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Les dernier avis (87511 avis)

Couverture de la série L'Âge de Bronze
L'Âge de Bronze

Toujours passionné d'Antiquité et de Mythologie grecque, je me lance dans ce récit, mais oulalah, qu'est-ce que c'est puissant ! c'est un récit d'une densité incroyable, et il ne faut pas l'aborder de façon légère, il faut presque s'immerger dedans, surtout pour bien comprendre tout ce qui s'y passe. Avoir au préalable une bonne connaissance de la guerre de Troie peut aider le lecteur qui se jette dans cette lecture, car le sujet est très bien décrit, avec de nombreuses infos basées sur des recherches historiques et archéologiques, les personnages sont également très nombreux, on les retrouve tous au fur et à mesure qu'on avance dans le récit. La grande innovation est d'avoir occulté le rôle des dieux de l'Olympe, c'est peu courant dans ce type de bande où les hommes et les dieux étaient étroitement associés ; dans la collection la Sagesse des mythes, sur le triptyque L'Iliade, les dieux ont une implication directe dans les événements, alors qu'ici, l'auteur ne vise qu'un récit historique et donne sa version de la guerre de Troie, certes appuyée par ce qu'on en sait, mais les faits étant tellement anciens, 13 siècles avant J.C. que c'est difficile d'être affirmatif. Cependant je pense sincèrement que cette guerre a eu lieu, peut-être pas pour la raison que l'on connait : à cause d'une femme, si belle soit-elle, cette Hélène dont la beauté reste légendaire, mais peut-être pour une histoire de jalousie des Achéens envers les Troyens, ils ne supportaient pas de voir cette riche cité les narguer ; si mes lectures d'Homère sont lointaines, il me semble me rappeler qu'il soulevait aussi cette raison. En tout cas, cette lecture me rafraichit la mémoire. Bon au final, c'est du beau travail, soigné, sérieux, bien mené sur cette Grèce homérique ou plutôt mycénienne, principal foyer de la première civilisation hellénique, et surtout c'est bien mis en valeur par le dessin superbe d'un auteur américain que je ne connaissais pas, un beau noir & blanc malgré certaines rigidités par endroits. Ce qui m'a le plus surpris, c'est que cet auteur a un graphisme à l'européenne si je puis dire, son dessin n'est pas du tout américain, ça ne rend pas du tout comme un comics, et sa mise en page est également semblable à ce qu'on voit dans la BD franco-belge, avec des cadrages classiques. Une oeuvre de qualité, mais il faut sacrément s'accrocher pour entrer dedans.

23/01/2020 (modifier)
Couverture de la série Les Fils d'El Topo
Les Fils d'El Topo

N'ayant rien trouvé de neuf à lire en bibli, je me rabat sur cette Bd, attiré par le dessin séduisant de Ladronn, et malheur à moi ! où avais-je la tête ? que suis-je allé faire ? Je m'aperçois qu'il y a le nom de Jodorowski sur la couv... bon je continue quand même pour voir, sans grand espoir, et encore une fois, j'ai perdu un temps précieux. On est encore dans un délire à la Jodo qui se met en scène puisque c'est sa tête qui est sur le personnage principal. C'est un mix d'errance métaphysique, de violence gratuite et de sexe gratuit, avec un fort aspect mystique et une dose de fantastique étrange. En fait, il s'agit d'une suite au film El Topo qu'il a réalisé en 1970, véritable ovni cinématographique que je n'ai pas vu, et que je n'ai nullement l'intention de voir d'ailleurs ; alors, peut-être que la compréhension de l'album est dépendante du film, je ne sais pas, toujours est-il que je n'ai pas capté grand chose, ou plutôt si, j'ai l'impression que c'est une sorte de compilation de tout ce que j'ai pu voir dans les autres Bd de Jodo, on y retrouve les mêmes thèmes et la même folie hallucinatoire, avec en plus des dialogues idiots, des scènes incompréhensibles, des situations aberrantes, trop de métaphysique, trop de surréalisme, trop de débordements incongrus, trop l'envie de se démarquer, bref pour moi c'est trop de tout ce que je n'aime pas, en plus le tout étant situé dans un décor de western, je crois que ça m'a achevé, ce n'est pas du tout ma conception du genre que j'adore par dessus tout. Donc dès ce premier album, j'avais déjà la nausée. C'est dommage pour le dessinateur Ladronn que je découvrais et qui s'est fait embringuer par Jodo dans sa folie, car son dessin est beau et d'une grande finesse de trait ; je l'avais déjà signalé, mais je sais pas comment ce gars dégote des dessinateurs qui plus est de talent qui veulent bien illustrer ses récits improbables : après Manara sur sa relecture fantasmatique de Borgia, après Theo et ses excès papouillards sur Le Pape Terrible, après Jérémy sur Les Chevaliers d'Héliopolis, maintenant c'est au tour de Ladronn qui met en scène cette aberration. Bref, c'est le genre de Bd qu'on aime ou qu'on déteste, pour moi, je crois que tout le monde a compris ce que j'en pense.

