Les derniers avis (39810 avis)

Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série Le cahier bleu
Le cahier bleu

Le cahier bleu est une très belle bande dessinée, ode au coup de foudre, hommage à l'Amour avec un grand A. Tout est raconté ici très simplement, à la manière de "l'été meurtrier", ou chacun des protagonistes exposent leur version des faits. Juillard a méticuleusement storyboardé son scénario afin de proposer une lecture efficace, coulante, et qui nous expose en fin de compte une histoire plutot classique, sans réelle originalité. Pourtant, c'est cette précision scénaristique et graphique qui m'a réellement séduit, transcendant l'histoire pour lui donner un côté véritable, authentique. Juillard maîtrise la ligne claire avec une évidence frappante, tout est coulant, même si le dynamisme de l'ensemble n'est pas extraordinaire - mais dans ce type de récit, on s'en moque particulièrement ! La couleur quant à elle n'est pas en reste, et l'auteur utilise des teintes pastels mais contrastées qui se complètent admirablement pour donner du volume au trait tout en finesse et en détail. Un très bon tome, à lire, évidemment !

06/06/2003 (modifier)
Par garath
Note: 4/5
Couverture de la série Les cercles d'Akamoth
Les cercles d'Akamoth

Je ne peux que confirmer les deux avis précédents: c'est un très bon premier tome. Le scénario est très bien ficelé, tiens en haleine et ne comporte pas d'erreur. De plus, la fin donne envie d'en savoir plus. Au niveau dessin, c'est pas trop top (encore quelques efforts à faire), mais ils sont loin d'être désagréables. Note: j'ai particulièrement apprécié la scène de l'aéroport vue à travers les caméras de surveillance avec chaque fois une minute d'interval: c'est amusant de voir les différents personnages de la scène évolué...

05/06/2003 (modifier)
Par garath
Note: 4/5
Couverture de la série Le Messager
Le Messager

Des dessins sympas. Un scénario intéressant (même si assez classique et ressemblant fort à un film - le tombeau, pour ne pas le citer) qui donne envie de savoir la suite. bref, une BD qui se laisse lire et qui est meilleures que beaucoup de nouveautés actuelles. PS: Ne vous laissez pas influencer par certaines critiques vues sur un autre site qui démolissent l'album à cause des erreurs historiques: cela ne gêne en rien la lecture et, personnellement, je trouve qu'il faut vraiment être callé dans le domaine pour les trouver, ces erreurs qui ne sont que des détails... PS2: n'oublier pas de lire Sam Lawry des mêmes auteurs, vous ne serez pas déçu...

05/06/2003 (modifier)
Couverture de la série Achille Talon
Achille Talon

N'en déplaise à certains, Achille Talon fait partie pour moi, de ce qui se fait de mieux dans la BD d'humour ! Personnages attachants et fidèles à leur personnalité. Pour les histoires complètes, de vrais scénarios très bien ficelés ; mais surtout, ce qui frappe chez Achille Talon, c'est la réelle qualité littéraire que mes divers profs de lettres n'auront cessé de vanter durant toute ma scolarité. Bref, du tout bon ! (même si je peux comprendre que certains lisent la BD pour se détendre et ne veulent pas faire l'effort de tout comprendre !)

05/06/2003 (modifier)
Par Marv'
Note: 4/5
Couverture de la série Wolverine Hulk - La Délivrance
Wolverine Hulk - La Délivrance

