Qu'est-ce que le lupus ?
C'est une maladie du système immunitaire et une maladie chronique.
D'habitude, le système immunitaire aide à combattre les infections, les virus ; mais lorsqu'on est atteint du lupus, il n'aide pas à combattre. On dit "maladie chronique" car cette maladie ne peut pas se guérir mais peut être sur contrôle si l'on fait ce que les médecins nous disent de faire. Un membre de ma famille est atteint de cette maladie. C'est une saloperie qui vous prend sans aucune raison -apparemment-, et qui risque de vous gâcher la vie, jusqu'à ce qu'elle s'achève. Vous ne pouvez pas en mourir, mais vous traversez des périodes de fatigue extrême, qui peuvent durer plus ou moins longtemps.
Avant d'ouvrir la BD qui porte ce nom, j'avais des doutes sur son sujet réel. Après avoir lu les 3 premiers tomes, je n'ai plus de doute. La BD de Frédérik Peeters porte bien ce nom, à plusieurs niveaux. Tout d'abord concernant l'histoire. Un jour un événement met la vie de Lupus sens dessus dessous. Elle en sera immédiablement entachée, et il traversera de grandes périodes de doute, des coups de bambou. Il vivra des moments heureux quand même, qu'il ne pourra s'empêcher d'interpréter comme des répits, et donc il ne pourra pas en profiter pleinement. Le lupus se manifeste quelquefois par des taches spontanées sur la peau. Le changement de Lupus va peut-être déteindre sur Sanaa... Ceux qui auront lu le tome 3 comprendront ce que je veux dire. Et enfin, Lupus agit également comme la maladie du même nom sur ceux qui la lisent : elle sort de nulle part, accapare toute l'énergie (essentiellement psychique) de celui qui la lit, et il ne pourra probablement s'en défaire. De plus, elle viendra ponctuellement nous occuper l'esprit.
Voilà une première analyse.
Si l'on passe à un second niveau, on constate que Peeters a réussi le mariage parfait entre la SF et le roman graphique. Son univers, sa technologie se tiennent, car ils ne sont pas très éloignés de notre civilisation du début du XXième siècle. Graphiquement, et bien que je ne sois pas très client de ce type de graphisme en temps normal, tout est incroyablement efficace. Peeters n'est ni Moebius, ni Gimenez, mais il réussit, avec une économie de moyens assez hallucinante, à nous faire totalement croire à ce qu'on voit. Seule la station du tome 3 me semble un peu ridicule. Cerise sur le gâteau, les 3 premières couvertures, construites suivant le même modèle, sont toutes les trois superbes (j'aime bien celle du tome 3, avec ses dessins presque subliminaux dans le vide de l'espace)...
Sur le plan de l'histoire, cette cavale est réellement palpitante, on rencontre des personnages et des créatures réellement fascinants. Résultat, on a hâte d'arriver au tome 4, qui marquera (déjà, moi qui viens juste de lire les autres) la conclusion d'un très beau voyage...
"Sillage", est une très bonne série de science-fiction. Chaque tome de cette série peut être considéré comme indépendant avec chaque fois une aventure différente même si il est TRÈS PRÉFÉRABLE de lire la série dans l’ordre car il y a tout de même une trame de fond qui avance plus ou moins selon les albums.
Les scénars de Morvan sont bien fichus. L’histoire : Nävis voyage à bord du convoi nommé Sillage où elle a été recueillie. Elle est la seule et l’unique représentante de la race humaine ce qui lui donne un avantage certain sur les autres aliens du convoi : personne ne peut lire dans son esprit et elle est aussi très athlétique. Grâce à cela, elle effectue quelques missions périlleuses pour le compte de Sillage et gagne ainsi sa place à bord du convoi. Au fil des albums, Nävis enquête sur ses origines et espère rencontrer d’autres humains.
Par le biais des différentes planètes que découvrent l’héroïne, l’auteur en profite pour nous faire gentiment réfléchir sur différents sujets tel que la colonisation, le terrorisme, la pauvreté, l’esclavagisme, la guerre, la drogue... Un autre point fort de cette collection, c’est que tout n’est pas blanc ou noir, les personnages sont beaucoup plus torturés que ça, il n’y a pas de manichéisme à outrance.
