La meilleure série de Peyo, incontestablement. Cette oeuvre est l'ancêtre de l'heroïc fantasy, avec ses magiciens, dragons, sorciers, le tout empreint d'une certaine poésie. Cela date quand même des années 50, 60, ce qui fait que les premiers albums ont beaucoup vieilli (on notera cependant l'apparition de Pirlouit dans Le lutin du bois aux roches). La série ne décolle vraiment qu'avec le sixième tome. Mais là, on entre dans la meilleure phase des albums de Johan et Pirlouit. Peyo signe ici quelques uns de ses chefs-d'oeuvre : la flûte à 6 schtroumpfs, la guerre des sept fontaines, l'anneau des Castellac. J'aime un peu moins le pays maudit. L'inventivité est au rendez-vous, le personnage de Pirlouit est formidable et c'est dans ces albums que Peyo a créé les schtroumpfs. Par contre, il faut éviter les albums qui ont été faits après la mort de Peyo.
Une série à découvrir ou à redécouvrir...
5 étoiles, ça peut paraître beaucoup dans la mesure où cette série est, à mon humble avis, très difficile d'accès.
De prime abord, le style narratif semble lourd voire pompeux ; doublé d'un dessin déroutant. Alors, me direz-vous, pourquoi lui avoir décerné la note maximale ?
Paradoxalement, pour ce même style. Cette brutalité d'écriture s'avère très efficace, elle colle parfaitement au mythe arthurien (tout du moins à l'image que je m'en fais), très loin des clichés grotesques.
J'invite les amoureux de mythes et légendes à s'évader dans les terres d'une Bretagne magique, à travers cette oeuvre singulière, contemplative et magistrale.
Cette série est à réserver aux nostalgiques de la grande période du journal Spirou. En fait, je ne conseille l'achat que des 6 premiers albums. Certes, la meilleure série de Peyo reste Johan et Pirlouit, mais Benoît Brisefer ne démérite pas. Une série qui n'a pas trop vieilli et que la jeunesse peut facilement découvrir. Le personnage de Benoît est très attachant, sauf qu'on le plaint d'avoir toujours un rhume au mauvais moment. Les albums que je préfère sont Le cirque Bodoni et Tonton Placide.
Un pur chef-d'oeuvre ! Yslaire nous transporte au coeur d'une France du XIXeme siècle sombre et pessimiste... mais tellement romantique ! Et ce dessin, ces couleurs, mon Dieu ! Une recette des plus sublimes.
Les sentiments et les émotions des personnages sont retranscrits de manière très humaine. De fait, le lecteur s'attache beaucoup au très beau couple que forment Julie et Bernard.
Passants, arrêtez-vous un instant et découvrez l'univers romanesque de Sambre. Rêve et dépaysement garantis !
J'ai acheté le tome 1 de cette nouvelle série après avoir lu les critiques d'ArzaK... et je n'ai franchement pas été déçu !
Rien de très original, certes, mais la lecture de ce tome est vraiment très plaisante. L'auteur nous plonge directement dans un Moyen-âge guerrier, allant droit à l'essentiel sans tergiverser. Rehaussée d'un agréable dessin, l'immersion est totale, le plaisir également.
Cette BD m'a beaucoup surpris car énormément d'avis ne m'ont franchement pas donné envie de l'acheter...mais j'ai voulu faire le test et je ne le regrette absolument pas.
Il est vrai que je préfère Largo Winch du même auteur mais c'est une BD à avoir dans sa bibliothèque si on ne sait pas quoi acheter.
Cette BD m'a beaucoup plu de par son dessin mais aussi par sa qualité de scénario.
En effet, cette BD est aussi drôle et bien tourné que la fameuse De Cape et de Crocs que je préfère tout de même.
Je vous la conseille sans plus attendre. Vous aller la dévorer en un rien de temps, croyez-moi.
Cette histoire est assez surprenante aux premiers abords. Je m’attendais à découvrir des séquences de combats et la guerre mais c’est le quotidien de 3 jeunes amis que l’on découvre.
Ces trois hommes ne savent pas quoi faire, ils glandent en plein milieu d’une campagne, d’une guerre (Yougoslavie ?) dont ils ne comprennent rien. Bref, comme la plupart des jeunes, ils rêvent d’aller en ville et de s’amuser. Pour ça, il leur faut du fric… A partir de là, tout s’enchaîne et je me suis demandé ce que j’aurai fait à leur place dans cette « putain de guerre » ?
