Vous aimez les grands espaces, les cavaliers solitaires au visage de pierre, l'odeur de la poudre, les rascals qui mordent la poussière et les chevauchées à l'ombre des mesas ?
Durango est fait pour vous !
On pourra reprocher à Swolfs de piller un demi-siècle d'archives de western cinéma pour construire cette série, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il le fait avec talent. Certes, les clichés sont légion mais après tout, que venir chercher d'autres dans du bon vieux gros western classique.
Le dessin n'est pas d'une très grande beauté, ni originalité (tous les visages se ressemblent un peu) mais il est d'une grande constance et bien maîtrisé, et on le suit avec un certain plaisir durant toute la (longue) série.
Une remarque pour les fans : le premier tome ('Les chiens meurent en hiver') est un copié-collé presque complet d'un (excellent et peu connu) film de Sergio Corbucci avec Jean Louis Trintignant et Klaus Kinski (avec une fin différente, toutefois, heureusement pour le héros): le Grand Silence.
Bon, ben moi face à de tels chefs d'oeuvre j'ai du mal à être prolixe. Si je suis devenu amateur de bonne BD, c'est en grande partie grâce à des auteurs comme Bourgeon, qui savent créer des histoires complexes et palpitantes, richement documentées et servies par un dessin d'une très grande beauté.
Dans cette lignée, les pérégrinations d'Isa et Hoel sont un pur régal, dosant savamment aventures, humour, tragédie, récit historique, érotisme et violence.
Le souci du détail, la mise en scène des cases et des planches sont souvent autant de petites merveilles, qu'on ne se lasse pas de redécouvrir après de très nombreuses relectures.
Selon moi, cette série a sa place dans la bdthèque idéale de tout amateur.
La "guerre éternelle" est la REFERENCE absolue de la bd de science fiction.
Cette série a été, pour moi, la première bd où je me suis convaincu que ce média pouvait développer des thèmes sérieux et sensibles avec efficacité, c’était en 1992… Depuis, « Aire libre » est personnellement la collection qui me tient le plus à cœur.
« La guerre éternelle » est le genre d'album où on peut passer une bonne soirée entre amis à discuter du point de vue de l'auteur, de sa vision de l'avenir, de l'homme en fait. C'est vrai que la vision de Joe Haldeman sur l’humanité est pessimiste mais pouvait-il en être autrement d'un vétéran de la guerre du Viêt-nam ?
Le graphisme de Marvano, la mise ne page ne souffrent d'aucun défaut, le dessin est en totale adéquation avec le scénario. L'action n'est pas prédominante et les passages calmes sont là pour développer la psychologie des personnages.
Malgré son ancienneté de parution, cette bd est restée moderne dans son thème abordé. A lire absolument...
Une bonne série mettant le western en BD, plus servie par le dessin exceptionnel de Giraud que par les scénarii de Charlier qui multipliait les rebondissements au point que parfois on a plus l'impression d'une suite de péripéties que d'un vrai scénario. Mais il faut tout de même reconnaitre une qualité à ce brave Charlier, c'est qu'il n'hésite pas à étaler ses histoires sur le nombre d'albums nécessaires, ce qui permet d'avoir des personnages secondaires consistants. Cependant l'ensemble, bien qu'inégal, reste tout de même bon, et les derniers albums où Giraud est seul aux commandes sont de grande qualité.
Quand au dessin, il est incontournable, et y atteint des sommets.
Un scénariste qui sait être bon travaillant avec l'un des meilleurs dessinateurs réalistes ne pouvaient donner qu'un superbe résultat. Mais là c'est encore mieux. Une série totalement réussie mélangeant avec bonheur science-fiction, mythologie, aventure et des personnage avec une réelle consistance.
Même si certains albums peuvent se lire indépendamment, la série nécessite d'être lue en entier et dans l'ordre pour bien comprendre les personnages.
Une série déjà culte, mais au-delà du phénomène de mode.
A priori, on pourrait assimiler "Pastil" à Pastille, toutes deux histoires muettes d’une même fillette mises en images par le même auteur . . . pourtant, l’éditeur est différent et le récit également.
Trouvé par hasard au gré de mes errements dans une librairie bien pourvue en "indépendants", je suis tombé instantanément sous le charme des planches crayonnées toutes en nuances de Francesca Ghermandi. Le trait doux et arrondi de l’auteur met superbement en valeur le côté onirique du récit qui n’est pas sans rappeler Alice au pays des merveilles. Toutefois, l’histoire garde une part de mystères. Mais qu’importe, c’est cela aussi qui fait la beauté de l’album et qui incite le lecteur à rêver . . . Une deuxième lecture m’a permis de mieux apprécier encore l’album. Bref, on s’en lasse pas ! :)
Vraiment culte !
