La Pension du docteur Eon

Note: 3.15/5
(3.15/5 pour 13 avis)

A la pension du Docteur Eon, se croisent et s'entrecroisent une population heteroclite d'alienes en tout genre. Enfin les fous ne sont peut etre pas ceux que l'on croit...


Folie Journalistes Signé

Gabrielle Lange, journaliste, et son assistant Matthieu White mènent l'enquête sur une étrange clinique psychiatrique. Cette clinique est en effet le lieu de résidence d'anciens personnages célèbres (un ministre, quelques star du monde du show-bizz et du sport...). Quant au Docteur Eon, ses méthodes sont pour le moins originales... L'enquête va rapidement prendre un tour bien étrange suite aux étonnantes découvertes de nos deux journalistes.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1998
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série La Pension du docteur Eon
Les notes (13)
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06/02/2002 | Steril
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Par Gaston
Note: 2/5
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Cothias est un scénariste que je n'ai jamais aimé et ce n'est pas cette série qui va me donner envie de découvrir davantage son œuvre. Je n'ai d'ailleurs emprunté ces deux tomes que pour le dessin de Griffo qui est encore une fois excellent quoique cela ne vaut pas son trait dans 'Monsieur Noir'. Le scénario aurait pu être sympathique avec une galerie de personnages étranges comme je les aime, mais Cothias a ruiné toute chance de rendre son scénario intéressant à mes yeux. Non seulement le rythme est lent, mais en plus certains dialogues sont clairement prétentieux (je pense par exemple à la discussion dans l'auto au début du premier tome) et le scénario tombe dans le n'importe quoi avec des scènes que je ne comprends pas et dont je n'ai aucune envie de comprendre.

09/12/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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Ce diptyque ne laisse pas indifférent. Moi, je me range plutôt du côté des déçus. Cothias distille volontairement un rythme lent, sans doute pour accentuer l’atmosphère qui pèse dans un endroit clos où la folie est la norme. J’ai bien apprécié le laïus sur la folie qui montre de multiples visages et dont les limites sont floues. Les propos bousculent mais le fond reste intéressant. On finit par se demander si l’anormal ne serait pas nous. Par contre, le duo Lange et White ne m’a pas convaincu du tout (voire même exaspéré). Sous des airs déterminés, leur comportement m’a semblé manquer de cohérence et donc de crédibilité. Le côté prophétique dans une ambiance de fin du monde amène une tournure des événements que les débuts ne laissaient en rien présager. Bien vu, mais un peu tard et, comme Miss Lange, on s’en branle un peu. Côté dessins, le trait de Griffo m’a moyennement plu même si le souci des détails est toujours présent. Par contre, question couleurs, il se surpasse … Une série à lire mais dont l’achat reste dispensable.

24/10/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Cothias m’énerve. A mon avis, pour tenir un bon scénario, il faut plusieurs ingrédients. D’abord, un sujet original et intéressant. Ensuite un développement prenant et cohérent qui scotche le lecteur. Ajoutons à cela des personnages charismatiques auxquels le lecteur peut s’identifier. Saupoudrons de dialogues réalistes et vivants, mais pas surchargés afin de laisser place au dessin. Et clôturons le récit par une dernière surprise, point final du chef d’œuvre qui laissera le lecteur ébloui et rêveur. Avec la pension du docteur Eon, nous avons, à mon avis, un sujet original et intéressant, et … euh … c’était quoi les autres points ? Je regrette, mais : Le développement est lent, emprunté et inutilement alambiqué ; Les personnages sont peu charismatiques ; Les dialogues sont souvent agréables mais des textes explicatifs surchargent inutilement les dessins. Le résultat est lourd et plutôt pénible. J’ai également trouvé le ton employé pompeux, voire prétentieux. La fin … pas mal, j’ai bien aimé la fin (mais n’est-ce pas justement parce que c’était fini ?) Le dessin de Griffo est quant à lui égal à lui-même, agréable avec un petit côté Juillard que j’ai bien apprécié. La colorisation est très réussie à mon goût. Mais, bon sang !, pourquoi ce traitement d’intellectuel pompeux et sûr de sa culture pour ce qui aurait pu être une petite fable bien amusante et sympathique. Cothias m’énerve. Après Le Lièvre de Mars, c’est la deuxième fois que je le vois bousiller une bonne idée de départ (et je ne parle pas des déclinaisons des 7 vies de l'épervier).

