Les derniers avis (39617 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Lincoln
Lincoln

« Lincoln » est une des séries les plus sympathiques que je connaisse. En effet, j’adore les péripéties de ce cow-boy ! Lincoln aurait bien pu faire partie de la génération « grunge » des années 90 tant il apparaît « bof » et désintéressé par la vie. Voici mes avis pour les tomes suivants : Avis sur le premier tome « Crane de bois » : A l’époque, j’avais découvert cette BD grâce aux conseils d’amis bédéphiles et je ne l’ai jamais regretté de l'avoir achetée. "Crane de bois" est pour l’instant le meilleur album de la série. Le dessin est très simple, lisible et va dans l'essentiel : efficace, attachant. Le scénario est très original et je n'irai pas à répéter ce qui a été raconté jusqu'à maintenant (voir les autres avis). Même si vous avez comme référence des séries comme Aquablue, La Caste des Méta-barons, etc. Laissez-vous tenter par "Lincoln". A mon avis, une des meilleurs BD de l'année 2002. Note finale: 4,5/5 Avis sur le deuxième tome « Indian Tonic » : Mon cow-boy préféré revient dans ce deuxième tome... il fait toujours la gueule et c'est tant mieux pour nous ! Il a maintenant 3 jeunes gens bien éduqués dans ses fesses ainsi que Dieu en personne : pas facile la vie d’un cow-boy ! Et pour couronner le tout, voila que le Diable s'y met ! Mais bon dieu, qu'est ce qu'il est sympathique notre p'tit Satan ! Bien loin des bédés fantastiques où on le représente en monstre... Par rapport au premier tome, "Indian Tonic" est plus vivant, plus divertissant... j’ai retrouvé les dialogues savoureux entre Lincoln et Dieu. La façon dont Lincoln résout le différend entre les Indiens et le shérif/protégé est hilarante ! Ces petits moments font de cette série l'une des plus sympas actuellement. Malgré toutes ces qualités, je trouve que le dessin est légèrement en retrait par rapport au premier tome. Le trait est toujours excellent mais il manque dans des nombreuses cases un décor, ce n'est certes pas gênant à l'histoire mais ce défaut n'était pas présent dans "Crane de bois"... Note finale : 4/5 Avis sur le troisième tome « Playground » : Après un 1er tome récompensé par de nombreux prix dont celui insolite de la bédé chrétienne (tous ceux qui ont lu cet album me comprendront) et dont Dieu en personne avait une place prédominante, un 2ème tome où le Diable et Dieu se partageaient équitablement les rôles, voici donc ce 3ème tome avec en vedette le diable qui va essayer de prendre en main à sa façon notre cow-boy préféré. Ça ne sera pas une mince affaire pour Satan ! Dès les premières pages, le ton est donné, à la question du Diable "t'es prêt ?", Lincoln répondra par "je vais t'humilier !"... La grosse différence de "Playground" par rapport aux autres albums est dans le traitement des décors, l'action se passe dans le domaine préféré de Satan : la ville de New-York. L'intérêt principal de cette série est dans les propos de ces 3 personnages, ils sont toujours teintés à la fois de philosophie et d'ironie, c'est toujours un vrai régal ces échanges. L'autre intérêt est dans le personnage de Lincoln. Ce cow-boy aurait bien pu faire partie de la génération étudiante dite "Bof" ou "grunge" des années 90. Lincoln n'a rien à faire de la vie, tout ce qu'il veut c'est qu'on le laisse en paix... Le dessin très personnel de Jérôme Jouvray côtoie l'excellent avec les décors de New-York du début du XXème siècle et ceux quelconques de la scène de l'hôtel. Néanmoins, je suis toujours admiratif de l'efficacité de la mise en page et la fluidité exemplaire de l'enchaînement des séquences. Sur ce dernier point, je classe "Lincoln" parmi les meilleurs dans ce domaine. Scénaristiquement, Olivier Jouvray a le don à chaque fois de nous mener dans une aventure dont on ne sait pas trop les enjeux. L'histoire se déroule comme un road-movie dont on se posera toujours la question de savoir où va Lincoln... Pour ma part, j'A-DO-RE cette démarche scénaristique ! Dans le milieu du Western, Lucky Luke ne m'a jamais convaincu. Blueberry depuis l'abandon de Giraud ne m'accroche plus. Avec cette nouvelle série de chez Paquet, je reprends goût au Western. Pour moi, "Lincoln" est mon Lucky Luke à moi rien qu'à moi que j'ai ! Note finale : 4/5

07/07/2005 (modifier)
Par Steril
Note: 4/5
Couverture de la série Murena
Murena

Une excellente série historique, parfaitement documentée et somme toute assez fidèle aux analyses les plus récentes des historiens, toute en restant très divertissante. Pour ne rien gâcher, le dessin est fort réussi. A lire, donc!

07/07/2005 (modifier)
Par Dakhan
Note: 4/5
Couverture de la série Murena
Murena

Excellent du point de vue du dessin aussi bien que du scénario: on se demande où finit l'histoire et ou commence la fiction. Extrêmement précis, juste et documenté. On attend la suite avec impatience.

