Voilà bien un manga Complètement Indispensable dans sa bdtheque. Tezuka combine ici la force d'un récit historique sur la seconde guerre mondiale nous montrant plus le côté nazi que celui des alliés, mais également le conflit sino-japonais puis entre le Japon et les Etats-Unis - le fameux Pearl Harbor.
En plus de ce contexte historique que l'on connait tous plus ou moins bien, Tezuka y greffe un véritable thriller sur la recherche de documents concernant l'origine d'Hitler. On y rajoute une histoire d'amitié par essence impossible entre un nazi et un juif, et on obtient une histoire captivante de bout en bout.
Le manga de par son sujet est très violent par les différents combats, les exécutions, les camps de concentration. Tezuka montre bien la force de l'endoctrinement des personnes qui en deviennent inhumaines et sans pitié.
Je pourrais disserter encore longtemps pour justifier cette note mais il suffit de lire la série aujourd'hui entièrement rééditée et facile à se procurer.
Alors voilà j'adore cette BD que j'ai découverte il y a un mois. J'ai été tellement captivé par l'histoire que j'ai lu tous les épisodes en moins de deux jours.
La relation hommes-stryges est très passionnante et intéressante.
Ce que je trouve dommage par contre, c'est que l'Ombre et Kévin Nivek n'entament pas une relation amoureuse; quoiqu'ils se rapprochent petit à petit. Avec un peu de chance, le nouvel opus nous révèlera beaucoup de choses à la fois sur les stryges et leur emprise sur les hommes et le trio ambigu ; Mélinda, Kévin et l'Ombre.
Continuez ! C'est une BD digne de ce nom !
Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont lourds, mais ils sont tout de même attachants, les quatre protagonistes de cette bd. Et les gags, même s'ils ne sont pas d'une extrême originalité, ne tombent jamais dans le vulgaire. Bon, vous l'aurez compris, ça vole pas bien haut tout de même. Mais pour qui aime un peu l'humour lourdaud, parfois scato(et je fais partie de ceux là), je dois dire que la mayonnaise prend plutôt bien. Les dessins, et notamment les expressions des personnages, desservent parfaitement les gags.
Ah, une petite réserve, qui me fait hésiter à conseiller l'achat: 10,5 € pour une bd petit format noir et blanc, couverture souple, ça fait un peu chérot...
Superbe !!
Amour, souffrance, climat mystérieux, tout est réuni pour faire d'Emma une parfaite réussite scénaristique. De Metter distille, en fin d'histoire, quelques éléments de fantastique très troublants, mais je n'en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'histoire. De surcroît, l'auteur (dont c'était, je crois, la première histoire en albums), propose un graphisme très proche de la peinture, faisant preuve d'un talent reconnu depuis. Chaque case est un véritable tableau ; je vous recommande celles où Emma apparaît nue (ben oui), absolument superbes.
Deux petits regrets cependant. D'une part, les hésitations de De Metter composent un Alex au visage changeant d'une case sur l'autre, ce qui est un peu gênant. D'autre part, les trois albums se lisent très vite, même si l'on se perd dans la contemplation du dessin.
Mais c'est à lire, assurément.
Une vision assez effrayante de la guerre du futur: l'ONU délègue ses missions à des sociétés privées qui empochent le pactole en vendant leurs images de guerre en direct aux télévisions. Cette conjonction entre guerre et télé-réalité est odieuse et magnifique à la fois. Les auteurs du Tueur commencent très fort avec ce premier tome très consistant, raconté sans temp mort. On pense évidemment à quelques similitudes avec le sujet de Reality Show... mais il y a ici, je trouve, bien plus matière à réflexion sur le futur de la guerre et des médias.
Cet album reprend les premières histoires courtes en forme de nouvelles parues dans 'Optic Nerve' et révélatrices d'une évolution fulgurante de l'art d'Adrian Tomine.
Moins abouti sans doute que Blonde Platine, cet album explore néanmoins de manière intéressante, un peu à la manière de Daniel Clowes, les mécanismes complexes des relations sociales problématiques, et les ressorts des amours adolescentes tourmentées.
C'est une bd que l'on adore ou que l'on déteste, je ne pense pas que la demi-mesure existe pour ce livre. J'ai évidemment adoré cette bd, pleine de retenue et d'émotion. Les premières pages peuvent a priori paraître rebutantes mais il faut persévérer.