Le dessin d'Hermann, peut-être le meilleur dessinateur réaliste, est sublime.
Le scénario, bon dans tous ses rebondissements, et original : l'espèce de road-movie d'un chevalier raconté à travers ses rencontres.
Les personnages : tous intéressants voire attachants.
Le travail d'Hermann qui fait revivre un haut Moyen-Âge saisissant.
Incontournable !
Vraiment excellent à tous points de vue. Bourgeon est vraiment un maître du dessin réaliste, les scénarios sont puissants et compliqués ; et il y a eu un vrai travail de recherche détaillé qui nous rend un Moyen-Âge plus vrai que nature : on s'y croirait. Une série véritablement aboutie à tous les niveaux.
A lire et à relire (c'est d'ailleurs nécessaire pour totalement apprécier).
Avis sur les 4 premiers tomes (premier cycle):
Ceci porte sur les quatre premiers tomes de la série qui s’intitule "le cycle de la mère". "Murena" est, à mon avis, la REFERENCE des BD historiques.
Les graphismes sont excellents et très recherchés. La mise en page est extrêmement efficace et guide avec facilité le lecteur. L’histoire véridique est retranscrite d'une manière très précise et très convaincante avec, pour les plus pointilleux, les renvois (qui sont très discrets) à de nombreuses références littéraires sur lesquelles Jean Dufaux s’est inspiré.
Personnellement, je trouve qu’il n'y a aucun défaut dans cette série, pas un seul ! Même ceux qui sont réfractaires à ce type de BD ne peuvent qu'être fascinés par la vie de Néron et les tracas politiques de cette époque de la Rome antique.
Il manque peut-être de moments réellement dramatiques ou de tensions pour des lecteurs puissent s’accrocher un peu plus à cette histoire mais cela aurait-il apporté quelque chose à cette série ? Les personnages sont tous attachants. Ils apparaissent pétris de défauts et de qualités, même le héros (Muréna) se doute de lui-même.
Personnellement, je me suis surpris plusieurs fois à me demander si leurs mauvaises actions sont pardonnables/justifiées ou pas.
Vivement le prochain cycle !!!
Note finale : 5/5
Avis sur le 5ème tome "La déesse noire" (nouveau cycle) :
Il n’y a rien à redire sur cette nouvelle BD du duo Delaby-Dufaux, j’avais adoré le premier cycle de « Murena » et ce nouvel album inaugure le deuxième avec beauté.
Le dessin de Delaby est toujours aussi époustouflant. Les décors, l’ambiance de l’époque, les tenues vestimentaires sont retranscrits avec justesse. La narration est excellente. La mise en couleurs est parfaite, le découpage est magnifique : il suffit de feuilleter la séquence sur la course de chars pour admirer le brillant travail de Delaby ! Du grand art !
Quant au scénario, j’ai un moment « tiqué » sur la présence d’une femme dans la course de chars et sur l’identité du nouvel amour de Murena (personnage fictif de la série) mais je fais confiance à Dufaux sur la véracité de cette première scène et pour que la relation qu’entretient le personnage principal avec sa nouvelle fiancée n’entrave pas la réalité historique de son récit. En effet, le scénariste a, comme dans le premier cycle, fait un impressionnant travail de recherches, de documentations (voir les références en fin de lecture) pour « réécrire » la saga de Néron, fils de César. Crimes, trahissons, amour… semblent repartir de plus beaux pour mon grand bonheur de lecture.
« Murena » est actuellement ma série historique préférée. Ce nouvel album ne fait que confirmer l’excellent impression que j’ai ressentie lors des 4 premiers tomes de la série. A lire absolument !
Note finale : 5/5
Le style Catherine est à mon sens une nouvelle série prometteuse qui mériterait une plus grande attention de la part des bédéphiles. Mettant en scène une adolescente, l'auteur nous fait plonger dans son quotidien, ses angoisses,... Le mode de narration est original: Catherine s'adresse directement au lecteur comme à un confident pour raconter ses histoires. Je n'ai pas du tout trouvé la BD racoleuse et voyeuriste, ce sont justement des albums un peu à part, en dehors de la production habituelle, qui offrent une certaine sensibilité et de l'émotion. A découvrir.