Toute la force de « notes pour une histoire de guerre » vient de cette question : qu’est-ce que j’aurai fait pour survivre dans un pays en guerre ?
L’histoire ne comporte que très peu de scènes de combat. En fait, l’auteur met en scène ses personnages principaux majoritairement dans des ruines où ceux-ci passent leurs journées à attendre d’autres hommes, à passer leur temps à bavarder, à espérer un monde où ils pourraient réaliser leurs rêves…
Ces séquences me sont apparues au départ assez agaçantes car j’ai eu du mal à entrer dans ce récit mais, finalement, c’est ce quotidien assez noir de ces 3 paumés qui m’a pris à la gorge et qui m’a fait apprécier cette BD.
Il faut aussi dire que la narration est parfaite, je pense que la pagination importante de l’album (pas de nombre de pages limitées de la part de l’éditeur ?) a sûrement aidé l’auteur à mettre en page son histoire très librement.
Il n’y a aucun message clair de la part de l’auteur a tiré de cet album, Gipi met en scène ses personnages d’une façon assez neutre. C’est assez déroutant et très intelligent de la part de Gipi car cela force chacun d’entre nous à s’interroger.
Le dessin assez détaillé et très personnel de Gipi est parfaitement adapté à son récit. L’utilisation de nuances grisâtres à l’aquarelle donne pertinemment une atmosphère froide à son histoire.
« Notes pour une histoire de guerre » est finalement une BD à lire absolument et qui, à mon avis, a mérité son prix au festival d’Angoulême… paradoxalement, je ne crois pas que je la relirai de sitôt à cause de son sujet grave et la noirceur du quotidien de ces 3 jeunes paumés.
Une BD qui ne paie pas de mine et surprend quand on la feuillète par son aspect original. Mais au final ce fut une bien agréable surprise pour moi.
Un automne à Hànôi est graphiquement étonnant. Hormis quelques pages comprenant une unique image, la majorité des planches sont composées d'une grande case aux contours arrondis subdivisée en un morpion de 9 petites cases. Ces dernières se présentent ensuite soit sous la forme d'une suite d'images narratives comme dans une BD standard, soit comme des successions d'images comme autant de points de vue ou de clichés d'un endroit, ou encore sous d'autres formes et compositions assez originales. Et par moment, l'une de ces petites cases est emplie uniquement d'un texte narratif s'intégrant très bien dans le suivi visuel.
Il semble que cet aspect visuel soit inspiré de l'art Vietnamien, peut-être des laques. En tous les cas, c'est une mise en page originale et réussie.
Le dessin pour sa part est bon et surtout excellemment rehaussé par des couleurs fortes et de toute beauté.
C'est donc un album très joli et graphiquement original tout en étant agréable à lire.
Mais que contient-il ensuite ?
Un carnet de voyage lui-même présenté sous une forme inusitée. Plutôt qu'un suivi chronologique d'un séjour au Vietnam, la BD est composée de courts chapitres, parfois une unique planche, présentant ce séjour sous la forme d'anecdotes, de présentations de lieux, de discussions, d'histoires qui ont été racontées à l'auteur. Ces anecdotes sont parfois amusantes, parfois fortes, parfois même cruelles, mais toutes ou presque sont très justes et pleines d'une ambiance qui permet de se sentir vraiment transporté.
Seul véritable défaut de cet album, il m'a semblé trop court : moins de 40 pages sans compter les croquis en fin d'album. Outre le fait que j'aurais vraiment eu envie d'en lire plus, cela rend l'album un peu cher.
Néanmoins, je vous en conseille, si ce n'est l'achat, au moins la lecture.
Une histoire de super héros dessinée par Baudoin ? Comme prévu, c’est fort peu conventionnel. Mais ça ne ressemble pas non plus à ce qu’on a l’habitude de lire de cet auteur. J’ai été décontenancé par le mélange de dérision et de poésie, d’humour absurde et de mélancolie, de légèreté superficielle et de profondeur psychologique, d’anti-américanisme et de fascination pour les histoires de super-héros. Je balance donc entre l’irritation à la lecture de certains passages et la fascination vis-à-vis ce qui se dégage de l’album pris dans son ensemble. Tout bien considéré, ce sont finalement les aspects positifs qui l’emportent.
