Agréable surprise que cet album !
Avec Erzurum, Supiot a mis de côté ses crayons pour prendre la plume et nous proposer un conte fantastique oriental tout en rimes ! C’est fort joliment narré même si l’histoire est plutôt triste. J’apprécie la prouesse d’écrire un album en rimes sans que cela n’alourdisse la lecture. Quant aux planches d’Olivier Martin, elles sont fort détaillées mais restent d’une lisibilité remarquable grâce à un trait clair et précis.
Décidément, la collection Comix du Cycliste est un véritable "découvreur de talent" ! :)
Arf, très très bon album que voici ! :)
L’écrin est la toute première bd de Sylvain Vallée, qui a repris depuis "Gil Saint-André". Son trait est déjà affirmé, précis et clair. Le récit est quant à lui bien charpenté, rien n’est laissé au hasard. La narration et le découpage rendent ce "huis clos" tendu très prenant. Bref, cet album figure parmi mes préférés de la collection Comix du Cycliste !
Superbe !
Magnifique dessin, chaque case est extrêmement travaillée à tous points de vue. Les personnages sont profonds, tous. L'histoire de base est originale et sa noirceur et son tourment s'inscrivent bien dans l'Histoire qu'elle rencontre. C'est plus que captivant, c'est presque contaminant. Toute la tragédie et la poésie sont parfaitement rendues par le dessin d'Yslaire.
Véritablement un chef d'oeuvre !
Bourgeon fidèle à lui-même. C'est bon de A à Z. Le dessin est toujours impeccable, et Lacroix nous a créé des personnages travaillés et complexes, et les mondes imaginés sont originaux et intéressants à bien des égards, totalement réussis et intéressants. Le scénario est lui aussi bon et recherché.
Une réussite.
Note approximative : 3,5/5.
Bizarre comme j'attendais beaucoup de cet album. Affranchi de la coupe de Jodorowsky (mais peut-être Le Quatrième pouvoir date-t-il d'avant leur collaboration ?), j'espérais que Juan Gimenez nous proposerait un récit linéaire, clair, limpide. Peine -en partie- perdu, puisque le début de l'histoire est assez laborieux, et qu'on a du mal à comprendre le lien, et même la finalité de tous les personnages et éléments. Mais à partir de la moitié de l'album, tout s'éclaire soudain, et la lecture devient un réel plaisir. Plaisir intellectuel qui rejoint celui des yeux, puisque dès le départ et tout au long de l'album, Gimenez nous gratifie d'un dessin réellement superbe, sérieux et puissant, du niveau d'un Moebius. Du coup, on termine cet album sur une note très positive.
Trouvé dans le rayonnage de ma "Baie des Tecks" préférée, j’ai été de suite happé par les planches en N&B de cet auteur espagnol puis intrigué par le texte en 4e de couv. L’histoire mêle intimement folie, démence et fantastique pour conduire à "rêver la réalité et s’y réveiller". L’allégorie du début avec le train fantôme capte l’attention : un homme vient rechercher Ana, sa belle d’alors réincarnée dans Julia. Mais cette "simple" histoire où un mort vient retrouver sa belle se complexifie pour prendre des proportions beaucoup plus large dans le dernier tiers de l’album. Les enjeux sont ailleurs . . . l’homme aux masque blanc pourra t’il accomplir sa tâche et retrouver Ana à travers Julia ? La fin répond à cette question de manière dramatique et poétique.
Très très prenant !
Des BDs j'en ai lu un bon paquet. Des bonnes, des moins bonnes, des cultes et des beaucoup moins cultes !
Mais de toutes, celle là fut la seule à avoir réussi à m'attacher aux personnages au point que je n'ai pas pu retenir une larme devant le final du premier cycle et cette douleur que l'on partage. Un pur chef-d'oeuvre qui mérite largement que l'on pardonne les faiblesses graphiques des deux premiers tomes.
Enfin bref l'impression d'avoir lu une bd inégalable, dont le plus gros defaut fut de rendre fade les séries d'HF que j'ai pu lire par la suite...
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se déplacer dans un espace-temps figé ? c’est le concept sur lequel repose la trame de cet album. Concept séduisant s’il en est et au potentiel de développement infini, certes, pour autant que la maîtrise du sujet soit sans failles. Là où "Phenomenum" s’est fourvoyé, "Les Mesures du Temps" a su éviter les écueils avec beaucoup d’intelligence. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire me semble déjà plus propice à ce genre de récits. De plus, un tome unique rend l’histoire plus dense et plus rythmée avec peu de cafouillages et de déchets. Le dessin, savant mélange entre du Pedrosa et de l’Alfred, est également très appréciable. Les couleurs ne sont pas en reste avec une dominance de tons ocre qui soulignent le cachet ancien du récit. De même, l’utilisation de flous pour mimer le temps qui se fige est bien à propos. Enfin, ce one shot bénéficie d’une fin originale sur fond de poésie. ;)
Bref, du beau travail comme on aimerait en voir plus souvent !
