son envol car le seul premier tome reste encore un peu étriqué en terme de récit d'aventure. Et son intrigue, même si elle inclut un retournement inattendu, s'éloigne peu des sentiers battus du Western adulte. Mais tout est prêt pour que la suite du récit prenne davantage d'envergure et achève de me convaincre.

26/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série La Planète aux cauchemars
La Planète aux cauchemars

Rue de Sèvres est actuellement mon éditeur préféré si on se tient aux statistiques de ce présent site sur la fiche lecteur. Pour autant, je dois dire que ce titre est un vrai raté. La science-fiction est un genre difficile à appréhender. Soit on aime, soit on déteste. Cela commence d'une manière assez agréable par l'enregistrement d'un voyage interstellaire dans un banal spacio-port. Il s'agit de faire escale à Innsmüt (et Innsbruck en Autriche) pour payer moins cher le billet de navette. Cependant, il s’agit d’un patelin perdu un peu étrange. Il faut dire que les habitants sont un peu difformes et cachent bien des secrets. Rien ne va dans cette bd qui est très lente au démarrage pour finalement nous sortir des péripéties peu intéressantes. Il faut dire que le duo d'auteur s'est déjà fait remarquer avec le tristement célèbre Les Rêves dans la Maison de la Sorcière, reprise ratée de H.P Lovecraft. Ils réitèrent avec ce titre qui est inspiré d'une nouvelle de cette auteur véritable génie de la littérature fantastique américaine. On retrouve les mêmes ambiances un peu malsaine et inquiétante mais cela ne casse pas des briques au niveau du résultat global.

26/01/2020 (modifier)
Par Mosath
Note: 4/5
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Les grands espaces, la fin d’une ère, les gueules dures, le huis-clos d’une petite communauté, le vice et la mort qui rôdent à chaque coin de page, tout est en place pour un parfait western, brutal et pur. J’avoue qu’après la belle couverture et l’introduction de 3 pages « pré-générique » à la Leone, j’étais ferré. Par la suite l’intrigue bien menée, est superbement servie par le dessin et le découpage, parfaits à mon goût et tellement adaptés au genre. On peut regretter que les événements de la dernière partie s’enchaînent si vite, nous privant de personnages plus profonds et développés. Cependant la fin où se noient le bien, le mal, la fin d’un monde, le progrès... nous laisse sur notre faim comme souvent celle d’un excellent western. Bref, il ne manque que la musique. Un immanquable pour les fans du genre.

26/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Sexxion X
Sexxion X

Bien sûr – et les images que j’ai mises dans la galerie le montrent, c’est à réserver à un lectorat adulte (on est chez Tabou quand même !). Et l’album est bien rempli de scène hard, et ne met pas forcément en avant des relations pleines de délicatesse. Mais ce n’est pas censé n’être qu’une suite de scène de cul, Mc Cock (voilà qui fleure bon le pseudo à 2 balles !) ayant voulu en faire une sorte de parodie des romans de gare, des films, bouquins, jouant sur les clichés autour des officiers allemands pendant la guerre, avec des uniformes, des instruments de torture (mais ici la torture est sexuelle), et des nazis forcément sadiques. Le dessin de Cénou ajoute à ce côté parodique – et enlève peut-être par le même coup un peu d’érotisme – avec un trait plutôt adapté à la BD franco-belge d’humour. On est donc dans la Grosseuh Rigoladeuh, l’humour n’étant pas plus fin que les scènes de cul. Il peut y avoir des suites, mais je ne le souhaite pas. En effet, c’est souvent poussif, l’humour lourdaud lasse très vite, et le dessin (correct, mais pas merveilleux, surtout pour apporter un côté émoustillant) ne m'a pas emballé plus que ça. Bof donc.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Il faudra me passer sur le corps
Il faudra me passer sur le corps

Mouais. Cet album se laisse lire et/ou regarder, c’est sûr, mais sans plus je trouve. La faute d’abord au dessin. Il est intéressant, avec un trait très gras, mais se prêterait davantage à des histoires jouant sur l’humour, et ne me convient pas forcément pour quelque chose d’érotique. Mais après tout pourquoi pas (Gisèle et Béatrice usait récemment d’un dessin assez proche, même si plus « léché », si je peux me permettre cette image ici). L’histoire ensuite, n’est pas non plus hyper folichonne. Elle manque un peu d’originalité. Une secrétaire aux besoins sexuels importants, sorte de « working girl » moderne, tente de les « calmer » avec un thé « spécial ». C'est un brin amusant, un peu émoustillant. Je reconnais que l’auteur s’est écarté des canons habituels du genre, avec une héroïne aux formes généreuses – c’est rare et à saluer (et une copine à la coupe afro surdimensionnée). Entre intrigue moyenne et scènes de cul au bureau, l’histoire peine à revisiter les fantasmes classiques autour des secrétaires.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Nick Carter et André Breton - une enquête surréaliste
Nick Carter et André Breton - une enquête surréaliste

