Les derniers avis (39868 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Cités obscures
Les Cités obscures

Une série qui débute dans "A suivre" n° 53 de Juin 1982 et où des cités tiennent le rôle premier... Curieux et emballant !... L'imagination fertile -et un rien débridée- de Peeters conçoit ainsi une sorte d'hommage aux grands bâtisseurs du début de l'ancien siècle (comme Horta, Eiffel...). Schuiten, lui, "accouche des images" d'un trait qui fait véritablement penser à une sorte de gravure sur papier. Cette combinaison du textuel et du graphisme m'en ont mis plein la ... vue. Une sorte de monde parallèle immense, un nouvel univers régi par des lois et des codes qui ne sont pas sans rappeler les nôtres. Ces "cités" sont inracontables. Un concept nouveau, une originalité d'idées visionnaires adroitement mêlées à la ligne classique, la sérigraphie, l'illustration et -pourquoi pas- la sculpture. Une grande oeuvre pour des mégapoles envoûtantes qui vous attirent en leur sein, vous nourrissent, et ne vous lâchent plus. J'ai été... soufflé ! Impossible de rester insensible à cette sorte de "poésie cosmique". Grand ! Tout simplement...

27/11/2006 (modifier)
Par jesme
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Y Le Dernier Homme
Y Le Dernier Homme

Cette BD m'a été conseillée par un revendeur. J'étais un peu perplexe : je ne trouvais rien d'extraordinaire au dessin et le concept de dernier homme me laissait perplexe. Mais jusqu'à présent j'avais toujours reçu de bons conseils... La lecture des 2 tomes de cette série a été une claque. Le scénario est très intelligent : être le dernier homme n'est pas de tout repos. Le plus frustrant dans cette série : il n'y a que 2 tomes qui soient sortis en français. J'ai dévoré les deux tomes d'une traite. J'attendais avec une impatience plus que certaine une éventuelle suite qui n'est jamais sortie. Pour combler ma frustration, je vais devoir me procurer la version américaine ; quel dommage ! Je ne conseille donc pas l'achat de cette BD.

27/11/2006 (modifier)
Par marcel
Note: 4/5
Couverture de la série Kaamelott
Kaamelott

Tout d'abord, je précise sans contestation possible, que cet album est complètement hors de la catégorie des Caméra café, L5, et autres Joséphine. D'abord, Dupré est un vrai dessinateur, qui n'a pas bâclé son travail, qui sait ce que sont un avant et un arrière-plan. Une mise en scène, donc, dynamique et réussie. Côté scénario, certes, c'est moins drôle parce que le jeu des acteurs manque (encore que je les "entendais" parfaitement) mais les personnages sont bien là, bien campés, ressemblants, mais avec des libertés graphiques pour renforcer les mimiques, avec toujours cette manière de parler particulière. L'intrigue en elle-même, c'est bêtement une quête. C'est infiniment mieux construit que bien des merdes pseudo celtiques que proposent Soleil et consorts. Au moins, ça ne se prend pas au sérieux. En fait, au-delà du produit dérivé, je pense que cette série est surtout une occasion pour Astier d'utiliser des choses beaucoup trop chères pour la télé : une armée de morts-vivants, une créature gigantesque dans une caverne, etc... Bref, du travail plus qu'honnête qui, même s'il faut connaître un peu le caractère des personnages, peut être lu indépendamment de la série télé.

27/11/2006 (modifier)
Par ArzaK
Note: 5/5
Couverture de la série Rien n'est simple
Rien n'est simple