Cet album est un bon petit délire de Manu Larcenet qui pastiche le fameux justicier en y saupoudrant de ci de là quelques anachronismes. TATA YOYO mmmh, où en étais-je ? ah oui, je disais donc que c’est assez délirant comme ambiance. QU’EST-CE QU’IL Y A SOUS TON GRAND CHAPEAU Hem hem, désolé, quelques égarements de ma part, je continue . . . D’ailleurs, ce recueil d’histoires courtes vaut essentiellement pour l’atmosphère déjantée qui s’en dégage, le final pouvant paraître décevant car cela se termine de manière un peu abrupte. Mais qu’importe, je crois que cet album marque et qu’il est difficile d’en ressortir indemne, c’est certain ! :S
Cette série est bien sûr incontournable.
Non pas qu'elle soit exempte de défauts (il y en a même beaucoup) mais elle est tellement représentative d'une certaine époque/vision de la BD (Métal Hurlant), qu'elle mérite de figurer au nombre des lectures de tout BDphile souhaitant étoffer sa culture.
On ne présente plus ni Jodorowsky, ni Moebius.
Le scénario créé par le premier est extrêmement représentatif du reste de sa production: des idées très originales, souvent brillantes, perdues dans un maelstrom d'intrigues et de digressions mystico-philosophiques qui rendent parfois le récit difficile à suivre et qu'il est tentant de se concentrer uniquement sur l'action immédiate.
Le dessin de Moebius est une merveille de maîtrise et de talent. C'est un style unique dont je suis très grand amateur.
Je n'irai pas cependant jusqu'à dire que cette BD est culte. Selon moi, la qualité et l'intensité de l'Incal sont quand même un peu inégales selon les tomes et l'histoire tourne franchement un peu trop souvent au délire complet à mon goût (je préfère quand même la SF un peu plus 'réaliste' et conventionnelle).
Allez, c'est quand même de la grande classe, hein ?
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Erzurum
Agréable surprise que cet album ! Avec Erzurum, Supiot a mis de côté ses crayons pour prendre la plume et nous proposer un conte fantastique oriental tout en rimes ! C’est fort joliment narré même si l’histoire est plutôt triste. J’apprécie la prouesse d’écrire un album en rimes sans que cela n’alourdisse la lecture. Quant aux planches d’Olivier Martin, elles sont fort détaillées mais restent d’une lisibilité remarquable grâce à un trait clair et précis. Décidément, la collection Comix du Cycliste est un véritable "découvreur de talent" ! :)
L'écrin
Arf, très très bon album que voici ! :) L’écrin est la toute première bd de Sylvain Vallée, qui a repris depuis "Gil Saint-André". Son trait est déjà affirmé, précis et clair. Le récit est quant à lui bien charpenté, rien n’est laissé au hasard. La narration et le découpage rendent ce "huis clos" tendu très prenant. Bref, cet album figure parmi mes préférés de la collection Comix du Cycliste !
Sambre
Superbe ! Magnifique dessin, chaque case est extrêmement travaillée à tous points de vue. Les personnages sont profonds, tous. L'histoire de base est originale et sa noirceur et son tourment s'inscrivent bien dans l'Histoire qu'elle rencontre. C'est plus que captivant, c'est presque contaminant. Toute la tragédie et la poésie sont parfaitement rendues par le dessin d'Yslaire. Véritablement un chef d'oeuvre !
Le Cycle de Cyann
Bourgeon fidèle à lui-même. C'est bon de A à Z. Le dessin est toujours impeccable, et Lacroix nous a créé des personnages travaillés et complexes, et les mondes imaginés sont originaux et intéressants à bien des égards, totalement réussis et intéressants. Le scénario est lui aussi bon et recherché. Une réussite.
Le quatrième pouvoir
Note approximative : 3,5/5. Bizarre comme j'attendais beaucoup de cet album. Affranchi de la coupe de Jodorowsky (mais peut-être Le Quatrième pouvoir date-t-il d'avant leur collaboration ?), j'espérais que Juan Gimenez nous proposerait un récit linéaire, clair, limpide. Peine -en partie- perdu, puisque le début de l'histoire est assez laborieux, et qu'on a du mal à comprendre le lien, et même la finalité de tous les personnages et éléments. Mais à partir de la moitié de l'album, tout s'éclaire soudain, et la lecture devient un réel plaisir. Plaisir intellectuel qui rejoint celui des yeux, puisque dès le départ et tout au long de l'album, Gimenez nous gratifie d'un dessin réellement superbe, sérieux et puissant, du niveau d'un Moebius. Du coup, on termine cet album sur une note très positive.
