A la première lecture j'avais moyennement aimé. Le dessin est très spécial, bien sûr (au moins il est personnel), mais c'est surtout l'histoire qui surprend un peu. Tout se concentre sur le sentiment des personnages autour de la mortalité d'Aster, sa découverte et le regard des autres (immortels, donc) sur elle. Son "père" en devient d'ailleurs presque fou, et apparaît comme un personnage dérangeant, qu'on a du mal à comprendre. L'aspect science-fiction, avec en particulier ces vaisseaux qui décollent, n'est guère plus qu'une toile de fond, qui rappelle d'ailleurs assez fortement "Bienvenue à Gattaca".
Il y a par ailleurs dans cet album quelques ellipses qui n'aident pas vraiment : on passe en deux cases de l'enfance à l'adolescence sans vraiment s'en être aperçu, et c'est tout d'abord plutôt désagréable.
Mais voilà... "Je suis morte" a tout de même quelque chose de fascinant, dans son sujet mais aussi dans son traitement, qui fait qu'on a envie de le relire, qui fait réfléchir et qu'on l'apprécie plus.
Ouh lala ! Quelle joie !
Pardonnez-moi cette réaction spontanée mais c'est le coeur qui parle et c'est vrai que j'ai vraiment été conquis par cette série. Ceci dit, je dois constater que ce n'est pas la première fois que je suis séduit par une oeuvre de Frederik Peeters. Cela devient presqu'une habitude et j'en suis ravi.
Le scénario de Lupus est d'une très grande beauté. Comme à son habitude, l'auteur met en avant les relations humaines. Pour cet album, l'auteur a plongé ses personnages dans un décor assez original. Oui, ceux-ci évoluent dans l'espace sidéral. Pourtant, doit-on pour cela concidérer Lupus comme une série de S-F ? Personnellement, je dirais que non. Tout simplement parce que le choix de ce contexte n'est qu'en fait un prétexte. En lisant l'album, on retient surtout la minutie avec laquelle l'auteur a décrit ses personnages. A travers cela, on découvre leur passé qui est dévoilé à petites doses et avec beaucoup de subtilité. C'est donc tout logiquement qu'on apprendra à mieux les connaître. Un peu comme on découvre des nouveaux amis.
Les héros du récit sont très attachants. Leurs traits de caractères sont expressifs, on comprend bien leurs réactions face à des situations ambiguës et on devine leur peur du danger. En parlant de héros, je devrais plutôt dire des anti-héros car ceux-ci sont des gens ordinaires comme on en croise tout les jours, avec leurs faiblesses et leurs qualités. On partage leurs craintes et leur rires et c'est vrai que l'humour est très présent. Par exemple, dans le tome 2, j'ai adoré les inscriptions sur le t-shirt de Shanaa qui changent selon l'humeur du moment, ça m'a bien fait rire !
Par rapport au tome précédent, je trouve ce deuxième opus plus abouti. L'histoire a mûri et même si les aboutissants sont encore flous, on suit Lupus et Shanaa avec beaucoup d'interêt.
Le dessin de Peeters est très réussi. Peu de plans larges mais des cases assez petites où les situations sont bien mises en évidence. Grâce à cette technique, on a parfois l'impression d'être un acteur du récit, ce qui donne beaucoup de réalisme à la lecture.
Je voudrais remercier Frederik Peeters pour ce pur moment de bonheur. Cette série est vraiment un cadeau.
Un récit savoureux à lire ou à dévorer !
J'ai pris beaucoup de plaisir en lisant cet album. Tous les élements sont réunis pour créer une bonne série en perspective. On ne s'en plaindra pas.
Dans un univers steampunk, Fred Duval (Travis) nous a concocté une histoire mêlant action, espionnage et humour.
Dans un contexte historique, l'auteur nous raconte, ici, comment un espion républicain français essayera de déjouer les plans des sbires de l'Empire Napoléonien.