05/03/2009 (modifier)
Par kalish
Note: 3/5

Pour peu qu’on n’ait pas pris quelques renseignements concernant cette œuvre, il est impossible de savoir où l’histoire va nous mener. C’est principalement ce qui fait que j’ai plutôt bien aimé, on se laisse complètement porter par le récit. L’ambiance et le climat, les mystères nébuleux, les personnages déjantés font que l’on est intrigué et qu’on espère être surpris par le final. Ce qui est plutôt le cas même si j’ai trouvé que le principe de la trompette faisait sombrer cette chute dans le ridicule. L’auteur s’excuse un peu de cette idée dans l’épilogue. J’aurais préféré qu’il l’argumente. Toujours est-il que c’est une histoire originale et qui possède plusieurs niveaux de lecture. Quand au dessin, j’ai retrouvé le style évolué de Griffo qui m’avait déjà frappé dans Monsieur noir. Il m’a complètement conquis. C’est un des rares dessinateurs qui a su faire évoluer son style au fur et à mesure des années tout en gardant son identité. En tous cas, c’est à lire.

13/01/2009 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
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Très, très jolie bd avec ses couleurs directes et chaudes ! Du magnifique Griffo, c'est ce qui m'a tout de suite attiré, d'où les deux étoiles. Quant à l'histoire, une histoire de dingues à vous rendre dingue. Un démarrage d'une lenteur édifiante où il ne se passe vraiment pas grand chose avec l'interminable présentation de quantité de fous plus insipides les uns que les autres. Au tout début on croit qu'il s'agit d'un polar "chez les fous" mais au fur et à mesure que l'on avance on tombe dans "chez les fous" c'est tout. On est si loin du magnifique Mémoires d'un incapable où il n'y a qu'un seul fou mais quel fou ! Tous ces dingues et leur folie n'ont pas réussi à m'intéresser à cette lecture que j'ai d'ailleurs abandonnée au cours du deuxième tome, frustrée et lassée par tant d'absurdité qui me donnait l'impression de ne mener nulle part. J'ai aussi le souvenir d'une narration un peu lourde et ennuyeuse. Le fin mot de l'histoire sera pour Shakespeare (Hamlet, acte V, scène 1), Le fossoyeur : - Ce fut le jour même où naquit le jeune Hamlet, celui qui est devenu fou et qu'on a envoyé en Angleterre… Hamlet : - Pourquoi donc ? Le Fossoyeur : - On ne s'apercevra pas qu'il est fou; tous les hommes de ce pays sont aussi fous que lui.

02/08/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 2/5

Compliqué. L'histoire est celle d'un reportage que Gabrielle Lange, journaliste cynique, prétentieuse et égocentrique, veut consacrer à la clinique du Docteur Eon. J'ai ici eu affaire à une "aventure psychiatrique" -genre peu fréquenté- d'une femme qui se prend pour ce qu'elle n'est pas. Qui est fou ?... Qui ne l'est pas ?... La folie est-elle une maladie ou... une vocation ?... Je reconnais que Griffo y va d'un trait énergique, fait bien ressortir la folie ordinaire.. ou non de ses personnages. Gestuelle et mimiques, pourtant bien rendues, ne m'emballent pourtant pas. Le scénario me paraît haché, confus... Pourtant "bon lecteur", je n'ai pas accroché. A revoir, un jour peut-être, après relecture... si l'envie me prend...

16/02/2007 (modifier)

Attiré par le graphisme soigné de l'œuvre, comme souvent en BD, je le lis… pour finalement être déçu par la conclusion de ce récit. L’auteur est parti dans un délire biblique incompréhensible (difficile d’en dire plus sans en gâcher la lecture pour un autre). Et c’est d’autant plus navrant que les personnages sont attachants et hors du commun. Nous suivons avec bonheur leurs interactions et leurs évolutions. L’environnement, un château perdu dans la campagne, offre un cadre idéal à l’intrigue. Mon sentiment principal à la fin de cette lecture est celle d'un gachis alors que l'histoire était prometteuse.

21/02/2005 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
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Je pense que c'est un classique de la BD. Pour ses qualités graphiques (Griffo est définitivement un excellent artisan), mais aussi pour la qualité de son histoire. Une histoire qui fustige non seulement la suffisance des media, mais aussi un certain conformisme ou un politiquement correct. Tout cela vole en éclats dans ce diptyque, et l'on suit avec plaisirs les errances de Gabrielle Lange et Mathieu White, seuls dans cet asile de fous. Mais sont-ce eux les véritables fous ? On peut voir plusieurs niveaux de réflexion dans cette BD, et la dimension symbolique n'est bien sûr pas la moindre : les fous sont-ils les seuls à mériter d'être sauvés le jour d'un hypothétique Jugement Dernier ? Une piste parmi d'autres, ouvertes dans La Pension du Docteur Eon.