Dieu sait si la base de donnée de bdthèque commence à être vachement impressionnante et assez exhaustive en ce qui concerne les œuvres les plus importantes de l’histoire de la bd, grâce notamment à ces fouineurs que sont Spooky et L’Ymagier (que je bénis jusqu’à la dixième génération). Il en est pourtant un très grand, un monument dont personne jusqu’à présent n’a posté la moindre œuvre. Ce très grand, c’est Sempé. On va me dire : oui, mais Sempé, ce n’est pas de la bd… Je répondrais oui et non. D’abord, je ne peux cacher le fait que Sempé dise lui-même : « Je n’aime pas la bande dessinée, je n’en ai jamais lu, je n’aime pas ça. » Pour nous bédéphiles cette phrase est un peu dure à avaler, et elle semble bien étrange venant d’un des meilleurs amis de Goscinny (un des plus géniaux auteurs de bd). De cette déclaration qu’on aurait tort d’interpréter comme du snobisme, on peut en conclure que Sempé lui-même ne considère pas que son travail soit de la bd. Et je pense qu’il a tout à la fois tort et raison sur ce point. Raison parce que le dessin type idéal de Sempé est un dessin unique. Et que ce dessin unique est travaillé de telle manière qu’il raconte à lui seul, et c’est là le tour de force et le génie de Sempé, toute une histoire, pas seulement une situation, une histoire. On peut dès lors comprendre une fois que l’on a saisi la quintessence de son travail, que la manière dont il travaille va à l’encontre de ce que fait un auteur de bd proprement dit qui lui, multiplie les cases pour raconter quelque chose, et veille à ne pas mettre trop d’informations dans un seule case car celle-ci doit être lue rapidement. Sempé peut passer plusieurs jours à peaufiner un dessin, là où un dessinateur de bd doit enchaîner les cases à un rythme effréné… Surtout, un dessin de Sempé, ce n’est pas une case de bd, elle ne fait pas rire immédiatement, il faut le décortiquer, dans tous ses détails, pour qu’il nous livre tous ses secrets... Il faut en admirer chaque détail pour en percevoir toute la finesse. Regardez le premier gag que j’ai placé dans la galerie. Inséré dans une histoire, réduite en case parmi d’autre celle-ci ne serait pas comprise. C’est parce qu’il s’agit d’un dessin unique que l’on va trouver ce qui fait gag, ce qu'il se passe entre le texte et l’image. Voilà pourquoi Sempé, ce n’est pas de la bd et que je comprends parfaitement qu’il puisse déclarer qu’il n’aime pas la bd. Maintenant, laissez-moi vous expliquer pourquoi Sempé c’est aussi de la bd… D’abord parce que je suis de l’avis de Trondheim quand il dit, en futur chef du prochain Salon d’Angoulême, qu’il compte rendre hommage à Sempé et qu’il est ridicule de faire une distinction nette entre le dessin d’humour et la bande dessinée proprement dite. Ensuite parce que si je m’en tiens à la définition de la bd la plus communément admise par le grand public et les spécialistes. Il arrive à Sempé de faire de la bd. Rien que dans cet album, il y a des dizaines de gags qui fonctionne de manière séquencées, avec des dessins qui se succèdent. Des séries courtes, bien sûr mais qui se déclinent parfois en 5-6 « cases ». Et navré de contredire le maître, mais ces gags SONT de la bd, qu’il le veuille ou non. Même s’il a une préférence pour le dessin unique, il lui arrive parfois de faire une série de dessins car le gag qu’il veut faire passer, la petite histoire qu’il veut nous raconter, ne saurait pas être condensé en un seul dessin… Et puis, même lorsqu’on est en face d’un dessin unique, il arrive très souvent que cette image tire sa puissance comique de son interaction avec le texte, si je reprends le dessin de la galerie en exemple, il est bien évident que le dessin tout seul ne fonctionne pas et que le texte ne veut pas non plus dire grand chose à lui tout seul. Cette interaction texte-image ressemble quand même fort à ce que Töpffer, considéré par beaucoup comme l’inventeur de la bd moderne, mettait en avant pour définir son art. Voilà, mon avis ressemble à un dissertation parce que je pense que passer par là permet aussi de comprendre le génie propre à Sempé, son originalité intrinsèque, le fait qu’il est un artiste à part, inimitable. Il y a une tendresse infinie dans son trait, dans son dessin… La manière dont il envisage l’humanité et la vie, est emprunte de légèreté, d’humanisme, d’humilité, de finesse et de tendresse… Ses personnages ont beau être tout petits, tout mignons, ils ne se sont jamais réduits à leur simple expression et restent des êtres humains. Faites un jour cette expérience, regardez un sketch de Bigard puis un dessin de Sempé… Ca va vous faire un bel électrochoc… Vous verrez tout l’écart qui peut exister entre l’humour le plus vulgaire (néanmoins drôle) et le plus fin (tout de même bien plus drôle). Bon, j’ai hésité à poster une série « Sempé » comme on a posté « Moerell » ou « Serre » mais j’ai décidé de ne pas le faire, parce qu’il est difficile de mettre TOUT Sempé dans un même sac, de commenter d’un seul coup plus de cinquante ans de dessins, cinquante ans où il a pu faire des choses quand même très différentes, cinquante ans qui comprennent également des livres avec des personnages récurrents ainsi que des livres sur certains sujets précis. L’oeuvre de Sempé n’est pas QUE une suite de recueils indifférenciés… Ce livre est particulier est très très bon, il contient quelques pépites qui ne sont pas seulement de simples gags, il y a notamment une suite de 12 dessins qui raconte au jour le jour le quotidien d’un petit hôtel de vacances au bord de la mer. Rien qu’à elle, cette suite est une petite merveille et une oeuvre. Voilà, bd ou pas, lisez du Sempé, car il y a du génie dedans…

