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Couverture de la série Frères du Japon
Frères du Japon

Si vous n'avez pas apprécié "Amer Béton", il est inutile de lire cet album. En effet, ces 9 histoires mettent en exergue la futilité de la vie, ou plus précisément de la vie telle qu'elle est vécue. Plus encore que dans "Amer Béton", où les personnages étaient bien typés dans leurs rôles (les gangsters, les clochards, les hommes d'affaire...), l'absurde règne : les personnages ne sont rien, ils s'interrogent, se souviennent, imaginent. Les éléments oniriques sont nombreux, tout le découpage, toute la narration est mise à contribution pour créer une sensation d'irréalité, pour détacher le lecteur du monde, pour le monopoliser complètement, pour lui faire se poser des questions, l'immerger dans cet absurde, ce questionnement. La première histoire est à cet égard exemplaire à elle seule, avec ce personnage qui ne cesse de répéter "où iras-tu quand tu mourras ?". Côté dessin, c'est du Matsumoto, et c'est spécial. Pas "propre, pas "soigné", des perspectives et des traits variables, mais j'aime beaucoup. Et "Duel" montrera à ceux qui en douteraient que l'auteur est capable de "bien" dessiner. Pour ma part, j'aime beaucoup cet album très atypique, mais il est clair qu'un nombre limité de lecteurs risque de l'apprécier. On en ressort en effet plutôt déprimé, interrogatif, plein de doutes. Mais dans ce domaine, il s'agit là d'un petit bijou.

22/10/2003 (modifier)
Par Soso
Note: 4/5
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Ahhhh les schtroumpfs ! C'est pas culte, mais presque ! Le nombre de fois ou j'ai pu relire les albums étant gosse, c'est hallucinant ! Et même maintenant, j'ai toujours autant de plaisir à les relire... C'est vrai l'univers est original, jusque dans le langage :) Le dessin est sympa, et les histoires franchement c'est excellent. Bémol cependant : les derniers sont plus que moyens, je préfèrais nettement avant :(

22/10/2003 (modifier)
Par Ro
Note: 5/5
Couverture de la série Quartier lointain
Quartier lointain

Un excellent manga. L'histoire est simple et bien menée. Elle joue surtout sur le phantasme courant chez les êtres humains de pouvoir revenir dans sa jeunesse avec ses connaissances d'adulte et d'y agir avec les avantages que cela permet tout en subissant au passage les innombrables questions que cela entraîne. Le dessin, sans être exceptionnel, est beau et efficace. Et surtout le scénario est bien conçu, sans niaiserie, sans faux pas, et avec une fin cohérente et de bon niveau : pas une fin en queue de poisson comme un tel thème aurait pu le faire craindre. Plus je repense à cette BD, plus je dois admettre que c'est de loin le meilleur manga que j'ai jamais lu. C'est donc pourquoi je le considère désormais comme culte.

22/10/2003 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Julius Corentin Acquefacques
Julius Corentin Acquefacques

Cette série contient quelques idées grandioses, notamment sur la surpopulation dans la ville et sur la façon dont les habitants doivent vivre dans des espaces étroits, ou bénéficier d'un grand appartement mais à condition d'y déménager tout toutes les 5 minutes pour laisser passer l'ascenceur. Puis les scénarios en eux mêmes et les idées qu'ils contiennent sont très bons, notamment l'Origine et le Processus. J'ai beaucoup moins accroché au Début de la Fin, néanmoins. Quant au graphisme, certaines planches sont très belles et le N&B y est bien mis en valeur. J'aime moins les visages et surtout celui de Julius Corentin lui-même mais ce n'est pas l'essentiel. En résumé, tous les albums ne sont pas du même niveau, mais les idées, leur originalité et leur présentation dans la mise en page (cases trouées, spirales de papier collé, etc...) font de cette série une curiosité presque indispensable pour amateur de BD et de reflexion portant sur le support de la BD en elle-même.

22/10/2003 (modifier)
Par Remyz
Note: 5/5
Couverture de la série Un Pas vers les Etoiles
Un Pas vers les Etoiles

A l'approche de Noël, Soleil nous offre à une sublime BD à lire au coin du feu... Alternant entre rires et larmes, mépris et compassion, colère et joie...; Jérôme Felix nous montre la vie à travers la naïeveté et les yeux d'une gamine de 6 ans. Dans son récit il exploite habilement les blessures du passé des différents personnages, les explications et diverses informations sont distillées tout au long de l'album maintenant la curiosité du lecteur éveillé. L'histoire est touchante et très bien conté... Le tout est agréablement mis en image par Joël Parnotte. Son dessin fait transparaitre la fragilité d'une vie et l'innocence d'un enfant. Il réussi à montrer simplement avec l'expression du visage d'un personnage, la cruauté ou la bienveillance de celui-ci. Les couleurs de Delphine Rieu, à qui l'ont doit également le joli titre de l'album, sont belles et ajoutent un supplément d'âme et de vie aux dessins tout en y ajoutant une touche de poésie. N'hésitez plus, faites vous aussi un Pas vers les Etoiles....

22/10/2003 (modifier)
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Trrrès très bon... Comment être surpris par un conte de fées. L'humour omniprésent, l'inversion des valeurs classiques... on dirait que c'est parodique, mais pas tout à fait puisque les bons s'en sortent sans égratignures et les méchants se font avoir ou deviennent bons. Plein de référnces itou... très agréable, en tout cas.

