Les derniers avis (39862 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Dan Dare
Dan Dare

Et une série SF.... une de plus... mais alors là, amis lecteurs, quelle formidable série ! Un fantastique space opera devenu un véritable classique du genre... mais que les moins de 40 ans ne peuvent (éventuellement) pas connaître... Le scénariste, déjà, sort de l'ordinaire : c'est un prêtre ! ( le Révérend Marcus Morris). Doté d'une imagination fertile, il a transcrit sur papier une véritable saga populaire -dans le courant des grandes séries SF américaines, c'est vrai- mais avec un "quelque chose de plus" : le dessinateur. Là, c'est tout bon. Frank Hampson ne se contente pas des cases standardisées et formatées "carré/rectangle" dans lesquelles s'ébattent souvent tristement des conquérants de l'espace. Non. Ici, ça éclate, ça déborde, ça explose. Même les planches "calmes" sont dotées de cases découpées, en partie arrondies, qui forcent -amicalement- le lecteur (dont je suis) à bien s'imprégner de la situation en cours. La série est lancée dans le magasine "Eagle", n° 1, du 14 Avril 1950. Succès immédiat, qui ne fera que s'amplifier au fur et à mesure des parutions. La demande est telle que les deux auteurs, surpris par cette "Daremania", vont ouvrir leur propre studio et s'entourer d'illustrateurs parmi lesquelles on trouvera même quelques grandes "pointures" de l'époque (Frank Bellamy, Harold Jones). Le Révérend Morris laissera également la "plume" à d'autres scénaristes ; lesquels suivront dans un style très proche celui du postulat de départ. Les épisodes succèdent aux épisodes... Dès 1964, Dan Dare paraît quotidiennement dans le journal "The People" et fait même l'objet d'un feuilleton radio sur Radio Luxembourg. C'est dire si cette série a débordé des frontières !... J'ai découvert ce héros par hasard. Voici une vingtaine d'années, j'ai acheté -pour presque rien- les 12 "petits formats" parus chez LUG de 1962 à 1963. Curieusement, la dénomination en est "Dan DAIR". Malgré le format, j'ai été de suite attiré par le baroque de cette série, les personnages attachants, les scénarios bien ficelés, le graphisme de Hampson (le créateur initial). Très curieux aussi, la façon dont ces auteurs imaginaient le début des années 2000, nos années... In fine : Dès 1967, la série aura moins de succès. "Eagle", qui existe toujours à l'époque, n'édite plus que des anciennes histoires. Dan Dare s'y termine dans le dernier n° , le 991, du 26 Avril 1969. Quasi 20 ans d'un succès jamais démenti. Les albums : 2 opus chez les Humanoïdes associés, en 1977 et 1983. 2 opus chez DPE-Greantori en 1982. Attention : en 1983, ce dernier éditeur sort une "intégrale". En réalité, il s'agit d'un gros album qui reprend les 2 tomes parus l'année d'avant. N'importe quoi !... Si, un jour, vous avez l'occasion de "tomber" sur un de ces albums, ouvrez-le mais faites attention ; vous pourriez être happé et ne plus en sortir. Dan Dare ?... "LE" space opera des années 50. Vraiment tout bon.

24/10/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Dracurella
Dracurella

Complètement loufoque !... J'ai découvert cette héroïne -avec un franc rire- dès le n° 734, du 29 Novembre 1973, de l'hebdo Pilote. Dracurella ?... une véritable parodie des meilleures références du genre qui paraissait par épisodes complets. Véritablement délirant par moments, on y trouve un "hommage" à Blanche Neige ; mais la maison des nains est devenue un hôtel, et les 7 gnomes sont ici des zombies !... Décapant par le texte, lequel sert bien le dessin tout en finesse, lisible, aérien parfois, de Ribero. Dracurella est un personnage attachant. Jolie, c'est une véritable midinette qui n'a absolument rien à voir avec sa lointaine cousine Vampirella. J'ai pris un véritable plaisir à suivre ses aventures à (légers) rebondissements qui font la part belle à une "fantasy fantaisiste" la plus débridée. Accaparé par sa grande série Le Vagabond des Limbes, Ribero délaissera pourtant assez rapidement cette héroïne qui trotte encore dans l'esprit de nombreux lecteurs. Tonique et réjouissant.

