Troisième sous-sol (Tome 2)
Encore un très bon one shot réalisé par le tandem constitué de Joël Callède et Denys.
Le scénario de ce polar fantastique n'est pas des plus original, mais en revanche il est diablement efficace. Hormis les passages mettant en scène le « Bon Samaritain », toute l'histoire de ce huis clos se déroule dans un parking à l'atmosphère oppressante. A l'instar des bons films d’horreur, Joël Callède prend le temps d'installer les éléments d'angoisse et de peur qui viendront apporter une crédibilité à son macabre récit. Tous les ingrédients sont réunis de façon à ce que les protagonistes sachent que la mort les attend au tournant !
Les dessins de Denys viennent sans conteste renforcer l'ambiance glauque des lieux. Les cadrages choisis, la manière dont les inquiétudes et délires des personnages sont portés à l'image constituent de vrais points forts pour cette bande dessinée.
Un album très réussi.
Série lue grâce/à cause de BDthèque, je ne reste pas sur ma faim :)
Bâti sur un scénario solide avec des personnages intéressants qui nous livrent leurs mystères au fil des pages, cette BD est d’un autre genre qui ne manque pas d’intérêt.
De plus les dessins sont très soignés et l’atmosphère qui en ressort participe grandement à la qualité de la série.
Une série à lire dont j’achèterai la suite les yeux fermés.
Passionnant. C'est tout simplement passionnant. Marjane Satrapi est pour moi l'essence de la bonne autobiographe en BD. Car elle a une histoire vraiment particulière, assez chahutée, tout à fait incroyable. Elle est passée par des moments très compliqués, voire dramatiques. Mais elle ne s'est (presque) jamais départie de son ouverture d'esprit, de son humour, de sa franchise, qui lui ont parfois sauvé la mise. J'ai lu tous les albums presque d'une traite, et j'en redemande. :)
UPDATE : 20 tomes lus !
Ouhlalalala quelle claque !
On s'approche de la note maximale là ... on est loins du manga Slam Dunk du même hauteur, qui pour être un divertissement sympa et franchement d'exellenet qualité est a des années lumières de celui ci !
On pense tomber dans un manga pas très fut-fut du genre "je le plus meilleur du monde au sabre parce que je le vaut bien" et on plonge dans un superbe voyage dans le Japon dans un univers impitoyable, dur, violent, absurde, prenant, enigmatique et finalement très émouvant : le sabre et le samouraï !
La réflexion gagne souvent un statut bien supérieurs au simple domaien du sabre et sera souvent intéressante dans quelque domaine que ce soit (Miyamoto Musashi à d'ailleurs écrit un traité de sabre qui servait en réalité dans la vie courante) et finalement on s'apperçoit qu'on à trouvé le moyen le plus brute mais le plus beau, le plus violent mais le plus esthétique, le plus primitif mais le plus efficace pour explorer la nature humaine dans ses recoins.
Sans le porter au Panthéon philosophique il faut reconnaître à Vagabond la pertinence de son propos.
Après le dessin Magnifique que l'on sentait commncer à poindre dans Slam Dunk, bien que plus brouillon ici, cole finalement parfaitement bien à l'oeuvre.
On se sent gagné par l'émotion des comabts, cette maîtrise de Takehiko Inoue à nous plonger dans l'action et nous faire vibrer avait déja quelque chose de suprenant dans Slam Dunk qui faisait reconnaître le talent mais là on crie au génie en refermant le manga ... ne pas s'arrêter aux premeirs dessisn du mangas qui, pour être bon, s'améliore encore par la suite !
Bref, un chef d'oeuvre !
Rares sont des bédés qui accrochent le lecteur comme « Enchaînés » ! Le deuxième tome confirme l’excellente impression du premier album : il m’a été impossible de se détacher du livre jusqu’au dénouement tellement le suspens est à son comble ! La bonne qualité de la mise en page, du découpage et surtout de la narration font de cette bédé un des meilleurs thrillers actuellement. Les personnages principaux sont carrément détestables : la mère qui fait tout pour assurer le besoin de ses 3 enfants, l’adolescent ridiculisé par ses camarades de classe, ils feront tout pour toucher le pactole en tuant l’autre ! Quelques-uns ont des remords pour effectuer cette tâche, les autres s’en foutent royalement, ils ont tous en tête ce gros paquet de pognon qui pourrait leur assurer un avenir infiniment plus radieux que la vie menée par chacun actuellement ! Paradoxalement, ces personnages clés se révèlent attachants et je me suis mis plusieurs fois à me demander ce que j’aurai fait à leur place ! Seul le dessin en ce qui concerne les anatomies des personnages peut être sujet à des critiques, c’est ça qui m’empêche de mettre cette série parmi les chefs d’œuvre du genre. Je comprendrais les lecteurs qui trouveront cette bédé exagérée mais ne vous trompez-pas ! Vous passerez malgré tout un excellent moment de lecture ! J’attends le prochain tome avec impatience !
