Une BD culte ! Et, soit dit en passant, certainement pas une BD pour enfants ! Je pense sincèrement que l'humour, souvent ironique d'ailleurs, très "2nd degré" de Quino ne peut être saisi par un "pitchou".
Mafalda, c'est un peu la Candide des Argentins des années 60-70... mais ses questions existentielles, ses réflexions restent (hélas) terriblement d'actualité !
Bref, la série est à mon sens un petit bijou.
Alors, je mets un 5/5 pour rétablir un peu l’équilibre, car je trouve les critiques assez injustes avec cette série.
N’oubliez pas que Druuna est un succès éditorial qui dépasse de loin la plupart des BDs ‘porno’, bien que je ne sois pas vraiment d’accord avec cette classification. Il y a évidemment des scènes hard, voire très hard, mais en tout, il n’y a que deux ou trois scènes de pénétration par tome en moyenne. La plupart des BD hard que j’ai lu, une fois l’intrigue posée, ressemble à des films porno avec des scènes de pénétration toutes les deux cases, ce n’est pas le cas ici.
Evidement si vous êtes une fille hétéro je ne vous conseille pas cette BD car le seule personnage d’esthétique, c’est justement Druuna, les autres personnages sont le plus souvent laid, voir monstrueux, ce qui peut en déranger certains. Et je le comprends très bien, la première fois que j’ai lu cette BD je n’ai pas du tout accroché, pourtant c’est en la relisant que j’ai perçu ses qualités. Dont le coté graphique, ça manque peut être de couleurs, mais ça fait partie du style. Druuna est à mon avis indéniablement bien dessiné avec une finesse des traits et une sensualité érotique rarement égalée, et pourtant ce n’est pas vraiment mon type de femme, normalement je suis plutôt amateur des femmes de Manara, sauf ici.
Quant au scénario, il a le mérite d’exister, étant amateur de SF moi-même, je le trouve convenable, en tout cas pour une BD hard, par contre il est évident que Serpieri n’est pas un dessinateur SF, les vaisseaux spatiaux sont affreusement mal dessiné, mais tant pis.
Pour conclure je dirais que le succès international de cette série, qui, il me semble puisse être comparé à celle de Manara, a sûrement une raison d’être, Druuna plait sûrement à plus de gens que cette page de critiques ne le laisserait penser.
Voir que cette série ne se tape qu'un faible 3/5 m'attriste...
Cette série est cultissime, elle révolutionne, à mes yeux, le genre horreur-humour.
Les dialogues sont hilarants, tous les personnages sont attachants, et le dessin, raaa le dessin est splendide !!!!!
Cette BD en 7 tomes est tout simplement fantastique.
Elle est en noir et blanc et le graphisme est simple mais en donnant suffisamment de détails. L'histoire est très détaillée comme dans la plupart des mangas ; l'action, très importante est très fragmentée, ce qui fait que le lecteur comprend bien tout les tenants et les aboutissants. L'histoire possède un fond très écologique où se mêlent à la fois les animaux, les végétaux et les humains. C'est une grande leçon d'écologie donnée avec humour.
A côté le dessin animé qui en est inspiré est très décevant.
J’ai bien aimé ce livre.
J’ai lu la 2ème édition, avec des couleurs.
Je ne sais pas vraiment quoi dire car tout est dit dans les autres avis.
Le dessin est vraiment très beau, et les couleurs sont bien choisies.
L’histoire est superbe, très bien faite et narrée.
Les personnages principaux sont attachants. Je sais pas si c’est comme ça qu’il faut voir l’histoire mais j’ai l’impression que cette bd veut faire passer ce message : le monde est cruel.
Une très bonne bd, à lire et relire, et à acheter.
Les années 30 connurent le début de trois très grandes séries de science fiction : Flash Gordon, Buck Rogers... et Brick Bradford.
Brick débute sa très longue carrière sous la forme d'un strip quotidien, distribué par la Central Press Association, dans divers organes de presse américains ; et ce dès le 21 Août 1933.
Elle s'arrête, alors distribuée par le King Features Syndicate dans divers quotidiens, en date du 10 Mai 1987.
Quasi 55 ans de bons et loyaux services. Fameux bail !...
Et aussi un fameux personnage que ce Brick ; autant aventurier, explorateur de l'étrange que policier. Il faut dire que ses auteurs vont l'embarquer dans des histoires échevelées et véritablement fertiles en rebondissement.