Le résultat est plutôt réussi. Dès les premières planches, on est entraîné dans un 19ème siècle où l'architecture est assez surréaliste mais qui ne manque pas de charme. Les deux héros forment est vrai duo de choc, un peu à l'image des personnages de la série-tv adaptée au cinéma : "Les Mystères de l'Ouest".
Oui, c'est vrai que Hauteville House fait un peu penser à ce long-métrage mais loin de moi l'idée de crier au plagiat. Non, on sent bien qu'ici la ressemblance est soit involontaire ou soit présentée comme un clin d'oeil. Une chose est sûr, cet aspect n'est vraiment pas dérangeant, je trouve ça plutôt sympathique surtout quand on est fan de cette série mythique.
Nous avons donc droit à un scénario très efficace et sans fioritures. On ne s'ennuie pas un seul instant. Les actions se succèdent avec beaucoup de punch et après avoir fermé l'album, on a la réelle impression d'avoir passé un bon moment.
Le dessin de Thierry Gioux (Le Vent des Dieux) est très agréable. Son trait fin donne beaucoup de légèreté à l'album. Les expressions des visages sont peu travaillées mais cela est compensé par des scènes d'action très vivantes.
Les couleurs de Carole Beau sont, à la fois, délicates et vives selon les situations. De plus, elles sont très agréables à regarder.
Je ne suis pas un visionnaire mais je pense que cette série peut vite devenir incontournable. Le ton bon enfant qui s'en dégage, attirera un grand nombre de lecteurs.
Le succès guette.
C'est, en tout cas......à suivre !
Vous l'aurez compris à mon pseudo, je suis un fan absolu d'Hugo Pratt, et de Corto Maltese en particulier.
Le dessin noir et blanc de Pratt est superbe et les histoires sont magnifiques ; Il existe en plus une multitude de personnages très attachants bien que complètement différents dans chacun des tomes : Pandora, Steiner, Bouche dorée et bien sûr Raspoutine.
De la poésie, de l'aventure, et un personnage central mystérieux et attirant !!
Si on aime la BD, on doit avoir les Corto dans sa bibliothèque !!
Encore un récit autobiographique me direz-vous ... Et bien oui, et réussi en plus ! Vincent Vanoli nous livre le secret de ses origines. Une saga familiale à l'italienne. Il nous raconte sa famille d'une façon "juste", tendre, des dialogues qui font sourire, qui nous émeut.
Une illustation simple, pleine d'une force rare, qui accompagne son récit à la perfection.
Bref, une belle découverte et surprise, pour ceux qui auraient aimé "Sentiers Battus" et pour ceux qui veulent connaître le travail et une partie de la vie de V. Vanoli.
Je viens de lire le T3. Il y a un changement de ton et d'ambiance dans ce nouvel opus. Il est un peu moins surprenant que les précédents tomes, mais néanmoins tout aussi captivant. On découvre notamment avec plus de profondeur la personnalité et l'histoire de la belle Dana "avant".
Le dessin et les couleurs sont magnifiques (notamment les scènes de nuit).
Bref, je suis impatient de découvrir les prochains tomes (le 1er cycle comportera 6 tome, je crois).
Après un "Quarterback" des plus décevant, je me suis rattrapé avec "Station debout", un très bon polar de la collection Sang froid.
Le fait que Chauvel développe son histoire sur un seul tome est pour beaucoup dans la réussite de cet album ! Cela donne plus de corps et d'intensité au récit, tout comme le N&B de Ehretsmann qui est bien à propos.
Le récit est construit sous forme de chapitres. Au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, plusieurs flashs-back ponctuent le récit et viennent lever un coin du voile du passé des protagonistes. Le flou qui plane sur les dernière pages est typique de Chauvel, sa signature en quelque sorte...
Vraiment sympa ce polar. Ici, pas d'effet film américain, avec des policiers bodybuildés et des poursuites à travers la ville. On est dans le réaliste, limite sordide par moment. Les personnages, notamment, sont vraiment réussis, avec chacun leur sensibilité, et un bon rendu des rapports amicaux qu'ils entretiennent. Un très bon premier tome.