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Durango
Vous aimez les grands espaces, les cavaliers solitaires au visage de pierre, l'odeur de la poudre, les rascals qui mordent la poussière et les chevauchées à l'ombre des mesas ? Durango est fait pour vous ! On pourra reprocher à Swolfs de piller un demi-siècle d'archives de western cinéma pour construire cette série, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il le fait avec talent. Certes, les clichés sont légion mais après tout, que venir chercher d'autres dans du bon vieux gros western classique. Le dessin n'est pas d'une très grande beauté, ni originalité (tous les visages se ressemblent un peu) mais il est d'une grande constance et bien maîtrisé, et on le suit avec un certain plaisir durant toute la (longue) série. Une remarque pour les fans : le premier tome ('Les chiens meurent en hiver') est un copié-collé presque complet d'un (excellent et peu connu) film de Sergio Corbucci avec Jean Louis Trintignant et Klaus Kinski (avec une fin différente, toutefois, heureusement pour le héros): le Grand Silence.
Les Passagers du vent
Bon, ben moi face à de tels chefs d'oeuvre j'ai du mal à être prolixe. Si je suis devenu amateur de bonne BD, c'est en grande partie grâce à des auteurs comme Bourgeon, qui savent créer des histoires complexes et palpitantes, richement documentées et servies par un dessin d'une très grande beauté. Dans cette lignée, les pérégrinations d'Isa et Hoel sont un pur régal, dosant savamment aventures, humour, tragédie, récit historique, érotisme et violence. Le souci du détail, la mise en scène des cases et des planches sont souvent autant de petites merveilles, qu'on ne se lasse pas de redécouvrir après de très nombreuses relectures. Selon moi, cette série a sa place dans la bdthèque idéale de tout amateur.
La Guerre Eternelle
La "guerre éternelle" est la REFERENCE absolue de la bd de science fiction. Cette série a été, pour moi, la première bd où je me suis convaincu que ce média pouvait développer des thèmes sérieux et sensibles avec efficacité, c’était en 1992… Depuis, « Aire libre » est personnellement la collection qui me tient le plus à cœur. « La guerre éternelle » est le genre d'album où on peut passer une bonne soirée entre amis à discuter du point de vue de l'auteur, de sa vision de l'avenir, de l'homme en fait. C'est vrai que la vision de Joe Haldeman sur l’humanité est pessimiste mais pouvait-il en être autrement d'un vétéran de la guerre du Viêt-nam ? Le graphisme de Marvano, la mise ne page ne souffrent d'aucun défaut, le dessin est en totale adéquation avec le scénario. L'action n'est pas prédominante et les passages calmes sont là pour développer la psychologie des personnages. Malgré son ancienneté de parution, cette bd est restée moderne dans son thème abordé. A lire absolument...
Blueberry
Une bonne série mettant le western en BD, plus servie par le dessin exceptionnel de Giraud que par les scénarii de Charlier qui multipliait les rebondissements au point que parfois on a plus l'impression d'une suite de péripéties que d'un vrai scénario. Mais il faut tout de même reconnaitre une qualité à ce brave Charlier, c'est qu'il n'hésite pas à étaler ses histoires sur le nombre d'albums nécessaires, ce qui permet d'avoir des personnages secondaires consistants. Cependant l'ensemble, bien qu'inégal, reste tout de même bon, et les derniers albums où Giraud est seul aux commandes sont de grande qualité. Quand au dessin, il est incontournable, et y atteint des sommets.
Thorgal
Un scénariste qui sait être bon travaillant avec l'un des meilleurs dessinateurs réalistes ne pouvaient donner qu'un superbe résultat. Mais là c'est encore mieux. Une série totalement réussie mélangeant avec bonheur science-fiction, mythologie, aventure et des personnage avec une réelle consistance. Même si certains albums peuvent se lire indépendamment, la série nécessite d'être lue en entier et dans l'ordre pour bien comprendre les personnages. Une série déjà culte, mais au-delà du phénomène de mode.