Une relation père-fils biaisée par la mort de la mère, est admirablement décrite par l'auteur. L'image du masque (celui du lion) que revêt le héros pour se protéger de la réalité est très bien trouvée : d'ailleurs, le père lui demandera de l'enlever pour affronter l'impossible. Le dessin et le thème ne sont pas loin de nous rappeler l'étrange et pathétique Jimmy Corrigan de Chris Ware. C'est un livre fort, très fort (comment ne pas être bouleversé quand Thomas, le gamin, vient rejoindre son père dans son lit, avant le départ...). La maladie, la mort, le remord, l'absence et la déchéance y sont traités avec délicatesse et intelligence.
Les dessins sont sobres, les décors inexistants, l'histoire poignante, mais je vous jure que c'est un petit chef-d'oeuvre, plein de tendresse, avec une histoire dans l'histoire puisque c'est le protagoniste principal, Thomas Tennant, qui préface la bd.
Superbe album, sur un sujet difficile, qui évite l'écueil du pathos et nous restitue le désarroi d'un petit garçon, caché derrière son masque de lion, aux prises avec la pire des réalités, et l'insupportable douleur de son père. S'appuyant sur des dessins abstraits et froids, Hornschemeier nous livre ici une oeuvre magistrale, toute en pudeur et d'une grande dignité.
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois.
Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer.
Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus.
Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu.
Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu.
En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture.
Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus.
Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.
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L'Histoire des 3 Adolf
Voilà bien un manga Complètement Indispensable dans sa bdtheque. Tezuka combine ici la force d'un récit historique sur la seconde guerre mondiale nous montrant plus le côté nazi que celui des alliés, mais également le conflit sino-japonais puis entre le Japon et les Etats-Unis - le fameux Pearl Harbor. En plus de ce contexte historique que l'on connait tous plus ou moins bien, Tezuka y greffe un véritable thriller sur la recherche de documents concernant l'origine d'Hitler. On y rajoute une histoire d'amitié par essence impossible entre un nazi et un juif, et on obtient une histoire captivante de bout en bout. Le manga de par son sujet est très violent par les différents combats, les exécutions, les camps de concentration. Tezuka montre bien la force de l'endoctrinement des personnes qui en deviennent inhumaines et sans pitié. Je pourrais disserter encore longtemps pour justifier cette note mais il suffit de lire la série aujourd'hui entièrement rééditée et facile à se procurer.
Le Chant des Stryges
Alors voilà j'adore cette BD que j'ai découverte il y a un mois. J'ai été tellement captivé par l'histoire que j'ai lu tous les épisodes en moins de deux jours. La relation hommes-stryges est très passionnante et intéressante. Ce que je trouve dommage par contre, c'est que l'Ombre et Kévin Nivek n'entament pas une relation amoureuse; quoiqu'ils se rapprochent petit à petit. Avec un peu de chance, le nouvel opus nous révèlera beaucoup de choses à la fois sur les stryges et leur emprise sur les hommes et le trio ambigu ; Mélinda, Kévin et l'Ombre. Continuez ! C'est une BD digne de ce nom !
4 têtes à claques
Ils sont beaux, ils sont jeunes, ils sont lourds, mais ils sont tout de même attachants, les quatre protagonistes de cette bd. Et les gags, même s'ils ne sont pas d'une extrême originalité, ne tombent jamais dans le vulgaire. Bon, vous l'aurez compris, ça vole pas bien haut tout de même. Mais pour qui aime un peu l'humour lourdaud, parfois scato(et je fais partie de ceux là), je dois dire que la mayonnaise prend plutôt bien. Les dessins, et notamment les expressions des personnages, desservent parfaitement les gags. Ah, une petite réserve, qui me fait hésiter à conseiller l'achat: 10,5 € pour une bd petit format noir et blanc, couverture souple, ça fait un peu chérot...
Emma
Superbe !! Amour, souffrance, climat mystérieux, tout est réuni pour faire d'Emma une parfaite réussite scénaristique. De Metter distille, en fin d'histoire, quelques éléments de fantastique très troublants, mais je n'en dirai pas plus, pour ne pas déflorer l'histoire. De surcroît, l'auteur (dont c'était, je crois, la première histoire en albums), propose un graphisme très proche de la peinture, faisant preuve d'un talent reconnu depuis. Chaque case est un véritable tableau ; je vous recommande celles où Emma apparaît nue (ben oui), absolument superbes. Deux petits regrets cependant. D'une part, les hésitations de De Metter composent un Alex au visage changeant d'une case sur l'autre, ce qui est un peu gênant. D'autre part, les trois albums se lisent très vite, même si l'on se perd dans la contemplation du dessin. Mais c'est à lire, assurément.