Par ailleurs, j'adore le dessin, faussement naïf. J'ai pu voir Efix à l'oeuvre lors d'une dédicace, et je dois dire que pour l'instant, c'est le dessinateur qui m'a le plus impressionné.
A suivre.
Contrairement à l'avis précédent, je trouve le quatrième tome plus réussi que les précédents, surtout au niveau du dessin. Le scénario, bien qu'il verse plus dans le polar, me semble aussi peu abouti que dans les tomes 1, 2 et 3.
Par contre, je viens de lire le 5ème tome, et je dois dire que je suis très enthousiaste. Maleev, le dessinateur du 4ème, reste aux commandes de ce nouveau récit tandis que McFarlane succède à Bendis au scénario. C'est là que réside la véritable nouveauté et il serait malvenu de s'en plaindre quand on voit la qualité de l'intrigue. Moins bavard que Bendis, McFarlane apporte un tempo différent, plus reposant, ce qui ne l'empêche nullement de nous gratifier de dialogues très soignés. Le tout donne un thriller on ne peut plus solide qui donne par moment la chair de poule. Le dessin, quant à lui, est au top ! Bref, il s'agit pour moi du meilleur épisode de la série, plus classique mais aussi plus performant, dommage cependant qu'il réclame une suite. To be continued...
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire.
Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare.
Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Je suis morte
A la première lecture j'avais moyennement aimé. Le dessin est très spécial, bien sûr (au moins il est personnel), mais c'est surtout l'histoire qui surprend un peu. Tout se concentre sur le sentiment des personnages autour de la mortalité d'Aster, sa découverte et le regard des autres (immortels, donc) sur elle. Son "père" en devient d'ailleurs presque fou, et apparaît comme un personnage dérangeant, qu'on a du mal à comprendre. L'aspect science-fiction, avec en particulier ces vaisseaux qui décollent, n'est guère plus qu'une toile de fond, qui rappelle d'ailleurs assez fortement "Bienvenue à Gattaca". Il y a par ailleurs dans cet album quelques ellipses qui n'aident pas vraiment : on passe en deux cases de l'enfance à l'adolescence sans vraiment s'en être aperçu, et c'est tout d'abord plutôt désagréable. Mais voilà... "Je suis morte" a tout de même quelque chose de fascinant, dans son sujet mais aussi dans son traitement, qui fait qu'on a envie de le relire, qui fait réfléchir et qu'on l'apprécie plus.
Lupus
Ouh lala ! Quelle joie ! Pardonnez-moi cette réaction spontanée mais c'est le coeur qui parle et c'est vrai que j'ai vraiment été conquis par cette série. Ceci dit, je dois constater que ce n'est pas la première fois que je suis séduit par une oeuvre de Frederik Peeters. Cela devient presqu'une habitude et j'en suis ravi. Le scénario de Lupus est d'une très grande beauté. Comme à son habitude, l'auteur met en avant les relations humaines. Pour cet album, l'auteur a plongé ses personnages dans un décor assez original. Oui, ceux-ci évoluent dans l'espace sidéral. Pourtant, doit-on pour cela concidérer Lupus comme une série de S-F ? Personnellement, je dirais que non. Tout simplement parce que le choix de ce contexte n'est qu'en fait un prétexte. En lisant l'album, on retient surtout la minutie avec laquelle l'auteur a décrit ses personnages. A travers cela, on découvre leur passé qui est dévoilé à petites doses et avec beaucoup de subtilité. C'est donc tout logiquement qu'on apprendra à mieux les connaître. Un peu comme on découvre des nouveaux amis. Les héros du récit sont très attachants. Leurs traits de caractères sont expressifs, on comprend bien leurs réactions face à des situations ambiguës et on devine leur peur du danger. En parlant de héros, je devrais plutôt dire des anti-héros car ceux-ci sont des gens ordinaires comme on en croise tout les jours, avec leurs faiblesses et leurs qualités. On partage leurs craintes et leur rires et c'est vrai que l'humour est très présent. Par exemple, dans le tome 2, j'ai adoré les inscriptions sur le t-shirt de Shanaa qui changent selon l'humeur du moment, ça m'a bien fait rire ! Par rapport au tome précédent, je trouve ce deuxième opus plus abouti. L'histoire a mûri et même si les aboutissants sont encore flous, on suit Lupus et Shanaa avec beaucoup d'interêt. Le dessin de Peeters est très réussi. Peu de plans larges mais des cases assez petites où les situations sont bien mises en évidence. Grâce à cette technique, on a parfois l'impression d'être un acteur du récit, ce qui donne beaucoup de réalisme à la lecture. Je voudrais remercier Frederik Peeters pour ce pur moment de bonheur. Cette série est vraiment un cadeau. Un récit savoureux à lire ou à dévorer !