23/01/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Big Crunch
Big Crunch

Je n'ai pas trouvé cette lecture désagréable mais je ne suis pas surpris que la série ait été abandonnée car j'imagine qu'elle a eu du mal à trouver son public. Ça se passe dans un monde où des "émergences" ont lieu régulièrement, à savoir la transformation aléatoire d'une personne en un monstre qui va tout détruire autour de lui pendant un certain temps avant de retrouver sa forme humaine et n'avoir aucun souvenir de ce qu'il s'est passé. C'est l'histoire de trois frères et d'une amie à eux qui découvrent que le père des garçons est en réalité Cosmos, le super-héros masqué qui combat ces monstres et les maîtrise le temps qu'il faut pour empêcher qu'ils créent trop de dégâts. Mais voilà, Cosmos est dans le coma et les adolescents ne savent pas ce qu'ils doivent faire. Après avoir permis à leur père de se faire soigner, ils décident d'essayer de maîtriser eux-mêmes les émergences. Sur le fond, c'est une série plutôt sympa. C'est une histoire de super-héros à la française avec des ados livrés à eux-mêmes qui mélange du coup action fantastique et tracas du quotidien. Les personnages sont plutôt bons et on les suit avec plaisir. Le dessin est sympathique même si son côté noir et blanc le rend un peu triste et que des couleurs auraient sûrement davantage attirer les lecteurs. Mais j'imagine que ça ne collait pas avec le format proche du manga. Je crois en fait que le principal soucis vient justement de ce format. Au-delà du noir et blanc, je pense qu'il a été choisi pour permettre une intrigue dense, s'étalant sur beaucoup de pages avec beaucoup de dialogues et un certain réalisme. Mais en contrepartie, le rythme est lent et on en vient parfois à s'ennuyer en attendant qu'il se passe pour de bon quelque chose. D'autant que le caractère de certains des héros dont notamment le plus présent d'entre eux est assez morose et prompt à barber le lecteur. Avec beaucoup d'ellipses et un récit plus rythmé, j'ai le sentiment que le même contenu narratif aurait pu tenir sur deux albums 48cc et plaire davantage au grand public. Car là, la lecture devient un peu laborieuse à moins de complètement accrocher à l'histoire ce qui ne fut qu'à moitié mon cas. Malgré cela, les deux albums actuellement parus se lisent assez bien, mais on reste quand même sur une intrigue inachevée à la fin du deuxième et dernier tome puisqu'il n'y aura pas de suite. Donc à lire si les albums vous tombent sous la main, mais forcément, je ne peux pas en conseiller l'achat.

23/01/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Chemisier
Le Chemisier

Pour le moment, j'apprécie moyennement l'oeuvre de Bastien Vivès et ce n'est pas ce one-shot qui va me donner envie de lire le reste de son oeuvre. Le point positif est que Vivès dessine bien les gros seins. Le problème est que c'est la seule chose que je trouve jolie dans son dessin alors lorsqu'il fait des scènes érotiques avec une femme dont je trouve qu'elle a un visage quelconque, ça ne m'émoustille pas vraiment. Donc le côté un peu érotique est raté, mais cela ne m'aurait pas dérangé si le scénario était un peu intéressant et au vu de ma note je pense que vous avez tous deviné que le récit ne m'a pas intéressé. J'ai trouvé que c'était long et chiant à lire (heureusement que la narration est fluide). C'est le genre de récit où je ne comprends pas les intentions de l'auteur. Quoique je pense que le scénario était juste un prétexte pour mettre en scène un de ses fantasmes. Disons que j'ai déjà lu des mangas ecchi remplis de clichés qui étaient plus passionnants que ça. Il faut dire que l’héroïne me laisse totalement indifférent. Le genre d'album qui me semble surtout destiné à l'auteur lui-même et à un petit groupe de lecteurs.