Je suis passionné de poésie, et particulièrement par le mouvement surréaliste (que ce soit au niveau politique, poétique et pictural – ces trois aspects formant un tout indissociable). C’est donc avec grand intérêt (mais aussi avec quelques craintes) que j’attendais cet album, après en avoir entendu parler (d’autant plus que David B. est un auteur que j’apprécie plutôt). Ma première surprise est de retrouver cet album chez Soleil, alors qu’il aurait très bien pu être édité par L’Association, berceau habituel de l’auteur, et chez qui il vient de publier un album au format à l’italienne similaire, « Le Mort détective ». Mais bon, c’est dans la collection Noctambule de Soleil, et donc l’habillage est de qualité (c’est clairement l’une des meilleures, sinon la meilleure collection de cet éditeur pas toujours « haut de gamme »). David B. a choisi pour cette « histoire », de mêler le feuilleton tel qu’il se pratiquait au début du XXème siècle dans la littérature populaire (et qu’adoraient les surréalistes, Breton, Desnos et Prévert en tête) à la vie du mouvement surréaliste et principalement de celui qui de l’extérieur apparaissait comme son « leader », André Breton. La narration est fluide. Chaque page est occupée par un dessin (le plus souvent chargé, dans le style classique de l’auteur, un peu stylisé), avec en dessous un texte développant, sinon une intrigue, du moins une « histoire », une sorte d’enquête, mais aussi, plus qu’en filigrane, l’évolution du mouvement surréaliste. C’est là que le bât blesse d’après moi. En effet, sans vouloir passer pour un gardien du temple, je trouve que David B. n’a qu’une connaissance superficielle du mouvement, et qu’il a trop facilement repris quelques clichés (sur l’autoritarisme de Breton – ne parle-t-on pas de « pape » à son propos, contre toute évidence pour qui connait ses idées, et le mode de fonctionnement réel de sa pensée et du mouvement, ce que la lecture de ses correspondances, qui commencent à être publiées depuis 2016 permet de préciser). Ceci s’accompagne donc d’imprécisions, voire d’erreur (sur les motifs de la rupture entre Breton et Aragon – qui ne se sont sûrement pas rencontrés aux Etats-Unis ! – entre Breton et Dali, etc.). Breton a déjà été utilisé de très nombreuses fois dans des romans, et c'est généralement peu concluant - les polars de Pécherot étant sans doute une exception. Après, libre à chacun de créer sa propre histoire, et cet album n’a rien d’historique. Mais l’hommage qu’il voulait ou prétend rendre à Breton, détourne trop la réalité pour que je m’y retrouve vraiment - d'où ma relative déception. Reste le dessin de David B., que j’aime bien, et un hommage aux « feuilletons », aux serials, lui plutôt sympathique. D’où ma note « moyenne », du fait des partis pris que je conteste. Note réelle 2,5/5.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Photographe
Le Photographe

J’ai lu cette BD car elle faisait partie des immanquables du site ; sans cela je serai sans doute passée à côté sans y prêter attention. Et même en la feuilletant je n’aurais sans doute pas eu envie d’aller plus loin, car le graphisme ne m’a pas attirée plus que ça au premier abord, et je ne suis pas forcément fan du mélange entre photographies et dessins. J’ai finalement trouvé cet aspect plutôt réussi, même si certaines photographies manquaient parfois un peu de lisibilité. Je suis donc contente d’avoir suivi les avis du site, car il aurait été dommage de passer à côté de cette série. La plongée au sein d’une mission de Médecins Sans Frontières est très intéressante, elle permet de mesurer la difficulté d’entreprendre de telles expéditions, mais également leur nécessité. C’est toujours passionnant de voyager, que ce soit en vrai ou par le biais de documentaires, notamment pour découvrir d’autres cultures. Ici l’auteur nous entraine dans des pays que l’on connait au final très mal, et que je n’aurai sans doute jamais l’occasion de visiter réellement. J’ai particulièrement apprécié le deuxième tome dans lequel le photographe côtoie de plus près la culture afghane, et où on est témoin de la dureté de la guerre en suivant les médecins qui soignent les patients. Je ne peux que recommander vivement cette lecture.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