24/10/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Les Cinq Conteurs de Bagdad
Les Cinq Conteurs de Bagdad

Très bel album en effet, même si je le trouve inférieur à Dieu qui pue, Dieu qui pète, que les deux mêmes auteurs ont sorti tout récemment. Je trouve que l'articulation entre les petites histoires et le grand récit ne se fait pas toujours de manière harmonieuse et que l'album souffre de quelques petites baisses de régime. Mais il reste assez original, spirituel et envoûtant que pour prétendre être un des meilleurs albums de la rentrée. J’aime cet exotisme presque fantastique et cette audace qui consiste à prendre l’art du récit comme le sujet même du scénario. A ce titre, le chapitre concernant l’arbre sur l’île déserte est proprement génial.

24/10/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Jardin armé et autres histoires
Le Jardin armé et autres histoires

Ca fait un bail que je n’avais pas pris mon pied comme ça avec un album de David B. "Le jardin armé" est un de ses meilleurs albums, tout simplement. Il contient trois contes entre histoire, mythe et légendes, trois récits pleins de sang et de fureur, de fanatisme religieux et de coutumes barbares. En même temps, on sent poindre une pensée presque philosophique et des petits bouts de métaphysiques par-ci par-là, sans oublier l'humour et l'ironie nécessaire à ce genre de récit s'il ne veut pas tomber dans le pompeux. Graphiquement, c'est très beau, très travaillé, avec ce style qui n'appartient qu'à David B. : corps désarticulés, effets d'aplats, perspectives écrasées. Un très très bel album. Presque culte... une relecture suffira peut-être à remonter ma note...

24/10/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série La Volupté
La Volupté

Joli plaidoyer là-dessous... Sans doute plus intéressant que l'avis très bref que je vais donner ici. Comme dans Vitesse moderne, Blutch raconte une fausse histoire, plutôt une suite de situations absurdes destinées à nous procurer pas mal de sensations diverses. J'ai aimé l'aventure, j'aime ce néo-surréalisme audacieux, mais j'imagine très bien que l'on puisse trouver ça vain, ennuyeux ou incompréhensible et donc passer tout à fait à côté. Je pense même que ce sera le cas de la majorité de ceux qui liront ce livre, raison pour laquelle je ne conseille pas l'achat de ce livre aussi beau que dispensable, lisez-le avant de l'acheter, à 16,50 € l'album, cela me semble un sage conseil. Si vous n’avez aucune attirance particulière ou pire, une répulsion pour le surréalisme en général, laissez carrément tomber.

24/10/2006 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Pascal Brutal
Pascal Brutal

Ayant découvert Sattouf peu de temps avant cet album avec Retour au collège, je me suis laissé tenter, l'appétit par ailleurs aiguisé par certains échos positifs sur la toile. Enfourchant sa moto, ce personnage du futur est très marrant, complètement décalé et poussé à l'extrême dans la caricature. On le découvre également sensible, contrairement à l'image qu'on peut s'en faire, écouter du Diam's et autre décalage. Je ne suis pas convaincu qu'il faille être français et connaître les banlieues pour comprendre et apprécier. La voix "off" participe pour beaucoup à l'humour. Bref j'ai apprécié, je ne pourrais pas faire un discours poussé sur mes raisons, toujours est-il que le fait de vraiment rire quasi tout le long avec une bd est assez rare chez moi. Avis aux amateurs.

23/10/2006 (modifier)
Par billup
Note: 4/5
Couverture de la série L'Histoire des 3 Adolf
L'Histoire des 3 Adolf

De l'humanité, de la tragédie, des rebondissements. L'implacable travail de déstabilisation de l'humain par le régime nazi. Des scènes cruelles servies par un scénario à tiroirs, bien ficelé. Pour ma part, c'est l'un des premiers mangas que je lis et c'est une réussite. Seul bémol, la pagination française : pourquoi ne pas respecter le sens de lecture originale si spécifique au manga ?

23/10/2006 (modifier)
Par nachos
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Krän Univers
Krän Univers

Eh bien franchement je viens de lire cet album. Etant fan de la série d'origine, j'étais un peu inquiet. Mais alors là, je me suis éclaté comme un fou ! Vraiment c'est super réussi ! Les dessins sont très cartoons et servent très bien l'univers de Krän en gag. J'ai adoré le gag où Kunu se prend une claque par une grosse dame dans une taverne ! Et les répliques sont du pur Hérenguel ! "J'vais t'optimiser le coefficient de pénétration dans ta face !" Vraiment vivement le tome deux !