Qu'est-ce que j'ai aimé paginer mes vieux hebdos "Hurrah !", Robinson et autres "Journal de Mickey" d'avant-guerre ; reconstituant ses folles aventures et m'en délectant page après page !..
Au gré de mes découvertes, dans de vieilles librairies, en seconde main lors de bourses BD lors de festivals, j'ai pu "récupérer" pas mal de ses albums.
Curieusement, malgré que Brick soit passé entre "des mains diverses", le postulat et le graphisme originels de la série ont toujours été conservés.
Et quand j'écris "des mains", il y en eut vraiment peu : Clarence Gray l'a dessiné de 1933 à 1952, passant alors le flambeau à Paul Norris qui restera aux commandes graphiques jusqu'en 1988.
Idem pour les scénarios : Brick ne connaîtra que Ritt (de 1933 à 1949), Gray (1949 à 1952), Norris (de 1952 à 1988).
Il a quasi tout connu, ce brave Brick : le strip quotidien, la page dominicale, son propre comics-book, des feuilletons télévisés (en 1948).
En France ?... Il sera baptisé Luc Bradefer. Et il connaîtra vraiment une gloire réelle dans divers hebdos d'avant-guerre. On se passionnera pour ses aventures vraiment délirantes, très imaginatives, bourrées d'action, à la mise en page souvent audacieuse.
Les albums :
Il en aura connu, des éditeurs... mais curieusement à partir des années 60.
Aux Ed. Celeg : 2 opus brochés en 1963 et 1964
Aux Ed. RTP : 8 opus brochés, NON datés, numérotés 4 à 11 (1, 2 et 3 jamais parus !)
Aux Ed. ANAF : 5 opus brochés, de 1974 à 1980.
Aux Ed. Rossel : 2 opus en 1974 et 75.
Aux Ed. Serg : 2 brochés, en 1975.
Aux Ed. Slatkine : 3 albums (seul le 3ème est une E.O. ; les 1 et 2 étant les rééditions des 2 Serg.
Aux Ed. Soleil : 2 cartonnés en 1994.
Existe aussi : 2 opus "agrafés", chez Samedi Jeunesse, en 1958.
Aux Ed. Futuropolis : une "intégrale" en 3 volumes, de 1985 à 1986.
Envie (éventuelle) de vous (re)plonger dans de la très bonne "SF de papa" ?... Je ne peux que vous conseiller l'intégrale de Futuropolis (collection Copyright) -ce sans aucune publicité préférentielle- ; trois magnifiques albums de format "à l'italienne" qui vous emmèneront dans des voyages incroyables...
Brick Bradford/Luc Bradefer ?... Le troisième as d'un superbe brelan.
Les BD japonaises envahissent nos rayons mais que savons-nous au juste de ce pays ? 16 auteurs (moitié Franco-Belges et moitié Japonais) nous donnent leur vision d’un lieu au Japon en une quinzaine de pages. Des auteurs triés sur le volet par Frédéric Boilet et qui représentent la crème de la BD d’auteur des deux pays, en tout cas pour le côté francophone avec Schuiten, Neaud, Sfar, Boilet, Aurita, Davodeau, Guibert, De Crécy (la seule erreur de casting étant Prudhomme), car côté Japonais, à part Taniguchi et Takahama, ça aurait pu être mieux.
Résultat ? Mitigé.
On se retrouve face à l’éternel problème des albums de ce genre (voir par exemple L'Association en Egypte, etc.). Le format réduit, l’ignorance des auteurs Européens et le manque de distanciation des auteurs Japonais encouragent un traitement réducteur du sujet, se limitant aux clichés (les filles en mini-jupes et en bottes de cuir), aux anecdotes (le tri des poubelles), au nombrilisme, au folklore (les temples) ou un refuge dans l’imaginaire pour éviter de traiter du sujet imposé. On se trouve face à une collection d'essais hétéroclites, n'ayant pas toujours grand chose à voir avec le Japon, mais proposés par de tout grands auteurs qui ne font jamais rien de vraiment mauvais.
On peut donc acheter les yeux fermés puisque chaque lecteur appréciant ces auteurs y trouvera sûrement son compte.
Les dessinateurs Européens qui s’en sortent le mieux sont peut-être ceux qui jouent explicitement avec les clichés (Schuiten, Sfar) et ceux qui avouent leurs limites et leur ignorance (Neaud). Mais dans ce duel euro-asiatique, les auteurs qui sortent du lot et dominent le terrain restent au final ceux qui jouent à domicile. Taniguchi et Takahama nous offrent deux petites perles de simplicité et d’émotions retenues, et n’ont besoin que de quelques pages pour étreindre le cœur du lecteur et appeler ses larmes. Trop fort !