23/01/2020 (modifier)
Par Ju
Note: 1/5
Couverture de la série Les Fondus de la cuisine
Les Fondus de la cuisine

Aïe… Il y a encore quelque temps, il est possible que j’aurais eu un jugement moins sévère envers cette bd. Mais voilà, le temps a passé, j’ai lu et découvert pas mal de bds (et une bonne partie grâce à ce site), et ce genre de bds là est devenu indigeste. Perso, je n’ai rien contre les séries comiques à thème : il y en a des tout à fait passables, comme “Les Profs” et “Les Rugbymen”, et mêmes certaines qui me font vraiment rire, comme “Joe Bar Team” par exemple. Après, je reconnais qu’il s’agit de séries que j’ai découvert quand j’étais plus jeune et donc moins exigeant. Mais même si mon jugement peut être (rien qu’un poil) biaisé par la nostalgie, “Les fondus de la cuisine” ne remplit pas du tout le cahier des charges. C’est la première fois que je suis ces fameux “fondus”, qui semblent être toujours les mêmes d’album en album si j’en crois les couvertures. Nous suivons donc une bande, de laquelle se détache un héros et sa femme ; ce sont les principaux protagonistes qui seront le plus souvent mis en avant. Je répète ce que j’ai dit dans d’autres avis, mais pour moi, dans une bd, il est très important de pouvoir s’attacher au(x) héro(ïne)(s), encore plus dans le genre de l’humour. Pour reprendre mes exemples précédents, les profs, les rugbymen et les motards du bar de Joe sont marrants, on a droit à quelques développements de leurs personnages pour mieux les connaître et voir leurs spécificités. Ainsi, les gags qui les mettent en scène sont différents et marchent bien parce qu’ils fonctionnent avec leur héros. Là, tout est un peu fait au hasard, il n’y a aucun personnage qui soit un tantinet développé et qui a un trait de personnalité marquant, à part le couple asiatique (et leur “développement” n’est pas très original, ils ne savent juste pas faire à bouffer, mais au moins je me souviens d’eux au moment de reparler de cette bd). Après, peut être que les personnages sont plus développés avec les autres albums des “fondus”. Mais vu qu’ils doivent tout le temps changer de hobby, je ne vois pas trop comment. Quant aux gags, ils ne sont pas drôles. J’ai esquissé un demi sourire une fois dans l’album, et encore. C’est facile, maintes et maintes fois revu, pas crédible, mal amené. Le dessin n’apporte pas grand chose à l’ensemble, c’est du classique pour ce genre de bd, mais qui ne se démarque pas du tout. C’est un peu plat quoi. Bref, je m’arrête là, et je ne suis pas prêt à recommencer de suite.