Cyclopes
Une vision assez effrayante de la guerre du futur: l'ONU délègue ses missions à des sociétés privées qui empochent le pactole en vendant leurs images de guerre en direct aux télévisions. Cette conjonction entre guerre et télé-réalité est odieuse et magnifique à la fois. Les auteurs du Tueur commencent très fort avec ce premier tome très consistant, raconté sans temp mort. On pense évidemment à quelques similitudes avec le sujet de Reality Show... mais il y a ici, je trouve, bien plus matière à réflexion sur le futur de la guerre et des médias.
32 Histoires
Cet album reprend les premières histoires courtes en forme de nouvelles parues dans 'Optic Nerve' et révélatrices d'une évolution fulgurante de l'art d'Adrian Tomine. Moins abouti sans doute que Blonde Platine, cet album explore néanmoins de manière intéressante, un peu à la manière de Daniel Clowes, les mécanismes complexes des relations sociales problématiques, et les ressorts des amours adolescentes tourmentées.
Adieu, maman
C'est une bd que l'on adore ou que l'on déteste, je ne pense pas que la demi-mesure existe pour ce livre. J'ai évidemment adoré cette bd, pleine de retenue et d'émotion. Les premières pages peuvent a priori paraître rebutantes mais il faut persévérer. Une relation père-fils biaisée par la mort de la mère, est admirablement décrite par l'auteur. L'image du masque (celui du lion) que revêt le héros pour se protéger de la réalité est très bien trouvée : d'ailleurs, le père lui demandera de l'enlever pour affronter l'impossible. Le dessin et le thème ne sont pas loin de nous rappeler l'étrange et pathétique Jimmy Corrigan de Chris Ware. C'est un livre fort, très fort (comment ne pas être bouleversé quand Thomas, le gamin, vient rejoindre son père dans son lit, avant le départ...). La maladie, la mort, le remord, l'absence et la déchéance y sont traités avec délicatesse et intelligence. Les dessins sont sobres, les décors inexistants, l'histoire poignante, mais je vous jure que c'est un petit chef-d'oeuvre, plein de tendresse, avec une histoire dans l'histoire puisque c'est le protagoniste principal, Thomas Tennant, qui préface la bd.
Adieu, maman
Superbe album, sur un sujet difficile, qui évite l'écueil du pathos et nous restitue le désarroi d'un petit garçon, caché derrière son masque de lion, aux prises avec la pire des réalités, et l'insupportable douleur de son père. S'appuyant sur des dessins abstraits et froids, Hornschemeier nous livre ici une oeuvre magistrale, toute en pudeur et d'une grande dignité.
Les Feux d'Askell
"Les Feux d’Askell", de l’heroic fantasy où le charme de l’héroïne vous laissera pantois. Arleston nous dépeint un univers aquatique où l’homme vit sur des archipels et se déplace d’île en île par bateau. Et c’est dans ce monde, qu’une danseuse exotique, accompagné d’un guerrier, d’un voleur, d’un troubadour et son valet, vivent des aventures mêlant humour, violence et érotisme (sans non plus tomber dans le graveleux et l’horreur). Le scénar est vraiment bien écrit, pour moi, c’est passé comme une lettre à la poste, j’ai tout lu d’une traite sans me forcer. Le dessin en couleurs directes de Mourier est tout bonnement magnifique. La mer est d’un bleu de toute beauté, les bateaux sont admirablement réalistes, et Cybill… Ah Cybilllllll !!!... :8... Ses formes sont tellement avenantes quelles font passer toutes les pins up de Playboy pour de vulgaire faire valoir. De plus le dessin ne cesse de s’améliorer au fil des trois tomes parus. Acheter les tomes 1 et 2 qui forment un cycle complet. Pour le 3 faites comme bon vous semble mais sachez que certains attendent une "pseudo hypothétique" suite depuis des lustres.
Sur la route encore
J'ai découvert Baru il y a peu, c'est le deuxième album que je lis du bonhomme et je ne suis pas déçu. Son style graphique, sec et pêchu est extraordinaire, les cadrages sont parfaits, rien que pour cela, l'album mérite d'être lu. En ce qui concerne les histoires, elles sont toutes intéressantes indépendemment, le lien qui se met tranquillement en place entre elles à la fin, se fait de façon simple et donne un intérêt supplémentaire à la lecture. Les codes graphiques et narratifs sont sensiblement différents, selon que l'on suive l'homme ou la femme et mine de rien, c'est un détail plaisant de plus. Au final un bon album où les situations dramatiques et parfois cocasses s'enchaînent avec brio. C'est franchement bien, c'est à lire.