A quand le match retour en France ?
Scenario à la Jodorowsky... Si on aime c'est du très bon.
Mais le dessin de Bess est très beau, très coloré, et correspond bien à l'ambiance. Et puis il change vraiment des dessinateurs avec qui Jodorowsky s'est déjà associé.
6 tomes c'est pas mal aussi : ni trop ni pas assez.
Bref on ne s'ennuie pas.
Un bon album naviguant entre fiction et documentaire, traitant du combat entrepris à l’époque par la classe ouvrière et les organisations syndicales pour obtenir des revalorisations salariales nécessaires pour assouvir les besoins primaires des familles.
J’ai bien aimé les dessins et la colorisation qui retransmet bien les ambiances, mais, de la part de Davodeau, le résultat n’est pas étonnant et confirme tout le bien que je pensais de cet auteur.
Le scénario, lui, est fluide et même si l’on note beaucoup de démagogie, c’est tout de même instructif et sûrement à lire. En tout cas, je ne regrette pas mon achat.
Franchement bien, oui. Faut dire que le 4e de couv’ remplit son rôle d’éveiller l’intérêt du lecteur et que le contenu est à la hauteur des attentes suscitées.
Le récit, bien amené, est en quelque sorte une parabole sur le retour du fils de Dieu sur terre. Sauf que Dieu semble avoir choisi un cancre et un bon à rien comme corps terrestre. Je suis surpris de voir traiter un sujet hautement biblique d’une telle manière dans une Amérique aussi puritaine et croyante. Tout au long de l’album, on se demande comment cela va se terminer. Et je dois dire que je ne suis pas déçu par le final plutôt surprenant et inattendu. Certes, c’est un peu bateau mais pas grotesque.
Le dessin est bon mais j’ai par contre eu un peu de mal avec les teintes diluées des couleurs. Toutefois, cette impression s’estompe une fois rentré dans l’histoire.
Bref, un bon one shot !
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Mafalda
Une BD culte ! Et, soit dit en passant, certainement pas une BD pour enfants ! Je pense sincèrement que l'humour, souvent ironique d'ailleurs, très "2nd degré" de Quino ne peut être saisi par un "pitchou". Mafalda, c'est un peu la Candide des Argentins des années 60-70... mais ses questions existentielles, ses réflexions restent (hélas) terriblement d'actualité ! Bref, la série est à mon sens un petit bijou.
Druuna
Alors, je mets un 5/5 pour rétablir un peu l’équilibre, car je trouve les critiques assez injustes avec cette série. N’oubliez pas que Druuna est un succès éditorial qui dépasse de loin la plupart des BDs ‘porno’, bien que je ne sois pas vraiment d’accord avec cette classification. Il y a évidemment des scènes hard, voire très hard, mais en tout, il n’y a que deux ou trois scènes de pénétration par tome en moyenne. La plupart des BD hard que j’ai lu, une fois l’intrigue posée, ressemble à des films porno avec des scènes de pénétration toutes les deux cases, ce n’est pas le cas ici. Evidement si vous êtes une fille hétéro je ne vous conseille pas cette BD car le seule personnage d’esthétique, c’est justement Druuna, les autres personnages sont le plus souvent laid, voir monstrueux, ce qui peut en déranger certains. Et je le comprends très bien, la première fois que j’ai lu cette BD je n’ai pas du tout accroché, pourtant c’est en la relisant que j’ai perçu ses qualités. Dont le coté graphique, ça manque peut être de couleurs, mais ça fait partie du style. Druuna est à mon avis indéniablement bien dessiné avec une finesse des traits et une sensualité érotique rarement égalée, et pourtant ce n’est pas vraiment mon type de femme, normalement je suis plutôt amateur des femmes de Manara, sauf ici. Quant au scénario, il a le mérite d’exister, étant amateur de SF moi-même, je le trouve convenable, en tout cas pour une BD hard, par contre il est évident que Serpieri n’est pas un dessinateur SF, les vaisseaux spatiaux sont affreusement mal dessiné, mais tant pis. Pour conclure je dirais que le succès international de cette série, qui, il me semble puisse être comparé à celle de Manara, a sûrement une raison d’être, Druuna plait sûrement à plus de gens que cette page de critiques ne le laisserait penser.