Les dessins et les couleurs de Buchet sont superbes. Nävis et ses coupes de cheveux différentes dans chaque tome sont magnifiques. Au début elle à la morphologie d’une jeune ados et au fur et à mesure elle grandit et devient une jeune femme. Cette évolution est très bien rendue sur le papier.
Voici les albums rangés par ordre de préférence :
1/. Tome 2 – "Collection Privée"
2/. Tome 3 – "Engrenages"
3/. Tome 7 – "Q.H.I."
4/. Tome 5
5/. Tome 1 – "À feu et à cendres"
6/. Tome 8 - "Nature Humaine"
7/. Tome 6 – "Artifices"
8/. Tome 4 – "Le signe des démons"
Sur ce : POOOOUUUUKKKRAAMMMM!!!!!!!!!! et vivement le tome 9 !
Cette BD repose exclusivement sur la force de son graphisme. Les planches de Segrelles sont des peintures extraordinaires de beauté où les couleurs et jeux de lumière parviennent à créer des paysages et des ambiances assez extraordinaires.
Le revers de la médaille, c'est un manque de fluidité dans les cases. Forcément quand on se déchire comme ça sur chaque dessin, on doit plutôt aller à l'essentiel au risque de sauter quelques séquences qui donneraient un peu plus de rythme. Tout cela est très beau mais également très figé et assez peu vivant.
Les histoires sont de la fantasy assez proche de la production de l'âge d'or (cf. Howard, par exemple) donc souvent simples et agrémentées de jolies filles en petite tenue. On notera quand même que l'univers dans lequel évolue le Mercenaire est assez original et bien structuré.
Personnellement, j'ai été très impressionné par la virtuosité du dessinateur (ou faut-il dire peintre?) ce qui me fait pardonner les lacunes de l'intrigue mais je conçois très bien que cela soit bloquant pour d'autres.
Quelle bonne histoire ! Franchement, si je n'ai pas découvert Lupus plus tôt, c'est parce qu'à première vue, le graphisme ne me plaisait pas trop (et aussi parce que ces albums sont très chers). Je réalise à quel point je me trompais, et remercie encore les posteurs de BDthèque de m'avoir finalement convaincu de lire cette série. C'est tout bonnement excellent ! Non seulement, le dessin est, passé la première impression, franchement sympathique (et tout à fait en adéquation avec l'histoire), mais en plus le scénario est tout bon. De la SF sensible, romantique, déjantée, mais aussi touchante et très humaine. Les trois tomes sont très très bons. Le quatrième est à la hauteur du reste : il parvient à clore l'histoire tout en subtilité et en finesse.
Je pense que Lone Sloane est incontournable lorsque l'on s'intéresse à la BD et à son évolution en tant que médium artistique.
L'oeuvre de Druillet est unique, sa vision relayée par un style extraordinairement détaillé et complètement délirant mérite d'être approchée au moins une fois. L'univers de Lone Sloane fleure bon les 70s où la SF est outrancièrement baroque et teintée de fantasy, voire de mystique. Chaque planche est une composition incroyable, fourmillant de détails torturés, où une aventure/tentative vers un nouveau format de dessin.
L'ensemble ne laisse pas indemne mais nous sommes là à la limite de la BD, dans une frange d'art graphique que seul Druillet s'aventure à explorer.
On regrettera néanmoins une colorisation souvent pauvre ou de mauvais goût. Nul doute que les moyens actuels auraient permis de pallier ces défauts.
L'intérêt de Lone Sloane reposant presque exclusivement sur sa force picturale, le scénario en devient accessoire. Les histoires sont donc confuses, peu structurées et font référence à une certaine contre-culture qui pourra en laisser certains froids.
En résumé, à lire pour ne pas mourir idiot et se prendre une claque mais peut être pas à acheter car cela ne correspond plus vraiment à nos standards actuels.
Du grand Hermann. Excellent dessin, comme d'habitude. Ca rappelle un peu Les Tours de Bois-Maury, on suit l'errance des héros à travers leurs rencontres. Et c'est presque aussi réussi. Ce monde post troisième guerre mondiale est réussi et permet de nombreuses originalités, souvent bien senties, de Hermann. Les héros sont attachants et crédibles ; ils ne sont justement pas héroïques mais bien humains. Une série qui se lit avec beaucoup de plaisir, comme on aimerait en voir plus souvent.