07/07/2005 (modifier)
Par chouch
Note: 4/5
Couverture de la série Mafalda
Mafalda

Un humour sur la réalité du monde avec des yeux d'enfants. Dans la lignée des peanuts, il y a Mafalda. L’un du nord de l'équateur, l'autre du sud. En 3 ou 4 cases elle nous fait sourire. Beaucoup de naïveté, mais une naïveté parfois déconcertante. La vie dans le monde de Mafalda évolue, au cours des tomes, elle se fait de nouveau amis, elle passe en classe supérieure. Un humour relatif à la situation de l'époque en argentine et dans le monde. Pour ceux qui aiment les langues latines, prenez les bds en version originale, parce qu’en français, il y a quelques jeux de mots difficiles à comprendre, parce que propre au langage de la miss.

06/07/2005 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Entrave
Entrave

Album surprenant car on n’y comprends pas grand-chose sur les 2/3 de l’album, tout comme Nicolas, le protagoniste principal. Mais tout s’éclaircit dans le dernier tiers avec un final aussi inattendu que réussi. Bref, voici une belle petite leçon sur la nature humaine aux accents de fable contemporaine. Le trait de Bast, tout en ligne claire, est délicieusement rétro . . . j’aime beaucoup ! Bref, voici un album qui a bien sa place dans la très diversifiée collection Comix des éditions du Cycliste ! :)

06/07/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Trait de craie
Trait de craie

Atmosphère, atmosphère... Assurément, Prado a une gueule d'atmosphère. Ou plutôt un talent incroyable pour installer, justement, une atmosphère qui n'appartient qu'à lui. Il nous livre, avec Trait de craie, un sacré morceau, un album très réussi sur tous les plans. Une histoire que ne renieraient pas les maîtresses du suspense, les grands noms de la littérature de "bordure", comme Borges et d'autres hispanisants. Fort de cet héritage, il a imaginé cette histoire au parfum décalé, aux couleurs profondes, aux accents envoûtants. Une pure merveille graphique, intemporelle et enchantée, qui pourtant n'obtient pas la note maximale en raison d'un petit ralentissement dans la deuxième moitié de l'ouvrage.

05/07/2005 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Ratafia
Ratafia

C'est très sympa Ratafia ! Déjà, graphiquement, il y a une "patte" indéniable et vraiment plaisante. Je regrette juste les couleurs informatiques qui ne passent pas toujours très bien sur le crayonné. Mais sinon, rien a dire, c'est joli et original ! Le scénario est très amusant, les situations sont souvent très drôles et certains jeux de mots hilarants. Mais c'est vrai qu'à la fin de l'album une certaine lassitude pointe, les jeux de mots s'accumulant sans que l'intrigue avance énormément... Bref, une très bonne BD, originale et drôle, mais qui fait un peu du sur place. Elle mériterait une note en 3 et 4, mais les pirates de l'Eire font définitivement pencher la balance vers le 4 ^_^

05/07/2005 (modifier)
Par Steril
Note: 4/5
Couverture de la série Sandman
Sandman

Que dire face à un tel monument ! Car c'est bien d'un monument qu'il s'agit : 10 tomes de plusieurs centaines de pages chacun, ça fait un sacré volume. Un monument qui se construit petit à petit. Chaque tome, voire chaque chapitre, peut sans doute se lire séparément, mais ce n'est qu'une fois l'édifice achevé que l'on se réalise tout le génie derrière sa conception. Les premiers tomes se cherchent encore, on a parfois l'impression de lire un "comic" comme tant d'autres, mais au fil de la lecture, on s'aperçoit que c'est bien plus que ça : un véritable chef d'oeuvre (au sens compagnonesque du terme). Bien sur, aborder une oeuvre de cette dimension n'est pas chose aisée, les débuts sont parfois ardus, d'autant que le dessin des premiers tomes n'est pas toujours des plus réussis (une foule de dessinateurs, aux styles les plus divers, prennent le relais pour construire cette série... certains morceaux sont vraiment splendides - surtout dans les derniers tomes - d'autres franchement hideux, en tout cas, il y en a pour tous les goûts!). Ce qui fait la force de Sandman, c'est le talent littéraire de son scénariste (le terme auteur convient mieux, à vrai dire...). Celui-ci puise dans le notre fonds culturel, dans une foule de mythologies, pour recréer une mythologie contemporaine extrêmement cohérente, humaine et qui nous parle. Les histoires qui composent Sandman fourmillent de références (parfois bien cachées) à une foule d'éléments qui lui font dépasser de très loin le cadre de la bédé habituelle. Il suffit de consulter les annotations de chaque tome réalisées par certains fans, dans lesquelles chaque page de l'oeuvre s'accompagne des pages de commentaires et d'analyses. Au point que certains, pour apprécier pleinement l'oeuvre, auront sans doute besoin d'un guide ou d'un mode d'emploi, tel que l'excellent "Sandman Companion" également publié par l'éditeur de Sandman, que je suis actuellement en train de lire et grâce auquel je réalise que je suis passé à côté de bien plus de choses que je ne pouvais l'imaginer. Bref, Sandman, contrairement aux apparences, est loin d'être petit comique salement griffonné : c'est vraiment une oeuvre majeure dans la bibliographie d'un auteur de talent.