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Johan et Pirlouit
La meilleure série de Peyo, incontestablement. Cette oeuvre est l'ancêtre de l'heroïc fantasy, avec ses magiciens, dragons, sorciers, le tout empreint d'une certaine poésie. Cela date quand même des années 50, 60, ce qui fait que les premiers albums ont beaucoup vieilli (on notera cependant l'apparition de Pirlouit dans Le lutin du bois aux roches). La série ne décolle vraiment qu'avec le sixième tome. Mais là, on entre dans la meilleure phase des albums de Johan et Pirlouit. Peyo signe ici quelques uns de ses chefs-d'oeuvre : la flûte à 6 schtroumpfs, la guerre des sept fontaines, l'anneau des Castellac. J'aime un peu moins le pays maudit. L'inventivité est au rendez-vous, le personnage de Pirlouit est formidable et c'est dans ces albums que Peyo a créé les schtroumpfs. Par contre, il faut éviter les albums qui ont été faits après la mort de Peyo. Une série à découvrir ou à redécouvrir...
Arthur
5 étoiles, ça peut paraître beaucoup dans la mesure où cette série est, à mon humble avis, très difficile d'accès. De prime abord, le style narratif semble lourd voire pompeux ; doublé d'un dessin déroutant. Alors, me direz-vous, pourquoi lui avoir décerné la note maximale ? Paradoxalement, pour ce même style. Cette brutalité d'écriture s'avère très efficace, elle colle parfaitement au mythe arthurien (tout du moins à l'image que je m'en fais), très loin des clichés grotesques. J'invite les amoureux de mythes et légendes à s'évader dans les terres d'une Bretagne magique, à travers cette oeuvre singulière, contemplative et magistrale.
Benoit Brisefer
Cette série est à réserver aux nostalgiques de la grande période du journal Spirou. En fait, je ne conseille l'achat que des 6 premiers albums. Certes, la meilleure série de Peyo reste Johan et Pirlouit, mais Benoît Brisefer ne démérite pas. Une série qui n'a pas trop vieilli et que la jeunesse peut facilement découvrir. Le personnage de Benoît est très attachant, sauf qu'on le plaint d'avoir toujours un rhume au mauvais moment. Les albums que je préfère sont Le cirque Bodoni et Tonton Placide.
Sambre
Un pur chef-d'oeuvre ! Yslaire nous transporte au coeur d'une France du XIXeme siècle sombre et pessimiste... mais tellement romantique ! Et ce dessin, ces couleurs, mon Dieu ! Une recette des plus sublimes. Les sentiments et les émotions des personnages sont retranscrits de manière très humaine. De fait, le lecteur s'attache beaucoup au très beau couple que forment Julie et Bernard. Passants, arrêtez-vous un instant et découvrez l'univers romanesque de Sambre. Rêve et dépaysement garantis !
Le Trône d'argile
J'ai acheté le tome 1 de cette nouvelle série après avoir lu les critiques d'ArzaK... et je n'ai franchement pas été déçu ! Rien de très original, certes, mais la lecture de ce tome est vraiment très plaisante. L'auteur nous plonge directement dans un Moyen-âge guerrier, allant droit à l'essentiel sans tergiverser. Rehaussée d'un agréable dessin, l'immersion est totale, le plaisir également.
Wayne Shelton
Cette BD m'a beaucoup surpris car énormément d'avis ne m'ont franchement pas donné envie de l'acheter...mais j'ai voulu faire le test et je ne le regrette absolument pas. Il est vrai que je préfère Largo Winch du même auteur mais c'est une BD à avoir dans sa bibliothèque si on ne sait pas quoi acheter.
Garulfo
Cette BD m'a beaucoup plu de par son dessin mais aussi par sa qualité de scénario. En effet, cette BD est aussi drôle et bien tourné que la fameuse De Cape et de Crocs que je préfère tout de même. Je vous la conseille sans plus attendre. Vous aller la dévorer en un rien de temps, croyez-moi.