22/01/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Azimut
Azimut

Talent, talent, talent Ce n'est pas sans une petite pointe de tristesse qu'à l'occasion de cette fin de cycle et après cinq tomes que nous disons adieu à la magnifique Manie Ganza et toute sa troupe d'olibrius. Ici ou là nous nous sommes plaint de ces séries à rallonge qui en court de route perdait quelque chose, un petit supplément d'âme ou une baisse de régime dans le scénario ou un dessin qui s'affadissait. Ici il n'en est rien, c'est même presque l'inverse qui se produit. Est il possible pour des auteurs de hausser le niveau au fur et à mesure de l'avancement d'une histoire ? Généralement c'est parfois l'inverse qui se produit, les choses ronronnent, les personnages tournent en rond et l'on a fait le tour des possibles. Le dessin qui à l'origine provoquait l'admiration ou du moins l'attrait de la nouveauté ne semble plus aussi bon qu'il pouvait y paraître. Jean Baptiste Andreae est un très grand dessinateur, que l'on se souvienne de ses planches dans "Terre mécaniques", La Confrérie du crabe ou l'exceptionnel MangeCoeur. Que dire pour célébrer un talent et le donner à connaitre au plus grand nombre ? Ce dessinateur possède un trait d'une précision et d'une qualité sans nul autre pareil, ses planches sont une invitation au voyage, truffées de détails elles n'en restent pas moins d'une grande fluidité et s'y l'on semble s'y perdre, il suffit de prendre un peu de recul pour en apprécier toute la beauté et les qualités. Pour qu'un tel talent puisse s'épanouir en toute liberté il faut bien sur un scénario à la mesure. Et c'est encore W. Lupano qui s'y colle, je dis encore car cela n'aura échappé à personne, l'homme est du genre prolixe. Mais n'en déplaise aux esprits chagrins, dans des genres forts différents il nous livre des prestations bien plus qu'honorables. Qu'est ce qu'Azimut ? Une réflexion sur les repères qui volent en éclats car le Nord a disparu, le temps et l'immortalité sont donc au centre du propos. Sans doute dans cette série faut il voir des inspirations multiples, surement du Jules Verne mais aussi du Lewis Carroll, version "De l'autre côté du miroir", d'ailleurs Manie Ganza n'est elle pas une sorte d'Alice faite femme ? Puis pour moi qui suis Nantais tout le travail de messieurs François Delarozière et Pierre Oréfice sur les Machines de l'île et la compagnie Royal de Luxe. Même le Chaplin des Temps modernes est convié. Alors oui l'univers d'Azimut est foisonnant, trop diront certains, mais avouez quel bonheur que ces planches que l'on peut lire et relire avec à chaque fois la possibilité de découvrir un nouveau détail ou une expression d'un personnage Un univers hallucinant peuplé de personnages qui semblent issus de rêves ou de cauchemars, ah le baron dans sa citadelle flottante. Monde fantasmagorique donc influencé par l'univers steampunk avec des créatures hallucinantes mise en images de façon magistrale dont on aimerait qu'elles existent, jugez en plutôt. La Lurette Horocantèle ou la Dodécazygote. Chaque tome est un véritable régal pour les yeux, c'est un feu d'artifice perpétuel. Au scénario c'est une évidence de dire que Wilfrid Lupano s'en est donné à cœur joie, à chaque planche c'est un festival d'extravagances, d'onirisme, mais aussi un peu de sérieux avec le lapin blanc ( encore Alice ) qui provoque un dérèglement climatique et pousse sur les routes des cohortes de "réfugelés". Magnifique donc et je gage qu'à l'instar de Pelisse, Manie Ganza restera dans les mémoires des bédéphiles. Grandiose série à tous points de vue, dire si j'attends un deuxième cycle est peu de le dire, je fais entièrement confiance au talent des deux auteurs. Bien évidemment je passe ma note à "Culte" et coup de cœur.

22/02/2014 (MAJ le 22/01/2020) (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Guess What!
Guess What!

J'ai du mal avec cette nouvelle série. Un peu sur tous les points d'ailleurs. D'une part avec ce scénario un brin décousu, où la trame est éclatée sans véritable cohérence, où l'on comprend très vite que le personnage de Guess What! (sérieusement, il va falloir se montrer un peu plus imaginatif sur les noms de super-héros...) n'est en fait qu'un faire-valoir pour un groupe de vigilantes qui a l'air d'être aussi féroce qu'assoiffé de justice. Mmmmh, quelle originalité. J'ai failli lâcher le récit en plein milieu, et ne plus y revenir. Au dessin UBIK (originaire de Hong-Kong) propose quelque chose de nerveux, mais.... Là encore le manque de cohérence m'a gêné. Oui, cohérence dans le dessin. Autant certaines planches sont léchées, très posées, extrêmement lisibles, autant d'autres semblent bâclées, dans une mise en scène complètement aléatoire, juste -et c'est simplement mon impression- pour jouer au m'as-tu-vu. Sauf que ça foire. On évite de très peu la note minimale, pour les quelques planches plutôt bien foutues. Mais je ne lirai pas la suite d'un récit dont j'ai perdu le fil dès le premier segment.

22/01/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Tea Party
Tea Party

Sans aller jusqu'à dire que cette BD est un immanquable du genre, elle a tout de même de beaux atouts malgré quelques petits défauts pour une suite qui est tout à fait honorable. Le trait somptueux de Nancy Pena est toujours aussi beau à regarder, et les pages mélangent le rêve et la réalité d'une très belle façon. J'aime beaucoup la façon dont les expressions passent par le trait et la souplesse du dessin. Je suis vraiment charmé par ce trait qui sait allier douceur et angoisse à la fois. Le noir et blanc renforce ce petit côté, rendant cette Angleterre victorienne plus vraie que nature. Le scénario, en droite ligne du volume précédent, tourne autour d'une compétition de thé somme toute assez banale, mais l'auteure y insuffle un zeste d'enquête mâtinée de folie du personnage principal, ce qui rajoute une petite touche originale dans l'ensemble. Il y a son lot de surprises, et la lecture est plaisante. Cela dit, je le trouve un petit cran en-dessous du Chat du Kimono, avec son aspect conte moins prononcé et le réalisme qui suinte un tantinet plus par tous les pores de ce Londres sous le brouillard. Il manque cette petite touche qui m'avait enchanté, mais cela reste un bon opus, agréable à lire !