04/07/2005 (modifier)
Par Nijal
Note: 4/5
Couverture de la série Simon du fleuve
Simon du fleuve

Mon avis se situerait plutôt entre "pas mal" et "franchement bien", de telle sorte que mon appréciation deviendrait "bien dans l'ensemble". "Simon du fleuve" combine efficacement certaines caractéristiques du genre post-apocalyptique, tout en apportant une approche originale. Tout d'abord, cette BD est typique des années 70. De par le dessin, qui était très usité durant cette décennie: clair, réaliste, il s'était éloigné de la feu dominante ligne claire, et on entrevoyait la "modernité" actuelle. On peut le rapprocher de Derib, qui utilise sensiblement le même trait. De par le découpage aussi; là aussi on perçoit la "transition": une certaine liberté dans l'agencement des cases certes, annonciatrice du style actuel, mais qui reste très classique. A noter de même le titre qui apparaît après quelques planches, caractéristique elle aussi des années 70. Auclair situe son récit dans un décor post-apocalyptique. Certes l'on pourrait critiquer la façon dont s'est déroulée cette fin du monde (la crise pétrolière de 1973 qui a généré un désordre mondial), mais cela reste malgré tout crédible, surtout dans le contexte géopolitique actuel. Etrange aussi le paysage: comment cela se fait-il que toutes les infrastructures qui constituaient notre civilisation aient disparu en l'espace d'une génération, comme le fait judicieusement remarquer l'avis précédent? Mais pour l'auteur, cela n'a que peu d'importance, car ce n'est qu'un prétexte. Nous touchons là -si je puis dire- à "l'âme" de l'oeuvre d'Auclair. Il fait en effet évoluer un personnage (Simon donc) dans un monde désolé et sauvage où tout est à reconstruire. Cet homme, idéaliste à l'extrême, se retrouve confronté à toutes sortes de situations qui, si elles ne soumettent sa capacité de survie à rude épreuve, du moins lui poseront-elles de sérieux cas de conscience. A travers son périple et le passage dans différentes communautés humaines, il doit affronter l'hostilité des hommes, la haine, l'incompréhension, l'inconscience, parfois la folie, bien qu'il rencontre l'amour avec une épouse qui semble modelée à son image. Auclair en profite pour faire passer des messages qui semblent lui tenir très à coeur: la défense de la nature, la fraternité entre les hommes bien sûr, mais aussi le sort et le rôle de la femme... Etrangement, "Simon" n'est pas l'intérêt principal de cette série. Il est trop idéaliste pour être attachant. Auclair ne semble en outre pas briller par la finesse de son analyse psychologique. Les hommes semblent se diviser en deux catégories: les bons et les méchants, ou plutôt, les "responsables" et les "inconscients". Ce sont les situations que vit Simon qui rendent la série intéressante: d'elles transpirent toujours un certain souffle lyrique, sans doute les grands espaces sauvages; et aussi la façon dont Auclair fait passer son message. A partir du tome 5, la série prend un virage à 90°, puisque c'est Riondet qui s'attelle au scénario. Pendant deux tomes, Simon est embarqué dans des aventures philosophiques où il semble vivre un rêve éveillé, et ne joue qu'un rôle mineur. Les dialogues, qui n'étaient déjà pas très drôles, deviennent carrément abstraits et métaphysiques. Ces albums-là sont les moins compréhensibles, et contrastent singulièrement avec les précédentes aventures réalistes. Retour à la réalité pour les deux derniers tomes, qui ne forment qu'une seule et même histoire. Ici, finis les beaux messages explicites, on entre dans le drame humain: les personnages sont ici très charismatiques, car leur analyse psychologique est poussée. De cette tragédie en huis-clos (une presqu'île) se dégage même une certaine tension, pour la première fois dans la série. Nous est tout de même fait passer un message sur la vanité et la folie des hommes. Ces deux derniers tomes sont pour moi les plus intéressants. Bref, une BD originale et assez captivante. "Simon du fleuve", la série humaniste par excellence.

04/07/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Un petit coin de paradis
Un petit coin de paradis

Un petit voyage dans l'onirisme et la NDE (Near Death Experience) tout à fait inattendus. On est tout de suite pris par l'ambiance plutôt burtonienne d'un homme à la vie mouvementée qui croise les acteurs principaux de sa vie au cours d'une drôle d'expérience. Sans concession, Yeb a écrit cette histoire aux accents de vécu pour la servir à un Le Brun fortment inspiré, au trait qui se cherche encore mais à l'énergie réjouissante. J'ai particulièrement craqué sur l'ours Bolino, plutôt mignon dans son genre. Une petite découverte.

04/07/2005 (modifier)