Notes pour une histoire de guerre
Cette histoire est assez surprenante aux premiers abords. Je m’attendais à découvrir des séquences de combats et la guerre mais c’est le quotidien de 3 jeunes amis que l’on découvre. Ces trois hommes ne savent pas quoi faire, ils glandent en plein milieu d’une campagne, d’une guerre (Yougoslavie ?) dont ils ne comprennent rien. Bref, comme la plupart des jeunes, ils rêvent d’aller en ville et de s’amuser. Pour ça, il leur faut du fric… A partir de là, tout s’enchaîne et je me suis demandé ce que j’aurai fait à leur place dans cette « putain de guerre » ? Toute la force de « notes pour une histoire de guerre » vient de cette question : qu’est-ce que j’aurai fait pour survivre dans un pays en guerre ? L’histoire ne comporte que très peu de scènes de combat. En fait, l’auteur met en scène ses personnages principaux majoritairement dans des ruines où ceux-ci passent leurs journées à attendre d’autres hommes, à passer leur temps à bavarder, à espérer un monde où ils pourraient réaliser leurs rêves… Ces séquences me sont apparues au départ assez agaçantes car j’ai eu du mal à entrer dans ce récit mais, finalement, c’est ce quotidien assez noir de ces 3 paumés qui m’a pris à la gorge et qui m’a fait apprécier cette BD. Il faut aussi dire que la narration est parfaite, je pense que la pagination importante de l’album (pas de nombre de pages limitées de la part de l’éditeur ?) a sûrement aidé l’auteur à mettre en page son histoire très librement. Il n’y a aucun message clair de la part de l’auteur a tiré de cet album, Gipi met en scène ses personnages d’une façon assez neutre. C’est assez déroutant et très intelligent de la part de Gipi car cela force chacun d’entre nous à s’interroger. Le dessin assez détaillé et très personnel de Gipi est parfaitement adapté à son récit. L’utilisation de nuances grisâtres à l’aquarelle donne pertinemment une atmosphère froide à son histoire. « Notes pour une histoire de guerre » est finalement une BD à lire absolument et qui, à mon avis, a mérité son prix au festival d’Angoulême… paradoxalement, je ne crois pas que je la relirai de sitôt à cause de son sujet grave et la noirceur du quotidien de ces 3 jeunes paumés.
Un Automne à Hànôi
Une BD qui ne paie pas de mine et surprend quand on la feuillète par son aspect original. Mais au final ce fut une bien agréable surprise pour moi. Un automne à Hànôi est graphiquement étonnant. Hormis quelques pages comprenant une unique image, la majorité des planches sont composées d'une grande case aux contours arrondis subdivisée en un morpion de 9 petites cases. Ces dernières se présentent ensuite soit sous la forme d'une suite d'images narratives comme dans une BD standard, soit comme des successions d'images comme autant de points de vue ou de clichés d'un endroit, ou encore sous d'autres formes et compositions assez originales. Et par moment, l'une de ces petites cases est emplie uniquement d'un texte narratif s'intégrant très bien dans le suivi visuel. Il semble que cet aspect visuel soit inspiré de l'art Vietnamien, peut-être des laques. En tous les cas, c'est une mise en page originale et réussie. Le dessin pour sa part est bon et surtout excellemment rehaussé par des couleurs fortes et de toute beauté. C'est donc un album très joli et graphiquement original tout en étant agréable à lire. Mais que contient-il ensuite ? Un carnet de voyage lui-même présenté sous une forme inusitée. Plutôt qu'un suivi chronologique d'un séjour au Vietnam, la BD est composée de courts chapitres, parfois une unique planche, présentant ce séjour sous la forme d'anecdotes, de présentations de lieux, de discussions, d'histoires qui ont été racontées à l'auteur. Ces anecdotes sont parfois amusantes, parfois fortes, parfois même cruelles, mais toutes ou presque sont très justes et pleines d'une ambiance qui permet de se sentir vraiment transporté. Seul véritable défaut de cet album, il m'a semblé trop court : moins de 40 pages sans compter les croquis en fin d'album. Outre le fait que j'aurais vraiment eu envie d'en lire plus, cela rend l'album un peu cher. Néanmoins, je vous en conseille, si ce n'est l'achat, au moins la lecture.
Crazyman
Une histoire de super héros dessinée par Baudoin ? Comme prévu, c’est fort peu conventionnel. Mais ça ne ressemble pas non plus à ce qu’on a l’habitude de lire de cet auteur. J’ai été décontenancé par le mélange de dérision et de poésie, d’humour absurde et de mélancolie, de légèreté superficielle et de profondeur psychologique, d’anti-américanisme et de fascination pour les histoires de super-héros. Je balance donc entre l’irritation à la lecture de certains passages et la fascination vis-à-vis ce qui se dégage de l’album pris dans son ensemble. Tout bien considéré, ce sont finalement les aspects positifs qui l’emportent.