Autant vous le dire tout de suite, moi les mangas, c'est vraiment pas ma tasse de thé, et l'alpinisme, c'est vraiment quelque chose qui me passe très au dessus (c'est le cas de le dire). Donc 'le Sommet des Dieux' avait un sacré challenge à relever pour me convaincre.
Et bien c'est chose faite.
Cet ouvrage est très, très impressionnant. Le style graphique, même s'il garde une précision et une finesse très japonaises est quand même très proche de nos canons européens. Il est de plus agrémenté par des représentations de scènes de montagne à couper le souffle. Sur certaines planches, on ressent presque du vertige face à ces vides abyssaux et ces parois verticales balayées par le vent. Ce dessin superbement maîtrisé m'a fait comprendre l'ivresse et la folie qui rongent Habu et Hase, ces alpinistes extrêmes.
Le scénario est bien construit, émaillé de nombreux flash backs (toujours passionnants) mais il a quand même certaines longueurs (les affres du photographe alors qu'il est à Tokyo notamment) mais cela est peut être le résultat d'une transposition un peu trop littérale du roman (que je n'ai pas lu). Ce petit travers est assez largement contrebalancé par le fait que l'intrigue nous maintient en haleine de bout en bout.
Une oeuvre forte, sur un sujet inhabituel, réalisée avec brio.
Cette BD est formidable,
Bon d'accord elle ne plaira peut-être pas au fans de Spirou et autres Titeuf... mais l'intrigue est développée et même au tome 12 tout reste encore à découvrir
Tous les fans d'héroic-fantasie doivent se ruer sur cette BD!!!!
Le seul reproche que l'on peu lui faire est qu'elle a changé de dessinateur en cour de route (Ledroit--> Pontet), perso je préférais Ledroit, c'était plus détaillé, et ces changements donnèrent un épisode 10 plutôt bâclé.
Mais sinon elle en vaut la peine
A oui encore un truc à lui reprocher--> à chaque tome il faut remettre en cause tout ce qu'on croyait avoir deviné le tome d'avant... et on veut toujours en lire plus :)
Très bonne BD, malheureusement elle ne mérite pas le culte, puisque cela fait plusieurs épisodes que la trame scénaristique s'essouffle, même avec une fin du 10 qui essaie de choquer ceux qui avaient deviné comment cela allait se finir (même si par la suite... on ne s'est pas trompé :)) mais bon vu la gueule de Hazel Thorn à la fin du 12 et la façon dont tout s'emballe... on est en droit d'attendre un tome treize splendide, grandiose, magistral (revirement total)
Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande desinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels. Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires.
C'est bon, tout simplement. :)
Ces deux albums sont vraiment superbes!
Le Photographe est une série originale, c'est certain, un mélange de roman graphique, de roman photo et de récit de voyage.
J'ai apprécié la fascination de Lefèvre pour l'équipe de MSF lorsqu'il les voit parler avec la population, connaître les coutumes et les habitudes, c'est une impression que j'ai déjà ressentie et il est vrai que c'est impressionnant de remarquer à quel point les gens peuvent s'intégrer et assimiler une autre façon de vivre et de faire.
Le premier volume est plutôt soft, puisqu'il ne concerne que le voyage aller, on ne voit pas de blessés ni d'interventions comme dans le second, où le travaille de MSF commence vraiment.
Le mélange de dessin et de photos de la taille d'une case est réussi, c'est également agréable de voir de belles photos agrandies. Par contre les planches ou les passages constitués de photos miniatures c'est pas terrible. On voit pas grand chose, c'est souvent confus. Ca aurait été peut-être mieux de mettre moins de photos, en plus grand format, et en faisant des ellipses plus grandes. C'est aussi dommage qu'il n'y ait que des photos en noir et blanc.
Et puis bon le dessin, certes c'est pas terrible, sur un album entier ça aurait été limite, mais là ça roule, il se marie bien avec les clichés.
Le Photographe est un joli témoignage, et une belle expérience humaine que les auteurs nous font partager.