Hauteville House
J'ai pris beaucoup de plaisir en lisant cet album. Tous les élements sont réunis pour créer une bonne série en perspective. On ne s'en plaindra pas. Dans un univers steampunk, Fred Duval (Travis) nous a concocté une histoire mêlant action, espionnage et humour. Dans un contexte historique, l'auteur nous raconte, ici, comment un espion républicain français essayera de déjouer les plans des sbires de l'Empire Napoléonien. Le résultat est plutôt réussi. Dès les premières planches, on est entraîné dans un 19ème siècle où l'architecture est assez surréaliste mais qui ne manque pas de charme. Les deux héros forment est vrai duo de choc, un peu à l'image des personnages de la série-tv adaptée au cinéma : "Les Mystères de l'Ouest". Oui, c'est vrai que Hauteville House fait un peu penser à ce long-métrage mais loin de moi l'idée de crier au plagiat. Non, on sent bien qu'ici la ressemblance est soit involontaire ou soit présentée comme un clin d'oeil. Une chose est sûr, cet aspect n'est vraiment pas dérangeant, je trouve ça plutôt sympathique surtout quand on est fan de cette série mythique. Nous avons donc droit à un scénario très efficace et sans fioritures. On ne s'ennuie pas un seul instant. Les actions se succèdent avec beaucoup de punch et après avoir fermé l'album, on a la réelle impression d'avoir passé un bon moment. Le dessin de Thierry Gioux (Le Vent des Dieux) est très agréable. Son trait fin donne beaucoup de légèreté à l'album. Les expressions des visages sont peu travaillées mais cela est compensé par des scènes d'action très vivantes. Les couleurs de Carole Beau sont, à la fois, délicates et vives selon les situations. De plus, elles sont très agréables à regarder. Je ne suis pas un visionnaire mais je pense que cette série peut vite devenir incontournable. Le ton bon enfant qui s'en dégage, attirera un grand nombre de lecteurs. Le succès guette. C'est, en tout cas......à suivre !
Corto Maltese
Vous l'aurez compris à mon pseudo, je suis un fan absolu d'Hugo Pratt, et de Corto Maltese en particulier. Le dessin noir et blanc de Pratt est superbe et les histoires sont magnifiques ; Il existe en plus une multitude de personnages très attachants bien que complètement différents dans chacun des tomes : Pandora, Steiner, Bouche dorée et bien sûr Raspoutine. De la poésie, de l'aventure, et un personnage central mystérieux et attirant !! Si on aime la BD, on doit avoir les Corto dans sa bibliothèque !!
Pour une poignée de polenta
Encore un récit autobiographique me direz-vous ... Et bien oui, et réussi en plus ! Vincent Vanoli nous livre le secret de ses origines. Une saga familiale à l'italienne. Il nous raconte sa famille d'une façon "juste", tendre, des dialogues qui font sourire, qui nous émeut. Une illustation simple, pleine d'une force rare, qui accompagne son récit à la perfection. Bref, une belle découverte et surprise, pour ceux qui auraient aimé "Sentiers Battus" et pour ceux qui veulent connaître le travail et une partie de la vie de V. Vanoli.