Pastil
A priori, on pourrait assimiler "Pastil" à Pastille, toutes deux histoires muettes d’une même fillette mises en images par le même auteur . . . pourtant, l’éditeur est différent et le récit également. Trouvé par hasard au gré de mes errements dans une librairie bien pourvue en "indépendants", je suis tombé instantanément sous le charme des planches crayonnées toutes en nuances de Francesca Ghermandi. Le trait doux et arrondi de l’auteur met superbement en valeur le côté onirique du récit qui n’est pas sans rappeler Alice au pays des merveilles. Toutefois, l’histoire garde une part de mystères. Mais qu’importe, c’est cela aussi qui fait la beauté de l’album et qui incite le lecteur à rêver . . . Une deuxième lecture m’a permis de mieux apprécier encore l’album. Bref, on s’en lasse pas ! :)
Les Tours de Bois-Maury
Vraiment culte ! Le dessin d'Hermann, peut-être le meilleur dessinateur réaliste, est sublime. Le scénario, bon dans tous ses rebondissements, et original : l'espèce de road-movie d'un chevalier raconté à travers ses rencontres. Les personnages : tous intéressants voire attachants. Le travail d'Hermann qui fait revivre un haut Moyen-Âge saisissant. Incontournable !
Les Compagnons du Crépuscule
Vraiment excellent à tous points de vue. Bourgeon est vraiment un maître du dessin réaliste, les scénarios sont puissants et compliqués ; et il y a eu un vrai travail de recherche détaillé qui nous rend un Moyen-Âge plus vrai que nature : on s'y croirait. Une série véritablement aboutie à tous les niveaux. A lire et à relire (c'est d'ailleurs nécessaire pour totalement apprécier).
Murena
Avis sur les 4 premiers tomes (premier cycle): Ceci porte sur les quatre premiers tomes de la série qui s’intitule "le cycle de la mère". "Murena" est, à mon avis, la REFERENCE des BD historiques. Les graphismes sont excellents et très recherchés. La mise en page est extrêmement efficace et guide avec facilité le lecteur. L’histoire véridique est retranscrite d'une manière très précise et très convaincante avec, pour les plus pointilleux, les renvois (qui sont très discrets) à de nombreuses références littéraires sur lesquelles Jean Dufaux s’est inspiré. Personnellement, je trouve qu’il n'y a aucun défaut dans cette série, pas un seul ! Même ceux qui sont réfractaires à ce type de BD ne peuvent qu'être fascinés par la vie de Néron et les tracas politiques de cette époque de la Rome antique. Il manque peut-être de moments réellement dramatiques ou de tensions pour des lecteurs puissent s’accrocher un peu plus à cette histoire mais cela aurait-il apporté quelque chose à cette série ? Les personnages sont tous attachants. Ils apparaissent pétris de défauts et de qualités, même le héros (Muréna) se doute de lui-même. Personnellement, je me suis surpris plusieurs fois à me demander si leurs mauvaises actions sont pardonnables/justifiées ou pas. Vivement le prochain cycle !!! Note finale : 5/5 Avis sur le 5ème tome "La déesse noire" (nouveau cycle) : Il n’y a rien à redire sur cette nouvelle BD du duo Delaby-Dufaux, j’avais adoré le premier cycle de « Murena » et ce nouvel album inaugure le deuxième avec beauté. Le dessin de Delaby est toujours aussi époustouflant. Les décors, l’ambiance de l’époque, les tenues vestimentaires sont retranscrits avec justesse. La narration est excellente. La mise en couleurs est parfaite, le découpage est magnifique : il suffit de feuilleter la séquence sur la course de chars pour admirer le brillant travail de Delaby ! Du grand art ! Quant au scénario, j’ai un moment « tiqué » sur la présence d’une femme dans la course de chars et sur l’identité du nouvel amour de Murena (personnage fictif de la série) mais je fais confiance à Dufaux sur la véracité de cette première scène et pour que la relation qu’entretient le personnage principal avec sa nouvelle fiancée n’entrave pas la réalité historique de son récit. En effet, le scénariste a, comme dans le premier cycle, fait un impressionnant travail de recherches, de documentations (voir les références en fin de lecture) pour « réécrire » la saga de Néron, fils de César. Crimes, trahissons, amour… semblent repartir de plus beaux pour mon grand bonheur de lecture. « Murena » est actuellement ma série historique préférée. Ce nouvel album ne fait que confirmer l’excellent impression que j’ai ressentie lors des 4 premiers tomes de la série. A lire absolument ! Note finale : 5/5
Le Style Catherine
Le style Catherine est à mon sens une nouvelle série prometteuse qui mériterait une plus grande attention de la part des bédéphiles. Mettant en scène une adolescente, l'auteur nous fait plonger dans son quotidien, ses angoisses,... Le mode de narration est original: Catherine s'adresse directement au lecteur comme à un confident pour raconter ses histoires. Je n'ai pas du tout trouvé la BD racoleuse et voyeuriste, ce sont justement des albums un peu à part, en dehors de la production habituelle, qui offrent une certaine sensibilité et de l'émotion. A découvrir.