Cette mini-série atypique fait se rencontrer deux stars actuelles de l’écurie Marvel. Deux brutes également. Le petit poilu, c’est Logan, alias Wolverine, le mutant griffu des X-Men. Son squelette indestructible, son pouvoir auto-guérisseur et sa hargne le sortent de biens des mauvais pas, et lui permettent d’entretenir son mauvais caractère. Le colosse de Jade, c’est Hulk, l’alter ego incontrôlable du docteur Bruce Banner. Il a beau faire ce pauvre Bruce, il a beau essayer de se contrôler, à chaque montée d’adrénaline, à chaque énervement, c’est Hulk qui prend le dessus. Le monstre vert tout en muscle remplace le frêle scientifique, en même temps que l’esprit simple de Hulk remplace l’intelligence de Banner. Avec Hulk c’est simple : rien ne lui fait peur, tout l’énerve. Et plus Hulk s’énerve, plus il devient fort ! Pour contrebalancer la présence de ces deux pros de la baston, le troisième personnage de cette histoire n’est autre qu’une petite fille malicieuse, fragile et en détresse : Po. Po va entraîner les deux frères-ennemis dans une aventure qui mélange avec réussite humour, fantastique et poésie. Sam Kieth, aux textes et aux dessins parvient à l’adéquation parfaite entre le trait et les mots. Son dessin associe l’action, le punch, au délire et à l’humour. L’incursion de dessins d’enfant au beau milieu de son style très fouillé, très détaillé est surprenant mais finalement plutôt bienvenue et harmonieuse. Kieth a réussi là son pari de nous présenter des icônes de la Marvel d’une manière innovante, légère et drôle, dans des contre-emplois parfaits. Vous ne supportez pas les super-héros costumés, les bastons gentils contre méchants, tout ce qui contribue pense-t-on à la banalité des comics ? Alors essayez ce bouquin, découvrez Sam Kieth si ce n’est pas déjà fait, vous ne devriez pas être déçus !

05/06/2003 (modifier)
Par Marv'
Note: 5/5
Couverture de la série Midnight Nation
Midnight Nation

Midnight Nation est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années, tous genres de BD confondus. C’est une mini-série de 12 épisodes de 24 pages, issue du studio Top Cow et éditée par Image. En France, c’est Semic qui s’est chargé d’une première sortie en kiosques, et à présent en librairie dans sa collection Semic Book. Aux commandes du scénario, un monsieur sorti de l’audiovisuel, Joe Michael Straczynski, à l’origine entre autres de la série télévisée Babylon 5. Depuis peu, JMS (c’est plus simple non ?) s’est intéressé au medium comics, et il enchaîne succès après succès. Midnight Nation est l’une de ses toutes premières incursions dans la BD. Il a choisi pour l’accompagner aux dessins, l’excellent Gary Frank, qui a longtemps usé ses crayons sur des séries à succès comme Incredible Hulk ou Gen 13 par exemple. Son talent n’a cessé de s’affirmer, jusqu’à arriver à son paroxysme sur Midnight Nation (ainsi que sa précédente mini-série où il était dessinateur et scénariste : Kin). La grande force de cet artiste, ce sont avant tout ses personnages, très travaillés, très expressifs. Les émotions se lisent sur les visages de manière saisissante. Un vrai tour de force. Quant à l’histoire à proprement parler, c’est celle d’un homme ordinaire plongé dans une situation extraordinaire. David Grey, enquêteur au LAPD, bascule dans un autre monde, superposé au notre, hanté par des créatures inquiétantes, croquemitaines de l’ombre : le monde des marcheurs … Là où se retrouvent aussi les oubliés de la société, ceux qui à force de ne pas être vus finissent par devenir transparents. Et dans ce monde, une seule chose importe : ne pas perdre son âme, ou plutôt arriver à la reconquérir pour s’en sortir. David va disposer de moins d’un an pour faire le voyage à pied jusqu’à New-York, lieu de sa possible rédemption. Il voyagera avec un guide, en la personne de Laurel, une jeune femme condamnée à accompagner inlassablement les hommes dans leurs quêtes. Midnight Nation c’est donc ça, l’histoire d’un homme qui court après le salut de son âme, dans un monde dont il ne comprend pas les règles. Le dénouement de l’intrigue est à l’avenant du reste : original et sans concession. Ne craignez pas la déception d’une fin plate après une idée de départ excitante, JMS et G. Frank nous tiennent en haleine jusqu’au bout, et ont concocté une fin forte et très réussie. Vraiment, sur tous les points, Midnight Nation est un comics d’exception, à découvrir de toute urgence.