Coma
Je viens de lire le T3. Il y a un changement de ton et d'ambiance dans ce nouvel opus. Il est un peu moins surprenant que les précédents tomes, mais néanmoins tout aussi captivant. On découvre notamment avec plus de profondeur la personnalité et l'histoire de la belle Dana "avant". Le dessin et les couleurs sont magnifiques (notamment les scènes de nuit). Bref, je suis impatient de découvrir les prochains tomes (le 1er cycle comportera 6 tome, je crois).
Station Debout
Après un "Quarterback" des plus décevant, je me suis rattrapé avec "Station debout", un très bon polar de la collection Sang froid. Le fait que Chauvel développe son histoire sur un seul tome est pour beaucoup dans la réussite de cet album ! Cela donne plus de corps et d'intensité au récit, tout comme le N&B de Ehretsmann qui est bien à propos. Le récit est construit sous forme de chapitres. Au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, plusieurs flashs-back ponctuent le récit et viennent lever un coin du voile du passé des protagonistes. Le flou qui plane sur les dernière pages est typique de Chauvel, sa signature en quelque sorte...
Lieutenant Kate
Vraiment sympa ce polar. Ici, pas d'effet film américain, avec des policiers bodybuildés et des poursuites à travers la ville. On est dans le réaliste, limite sordide par moment. Les personnages, notamment, sont vraiment réussis, avec chacun leur sensibilité, et un bon rendu des rapports amicaux qu'ils entretiennent. Un très bon premier tome. Par ailleurs, j'adore le dessin, faussement naïf. J'ai pu voir Efix à l'oeuvre lors d'une dédicace, et je dois dire que pour l'instant, c'est le dessinateur qui m'a le plus impressionné. A suivre.
Sam & Twitch
Contrairement à l'avis précédent, je trouve le quatrième tome plus réussi que les précédents, surtout au niveau du dessin. Le scénario, bien qu'il verse plus dans le polar, me semble aussi peu abouti que dans les tomes 1, 2 et 3. Par contre, je viens de lire le 5ème tome, et je dois dire que je suis très enthousiaste. Maleev, le dessinateur du 4ème, reste aux commandes de ce nouveau récit tandis que McFarlane succède à Bendis au scénario. C'est là que réside la véritable nouveauté et il serait malvenu de s'en plaindre quand on voit la qualité de l'intrigue. Moins bavard que Bendis, McFarlane apporte un tempo différent, plus reposant, ce qui ne l'empêche nullement de nous gratifier de dialogues très soignés. Le tout donne un thriller on ne peut plus solide qui donne par moment la chair de poule. Le dessin, quant à lui, est au top ! Bref, il s'agit pour moi du meilleur épisode de la série, plus classique mais aussi plus performant, dommage cependant qu'il réclame une suite. To be continued...
Short program
A première vue, je n'étais pas très chaud pour "Short Program"... Le dessin est en effet plutôt peu attirant : des cases assez vides, beaucoup de gros plans, des personnages assez difficiles à différencier... rien qui me donne vraiment envie de le lire. Mais pourtant, passé la première histoire, on s'aperçoit que ces petites nouvelles sont très agréables. Brodées autour du sentiment amoureux façon fleur bleue / adolescent, elles en proposent de nombreuses variations, quasiment toujours originales, parfois surprenantes, et nous font ressentir à la lecture diverses émotions, tout en nuances et en finesse... et on se retrouve à sourire, bêtement, tendrement, ou carrément hilare. Petit bémol tout de même : le découpage et la grande ressemblance de certaines personnages font qu'on a parfois un peu de mal à suivre l'action. Mais passé ces petites difficultés, restent des histoires vraiment agréables.