Aliénation
Trouvé dans le rayonnage de ma "Baie des Tecks" préférée, j’ai été de suite happé par les planches en N&B de cet auteur espagnol puis intrigué par le texte en 4e de couv. L’histoire mêle intimement folie, démence et fantastique pour conduire à "rêver la réalité et s’y réveiller". L’allégorie du début avec le train fantôme capte l’attention : un homme vient rechercher Ana, sa belle d’alors réincarnée dans Julia. Mais cette "simple" histoire où un mort vient retrouver sa belle se complexifie pour prendre des proportions beaucoup plus large dans le dernier tiers de l’album. Les enjeux sont ailleurs . . . l’homme aux masque blanc pourra t’il accomplir sa tâche et retrouver Ana à travers Julia ? La fin répond à cette question de manière dramatique et poétique. Très très prenant !
La Quête de l'Oiseau du Temps
Des BDs j'en ai lu un bon paquet. Des bonnes, des moins bonnes, des cultes et des beaucoup moins cultes ! Mais de toutes, celle là fut la seule à avoir réussi à m'attacher aux personnages au point que je n'ai pas pu retenir une larme devant le final du premier cycle et cette douleur que l'on partage. Un pur chef-d'oeuvre qui mérite largement que l'on pardonne les faiblesses graphiques des deux premiers tomes. Enfin bref l'impression d'avoir lu une bd inégalable, dont le plus gros defaut fut de rendre fade les séries d'HF que j'ai pu lire par la suite...
Les mesures du temps
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se déplacer dans un espace-temps figé ? c’est le concept sur lequel repose la trame de cet album. Concept séduisant s’il en est et au potentiel de développement infini, certes, pour autant que la maîtrise du sujet soit sans failles. Là où "Phenomenum" s’est fourvoyé, "Les Mesures du Temps" a su éviter les écueils avec beaucoup d’intelligence. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire me semble déjà plus propice à ce genre de récits. De plus, un tome unique rend l’histoire plus dense et plus rythmée avec peu de cafouillages et de déchets. Le dessin, savant mélange entre du Pedrosa et de l’Alfred, est également très appréciable. Les couleurs ne sont pas en reste avec une dominance de tons ocre qui soulignent le cachet ancien du récit. De même, l’utilisation de flous pour mimer le temps qui se fige est bien à propos. Enfin, ce one shot bénéficie d’une fin originale sur fond de poésie. ;) Bref, du beau travail comme on aimerait en voir plus souvent !
La Légende de Robin des Bois
Cet album est un bon petit délire de Manu Larcenet qui pastiche le fameux justicier en y saupoudrant de ci de là quelques anachronismes. TATA YOYO mmmh, où en étais-je ? ah oui, je disais donc que c’est assez délirant comme ambiance. QU’EST-CE QU’IL Y A SOUS TON GRAND CHAPEAU Hem hem, désolé, quelques égarements de ma part, je continue . . . D’ailleurs, ce recueil d’histoires courtes vaut essentiellement pour l’atmosphère déjantée qui s’en dégage, le final pouvant paraître décevant car cela se termine de manière un peu abrupte. Mais qu’importe, je crois que cet album marque et qu’il est difficile d’en ressortir indemne, c’est certain ! :S
l'Incal
Cette série est bien sûr incontournable. Non pas qu'elle soit exempte de défauts (il y en a même beaucoup) mais elle est tellement représentative d'une certaine époque/vision de la BD (Métal Hurlant), qu'elle mérite de figurer au nombre des lectures de tout BDphile souhaitant étoffer sa culture. On ne présente plus ni Jodorowsky, ni Moebius. Le scénario créé par le premier est extrêmement représentatif du reste de sa production: des idées très originales, souvent brillantes, perdues dans un maelstrom d'intrigues et de digressions mystico-philosophiques qui rendent parfois le récit difficile à suivre et qu'il est tentant de se concentrer uniquement sur l'action immédiate. Le dessin de Moebius est une merveille de maîtrise et de talent. C'est un style unique dont je suis très grand amateur. Je n'irai pas cependant jusqu'à dire que cette BD est culte. Selon moi, la qualité et l'intensité de l'Incal sont quand même un peu inégales selon les tomes et l'histoire tourne franchement un peu trop souvent au délire complet à mon goût (je préfère quand même la SF un peu plus 'réaliste' et conventionnelle). Allez, c'est quand même de la grande classe, hein ?