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Lupus
Qu'est-ce que le lupus ? C'est une maladie du système immunitaire et une maladie chronique. D'habitude, le système immunitaire aide à combattre les infections, les virus ; mais lorsqu'on est atteint du lupus, il n'aide pas à combattre. On dit "maladie chronique" car cette maladie ne peut pas se guérir mais peut être sur contrôle si l'on fait ce que les médecins nous disent de faire. Un membre de ma famille est atteint de cette maladie. C'est une saloperie qui vous prend sans aucune raison -apparemment-, et qui risque de vous gâcher la vie, jusqu'à ce qu'elle s'achève. Vous ne pouvez pas en mourir, mais vous traversez des périodes de fatigue extrême, qui peuvent durer plus ou moins longtemps. Avant d'ouvrir la BD qui porte ce nom, j'avais des doutes sur son sujet réel. Après avoir lu les 3 premiers tomes, je n'ai plus de doute. La BD de Frédérik Peeters porte bien ce nom, à plusieurs niveaux. Tout d'abord concernant l'histoire. Un jour un événement met la vie de Lupus sens dessus dessous. Elle en sera immédiablement entachée, et il traversera de grandes périodes de doute, des coups de bambou. Il vivra des moments heureux quand même, qu'il ne pourra s'empêcher d'interpréter comme des répits, et donc il ne pourra pas en profiter pleinement. Le lupus se manifeste quelquefois par des taches spontanées sur la peau. Le changement de Lupus va peut-être déteindre sur Sanaa... Ceux qui auront lu le tome 3 comprendront ce que je veux dire. Et enfin, Lupus agit également comme la maladie du même nom sur ceux qui la lisent : elle sort de nulle part, accapare toute l'énergie (essentiellement psychique) de celui qui la lit, et il ne pourra probablement s'en défaire. De plus, elle viendra ponctuellement nous occuper l'esprit. Voilà une première analyse. Si l'on passe à un second niveau, on constate que Peeters a réussi le mariage parfait entre la SF et le roman graphique. Son univers, sa technologie se tiennent, car ils ne sont pas très éloignés de notre civilisation du début du XXième siècle. Graphiquement, et bien que je ne sois pas très client de ce type de graphisme en temps normal, tout est incroyablement efficace. Peeters n'est ni Moebius, ni Gimenez, mais il réussit, avec une économie de moyens assez hallucinante, à nous faire totalement croire à ce qu'on voit. Seule la station du tome 3 me semble un peu ridicule. Cerise sur le gâteau, les 3 premières couvertures, construites suivant le même modèle, sont toutes les trois superbes (j'aime bien celle du tome 3, avec ses dessins presque subliminaux dans le vide de l'espace)... Sur le plan de l'histoire, cette cavale est réellement palpitante, on rencontre des personnages et des créatures réellement fascinants. Résultat, on a hâte d'arriver au tome 4, qui marquera (déjà, moi qui viens juste de lire les autres) la conclusion d'un très beau voyage...
Sillage
"Sillage", est une très bonne série de science-fiction. Chaque tome de cette série peut être considéré comme indépendant avec chaque fois une aventure différente même si il est TRÈS PRÉFÉRABLE de lire la série dans l’ordre car il y a tout de même une trame de fond qui avance plus ou moins selon les albums. Les scénars de Morvan sont bien fichus. L’histoire : Nävis voyage à bord du convoi nommé Sillage où elle a été recueillie. Elle est la seule et l’unique représentante de la race humaine ce qui lui donne un avantage certain sur les autres aliens du convoi : personne ne peut lire dans son esprit et elle est aussi très athlétique. Grâce à cela, elle effectue quelques missions périlleuses pour le compte de Sillage et gagne ainsi sa place à bord du convoi. Au fil des albums, Nävis enquête sur ses origines et espère rencontrer d’autres humains. Par le biais des différentes planètes que découvrent l’héroïne, l’auteur en profite pour nous faire gentiment réfléchir sur différents sujets tel que la colonisation, le terrorisme, la pauvreté, l’esclavagisme, la guerre, la drogue... Un autre point fort de cette collection, c’est que tout n’est pas blanc ou noir, les personnages sont beaucoup plus torturés que ça, il n’y a pas de manichéisme à outrance. Les dessins et les couleurs de Buchet sont superbes. Nävis et ses coupes de cheveux différentes dans chaque tome sont magnifiques. Au début elle à la morphologie d’une jeune ados et au fur et à mesure elle grandit et devient une jeune femme. Cette évolution est très bien rendue sur le papier. Voici les albums rangés par ordre de préférence : 1/. Tome 2 – "Collection Privée" 2/. Tome 3 – "Engrenages" 3/. Tome 7 – "Q.H.I." 4/. Tome 5 5/. Tome 1 – "À feu et à cendres" 6/. Tome 8 - "Nature Humaine" 7/. Tome 6 – "Artifices" 8/. Tome 4 – "Le signe des démons" Sur ce : POOOOUUUUKKKRAAMMMM!!!!!!!!!! et vivement le tome 9 !