Du merveilleux et de l'originalité tant dans le dessin que dans le scénario.
L'histoire n'est pas uniquement focalisée sur le personnage principal, les autres personnages ont aussi du relief : c'est agréable.
L'humour est au rendez-vous.
Cette BD possède beaucoup de charme et sort des lieux communs de l'heroic fantasy actuelle.
Malheureusement je viens d'apprendre que cette série était abandonnée.
Quel gâchis !!
Note approximative : 3.5/5
Mon attention a été attirée sur The Goon quand j'ai appris qu'il avait été lauréat de 2 Eisner Awards : celui de la meilleure publication d'humour et celui de la meilleur série. Et il faut avouer qu'effectivement, cette série est pas mal même si elle n'est pas tout à fait mon genre personnel.
C'est vrai que les histoires courtes de The Goon rappellent beaucoup celles de Hellboy : même ambiance fantastique avec morts-vivants et autres créatures surnaturels et même héros fort en gueule et prompt à la baston. Mais là où Hellboy fait dans le mystique et l'ambiance assez sérieuse, The Goon part dans la vraie déconnade. Ca zigouille du zombie à tout va avec quelques scènes bien gore, ravissant sans aucun doute les fans de Romero et autres films du genre. Les dialogues sont drôles et les situations décalées. Bref, ça ne se prend pas du tout au sérieux et c'est assez amusant à lire.
Le dessin lui aussi est dans la même veine délirante, avec un mélange entre personnages dans le style comics d'humour et personnages réalistes, avec des déformations et des visages expressifs à la façon du magazine MAD, etc. Ce n'est pas moche, c'est assez original et ça donne une vraie "touche" à l'aspect visuel de la série.
Je suis sûr que cette série peut vraiment plaire à pas mal de monde, et moi même j'ai bien aimé. Mais si je ne considère pas la série comme vraiment indispensable, c'est surtout parce que d'une part, les histoires de zombies, de gore et de bagarres, ce n'est pas trop ma tasse de thé, et d'autre part parce que les histoires courtes de cette série se lisent bien, sont plaisantes mais ne marquent pas tant que ça les esprits au final.
Sympa, original, prêt à plaire énormément aux fans de films de zombies, mais pas aussi transcendant que les prix Eisner Awards me laissaient l'espérer.
C’était en 1992, je n’étais plus vraiment un bédéphile, mes dernières lectures étaient des livres de Tintin et de quelques bds vite oubliées qu’un cousin me prêtait de temps en temps...
Bref, c’était une époque où j’étais étudiant et où j’avais fait connaissance avec un camarade de classe bédéphile. Lors d’une visite chez lui, il me présenta quatre bds dont le dessin me ne m’attirait pas vraiment. De retour chez moi, je suis mis à lire le premier tome, puis le deuxième, etc… jusqu’à cette fin étourdissante ! J’ai été tellement ému par ce dénouement que j’en suis resté un bon quart d’heure à me poser des questions, à ne plus penser à autres choses que cette bd !
La série, c’était « La quête de l’oiseau du temps ». J’ai acheté ensuite l’intégral de ce premier cycle et quand je le vois dans ma bédéthèque, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces bons moments passés avec Bragon, Pélisse et l’inconnu !
Il y a des passages qui me sont restés dans ma mémoire, je me rappelle encore de la découverte du personnage de Fol, des péripéties dans le temple de l’oubli et puis et surtout le fameux rige ! Ahhh ce tome ! Malgré que je sache comment cette histoire se termine, je n’ai pu m’empêcher de lire et relire « Le rige ». Il y a dans cet album de tels moments de tension, d’émotion et de classe dans l’allure de ce personnage qu’on ne peut pas oublier de sitôt cette lecture !
Le dessin de Loisel, bien qu’au départ il ne me fascinait pas, est excellent. Il y a surtout chez cet auteur une grande faculté à mettre en page les évènements d’une manière très fluide, bref, c’est une perle au niveau de la narration !
Alors que dire de plus ? Quand on se souvient d’une bd plus de dix ans après avec émotion, je ne peux m’empêcher de répéter encore et encore : merci Régis ! Merci Serge de m’avoir redonner l’envie de (re)lire des bds !