05/06/2003 (modifier)
Par loki
Note: 4/5
Couverture de la série Le Bataillon des lâches
Le Bataillon des lâches

L'histoire est carrément bien, un scénario qui amène une fin intelligente, le tout en one shot, on peut dire bravo au scénariste, certains devraient prendre exemple sur lui. Alors l'album parfait, ben non malheureusement, car si le dessin n'est pas affreux, il est aussi loin d'être parfait; il suffit de regarder les visages des personnages sur certaines images pour voir ce que je veux dire. C'est pareil pour les couleurs, un certain nombre d'imperfections qui ne nuisent pas à la lecture, mais on aurait pu espérer mieux. Quoi qu'il en soit, j'ai passé un très bon moment à le lire.

05/06/2003 (modifier)
Couverture de la série l'Etoile du Désert
l'Etoile du Désert

Contrairement aux avis un peu négatifs sur le scénario classique, je trouve précisément que c'est un des meilleurs scénarios que j'ai pu lire. Pas manichéen pour deux sous, alors que justement il en a l'air pendant les 3/4 du temps. La fin a été une révélation pour moi. Evidemment je ne vais pas la raconter ici, mais je trouve que ça vaut le coup de dépasser l'aspect un peu convenu que peut avoir la bédé dans son premier tome pour arriver à l'aspect moins lisse du second. Tout n'est pas tout noir ni tout blanc. Le dessin de Marini est évidemment magnifique, je suis un grand fan depuis très longtemps (et précisément déçu par ses plus récents travaux).

05/06/2003 (modifier)
Par loki
Note: 4/5
Couverture de la série Akira
Akira

Tout d'abord, j'aimerais expliquer pourquoi j'ai mis non pour l'achat de ce manga, malgré une note de 4/5. Cela n'est pas dû au contenu dont je parlerai plus tard, mais au prix qu'il faut investir pour avoir toute la collection, car là le porte-monnaie en prend un coup sévère, je tenais à le préciser pour que les lecteurs de cet avis comprennent. Concernant le scénario, malgré quelques longueurs, on reste captivé du début à la fin, avec un monde post-apocalyptique avec ses cultes et ses personnages hauts en couleur. Les héros sont plus ou moins intéressants, on a Tetsuo avec ses problèmes mentaux qui est incroyable, et de l'autre côté Kaneda, qui je trouve a une personnalité trop classique (c'est sensé être un rebelle ??) : le héros qui sauve le monde, enfin qui essaye. Ensuite, les dessins alternent entre le très bon et le moyen : les décors, la technologie, l'environnement, là rien à redire, tout est parfait; et de l'autre, les personnages qui sont dans la majorité -- en particulier les femmes -- moches au possible, comme leur façon de s'habiller. Ok, cela n'enlève rien à l'histoire, donc voilà 4/5, un manga qui aurait atteint facilement les 5/5 avec quelques efforts supplémentaires.

05/06/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 4/5
Couverture de la série La comète
La comète

De l’influence de la lutte des classes sur les chances de survie à un cataclysme intersidéral… Avec La Comète, Vincent Vanoli replonge dans ses dessins torturés, à la limite de la peinture expressionniste, dans un noir et blanc impeccable, à la beauté renforcée par la très bonne tenue de l’objet album. Il y aurait énormément à dire sur cet album, pamphlet politique par moments, prophétie fantastique à d’autres, satire sociale parfois… Mais aussi carrément comique, noir certes mais comique tout de même lors des joutes verbales que se livrent anarchistes et communistes... Avec son dessin si particulier qui ne laissera personne indifférent, Vanoli donne naissance à des personnages forts et tourmentés comme les traits qui les font apparaître sur le papier. Le docteur, le président et les membres du corpuscule anarchiste révolutionnaire qui tiennent les rôles principaux sont très réussis, et au fur et à mesure qu’on se rapproche du chapitre 9 intitulé « fin du monde » le rythme du récit s’accélère, les dessins se font plus tourmentés encore, bref la montée en puissance de la tension est vraiment réussie. Quant aux membres du corpuscule anarchiste, les voir virer en utopistes humanistes quelques heures avant l’arrivée supposée de la comète sur la Terre, c’est une scène particulièrement savoureuse de l’album. L’épilogue est également bien trouvé, il ne casse pas le ton et boucle sur une sorte de continuité dans cette grande farce qu’est la Vie et dont Vincent Vanoli sait saisir toutes les travers avec une acuité aiguisée. Une oeuvre maîtresse du genre !

04/06/2003 (modifier)