Quel plaisir d’avoir entre les mains un ouvrage d’aussi belle facture, et quel plaisir de constater que le contenu est largement à la hauteur de son écrin ! A mon sens, si la bande dessinée a été inventée c’est pour que ce genre d’ouvrage puisse voir le jour. On n’est pas ici en présence d’une énième adaptation des aventures du célèbre détective ; les auteurs semblent avoir réfléchi à ce que la bande dessinée pourrait apporter aux enquêtes de Sherlock, et tout au long de l’album ils utilisent au maximum le potentiel de la bande dessinée. Cela m’a rappelé par certains aspects l’excellente série Julius Corentin Acquefaques. La couverture à elle toute seule est déjà une franche réussite, et ne peut que donner envie de se plonger dans la bande dessinée. Une fois celle-ci ouverte, il est difficile de la lâcher, tant on prend plaisir à suivre les méandres du cerveau de Sherlock, à pénétrer au plus profond de son palais mental et à suivre le fil rouge de ses déductions. Chaque planche est un véritable régal pour les yeux, que ce soit par le découpage de toute beauté ou par la qualité du dessin, très stylisé et qui colle parfaitement à l’ambiance victorienne merveilleusement bien rendue. On sent qu’aucun détail n’a été laissé au hasard, à l’image du papier utilisé (l’ouvrage semble imprimé sur du papier vieilli, nulle place pour du papier glacé blanc, ce qui renforce l’ambiance recherchée). A noter qu’il s’agit d’une histoire inédite et non pas l’adaptation d’un récit d’Arthur Conan Doyle ; il faudra attendre la sortie du tome 2 pour se faire un avis plus précis de l’histoire, mais le tome 1 promet une suite intéressante. Assurément un de mes coups de cœur de 2019, je suis ravie qu’il soit sélectionné à Angoulême dans la catégorie polar.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle
Atar Gull ou le destin d'un esclave modèle

Cette bande dessinée me faisait de l’œil depuis sa sortie, et la lecture du superbe Tyler Cross m’a encore plus donné envie de découvrir cet opus réalisé par le même duo d’auteurs. Techniquement, l’album est une réussite : Fabien Nury mène à merveille la narration ; quant à Brüno, personnellement j’aime beaucoup son dessin qu’on reconnait entre mille, son choix des couleurs et sa mise en scène. Cela peut sembler étrange, mais j’ai trouvé que son graphisme peu réaliste renforçait la dureté de certaines scènes. L’histoire est très intéressante, et le thème de l’esclavage m’a beaucoup touchée ; j’ai apprécié que les personnages ne soient pas trop caricaturaux, en particulier le maître d’Atar Gull. Mon seul regret est d’être restée un peu sur ma faim : j’ai trouvé la deuxième partie trop courte par rapport à la première, j’aurais aimé que le récit se focalise un peu plus sur le personnage d’Atar Gull. Quelques pages supplémentaires pour mieux recentrer l’histoire sur son personnage principal n’aurait pas été un luxe. Quoiqu’il en soit, j’ai beaucoup aimé cette bande dessinée que je recommande chaudement.

25/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Victor Hugo, Aux frontières de l'exil
Victor Hugo, Aux frontières de l'exil

Ce qui m’a frappée d’entrée dans cet ouvrage, c’est la beauté du dessin. La couverture, très alléchante, s’ouvre sur des planches d’une qualité équivalente. Personnellement j’ai été plus que séduite par le dessin, j’ai savouré chaque case, chaque détail… les visages, les décors, tout est somptueux, je ne sais comment dire à quel point j’ai été subjuguée ! Et étrangement, ce dessin magnifique s’est révélé un handicap pour la lecture : je passais tellement de temps en admiration devant certaines cases que j’en perdais le fil de l’histoire, et que je devais retourner en arrière pour relire l’ensemble. Au-delà de ça, j’ai été très intéressée par l’ensemble de l’histoire, qui nous permet de suivre Victor Hugo alors qu’il cherche à découvrir dans quelles circonstances sa fille est morte. Les auteurs semblent être très bien renseignés sur la vie de l’écrivain, et beaucoup de détails sont a priori véridiques. Le seul bémol, en ce qui me concerne, est que je suis toujours un peu gênée lorsqu’on fait vivre à des personnages réels des événements imaginaires, on ne sait jamais trop où se situe la frontière entre la réalité et la fiction ; qui sait si Victor Hugo aurait validé l’histoire dans laquelle l’auteur l’a entrainé… d’un autre côté, cela incite à aller découvrir par nous-mêmes un peu plus de choses sur le personnage, ce qui est toujours intéressant. Donc je suis passée outre cet aspect. Autre petit point faible, c’est l’histoire parallèle qui finalement est peu exploitée, et la fin qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Quoiqu'il en soit, rien que pour le plaisir des yeux cette BD vaut le détour.

25/01/2020 (modifier)