27/11/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Tout doit disparaître
Tout doit disparaître

L’histoire se déroule dans une ville où bien peu de monde aurait envie de vivre et dans laquelle se mêle détresse, imbécillité, tares, misère, échec et déclin pour ne citer que quelques adjectifs. Dans ce contexte, une petite et jeune communauté d’adolescents rejetant ce mode de vie et se croyant au dessus des pensées et des habitudes des gens qui les entourent, essaye de vivre une vie hors norme pour ne pas ressembler au commun de cette société en recherchant des expériences fortes…. L’histoire démontrera notamment lors de l’escalade finale qu’ils ne sont pas si différents et que beaucoup de choses peuvent se dérouler dans une ville au départ destinée à mourir…. Les dessins en noir et blanc retransmettent très bien l’atmosphère oppressante du scénario qui est au départ assez difficile d’accès et devrait réserver quelques surprises lors des relectures. Un très bon album qui est aussi un très bel objet qui objective l’idée que Futuropolis est peut-être qualitativement l’éditeur de cette année 2006.

26/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série J.O. 2012
J.O. 2012

Voici une bonne petite bd de la collection miniblog ! Les personnages patatoïdes de Martin Vidberg, alias Everland, sont bien connus des habitués de sites bd. Monsieur Patate et sa dame sont cette fois ci mis à contribution pour organiser les prochains J.O. Enfin, c’est surtout Monsieur qui se charge de l’organisation. Madame, elle, voit d’un mauvais œil tout ce remue-ménage pour transformer leur habitation en complexe olympien. Le décalage entre les aspirations de Monsieur et la tranquillité revendiquée par Madame donnent lieu à des situations cocasses qui impriment un rictus de contentement sur les lèvres du lecteur. Petit bémol concernant le supplément web qui apporte peu de choses en plus.