Le Mercenaire
Cette BD repose exclusivement sur la force de son graphisme. Les planches de Segrelles sont des peintures extraordinaires de beauté où les couleurs et jeux de lumière parviennent à créer des paysages et des ambiances assez extraordinaires. Le revers de la médaille, c'est un manque de fluidité dans les cases. Forcément quand on se déchire comme ça sur chaque dessin, on doit plutôt aller à l'essentiel au risque de sauter quelques séquences qui donneraient un peu plus de rythme. Tout cela est très beau mais également très figé et assez peu vivant. Les histoires sont de la fantasy assez proche de la production de l'âge d'or (cf. Howard, par exemple) donc souvent simples et agrémentées de jolies filles en petite tenue. On notera quand même que l'univers dans lequel évolue le Mercenaire est assez original et bien structuré. Personnellement, j'ai été très impressionné par la virtuosité du dessinateur (ou faut-il dire peintre?) ce qui me fait pardonner les lacunes de l'intrigue mais je conçois très bien que cela soit bloquant pour d'autres.
Lupus
Quelle bonne histoire ! Franchement, si je n'ai pas découvert Lupus plus tôt, c'est parce qu'à première vue, le graphisme ne me plaisait pas trop (et aussi parce que ces albums sont très chers). Je réalise à quel point je me trompais, et remercie encore les posteurs de BDthèque de m'avoir finalement convaincu de lire cette série. C'est tout bonnement excellent ! Non seulement, le dessin est, passé la première impression, franchement sympathique (et tout à fait en adéquation avec l'histoire), mais en plus le scénario est tout bon. De la SF sensible, romantique, déjantée, mais aussi touchante et très humaine. Les trois tomes sont très très bons. Le quatrième est à la hauteur du reste : il parvient à clore l'histoire tout en subtilité et en finesse.
Lone Sloane
Je pense que Lone Sloane est incontournable lorsque l'on s'intéresse à la BD et à son évolution en tant que médium artistique. L'oeuvre de Druillet est unique, sa vision relayée par un style extraordinairement détaillé et complètement délirant mérite d'être approchée au moins une fois. L'univers de Lone Sloane fleure bon les 70s où la SF est outrancièrement baroque et teintée de fantasy, voire de mystique. Chaque planche est une composition incroyable, fourmillant de détails torturés, où une aventure/tentative vers un nouveau format de dessin. L'ensemble ne laisse pas indemne mais nous sommes là à la limite de la BD, dans une frange d'art graphique que seul Druillet s'aventure à explorer. On regrettera néanmoins une colorisation souvent pauvre ou de mauvais goût. Nul doute que les moyens actuels auraient permis de pallier ces défauts. L'intérêt de Lone Sloane reposant presque exclusivement sur sa force picturale, le scénario en devient accessoire. Les histoires sont donc confuses, peu structurées et font référence à une certaine contre-culture qui pourra en laisser certains froids. En résumé, à lire pour ne pas mourir idiot et se prendre une claque mais peut être pas à acheter car cela ne correspond plus vraiment à nos standards actuels.
Jeremiah
Du grand Hermann. Excellent dessin, comme d'habitude. Ca rappelle un peu Les Tours de Bois-Maury, on suit l'errance des héros à travers leurs rencontres. Et c'est presque aussi réussi. Ce monde post troisième guerre mondiale est réussi et permet de nombreuses originalités, souvent bien senties, de Hermann. Les héros sont attachants et crédibles ; ils ne sont justement pas héroïques mais bien humains. Une série qui se lit avec beaucoup de plaisir, comme on aimerait en voir plus souvent.