22/01/2005 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Rien que les couvertures, le titre et les noms des deux auteurs me faisaient présager une bonne BD; et je n'ai pas été déçu. Le dessin est très bon, même si, à mes yeux, en deçà de celui du même Griffo sur Monsieur Noir (certaines scènes modernes comme la ville du début ou le tableau de bord de la voiture sont assez moyennes à mon goût). Le choix des couleurs lui aussi n'est pas parfait. Mais globalement, ça reste une BD de très bonne qualité graphique. Quant au scénario, c'est tout à fait le genre que j'aime. Un peu de philosophie de vie "à part", un peu de fantastique, d'onirique, de l'humour aussi et une fin qui justifie la totalité des deux albums précédents. Le thème de la folie douce est abordée d'une manière sympathique, amusante. Ce n'est pas de la psychologie, encore moins une étude sérieuse de pathologies noires et angoissantes : c'est de la folie façon "entonnoir sur la tête", un petit univers clos (encore une fois un peu à la façon du château de Monsieur Noir mais cette fois en version moderne) où tout est possible. Puis l'intrusion dans ce monde de la "civilisation moderne" ajoute encore de l'intérêt à partir du tome 2. Ce que je pourrais reprocher à cette Bd est une petite surabondance de texte par moments (notamment les discours de psycho ou de philo sur la folie et la société) qui sont certes intéressants mais qui brisent le rythme et une partie du charme de la BD. C'est d'ailleurs l'autre petit défaut de la BD : un rythme assez inégal et souvent trop lent. Et aussi un petit peu trop de sexe ou d'exhibition, je trouve que ça n'ajoute pas grand chose à l'intérêt du scénario. Mais pour le reste, pour l'originalité des fous de cette pension, pour le charme du scénario, pour l'humour et pour cette fin qui m'a pris par surprise (pourtant j'aurais dû m'en douter (en fait, j'ai compris juste la page avant que tout soit dévoilé)), je trouve que c'est un diptyque très abouti et très sympathique.

21/06/2004 (modifier)