"Carmen Mc Callum", voilà une série qui mérite bien sa place dans la collection Série B de chez Delcourt. En gros, de la bonne science fiction d’anticipation, cyberpunk avec beaucoup d’action, dans la même ligné que Travis (mais en plus flingueuse).
L’héroïne de l’histoire créé par Duval est une ex membre de l’IRA devenue mercenaire et vendant ses compétences au plus offrant. C’est une femme forte même si elle a un côté assez pessimiste et torturé. L’action se passe au-delà des années 2040. Ces aventures comptent à l’heure actuelle trois cycles terminés (3 albums, 2 albums et 2 albums). Bien que cette série soit essentiellement basée sur l’action, les histoires sont suffisamment complexes et riche en rebondissements pour tenir le lecteur en haleine.
Le dessin de Gess est tout à fait adapté à ce genre de BD, la découpe des planches et le cadrage des cases sont efficaces et très dynamiques. Il arrive que certains personnages aient une tête un peu bizarre, mais ça passe. Et je trouve que le trait s’améliore au fil des tomes.
Les couleurs de Breton puis de Rabarot sont biens, et accentuent la nervosité des illustrations.
J’aime beaucoup les couvertures du tome 1, 6 et 7 mais je trouve les autres trop banales et peu accrocheuses.
Vivement le tome 8 !!!!
Ces histoires de pirates semblent être du déjà vu. Apparemment, elles sont tirées d'un roman d'Alexandre Dumas et l'on retrouve ici l'atmosphère de ses grands romans d'aventures. Je trouve que cette libre adaptation est plutôt originale : des pirates évoluant sur des ballons dirigeables dans un monde sauvage, dominé par une vilaine compagnie très capitaliste. Beaucoup d'aventures, des peuplades chamarrées, des trahisons, de la franche camaraderie, de l'amour, des trésors, enfin que de bons ingrédients qui sont réunis au long des 3 tomes qui composent cette série.
Les dessins ne sont pas exceptionnels mais le tout reste agréable à lire. Seule la colorisation n'est pas vraiment à mon goût.
Cette série mérite donc au minimum d'être empruntée pour une unique lecture et peut très décemment garnir une bibliothèque personnelle, ses 3 tomes ne constituant pas un investissement phénoménal.
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Dans la nuit
Troisième sous-sol (Tome 2) Encore un très bon one shot réalisé par le tandem constitué de Joël Callède et Denys. Le scénario de ce polar fantastique n'est pas des plus original, mais en revanche il est diablement efficace. Hormis les passages mettant en scène le « Bon Samaritain », toute l'histoire de ce huis clos se déroule dans un parking à l'atmosphère oppressante. A l'instar des bons films d’horreur, Joël Callède prend le temps d'installer les éléments d'angoisse et de peur qui viendront apporter une crédibilité à son macabre récit. Tous les ingrédients sont réunis de façon à ce que les protagonistes sachent que la mort les attend au tournant ! Les dessins de Denys viennent sans conteste renforcer l'ambiance glauque des lieux. Les cadrages choisis, la manière dont les inquiétudes et délires des personnages sont portés à l'image constituent de vrais points forts pour cette bande dessinée. Un album très réussi.
W.E.S.T
Série lue grâce/à cause de BDthèque, je ne reste pas sur ma faim :) Bâti sur un scénario solide avec des personnages intéressants qui nous livrent leurs mystères au fil des pages, cette BD est d’un autre genre qui ne manque pas d’intérêt. De plus les dessins sont très soignés et l’atmosphère qui en ressort participe grandement à la qualité de la série. Une série à lire dont j’achèterai la suite les yeux fermés.