The Goon
Voir que cette série ne se tape qu'un faible 3/5 m'attriste... Cette série est cultissime, elle révolutionne, à mes yeux, le genre horreur-humour. Les dialogues sont hilarants, tous les personnages sont attachants, et le dessin, raaa le dessin est splendide !!!!!
Nausicaä de la vallée du vent
Cette BD en 7 tomes est tout simplement fantastique. Elle est en noir et blanc et le graphisme est simple mais en donnant suffisamment de détails. L'histoire est très détaillée comme dans la plupart des mangas ; l'action, très importante est très fragmentée, ce qui fait que le lecteur comprend bien tout les tenants et les aboutissants. L'histoire possède un fond très écologique où se mêlent à la fois les animaux, les végétaux et les humains. C'est une grande leçon d'écologie donnée avec humour. A côté le dessin animé qui en est inspiré est très décevant.
Mon cousin dans la mort
J’ai bien aimé ce livre. J’ai lu la 2ème édition, avec des couleurs. Je ne sais pas vraiment quoi dire car tout est dit dans les autres avis. Le dessin est vraiment très beau, et les couleurs sont bien choisies. L’histoire est superbe, très bien faite et narrée. Les personnages principaux sont attachants. Je sais pas si c’est comme ça qu’il faut voir l’histoire mais j’ai l’impression que cette bd veut faire passer ce message : le monde est cruel. Une très bonne bd, à lire et relire, et à acheter.
Luc Bradefer - Brick Bradford
Les années 30 connurent le début de trois très grandes séries de science fiction : Flash Gordon, Buck Rogers... et Brick Bradford. Brick débute sa très longue carrière sous la forme d'un strip quotidien, distribué par la Central Press Association, dans divers organes de presse américains ; et ce dès le 21 Août 1933. Elle s'arrête, alors distribuée par le King Features Syndicate dans divers quotidiens, en date du 10 Mai 1987. Quasi 55 ans de bons et loyaux services. Fameux bail !... Et aussi un fameux personnage que ce Brick ; autant aventurier, explorateur de l'étrange que policier. Il faut dire que ses auteurs vont l'embarquer dans des histoires échevelées et véritablement fertiles en rebondissement. Qu'est-ce que j'ai aimé paginer mes vieux hebdos "Hurrah !", Robinson et autres "Journal de Mickey" d'avant-guerre ; reconstituant ses folles aventures et m'en délectant page après page !.. Au gré de mes découvertes, dans de vieilles librairies, en seconde main lors de bourses BD lors de festivals, j'ai pu "récupérer" pas mal de ses albums. Curieusement, malgré que Brick soit passé entre "des mains diverses", le postulat et le graphisme originels de la série ont toujours été conservés. Et quand j'écris "des mains", il y en eut vraiment peu : Clarence Gray l'a dessiné de 1933 à 1952, passant alors le flambeau à Paul Norris qui restera aux commandes graphiques jusqu'en 1988. Idem pour les scénarios : Brick ne connaîtra que Ritt (de 1933 à 1949), Gray (1949 à 1952), Norris (de 1952 à 1988). Il a quasi tout connu, ce brave Brick : le strip quotidien, la page dominicale, son propre comics-book, des feuilletons télévisés (en 1948). En France ?... Il sera baptisé Luc Bradefer. Et il connaîtra vraiment une gloire réelle dans divers hebdos d'avant-guerre. On se passionnera pour ses aventures vraiment délirantes, très imaginatives, bourrées d'action, à la mise en page souvent audacieuse. Les albums : Il en aura connu, des éditeurs... mais curieusement à partir des années 60. Aux Ed. Celeg : 2 opus brochés en 1963 et 1964 Aux Ed. RTP : 8 opus brochés, NON datés, numérotés 4 à 11 (1, 2 et 3 jamais parus !) Aux Ed. ANAF : 5 opus brochés, de 1974 à 1980. Aux Ed. Rossel : 2 opus en 1974 et 75. Aux Ed. Serg : 2 brochés, en 1975. Aux Ed. Slatkine : 3 albums (seul le 3ème est une E.O. ; les 1 et 2 étant les rééditions des 2 Serg. Aux Ed. Soleil : 2 cartonnés en 1994. Existe aussi : 2 opus "agrafés", chez Samedi Jeunesse, en 1958. Aux Ed. Futuropolis : une "intégrale" en 3 volumes, de 1985 à 1986. Envie (éventuelle) de vous (re)plonger dans de la très bonne "SF de papa" ?... Je ne peux que vous conseiller l'intégrale de Futuropolis (collection Copyright) -ce sans aucune publicité préférentielle- ; trois magnifiques albums de format "à l'italienne" qui vous emmèneront dans des voyages incroyables... Brick Bradford/Luc Bradefer ?... Le troisième as d'un superbe brelan.