Le Sommet des dieux
Autant vous le dire tout de suite, moi les mangas, c'est vraiment pas ma tasse de thé, et l'alpinisme, c'est vraiment quelque chose qui me passe très au dessus (c'est le cas de le dire). Donc 'le Sommet des Dieux' avait un sacré challenge à relever pour me convaincre. Et bien c'est chose faite. Cet ouvrage est très, très impressionnant. Le style graphique, même s'il garde une précision et une finesse très japonaises est quand même très proche de nos canons européens. Il est de plus agrémenté par des représentations de scènes de montagne à couper le souffle. Sur certaines planches, on ressent presque du vertige face à ces vides abyssaux et ces parois verticales balayées par le vent. Ce dessin superbement maîtrisé m'a fait comprendre l'ivresse et la folie qui rongent Habu et Hase, ces alpinistes extrêmes. Le scénario est bien construit, émaillé de nombreux flash backs (toujours passionnants) mais il a quand même certaines longueurs (les affres du photographe alors qu'il est à Tokyo notamment) mais cela est peut être le résultat d'une transposition un peu trop littérale du roman (que je n'ai pas lu). Ce petit travers est assez largement contrebalancé par le fait que l'intrigue nous maintient en haleine de bout en bout. Une oeuvre forte, sur un sujet inhabituel, réalisée avec brio.
Chroniques de la lune noire
Cette BD est formidable, Bon d'accord elle ne plaira peut-être pas au fans de Spirou et autres Titeuf... mais l'intrigue est développée et même au tome 12 tout reste encore à découvrir Tous les fans d'héroic-fantasie doivent se ruer sur cette BD!!!! Le seul reproche que l'on peu lui faire est qu'elle a changé de dessinateur en cour de route (Ledroit--> Pontet), perso je préférais Ledroit, c'était plus détaillé, et ces changements donnèrent un épisode 10 plutôt bâclé. Mais sinon elle en vaut la peine A oui encore un truc à lui reprocher--> à chaque tome il faut remettre en cause tout ce qu'on croyait avoir deviné le tome d'avant... et on veut toujours en lire plus :) Très bonne BD, malheureusement elle ne mérite pas le culte, puisque cela fait plusieurs épisodes que la trame scénaristique s'essouffle, même avec une fin du 10 qui essaie de choquer ceux qui avaient deviné comment cela allait se finir (même si par la suite... on ne s'est pas trompé :)) mais bon vu la gueule de Hazel Thorn à la fin du 12 et la façon dont tout s'emballe... on est en droit d'attendre un tome treize splendide, grandiose, magistral (revirement total)
La Légende de Robin des Bois
Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande desinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels. Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires. C'est bon, tout simplement. :)
Le Photographe
Ces deux albums sont vraiment superbes! Le Photographe est une série originale, c'est certain, un mélange de roman graphique, de roman photo et de récit de voyage. J'ai apprécié la fascination de Lefèvre pour l'équipe de MSF lorsqu'il les voit parler avec la population, connaître les coutumes et les habitudes, c'est une impression que j'ai déjà ressentie et il est vrai que c'est impressionnant de remarquer à quel point les gens peuvent s'intégrer et assimiler une autre façon de vivre et de faire. Le premier volume est plutôt soft, puisqu'il ne concerne que le voyage aller, on ne voit pas de blessés ni d'interventions comme dans le second, où le travaille de MSF commence vraiment. Le mélange de dessin et de photos de la taille d'une case est réussi, c'est également agréable de voir de belles photos agrandies. Par contre les planches ou les passages constitués de photos miniatures c'est pas terrible. On voit pas grand chose, c'est souvent confus. Ca aurait été peut-être mieux de mettre moins de photos, en plus grand format, et en faisant des ellipses plus grandes. C'est aussi dommage qu'il n'y ait que des photos en noir et blanc. Et puis bon le dessin, certes c'est pas terrible, sur un album entier ça aurait été limite, mais là ça roule, il se marie bien avec les clichés. Le Photographe est un joli témoignage, et une belle expérience humaine que les auteurs nous font partager.