Persepolis
Passionnant. C'est tout simplement passionnant. Marjane Satrapi est pour moi l'essence de la bonne autobiographe en BD. Car elle a une histoire vraiment particulière, assez chahutée, tout à fait incroyable. Elle est passée par des moments très compliqués, voire dramatiques. Mais elle ne s'est (presque) jamais départie de son ouverture d'esprit, de son humour, de sa franchise, qui lui ont parfois sauvé la mise. J'ai lu tous les albums presque d'une traite, et j'en redemande. :)
Vagabond
UPDATE : 20 tomes lus ! Ouhlalalala quelle claque ! On s'approche de la note maximale là ... on est loins du manga Slam Dunk du même hauteur, qui pour être un divertissement sympa et franchement d'exellenet qualité est a des années lumières de celui ci ! On pense tomber dans un manga pas très fut-fut du genre "je le plus meilleur du monde au sabre parce que je le vaut bien" et on plonge dans un superbe voyage dans le Japon dans un univers impitoyable, dur, violent, absurde, prenant, enigmatique et finalement très émouvant : le sabre et le samouraï ! La réflexion gagne souvent un statut bien supérieurs au simple domaien du sabre et sera souvent intéressante dans quelque domaine que ce soit (Miyamoto Musashi à d'ailleurs écrit un traité de sabre qui servait en réalité dans la vie courante) et finalement on s'apperçoit qu'on à trouvé le moyen le plus brute mais le plus beau, le plus violent mais le plus esthétique, le plus primitif mais le plus efficace pour explorer la nature humaine dans ses recoins. Sans le porter au Panthéon philosophique il faut reconnaître à Vagabond la pertinence de son propos. Après le dessin Magnifique que l'on sentait commncer à poindre dans Slam Dunk, bien que plus brouillon ici, cole finalement parfaitement bien à l'oeuvre. On se sent gagné par l'émotion des comabts, cette maîtrise de Takehiko Inoue à nous plonger dans l'action et nous faire vibrer avait déja quelque chose de suprenant dans Slam Dunk qui faisait reconnaître le talent mais là on crie au génie en refermant le manga ... ne pas s'arrêter aux premeirs dessisn du mangas qui, pour être bon, s'améliore encore par la suite ! Bref, un chef d'oeuvre !
Enchaînés
Rares sont des bédés qui accrochent le lecteur comme « Enchaînés » ! Le deuxième tome confirme l’excellente impression du premier album : il m’a été impossible de se détacher du livre jusqu’au dénouement tellement le suspens est à son comble ! La bonne qualité de la mise en page, du découpage et surtout de la narration font de cette bédé un des meilleurs thrillers actuellement. Les personnages principaux sont carrément détestables : la mère qui fait tout pour assurer le besoin de ses 3 enfants, l’adolescent ridiculisé par ses camarades de classe, ils feront tout pour toucher le pactole en tuant l’autre ! Quelques-uns ont des remords pour effectuer cette tâche, les autres s’en foutent royalement, ils ont tous en tête ce gros paquet de pognon qui pourrait leur assurer un avenir infiniment plus radieux que la vie menée par chacun actuellement ! Paradoxalement, ces personnages clés se révèlent attachants et je me suis mis plusieurs fois à me demander ce que j’aurai fait à leur place ! Seul le dessin en ce qui concerne les anatomies des personnages peut être sujet à des critiques, c’est ça qui m’empêche de mettre cette série parmi les chefs d’œuvre du genre. Je comprendrais les lecteurs qui trouveront cette bédé exagérée mais ne vous trompez-pas ! Vous passerez malgré tout un excellent moment de lecture ! J’attends le prochain tome avec impatience !
Angus Powderhill
Du merveilleux et de l'originalité tant dans le dessin que dans le scénario. L'histoire n'est pas uniquement focalisée sur le personnage principal, les autres personnages ont aussi du relief : c'est agréable. L'humour est au rendez-vous. Cette BD possède beaucoup de charme et sort des lieux communs de l'heroic fantasy actuelle. Malheureusement je viens d'apprendre que cette série était abandonnée. Quel gâchis !!
The Goon
Note approximative : 3.5/5 Mon attention a été attirée sur The Goon quand j'ai appris qu'il avait été lauréat de 2 Eisner Awards : celui de la meilleure publication d'humour et celui de la meilleur série. Et il faut avouer qu'effectivement, cette série est pas mal même si elle n'est pas tout à fait mon genre personnel. C'est vrai que les histoires courtes de The Goon rappellent beaucoup celles de Hellboy : même ambiance fantastique avec morts-vivants et autres créatures surnaturels et même héros fort en gueule et prompt à la baston. Mais là où Hellboy fait dans le mystique et l'ambiance assez sérieuse, The Goon part dans la vraie déconnade. Ca zigouille du zombie à tout va avec quelques scènes bien gore, ravissant sans aucun doute les fans de Romero et autres films du genre. Les dialogues sont drôles et les situations décalées. Bref, ça ne se prend pas du tout au sérieux et c'est assez amusant à lire. Le dessin lui aussi est dans la même veine délirante, avec un mélange entre personnages dans le style comics d'humour et personnages réalistes, avec des déformations et des visages expressifs à la façon du magazine MAD, etc. Ce n'est pas moche, c'est assez original et ça donne une vraie "touche" à l'aspect visuel de la série. Je suis sûr que cette série peut vraiment plaire à pas mal de monde, et moi même j'ai bien aimé. Mais si je ne considère pas la série comme vraiment indispensable, c'est surtout parce que d'une part, les histoires de zombies, de gore et de bagarres, ce n'est pas trop ma tasse de thé, et d'autre part parce que les histoires courtes de cette série se lisent bien, sont plaisantes mais ne marquent pas tant que ça les esprits au final. Sympa, original, prêt à plaire énormément aux fans de films de zombies, mais pas aussi transcendant que les prix Eisner Awards me laissaient l'espérer.