Japon
Les BD japonaises envahissent nos rayons mais que savons-nous au juste de ce pays ? 16 auteurs (moitié Franco-Belges et moitié Japonais) nous donnent leur vision d’un lieu au Japon en une quinzaine de pages. Des auteurs triés sur le volet par Frédéric Boilet et qui représentent la crème de la BD d’auteur des deux pays, en tout cas pour le côté francophone avec Schuiten, Neaud, Sfar, Boilet, Aurita, Davodeau, Guibert, De Crécy (la seule erreur de casting étant Prudhomme), car côté Japonais, à part Taniguchi et Takahama, ça aurait pu être mieux. Résultat ? Mitigé. On se retrouve face à l’éternel problème des albums de ce genre (voir par exemple L'Association en Egypte, etc.). Le format réduit, l’ignorance des auteurs Européens et le manque de distanciation des auteurs Japonais encouragent un traitement réducteur du sujet, se limitant aux clichés (les filles en mini-jupes et en bottes de cuir), aux anecdotes (le tri des poubelles), au nombrilisme, au folklore (les temples) ou un refuge dans l’imaginaire pour éviter de traiter du sujet imposé. On se trouve face à une collection d'essais hétéroclites, n'ayant pas toujours grand chose à voir avec le Japon, mais proposés par de tout grands auteurs qui ne font jamais rien de vraiment mauvais. On peut donc acheter les yeux fermés puisque chaque lecteur appréciant ces auteurs y trouvera sûrement son compte. Les dessinateurs Européens qui s’en sortent le mieux sont peut-être ceux qui jouent explicitement avec les clichés (Schuiten, Sfar) et ceux qui avouent leurs limites et leur ignorance (Neaud). Mais dans ce duel euro-asiatique, les auteurs qui sortent du lot et dominent le terrain restent au final ceux qui jouent à domicile. Taniguchi et Takahama nous offrent deux petites perles de simplicité et d’émotions retenues, et n’ont besoin que de quelques pages pour étreindre le cœur du lecteur et appeler ses larmes. Trop fort ! A quand le match retour en France ?
Le Lama blanc
Scenario à la Jodorowsky... Si on aime c'est du très bon. Mais le dessin de Bess est très beau, très coloré, et correspond bien à l'ambiance. Et puis il change vraiment des dessinateurs avec qui Jodorowsky s'est déjà associé. 6 tomes c'est pas mal aussi : ni trop ni pas assez. Bref on ne s'ennuie pas.
Un homme est mort
Un bon album naviguant entre fiction et documentaire, traitant du combat entrepris à l’époque par la classe ouvrière et les organisations syndicales pour obtenir des revalorisations salariales nécessaires pour assouvir les besoins primaires des familles. J’ai bien aimé les dessins et la colorisation qui retransmet bien les ambiances, mais, de la part de Davodeau, le résultat n’est pas étonnant et confirme tout le bien que je pensais de cet auteur. Le scénario, lui, est fluide et même si l’on note beaucoup de démagogie, c’est tout de même instructif et sûrement à lire. En tout cas, je ne regrette pas mon achat.
American Jesus (Chosen)
Franchement bien, oui. Faut dire que le 4e de couv’ remplit son rôle d’éveiller l’intérêt du lecteur et que le contenu est à la hauteur des attentes suscitées. Le récit, bien amené, est en quelque sorte une parabole sur le retour du fils de Dieu sur terre. Sauf que Dieu semble avoir choisi un cancre et un bon à rien comme corps terrestre. Je suis surpris de voir traiter un sujet hautement biblique d’une telle manière dans une Amérique aussi puritaine et croyante. Tout au long de l’album, on se demande comment cela va se terminer. Et je dois dire que je ne suis pas déçu par le final plutôt surprenant et inattendu. Certes, c’est un peu bateau mais pas grotesque. Le dessin est bon mais j’ai par contre eu un peu de mal avec les teintes diluées des couleurs. Toutefois, cette impression s’estompe une fois rentré dans l’histoire. Bref, un bon one shot !