" Le monde appelle fous ceux qui ne sont pas fous de la folie commune" C'est avec ces mots, somme toute assez étranges dans la bouche d'un psychanalyste, que le docteur Eon m'accueillit dans sa clinique ( Le Greenwood manor asylum). Ah non c'est vrai pas clinique. Le docteur n'aime pas ce terme. Il préfère celui de "pension de famille". Oui aujourd'hui je l'avoue sans honte je suis membre de cette famille. Ma mère m'a placé ici car elle ne supportait plus mes frasques. Elle ne croyait pas en mon talent. Je suis journaliste spécialisé en critique littéraire. Le nouveau Bernard Pivot quoi! Sauf que personne ne me connaît. J'ai pourtant reçu le prix Pulitzer pour mes articles sur des bandes dessinées. Mais quand je l'annonçais à mon entourage tout le monde riait. Au début j'entendais dire: Sacré Jérôme!, ou Quel comique! Ces remarques me blessaient et tout mon être bouillait alors d'une colère qui si elle prenait le pas sur ma raison me rendait très violent. Dès lors mes proches passaient du stade de l'amusement à celui du malaise. Mes sautes d'humeur étaient telles que très rapidement le terme de fou fut lâché. Ma mère prit alors rendez vous avec une sommité dans la matière dont les propos sur la folie (je les retranscris tels quels) lui plurent tout de suite: " Vous n'êtes naturellement pas sans savoir, madame, que les découvertes de Freud ont compromis le concept de la folie. Ce n'est qu'en face de gens "normaux" qu'on trouve les "fous". Mais quels critères de comparaison autorisent à déclarer "folle" une conduite plutôt qu'une autre? Il n'y a, selon moi, pas de meilleure réponse que celle de Freud lui même: " Peut être considérée comme pathologique, la conduite de celui ou de celle qui s'avère incapable d'établir des rapports affectifs ou sexuels comportant quelque stabilité et satisfaction..... Et dans le cadre de son travail, de fournir des prestations proportionnées à son talent." Nous sommes alors en droit de nous poser la question : Sommes nous fous, madame. La décision fut alors prise de m'envoyer en cure dans son manoir situé en Ecosse dans les Highlands du nord. L'endroit me plut tout de suite. Le domaine était magnifique. Imaginez un immense parc entourant une magnifique demeure perchée sur une colline surplombant un petit village et vous percevrez tout le charme du Greenwood Manor. Ajoutez à cela tout le confort moderne ainsi que quelques plus inattendus dans un "asile" (piscine chauffée, terrain de tennis) et vous obtenez selon moi un lieu idéale pour vivre. Tout ceci étant permis grâce au riche financement de certains membres de la pension. Il faut dire que pour mon plus grand plaisir le manoir était rempli de célébrités. Ainsi je fis connaissance de Michel Lamour (la star de la Metro Goldwin), de Miss Hopes ( la romancière célèbre pour son livre L'étoile de l'araignée), d'Archibald Gulverburry ( un puissant armateur) et enfin l'ancien premier ministre Sir William Wellington. Toutes ces illustres personnes ont fait table rase sur leur passé afin de se concentrer sur leur nouvelle lubie .En effet l'actrice se consacre maintenant à la musique, la romancière n'a plus qu'un but c'est d'apprendre à voler à sa mouche et le ministre s'acharne à faire la pluie et le beau temps. Ce sont là les personnages les plus intéressant de la pension, les autres n'étant que des fous de bas étages. Oh j'allais oublier mon préféré : Jiminy Cricket. Le sort s'était acharné sur ce petit individu en l'affublant d'un physique on ne peut plus laid et pour couronner le tout il ne possédait que l'intellect d'un enfant. Mais la nature n'est pas si ingrate. Pour compenser ses tares elle lui avait donné des dons. Le temps n'avait pas d'influence sur lui et il pouvait se matérialiser ou bon lui semblait. Il se servait de ce pouvoir pour pratiquer l'onanisme en tout lieu. Personne n'est parfait. Ce paradis fut cependant chamboulé par l'arrivé de deux journalistes à sensations : Miss Lange et Mathieu White son assistant. Dès le premier regard Jiminy fut sous le charme de la journaliste. Faut dire qu'elle était plutôt gironde. Notre J.C était peut être simple d'esprit il n'en avait pas moins bon goût. Mais ce désir était unilatéral. Miss Lange ne réussissait pas à voir autre chose dans J.C qu'un pauvre hère difforme et pervers et malgré nos suppliques elle refusait catégoriquement de jouer de la trompette avec Jiminy Cricket. Ce manque de gentillesse et de civilité déclencha les pleurs de Sir Wellington et comme ce ministre faisait la pluie et le beau temps son état engendra un terrible déluge. Dès lors les ennuis commencèrent. A cause des terribles précipitations, nos voisins les villageois s'invitèrent chez nous sous prétexte que le manoir était le seul endroit ne risquant pas d'être inondé. Cette cohabitation forcée entre "normaux" et "fou" serait elle possible? Quel camp Miss lange et Mister White choisiraient ils? La pluie continuerait elle longtemps ou si vous avez compris Sir Wellington soignerait il son gros chagrin? Vous cherchez des réponses. Elles ne sont pas difficiles à obtenir. Allez chez votre libraire le plus proche. Demandez poliment si il n'a pas dans ces rayons l'ouvrage simplement intitulé vous l'aurez deviné "La pension du docteur Eon" paru aux éditions Le Lombard. A coup sur il vous dira oui. Comment est ce possible? Vous demandez vous. Levons là un mystère dont la solution est plutôt évidente. Deux pensionnaires de la clinique ont décidé de raconter avec un talent certains les événements arrivés au manoir. Leurs noms? Patrick Cothias (scénario) et Griffo (dessin).Ces deux là étaient parmi les plus perturbés de l'établissement du docteur. Cothias était persuadé qu'il y avait un "Lièvre de Mars», que le diable dirigé nos vie et qu'il manipulé 7 pantins (Les 7 vies de l'épervier) et surtout il avait une vision du futur très pessimiste. Pour lui l'homme était une espèce en voie de disparition et des insectes géants prenaient leurs places. (Les eaux de Mortelune) Griffo avait des visions d'un monde ou les machines seraient contaminées par une étrange maladie et où l'homme pouvait perdre la raison par la lecture de livres interdits. (Samba Bugatti et Beatifica blues) Ces deux "fous" ont à ce jour atteint une certaine renommée dans le milieu de la bande dessinée. Il n'est pas rare d'entendre à propos de Cothias : C'est le scénariste le plus important et le plus prolifique de la BD actuelle et il fait preuve d'une puissance créatrice inouïe .Pour Griffo les propos ne sont pas moins élogieux. On affirme souvent qu'il est un des maîtres parmi les dessinateurs réalistes. Pourtant ne font ils pas que coucher sur papier leurs rêves et leurs névroses? N'ont ils pas réussi à imposer et à normaliser leur folie à la société? Pour nous ces "fous" sont des pionniers dont nous prenons l'exemple. Ainsi ne suis je pas entrain d'écrire, comme dans mon fantasme, une critique sur une bande dessinée? Et qui sait si le succès n'est pas à ma portée. Ceci n’illustre-t'il pas les propos de La Fontaine: "On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu'on prend pour l'éviter "?

20/05/2003 (modifier)