23/10/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Steve Canyon
Steve Canyon

Pfoulalaaaa !... Costaud. Très costaud !... Sans trop de publicité préalable, cette série débute -aux Etats-Unis- le 13 Janvier 1947 ; et ce simultanément dans 125 quotidiens. Aux commandes : Milton Caniff, une des très grosses "pointures" du dessin réaliste "made in USA". Succès immédiat !... L'Amérique vient de sortir victorieuse du deuxième conflit mondial et le lectorat -potentiel énorme- est rempli d'aise de découvrir comment "ses" pilotes ont remporté le conflit. Caniff est -heureusement- assisté d'une palette de très bons assistants-dessinateurs. Il ne sait pas encore que -le succès aidant- la série va durer 41 ANS !... Série d'ailleurs qu'il continuera jusqu'à sa mort. C'est vraiment bien. Je possède 3 fascicules -plus que difficiles à trouver maintenant- du bimensuel "Le journal de Paddy", édité en 1955, et reçus voici plus de trente ans. C'est d'ailleurs au milieu des années 80 que j'ai découvert les 2 albums édités par Glénat. Je les ai dévoré !... C'est vrai, il s'agit d'une série typiquement américaine, tout à la gloire des "enfants" de ce pays ; mais Caniff y fait souffler le grand vent de l'aventure. Et je me suis bien plu a découvrir un univers très imaginatif, superbement rendu par la technique du noir et blanc employée. Je me suis passionné pour ces histoires de guerre -d'abord-, ensuite de bandits, prédateurs, espions, contrebandiers ; le tout dans des scénarios qui -bien que limpides- sont particulièrement étoffés. J'ai effectué une "bête" recherche. Buck Danny, cette immense série "frère", mais francophone, a débuté le 2 Janvier 1947 ; soit 11 jours avant "Steve Canyon". Et ces deux héros ont quasi une même vie : la guerre de 40-45, la démobilisation, la guerre de Corée, les diverses montées en grade, la guerre du Viêt Nam. SAUF QUE : Steve Canyon, lui, se mariera. Je n'ai JAMAIS VU autant de parallélisme entre deux séries, qui dureront très longtemps, l'une et l'autre de chaque côté de l'Atlantique, et exécutées par des auteurs qui ne se sont jamais rencontrés (officiellement !). "Steve Canyon", au contraire de Buck, ne survivra pas à son créateur. Milton Caniff décède le 3 Avril 1988. Un assistant de Caniff, Bill Maudlin, rend un dernier hommage par un ultime "baroud d'honneur" publié en Juin de cette année-là. Les albums: 7 tomes seront édités, en francophonie, de 1980 à 1989. Une véritable curiosité : Caniff avait créé "Lady X" (tout comme Hubinon pour Buck Danny!) mais en 1948. L'histoire est reprise dans le 7ème tome de Steve Canyon. Je me pose vraiment des questions quant à la similitude de ces deux séries. Mais tout compte fait, il n'y a sûrement que moi qui me les pose... In fine : vous aimez Buck Danny ?... vous en ferez de même pour "Steve Canyon". C'est du tout bon !...

23/10/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Holmes
Holmes

Une manière des plus originale de retraiter l’histoire de Sherlock Holmes en prenant comme point de départ la mort de celui-ci aux chutes de Reichenbach le 4 mai 1891, jour où le célèbre détective décide par un sacrifice prévu par avance de mettre fin à ses jours en entraînant dans la mort son ennemi juré le professeur Moriarty, libérant selon lui l’humanité de son fléau le plus dangereux. Le Docteur Watson est effondré en apprenant la nouvelle par une lettre testament et tentera de faire connaître au monde, en racontant son histoire, l’étendue du sacrifice de son ami le plus cher en magnifiant sa mémoire. Cette tâche deviendra ardue car Watson se heurtera à Mycroft Holmes, frère de Sherlock, qui lui tentera de faire disparaître l’ensemble des documents qui tendraient à prouver la folie de son frère et son addiction à la drogue, de façon à ne pas salir le nom des Holmes. Watson, ne voulant pas y croire, et tout de même désorienté, va se lancer dans sa plus grande et plus importante enquête… L’originalité de cette œuvre vient de la volonté des auteurs de démystifier l’histoire de Sherlock Holmes et je dois dire que pour le moment, c’est remarquablement réussi de par un scénario sans temps mort (assez rare pour une série prévue en 12 épisodes) et très bien construit. Avec la collaboration de Cécil au dessin, qui effectue un spectaculaire travail dans ce qu’il sait faire le mieux (voir Le Réseau Bombyce), la série "Holmes" représente pour moi et pour l’instant le projet le plus abouti de la série de la collection 32 chez Futuropolis, dont pour 4,90 euros vous auriez vraiment tort de vous priver.

23/10/2006 (modifier)