22/10/2003 (modifier)
Couverture de la série Terre mécanique
Terre mécanique

C'est au festival de la BD de Chambéry que j'ai découvert le 12 octobre dernier Terre Mécanique. Je l'ai lu dans la queue formée devant le stand d'Andreae. Eh bien même avec tout le bruit et l'agitation qu'il y avait dans la salle, la magie à tout de même opéré, je suis complètement parti dans le voyage proposée par les deux auteurs. Tout m'a enchanté, les couleurs et les dessins d'abord, fourmillant de détails marrants et de poésie, et l'histoire, pleine de rythme et de vivacité, que l'ont suit avec un grand plaisir. Voilà, pour ma part, j'attends avec impatience la suite.

21/10/2003 (modifier)
Couverture de la série Angus Powderhill
Angus Powderhill

Voici une très bonne surprise. Imaginez Freaks dans un univers Heroïc Fantasy. Les personnages ont tous une personnalité forte et fouillée, et des handicaps, physiques ou psychologique, pour le cas d'Angus, enfant grandi trop vite. Les dessins sont grandioses et les couleurs très belles. Le scénario est bien ficelé, et, au bout du deuxième tome, tient toujours autant le lecteur en haleine.

21/10/2003 (modifier)
Par okilebo
Note: 4/5
Couverture de la série Mariko Parade
Mariko Parade

Mariko Parade est une bd issue de la nouvelle vague actuelle venant du soleil levant c'est à dire le manga d'auteur. Ce style est caractérisé par de la sensibilité, de la pudeur et beaucoup d'intelligence. Cet album ne faillit pas à la règle et c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai lu cette bd. Frédéric Boilet qui est d'origine francaise mais vivant au Japon, nous propose une histoire délicate où les parfums de fleurs semblent vous chatouiller les narines. La trame du sujet est relativement simple: Un mangaka et son modèle partent sur une île pour effectuer des repérages. L'occasion pour eux de remettre leur couple en question. Les deux personnages principaux sont décrits avec beaucoup de sincérité et on partage ce moment d'intimité avec un interêt constant. Leurs souvenirs, leurs projets et leurs espoirs sont developpés avec émotion et avec une certaine retenue. Le résultat est plutôt convaincant. Au niveau du dessin, Kan Takahama est vraiment un modèle du finesse. Son traît est remarquable et il met bien en valeur touts les sentiments qui se dégage de l'écriture. On a parfois l'impression que l'auteur a dessiné sur de la soie tellement son traît est feutré. Une planche est particulièrement très belle, elle se situe à la page 31. Ce dessin résume bien tout le talent de cette jeune mangaka. Voilà donc un album a lire avec tendresse et de préférence près d'un bouquet d'hortensias car il parait que le nom de cette fleur signifie "amour qui dure".

21/10/2003 (modifier)
Couverture de la série Monsieur Noir
Monsieur Noir

Très, très étrange. Le tout début laisse présager une histoire façon "Dracula", mais le ton change bien vite pour devenir plus mystérieux, alternativement cocasse et inquiétant. L'absurde joue ici un rôle très important, et ce à divers degrés. Depuis l'absurde rigolo des comportements stupides de certains personnages (Lady Habanera, Sarabande...) jusqu'à l'absurde inquiétant et inexpliqué de ces jets de vapeur rouge, ce château qui croît, en passant par l'absurde inexpliqué mais drôle, l'absurde inquiétant mais expliqué, etc. Le cruel joue également un rôle important... Petite fille jetée en pâture dans ce décor glauque, bonhomme assommé à coups de pelle pour finir dans les cuisines, décapitation, épingle dans les yeux, cuisinier qui découpe une vache de façon assez immonde... Tous ces éléments, loin de faire rire, mettent mal à l'aise, et contribuent à l'ambiguité du château de BlackTales. Car si certains éléments absurdes peuvent faire penser à "La digue", certains éléments cruels rappelent aussi "Le phalanstère du bout du monde". C'est sur ce décor que la gentille Fanny, enfant pour le moins étrange, évolue, faisant le lien entre tous ces éléments. Car il s'agit bien d'un décor. De fait, les personnages sont tout juste esquissés. Ils n'ont que la consistance suffisante pour participer à l'histoire, mais on ne s'attarde pas à les approfondir, ils se limitent plutôt à un comportement, une apparence. Et comme pour tout décor, il y a l'envers, les coulisses, dont on se doute bien qu'elles cachent quelque chose... Si le tome 2 m'a paru plus faible que le premier, notamment parce qu'il fait intervenir un nouveau personnage et que sa justification me paraît un peu classique, voire artificielle, l'histoire en entier m'a plutôt séduit. Le mot exact serait fasciné. Cette histoire suscite à la fois attraction et répulsion, dégoûte tout en vous donnant envie de lire la suite, ça me rappelle un peu "Elend". Et le côté mystérieux de l'ensemble demande digestion et relecture. Quant au dessin, pour bon qu'il soit, si les couleurs sont dans les mêmes tons que "Sambre", elles sont aussi bien ternes et vieillotes.

20/10/2003 (modifier)