26/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Largo Winch ?... Costaud !... Son "père", un véritable despote a été assassiné. Largo Winczlav, enfant adopté, va hériter d'un nouveau nom : Winch, et surtout hériter de milliards de dollars, d'une puissante multinationale tentaculaire et... collectionner un grand nombre de sombres et invisibles ennemis. Point de départ d'une magnifique série qui mélange très habilement les genres policier, espionnage et grande aventure. Je possédais quelques romans, parus chez Mercure de France dès 1977. Mais je dois dire que j'ai plus qu'immédiatement adhéré à la série en BD. Les scénarios ?... Du béton ! Il faut dire que Van Hamme est un véritable agrégé en sciences commerciales, licencié en droit des assurances, en journalisme et en économie. Toutes ces études et cas vécus lui ont inspiré cette véritable saga où il voltige dans les milieux de la haute finance internationale. Qui plus est, Van Hamme a créé sur papier un véritable holding mondial, un holding tentaculaire où chaque département est confié à des personnages bien typés de style et de caractère. Je m'y suis vraiment cru et me suis souvent posé la question de savoir ce qu'il en est de ces sociétés qui n'ont qu'un seul leitmotiv : le rendement. Au détriment -souvent- de ceux qui y sont employés. Mais ici le "nouveau patron" est quand même attentif aux questions d'ordre social, ne s'en prend -souvent avec une rare violence, ou par des manoeuvres machiavéliques- qu'aux "nuisibles". Tout cela me procure un réel plaisir de lecture pour une série "en béton", pétante d'action ; une véritable saga "à suspense" qui dure depuis plus de quinze ans. J'aurais aimé mettre une cote réelle de 4,5/5, mais j'en reste à "4". Les derniers opus ont légèrement baissé dans mon estime. Même si les trames générales sont bien construites, elles me semblent en deçà de celles des premiers tomes.

26/11/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Laïyna
Laïyna

Laiyna ?... Une sorte de fresque lyrique qui se déroule dans un Moyen Age de légende ; une période où rôdent encore des forces obscures, la magie et les enchantements divers... Laiyna ?... Je l'ai découverte dans l'hebdo Spirou n°2488 du 17 Décembre 1985. J'ai de suite aimé. Le postulat de départ est pourtant simple : ses parents assassinés, une petite fille est recueillie par un "petit peuple". Elle y fera l'apprentissage de la vie auprès des elfes et autres lutins. Mais devenue grande, il va lui falloir bientôt affronter le monde réel est ses nombreuses déconvenues... J'ai rencontre Hausman, en Mars de cette année, lors d'un festival BD où il était mis à l'honneur. Un personnage fantastique, une sorte de "forestier" tout droit sorti d'un conte des frères Grimm. J'ai ainsi pu admirer sa technique graphique, son traitement de la mise en page en couleurs directes. Du grand art. Laiyna ?... Une très belle série, baroque à souhait, qui mêle fort adroitement le merveilleux d'une "sauvageonne" confrontée à ce qui devra être sa "nouvelle vie". A déguster doucement ; chaque "case" -mais peut-on parler de cases ?- étant un véritable tableau à elle seule. Laiyna ?... Lorsque poésie et enchantement visuel se combinent...

26/11/2006 (modifier)
Par Cécile
Note: 4/5
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

J'avais aimé le premier tome, j'ai adoré le deuxième. Les dessins sont superbes. Les auteurs nous livrent une histoire toute simple (sans aventure), mais une si belle tranche de vie. Le décor du Québec est plein de charme, l'humour est au rendez-vous (tout en finesse). Le deuxième tome apporte dans l'histoire des moments de générosité de toute beauté.

25/11/2006 (modifier)
Par Ninja
Note: 4/5
Couverture de la série Jihad (L'Empereur-Océan)
Jihad (L'Empereur-Océan)

Très bonne BD. Le scénario est, je trouve, bien monté et on a franchement pas le temps de s'ennuyer. Il est surtout très original et mélange bien science-fiction, mysticisme et histoire. Cela peut en repousser certains mais ça m'a beaucoup plu. Le style graphique m'a un peu rebuté au début. Le dessin en effet m'a paru un peu simpliste, pas assez détaillé. Mais j'ai vraiment apprécié la mise en scène des cases, qui mélange allégrement le rêve et la réalité, le fantasme et le matériel. Si l'on prend par exemple le dernier tome où l'un des personnages se trouve dans une cave sordide avec un spectre qui lui promet (bip... censuré !) où on peut ensuite voir ce fantasme dessiné avec des couleurs et des positions très équivoque, mais aussi très symboliques (non, ce n'est pas du sexe)... Rwaah... Bref, bonne BD je pense, un peu barrée parfois mais c'est ce qui fait son intérêt.

25/11/2006 (modifier)