La Quête de l'Oiseau du Temps
C’était en 1992, je n’étais plus vraiment un bédéphile, mes dernières lectures étaient des livres de Tintin et de quelques bds vite oubliées qu’un cousin me prêtait de temps en temps... Bref, c’était une époque où j’étais étudiant et où j’avais fait connaissance avec un camarade de classe bédéphile. Lors d’une visite chez lui, il me présenta quatre bds dont le dessin me ne m’attirait pas vraiment. De retour chez moi, je suis mis à lire le premier tome, puis le deuxième, etc… jusqu’à cette fin étourdissante ! J’ai été tellement ému par ce dénouement que j’en suis resté un bon quart d’heure à me poser des questions, à ne plus penser à autres choses que cette bd ! La série, c’était « La quête de l’oiseau du temps ». J’ai acheté ensuite l’intégral de ce premier cycle et quand je le vois dans ma bédéthèque, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces bons moments passés avec Bragon, Pélisse et l’inconnu ! Il y a des passages qui me sont restés dans ma mémoire, je me rappelle encore de la découverte du personnage de Fol, des péripéties dans le temple de l’oubli et puis et surtout le fameux rige ! Ahhh ce tome ! Malgré que je sache comment cette histoire se termine, je n’ai pu m’empêcher de lire et relire « Le rige ». Il y a dans cet album de tels moments de tension, d’émotion et de classe dans l’allure de ce personnage qu’on ne peut pas oublier de sitôt cette lecture ! Le dessin de Loisel, bien qu’au départ il ne me fascinait pas, est excellent. Il y a surtout chez cet auteur une grande faculté à mettre en page les évènements d’une manière très fluide, bref, c’est une perle au niveau de la narration ! Alors que dire de plus ? Quand on se souvient d’une bd plus de dix ans après avec émotion, je ne peux m’empêcher de répéter encore et encore : merci Régis ! Merci Serge de m’avoir redonner l’envie de (re)lire des bds !
Carmen Mc Callum
"Carmen Mc Callum", voilà une série qui mérite bien sa place dans la collection Série B de chez Delcourt. En gros, de la bonne science fiction d’anticipation, cyberpunk avec beaucoup d’action, dans la même ligné que Travis (mais en plus flingueuse). L’héroïne de l’histoire créé par Duval est une ex membre de l’IRA devenue mercenaire et vendant ses compétences au plus offrant. C’est une femme forte même si elle a un côté assez pessimiste et torturé. L’action se passe au-delà des années 2040. Ces aventures comptent à l’heure actuelle trois cycles terminés (3 albums, 2 albums et 2 albums). Bien que cette série soit essentiellement basée sur l’action, les histoires sont suffisamment complexes et riche en rebondissements pour tenir le lecteur en haleine. Le dessin de Gess est tout à fait adapté à ce genre de BD, la découpe des planches et le cadrage des cases sont efficaces et très dynamiques. Il arrive que certains personnages aient une tête un peu bizarre, mais ça passe. Et je trouve que le trait s’améliore au fil des tomes. Les couleurs de Breton puis de Rabarot sont biens, et accentuent la nervosité des illustrations. J’aime beaucoup les couvertures du tome 1, 6 et 7 mais je trouve les autres trop banales et peu accrocheuses. Vivement le tome 8 !!!!
Edward John Trelawnay
Ces histoires de pirates semblent être du déjà vu. Apparemment, elles sont tirées d'un roman d'Alexandre Dumas et l'on retrouve ici l'atmosphère de ses grands romans d'aventures. Je trouve que cette libre adaptation est plutôt originale : des pirates évoluant sur des ballons dirigeables dans un monde sauvage, dominé par une vilaine compagnie très capitaliste. Beaucoup d'aventures, des peuplades chamarrées, des trahisons, de la franche camaraderie, de l'amour, des trésors, enfin que de bons ingrédients qui sont réunis au long des 3 tomes qui composent cette série. Les dessins ne sont pas exceptionnels mais le tout reste agréable à lire. Seule la colorisation n'est pas vraiment à mon goût. Cette série mérite donc au minimum d'être empruntée pour une unique lecture et peut très décemment garnir une bibliothèque personnelle, ses 3 tomes ne constituant pas un investissement phénoménal.