22/01/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Médée (Le Callet / Peña)
Médée (Le Callet / Peña)

Je n'avais pas été emballé à ce point par Le Chat du kimono à tel point que je crois bien n'avoir pas posté d'avis sur cet album, un rapide feuilletage m'avait un peu refroidi. Après la lecture de cette Médée je crois bien que je vais y retourner voir. En fait c'est vraiment bien, un peu comme tout le monde j'avais entendu causer de la dame, la raccrochant vaguement à Jason et ses argonautes. Ici nous sommes face à une sorte de biographie d'une, d'abord adolescente puis jeune femme, qui dans une époque où la masculinité est de mise fait des choix profondément modernes. Je ne ferai pas de la psychanalyse à deux balles mais l'on peut se poser des questions ou plutôt avoir des réponses quand on voit le père de la jeune fille, dans le genre castrateur y a pas mieux. Bon ceci n'explique sans doute pas cela mais cela pose un contexte que les auteures montrent bien par petites touches dans cette BD intelligente et non seulement divertissante mais grâce à laquelle on apprend pas mal de choses. Alors oui de la Grèce antique de cette manière là j'en redemande, je ne cite personne mais d'autres BD fleurissent par les temps qui courent sur le thème de l'antiquité grecque qui sont bien plus didactiques, et le terme est gentil. Donc oui si l'on aime cette période et les magnifiques personnages qu'elle nous offre, et le beau dessin, si, si je vais finir par vraiment l'apprécier, il faut lire Médée et faire tourner.

22/01/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Des milliards de miroirs
Des milliards de miroirs

Une des questions les plus existentielles de notre temps consiste à savoir si une autre forme de vie intelligente existe quelque part dans l’univers. Bref, sommes-nous seuls ou pas ? « Des milliards de miroirs » est une œuvre qui va répondre à cette problématique mais qui va pousser le débat plus loin. Si une forme de civilisation existe, faut-il nécessairement les contacter ? Un célèbre astrophysicien Stephen Hawking a clairement prévenu sur le fait que les colonisateurs ne seraient pas forcément amicaux. Il faudra alors se préparer à nous défendre contre leur volonté expansionniste. Une autre question est de savoir si la planète se meurt, pourquoi ne pas mettre tout en œuvre pour la sauver plutôt que de regarder dans les étoiles sur la recherche d’une planète viable situé à 40000 années lumières ? La vitesse actuelle ne nous permettra pas d’atteindre cette destination avant plusieurs siècles. Si nous sommes seuls, cela signifie que nous avons une planète unique dans l’univers et donc qu’il faut la préserver coûte que coûte. Cela signifie également que nous ne retrouverons pas d’autre écosystème lorsque le nôtre ne sera plus habitable. J’ai rarement vu une BD aussi intelligente par rapport aux thèmes déployés. On est clairement dans le cadre des exo-planètes qui nous laissent entrevoir la possibilité d’une vie dans des zones habitables. On verra également les effets de la pollution sur la planète où les conditions d’existence sont beaucoup plus difficiles et où les animaux disparaissent peu à peu. Et enfin, il y a les sectes qui prolifèrent dont certains mettent en exergue des entités extraterrestres qui nous apporteraient toutes les solutions à nos problèmes sur fond de fin de monde et autre apocalypse climatique (ces fameux oiseaux de mauvais augure). Aujourd'hui, nous avons découvert plus de 4135 exo planètes, certaines évoluant dans la zone d'habitabilité de leur étoile. Cela renforce l'idée selon laquelle la vie serait très répandue dans l'Univers, de sorte qu'il n'est pas idiot de penser qu'une forme de vie intelligente a pu se développer autour d'une autre étoile et donner naissance à une entité intelligente. Il existe donc dans l’univers des planètes similaires à la Terre. La voie empruntée par cette BD sans vouloir la dévoiler sera tout simplement assez surprenante. C’est une œuvre qui impressionne avec une grande sobriété malgré un graphisme assez simpliste. On retiendra qu’il ne faut jamais renoncer. On ne sait jamais. A noter que cette BD est dans la sélection officielle des meilleurs albums pour le Festival d'Angoulême 2020. C'est mon favori.

22/01/2020 (modifier)